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Nouvelles

Dialogue interreligieux: L’expérience de l’Atacora inspire les Suisses

Dans le cadre des rencontres bénino-suisses sur le dialogue interreligieux, l’évêché de Natitingou a accueilli des leaders de diverses confessions religieuses de l’Atacora pour des échanges avec une délégation conduite par Mgr Alain Raemy et Samuel Dossou, président de la Fondation Espace Afrique et Barthélémy Adoukonou, secrétaire du Conseil pontifical de la culture. L’objectif est d’évoquer l’expérience du département en matière de cohabitation pacifique entre ces confessions.

Les relations qu’entretiennent entre elles les différentes confessions religieuses dans l’Atacora sont assez pacifiques et il y a matière à s’inspirer de cette expérience. C’est ce qui justifie la rencontre initiée à l’évêché de Natitingou à l’intention des responsables de ces diverses congrégations religieuses. A la suite du colloque  international sur le dialogue interreligieux, certaines villes ont été retenues pour accueillir la délégation suisse pour des échanges sur les fondements  de la pacifique cohabitation entre les confessions religieuses. Et Natitingou pour son expérience en matière de vivre-ensemble n’a pas été du reste. C’est donc avec une pointe de fierté que Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora, a fait cas de la spécificité du département. Selon elle, la cohabitation interreligieuse prévalant dans l’Atacora et qui fait école, doit tout son sens à la grandeur d’esprit des leaders religieux, de toutes obédiences. Ces relations, a-t-elle souligné, sont empreintes de cordialité et de respect mutuel et de tolérance. D’ailleurs, l’implication de ces derniers dans la préservation de la paix en périodes électorales constitue à n’en douter le témoignage de ce dialogue permanent entre les différentes religions. 

Les témoignages des responsables religieux ont permis à la délégation de mesurer tout l’intérêt de cette cohabitation. Aussi bien à travers l’éducation, la santé, le vivre-ensemble, ce dialogue est une réalité dans le département. Mgr Antoine Sabi Bio, évêque de Natitingou,  a précisé dans son intervention la particularité de l’Atacora qui réside, à son avis, dans  la cohabitation  pacifique, harmonieuse et merveilleuse  des populations malgré leurs différences religieuses.
« Chez nous le dialogue interreligieux, est un dialogue entre les religieux et tous ceux qui se déclarent sans religion »  a indiqué le chef de la délégation suisse Mgr Alain de Raemy, tout en saluant les efforts inlassables faits au quotidien pour préserver cette quiétude notée à travers les relations.L’initiateur du colloque international sur le dialogue interreligieux n’en est non plus sorti insatisfait.
« Cette initiative ne vient pas d’un homme car aucun homme ne peut réunir tout ce qu’il y a de plus grand dans la foi à Natitingou et dans plusieurs villes du Bénin. C’est Dieu qui nous réunit », a souligné Samuel Dossou, président fondateur de l’Espace Afrique?

Actualités 13 févr. 2017


Audience à la Haac: Installation des télévisions numériques et sécurité au menu

Le Pdg du groupe Gkr Holding Sa, Antonin Kuhn, et les membres de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure ont été reçus, par le président de la Haac, Adam Boni Tessi, ce jeudi 9 février au siège de l’institution.

Le groupe Gkr Holding Sa manifeste l’intérêt d’apporter son expertise au projet d’installation des Télévisions numériques terrestres (Tnt) au Bénin. Il entend faire une étude de faisabilité en rencontrant les acteurs majeurs qui composent le paysage médiatique béninois afin de s’assurer de la viabilité du projet. C’est dans ce cadre que son président-directeur général Antonin Kuhn a été reçu par le président de la Haac, Adam Boni Tessi, au siège de l’institution.

Antonin Kuhn affirme, à la sortie de l’audience, qu’il est venu s’assurer de la pertinence du projet et voir dans quel cadre s’insérer dans le paysage numérique béninois, mais aussi et surtout « voir si les différents acteurs vont éventuellement adhérer à la vision » de son groupe. Le groupe a exposé aux membres de l’institution le projet d’opérationnalisation du réseau de la Tnt dont il est adjudicataire. Antonin Kuhn estime que sa visite aux conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication est un contact d’échanges pour la réussite du projet d’installation des Télévisions numériques terrestres. « La Haac est un acteur majeur dans la réalisation de ce projet et nous ne pouvons pas vouloir nous y intéresser sans rencontrer les membres de cette institution », dit-il. Il assure l’organe en charge de la régulation des médias de l’expertise dont dispose son groupe en matière de communication numérique.
Les membres de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure se sont également entretenus avec les conseillers. Ce deuxième groupe dirigé par le général de division, Félix Tissou Hessou, président de ladite commission est venu prendre des conseils auprès de cette institution pour mener à bien la mission qui lui a été assignée ?

