La Nation Bénin...
Nouvelles

Monsieur le président de la République,
En organisant dans la paix et dans la transparence, les élections présidentielles de mars 2016, et en réalisant à cette occasion, une alternance démocratique non contestée, notre pays, le Bénin, est resté fidèle à lui même, et aux valeurs qui l’inspirent depuis maintenant un quart de siècle. La performance mérite d’être saluée, car les indicateurs n’auguraient pas d’une issue apaisée.
Le peuple béninois, ses institutions républicaines, ses acteurs politiques à différents niveaux, chacun à sa place et dans son rôle, a joué une partition remarquable. La vôtre fut un modèle de discrétion et de courtoisie, de pugnacité, de conviction et d’efficacité, porteur d’espoir. L’attente était grande en effet, les défis importants, au niveau de la gouvernance économique et politique ; au niveau de la fracture sociale ; au niveau aussi des réformes à entreprendre, qui doivent être profondes, pour rendre aisé l’accès de tous, de la jeunesse en particulier, à un travail rémunéré, et à une meilleure qualité de vie.
Votre projet de société a été préféré à d’autres, par le peuple béninois, qui vous a crédité de la capacité d’assurer le bien-être de vos concitoyens, par la consolidation des acquis démocratiques, et l’amélioration de nos performances économiques et sociales. La déclinaison de vos actions, la rigueur et l’exemplarité que vous y mettez, ne laissent personne indifférent quant aux objectifs qu’avec ténacité, vous cherchez à atteindre. Le budget de l’Etat gestion 2017 en est une première illustration.
La présentation, le 22 décembre, de votre programme d’action en est une autre, qui confirme la détermination de votre gouvernement, à faire de ce mandat, une étape importante vers un développement structuré et durable. Nous ne pouvons que nous en réjouir, vous en féliciter et vous encourager, en vous garantissant la pleine disponibilité de chacune des Institutions de la République, à assumer sa part d’obligations, dans le respect de la Constitution.
Elles apprécient déjà, la qualité des relations entretenues avec votre Gouvernement, et espèrent au cours de cette année, les renforcer dans l’intérêt supérieur de notre nation. Monsieur le président,
Vous avez annoncé, à maintes reprises des réformes politiques et institutionnelles. Elles sont nécessaires pour autant qu’elles ne remettent pas en cause les fondations de la nation.
Chaque Institution, dans la sphère de ses prérogatives, en appréciera le contenu, lorsque, le moment venu, votre Gouvernement les lui soumettra, par la procédure appropriée. Les réformes, dans un Etat en construction, sont soumises aux tribulations contextuelles, circonstancielles, sociales et politiques.
Toute réforme conduit en effet à des changements d’habitudes, de comportements, de procédés et, souvent, de mode de vie ; elle est douloureuse à l’évidence et parfois difficile à accepter. Mais elle est nécessaire au progrès de toute communauté. Ce sera aussi le cas, pour celles que vous avez engagées, ou que vous envisagez d’engager.
Elles réussiront, avec l’adhésion du grand nombre, dès lors que la communication, l’écoute et le dialogue précèderont le choix et la rigueur. Les discussions institutionnelles ont toujours été nécessaires lorsqu’il s’agit de forger le destin d’une nation. Telle est aussi votre approche et c’est tant mieux : de la discussion jaillit la lumière, dit un vieil adage. Préoccupées qu’elles sont, comme vous, par nos difficultés économiques et sociales, par le mal-être et le mal-vivre de nos populations, par les insuffisances de notre démocratie et de notre Etat de droit, les Institutions de la République ne ménageront aucun effort, quelle que puisse être la vivacité des débats et discussions, pour que l’emportent les choix et les solutions nécessaires à l’épanouissement de nos concitoyens. Votre parcours et votre méthode, nous rassurent déjà de ce que vous avez une parfaite connaissance des conditions de succès des décisions audacieuses. Il ne nous reste alors qu’à vous souhaiter, du plus profond de nos cœurs, une grande fraîcheur intellectuelle, physique et spirituelle, une santé de fer, la paix et la concorde pour vous même et pour toute la nation, et la réussite dans toutes vos actions au service du Bénin.
Nous associons les membres de votre Gouvernement à nos vœux et avons une pensée spéciale pour Madame Claudine Talon et pour vos enfants.
Bonne et heureuse année Monsieur le président?
Réponse du chef de l'Etat Patrice Talon aux vœux des institutions
Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et messieurs les présidents des institutions de la République,
Les échanges de vœux nous donnent souvent l’occasion de porter un regard sur le passé et d’envisager les perspectives pour l’avenir. Cette démarche, valable pour chaque famille, chaque citoyen et chaque groupe social, l’est aussi pour le pays tout entier. Le regard sur le passé récent permet d’observer en premier lieu, ainsi que vous l’avez souligné Monsieur le président, qu’a l’occasion des dernières échéances électorales notre pays a, avec audace et enthousiasme, choisi un chemin nouveau. Certes, parsemé d’exigence, mais porteur d’espérance. L’élection du président de la République a été le choix par la population d’un ambitieux projet de relance économique de renforcement des institutions et la remobilisation du peuple tout entier autour des valeurs éthiques et du travail bien fait. Les institutions que vous représentez, ont assumé à l’occasion, leurs missions républicaines et ceci avec honneur et dignité dans un contexte économique difficile et un environnement politique préoccupant. C’est le lieu et l’occasion de vous réitérer au nom de l’ensemble de nos concitoyens les félicitations chaleureuses pour une tenue si remarquée de nos institutions dans ces circonstances. Ce regard sur le passé permet de souligner en un second lieu la qualité des relations institutionnelles que mon Gouvernement, je le dis avec fierté, s’est efforcé dès son installation d’entretenir avec l’ensemble des institutions de l’Etat. Relations assises sur les règles constitutionnelles et les valeurs républicaines. Dans cette dynamique, l’avenir tient désormais de la concrétisation du projet de société que j’ai proposé pendant la campagne électorale puis décliné dans le programme d’actions du Gouvernement 2016-2021. Aussi ai-je foi qu’un effort collectif soutenu servira de levier à la réalisation rapide de cet ambitieux programme. Les réformes annoncées, attendues, dont certains sont déjà engagées aboutiront grâce à la contribution de chacune des institutions de la République et je ne peux que me réjouir de la disponibilité dont à cet égard vous honorez déjà mon Gouvernement. Vous avez raison Monsieur le président, les conditions voire les exigences d’une politique de réformes structurelles, mon Gouvernement et moi-même en mesurons l’importance. Mais j’ai confiance que l’ensemble des institutions que vous représentez jouera pleinement son rôle. Les reformes ont besoin de consensus pour produire leurs effets. Le Bénin a l’habitude de donner la preuve du consensus facile. Il nous faudra sans doute du temps, de la méthode, de la rigueur et de la persévérance, de la foi et de la patience. J’ai toujours compris que lorsqu’on emprunte le chemin du changement profond, le temps et la pédagogie deviennent des facteurs déterminants du succès. Dans ces conditions, le gouvernement ne peut qu’être garant de ce dialogue républicain apaisé ; chose dont nous sommes tous fiers déjà. Un tel dialogue, je le crois profondément, renforce d’avantage l’Etat de droit et la démocratie. Il offre d’heureuse perspective d’aboutissement aux initiatives, en faveur du développement cohérent et durable de notre pays et des réalisations de missions que le peuple souverain confie à chacun. En vous remerciant Monsieur le président des vœux que vous venez d’adresser aux membres de mon gouvernement et à moi-même, je voudrais former à mon tour, à chacun de vous, aux membres de vos institutions respectives, ainsi qu’à vos familles respectives, mes vœux de parfaite santé, de tranquillité renforcée au service du Bénin grand et digne. Je voudrais que 2017 soit notre année, soit l’année de concrétisation de notre renaissance. Ma prière, est que chacun de nous reste en pleine forme, en parfaite santé afin que l’année prochaine, nous puissions renouveler ces rituels avec plaisir. Que l’année 2017 apporte donc l’énergie nécessaire à l’accomplissement des missions éminentes que le peuple, que la République lui confie. Mes chers amis, bonne année?
