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Nouvelles

Point de presse du Conseil des ministres: Les effectifs de la Fonction publique seront audités

In extenso, la substance du point de presse, suite au Conseil des ministres, fait par le ministre d'Etat Pascal Irénée Koupaki

Le président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement, a présidé la séance hebdomadaire du Conseil des ministres qui a eu lieu ce mercredi 11 janvier 2017.

Au nombre des questions examinées, j’ai relevé dix à votre attention.

1. Recensement des occasionnels, éducateurs, éducatrices et communautaires recrutés par les communautés et autres structures de l’Etat servant le système éducatif béninois depuis 2007 et années antérieures et restés aux postes jusqu’en 2016.
En 2006, le Gouvernement avait décidé de faire procéder au reversement, en agents contractuels de l’Etat, les agents dits occasionnels (occasionnels des structures centrales et déconcentrées, éducateurs, éducatrices, communautaires).
Des irrégularités ont jalonné le processus de reversement et cette opération peine à prendre fin, en raison de cas non encore pris en compte.
C’est pourquoi le Conseil a autorisé le recensement sur toute l’étendue du territoire et ce, à partir des circonscriptions scolaires, des occasionnels, des éducateurs, éducatrices et communautaires recrutés par les communautés à la base, qui servent le système éducatif béninois depuis 2007 et années antérieures et qui sont restés aux postes jusqu’en 2016.

2- Situation des agents occasionnels et autres reversés dans la Fonction publique en qualité d’agents contractuels de l’Etat.

En marge des lois et règlements fixant les modalités d’intégration dans la Fonction publique, le Gouvernement avait procédé à partir de 2006 au reversement en qualité d’agents contractuels de l’Etat, des catégories ci-après de personnes: enseignants communautaires, contractuels locaux recensés et
reconnus par l’Etat, agents "mesures sociales", agents contractuels des budgets-programmes, agents payés sur recettes hors budget, agents recrutés par les partenaires au développement, occasionnels payés sur les fonds spéciaux de juridictions ; agents "financements communautaires", agents contractuels payés sur les projets, les stagiaires restés au service de l’administration au terme de leur période de stage de pré-insertion professionnelle et qui ont été redéployés.
Des missions de vérification des conditions de reversement ont relevé les dysfonctionnements avec de faux diplômes, faux certificats, des discordances de date d’une pièce à l’autre.
Ces dérapages ont fait porter l’effectif global des agents reversés à 35.000 au lieu d’une estimation initiale de 8.000.
Ces dérapages ont fait significativement augmenter la masse salariale, dont l’évolution s’est décrochée de celle des recettes fiscales.
Dans le cadre de l’amélioration de la qualité de la gouvernance administrative et du renforcement des capacités de notre administration, le Conseil a décidé de faire faire le suivi-évaluation de l’opération de reversement, en vue de clôturer définitivement cette opération qui aurait dû prendre fin il y a neuf ans, c’est-à-dire en décembre 2007.

3- Audit des effectifs de la Fonction Publique
L’effectif de la Fonction publique s’est accru de 40.500 agents en 2005 à 73.000 agents en décembre 2015, notamment par l’effet des reversements en qualité d’agents contractuels de l’Etat de plus de 30.000 personnes sans statut.
Malgré cette augmentation sensible, l’administration publique continue d’exprimer des besoins sans cesse croissants en personnel. Les besoins cumulés exprimés par 10 ministères pour la période 2016-2019, s’établissent à 110.765 agents à recruter.
Le Conseil considère qu’une connaissance précise et fine des effectifs et compétences des agents de l’Etat est un impératif qui doit être pris en charge.
Il a ainsi décidé de faire réaliser un audit des effectifs de la Fonction publique par un cabinet spécialisé.
Ce cabinet devra proposer des approches de solutions permettant le redéploiement des agents, le renforcement de l’employabilité des agents dans de nouvelles structures d’accueil, une meilleure adéquation profil-poste.
La finalité de cet audit est d’asseoir une véritable gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences.

4- Campagne de vaccination contre la méningite dans certaines communes
Notre pays qui se situe dans la ceinture méningitique au sein de la sous-région, doit organiser dans les meilleurs délais, la vaccination des populations exposées dans les communes de Boukombé, Cobly, Matéri, Kérou, Tanguiéta et Ouaké.
Le Conseil a instruit le ministre de l’Economie et des Finances à l’effet de débloquer le montant de 3,7 milliards pour l’achat de vaccins – solvants -consommables médicaux ; et le ministre de la Santé, d’organiser la campagne de vaccination de masse contre la méningite dans les communes concernées.
Le Conseil a, par ailleurs, instruit le ministre de la Santé pour proposer de nouvelles dispositions en matière de commandes de médicaments dans un rapport qualité-prix qui renforce la gouvernance dans ce secteur sensible pour le mieux-être des populations.