Actualités 10 févr. 2017


Financement des projets de développement: La diplomatie en appui au « Bénin révélé »

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a organisé, ce jeudi 9 février à Cotonou, la cinquième édition de la rencontre périodique avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin. Au menu des échanges, le Programme d’actions du Gouvernement dénommé « Bénin révélé », le développement du Bénin.

La rencontre avec le corps diplomatique et consulaire accrédité est un exercice périodique auquel le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci se soumet dans un but de reddition de compte. A l’entame de la cinquième édition, tenue ce jeudi 9 février dans l’enceinte du ministère, il a indiqué à ses hôtes l’objectif à savoir : échanger sur l’actualité diplomatique et aborder le financement du Programme d’actions du Gouvernement, outil de développement du quinquennat 2016-2015. Ce dernier aspect de l’ordre du jour, si important, a imposé la présence des ministres en charge des Infrastructures et des Transports, du Cadre de vie et de l’Energie. 

A l’entame de la séance à laquelle les représentants des institutions internationales, des missions diplomatiques et consulaires accréditées au Bénin ont massivement répondu, le ministre Aurélien Agbénonci a d’abord tenu informés ses invités de l’actualité diplomatique du Bénin. Occasion pour lui de rappeler les pays, institutions, réunions et sommets auxquels le Bénin a pris part depuis la dernière séance. Il a, entre autres, évoqué la Cop 22, le voyage du président de la République aux Emirats arabes unis, en Estonie, en Turquie, en Belgique, en France, en Guinée… Les engagements, accords et retombées possibles de ces sorties ont été également mis en exergue par le ministre qui a salué la part prise dans cette offensive diplomatique par les ambassadeurs en poste au Bénin. Il en a profité pour leur faire le point du réaménagement de la carte diplomatique du Bénin avec la nomination des ambassadeurs bouclée à plus de 95% selon ses estimations. Le prochain chantier à ce niveau, souligne Aurélien Agbénonci, consistera à agir au niveau de la carte consulaire. Ensuite, de nouveaux consuls honoraires plus en phase avec la réalité actuelle du Bénin et les exigences du pays seront affectés. En somme, le Bénin mise gros sur sa diplomatie pour son le développement, fait savoir le ministre qui rappelle que son pays n’est plus dans la logique de tendre la main tel un éternel demandeur. Au contraire, souligne-t-il fièrement, le Bénin veut désormais se vendre au monde en exposant ses potentialités et en mettant dans la balance, ses ressources, quoique maigres.

Bilan d’étape du Pag

Le financement du développement du Bénin via le Programme d’actions du Gouvernement (Pag) était également au cœur des échanges de la cinquième rencontre périodique ministère des Affaires étrangères/Corps diplomatique et consulaire. Dans le domaine des infrastructures et des transports, le ministre Hervé Hêhomey a fait le point « de l’ambitieux mais réaliste » programme mis en place par le gouvernement. Des projets phares comme l’aéroport international de Glo-Djigbé prévu sur un site de 3028 ha (dont les études sont en cours), le contournement Nord de Cotonou et autres ont été exposés par lui avec le niveau de mobilisation des ressources, de même que les avancées déjà notées.
A sa suite, le ministre du Cadre de vie José Tonato évoque les projets phares de son secteur : 11 au total sur les 45 que compte le programme d’actions quinquennal du Gouvernement. Ici, la construction de 20 000 logements sociaux de type F3 et F4 dont 12 000 dans l’agglomération de Cotonou, 3000 à Porto-Novo et le reste dans les autres villes du pays (les chefs-lieux de département notamment) a été un des projets largement discutés.
L’asphaltage de neuf grandes villes du pays dont Cotonou, Porto-Novo et Abomey-Calavi, l’aménagement des berges lagunaires, le réaménagement du Centre international de conférences et quelques autres initiatives visant à transformer le visage des localités ont été soumis aux participants à la séance.
L’aménagement balnéaire et quelques projets dont la finalité est de rendre le Bénin plus attractif avec un fort potentiel touristique, constituent également des projets sur lesquels le ministre Tonato a invité le corps diplomatique et consulaire à prendre langue avec le Bénin.
Dans le domaine de l’énergie (surtout), le Bénin continue de déployer une forte armada pour conjuguer au passé le délestage. Le ministre de tutelle, Dona Jean-Claude Houssou, plutôt optimiste, assure que les objectifs à court terme fixés à l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon ont été atteints. Mais il n’st pas question de baisser la garde, assure-t-il, en rappelant à cet effet les actions en cours pour parvenir à l’indépendance énergétique du pays.
A la fin des présentations, à l’instar des invités qui ont suivi en live la séance, la diaspora béninoise, les ambassadeurs en poste à l’étranger et même des internautes qui ont suivi la séance sur les réseaux sociaux ont participé aux débats généraux. Il est à rappeler qu’en marge de la séance, le ministre a fait organiser une exposition d’arts plastiques avec les plasticiens Dominique Zinkpè et Basile Moussougan alias Bamouss. Exposition dont le vernissage a eu lieu à la fin de la séance en présence des artistes et des hôtes de la cérémonie ?