Actualités 09 janv. 2017

En ce début de l’année 2017, les Forces de défense, de sécurité et assimilés ont l’honneur de sacrifier à la tradition annuelle de présentation de vœux à vous-mêmes, à votre famille à votre gouvernement et à vos collaborateurs
Au-delà de son caractère protocolaire, cette cérémonie demeure un moment privilégié, voire exceptionnel où il vous est donné en votre qualité de chef suprême des Armées d’avoir un contact direct dans un cadre formel avec les représentants des personnels de toutes les catégories des forces de défense et de sécurité et assimilés, c’est également le moment pour vous de faire connaitre aux forces de défenses, des directives pour la nouvelle année.
Monsieur le président de la République
Avant de vous faire le bilan des activités menées au cours de l’année 2016 et de recevoir de votre bienveillante autorité, de nouvelles orientations pour 2017, je voudrais, au nom des personnels toutes catégories confondues de toutes les forces ici représentées et en mon nom propre vous formuler à vous-mêmes, à votre famille, à votre gouvernement ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, nos vœux de bonne et heureuse année et de succès. Puisse le Tout Puissant, architecte de l’univers vous accorder la sagesse nécessaire à l’exercice de vos hautes fonctions. Qu’il vous donne surtout le santé et les conditions pour mener à bien votre mandat à la tête de notre cher pays.
Monsieur le président de la République, chef suprême des Armées,
l’analyse des grandes tendances géopolitiques actuelles et émergentes nous amène à redouter pour les années à venir des risques de déstabilisation de l’environnement sécuritaire international, régional, voire même national. Les défis sécuritaires classiques de la région de l’Afrique de l’ouest se sont complexifiés avec les nouvelles menaces auxquelles se trouve confrontée toute l’Afrique depuis quelques années. Il s’agit entre autres de la piraterie maritime, de la gestion des espaces frontaliers, de l’instabilité politique et des violences liées au terrorisme et aux extrémismes religieux. L’année 2016 a connu son lot d’évènement ayant eu des répercussions sur l’environnement sécuritaire international et régional. La situation au Moyen-Orient ponctuée par la crise syrienne, la conflictualité qui se développe dans le Sahel, notamment au Mali, les divers attentats revendiqués par des groupes terroristes, avec à leur tête l’organisation état islamique, la montée des extrémismes en Europe, la crise des migrants, la dégradation de la situation en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, la crise post- électorale actuelle dans la République sœur de Gambie, la recrudescence de la criminalité et de trafic de tout genre, les menaces liées aux changements climatiques sont autant de sujets préoccupants qui interpellent les Forces de défense, de sécurité et assimilés et exigent d’elles un professionnalisme aigu.
Monsieur le président de la République,
Au cours de l’année 2016 les Forces de défense, de sécurité et assimilés ont mené des actions qui ont permis d’assurer la défense du territoire et la sécurité des personnes et des biens
Pour ce qui est de la défense du territoire, les efforts conjuguées des différentes composantes ont permis d’assurer notre souveraineté sur nos frontières terrestres et maritimes. L’insécurité dans les espaces maritimes de notre pays engendrée par les actes de piraterie maritime de pêches illégales et de trafics illicites a été jugulée par des actions des polices des mers effectuées par nos Forces navales.
Au plan de la sécurité intérieure, les Forces de défense et de sécurité ont eu à faire face à une recrudescence de la criminalité du grand banditisme. Les opérations menées par la Police et la Gendarmerie nationales avec l’appui des Forces de défense en l’occurrence, les opérations Mambas et Faubourg, ont permis de réduire considérablement ces fléaux en neutralisant certains auteurs de ces actes et de restaurer le climat de paix et de sécurité qui garantit la libre circulation des personnes et des biens.
Les Forces de défense, de sécurité et assimilés ont également entretenu un environnement propice au bon déroulement des élections présidentielles de 2016. Malgré les peurs, les intrigues et les intoxications politiciennes, les Forces sont restées neutres, républicaines et opérationnelles.
En ce qui concerne les opérations de soutien à la paix, notre présence sur les théâtres extérieurs contribue à honorer nos engagements internationaux. Ainsi plus de mille militaires, gendarmes et policiers ont été déployés en 2016, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, au Mali, à Haïti, au Libéria, au Soudan et au Tchad.
Dans le domaine de la gestion des ressources humaines, des efforts ont été faits pour améliorer le cadre de vie et de travail du personnel et renforcer ses capacités à travers des formations, stages et séminaires à l’endroit de toutes les catégories de personnel. En ce qui concerne le renforcement des capacités opérationnelles les Forces de défense et de sécurité ont organisé du 5 au 15 décembre 2016, une manœuvre inter-armée, et interministérielle dénommée MIS II. Cette manœuvre avait pour but d’entrainer les Forces à intervenir dans le cadre d’une attaque terroriste, d’évaluer la capacité opérationnelle des unités et de valider les dispositifs d’alerte et de secours aux populations...
...Monsieur le président de la République,
Outre les missions classiques de défense et de sécurité qui participent indirectement au développement socioéconomique du pays en créant un climat de sécurité propice au marché des affaires, des actions de développement ont été menées.
La direction générale des Douanes et Droits indirects, malgré la conjoncture économique internationale très difficile a contribué par ses actions, sur le terrain à renflouer les caisses de l’Etat. Les recettes douanières totales s’élèvent à deux cent quatre vingt seize milliards cent quatre-vingt-onze millions neuf cent quatre-vingt-quatre milles francs Cfa, soit un taux de réalisation de 84, 69% des prévisions.
La direction générale des Eaux, Foret et Chasse, quant à elle, poursuit ses efforts pour la gestion durable des ressources forestières et fauniques de notre pays. Les opérations de sécurisation des parcs Pendjari et W menées avec l’appui des Forces armées permettent de lutter contre les braconniers et de déguerpir les paysans installés illégalement.
Sur le plan de la protection civile, les Forces armées béninoises à travers le groupement national des sapeurs-pompiers ont lutté contre les incendies et les inondations et porté secours à plusieurs victimes.
La direction du service de Santé des Armées continue de déployer des efforts louables pour assurer le soutien sanitaire au personnel militaire et aux populations civiles.
Enfin, la direction centrale du Génie des Armée a apporté son savoir –faire dans la construction d’infrastructures et les travaux d’aménagement et d’assainissement de routes et pistes.
Monsieur le président de la République
Toutes ces actions se sont déroulées dans un environnement marqué par l’insuffisance et la vétusté des matériels et équipements, et ce , malgré les efforts louables, déjà consentis par votre gouvernement. Les Forces de défense, de sécurité et assimilés souffrent du manque de matériels de mobilité terrestre et de moyens d’intervention. Les Forces aériennes ne disposent pas de vecteurs pour l’exécution de leur mission. Ce qui engendre un niveau de capacité quasi nul pour cette composante qui relève d’une importance capitale dans le renforcement de la défense et de la sécurité de notre pays. Les appareils de transmission nécessaires et indispensables à la communication entre les unités et la coordination des actions dans le cadre opérationnel, font sérieusement défaut.
Monsieur le président de la République
Le spectre des menaces actuelles exigent de nos Forces de défense, de sécurité et assimilés, un professionnalisme qui ne peut être obtenu que par une réforme réaliste de l’outil de défense et de sécurité. Vous avez très bien perçu cette réalité et avez lancé dès votre prise de fonction les travaux devant mener à cette réforme. Ces travaux ont abouti à la rédaction des projets des textes qui soutiendront l’édification d’un outil de défense et de sécurité efficace et adapté.