5- Plan d’urgence de sécurisation pour la sauvegarde de la réserve de biosphère de la Pendjari pendant la saison touristique 2017

Le Gouvernement avait autorisé des opérations spéciales de sécurisation dans les parcs nationaux de la Pendjari, du W et des zones cynégétiques attenantes.
Cette mission avait été assurée par les forces de sécurité et de défense nationales, en mai-juin 2016 et au cours du second semestre 2016.
Après évaluation des résultats obtenus et au regard de l’ambition que nourrit le Gouvernement pour intégrer cette réserve transfrontalière de la biosphère dans le système productif national, le Conseil a décidé d’adopter une nouvelle approche, celle d’affermage.
L’approche d’affermage est proposée par African Parks Network, une ONG de conservation et de renom en Afrique. Elle a une solide expérience dans plusieurs parcs animaliers africains et est en mesure d’instaurer une gestion plus efficace de la réserve de biosphère de la Pendjari.
A partir de février 2017, il y aura une reprise en main progressive des hommes en charge de la surveillance du Parc pour le contrôle des zones-clefs du Complexe Pendjari.
Un contrat de partenariat sera conclu avec African Parks Network, en relation avec l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement Touristique (ANPT), la Direction du Parc, le CENAGREF et les autres partenaires.
Ce partenariat permettra :
- de mettre fin à l’utilisation anarchique des ressources de la Pendjari ;
- d’obtenir l’appui et l’implication des communautés et des autorités locales ;
- de rendre opérationnelles deux brigades spécialisées dans la lutte contre les exploitations illicites des ressources du Parc ;
- d’établir un système de renseignement et de suivi judiciaire ;
- et d’améliorer la gouvernance dans la gestion du Parc.

6- Projet de propreté et de sécurisation des plages du Bénin

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a fait un compte rendu de la campagne nationale de salubrité et de sécurisation des plages du littoral béninois depuis Sèmè-Kraké (frontière du Nigeria) jusqu’à Hillacondji (frontière du Togo).
Les résultats probants obtenus ont conduit le Conseil à instruire les ministres concernés pour la mise en œuvre de la phase de pérennisation de cette activité en vue de sécuriser les plages et de les maintenir en état de propreté permanente.
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement et le ministre de l’Economie et des Finances ont été autorisés à inscrire au titre de l’année 2017 sur la liste du PIP, le projet de propreté et de sécurisation des plages du littoral béninois, avec un volet information, éducation, et communication des populations sur les éco gestes à adopter au niveau des plages.

7- Résiliation du contrat de délégation des activités aéronautiques nationales et mise en concession de la gestion des aérodromes du Bénin

En décembre 2011, le Gouvernement a confié à l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), la gestion des activités aéronautiques nationales pour une durée de deux ans renouvelable par tacite reconduction.
Cette mission s’inscrit dans le cadre d’un contrat de délégation. Les résultats attendus ne sont pas atteints.
Le ministre chargé des Transports avait notifié le 3 juillet 2013 à l’Asecna, le non renouvellement du contrat.
Nonobstant cette notification, un avenant a été signé le 4 avril 2016, en violation des termes de la lettre du 3 juillet 2013, pour une nouvelle période de 5 ans à compter du 1er janvier 2017.
Le ministre des Infrastructures et des Transports, a réaffirmé à l’Asecna, dont le coeur de métier est la sécurité de la navigation aérienne, dans une lettre du 29 juillet 2016, la volonté du Gouvernement de mettre un terme au contrat de délégation des activités aéronautiques nationales du Bénin.
La gestion des aérogares et installations commerciales, la gestion technique et l’entretien des installations aéroportuaires, la gestion et l’entretien des aérodromes secondaires devront être confiées à des structures qui en ont l’expertise et l’expérience.
Le Conseil a ainsi pris trois décisions.
- Il a autorisé la résiliation du contrat de délégation de gestion des activités aéronautiques nationales entre le Gouvernement et l’Asecna.
- Il a autorisé la mise en concession de la gestion des aérodromes appartenant à l’Etat béninois.
- Le Conseil a autorisé le ministre des Infrastructures et des Transports à mettre en œuvre une procédure de sélection d’un Concessionnaire.

8- Etat du lac Ahémé, du lac Nokoué et de la lagune de Porto-Novo

La poussée démographique aux abords de lac Ahémé, du lac Nokoué et de la lagune de Porto-Novo se traduit par une surexploitation des plans d’eau avec l’utilisation anarchique des engins et méthodes prohibés de pêche.
La pollution des plans d’eau et leur encombrement, la destruction des mangroves empêchent le développement des poissons et crevettes notamment.
Le Gouvernement envisage de prendre des mesures particulières pour favoriser une meilleure restauration des pêcheries.
Le Conseil a pris un décret portant création, composition, attributions et fonctionnement de la commission chargée de proposer des mesures d’assainissement et de réhabilitation du lac Ahémé, du lac Nokoué et de la lagune de Porto-Novo. La Commission déposera son rapport dans un mois.

9- Suivi de la réforme du cadre institutionnel du secteur de l’agriculture

Dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du secteur agricole, il est prévu que certaines structures seront liquidées et leurs activités intégrées aux nouvelles structures en création.
C’est dans ce cadre que le Conseil a pris le décret portant nomination de liquidateurs de l’Office national d’appui à la sécurité alimentaire (Onasa), de l’Office national de stabilisation et de soutien des prix des revenus agricoles (ONS), de la Centrale d’achat des Intrants agricoles (CAIA-SA), de la Société nationale de Promotion agricole (Sonapra), de l’Agence de promotion des aménagements hydro-agricoles (APAHSA), de l’Agence de développement de la mécanisation agricole (ADMA -SA) et des six Carder (Centres d’action régionale pour le développement rural).