Actualités 10 févr. 2017


Libération des espaces publics à Natitingou: La phase de démolition enclenchée en force

La ville de Natitingou est, depuis hier jeudi 9 février, le théâtre d’opérations de démolition des boutiques, hangars et autres bicoques illégalement érigés sur le domaine public. Conduites par la préfecture avec la collaboration de la direction départementale du Cadre de vie et du Développement durable, ces actions qui s’inscrivent dans le cadre de l’assainissement ont été lancées à la suite de nombreuses sommations faites aux différents propriétaires.

Les boutiques érigées le long de la route inter Etats, à la sortie nord-ouest de la ville de Natitingou, ont volé en éclats ce jeudi matin sous la furia du Caterpillar débarqué sur les lieux. En quelques mouvements la pelleteuse du gros engin a mis en miettes ces constructions que les propriétaires n’ont pas cru devoir démolir avant la date fatidique.

En retrait, à quelques mètres du champ de déguerpissement, certains assistent impuissants à l’effondrement de ces boutiques dont ils n’ont pas eu le temps d’amortir les investissements. Si certains ont dû se hâter pour enlever les portes et fenêtres, d’autres absents sur les lieux ne viendront que constater les dégâts, plus tard. Rien n’a été laissé derrière l’engin. Les agents de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) dépêchés sur le terrain ont su retirer à temps leurs installations avant les casses.

Ainsi démarrée, l’opération de libération des espaces publics devrait se poursuivre dans la journée et les propriétaires qui semblent s’y opposer devront voir leurs biens dégagés, selon Eric Sahagui, directeur départemental du Cadre de vie et du Développement durable. Passée la phase de sensibilisation des populations et celle de marquage des espaces concernés, l’opération de déguerpissement est entrée dans sa phase répréhensive.

Deux heures plus tôt, une tournée a été enclenchée à travers la ville par le préfet de l’Atacora en compagnie de ses collaborateurs immédiats ainsi que des membres de la Conférence administrative départementale (Cad) dont le directeur départemental du Cadre de vie pour apprécier l’état de l’opération et envisager à travers les constats les moyens à déployer pour définitivement contraindre les propriétaires à respecter les décisions du Gouvernement. Sous le contrôle des forces de sécurité publique, aucune résistance n’a été opposée par les populations à l’opération. Dans le silence elles ont assisté telles des spectateurs à l’écroulement des murs de ces constructions réduites par la suite en gravas de pierres et de sable.

Actualités 10 févr. 2017


Développement agricole : Les défis de la filière karité

La filière karité était aussi au cœur des premières sessions du dialogue public-privé tenues la semaine dernière entre l’Etat et les acteurs du monde agricole. Cette filière doit encore faire face à d’importants défis pour révéler tout son potentiel à l’économie nationale.

Le karité n’est pas inscrit parmi les filières prioritaires du Programme d’actions du gouvernement. Mais il reste un produit agricole d’importance, vu le nombre de personnes qu’elle emploie et sa part, de plus en plus importante, dans la balance commerciale du Bénin. Lors des premières sessions du dialogue public-privé tenues la semaine dernière, les acteurs sont d’ailleurs revenus sur la nécessité pour l’Etat d’accompagner cette filière au regard de son potentiel et surtout de sa place dans l’économie rurale. Pour eux, relever les défis revient à faire face aux menaces qui tirent le karité béninois vers le bas. D’abord, les acteurs alertent sur la destruction des parcs à karité. Ce phénomène prend des proportions inquiétantes dans les régions à fort potentiel en ressources de karité, à savoir Borgou-Alibori, Atacora-Donga et Zou-Collines. Les réserves les plus importantes de karité que sont la forêt de Kérémou à Banikoara et celles des trois rivières à Kalalé sont en état de destruction avancée. Il en est de même des forêts de Bassila, de Djougou et l’axe Parakou-N’Dali-Bembèrèkè. On estime que seulement le tiers de ce potentiel en ressources karité reste encore disponible dans ces réserves. 

