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Nouvelles

137e session du Conseil d’administration de la Cica-Re: Un chiffre d’affaires de 107 milliards F Cfa visé pour 2021 (Olivier Mebiame Assame du Gabon élu président)
Cotonou a abrité, ce mardi 8 décembre, la cent-trente-septième session du conseil d’administration de la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cica-Re). Les administrateurs ont fait le point des réalisations de l’exercice en cours et adopté les grandes lignes de la stratégie au titre de 2021. L’examen des projets, programmes et budget exercice 2021 était au cœur de la cent-trente-septième session du Conseil d’administration de la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cica-Re)qui s’est tenue hier à Cotonou. Les travaux se sont déroulés à huis clos sous l’égide de Blaise Abel Ezo'o Engolo, président dudit conseil. Les administrateurs ont passé en revue les réalisations faites jusqu’au 31 octobre 2020 avant d’envisager les perspectives de développement.Dans le processus de son développement, la Cica-Re a convenu de l’augmentation de son capital avant la fin de l'année. La session a permis aux administrateurs de vérifier si cette augmentation du capital a été atteinte. Le chiffre d’affaires s’élève à 75 milliards F Cfa au 31 octobre dernier, contre 61 milliards F Cfa l’année dernière à la même date, précise Jean-Baptiste Kouamé N’guessan, directeur général de la Cica-Re. L’objectif est d’atteindre 90 milliards F Cfa en fin d’exercice, souligne-t-il, rappelant que le plan stratégique de la compagnie adopté en 2009 prévoyait en 2020 un chiffre d’affaires de 40 milliards F Cfa, montant révisé à 70 milliards en 2015 et qui est aujourd’hui largement atteint. Le conseil s’est penché notamment sur la cession légale dont bénéficie le réassureur, confie Blaise Pascal Ezo'o Engolo, au sortir de la session. La cession légale, explique-t-il, constitue la mobilisation de ressources particulières définies par les Etats pour permettre à la compagnie de mieux jouer son rôle à travers une collecte de primes auprès des cédantes de compagnies d’assurance,et d’accompagner le financement des économies. Depuis le 1er janvier dernier, le taux de cession légale sur les traités de réassurance devrait passer de 15 % à 10 % et en contrepartie, le réassureur bénéficie d'une cession au premier franc de 5 % sur toutes les affaires directes des sociétés d'assurance de la zone Cima. Satisfecit Le président du conseil d’administration salue le travail «formidable » abattu par Jean-Baptiste Kouamé Nguessan, actuel directeur général de la Cica-Re. « Depuis treize ans, se réjouit M.Ezo'o Engolo, il a encadré la conduite de cette compagnie aux destinées qui sont aujourd’hui admirables. » Au nom du conseil, il lui adresse sa satisfaction et ses félicitations pour avoir contribué à l’augmentation constante du chiffre d’affaires qui tournait autour de 14 milliards à son arrivée à la tête de la compagnie en 2008. Au-delà de la hausse du chiffre d’affaires, la Cica-Re réalise des bénéfices, paie des dividendes à ses actionnaires et fait face à ses engagements vis-à-vis des compagnies d’assurance, se félicite Jean-Baptiste Kouamé Nguessan. Gagnant en notoriété, elle a pu ouvrir des bureaux aussi bien dans la zone Cima qu’en dehors, notamment en Afrique de l’Est et en Afrique du Nord, ajoute-t-il. En fonction des objectifs fixés par les ministres des Finances de la Cima, la Cica-Re devra atteindre un niveau de chiffre d’affaires qui, de par les agences de notation, va concourir à une consolidation des acquis et surtout à une amélioration significative de sa capacité à impulser les affaires. Une tâche qui incombe aux nouveaux responsables élus de la compagnie? Nouveaux dirigeants et engagements La session de Cotonou a été marquée par l’élection pour un mandat de trois ans d’un nouveau président du conseil d’administration de la Cica-Re, en la personne d’Olivier Mebiame Assame, directeur national des Assurances du Gabon. Il remplacera le Camerounais Blaise Abel Ezo'o Engolo qui a été élu, le 4 décembre dernier, secrétaire général de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cima). Olivier Mebiame Assame témoigne sa gratitude à l’ensemble des membres du conseil pour la marque de confiance à son égard. Au nombre des défis, appréhende-t-il, la Cica-Re qui évolue dans un environnement « hautement concurrentiel », s’efforcera d’atteindre les objectifs fixés en collaboration avec la nouvelle direction générale. «Nous ne ménagerons aucun effort pour faire évoluer les résultats appréciables enregistrés jusque-là », assure Olivier Mebiame Assame. Karim Diarrassouba, administrateur en chef des services financiers, et directeur des Assurances de la Côte d’Ivoire, avait été élu pour un mandat de cinq ans par le conseil d’administration lors de sa 134e session tenue le 13 août dernier. Les administrateurs se sont penchés hier sur les modalités de sa prise de fonction dès le 2 janvier 2021 au siège de l’institution à Lomé au Togo. Le nouveau directeur général de la Cica-Re entend poursuivre dans la dynamique imprimée par son prédécesseur pour porter le chiffre d’affaires à hauteur de 107 milliards F Cfa en 2021 comme projeté, tout en renforçant les ratios de solvabilité de la compagnie et en veillant à la mise en œuvre du nouveau dispositif de cession légale en accord avec les compagnies d’assurance. « Nous allons redorer le blason de la Cica-Re avec les pays de la Cima mais aussi à travers l’Afrique », s’engage-t-il. « La compagnie a les atouts et les potentialités techniques pour atteindre un chiffre d’affaires de 150 milliards d’ici trois ans », estime Karim Diarassouba. Pour ce faire, il compte mettre un accent sur une gestion saine et la rentabilité des opérations tout au long de son mandat. CUP Missions La Cica-Re est créée en 1981 par les douze Etats membres de la zone Franc d’alors à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Ces pays avaient constitué dans les années 70 la Conférence internationale de contrôles d’assurance (Cica), devenue en 1992, la Cima. Cette organisation internationale à gestion commerciale a pour missions, de promouvoir le développement des activités nationales d’assurance et de réassurance dans les pays membres, favoriser la croissance des capacités de souscription et de rétention nationales, régionales et sous-régionales et contribuer au développement économique de l’Afrique, suivant l’accord portant sa création. Cet accord est révisé plusieurs fois et la dernière révision est intervenue le 10 octobre 2019. Avec son slogan « Un réassureur qui rassure », la Cica-Re intervient à travers les branches : Incendie Ra-Risques techniques, Transport-Aviation-Energie, Automobile- Responsabilité civile décennale–Accident, Risques agricoles, Vie. En sa qualité de réassureur, elle apporte à l’assureur direct, une plus grande