Monsieur le président de la République
Malgré l’insuffisance des matériels adéquats de travail et le caractère de plus en plus inopérant de ceux existant, les personnels militaires et paramilitaires ont rempli avec courage, persévérance et dévouement les missions républicaines à eux confiées. Grâce à leur sens aigu de responsabilité, de disponibilité et de discipline, ces personnels ont sensiblement maitrisé la sécurité en imprimant une tendance à la baisse aux statistiques en matière de criminalité pour l’année 2016.
L’année 2017 qui commence constitue une année clé pour le renforcement de la sécurité et de la défense décrit dans le Programme d’actions du gouvernement (PAG 2016-2021). Aussi, des actions fortes devront être menées dès cette année pour accroitre la capacité opérationnelle des Forces de défense, de sécurité et assimilés. La mise en œuvre de ces réformes à travers l’adoption des textes de base élaborés en 2016 permettra la mise en place de nouvelles structures et amorcera l’édification d’un outil de défense et de sécurité professionnel efficace et adapté aux nouvelles menaces.
Etant donné que la lutte pour le développement passe également et inévitablement par l’engagement à relever les défis en matière de défense et de sécurité, je voudrais solliciter, une fois de plus, l’écoute soutenue et indéfectible de la Haute autorité aux doléances des Forces militaires et paramilitaires pour l’équipement en matériels de mobilité, terrestre, maritime et aérienne, en matériels spéciaux et d’intervention, en matériels de transmission et de communication modernes et performants et la construction d’infrastructures au profit de toutes les composantes.
Monsieur le président de la République
Les Forces de défense, de sécurité et assimilés consacreront l’année 20117, à la poursuite de l’accomplissement de la part qui est la leur dans l’œuvre de développement de la nation. Pour vous accompagner dans votre politique de réforme, elles ont ouvert plusieurs chantiers au nombre desquels, le renforcement des valeurs morales et fondamentales de discipline et de cohésion, le renforcement de la capacité opérationnelle des Forces, l’élaboration d’une instruction relative à la partition des Forces aux nombreuses tâches de développement.
Monsieur le président de la République
Qu’elles contribuent au rayonnement de notre pays sur des théâtres extérieurs, veillent à la sécurité et à la défense des populations, ou qu’elles apportent leurs pierres à l’édifice de développement et de la croissance économique, les Forces militaires et paramilitaires du Bénin sont résolument convaincues de l’importance de leur rôle à servir l’Etat et la Nation.
En vous renouvelant en cette circonstance solennelle notre détermination et notre disponibilité à continuer à servir le peuple béninois, nous nous tenons à votre disposition pour un nouvel engagement pour l’année 2017.
Monsieur le président de la République
Je voudrais, au nom des personnels des Forces militaires et paramilitaires, vous réitérer, à vous-même, à votre famille et à votre gouvernement ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, les meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2017. Puisse le Tout Puissant, dans sa grande miséricorde et dans son infini bonté, continue à faire rayonner la paix, l’unité et la concorde sur notre cher pays le Bénin.
Vive les Forces de défense de sécurité et assimilés
Vive la République et que Dieu bénisse le Bénin. Je vous remercie?
Les voeux du chef de l'Etat en réponse à ceux des corps constitutés
Monsieur le général de brigade, chef d’état- major général des Forces armées béninoises
Monsieur les officiers supérieurs, membres du haut commandement militaire
Monsieur le contrôleur général, directeur général de la Police nationale
Monsieur le colonel, directeur général des Eaux et Forêts et Chasses
Monsieur le colonel, directeur général adjoint des Douanes et Droits indirects
Mes premiers mots seront pour exprimer combien je suis sensible aux vœux que vous venez de m’adresser ainsi qu’à mon gouvernement et ma famille.
Je voudrais à mon tour vous formuler mes vœux de bonne année.
Je voudrais vous exprimer à chacun, à vos familles respectives, à vos personnels, mes vœux les meilleurs d’une année nouvelle pour nos Forces de défense, de sécurité et assimilés. Puisse le Ciel vous garantir la santé, le bonheur, la paix et le succès dans vos différentes et multiples occupations quotidiennes. Sans vous, il n’y a pas d’Etat, parce que vous en êtes le protecteur absolu. Ce sont vos missions qui incarnent le mieux la souveraineté d’un Etat et porte la lourde responsabilité de ses frontières, de sa défense contre les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur. C’est de ce point de vue que je rejoins votre analyse générale par laquelle vous décryptez l’environnement mondial géopolitique actuel, par laquelle vous rappelez le chemin parcouru et bien entendu, par laquelle vous exposez les difficultés rencontrées au cours de l’année.
Monsieur le général de brigade, chef d’état- major général
J’apprécie à juste valeur les efforts que les Forces armées béninoises, la Police nationale, les Eaux, Forets et Chasses, ainsi que la Douane, ne cessent de déployer pour se rendre dignes de la confiance du peuple et de l’Etat. Elles accomplissent, tant bien que mal, les missions et les tâches que leur a assignées l’Etat malgré les difficultés de tous ordres. Je vous invite à poursuivre ces efforts afin d’incarner davantage les aspirations profondes de paix, de justice et de concorde pour garantir un environnement de quiétude indispensable à la construction d’un Etat de droit prospère. Je saisis cette opportunité pour vous inviter à compter sur mon entière disponibilité à mettre en œuvre au cours de cette nouvelle année les reformes pertinentes qui nous permettrons de relever les grands défis sécuritaires sur toute l’étendue du territoire national.
Mon général,Messieurs les officiers supérieurs
La relation armée et nation doit s’identifier par une implication accrue des Forces de défense, de sécurité et assimilés dans la sécurisation des personnes et des biens et dans les tâches de développement socio-économiques.
Je vous exhorte donc à poursuivre plus que par le passé cette œuvre de cohésion nationale facteur d’un développement harmonieux de notre jeune nation. Mon gouvernement est décidé à assurer la sécurité des personnes et leurs biens ; conditions sine qua non de développement et d’amélioration du bien-être des Béninois. A cet effet, je réitère mon engagement à mettre à la disposition des Forces des moyens indispensables à l’accomplissement de leur mission républicaine. Les efforts entamés dans ce sens vont se poursuivre et s’intensifier. Toutefois, en vous demandant de demeurer des Forces républicaines, je vous exhorte à combattre en votre sein, le laxisme, la mal gouvernance, les actes anti patriotiques qui sont incompatibles avec votre devoir. L’exemplarité, la discipline et le professionnalisme doivent rester les qualités fondamentales dont vous avez besoin dans vos missions respectives. Seules ces qualités peuvent asseoir votre légitimité aux yeux de nos concitoyens.
Je souhaite donc à ce début d’année que des réflexions soient engagées dans le sens d’une amélioration continue du processus de formation et d’encadrement de nos hommes en uniformes.
Je reste persuadé que vous êtes convaincus de l’importance de vos missions et de la confiance que la nation place en vous et que vous ne faillirez pas.
C'est sur cette note, note de confiance et d’exhortation que je vous réitère, à nouveau, à chacun de vous, à vos familles, à vos personnels, mes vœux de bonne et heureuse année 2017.
2017 sera votre année. Nous mettrons en place les reformes qui sont indispensables à notre ambition.
Bonne année!

Excellence Monsieur le président de la République,
Au seuil de cette nouvelle année, j’ai l’insigne honneur et l’immense plaisir de présenter au nom du corps diplomatique et consulaire ainsi que les organisations internationales accréditées au Bénin, de m’acquitter d’un agréable devoir : celui de formuler à vous-mêmes, à votre famille et à votre Gouvernement les meilleurs de vœux de bonheur et de bonne santé et au peuple béninois, des vœux de paix et de prospérité.