La destruction des parcs à karité, soulignent les acteurs, induit une baisse sensible de la production des noix de karité et du beurre de karité. «Les exportations des amandes de karité vont s’en trouver affectées en raison de la faible disponibilité résultant de la destruction des parcs de karité. Le Bénin pourrait dès lors se retrouver dans une position encore plus marginale sur la liste des producteurs d’amandes et de beurre de karité dans la sous-région ouest-africaine », affirment-ils.
Les recettes annuelles que tire l’Etat de l’exportation des amandes de karité sont estimées aujourd’hui à 1,3 milliard Fcfa. Mais les acteurs redoutent surtout un effondrement de l’économie des communes productrices des noix de karité si rien n’est fait pour préserver les parcs à karité. On estime à plus de 500 000, le nombre de femmes rurales qui vivent directement du karité. Plus de vingt communes dont les populations ont pour activités, la transformation des amandes en beurre et la commercialisation des amandes de karité, sont touchées par la baisse des revenus des acteurs de la filière.

Manque d’eau potable

Si les parcs de collecte sont menacés de destruction, les unités de transformation des amandes de karité en beurre souffrent, quant à elles, d’un manque d’eau potable. Selon les acteurs, la quasi-totalité de ces unités est dépourvue de points d’eau. Or, les techniques améliorées de ramassage, de collecte et de traitement des noix et amandes de karité ainsi que celles de la transformation des amandes de karité en beurre sur lesquelles plus de 50 000 femmes sont formées, sont très exigeantes en disponibilité d’eau potable. Les acteurs demandent au Gouvernement de doter de points d’eau toutes les unités de production de karité qui ont déjà bénéficié d’un complexe karité de la part de l’Etat béninois et d’autres partenaires dans dix communes pilotes des départements du Borgou-Alibori et de l’Atacora-Donga. Ils suggèrent également l’implication des entreprises privées telles que Knar Bénin et Fludor Bénin S.A dans la mise en place des forages moyennant des exonérations fiscales de la part de l’Etat.
La question de l’accès aux crédits revient également dans les difficultés de la filière qualité. Plus spécifiquement, il est question de crédits non adaptés aux besoins des transformateurs et exportateurs de beurre de karité. L’absence de financement adéquat oblige alors aux institutions de microfinance des crédits pour solliciter des crédits à taux onéreux pour répondre à leurs charges d’exploitation. On estime qu’à peine 30% de femmes transformatrices rurales ont accès aux crédits pour financer leurs activités.
Le Bénin est actuellement le quatrième producteur ouest-africain d’amande de karité après le Mali, le Burkina Faso et le Nigéria, avec un volume de production d’environ 30 000 tonnes d’amandes sèches.
Le karité apporte une contribution importante à la création de la richesse dans le pays. En dehors des usages alimentaires, pharmaceutiques dont il fait l’objet, il alimente de nombreuses chaînes de valeur ajoutée. Environ 13 108 tonnes d’amandes de karité sont commercialisés localement et génèrent dans l’économie béninoise une valeur ajoutée totale d’environ 3,4 milliards de francs Cfa. L’apport en devises des exportations d’amandes de karité est estimé à 1,3 Milliards FCfa par an. Ces valeurs ne constituent qu’une partie des valeurs effectivement générées par la filière karité, étant donné qu’une part importante des produits (amandes et beurre) est consommée au plan national.

Economie 09 févr. 2017


Mutilations génitales féminines: Un phénomène dangereux pour la santé des filles et des femmes

La Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (Mgf) a été célébrée lundi 6 février. Occasion pour faire prendre conscience des menaces de cette pratique sur la santé des femmes. « Bâtir un pont solide et interactif entre l’Afrique et le monde afin d’accélérer l’abandon des mutilations génitales féminines », c’est le thème qui a focalisé l’attention à cette édition.

Considérées comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes, les mutilations génitales féminines (Mgf) ou excision sont le reflet d'une inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes. Elles recouvrent toutes les interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons non médicales, selon le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). La Confédération internationale des sages-femmes et la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique les définit comme étant une pratique « traditionnelle et rituelle qui a des conséquences néfastes sur la santé de la jeune fille et de la femme en général, et sur son appareil reproducteur en particulier ». 

Bien que de nombreux pays aient interdit cette pratique, l’ablation des organes génitaux persiste à certains endroits où elle représente un rituel ancien lié à des facteurs culturels, religieux et sociaux en vigueur au sein des familles et des communautés.
Le phénomène touche plusieurs millions de filles chaque année, selon les spécialistes de la santé. Pour l’Unicef, les mutilations génitales féminines violent les droits humains et ruinent la santé et le bien-être d’environ 3 millions de filles chaque année.
Or, commente le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, « Il ne peut y avoir de développement durable sans la réalisation pleine et entière des droits fondamentaux des femmes et des filles ».
Les Mgf/Excision restent tout aussi dangereuses pour la santé des victimes. Ces pratiques violent les droits à la santé, à la sécurité et à l'intégrité physique, le droit d'être à l'abri de la torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le droit à la vie lorsqu'elles ont des conséquences mortelles. En l’absence de toute nécessité médicale, elles exposent les victimes à de graves conséquences sur leur vie et leur bien-être.