sécurité des fonds propres ainsi qu’une stabilité de ses résultats lorsque des sinistres importants se produisent, en la couvrant au-delà de sa capacité de conservation. Elle permet aux assureurs d’accroître leur capacité de souscription et met à leur disposition des liquidités importantes sous forme d’avances de fonds, en cas de survenance de gros sinistres, par le mécanisme du paiement des sinistres au comptant. Auprès des cédantes, elle joue un rôle de conseil et d’assistance, en les aidant à définir leurs besoins en réassurance et à construire le programme de réassurance le plus efficace en fonction de leur niveau de capital et du profit de leur portefeuille. La compagnie contribue au renforcement de leurs capacités notamment en matière de formation technique, d’organisation, de comptabilité ou d’informatique et leur apporte son expertise dans la visite et l’analyse des risques, la tarification, l’évaluation des provisions mathématiques, la sélection médicale. Aux promoteurs, la Cica-Re apporte son expertise dans la création des compagnies d’assurances. CUP Economie 09 déc. 2020


Tournée du chef de l’Etat dans les communes: Allada célèbre « La renaissance » du Bénin
La 18e journée de la tournée nationale du chef de l’Etat dans les communes s’est achevée dans la nuit du lundi 7 décembre sur la terre de Adjahoutô. Allada, quatrième commune parcourue ce lundi connait bien son hôte. Et cela s’est fait sentir à travers les échanges à l’occasion de la séance de travail avec les différentes couches sociales de la localité. Allada célèbre son « fils ». Le président Patrice Talon privé de visites régulières comme par le passé dans la cité des Adjahoutô en raison de la charge présidentielle y est allé, lundi 7 décembre dernier, non plus comme l’opérateur économique, mais plutôt en tant que président de la République venu faire avec ses concitoyens le bilan d’un quinquennat de la mise en œuvre de l’action publique. Dans une posture comme dans l’autre, l’homme n’est que porteur de développement pour la localité. Ce lundi, deux messages forts ont meublé les échanges qui tournent essentiellement autour de la thématique du développement. « Nous avons engagé notre pays dans le train du développement et nous l’avons posé sur les rails. Nous n’allons plus jamais reculer », a lancé le chef de l’Etat sous les ovations du public. Une fois de plus, il a reconnu la renaissance du pays et demande aux populations d’imposer cette nouvelle gouvernance et cette nouvelle manière de faire à tous les dirigeants. « De nombreux Béninois sont en train de prendre leur destin en main » et cet acquis, il a souhaité qu’il soit vaillamment défendu. Pour ce qui est du développement, il a accentué le premier point de son intervention sur les raisons pour lesquelles les populations l’ont longtemps espéré sans jamais le voir. Les préalables font défaut, a clairement expliqué le président. L’eau, l’électricité, la route sont des préalables au développement, indique-t-il. « Il ne peut y avoir usine s’il n’y a pas l’eau, l’électricité. Notre pays se plaint à la fois du manque de moyens pour satisfaire ses besoins élémentaires mais aussi de ce qu’il n’y a pas d’emploi », illustre le chef de l’Etat. Sauf que depuis cinq ans, la tendance a été inversée. Le Bénin s’est attaqué à ses besoins élémentaires de base. L’eau est disponible pour près de 70 % de la population. L’énergie électrique est disponible et fournie par une centrale qui assure la moitié de la consommation locale pendant qu’une deuxième est partie pour être construite dans les mois à venir. Autant de préalables qui fondent le président Patrice Talon à révéler aux populations que « Allada est le nouveau cœur économique du Bénin ». Depuis le plateau d’Allada, désormais battra le cœur économique du Bénin. Dans la planification de l’action du gouvernement, ce qui est prévu est important et conduira avec la résolution des problèmes sus évoqués, à des investissements massifs. « Depuis cinq ans, le Bénin développe des choses qui sont des préalables au développement. Il construit des choses qui constituent l’ouverture au développement », soutient le président. Pour lui, le pays pose les premières pierres de son développement à travers l’eau, électricité, les routes. Le deuxième message fort du chef de l’Etat face aux populations d’Allada a porté sur les efforts de chaque citoyen à construire le pays. Ce qui se fait relève de la contribution de chaque Béninois. Il insiste à nouveau sur la renaissance qui se note dans le pays et de la part de ses citoyens. Admiration et patience Contrairement à certaines communes du pays, Allada et le président Patrice Talon, c’est une longue histoire et une belle relation d’amour. L’admiration que lui vouent les populations date de longtemps. Sa rigueur et son pragmatisme, ses choix en faveur du développement ne leur sont pas étrangers. « Votre présence vous permettra de constater que sous votre leadership, Allada commence par se relever et se révéler au monde et au Bénin. Vous êtes l’homme d’Etat qui a compris qu’une démocratie qui n’assure pas au quotidien et équitablement dans la durée, le partage de la richesse nationale devient une tragédie », pense le maire d’Allada. Aussi, rendra-t-il un hommage mérité au chef de l’Etat pour sa ténacité à affronter la conjoncture et à toujours garder le cap. Depuis cinq ans, des réformes parfois difficiles, mais nécessaires pour le développement ont été menées, apprécie-t-il. En si peu de temps, le pays et toute la commune d’Allada alignent une longue liste de réalisations et de nombreuses infrastructures. Cette tournée de reddition de comptes est donc, selon lui, une initiative pertinente et opportune, qu’il voit comme un principe cardinal de la bonne gouvernance et un indicateur clé qui fonde et légitime l’action publique. Pour lui, le chef de l’Etat aura posé les jalons de la transformation socio-structurelle du pays et prouvé que le développement vu pendant longtemps comme un mythe peut devenir réalité en un laps de temps. L’attention inédite qu’il accorde à Allada à travers de grands projets et réformes importantes sera reconnue par le maire qui appelle à la poursuite de cette dynamique pour faire de la terre d’origine de Toussaint Louverture, une terre de prospérité. Actualités 09 déc. 2020


Tournée de reddition de comptes du président de la République: Tori-Bossito se frotte les mains