10- Mesures individuelles

A la suite d’évènements récents qui se sont produits à Abomey, entre des citoyens béninois, et après analyse des défaillances professionnelles graves constatées au niveau de certains agents de l’administration de la sécurité intérieure, le Conseil a décidé de relever les deux agents ci-après de leurs fonctions et de les décrocher pour six mois : il s’agit du Commissaire central de la ville d’Abomey et du Commandant de la Compagnie de gendarmerie de la ville d’Abomey.
Par ailleurs, le Gouvernement tient à faire observer que le principe de la laïcité suppose le respect mutuel des confessions religieuses.
Enfin, le Conseil a décidé de relever de ses fonctions le directeur général adjoint des Douanes et Droits indirects?

Actualités 12 janv. 2017


Atelier de validation du Cadre national Ecoagris (CNE) Bénin: Renforcer le système d’information agricole

Les acteurs du monde agricole au Bénin ont tenu lundi 9 janvier dernier à Cotonou, un atelier de validation portant sur le renforcement du système d’information national et international sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans l’espace Cedeao.

L’atelier sur le renforcement du système d’information du Cadre national Ecoagris (CNE) vise à garantir non seulement l’appropriation dudit système mais aussi et surtout permettre son fonctionnement dans tous les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à travers le projet Ecoagris. Ce projet constitue une plate-forme mise en place par les différents acteurs et institutions partenaires du secteur agricole pour promouvoir la sécurité alimentaire dans les dix-sept pays membres de la communauté. 

Après la première phase pilote d’Ecoagris d’octobre 2010 à août 2013, financée par l’Union européenne et mise en œuvre par le programme de facilité Alimentaire UE-Fida-Cedeao, l’atelier du lundi dernier s’inscrivait dans le cadre du lancement de la deuxième phase pilote du projet (2015-2019) dite phase d’extension également financée par l’Union européenne. Les participants ont eu pour tâches spécifiques d’élaborer un aperçu du projet Ecoagris, de présenter les instances membres du comité national, de définir l’orientation générale de ses activités et un plan de travail.
Pour le président du CNE-Bénin, Irénée Bio Aboudou, le fonctionnement d’une structure aussi récente nécessite un appui pour sa mise en place effective et son fonctionnement, d’où l’intérêt de ces assises qui permettent aux uns et aux autres de réfléchir sur l’avenir du système.
La finalité d’Ecoagris est d’amener les décideurs à disposer et utiliser des données et des informations pour des analyses fiables. Lesquelles permettront, entre autres, la formulation et le suivi des politiques et stratégies de développement agricole et de mieux gérer les questions de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest puis de promouvoir les échanges commerciaux de produits agro-alimentaires.

Actualités 11 janv. 2017


Troisième conseil sectoriel sur le dialogue social: Les enseignants indélicats du secondaire visés par des mesures

Les enseignants indélicats du secondaire qui s’adonnent au rançonnement de leurs apprenants sont désormais dans le collimateur de l’autorité de tutelle. Le conseil sectoriel sur le dialogue social du ministère de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle tenu du 3 au 5 janvier dernier à Bohicon s’est, entre autres, penché sur cette question. Des instructions ont été données aux directeurs départements pour relever de leurs fonctions tout enseignant qui se serait rendu coupable de rançonnement sur ses apprenants et contre lequel des preuves seraient réunies.

En dehors de cette question, les assises se sont intéressées au reclassement des ACE, à la reconnaissance des diplômes, au retour en formation des ACE formés en 2012 au Brevet d’aptitude au professorat du secondaire (Bapes) en vue de l’obtention du Certificat d’aptitude au professorat du secondaire (Capes), aux statuts particuliers. Elles ont débattu aussi de la correction des arrêtés concernant les professeurs principaux, les animateurs d’établissement (AE), le redéploiement des nouveaux lauréats des concours, la définition des interlocuteurs entre le cabinet et les directeurs départementaux.
La fin des travaux a été sanctionnée par quelques recommandations. Il s’agit, entre autres, de réactiver et de renforcer la commission de reclassement, de mettre à sa disposition des moyens adéquats, de reconstituer la carrière des enseignants dont les diplômes (académique et professionnel) obtenus après le recensement n’ont pas été pris en compte. Les recommandations portent aussi sur la révision des arrêtés à polémique, l’accélération de la rédaction des avant-projets d’arrêtés d’application des statuts.
Diplômes de Licence et de Master au Bénin: Un examen national pour les obtenir désormais

A compter de cette année académique, l’obtention des diplômes de Licence et de Master au Bénin est désormais subordonnée à un examen national. Dès lors, il n’est plus question que les établissements privés d’enseignement supérieur délivrent ces diplômes à leurs étudiants. Mieux, l’Etat béninois ne cosignera plus ces diplômes avec ces établissements.
Selon le directeur général de l’enseignement supérieur, le professeur Jean-Baptiste Mensah, le critère principal pour passer cet examen national est l’obtention de l’attestation de Licence ou du Master délivrés par les établissements privés à leurs apprenants ayant rempli la condition du nombre de crédits. Cette mesure permet, selon lui, de garantir une formation de qualité aux étudiants. Le Bénin a besoin des ressources humaines bien formées qui pourront mettre leurs compétences au service de son développement.
A. A.