Autres effets désastreux

La pratique peut provoquer de graves hémorragies et des problèmes urinaires, et par la suite des kystes, des infections, la stérilité, des complications lors de l'accouchement, et accroître le risque de décès du nouveau-né. En plus des traumatismes psychologiques que cela entraîne, le phénomène est souvent réalisé à l’aide d’instruments rudimentaires et sans anesthésie. Il peut de ce fait, engendrer chez les femmes des complications telles que des douleurs, un état de choc, la stérilité, des difficultés pendant les règles et l'accouchement.
L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) estime qu’il survient « entre un et deux décès périnatals supplémentaires pour 100 accouchements chez les enfants nés de femmes ayant subi ces pratiques ».
Pour le Fonds des Nations Unies pour la population, l’éradication des Mgf fait partie intégrante du combat contre les violences basées sur le genre. Ces pratiques violent également le droit à la protection face aux pratiques traditionnelles dangereuses et le droit des femmes à décider de leur propre reproduction. D’où l’engagement renouvelé de l’Unfpa et de l’Unicef, à travers le plus grand programme mondial visant à accélérer l’abandon des mutilations génitales féminines. Ce programme est concentré dans dix-sept pays africains et soutient différentes initiatives régionales et internationales visant à bannir la pratique.
La lutte contre l’excision constitue aujourd’hui un défi planétaire. L’objectif de développement durable n°5 appelle à mettre un terme aux mutilations génitales féminines d’ici à 2030. L’élimination de la pratique a fait également l’objet de nombreux appels de la part d’organisations intergouvernementales, notamment l’Union africaine, l’Union européenne et l’Organisation de la coopération islamique.
Pour encourager l’abandon des Mgf, il faudra aussi mettre en œuvre des initiatives coordonnées et systématiques mais aussi impliquer l’ensemble des communautés sur la question des droits fondamentaux des femmes et celle de l’égalité des sexes. Ces initiatives doivent renforcer le dialogue social et permettre aux communautés d’agir entre elles-mêmes collectivement en vue d’éliminer cette pratique. Aussi, permettront-elles de répondre aux besoins des femmes et des filles qui subissent les conséquences de cette pratique, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive?

Société 09 févr. 2017


Performance du système éducatif béninois au cycle primaire: 90,4% des écoliers présentent des insuffisances en langue au début

Le Programme d’analyse des systèmes éducatifs (Pasec) de la Conférence des ministres de l’Education des Etats et gouvernements de la Francophonie (Confemen) a rendu publics fin 2016 les résultats nationaux de l’évaluation. Concernant le Bénin, le rapport Pasec 2014 a révélé les faiblesses du système éducatif sur le plan des compétences des apprenants des enseignements maternel et primaire en lecture et en mathématiques.

Il ressort des résultats de l’évaluation du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (Pasec) 2014 publié en décembre 2016 que le système éducatif béninois souffre de certaines faiblesses. Celles-ci sont révélées par les contre-performances des écoliers en lecture avec 90,4 % d’élèves en dessous du seuil suffisant en début de cycle contre 48,3% en fin de cycle de scolarité primaire.

Pour mesurer le niveau de compétence des apprenants en langue-lecture, les experts ont étudié les compétences et les principales difficultés qu’ils ont rencontrées en début et en fin de scolarité primaire. Il s’agit d’un test de langue en début de scolarité portant sur la compréhension orale, le décodage et la compréhension de l’écrit et d’un test de lecture-compréhension en fin de scolarité primaire. Au Bénin, les écoliers les plus compétents ne font plus que 3,3% des élèves du cours primaire. Ils sont capables de croiser leurs compétences de décodage et leur maîtrise du langage oral pour restituer le sens littéral d’un texte court. Ces écoliers tendent vers une lecture autonome pour comprendre des phrases et des textes. Selon les experts, ils ont atteint un niveau de déchiffrage de l’écrit et de compréhension orale qui leur permet de comprendre des informations explicites dans des mots, des phrases et des textes courts. Ils sont désignés par la catégorie « lecteur intermédiaire » et sont au niveau 4 de l’échelle des compétences du Pasec.
La catégorie « lecteur apprenti » concerne les écoliers ayant amélioré leurs capacités de compréhension orale et de décodage. Ce qui leur permet de se concentrer sur la compréhension de mots. Leur statut d’apprenti lecteur est lié au fait qu’ils tendent vers le perfectionnement du déchiffrage de l’écrit et des capacités de compréhension orale et de compréhension des mots écrits. Il faut noter qu’en compréhension de l’oral, les écoliers classés dans cette catégorie sont capables de comprendre des informations explicites dans un texte court produit dans un registre familier. On retient qu’ils développent progressivement les liens entre le langage oral et écrit afin d’améliorer leurs capacités de décodage et d’étendre leur vocabulaire. En matière de compréhension de l’écrit, ils sont capables d’identifier le sens de mots isolés. Les experts les classent au niveau 3 de l’échelle des compétences Pasec 2014 en langue début de scolarité. Selon le rapport, ils sont 6,3%.