L’année 2016 a été caractérisée au niveau international par la poursuite des conflits et guerres au Moyen-Orient, au Maghreb et surtout la montée du terrorisme symbolisé par l’organisation de l’Etat islamique et Boko-Haram au Sud du Sahara. Ces guerres et conflits, sans oublier la pauvreté ont engendré une masse impressionnante de réfugiés et de migrants vers l’Europe. Mouvement qui a entrainé des drames humains importants particulièrement en méditerranée. En Afrique au Sud du Sahara, les populations du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ont payé un lourd tribut au terrorisme. La secte Boko-Haram avec son cortège de malheur a endeuillé les pays de la région du lac Tchad. Toutefois avec la détermination du dirigeant du Tchad, du Niger, du Nigeria, du Cameroun et du Bénin, des coups décisifs ont été portés à la secte Boko-Haram et ses capacités d’intervention et de destruction réduites considérablement. Nous saisissons cette opportunité pour noter avec satisfaction et saluer la solidarité agissante du Bénin avec ses voisins, singulièrement les peuples de la région du lac Tchad dans cette lutte contre le terrorisme avec sa participation par le biais d’une équipe des officiers à la force multinationale mixte de la commission du bassin du lac Tchad. La lutte contre le terrorisme n’est pas l’affaire de quelques pays seulement. Elle concerne l’ensemble de la communauté internationale et elle requiert de celle-ci, une détermination et une volonté sans faille de la combattre fermement tout en recherchant les causes qui l’engendrent pour leur trouver des solutions adéquates.
Excellence Monsieur le président, si la lutte contre le terrorisme et le phénomène de migration ont marqué de manière significative l’année 2016, il n’en demeure pas moins qu’elle a été l’année des élections dans nombreux pays au Sud du Sahara. L’année 2016 au Bénin a été dominée par l’élection présidentielle à l’occasion de laquelle votre peuple vous a porté à la magistrature suprême. C’est une belle consécration pour vous et en même temps un redoutable défi pour concrétiser vos promesses électorales. Le Bénin, premier pays initiateur d’une conférence nationale souveraine, exemple qui a révolutionné le paysage africain des années 90, vient une fois de plus de montrer le chemin à suivre au peuple africain en organisant des élections libres, transparentes et crédibles où le perdant n’a pas attendu la proclamation officielle des résultats pour reconnaitre la victoire de son challenger. Ces élections ont été saluées à l’unanimité par la communauté internationale et c’est le lieu de renouveler nos félicitations pour votre brillante élection et rendre hommage à la maturité de la classe politique béninoise et au peuple du Bénin pour le bel exemple de démocratie qu’il a administré à la face du monde.
Excellence Monsieur
le président,
Lors de votre discours d’investiture le 6 avril 2016 sur la base de votre programme de société ‘’Le Nouveau départ ‘’, vous disiez, « ’urgence est donc aux réformes politiques, à la restructuration de l’économie nationale, à la reconstruction du tissu social, en redonnant confiance à nos citoyens et à la restauration de la crédibilité de notre pays ». Ce programme de société a été concrétisé le 22 octobre 2016 en un programme d’actions 2016-2021 d’un montant de 9039 milliard de francs CFA reposant sur trois piliers : consolidation de la démocratie de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance, transformation structurelle de l’économie, amélioration des conditions de vie des populations. Votre programme d’actions adopté, il vous faut une mobilisation générale du peuple béninois, de votre administration, de tous les acteurs intéressés à ce programme et de la communauté internationale. Je peux vous rassurer que la communauté internationale, notamment les pays et organisations internationales que nous représentons ici, est à votre côté pour vous accompagner dans la mise en œuvre de ce programme d’autant plus qu’il se fonde aussi sur les réflexions de l’agenda 2030 pour le développement (ODD) ainsi que sur les conclusions et recommandations de l’accord de Paris sur les changements climatiques COP21 et de la 22e conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques COP22. Nous notons avec satisfaction que de votre prise de fonction en avril 2016 à l’adoption du programme en octobre 2016, le Gouvernement a anticipé sur des orientations et des mesures importantes qui figurent dans le programme. Je mentionnerai entre autres, le rapport de la commission de la révision de la Constitution de 1990 visant à consolider la Constitution béninoise. Rapport qui pave la voie d’une réforme constitutionnelle en 2017 et qui jouit d’un consensus remarquable au sein de la classe politique et de la société civile du Bénin. La réconciliation le 3 juillet 2016 des frères et sœurs de l’église protestante méthodiste divisés depuis près d’une vingtaine d’années. L’annulation des résultats de certains concours est un signal fort dans votre détermination dans la lutte contre la fraude et la corruption. Les mesures courageuses concernant la réduction du train de vie de l’Etat, et la mise en œuvre effective du découpage territorial du Bénin, ainsi que les missions d’audits des différentes sociétés d’Etat, vont dans le sens de la bonne gouvernance. Nous souhaitons que sous votre sage direction, le peuple béninois poursuive le dialogue par l’application de votre vaste programme d’actions, car qui dit réformes, dit nécessairement remise en cause de certains intérêts catégoriels ; ce qui, si on ne prend pas garde, ne manquera de créer un climat social difficile. Nous sommes confiants car le peuple béninois nous a habitués à résoudre pacifiquement les conflits en son sein.
Excellence Monsieur le président,
Sur le plan diplomatique, si vos premières visites ont été réservées à la France et aux pays voisins ; Nigeria, Niger, Togo ; sans oublier la Côte d’Ivoire, témoignait ainsi de votre volonté de raffermir et de développer les relations traditionnelles d’amitié et de coopération qui existent si heureusement entre eux et le Bénin, vous n’avez pas manqué de faire preuve d’espoir, d’initiatives et d’ouverture vers de nouveaux horizons. Votre visite au Rwanda où de nombreux accords ont été signés rentre dans ce dernier cadre. Vous avez pris de même, votre bâton de pèlerin pour aller partout où la voix du Bénin doit être attendue et ses intérêts défendus. C’est ainsi que vous avez été à la Conférence internationale de Tokyo pour le développement du cadre 6 du 27 au 28 août en Nairobi au forum Investir en Afrique les 7 et 8 septembre en Chine où vous avez émis le souhait que ledit forum soit un point de départ d’un nouvel engagement pour le développent de l’Afrique par des investissements productifs et rentables auxquels nos pays africains pourraient désormais répondre. L’assemblée générale des Nations unies le 22 septembre à New-York où vous avez mis l’accent sur la nécessité d’éradiquer la pauvreté. A la COP 22 tenue le 16 novembre 2016 à Marrakech sur les changements climatiques où dans votre discours vous avez annoncé la proposition du Bénin de promouvoir et d’abriter un centre international de recherches pour répondre concrètement aux effets néfastes du changement climatique en Afrique en lien avec l’institut international pour l’Afrique tropicale. Sans oublier l’offensive diplomatique dans le Golf dont les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite au cours de laquelle vous avez négocié d’importants financements et la promesse d’ouverture d’une ambassade d’Arabie Saoudite au Bénin. Ainsi que la participation du 22 au 24 novembre 2016 au 4e Sommet Afrique monde Arabe sur le thème : Ensemble pour le développement durable et la coopération économique. La tenue à Cotonou du Caucus africain le 4 août 2016 regroupant les représentants des institutions de Bretton Wood, les ministres des Finances et de l’économie, du Développement et les gouverneurs des banques centrales des 54 pays africains vous a offert l’occasion d’appeler les participants à un plaidoyer pour la mobilisation des ressources en faveur de l’Afrique.
Excellence Monsieur le président,
L’année 2016 est malheureusement aussi l’année de la disparition d’un digne fils du Bénin : le président Emile Derlin Zinsou, un grand patriote béninois, un panafricaine convaincu, et un humaniste. Au nom de mes collègues, je saisis cette occasion pour renouveler à vous-mêmes, au Gouvernement, et au peuple du Bénin, sans oublier la famille de l’illustre disparu, nos condoléances les plus attristées. Qu’il repose en Paix ! Amen.