Education 11 janv. 2017


Célébration du vodoun, édition 2016; Athiémé fête dans l’unité, Lokossa en rangs dispersés

Des adeptes et dignitaires du culte vodoun du Mono et du Couffo n’étaient pas en marge de la célébration de ce 10 janvier. Pour le compte de cette édition 2017, quelques localités notamment Athiémé et Lokossa ont affiché un nouveau visage à l’occasion de la fête des religions traditionnelles.

Athiémé, 13h, ce mardi 10 janvier. Des adeptes de Mami, de Thron et d’autres chapelles du vodoun ont pris leur quartier de fête au pied du pont de franchissement du fleuve Mono. C’était sous l’égide d’un comité d’organisation présidé par Bessan Ahougnonsi qui aura réussi à faire échec aux élans de division des années précédentes. Contrairement à l’édition de 2016 par exemple, aucune autre manifestation publique n’était perceptible hier, dans la commune.

Dignitaires, vodounsis, autorités et une foule de curieux ont pris d’assaut la place commune. Une place très colorée et qui a vibré au rythme de zandro, des animations des Mamissi (adeptes de Mami), des démonstrations des adeptes de Thron Sofo d’Avédji puis des Zangbétos suivis des prestations des groupes folkloriques et des chants du fâ. Des prêtres du fâ n’ont pas manqué de faire des consultations en vue de scruter les présages de l’année en cours. Il ressort de leurs manœuvres, que l'année sera favorable et que les mânes des ancêtres bénissent l'unité retrouvée.
Et pour conjurer les mauvais sorts et apaiser les dieux, ils ont immolé un cabri blanc puis fait des libations. Tout ceci en communion avec leurs coreligionnaires de la préfecture du Bas-Mono (Togo) spécifiquement des cantons d’Afangna et d’Agomé-Glouzou. Leur chef de délégation, Hounkpè Dadessimè et hounnon Comlan Dadégnon, ancien directeur de cabinet du président de l'Assemblée nationale, ont salué, tour à tour, l’unité retrouvée au sein des dignitaires du vodoun à Athiémé. Pour Hounkpè Dadessimè, ça fait plaisir de voir toutes les chapelles célébrer ensemble vodoun, culte d'amour, à Athiémé. Cette unité retrouvée, plaide Comlan Dadégnon, doit s'accompagner de la restauration de la fonction protectrice de vodoun qui s’accommode mal de la surenchère.
« Vodoun n'est pas destiné à tuer et nous ne devons non plus laisser les politiciens nous diviser», a-t-il clamé.

Lokossa en rangs dispersés

Dans la cité des Kotafons aussi, la donne a changé mais dans le sens négatif. Beaucoup de dignitaires voire des arrondissements entiers ont refusé, contrairement à l’ambiance de 2016, de s’associer aux manifestations de la Place de l’indépendance. Une place censée être le lieu officiel au plan communal. Parmi les dissidents, il y a notamment Ouèdème-Adja et Houin. Deux arrondissements habitués à convoyer d’importants groupes d’adeptes au chef-lieu de la commune pour faire prévaloir l’esprit de discipline et d’union au sein des religions endogènes à Lokossa. En cause, selon quelques indiscrétions, la qualité de gestion des fonds dédiés aux éditions précédentes de la fête et surtout la difficulté à boucler, cette fois-ci, le budget des manifestations à travers des souscriptions propres.
Hier donc, les différentes chapelles de Ouèdème-Adja sont restées sur leur terre et ont célébré la fête à l’école primaire publique groupe A autour de Tossou Azonhoubo Bagnonsi, prêtre du vodoun Sakpata. Ceux de Houin, inscrits dans la même logique, ont choisi la forêt sacrée de leur localité pour faire des libations présidées par Sozèhouè Tchannoukin Koutougbo.
Toutefois, Koutougbo Missihou et ses groupes n’ont pas manqué d’égayer les populations ayant effectué le déplacement de la place de l’Indépendance dans la ville de Lokossa. En moins d'une heure d'horloge, toutes les étapes de la cérémonie ont été accomplies, signe d'une certaine morosité que Koutougbo Missihou a mis sur le compte de l'absence des subventions publiques.
Du côté du Couffo, le prêtre Gogoué Mèdjiko du vodoun Dan et un collège de dignitaires du département ont, eux-aussi, honoré les religions ancestrales. Selon quelques témoignages, ces dignitaires et adeptes ont surpassé leurs clivages en optant pour une célébration conjointe qui s’est déroulée sur la place publique d’Aplahoué, chef-lieu du Couffo?

Actualités 11 janv. 2017


Fête des religions endogènes: Une célébration en rangs dispersés à Parakou

Le Bénin a célébré, hier mardi 10 janvier, la 22e édition de la fête des religions endogènes communément appelée "fête du Vodoun". Quand bien même les manifestations officielles ont eu lieu à Allada, Parakou à l’instar des autres localités du pays n’est pas restée en marge de la célébration. C’est en rangs dispersés que les dignitaires et les adeptes des différentes divinités ou cultes Vodoun ont vécu cette fête qui se veut pourtant un grand moment de prières et d’adorations.

Le Vodoun était à l’honneur, hier mardi 10 janvier, sur toute l’étendue du territoire national. A l’occasion, les différentes divinités ont eu droit à des sacrifices et autres offrandes, comme le recommande le rituel qui leur est dévolue, par leurs adeptes et initiés, en signe de la foi qu’ils leur vouent.Cette célébration a été officiellement instituée en 1995, pour promouvoir la laïcité du Bénin, valoriser et donner davantage de visibilité aux religions endogènes qui reflètent son identité.