Ecrit et oral

Quant au niveau 2, il regroupe les apprenants sous l’ensemble « lecteur émergent ». Il s’agit des apprenants qui tendent vers le développement de leurs capacités de déchiffrage de l’écrit et le renforcement des capacités de compréhension orale. Ils font 28,3%. Ayant perfectionné leur compréhension de l’oral, ils sont capables d’identifier un champ lexical. De même, les experts du Pasec ont observé qu’ils développent les premiers liens entre le langage écrit et oral et sont en mesure d’accomplir des tâches basiques de déchiffrage, de reconnaissance et d’identification graphophonologique à travers les lettres, les syllabes, les graphèmes et les phonèmes.
Le niveau 1 de l’échelle de compétences en langue regroupe des écoliers qui constituent le plus gros lot. Leur taux est de 46,6% et ils sont désignés sous la catégorie « lecteur en éveil ». Ils font leurs premiers contacts avec le langage oral et écrit. Ces apprenants sont capables de comprendre les messages oraux très courts et familiers, ce qui leur permet de reconnaître des objets familiers. Contrairement aux apprenants du niveau 2, ils éprouvent d’énormes difficultés dans le déchiffrage de l’écrit et l’identification graphophonologique.
En deçà du niveau, se situe le sous niveau1 qui fait un taux de 15,5%. Selon le rapport, les apprenants relevant de cette catégorie sont ceux qui ne manifestent pas les compétences mesurées par le test Pasec dans langue de scolarisation. « Ces élèves sont en difficulté quant aux connaissances et compétences du niveau 1 », font observer les experts.
Selon le rapport, en 2014, dans les pays enquêtés, l’on constate que « plus de 70% des élèves en moyenne n'ont pas atteint le seuil suffisant de compétence en langue après deux années de scolarité primaire ». Ce qui révèle que plus des deux tiers de début de cycle primaire éprouvent beaucoup de difficultés à déchiffrer les composantes de l’écrit et à comprendre des phrases, des textes et des messages oraux. S’agissant du cas du Bénin, les experts ont noté que la situation est particulièrement préoccupante. Selon eux, en moyenne 90,4 % des élèves n’atteignent pas le seuil suffisant en langue en début de scolarité. Plus grave encore, 15,5% constituent des cas critiques, étant donné qu’ils ne manifestent aucune des compétences les plus élémentaires mesurées?

Education 08 févr. 2017


Plan de développement communal 2017-2021: Athiémé enclenche le processus d’élaboration du document

Le conseil communal d’Athiémé dans le Mono, avec à sa tête le maire Joseph Anani, a lancé ce mardi 7 février, le processus d’élaboration du Plan de développement communal - 3e génération (Pdc 3) pour la période 2017-2021. C’était à travers une cérémonie solennelle qui a regroupé à l’hôtel de ville, citoyens et partenaires au développement de la commune.

Athiémé met un point d’honneur à l’approche participative et planifiée de son développement suivant la prescription de l’article 84 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes au Bénin. L’exécutif communal en a donné encore la preuve hier en marquant de façon solennelle le démarrage du processus d’élaboration du Plan de développement communal - 3e génération, à travers une cérémonie de lancement. Des cadres, notables, responsables de services publics, de projets ou d’associations, partenaires techniques et financiers et autres acteurs de développement d’Athiémé, étaient mobilisés.