Excellence Monsieur le président, au terme de cette allocation, je voudrais au nom de tous mes collègues saluer et exprimer notre gratitude pour l’adoption de la procédure simplifiée d’immatriculation des véhicules destinés à l’usage des membres du corps diplomatique. Nous saisissons l’occasion de ce discours pour réitérer l’importance que nous attachons à ce que les privilèges et immunités accordés à nos missions et nos personnels continuent d’être respectés conformément à la convention de Vienne. Je vous réitère aussi notre disponibilité permanente à promouvoir, développer et renforcer les liens d’amitié et de coopération qui existent si heureusement entre la République du Bénin et nos pays et organisations internationales, tout en comptant sur votre compréhension et votre soutien actif dans l’accomplissement de nos missions.
Bonne et heureuse année 2017 !
Je vous remercie de votre aimable attention?
Vœux du président Talon au corps diplomatique
Madame la doyenne du corps diplomatique,
Mesdames et messieurs les chefs de missions diplomatiques et consulaires,
Mesdames et messieurs les représentants des organisations internationales,
Je voudrais à l’entame vous exprimer le plaisir que j’éprouve à vous rencontrer en cette heureuse occasion de présentation de vœux. Je vous remercie excellence madame l’ambassadeur, doyenne du corps diplomatique, pour les vœux que vous venez de formuler à l’endroit du peuple Béninois, de mon gouvernement, de ma famille et de moi-même. En retour, je voudrais au nom du Bénin tout entier, au nom de mon équipe, à mon nom propre vous adresser ainsi qu’à vos familles respectives, mes vœux les plus chaleureux de bonne et heureuse année 2017. Je souhaite que cette nouvelle année apporte à tous une bonne santé, le bonheur et la réussite en toute chose. A nos nations respectives et à toute la communauté internationale, la paix, la justice et la prospérité.
Madame la doyenne du corps diplomatique,
Effectivement, le Bénin a réaffirmé son attachement à la paix et à la démocratie en témoigne l’élection 2016 qui s’est déroulée de manière libre et transparente à notre satisfaction à tous. Vous avez, dans votre intervention, salué cette maturité et apprécié le bel exemple que le bénin a offert au monde entier par cette alternance pacifique. Depuis avril 2016 mon gouvernement œuvre pour une nouvelle gouvernance politique, institutionnelle, économique et sociale porteuse d’une vision nouvelle enracinée dans les valeurs démocratiques. Cette vision est également placée sous le signe de réformes administratives et institutionnelles majeures indispensable pour le décollage économique du Bénin et la restauration de sa crédibilité sur la scène internationale.
Mesdames et messieurs,
vous vous rappelez sans doute le lancement du Programme d’actions du gouvernement le 16 décembre 2016 et vos propos nous rassurent et nous donnent la ferme conviction que vous resterez à nos côtes. Si nous croyions que votre appréciation du peu que nous avions fait et du ce en quoi nous sommes engagés vous convainc tant, cela est la preuve et cela nous donne la fierté que nous avons entrepris de faire renaitre notre pays. Notre souhait est que 2017 soit la concrétisation de cette renaissance...
... Nous savons mon équipe et moi, combien la communauté internationale a souffert des balbutiements de notre pays, combien la communauté internationale a été inquiète de voir ce beau pays s’asseoir dans le sous-développement par la mauvaise gouvernance. Notre souhait pour 2017 est que vous puissiez tous constater que les choses ont réellement changé. Le programme d’actions du gouvernement, que vous aviez cité tout à l’heure, madame, sera la concrétisation effective pour compter de 2017 de notre volonté de bâtir notre pays. C’est autour de ce programme que nous avons baptisé "Bénin révélé" que restera mobilisé prioritairement mon gouvernement. Je souhaite ardemment que la communauté internationale apporte son soutien et son accompagnement. J’attache un grand attachement à la solidarité qui bonifie nos relations d’amitié, de fraternité et de coopération. A cet égard, ma confiance profonde est de les renforcer et de les consolider davantage. D’ores et déjà je vous remercie pour les résultats positifs obtenus lors de mes récents déplacements auprès de vos pays ou auprès d’organisations que vous représentez.
Madame la doyenne du corps diplomatie,
mesdames et messieurs les chefs de missions diplomatiques et consulaires,
Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales nos partenaires,
Les défis à relever sont nombreux notamment le terrorisme qui frappe de plein fouet l’ensemble de la communauté internationale et dont vous venez de parler avec émotion. L’autre défi, la corruption qui gangrène nos Etats et dangereusement ceux en développement, les changements climatiques avec les conséquences qui en découlent les épidémies aussi soudaines qu’imprévisibles. Les inégalités au sein des nations et entre les nations, la pauvreté de masse que vous venez de rappeler que j’ai citée à l’occasion de mon discours aux Nations unies. Autant de défis qui nous interpellent aussi bien individuellement que collectivement et nous devons donc travailler ensemble pour les relever. Ceci Mesdames et Messieurs est un impératif car le défaut de dialogue, de solidarité et de fraternité entre les peuples ne peut que conduire qu’au comportement de repli identitaire et religieux qui constituent, comme vous le savez, le terreau de toutes les formes d’intégrisme et d’extrémisme. Sur le plan international, je voudrais saluer les efforts qui continuent d’être déployés pour la paix et la stabilité dans les pays en crise et j’appelle la communauté internationale à œuvrer activement pour une paix durable dans les foyers de crise actuels et dans les pays quotidiennement frappés par la barbarie du terrorisme. Le Bénin continuera de maintenir et d’honorer ses engagements au plan international ceci afin de contribuer à l’avènement d’un monde de concorde et de dialogue ainsi qu’à l’émergence d’un monde plus juste et solidaire.
En vous renouvelant, mesdames et messieurs, une fois encore, mes sincères vœux de bonne et heureuse année 2017, je vous prie madame la doyenne du corps diplomatique, mesdames et messieurs représentants les missions diplomatiques et les institutions internationales, de bien vouloir transmettre à vos illustres chefs d’Etat et de gouvernement et aux hauts dirigeants que vous représentez et dont vous êtes ici devant moi les dignes représentants mes vœux de santé, de paix, de justice et de succès. Je voudrais me répéter que nos pays, nos nations, nos communautés internationales, chaque communauté humaine trouvent la sécurité et la paix, toutes choses permettant le développement les Etats que vous représentez, les organisations internationales que vous représentez, les hauts dirigeants que vous représentez sont pour nous des partenaires, sont pour nous les cohabitant d’un espace de plus en plus réduit. Mon souhait est que 2017 apporte a chacun davantage de sérénité, davantage de joie de vivre, davantage de solidarité. Je voudrais que vous puissiez transmettre à chacun d’eux nos sincères vœux de bonne année. Je vous invite à ne pas rester simplement dans la tradition diplomatique mais à leur dire de vive voix que je les salue et leur souhaite bonne année?

Nommé en Conseil des ministres par décret n°2016-722 du 25 novembre 2016, le nouveau secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Dr Gilles Badet, sera installé dans ses fonctions ce vendredi 6 janvier au siège de la haute juridiction à Cotonou.