A Parakou, une ville fortement islamisée, la 22e édition de la fête des religions endogènes célébrée, hier mardi 10 janvier, n’a pas connu un grand engouement. Au-delà du souci de sacrifier à la tradition, les dignitaires et les adeptes de chaque divinité ont voulu, chacun de son côté ou dans son couvent, remplir tout simplement une formalité. En témoigne la division dans laquelle les festivités se sont déroulées à divers endroits de la ville.
En dépit de la morosité qui sévit, Alexis Botchi, secrétaire général du couvent Sounko Zangnanlan d’Allaga et ses adeptes étaient sur le terrain Cheminot, aux côtés de leurs collègues d’autres divinités comme les Abikou, Oro et Egun-gun. « Nous n’avons pas attendu l’aide du gouvernement. Entre couvents, nous nous sommes cotisés pour pouvoir réunir tout ce qu’il faut, comme les cabris, les poulets et autres ingrédients, pour les libations et sacrifices. Après, chacun rejoindra son couvent pour la suite des festivités », a confié Alexis Botchi.
Quant à la congrégation départementale du Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia et son président, Hounnongan Atchékpè Yélian, c’est dans la plus grande simplicité qu’ils ont célébré ce 10 janvier. « Nous avons toujours décrié ce fonds qui a souvent été affecté pour la célébration de l’évènement. Il n’a jamais été utilisé à bon escient. L’année dernière dans le septentrion, ma congrégation n’a reçu que 20 000 F CFA. Qu’est-ce que cette somme peut couvrir ? », s’est plaint Hounnongan Atchékpè Yélian. Déjà la veille à la place où est érigé le temple départemental à Tiangourou, il a procédé à la cérémonie « Zodrandran » avec les adeptes de Thron.
Hier mardi, aussitôt le top donné par ses supérieurs Hounnongan Tchédji et Hounnongan Atchèfon, Hounnongan Aïdo du Thron Kpéto Déka à Okédama a prié pour la paix au Bénin et le monde entier. Assisté de ses fidèles, il a ensuite sacrifié un mouton pour sa divinité. En l’absence de moyens pour se déplacer, il a préféré ne pas quitter son couvent. « Pour le moment, l’appui que le gouvernement a pris l’habitude de nous apporter à l’occasion de la célébration de cette fête, ne nous est pas encore parvenu. J’espère qu’il arrivera après la fête », a laissé entendre Hounnongan Aïdo.
Le chef de la spiritualité des Batumbu à Parakou, Sa majesté Orou Douarou Baranon, a aussi immolé des bêtes à ses fétiches. A Gannon, dans le 3e arrondissement, le cérémonial était le même au couvent du fâ. C’est le prêtre Anasthase Okioh qui l’a officié, en faisant des prières, adorations et sacrifices aux fétiches Ogou et Elègbara?

Actualités 11 janv. 2017


22e édition de la fête des religions endogènes du Bénin : Sous le signe de la tolérance et de la patience dans l’Ouémé

Les adeptes du culte vodoun de l’Ouémé ont célébré le mardi 10 janvier sur leur site départemental de Malanhoui à Adjarra, la fête nationale des religions endogènes avec comme temps fort la consultation de l’oracle. Le signe « Losso » qui en a été révélé appellerait les populations de l’Ouémé à cultiver tout au long de l’année 2017 l’esprit de tolérance et de patience pour la consolidation de la paix dans le département.

La célébration de la 22e édition de la fête nationale des religions endogènes a drainé beaucoup de dignitaires et adeptes du culte vodoun de l’Ouémé. Les autorités politico-administratives départementales ne se sont pas fait aussi conter l’évènement. Il y avait entre autres le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, les maires d’Adjarra et de Porto-Novo ainsi que le député Augustin Ahouanvoèbla, représentant le président de l’Assemblée nationale. 

Pour le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnels et endogènes de l’Ouémé, Bienvenu Agossou Assogba, l'oracle a insisté sur la grande richesse que constitue le vodoun qui n’est pas une émanation diabolique comme le pensent certaines personnes. Il est une puissance redoutable et mystérieuse qui a pour capacité d’intervenir à tout moment dans la société. Il aide à conjurer le mauvais sort. Comme toute religion, le vodoun prône la paix, la tolérance, l’amour du prochain et autres, souligne Bienvenu Agossou Assogba. Malgré l’entrée en Afrique d’autres religions importées, le vodoun de par son caractère polysémique a pu résister dans le temps à toutes les pressions jusqu’à retrouver ses lettres de noblesse en tant que culte ou religion, relève le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnels et endogènes du Bénin. C’est ce qui a d’ailleurs valu son inscription comme patrimoine culturel mondial à l’Unesco. Bienvenu Agossou Assogba exhorte les dignitaires, prêtres, et responsables du culte vodoun à agir avec doigté pour la promotion de ce trésor hérité des ancêtres. Une exhortation partagée par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et son collègue d’Adjarra, Michel Honga. Ils ont demandé aux filles et fils du Bénin à faire une union sacrée autour des valeurs de partage, de paix et de solidarité qu’enseignent les aïeux aux générations actuelles à travers cette célébration. « Nous devons sauvegarder à tout prix cette richesse du patrimoine ancestral, le valoriser et lui donner plus de visibilité dans la mesure où il contribue au développement du secteur touristique », a insisté le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy. Il salue la cohabitation pacifique qui a toujours régné jusqu’ici entre les dignitaires et des différentes divinités du département de l’Ouémé. Le clou de la cérémonie de lancement officiel des manifestations sera la consultation, comme tous les ans, de l’oracle pour voir sous quel signe sera l'année 2017 dans le département de l’Ouémé. La consultation a révélé le signe « Losso » qui recommande surtout, selon les prêtres du Fâ, la patience et la tolérance en toute circonstance. La cérémonie s’est achevée par une réjouissance populaire ponctuée de défilé des différentes divinités présentes parées de leurs plus beaux accoutrements?