Pour le compte de la 19e journée du périple de reddition de comptes du président de la République dans les communes, c’est Tori-Bossito dans l’Atlantique qui ouvre le bal. Rogatien Akouakou, maire de cette commune, a sorti la grosse artillerie pour recevoir son hôte. Un maire aux anges, une population sortie massivement, un accueil des plus chaleureux. Des groupes de jeunes, de femmes, d’artisans fortement mobilisés n’ont pas manqué à l’appel… Les gardiens de la nuit communément appelés zangbéto, les revenants « Egungun » et des groupes traditionnels… Panégyriques, chants, danses pour accueillir le président Patrice Talon, et surtout le remercier d’avoir amélioré le sort de la commune. L’oubli et l’enclavement auxquels d’autres ont condamné cette localité relèvent d’un lointain souvenir. Depuis cinq ans, les Djakavi se sentent aussi concernés par le développement. La commune se frotte les mains quant à son développement. Certains projets du gouvernement la laissent admirative. C’est ainsi, explique le maire, que Tori attend la construction de l’aéroport de Glo Djigbé et l’érection d’une zone économique spéciale lui apportera davantage de visibilité. En attendant, elle jouit des fruits de la réforme dans le secteur agricole. Dans le secteur de l’éducation, le maire reconnait l’impact de la politique de réveil des cantines scolaires par le gouvernement. Dans sa commune, en plus de maintenir les enfants à l’école, ces deux dernières années, l’effectif des apprenants surtout des filles a doublé. Sur un autre plan, 292 filles indigentes de cm1 en terminale ont bénéficié de kits scolaires. Les réformes dans le secteur sanitaire et plus particulièrement les diligences faites dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 n’ont pas échappé à l’attention du maire. Sa famille et lui ayant contracté le virus ont d’ailleurs bénéficié d’un suivi personnalisé et sans frais. L’appui aux artisans de la commune, les actions du Fonds national de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes avec les financements gratuits mis à la disposition des cibles sont autant d’actions qui ont eu des impacts sur la commune. Vingt-et-un projets ont été sélectionnés dans la commune par le Fonds national pour le développement agricole pour bénéficier des financements. Gratitude et doléances En matière d’infrastructures, tous les Djakavi disent aussi merci au gouvernement pour le désenclavement de la commune. La voie Calavi Kpota-Ouèdo- Tori-Bossito illustre les ambitions du chef de l’Etat pour le développement. Les projets touristiques de Ouidah impacteront en partie la commune mais celle-ci voudrait surtout mettre en avant ses forêts sacrées pour capter les ressources additionnelles et développer l’écotourisme. Tori-Bossito ambitionne de devenir une plate-forme de services, mais aussi une commune-dortoir et le grenier du département pour le maraichage et les produits bio. La fibre optique est déjà aux portes de la commune. Prise en compte dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement, Tori-Bossito est reconnaissante pour les projets de modernisation des marchés au profit des femmes, la fourniture d’eau potable, l’extension du réseau électrique… Elle espère surtout un second Programme d’action du gouvernement (Pag II) qui lui en apportera davantage. Le président de la République s’est montré très sensible à la gratitude des populations et du maire de la commune. Pourtant, reconnait-il, rien ou presque n’a été encore fait à Tori. « S’il fallait tenir compte du bilan de ce qui a été fait pendant les cinq ans à Tori-Bossito, je ne viendrais pas vers vous », tempère le président de la République. Au terme des cinq premières années de sa gouvernance, il admet que le grand changement attendu se fait désirer et que dans certaines communes, il reste bien des choses à faire pour répondre aux attentes des populations. Néanmoins, il fait admettre que « globalement nous avons commencé par construire notre pays ». Aussi, explique-t-il qu’il est difficile de tout faire à la fois. « Le pari, c’est celui de nous faire constater en la matière que nous avons commencé à faire face à nos difficultés. Tout le pays est en chantier même s’il y a des communes qui n’ont encore rien comme Tori-Bossito », indique le chef de l’Etat. C’est pourquoi, avec la dynamique actuellement en cours, il invite les populations à se donner l’assurance que tout ce qui leur manque vient. Une fois encore, il évoquera la renaissance du pays. Une renaissance déjà acquise au regard des efforts consentis ces dernières années. Le président Patrice Talon, avant de prendre congé des populations, les a rassurées que dans les projections, plusieurs de leurs doléances sont déjà prises en compte. Des financements ont été déjà mobilisés et le reste n’est plus qu’une question de temps. Car, selon lui, le gouvernement « a travaillé pour aujourd’hui et pour demain ». Actualités 09 déc. 2020


Serge Adjovi, directeur général de l’Agence pour le développement du numérique: «La finalité du Code du numérique est d’organiser la société et de protéger les citoyens »
Les ambitions du gouvernement du président Patrice Talon pour le secteur du numérique l’ont poussé à doter le pays de la loi n°2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin. Dans cet interview, Serge Adjovi, directeur général de l’Agence pour le développement du numérique (Adn), lève un coin de voile sur les innovations apportées par cette loi en matière de protection des données à caractère personnel, de services de confiance en l’économie numérique et de commerce électronique. La Nation: Quelles sont les motivations du gouvernement en dotant le Bénin d’un Code du numérique ? Serge Adjovi : La loi n°2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin a été adoptée et promulguée pour deux principales raisons. La première est liée au fait que le numérique occupe une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). La deuxième raison est liée aux grandes ambitions du Bénin dans le secteur du numérique. En effet, en optant pour la dématérialisation des services de l’administration publique, il était nécessaire pour le Bénin de se doter d’un Code du numérique, document absolument indispensable pour la simplification de la vie du citoyen dans ses démarches administratives. Le Code du numérique a également permis de rassembler tous les textes existants qui concourent à l’avènement de l’économie numérique. Des textes, il y en avait déjà, mais épars. Aujourd’hui, le Code permet de les avoir en un seul document. Le document dont nous disposons aujourd’hui est la partie législative du Code du numérique. C’est la loi. En principe, un Code est constitué non seulement de la loi, mais aussi de la règlementation qui permet de clarifier et de préciser la loi lors de son application. Cette partie réglementaire est en cours d’élaboration et devra faire l’objet, très prochainement, du deuxième volume du Code du numérique du Bénin. Quelles sont les innovations du Code du numérique en matière de protection des données à caractère personnel ? Le Code a renforcé les attributions de la Commission nationale pour l’Informatique et les Libertés (Cnil) et l’a rebaptisée Autorité de Protection des Données Personnelles (Apdp). Il définit des règles pour que lorsque vous donnez vos informations personnelles dans un cadre particulier, elles