Le secrétariat général de la Cour constitutionnelle change de main. Nommé par le chef de l’Etat sur proposition du président de la Cour constitutionnelle, en remplacement de Sylvain Nouatin admis à faire valoir désormais ses droits à la retraite, le docteur Gilles Badet sera investi dans ses nouvelles fonctions, ce vendredi 6 janvier. Ce sera au cours d’une cérémonie fort simple mais qui ne manque pas d’importance. Le nouveau secrétaire général de la Cour sera invité à prêter le serment prévu à cet effet, devant les membres de la Cour constitutionnelle réunis en audience. Ce n’est qu’après ce cérémonial que Gilles Badet sera renvoyé à l’exercice de ses nouvelles charges. Lesquelles sont d’ailleurs bien connues de l’enseignant de droit public à l’Université d’Abomey-Calavi. Puisque Dr Gilles Badet était jusqu’à sa nomination en Conseil des ministres le 25 novembre dernier, le chargé de mission du président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Il a par ailleurs fait ses différentes thèses de maîtrise en droit, de Diplôme d’études approfondies (DEA) et de Doctorat sur le droit constitutionnel surtout la Constitution béninoise. En témoigne d’ailleurs la qualité de ses analyses et observations pour éclairer l’opinion publique et internationale sur tel ou tel aspect surtout de la Constitution béninoise. C’est donc un érudit du droit constitutionnel qui prend désormais la tête du secrétariat général de la Cour constitutionnelle.
Aux termes du décret n°2014-118 du 17 février 2014 portant attribution, organisation et fonctionnement du secrétariat général de la Cour constitutionnelle, le secrétaire général exerce ses fonctions sous l’autorité du président de la Cour constitutionnelle. Le secrétariat général est l’organe central de l’organisation administrative de la Cour. L’article 3 du décret se veut plus précis sur les prochaines missions du docteur Gilles Badet. Il stipule que : « Le secrétaire général est chargé de l’administration et de la coordination de toutes les directions et des services administratifs, de la gestion des ressources humaines, matérielles et financières de la Cour. Il prend les mesures nécessaires à la préparation et à l’organisation des travaux techniques de la Cour et des assemblées générales des conseillers en collaboration avec les directions et services du secrétariat général. Il assiste, sans voix délibérative, aux audiences de la Cour. Il établit le procès-verbal des audiences signé de lui-même et du président de la Cour ou du Conseiller ayant présidé l’audience. Il notifie les décisions et avis aux parties concernées puis en délivre copie à tout demandeur. Il prend les dispositions nécessaires à l’élaboration de l’avant-projet de budget de la Cour. Il exécute en outre toutes autres tâches à lui confiées par le président de la Cour »?
Actualités 06 janv. 2017

Implanté depuis quelques mois dans la commune d’Abomey-Calavi, le centre culturel et de documentation allemande « Deutsch bei uns » a bénéficié il y a quelques jours d’un important lot d’ouvrages allemands offerts par l’association socioculturelle Arts vagabonds Rézo Afrik Bénin.
Il y a quelques mois, alors qu’il était en pleine installation dans un cadre encore provisoire, le centre culturel et de documentation allemande « Deutsch bei uns » a reçu la visite de Christel Gbaguidi, acteur culturel béninois vivant et travaillant en Allemagne. Celui-ci avait alors promis une contribution de l’association dont il est le premier responsable à savoir l’association socioculturelle « Arts vagabonds rézo Afrik Bénin ». Une promesse qu’il a honorée le 2 janvier dernier, de passage à Cotonou, à travers un important don d’ouvrages et de manuels en langue allemande au centre. Cette dotation prend en compte plusieurs domaines d’activités allant de la science à l’art, sans oublier quelques ouvrages spécifiques dont l’un des plus en vue est une publication sur Thomas Sankara. « Les autres peuples s’intéressent à nos héros et il est important que nous essayions aussi d’en faire autant », a laissé entendre le donateur. Ce geste, dira-t-il, n’est que le prélude à une longue collaboration entre ces deux structures dont les ambitions se rejoignent. Selon lui, le centre culturel et de documentation allemande « Deutsch bei uns » est un exemple patent de la jeunesse en action, engagée et déterminée et pour ce faire, il faille les accompagner. L’initiative de ce centre qui, au-delà de l’éducation fait également beaucoup dans l’art et la culture a été fortement saluée par lui. Ce qui l’a davantage fasciné, c’est qu’en peu de temps, l’espace a changé de visage. « J’étais ici il y a quelques semaines, mais je suis heureux de constater que beaucoup de choses ont changé », apprécie Christel Gbaguidi.
Le centre culturel et de documentation allemande « Deutsch bei uns » a vu le jour grâce à la volonté et surtout à l’apport de quelques jeunes Béninois. Il est situé juste derrière le campus universitaire d’Abomey-Calavi et se veut une institution au service du partenariat culturel entre l’Allemagne et le Bénin. Il offre prioritairement aux ressortissants des deux pays, des possibilités d’échanges culturels. Dans cette veine, l’apprentissage de la langue allemande s’impose comme un préalable à la partie béninoise et c’est là, l’une des priorités sur lesquelles travaille actuellement le centre.
Des appréciations qui ont laissé sans voix le premier responsable du centre Marc Bonou. Témoignant sa gratitude à l’association donatrice, il a soutenu que les efforts de son équipe et de lui-même seront constants. Composé de quelques ouvrages seulement au lancement de ses activités, l’institution peut actuellement se targuer d’avoir un important fonds documentaire qui réjouit ses visiteurs pour la plupart en quête d’informations et de connaissances en langue allemande, sur l’Allemagne?

Au terme des travaux du comité technique départemental chargé du contrôle de la légalité des actes communaux et vu les corrections apportées par l’administration communale au document initial, le budget primitif gestion 2017 de la commune de Natitingou a été approuvé par le préfet de l’Atacora, le 2 janvier dernier. Ce budget est arrêté en recettes et en dépenses à 646.515.000 F CFA et à 881.612.990 F CFA respectivement pour les sections de fonctionnement et d’investissement.
De cet arrêté pris par Déré Lydie Martine Chabi Nah, préfet de l’Atacora, il est stipulé que le maire de la commune de Natitingou est autorisé, dans les conditions prévues aux articles 37 et 38 de la loi N° 98-007 du 15 janvier 1999 portant régime financier des communes en République du Bénin, en cas de besoin et dans la limite de ses compétences budgétaires, à opérer par arrêté, des virements de crédits d’article à article au sein d’un même chapitre. Toutefois, les virements des crédits de chapitre à chapitre ne peuvent intervenir que sur délibération du conseil communal et après autorisation de l’autorité de tutelle. Et pour la section d’investissement, il est indiqué que tout virement de crédits relève de la compétence du conseil communal et doit requérir l’approbation préalable de l’autorité de tutelle.
Kokouvi EKLOU A/R Atacora-Donga
Actualités 06 janv. 2017

Le projet d’installation de certaines institutions de la République à Porto Novo, ville capitale, reprend de plus belle. La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) verra la construction de son siège reprendre sous peu.
Les travaux de construction du siège de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) démarrés en octobre 2005 sont toujours à l’abandon. « Ils ont été arrêtés en septembre 2008 pour défaut de financement complémentaire », a annoncé le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki mercredi 4 janvier au cours de son point de presse. Selon ses explications, le coût des travaux préalablement estimé à deux milliards de FCFA est passé entre temps à 4,7 milliards à l’issue d’un appel d’offres lancé en juillet 2004. « Une mission d’expertise a été ordonnée par le gouvernement. Le rapport final a été validé le 13 octobre 2016. Le Conseil a pris connaissance des conclusions de ce rapport », indique le ministre d’Etat. Lesdites conclusions, poursuit-il, sont relatives notamment à la bonne qualité des fondations de l’ouvrage ainsi qu’à l’évaluation des coûts des travaux restants.