Occasion pour le maire de sensibiliser ses administrés à se rendre disponibles aux agents qui seront déployés dans les localités aux fins d’enquêter sur les dysfonctionnements liés au développement de la commune et les actions correctives à prioriser. Dans le nouveau plan de développement communal, seront fixés, hiérarchisés et chiffrés en besoins de financement, les réformes et projets retenus par l’ensemble des composantes sociales de la commune, souligne le maire. Il s’agira, insiste-t-il, de définir où va notre commune suivant des horizons précis et d’ordonner méthodiquement la marche à suivre, étape par étape, pour atteindre le résultat projeté. Car, il n’y a pas de vents favorables pour celui qui ne sait là où il va, dira le maire en paraphrasant le philosophe Sénèque. Aussi, pour la pertinence de ce travail qui s’entend comme un passage obligé, l’autorité communale a-t-elle exhorté le cadre de pilotage chargé d’élaborer le Pdc 3 à être à la fois ambitieux et réaliste afin que le fruit de leurs efforts offre, non seulement des perspectives d’essor individuel et collectif, mais aussi une motivation pour le portage de projets par les ressortissants de la commune.
A la suite du maire qui sollicite leur accompagnement, les représentants des partenaires techniques et financiers estiment que le Pdc 3 doit témoigner d’une certaine maturité en s’inspirant des documents antérieurs et en s’ouvrant à plus de secteurs de développement.
A son tour, le représentant du préfet du Mono, Hugues Dansi, s’est félicité du lancement du processus de la mise en place du Pdc 3 qui, retient-il, place Athiémé en tête des communes du Mono et du Couffo. « Les textes existent mais les respecter n’est pas chose facile. Et c’est pourquoi la préfecture va soutenir le maire et le conseil communal dans ce processus », a promis Hugues Dansi.
Rappelons que c’est en sa 4e session de l’année 2015 que le conseil communal d’Athiémé avait délibéré pour la mise en place d’un cadre de pilotage de l’évaluation du Pdc 2 puis de l’élaboration du Pdc 3. Au sujet du processus devant aboutir à ce plan, une communication a été donnée à l’assistance par le directeur départemental en charge de la Planification et du Développement pour le Mono et le Couffo, Raymond Djossou?

Société 08 févr. 2017


Approvisionnement en eau potable: Les maires s’imprègnent des réformes institutionnelles

Les maires des communes du Bénin étaient ce mardi 7 février face aux responsables des structures de l’Etat en charge du secteur de l’eau, des partenaires techniques et financiers et les organisations non gouvernementales. Cette rencontre qui s’est tenue à Dassa-zoumè a été l’occasion d’échanges sur les réformes annoncées par le Gouvernement dans le secteur afin de recueillir les contributions des différents acteurs en vue d’assurer la réussite desdites réformes.

Le Conseil des ministres du 21 décembre 2016 a pris la décision d’opérer des réformes dans le secteur de l’eau au Bénin. Cette décision concerne au premier chef les communes qui assurent la maîtrise d’ouvrage en matière d’approvisionnement en eau potable sur le terrain. Pour mieux jouer ce rôle, l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) s’inscrivant dans la même logique que le Gouvernement, a choisi d’organiser une rencontre avec les autres acteurs du secteur pour apporter sa contribution.

Le maire de la commune de Dassa, Nicaise Fagnon, a dit sa satisfaction de voir cet évènement s’organiser dans sa commune qui a de réels problèmes en eau. Il n’a pas manqué de s’interroger sur le sort qui est réservé aux mairies dans les réformes, en ce qui concerne le secteur de l’eau.
« Nous sommes préoccupés par la gestion des ressources en eau et sur le retard observé dans la réalisation de certains projets », dira-t-il avant de rassurer de la bonne foi des maires en ce qui concerne la gouvernance.
Le président de l’Association nationale des communes du Bénin, Luc Sètondji Atrokpo, a affirmé que les réformes engagées par le Gouvernement dans le secteur de l’eau sont les bienvenues. Il a rassuré qu’aucun maire, aucun élu local ou responsable administratif au niveau local ne peut aller contre cette décision, car à la base, ils sont tous quotidiennement témoins de la misère des populations.
Aussi, a-t-il tenu à clarifier que la rencontre initiée par l’association pour discuter des réformes institutionnelles dans le secteur de l’eau vise à apporter la contribution des maires en tant qu’hommes et femmes de terrain, praticiens de la délivrance du service public d’approvisionnement en eau potable depuis plus d’une décennie.
Luc Sètondji Atrokpo a souhaité qu’à l’issue de la rencontre, les membres de l’Ancb puissent adresser au gouvernement leurs contributions pour une réussite sans ambages des réformes.
Le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Dona Jean-claude Houssou, a rappelé que le programme d’actions du Gouvernement lancé le 16 décembre dernier et intitulé « Bénin révélé » a pris en compte tous les secteurs de l’économie nationale sur la base d’un diagnostic profond qui a révélé de graves insuffisances à divers niveaux.