restent dans ce cadre que vous avez approuvé. La loi interdit de faire une exploitation des informations collectées auprès des clients autre que celle qui était prévue. Il est indispensable de protéger les données à caractère personnel parce que, ce faisant, nous protégeons aussi notre vie privée. Cela signifie que lorsqu’une banque ou une autre entreprise a besoin de vos informations personnelles (nom, prénom, date de naissance, numéro de téléphone, adresse…) pour pouvoir rendre un service, elle peut collecter, traiter et stocker ces informations. En la matière, le Code du numérique impose à la banque (ou tout organisme collecteur de données personnelles, y compris l’Etat) un certain nombre de contraintes dans son livre 5 sur la protection des données à caractère personnel, telles que leur utilisation exclusive à l’objet initial pour lequel elles ont été collectées. Pouvons-nous dire qu’il y a eu des changements en matière de cybersécurité depuis l’adoption du Code du numérique ? Nous avons aujourd’hui une Agence nationale pour la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi). Cette agence créée par le Code du numérique a la responsabilité de veiller à ce que les systèmes informatiques de l’administration soient protégés. Au-delà de l’administration, l’Anssi fait un travail appréciable afin que les systèmes informatiques des entreprises et autres organisations d’intérêt vital soient protégés. Il s’agit des banques, des opérateurs télécoms, des grandes sociétés, etc. Plus nous allons dans le monde du numérique, plus il faut qu’on ait de la protection des réseaux et des données. C’est l’Anssi qui assure cette protection, conformément aux dispositions du Code du numérique. Comment le Code du numérique traite-t-il les questions liées aux réseaux et services de communication électronique? Le livre premier du Code du numérique rassemble l’essentiel des lois qui régissent l’organisation de l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep), l’activité de l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) et les exigences envers les opérateurs de communications électroniques, en particulier en termes de couverture du territoire et de la qualité de service. Dans la définition de sa mission, l’Arcep se positionne comme l’organisme de régulation qui reçoit les plaintes des usagers et qui a le pouvoir de sanctionner les opérateurs ou de leur demander la rectification d’un comportement qui porte préjudice au consommateur. S’il y a des différends, le consommateur doit aller vers l’Arcep et déposer sa plainte. De la même manière, les pouvoirs publics exigent de l’Arcep que la qualité des services livrés par les opérateurs corresponde à ce qui est prescrit dans leur convention de licence. Quid des outils et écrits électroniques ? C’est le livre deuxième qui permet de dire qu’effectivement il y a la possibilité de considérer un document électronique au même titre qu’un document papier, à certaines conditions. Si par exemple on veut se servir d’un document dématérialisé comme preuve devant une juridiction, il faut qu’on puisse s’assurer que ce document électronique a été conservé dans des conditions qui garantissent son intégrité et qu’il n’a pas été modifié. Ensuite, ce livre parle de la signature électronique et de l’horodatage électronique. Avec le développement de la signature électronique, il y aura la possibilité d’apposer une signature qui ne ressemble pas à notre belle signature manuscrite, mais qui est simplement un code sécurisé, résultat d’un cryptage. Du coup, le document que j’ai signé électroniquement, a la même valeur que le document que j’aurais signé de manière manuscrite. Aujourd’hui, nous utilisons des outils bureautiques pour saisir des textes. Ensuite nous imprimons ces documents pour les signer à la main avant de les scanner. La signature électronique nous permet de supprimer ces étapes « retour au papier » qui consistent à imprimer puis scanner après signature. Elle permettra également de diminuer la quantité de papier consommée et d’augmenter la productivité et l’efficacité de l’administration publique. Que signifient « services de confiance en l’économie numérique » et quelles sont les principales dispositions du Code du numérique en la matière ? Sous le vocable « services de confiance », le Code du numérique a retenu la signature électronique, le cachet électronique, l’authentification de sites internet, l’archivage électronique et l’horodatage électronique. Pour revenir à l’exemple de la signature électronique, il faudra que nous ayons au Bénin des prestataires de services de confiance en l’économie numérique dont parle le livre 3 du Code, qui permettront aux citoyens et aux entreprises d’en avoir l’usage. Il s’agit des entreprises privées qui permettent aux citoyens d’accéder à ce service. Ces entreprises prestataires sont des tiers de confiance qui garantissent par le cryptage, l’authenticité de la signature électronique. Ces entités ont une responsabilité qui est garantie par l’administration. C’est pour cette raison qu’il est désormais créé au sein du ministère du Numérique et de la Digitalisation, un Organe de contrôle des prestataires de services de confiance numérique, chargé de surveiller et de garantir auprès du public ces services électroniques. Cet organe a pour mission de créer les conditions équitables pour tous les prestataires de services de confiance numérique et de renforcer la confiance des consommateurs lors de l’usage des outils, écrits et transactions électroniques. Cela peut être assimilé au service recommandé de la Poste. Il a confiance en votre signature, parce que la Poste lui dit que c’est effectivement vous qui avez signé. C’est un mécanisme similaire, mais entièrement digitalisé. En quoi le Code du numérique contribuera au développement du commerce électronique au Bénin ? Le Code du numérique fixe des responsabilités en matière de commerce électronique. Dans la situation d’aujourd’hui, lorsque vous achetez par exemple une chemise dans une boutique et que cette dernière ne répond pas à vos attentes, vous pouvez repartir dans la boutique pour la faire changer ou pour être remboursé dans certaines conditions. Avec le Code du numérique, ce mécanisme est appliqué au commerce électronique. Vous avez la possibilité de vous rétracter lorsque vous avez une bonne raison de le faire et vous disposez alors de 14 jours pour le faire. Le marchand a l’obligation de vous rembourser. Dans le Code, le livre sur le commerce électronique prévoit une protection du consommateur pour lui donner confiance qu’il peut effectivement acheter sur les plateformes de commerce électronique et que ce faisant, il est protégé par la loi. De la même manière, le marchand ou le producteur qui est sur la plateforme de commerce électronique a des droits et des obligations. En bref, le Code du numérique définit des droits et