Actualités 11 janv. 2017


22e édition de la fête des religions endogènes :Les adeptes glorifient le vodoun à Cotonou

Les manifestations officielles de la célébration de la fête de vodoun se sont déroulées au quartier Zogbo ce mardi 10 janvier, en présence du maire Léhady Soglo. Les chefs traditionnels, les adeptes ont chanté les louanges de leurs divinités respectives. Plusieurs sacrifices ont été consacrés à cette célébration qui est placée sous le signe de la fraternité et de la paix.

C’est une réjouissance populaire qui s’est traduite par des chants, danses et prières hier au quartier Zogbo à Cotonou. Les adeptes des religions endogènes ont fait massivement le déplacement pour ne pas rater la journée consacrée aux manifestations officielles de la célébration du vodoun. C’est une foule immense qui s’est massée sur la place qui a accueilli les manifestations. Hommes, femmes et enfants étaient tous dans l’euphorie. Plusieurs groupes d’animation se sont produits sur la scène installée pour la circonstance. Les adeptes de chaque divinité ont proposé aux autorités municipales des spectacles riches en couleur, le tout dans un ordre préétabli afin de mieux encadrer les manifestants en liesse. Les religions endogènes jouent un rôle important dans l’édification de la paix sociale.

Selon Léhady Soglo, maire de Cotonou, à chaque célébration de la fête du vodoun, le Bénin révèle son identité et ses valeurs traditionnelles aux autres. « Le Bénin envoie au monde entier chaque 10 janvier l’image d’un peuple qui cultive les valeurs de paix, de tolérance, de solidarité et d’unité nationale dans un Etat profondément laïc », affirme-t-il. Le maire souligne l’importance des religions traditionnelles et attire l’attention sur leur rôle dans la société béninoise. « Nos religions endogènes contribuent au même titre que les autres religions à l’harmonie sociale », indique-t-il.
Selon Hounnon Agbohoundji Guendéhou, cette fête est l’occasion pour les adeptes des différentes divinités de manifester leur joie pour le bonheur que procure le vodoun, il recommande l’amour du prochain pour que les divinités apportent davantage du bien aux adeptes. « Nous recommandons aux fidèles d’aimer leurs frères et leurs prochains comme eux-mêmes, comme ça la porte du bonheur va s’ouvrir davantage pour eux», dit-il.
L’une des divinités présentes à cette célébration est le Thron Kpéto Déka Alafia. Cette divinité est un esprit de protection, de paix, de fraternité, de tolérance et d’amour. Son chef traditionnel Houmènou Sourou dit ‘’Ayifa’’ affirme que c’est un esprit qui fait beaucoup de bien et protège l’homme contre les mauvais sorts mais c’est un esprit qui exige le respect de certains principes. « Le Thron fait trop de biens, mais ces fidèles doivent respecter ses principes tels que, l’amour du prochain, la fraternité, la tolérance, la culture de la paix et autres comportements », explique-t-il. Les dignitaires traditionnels ont promis œuvrer pour l’unicité de pensée des adeptes. Ils pensent mettre au service du Bénin les résultats de leurs travaux sur l'unicité obtenue par la sagesse, l’humilité, la paix, l’éthique, la morale et le civisme, tout comportement pouvant concourir à la promotion de la culture souhaitée par les autorités du Bénin. Ils souhaitent organiser dans les prochains jours des séminaires sur ces différents termes afin d'inviter les adeptes à un changement de comportement pour attirer davantage le bonheur dans les foyers.

Actualités 11 janv. 2017


22e édition de la fête des religions endogènes : Réconciliation et révélation à Ouidah

Valoriser et révéler les religions endogènes, les promouvoir et les vendre pour en faire des sources de richesses. C’est désormais la nouvelle orientation à donner aux valeurs que promeut le vodoun. Mais avant, il faut réconcilier la famille des dignitaires. Ouidah, pour le compte de la 22e édition de la fête du 10 janvier, semble montrer le chemin.

Fidèle à elle-même et à sa tradition, la ville de Ouidah s’est parée, belle, mardi 10 janvier pour honorer l’ensemble des divinités du panthéon vodoun. La cité des Kpassè a célébré dans la liesse, la clameur et la ferveur la fête des religions endogènes, sur la plage de la place du Non-retour avec l’unité retrouvée. Pour une première fois, les deux dignitaires du culte vodoun, Daagbo Hounon Hounan Tomadjèhoukpon et Daagbo Hounon II dont la rivalité avait résisté à toutes tentatives de conciliation, ont fini par céder à la médiation conduite par le préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia. Ouidah a donc été épargnée des manifestations antagoniques organisées par chaque camp autour de ses adeptes. Même si à l’installation des deux dignitaires, la tension a été, à nouveau évitée de justesse. Mais cela n’aura rien ôté à la beauté de la fête, à la mobilisation des adeptes, des Béninois de la diaspora. 