« Le coût des travaux restants est évalué à 3,8 milliards FCFA et les propositions d’amélioration de l’ouvrage sont estimées à près de 3 milliards, soit un montant global de 6,8 milliards nécessaire à l’achèvement des travaux », compte non tenu notamment des frais liés à l’immobilisation du matériel, aux agios bancaires, au règlement des éventuels contentieux. Examinant ledit rapport, le gouvernement a instruit les ministres en charge de la Justice et du Cadre de vie, « en liaison avec l’Agent judiciaire du Trésor, aux fins de négocier à l’amiable la rupture des contrats en cours pour permettre la poursuite des travaux sur de nouvelles bases ». Dans la même veine, les ministres en charge du Cadre de vie et de l’Economie et des Finances « ont été instruits pour sélectionner par appel d’offre ouvert un partenaire privé pour la reprise et l’achèvement des travaux dans le cadre d’un BOT ».
Mise en place d’un dispositif de suivi de la mise en œuvre du PAG
Le Conseil des ministres du mercredi 4 janvier a décidé de mettre en place un dispositif opérationnel de suivi et d’accompagnement de la mise en œuvre du PAG. Ainsi, des unités présidentielles de suivi seront mises en place, des comités de réforme constitués dans tous les ministères et une équipe chargée de l’élaboration et du suivi de la mise en œuvre d’une matrice des réformes relatives à l’amélioration de l’environnement des affaires sera aussi constituée. Le gouvernement prévoit aussi cinq groupes de travail multisectoriels de même qu’un comité de mobilisation de financements et de coordination des relations avec les différents partenaires techniques et financiers. Ce faisant, note le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, « l’organisation générale relative à la mise en œuvre du PAG est achevée et le dispositif opérationnel de suivi et d’accompagnement est en place ». Ce qui permettra notamment aux 299 projets et 77 réformes du PAG lancé le 16 décembre dernier, de se mettre à l’abri de tout défaut de suivi?
411 agents à recruter dans l’administration des finances
L’administration publique béninoise sera à nouveau renforcée, sous peu, par le recrutement de plus de 400 agents au profit des services des impôts et de l’Inspection générale des finances.
L’administration des finances va perdre sous peu, une bonne partie de ses travailleurs appelés à faire valoir leurs droits à la retraite. Pour y remédier, le Conseil des ministres au cours de sa séance du mercredi 4 janvier a décidé et autorisé pour combler ces départs massifs à la retraite, de faire recruter 411 agents au niveau de deux structures importantes dans la gestion des finances publiques, notamment au niveau de la mobilisation de ressources intérieures et du contrôle des finances publiques. Ainsi, 36 agents seront recrutés au profit de l’Inspection générale des finances et 375 autres au niveau de la direction générale des Impôts.
Le gouvernement s’est aussi penché sur la cellule d’appui à l’ordonnateur national du Fonds européen de développement (cellule FED au ministère des Finances et de l’Économie). Il a examiné, note le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, la question relative à l’efficacité globale de ladite cellule. Depuis 2012, révèle-t-il, l’Union européenne a suspendu son financement au fonctionnement de cette cellule. « Le montant de la subvention de l’Union européenne à mobiliser au titre du 11è FED s’élève à 244 milliards dont les points d’application sont inscrits dans le PAG 2016-2021. Il apparaît donc impérieux de rétablir les relations harmonieuses de coopération » avec elle, martèle le ministre d’Etat. Pour ce faire, « un nouveau programme d’appui à l’ordonnateur national a été récemment formulé avec l’Union européenne ». Lequel implique la création d’une unité technique d’appui à l’ordonnateur national du FED. Une unité mieux dimensionnée et plus efficace dans la mobilisation des ressources, astreinte à l’obligation de résultat en lieu et place de l’actuelle cellule d’appui, précise Pascal Irénée Koupaki?
Construction d’une centrale thermique de 400 MW à Maria-Gléta
Au cours de son point de presse du mercredi 4 janvier, le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République a annoncé la construction à Maria-Gléta d’une centrale thermique visant à réduire le déficit énergétique du pays.
Au moints 70 % d’autonomie énergétique à l’horizon 2025 ! C’est là, l’une des ambitions du chef de l’Etat et de son gouvernement qui voudraient aussi combler le déficit d’offre d’électricité et diversifier les sources d’approvisionnement en énergie électrique pour le Bénin. Au nombre des multiples actions prévues dans ce cadre figure la construction d’une centrale thermique de 400 MW à Maria-Gléta. La première phase de ce projet comprend la construction d’une centrale thermique de 120 MW pour un coût global de 107,1 milliards FCFA. La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO participe à ce financement par un prêt d’un montant de 15 milliards au Bénin. L’accord de prêt a été signé le 23 décembre dernier, rapporte le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République. « Avec le prêt de la BIDC, nous pouvons considérer que le financement de la construction de la centrale thermique de 120 MW est bouclé », annonce-t-il par ailleurs.
Ce même conclave des ministres et du chef de l’Etat a aussi tablé sur le financement par la Banque européenne d’investissement du projet « Eau et Assainissement Cotonou Phase 3 ». L’objectif dudit projet est de contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) en matière d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement des eaux usées. Avec sa réalisation, il est attendu un accroissement du taux de desserte globale en eau potable en milieu urbain et périurbain de 84 % en 2015 à 100 % à fin 2021. La Banque européenne d’investissement participe au financement à hauteur de 19,7 milliards FCFA. Le contrat de financement a été signé le 8 décembre dernier. Le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant transmission, à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, dudit contrat de financement?
Par Josué F. MEHOUENOU
Actualités 05 janv. 2017

La pollution de l’air est un problème majeur de santé en Afrique de l’Ouest, en l’occurrence dans les grandes villes, à cause des activités économiques, des transports à travers la prolifération des motos et véhicules usagés, des activités domestiques et de l’agriculture urbaine. Les populations vulnérables sont souvent les plus touchées par l’exposition à la pollution de l’air dont les conséquences sur la santé se traduisent par le développement des maladies non transmissibles. Dr Marius Kèdoté, chercheur à l’Institut régional de santé publique et coordonnateur de l’équipe régionale de la Chaire Pollution urbaine de l’air et maladies non transmissibles (ChairePol) explique dans cette interview, les risques auxquels nous expose la pollution urbaine de l’air et indique les mesures à prendre pour réduire son impact sur la santé.
La Nation : La Chaire Pollution urbaine de l’air et maladies non transmissibles, qu’est-ce que c’est ?
Dr Marius Kèdoté : La ChairePol est un projet sur la pollution de l’air et ses effets sur la santé humaine. Ce projet porté par la chaire écosanté couvre trois pays côtiers (Bénin, Côte d’Ivoire et Sénégal) et un pays enclavé semi-désertique de l’hinterland (Burkina Faso). La chaire écosanté est une initiative régionale en Afrique de l’Ouest pour l'enseignement, la recherche et l’application des connaissances en santé environnementale. Elle est coordonnée au niveau du pôle central (Bénin) et s’appuie sur les contributions de membres d’ONG et chercheurs de diverses disciplines en Afrique subsaharienne et ailleurs (Belgique, Canada, France, Etats-Unis, Suisse, etc.). Elle vise à assurer un environnement urbain viable, vivable et équitable en Afrique de l’Ouest et du Centre à travers l’application de l’approche écosanté, une approche multidisciplinaire et participative sur les enjeux conjoints de santé et d’environnement. La chaire écosanté coordonne la formation de jeunes chercheurs talentueux par le biais d’un programme doctoral interuniversitaire de santé publique orienté écosystèmes, santé et développement durable.
Plusieurs études ont été réalisées au Bénin par la chaire écosanté en matière de pollution urbaine de l’air, quels en sont les résultats ?
Des études sur les sources et le niveau de pollution à Cotonou menées dans le cadre du projet Chairepol sont en cours. Mais, il en ressort des données préliminaires que certains des polluants réglementés au Bénin (le monoxyde de carbone, les oxydes d’azote, les particules fines) ont été retrouvés dans l’air à des niveaux au-delà des seuils recommandés. Ces dépassements ont été enregistrés pour la plupart du temps à des endroits de forts trafics routiers comme Dantokpa. Notons aussi qu’à des endroits insoupçonnés, Arconville par exemple à Abomey-Calavi qui est une zone résidentielle, des polluants ont été retrouvés à des niveaux relativement hors normes.