des obligations qui constituent un socle pour le développement du commerce électronique qui, j’en suis sûr, va désormais se développer rapidement au Bénin. Quel commentaire vous inspirent les différentes réactions défavorables au Code du numérique ? La partie législative du Code est constituée de 647 articles. Mais vous parlez certainement du seul article qui a suscité des commentaires [article 550, ndlr]. En réalité, les réactions que nous enregistrons sur le Code ne se limitent pas à un article. Il y a des réactions extrêmement positives en particulier à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur du pays. Notre Code fait des émules. Certains pays nous demandent comment nous l’avons élaboré. Cependant, le point que vous soulignez concerne la diffamation ou le harcèlement par le biais d’outils numériques. Nous avions déjà ce type de loi auparavant, sauf qu’elle ne semblait pas s’appliquer dans un contexte numérique, lors de l’utilisation de réseaux sociaux, par exemple. Sur les réseaux sociaux, n’importe qui pouvait décider d’écrire et de raconter n’importe quoi, sans risquer des poursuites judiciaires, même si les propos étaient diffamatoires. Le Code a permis ce changement : transposer dans la sphère numérique ce qui existe déjà. En principe, la loi ne permet pas d’envoyer un support papier pour vous insulter impunément. Vous auriez le droit d’aller en justice. De la même manière, on ne peut pas vous envoyer un e-mail, publier un message sur les réseaux sociaux, donc à la terre entière en vous insultant. Là aussi, vous avez le droit d’aller en justice et de demander une réparation. Donc, la finalité du Code du numérique, à l’instar des autres lois, est d’organiser la société et de protéger les citoyens. Le Code du numérique n’a pas été élaboré dans le but d’embêter indûment qui que ce soit. Que faire pour permettre aux Béninois d’adopter ce Code du numérique ? Le Code du numérique a permis d’importantes avancées pour les Béninois. Il a par exemple permis la mise en œuvre du portail national des services publics « service-public.bj » où tout citoyen peut retirer son certificat de nationalité, son casier judiciaire ou d’autres documents en ligne. Il n’y a pas de désamour entre le Béninois et le Code du numérique. C’est un arsenal juridique mis en place pour les protéger et pour permettre la simplification de leur vie par l’utilisation des outils numériques. Comme l’illustre la rapidité d’adoption du téléphone portable et des réseaux sociaux, ces outils ne vont pas nous attendre avant de faire partie de notre vie quotidienne. Il est donc important de légiférer pour définir les droits et les obligations des acteurs de ce secteur, et ce faisant, permettre un développement harmonieux de notre société qui sera de plus en plus numérique. Société 09 déc. 2020


2e journée du tournoi de l’Ufoa B U20-Can 2021: Le Bénin se débarrasse du Togo et se relance
Les Ecureuils juniors du Bénin se sont imposés aux Eperviers juniors du Togo par le score de 2-0, ce mardi 8 décembre au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, lors de la deuxième journée du tournoi de l’Ufoa B U20. Avec ce succès, le Bénin garde intactes ses chances de qualification pour le prochain tour. Vainqueurs des Eperviers juniors par le score de 2-0, lors de la deuxième journée dans le groupe A du tournoi de l’Ufoa B U20, mardi 8 décembre au stade Charles de Gaulle, les Ecureuils juniors se relancent dans la compétition. Avec comme objectif de remporter ce match, les jeunes béninois sont allés très vite à l’assaut des buts adverses. Dès la première minute de jeu, Charbel Gomez retrouve Saliou Allabani sur le côté droit de l’attaque béninoise. Il offre la balle de l'ouverture du score à Ishola Olaïtan mais ce dernier manque sa frappe. Les Béninois prennent le contrôle de la partie dominant leurs adversaires dans tous les compartiments du jeu. A la 7e minute, bien servi sur le côté droit, Tadjou Sakibou retrouve Saliou Allabani qui rate la balle au point de penalty. Avec la pression des Béninois, il faut attendre la 8e minute pour voir la première incursion togolaise dans le camp des Écureuils juniors. Face à cette menace, le gardien béninois Abiola Katchion sort la grande classe pour repousser le danger en sortant la balle de la tête. Les Ecureuils juniors ne baisseront pas pour autant la garde. La pression des attaquants du Bénin va occasionner la blessure du défenseur togolais Koffi Agbétogon à la 11e minute. Remuant sur toutes les balles, Charbel Gomez va profiter d’une passe d’Ishola Olaïtan pour ouvrir le score pour le Bénin à la 15e minute de jeu. A 1-0, les jeunes Ecureuils vont s’organiser davantage en défense en poussant les attaquants togolais au hors-jeu. Les minutes qui vont suivre vont paraître plus difficiles pour les jeunes Eperviers qui vont multiplier les fautes sur les joueurs du Bénin. En témoignent les cartons jaunes écopés par Kofi Holété et Abdoul-Halimou Sama respectivement aux 25e et 27e minutes suite à des charges irrégulières sur Ishola Olaïtan et Saliou Allabani. Les Eperviers juniors vont se faire découvrir jusqu’à encaisser le second but à la 29e minute de jeu. Charbel Gomez récupère une balle sur le côté droit de la défense béninoise, passe les défenseurs Togolais, trompe le gardien Aklesso Kpemin pour s’offrir le doublé de la soirée. Menés, les Togolais vont tenter de réagir. Ils vont bénéficier d’un coup franc à la 36e minute mais c’est sans compter avec la défense béninoise présente sur sa dernière ligne. Les Ecureuils juniors vont s’offrir la dernière occasion de la première mi-temps. A la 44e minute, Ishola Olaïtan profite de la passivité de la défense togolaise, entre dans la surface de réparation, fait un centre à Allabani qui rate la balle du 3-0. A 2-0, le juge central, le Ghanéen Kwame Benjamin Sefah va renvoyer les deux formations aux vestiaires. Le Bénin conserve son avantage ! A la reprise, les Béninois vont reprendre la situation en main avec le trio Charbel Gomez, Saliou Allabani et Ishola Olaïtan qui va maintenir la pression sur les buts togolais. A la 46e minute comme à la 49e minute, Ishola Olaïtan sollicité par Charbel Gomez rate l'opportunité de tuer le match. La fatigue va gagner les rangs des Béninois et les Togolais vont se montrer dangereux avec deux corners coup sur coup aux 51e et 53e minutes. Très entreprenant dans le jeu, le capitaine togolais, Thibault Klidjè va créer des soucis à la défense béninoise en enchaînant des incursions sur le côté droit. Blessé en cours de jeu, Koladé Yabi va céder sa place à Pacôme Ahandin à la 56e minute. Le Togo manque l'occasion de réduire le score alors que la défense béninoise était passive sur une attaque des Eperviers juniors à la 59e minute. Mathias Déguénon va apporter du sang neuf à l’équipe béninoise. Farid Edou va prendre la place de Tadjou Sakibou à la 69e minute tandis que