Adanto Hounmè, Mahou Adimoula, Adantokpo Toffo, Bossikponon, Zohoué, Gambada, Zandro, Kokou, Hounhoué, Sakpata, Dan, Sinan, Atchinan, Tron kpéto vé, Houngnikpo, Badeko… Toutes les divinités étaient au rendez-vous de cette célébration pour laquelle de nombreux touristes européens et américains ont envahi Ouidah et sa plage. Mais le rituel n’a pas changé. Les dignitaires comme à l’accoutumée en ont fait un moment de vénération des divinités, une fête populaire en chants, danses, tam-tams, tambours sacrés, aux côtés d’adeptes souvent en transe.
Cette année, les directeurs des loteries nationales des espaces Uémoa en séjour à Cotonou, une forte délégation haïtienne conduite par le Houngan Erol Josué, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, et bien d’autres personnalités ont effectué le déplacement. Le Gouvernement s’est fait représenté par le ministre en charge de la Décentralisation, Barnabé Dassigli. C’est d’ailleurs en sa présence que les deux principaux rituels de cette fête que sont les prestations des adeptes et la cérémonie de prière du collège des dignitaires assortie d’immolation se sont déroulées.

Révéler le vodoun

En promouvant et en revalorisant son passé, on peut en profiter et en faire une source de richesse. C’est l’exhortation faite par le préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia, reprenant à son compte les désidératas du chef de l’Etat, le président Patrice Talon à l’occasion du lancement du programme d’actions de son Gouvernement. Selon lui, il faut mettre en exergue la richesse de la culture béninoise et la révéler au reste du monde, telle qu’elle est. Il en sera désormais ainsi pour le culte vodoun, a dévoilé le préfet. Plus qu’une ambition, indique-t-il, il s’agit d’un projet, ambitieux, qui a déjà pris corps et dont la réalisation permettra de faire de Ouidah surtout, une terre qui fasse revive l’histoire de l’esclavage. A l’endroit du pontife du Vodoun houendo, Daagbo Hounon Hounan Tomadjrèhoukpon et du grand dignitaire Daagbo Hounon II, il a réitéré la satisfaction des pouvoirs publics de les voir désormais parler d’une même voix, et d’honorer ainsi les mânes des ancêtres. Le maire de la commune de Ouidah, Séverin Adjovi n’est pas moins fier de cette union qu’il invite à préserver. Pour les autorités qui disent adhérer aux propos du chef de l’Etat qui martelait que « Nous sommes riches d’un patrimoine historique, culturel et naturel extraordinaire dont nous pouvons être fiers », il est temps de révéler le vodoun au monde, comme source de richesses, largement pourvoyeur d’emplois et capable de faire rayonner le Bénin dans le monde. Un engagement collectif auquel ils comptent tous contribuer, à compter de cette édition de la fête.

Actualités 11 janv. 2017


Eglise protestante méthodiste du Bénin: La réconciliation et la réunification avancent à grands pas

Le processus de réconciliation et de réunification, après dix-neuf années de crise de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (EPMB) avance à grands pas. C’est du moins le constat qui se dégage du synode général extraordinaire organisé du 5 au 7 janvier dernier à Porto-Novo, sous l’égide de l'Organe de transition et de gestion (OTG) en charge provisoirement des affaires de cette église.

L’œuvre du président de la République, Patrice Talon, qui a offert ses bons offices, le 3 juillet 2016, pour réconcilier les deux ailes de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (EPMB) en crise depuis plus de dix ans, a été vraiment utile. Le processus de réconciliation et de réunification fait son petit bonhomme de chemin sous la direction de l'Organe de transition et de gestion (OTG). Lequel a d’ailleurs organisé du 5 au 7 janvier dernier, un synode général extraordinaire qui a réuni pasteurs et laïcs des deux ailes (synode/conférence). 