Pour un accès à l’eau potable à tous

En ce qui concerne le département qu’il dirige, Jean-Claude Houssou a cité, entre autres, la mauvaise gestion et la faible capacité d’absorption des ressources financières, la faible capacité des intervenants, des difficultés de mobilisation des ressources en eau dans les zones de socle cristallin et des difficultés de construction d’infrastructures d’hydraulique villageoise dans les zones lacustres.
Il annoncé que pour mieux faire face aux enjeux et répondre efficacement aux défis, sept projets phares dont trois dans le secteur de l’eau et un ensemble de projets prioritaires ont été retenus.
Il est question de moderniser et développer l’exploitation responsable des ressources hydrologiques, donner accès à l’eau potable à l’ensemble de la population rurale et semi-rurale et développer les capacités de production et distribution en milieu urbain et périurbain.
Selon lui, les réformes institutionnelles annoncées dans le secteur de l’approvisionnement en eau potable visent à mettre en place une Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rurale. Elle se chargera de la mise en œuvre des projets phares en matière de réalisation d’infrastructures hydrauliques, d’assurer une coordination effective et efficace des initiatives entre les acteurs, de renforcer les capacités des acteurs publics et privés en vue du développement des partenariats, mettre en place en liaison avec les communes des mécanismes adaptés de partenariat public-privé pour réaliser de nouveaux ouvrages, des extensions ou des réhabilitations ainsi que pour effectuer la distribution d’eau potable et la maintenance des infrastructures d’eau potable. Elle aura également pour mission de scinder la Société nationale des eaux (Soneb) en deux entités dont une société de patrimoine et une société de distribution?

Société 08 févr. 2017


Enseignement secondaire: La grève de 72 heures de la Fesen boycottée à Porto-Novo

Le mouvement de débrayage de soixante-douze heures déclenché mardi 7 février à 0 h par la Fédération des syndicats de l’enseignement national (Fesen) n’a pas du tout été suivi à Porto-Novo. Les cours se sont déroulés normalement dans les lycées et collèges de la ville comme si de rien n’était. Les responsables départementaux au niveau de l’Ouémé de cette fédération syndicale ne manquent pas de justifier ce boycott.

Echec et mat, a été à Porto-Novo la première journée de la grève de soixante-douze heures déclenchée par la Fédération des syndicats de l’enseignement national (Fesen) affiliée à la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb). Les activités pédagogiques ont connu leur cours normal dans les lycées et collèges de la ville. Aucune perturbation n’a été notée dans les établissements parcourus hier par notre équipe de reportage. Les classes ont ouvert leurs portes et les enseignants ont vaqué normalement à leurs occupations pédagogiques. Le constat a été le même partout dans la ville capitale notamment au Lycée Béhanzin, aux collèges d’enseignement général (Ceg) de Davié, Djègan-Kpèvi, Djassin, Dowa et au Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo. La plupart des enseignants rencontrés n’étaient pas au courant du déclenchement de cette grève.

Les quelques rares professeurs qui étaient au parfum du mouvement disent l’avoir appris sur les réseaux sociaux et d’autres par les médias. Ce qui n’était pas le cas auparavant où ils sont informés depuis les tractations jusqu’à la signature de la motion de grève. Le déclenchement de ce mouvement de débrayage pèche par défaut de communication et de procédure, dénonce Martial Ahouandjinou, secrétaire général adjoint départemental de l’Ouémé du Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire (Synapes) affilié à la Fesen/Cstb. Selon lui, c’est par WhatsApp que lui a été balancée la motion de grève sans autre explication.

« Ce qui n’est pas normal. En tant que responsable syndical départemental, je devrais être associé en amont afin d’éclairer la lanterne de mes collègues et les convaincre sur le bien-fondé de cette grève », relève Martial Ahouandjinou qui reconnaît toutefois la pertinence du mouvement de débrayage. « C’est vrai. La motion, une fois déposée au ministre chargé de l’Enseignement secondaire, suffit déjà pour qu’on aille en grève. Mais par courtoisie, il faut que nous la notifiions au directeur, l’autorité administrative du collège avant de suivre le mouvement. Ce qui n’est pas possible, étant donné que nous n’avons pas cette motion sous la main pour voir surtout les syndicats signataires. Dans ces conditions nous ne saurions déposer la craie pour observer la grève», clarifie le syndicaliste. Le secrétaire général adjoint départemental de l’Ouémé du Synapes invite dès lors le bureau national de la Fesen/Cstb à corriger le tir pour rattraper ces flottements afin que la grève soit une réalité la semaine prochaine dans le département. 

Il faut noter que selon la motion de grève signée de son secrétaire général Rodophe Sègnaka, la Fesen/Cstb exige la satisfaction des revendications libellées en onze points. Il s’agit, entre autres, de la parution des avenants notamment pour les contractuels locaux reversés en agents contractuels de l’Etat (Ace) depuis 2008 mais maintenus au même salaire ; l’accélération du processus de reclassement ; le paiement des 5% impayés des 25% d’augmentation des salaires conformément au décret 2011-505 du 5 août 2011 et le rappel des mois impayés. La motion ajoute l’accélération des travaux de relecture des différents arrêtés querellés dans le sous-secteur de l’enseignement secondaire et la génération du principe d’élection et de révocation des responsables des administrations scolaires par le personnel enseignant, en vigueur dans les universités nationales aux sous- secteurs des enseignements maternel, primaire et secondaire?

Société 08 févr. 2017


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