du côté du Togo, Essohaman Lokou va entrer en lieu et place d’Enzo Dovlo. En dépit de ces changements, le jeu va baisser d’intensité et les Béninois vont défendre leur avantage pendant les dernières minutes du match. Le dernier quart d'heure a été âprement disputé entre les deux équipes avec plusieurs actions offensives togolaises enrayées par Taminou Ouorou et Charlemagne Azongnitodé dans l’axe de la défense béninoise. Le Bénin va enregistrer la sortie sur blessure de son gardien de but à la 89e minute. Abiola Katchion va laisser sa place à Loukmane Farou Moussa qui va gérer les dernières minutes du match. Le Bénin réussit à conserver son avance. Il remporte ses trois premiers points dans la compétition. Il jouera sa qualification pour le prochain tour contre le Burkina-Faso, vendredi 11 décembre prochain. -------------------------- Composition des équipes --------------------------------- Bénin : Katchion (Loukmane 89’)-Sakibou (Edou 67’) -Ouorou - Hassane - Ibrahim – Yabi (Ahandin 56)’- Ahouangbo - Olaïtan-Azongnitodé (j) -Allabani- Gomez Togo : Kpemin-Agbétogon-Holété (j) (Alarou 24’) Djibrila 83’ -Doké Josué -Doké - Karim –Dovlo (Lokou 69’) - Bitako -HakimouSama (j) -Wetchire- Ekoue Sports 09 déc. 2020


6e revue annuelle des réformes et programmes de l’Uemoa: 9 projets et 116 textes en examen
La sixième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’Uemoa pour le compte du Bénin s’est ouvert, ce lundi 7 décembre à Cotonou. L’évaluation permettra de s’assurer du respect des normes et engagements fixés et de s’enquérir des fruits du processus d’intégration au profit des populations. Neuf programmes et projets et 116 textes communautaires sont en évaluation à l’occasion de la sixième édition de la Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour le compte du Bénin. Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, a procédé hier au lancement des travaux qui se déroulent du 7 au 11 décembre, par visioconférence en raison de la pandémie de Covid-19, entre Cotonou et Ouagadougou, siège de l’Union. « Loin d’être une formalité, cette revue technique vise à faire le point exhaustif de mise en œuvre des actes communautaires dans les différents secteurs et évaluer toutes les diligences précédemment accomplies pour améliorer le score national et par ricochet augmenter le niveau de performance du Bénin », souligne M. Orou Takou. Elle permet « de booster la transposition et l’application des textes en difficultés, et d’accélérer l’exécution des projets et programmes en retard », selon Yawovi Batchassi, représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin. La revue fait suite à plusieurs rencontres d’échanges, notamment un atelier régional préparatoire tenu les 13 et 14 octobre derniers par visioconférence et un atelier national d’auto-évaluation, les 9 et 10 novembre à Cotonou. Au cours des trois dernières années, le Bénin s’est illustré comme le pays de l’Union ayant réalisé le plus grand bond, avec un taux moyen de 75 % dans la mise en œuvre des réformes communautaires, selon la Cellule de suivi de l’intégration régionale qui conduit les travaux de la revue. Le score national lors de l’édition 2019 est de 77 % contre 80 % un an plus tôt. Le taux moyen d’exécution physique et financière des projets et programmes est chiffré à 70 % avec un indice de performance de 49 %. Pérennité Les conclusions de la revue seront analysées lors de la revue politique afin de donner un coup d’accélérateur au processus d’intégration régionale.Un mémorandum de l’édition 2020 prenant en compte les nouvelles recommandations, sera et adopté et signé, après analyse de l’état de mise en œuvre de celles issues de la revue précédente. Les directives, protocoles, règlements et décisions de l’Union portent, entre autres, sur la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les modalités y afférentes à savoir la fiscalité, l’union douanière, la concurrence, le régime préférentiel communautaire, la libre circulation. Les réformes sectorielles touchent les télécommunications, l’agriculture, l’environnement, les mines, les transports, le développement humain et social, l’artisanat. Instituée par Acte additionnel n°05/2013/Cceg/Uemoa du 24 octobre 2013, la revue annuelle permet d’anticiper les facteurs pouvant constituer un goulot d’étranglement ou atténuer l’efficacité des réformes et projets au niveau des pays.Les cinq premières revues organisées en 2014, 2015, 2017, 2018 et 2019 ont suscité un engouement et une forte adhésion des Etats membres et ont permis de dynamiser le dispositif national de suivi de la mise en œuvre des textes communautaires, tant sur le plan de leur transposition que de leur application, à en croire M. Batchassi. Economie 08 déc. 2020


Protection côtière à Grand-Popo: Des réalisations d’urgence épargnent Avlo du naufrage
Zone touristique très sollicitée dans le cadre de la fête des religions traditionnelles, le site de Gbèkon à Grand-Popo a été sauvé de l’érosion côtière grâce aux travaux d’urgence réalisés par le gouvernement et la Banque mondiale, à travers le projet d’Investissement, de Résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Bénin). Au-delà de ces réalisations, c’est tout le village d’Avlo, arrondissement de Grand-Popo, qui est épargné des ravages de l’eau et de l’isolement. « Autrefois, l’endroit que vous voyez au loin était de la terre ferme. Nous traversions même parfois le fleuve à pied. Notre concession ainsi que le fétiche consacré aux cérémonies entrant dans le cadre de la fête du Vodoun étaient situés à des kilomètres d’ici. Ils ont été déplacés à cause des dégâts de l’érosion côtière », relate Houénoussi Amoussou Linfin, ménagère, la centaine révolue. Arrière-grand-mère, elle évoque avec douleur les épisodes de l’avancée du fleuve Mono couplée avec l’érosion côtière à Gbèkon, arrondissement d’Avlo à Grand-Popo. Elle et sa famille ont vécu pendant longtemps comme des nomades avant la réalisation des travaux d’urgence de stabilisation de la côte. C’est le niveau d’avancement du fleuve Mono qui a de tout temps déterminé leur migration au fil des années. « Depuis son emplacement initial, le fétiche nous a toujours accompagnés dans les cérémonies traditionnelles jusqu’à ce que l’endroit soit baptisé ‘’La Place du 10 janvier’’. Depuis lors, les autorités nous consultent à chaque fois pour recenser nos besoins. Vu l’importance du site et au regard de l’avancée du fleuve, il a été déplacé de son endroit initial pour être érigé ici », raconte la vieille mère. Selon Moussa Bio Djara, géomorphologue, spécialiste en aménagement des espaces littoraux, « la dynamique hydro-sédimentaire qui prévaut sur le site de Gbèkon a entrainé une érosion fluviale sévère de la berge sud du fleuve Mono suivant le sens de la concavité, compte tenu des aléas climatiques ». Ce phénomène s’est accentué avec la mobilité de l’embouchure. « Ce