Cette assemblée générale extraordinaire a été l’occasion pour l’OTG de faire une évaluation à mi-parcours de ses activités depuis sa mise en place il y a six mois. Le révérend pasteur Nicodème Alagbada, président de l’OTG, se dit très heureux du niveau d’exécution des activités. Tout ce qui a été prévu est réalisé, se réjouit-il. Il cite d’abord les tournées de sensibilisation des fidèles de l’église dans les régions et districts.
La rencontre a permis d’appréhender les tâches à abattre pour renforcer le processus de réconciliation et de réunification de l’église. Ce qui passe aussi par la modification du logo d’autonomie de l’église renforcé par la couleur verte et avec inscription en bas « Fondée en 1843 ». Ceci pour rappeler aux fidèles et au peuple béninois que l’EMPB est née d’une grande mission qui date 1843 plus précisément le 1er janvier 1843, a souligné le président de l’OTG. Aussi, le nouveau logo est-t-il composé de deux armoiries : la croix et la bible ouverte qui dégage la lumière et chasse les ténèbres. L’objectif de modification de l’ancien logo est de faire en sorte que celui-ci reflète la vision de l’EPMB depuis sa création à savoir : être la lumière du Bénin. L’autre activité à l’actif de l’OTG est l’habillement des pasteurs. Il a adopté de nouvelles étoles en lien avec la vision de l’église et les couleurs liturgiques en l’occurrence le vert, le rouge, le violet, le doré et le blanc. Le révérend pasteur Nicodème Alagbada et les autres membres de l’Organe de transition et de gestion se disent mobilisés pour conduire à bon port ce processus. Il a rappelé les autres activités qui restent à réaliser avant la fin du mandat de son comité prévu pour le 3 juillet prochain. C’est-à-dire juste après l’élection des nouveaux dirigeants de l’église. Ce synode général électif aura lieu du 24 juin au 2 juillet prochain avec comme thème: «Esprit saint viens, réconcilie ton église», annonce le président de l’OTG.
Le culte d’actions de grâce célébré à la paroisse Cité de grâces de Porto-Novo qui a clôturé les trois jours de travaux de ce synode général extraordinaire a été l’occasion pour pasteurs et fidèles de l’EPMB de prier Dieu afin qu’il continue de soutenir le processus de réconciliation et de réunification. Et que brille, brille encore la lumière qui est revenue depuis la médiation du chef de l’Etat pour qu’on ne parle plus jamais de division dans leur église. Le célébrant Nicolas Alagbada a invité les fidèles à continuer d’accompagner son organe par la prière pour la réussite de cette mission. Il a prié pour la consolidation de la paix au Bénin sans oublier aussi le Gouvernement et principalement le président Patrice Talon, l’artisan de cette « victoire de Dieu sur les démons de la division à l’EPMB ».

Actualités 11 janv. 2017


22e édition de la fête des vodoun: Le dignitaire haïtien Erol Josué et une forte délégation à Cotonou

Ambiance de fête et de joie digne de deux peuples qui se rencontrent, des frères partageant la même culture et la tradition qui se retrouvent… Ce sont là, autant de moments euphoriques vécus, dans la nuit du samedi 7 janvier à l’aéroport de Cadjèhoun avec l’arrivée à Cotonou du grand dignitaire haïtien Erol Josué à la tête d’une forte délégation. La visite s’inscrit dans le cadre du programme «Rencontres d’ici et d’ailleurs» de Laboratorio arts contemporains.

Lylly Houngnihin, directrice Bénin de Laboratorio arts contemporains et Sylvana Moï Virchaux, fondatrice de ladite structure avaient annoncé il y a quelques mois à Cotonou, dévoilant le calendrier de la saison culturelle 2016-2017, l’arrivée à Cotonou en janvier 2017, (surtout à l’occasion de la fête du 10 janvier) du dignitaire haïtien Erol Josué et d’une forte délégation. Depuis la nuit du samedi 7 janvier dernier, c’est chose faite. Ladite délégation a effectivement atterri à Cotonou et accueillie à sa descente d’avion avec les honneurs dignes du rang et du prestige de ses membres. L’accueil réservé par les responsables de Laboratorio arts contemporains reste impeccable. La réaction des hôtes est venue en rajouter à l’ambiance de fête et à la chaleur que partagent les peuples Béninois et Haïtiens. Et c’est Erol Josué, chef de délégation, qui en sera l’acteur principal. Comme s’il avait participé antérieurement à une chorégraphie avec les danseurs du ballet venus lui souhaiter «Welcome» sur la terre de ses aïeux, ce haut dignitaire du culte vodoun en Haïti, qui a eu la chance de faire parler de lui sur plusieurs continents, s’est spontanément jeté dans l’eau. Impossible pour lui de résister à l’appel des gongs et au son des tambours. Une sorte d’attirance qui aura laissé plus d’un pantois, surtout lorsqu’il se décide à danser, rythmant au même titre que les chorégraphes béninois et amorçant comme eux les mêmes pas de danse. 

« C’est la preuve que Bénin et Haïti font vraiment un et partagent tout », lance dans la foulée un spectateur. Et pour Erol Josué lui-même, « C’est dans le sang ». Cette petite fête culturelle improvisée deviendra au bout de quelques minutes une attraction. « Je ne pouvais pas me retenir. Pour moi, revenir chez moi c’est une histoire. Je suis tombé dans les tambours, le langage des corps, la danse, le son… C’est universel et je ne pouvais que m’y soustraire». Au-delà de cette irrésistible envie, ce grand prêtre du culte vodoun dans son pays raconte aussi l’émotion qui l’a envahi une fois les pieds sur le sol béninois. « Lorsque j’ai foulé le sol béninois, j’ai senti cette chaleur, cette mère, ce pays, cet univers qui me rattrape dans ses mains et qui me dit bienvenue chez toi et c’est beaucoup d’émotions, de joie et de tiraillement que j’ai vécu ». La quarantaine, Erol Josué dont le calendrier à Cotonou est très chargé, vivra également le 10 janvier prochain la célébration de la fête nationale des religions endogènes. « Ma génération et celles d’avant moi ont porté tout le temps dans les gênes cette mémoire de nos ancêtres capturés et déportés dans le nouveau monde… Je suis là pour explorer, écouter, entendre, questionner, comprendre, découvrir, accepter, entendre les expériences des autres, les grands et les petits », explique-t-il.

Culture 09 janv. 2017


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