qui s’accompagne de violents phénomènes d’érosion de la berge détruisant littéralement les plages, les villages entiers ainsi que les infrastructures tant routières que sociocommunautaires. En somme, le long de la langue de terre était sur le point d’être pris au piège dans cet endroit de l’arrondissement qui compte pourtant neuf villages », développe-t-il. Sérénité retrouvée Attendues pour août-septembre 2019, la saison de crue du fleuve Mono et la montée des eaux marines devraient occasionner une rupture de la langue de terre sur le site de Gbèkon, qui réunit souvent la communauté vaudou lors de la fête des religions traditionnelles. Le point critique étant atteint, il fallait parer au plus pressé. Si le village d’Avlo et son fétiche ont retrouvé leur sérénité aujourd’hui, c’est grâce à l’importante intervention du gouvernement à travers le Projet d’Investissement, de Résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Bénin), financé par la Banque mondiale. Autrement, ces populations Xwla courent de grands risques : création d’une île dans cet arrondissement de Grand-Popo, disparition de cocotiers et plusieurs villages et bureaux d’arrondissement coupés du monde…. Evalués à 420 millions de F Cfa, ces travaux d’urgence qui précèdent les travaux confortatifs d’aménagement et de stabilisation de cette berge sud du fleuve Mono ont permis d’éviter une nouvelle embouchure et de faire un apport de sédiments afin d’avoir une berge reconstituée ainsi qu’un espace entre la berge fluviale et une distance de sécurité entre la lagune côtière et l’océan. « Ces travaux ont permis de reconstituer des profils des plages sur la place du 10 janvier et de gagner une berge reconstituée sur près de 150 m », apprécie Moussa Bio Djara, géomorphologue, spécialiste en aménagement des espaces littoraux. Les populations, principales bénéficiaires de ces travaux en apprécient la portée. « Nous sommes ravis que les autorités nous aient aidées à réduire les dégâts de l’érosion côtière. Si l’avancée du fleuve n’était pas maîtrisée, ça poserait d’énormes soucis pour ceux qui exploitent le site lors des cérémonies entrant dans le cadre de la fête des religions endogènes. Nous souhaiterons que les travaux effectués puissent durer dans le temps afin que l’eau ne ravage pas tout sur son passage », espère Houénoussi Amoussou Linfin. L’un de ses fils, Robert Amoussou Linfin, pêcheur, âgé de 75 ans, a vécu lui aussi, les affres de l’érosion côtière depuis son plus jeune âge. C’est tout émerveillé qu’il accueille les travaux d’urgence réalisés sur le site : « Le travail que les gens ont effectué ici est appréciable. Sans ça, notre maison serait déjà peut-être sous l’eau ». Maîtriser l’avancée de la mer Il est prévu des digues de protection sur le site pour maîtriser l’avancée de la mer. Des palétuviers et des cocotiers sont installés sur des surfaces autrefois envahies par l’eau, afin de consolider le sol de la berge reconstituée et de protéger plusieurs maisons et infrastructures des dégâts de l’eau. L’arrosage, l’entretien et la surveillance du site sont confiés à des agents recrutés à cet effet. Très sensible du point de vue environnemental et riche sur le plan patrimonial, la Place du 10 janvier est stratégique pour le développement économique de la côte ouest du Bénin. Evrard Kinkpa, quadragénaire et l’un des gardiens traditionnels du site, exprime sa joie d’assister aux travaux d’urgence. « Heureusement pour notre village qui assistait, la mort dans l’âme, à la disparition de cette place qui lui sert d’espace de manifestations culturelles, cultuelles et traditionnelles », se réjouit-il. Melchior Kouchadé, spécialiste en sauvegarde environnementale à l’Unité de gestion intégrée des projets (Uigp), rassure que ces travaux d’urgence de stabilisation de la berge sud du fleuve Mono respectent les normes environnementales. En attendant les réalisations définitives, il ne reste qu’aux populations riveraines de prendre conscience de l’enjeu en veillant au respect des règles liées aux travaux d’urgence. Environnement 08 déc. 2020


Mécanisation agricole: Le Bénin valide sa stratégie nationale
La Stratégie nationale de mécanisation agricole a été soumise aux experts du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (Maep) avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). C’est dans le cadre de sa validation au cours d’un atelier technique à Cotonou, au cours de la période du 26 au 27 novembre. Elle vise le développement du secteur agricole. Le Bénin s’est doté de sa Stratégie nationale de mécanisation agricole. La validation de ce document qui amorce une nouvelle ère de développement du secteur agricole a eu lieu au cours d’un atelier technique tenu à Cotonou du 26 au 27 novembre dernier, grâce à l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Cette nouvelle stratégie nationale de mécanisation agricole soumise à l’appréciation des experts, à en croire Jean Adanguidi, chargé de programme à la Fao au Bénin, contribuera à terme, à relever des défis de la promotion de la mécanisation des activités de production végétale, animale et halieutique, celles de recherche-développement et des nouvelles technologies de mécanisation, de transformation des produits agricoles, du renforcement des capacités d’intervention des structures de l’État en charge de la mécanisation agricole et de la promotion des mesures d’accompagnement pour le développement de la mécanisation. La stratégie, poursuit-il, décline les différentes actions à mettre en œuvre, pour le développement de la mécanisation agricole au Bénin. Les participants à l’atelier technique ont, selon ses dires, procédé à une analyse critique des grandes options contenues dans le plan stratégique en conformité avec les priorités sectorielles et nationales traduites respectivement dans le plan stratégique de développement du secteur agricole et le programme d’action du gouvernement. C’est à raison que le gouvernement du Bénin a sollicité l’assistance technique et financière de la Fao pour actualiser sa stratégie nationale de mécanisation agricole élaborée en 2005, toujours avec l’appui de l’institution. Pour sa part, Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (Maep), représentant le ministre, a souligné que la nécessité de doter le secteur agricole d’un document de stratégie nationale de mécanisation se justifie au regard des ambitions du gouvernement et de sa volonté de faire de l’agriculture un secteur d’investissement massif. Selon ses explications, le document est le fruit d’un long processus participatif et inclusif sous la facilitation d’un groupe de consultants national et international. « La tâche est délicate, mais le parterre de compétences ici réunies me rassure quant à l’atteinte convenable des objectifs du présent atelier. Je vous exhorte à amender ce document pour que les produits qui sortiront à l’issue de l’atelier soient de très bonne facture », a fait savoir Innocent Togla, secrétaire général adjoint du Maep. Le secteur agricole du Bénin retrouve ainsi une nouvelle orientation pour son développement. Economie 08 déc. 2020


2e session de la Commission nationale pour l'emploi:Le guichet unique de promotion de l'emploi se précise
Les réflexions se poursuivent pour la mise en place du guichet unique de promotion de l'emploi, une réforme visant à offrir une interface unique et une réponse satisfaisante aux questions d'emploi. A l'occasion de la deuxième session de la Commission nationale pour l'emploi qui s'est tenue du 3 au 4 décembre dernier, le sujet a été profondément examiné et les commissaires ont délibéré. Quel modèle de guichet unique de promotion de l'emploi retenir ? Selon la Commission nationale pour l'emploi, le guichet unique intégrateur semble le plus adapté au contexte béninois. C'est un modèle plus soft et plus efficace, qui intègre toutes les structures adressant la question de l'emploi dont l'Agence nationale de promotion de l'emploi, l'Observatoire de l'emploi et de la formation... Cependant, il faudra approfondir, ajuster la réforme, tenir compte de toutes les spécificités à intégrer et anticiper sur les risques. Réforme majeure du dispositif de promotion de l'emploi, le guichet unique de promotion de l'emploi se veut un cadre normatif unique qui permettra de gérer toute la problématique de l'emploi. C'est une réforme instituée par le Programme d'action du gouvernement en son pilier 3 axe 6. Ce guichet unique permettra d'offrir un point d'entrée ou d'accès unique aux services. Cette réforme s'est imposée au regard de certains constats notamment le faible impact et la faible lisibilité des actions de promotion de l'emploi, la superposition des offres et services, le défaut de transparence sur le marché de l'emploi... Il fallait alors restructurer le secteur de l'emploi. C'est dans ce cadre que le guichet unique de promotion de l'emploi a été pensé. Des études menées en la matière, trois formats de guichet unique ont été proposés à la Commission nationale pour l'emploi, en l'occurrence le guichet unique de type répartiteur, le guichet unique de type fédérateur et le guichet unique de type intégrateur. Après analyse, la deuxième session de la Commission nationale pour l'emploi a choisi le modèle intégrateur. Un modèle qui répond d’ailleurs à l’ambition du chef de l’Etat. Partageant la vision du président Patrice Talon avant l'ouverture des débats, le président de la Commission nationale pour l'emploi, Cyrille Gougbédji, affirme : « Le chef de l'État voudrait que l'on arrive à un guichet unique de promotion de l'emploi qui soit un véritable pôle emploi. Et lorsque l'usager s'adresse à ce pôle emploi, il aura toutes les informations et orientations qu'il lui faut. Un véritable service public d'emploi qui soit capable de donner les réponses requises à tout chercheur d'emploi, au travailleur en recherche d'un autre emploi, à l'entrepreneur ou à l'investisseur en quête de données ». A l'en croire, le chef de l'État est conscient de la délicatesse de la réforme du guichet unique mais est déterminé à en faire un modèle de réussite. Par ailleurs, les commissaires, lors des échanges, ont amendé les outils de gestion de la Commission nationale pour l'emploi notamment la vision, la mission et les objectifs de la commission. Il s'en dégage que la Cne a pour vision d'être un creuset de dialogue fonctionnel, crédible, une force d'évaluation de la politique publique en matière de promotion de l'emploi. Il est question de faire de la Cne, un outil de gouvernance, un outil de concertation, d'échanges et d'aide à la décision. Au terme des assises, le président de la Cne a salué la contribution technique de tous les commissaires. Société 07 déc. 2020


Programme spécial d’insertion des jeunes dans l’emploi:Plus de 300 candidats évalués
L’évaluation de la cinquième cohorte des candidats au Programme spécial d’insertion des jeunes dans l’emploi (Psie) s’est déroulée, vendredi 4 décembre dernier à Cotonou, en présence de Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l'Emploi. Au total, 312 jeunes béninois, candidats à l’emploi sont passés devant une vingtaine de jurys composés d’experts qui ont jaugé leurs compétences intellectuelles et techniques. Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi a été l’invité surprise de la phase d’évaluation de la cinquième cohorte des candidats au Programme spécial d’Insertion des jeunes dans l’emploi (Psie), vendredi 4 décembre dernier à Cotonou. Satisfait du bon déroulement de cette phase d’évaluation de 312 candidats pour 45 postes, il a rassuré les candidats de la transparence du programme initié par le gouvernement pour offrir de l’emploi aux jeunes. Pour lui, le gouvernement a pris toutes les dispositions pour que ce programme destiné à recruter des professionnels avec des compétences avérées dans leur secteur et à les mettre à la disposition des entreprises puisse prospérer pour le bonheur des jeunes. La vingtaine de jurys conviés à cette mission est appelée à évaluer les compétences de ces jeunes primo demandeurs d’emploi, a-t-il indiqué, ajoutant que tout le processus est dématérialisé et au nom du principe d’égalité des chances, tout jeune béninois compétent peut bénéficier de ce programme. « Je suis venu rassurer les candidats de la transparence de ce programme. La coordination du Psie n’influence en rien le déroulement du processus »,a-t-il martelé. Pour Modeste Kérékou, le gouvernement a réservé une cagnotte de 6 milliards de Fcfa pour la prise en charge des allocataires (solde et accessoires) de ce programme. « Dans le budget 2021 du ministère en charge des Emplois évalué à plus de 14 milliards de FCfa, le gouvernement a pris en compte les allocataires du Psie »,a-t-il révélé. Charlemagne Lokossou, coordonnateur du Psie, se félicite de la mobilisation des jeunes autour de ce programme. Selon lui, après chaque sélection de dossier, les candidats sont invités à se défendre devant des experts. « Nous sommes aujourd’hui à la 5e cohorte d’évaluation où 312 candidats sont invités pour 45 postes»,a-t-il déclaré. Pour lui, lorsque les entreprises demandent des employés, le Psie se charge de les mettre à leur disposition. « Il arrive parfois d’avoir des postes infructueux, car ce sont les critères fixés par les entreprises que nous prenons en compte »,a-t-il ajouté. Beaucoup d’innovations ont été apportées à ce programme et le gouvernement espère d’ici la fin de ce mois avoir plus de candidats dans les domaines comme le génie-civil, l'agro-industrie, la logistique, l’action commerciale, la comptabilité et gestion. A noter que 147 jeunes sont déjà mis en relation avec les entreprises et les formalités contractuelles en cours. Société 07 déc. 2020


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