Comme sources de pollution au Bénin, le trafic routier avec la mise en circulation des véhicules d’âges trop avancés a été identifié comme première source suivi des industries et autres activités anthropiques (incinération de déchets, utilisation de pesticides, pratiques culinaires, etc.).
Une autre étude sur les connaissances, attitudes et pratiques (CAP) des populations en matière de pollution de l’air et de ses risques sanitaires a été réalisée dans le cadre du projet Chairepol. Cette étude montre que la population de Cotonou a une vague connaissance des enjeux de la pollution de l’air. Sa connaissance mérite d’être renforcée. Ces populations n’ont pas des attitudes et pratiques adéquates ou qui reflètent une bonne connaissance des conséquences de la pollution de l’air. Ceci est la résultante d’une ignorance couplée aux conditions de vie précaires qui contraignent les populations à des pratiques à risque pour leur santé.
L’équipe de la Chaire écosanté a également fait une analyse de la réglementation de la pollution de l’air au Bénin. Globalement, pour défauts matériels, organisationnels et de volonté politique, la quasi-totalité des dispositions des textes réglementaires ne sont pas appliquées avec rigueur. Certains textes sont caduques et méritent d’être mis à jour pendant que d’autres doivent être renforcés sur le plan pénal. Cette étude a suggéré la dotation aux structures habilitées, de matériels et moyens nécessaires pour l’application optimale des normes. En outre, la révision de certains textes en vue de leur renforcement et de leur mise à jour a été recommandée.
Quels sont les risques qu’encourent les populations exposées à ce type de pollution ?
Sur le plan sanitaire, selon l’OMS la pollution de l’air constitue un problème de santé publique et a tué 7 millions de personnes en 2012 dont 3,7 millions attribuables à la pollution de l’air extérieur. 88 % de ces décès ont eu lieu dans les pays à revenus bas et moyens et plus précisément 176.000 décès ont été enregistrés en Afrique.
Plusieurs études au Bénin ont fait le lien avec la santé et la pollution de l’air. Ainsi, l’exposition intra domiciliaire à la pollution liée au trafic urbain avec des conséquences sur la santé respiratoire a été prouvée. L’exposition à la pollution urbaine liée au trafic serait liée à une mortalité élevée due aux maladies chroniques des voies aériennes inférieures. Ainsi, plus du quart des conducteurs de taxi-moto souffrent d’infections respiratoires aiguës basses (IRA basses). La pollution de l’air est associée aux maladies respiratoires non transmissibles, cardiaques et dermatologiques. Parmi une multitude d’affections, on peut donner en exemple, la bronchite pulmonaire chronique obstructive, la rhinorrhée, l’asthme, le cancer des poumons, l’hypertension artérielle et l’eczéma.
En réalité, les vendeurs de rue, les vendeurs d’essence et les conducteurs de taxis-motos sont plus exposés à la pollution de l’air extérieur que les autres couches de la population qui ne sont pas épargnées.
De plus, la pollution de l’air contribue à appauvrir davantage la population. En plus de la précarité dans laquelle vivent les ménages, il faut qu’ils fassent face aux dépenses qu’engendre la pollution de l’air à leur encontre via les maladies. C’est ainsi que la pollution de l’air entrave le bien-être des populations en les enfonçant davantage dans la pauvreté.
D’ailleurs, une étude récente de la Banque mondiale insiste sur le coût de la pollution de l’air qui pèse plus sur les pays en développement.
Actuellement, la Chaire écosanté réalise des études épidémiologiques associant les aspects socioéconomiques sur la pollution de l’air. Les maladies concernées par les études en cours sont cardiaques et respiratoires.
Le gouvernement a annoncé le démarrage du contrôle des gaz d’échappement des véhicules dans le cadre de l’application du principe de pollueur-payeur. Quelles appréciations faites-vous de cette mesure ?
Ces mesures correctionnelles ne sont pas prises ex nihilo par le ministère en charge de l’environnement. En réalité, ces dispositions sont prévues par l’arrêté interministériel de 2001, portant mesures coercitives applicables aux auteurs de pollution atmosphérique due aux véhicules à moteur. Ce texte, normalise les émissions des véhicules dans ses articles 2 à 5. Les articles 11 à 15 de l’arrêté évoquent les mesures coercitives applicables aux pollueurs. De ce fait, tout propriétaire de véhicules à deux ou plusieurs roues qui dépassent les normes d’émissions de gaz se fait confisquer les pièces de son véhicule et est puni d’une amende. En cas de récidive, l’amende est portée au double.
Il faut dire qu’autrefois, les amendes étaient rigoureusement appliquées aux propriétaires de véhicules polluants. Ceux qui ne payent pas l’amende couraient le risque de confiscation de leur véhicule ou de leur permis de conduire. Cette mise en œuvre était jalonnée d’obstacles. Ces obstacles sont d’ordre politique avec une mise en application sans rigueur et un traitement de certains auteurs de pollution avec partialité.
Notons qu’un soulèvement des syndicats des transporteurs pour protester contre l’application des amendes prévues par ce texte a été enregistré par le passé ; une protestation réitérée en 2016.
Cependant, les inspecteurs de l’environnement pensent qu’il faut la répression pour lutter contre la pollution.
A l’idée de n’avoir aucune contrainte judiciaire à entretenir son véhicule de sorte à le rendre moins nuisible à l’atmosphère, les propriétaires de véhicules motorisés se soucieront encore moins de la capacité polluante de leurs engins. Ceci est valable, dans la mesure où la grande masse n’a pas conscience de l’ampleur et du danger que constitue le phénomène de pollution de l’air ; faute de sensibilisation.
La population est-elle assez informée des dangers de la pollution de l’air et de l’importance de la lutte pour être réprimandée? C’est la question qui se pose. Rappelons que l’analyse du cadre réglementaire a montré un manque de communication pour un changement de comportement à l’endroit de la population. Nous pensons qu’il faut que la population cerne tous les contours des enjeux de la pollution de l’air avant de se faire réprimander. Ceci passera par la bonne organisation de campagnes de sensibilisation. L’application de la coercition pourra être mise en place de façon rigoureuse et impartiale après la sensibilisation.
Que faire pour venir à bout de la pollution de l’air à Cotonou et dans les grandes villes du Bénin ?
Venir à bout de la pollution de l’air à Cotonou est un idéal, la réduire reste un défi à relever. La réduction de la pollution de l’air aura un impact positif sur la santé de la population et participera à la réduction de la pauvreté. Elle permettra d’une part aux ménages d’amoindrir la charge financière liée aux soins de santé et d’autre part aux pouvoirs publics de minimiser les coûts liés à la dépollution. Ceci contribuera au bien-être de tous.
Pour y parvenir il faut la contribution de toutes les parties prenantes (le gouvernement, les chercheurs, les ONG, la communauté et les collectivités locales) ; ce que l’approche écosanté recommande. Nul ne sera de trop pour lutter contre la pollution de l’air.
Cette lutte est engagée en faveur des communautés, elle doit être donc menée avec elles. C’est ce que la Chaire écosanté a commencé en initiant un programme dénommé « Air sain » qui vise à faire connaître les enjeux de la pollution de l’air aux populations et à leur faire changer de comportements.
Toutefois, pour une lutte efficace, une volonté politique est impérative. Le gouvernement doit s’y mettre pour accompagner les initiatives en cours et les renforcer. Le gouvernement se doit de renforcer les normes et rendre opérationnelle leur application en ne mettant pas de côté la conscientisation des populations. Il faut par exemple doter les structures habilitées d’équipements de travail notamment des appareils de contrôle de la qualité de l’air et de laboratoire ; veiller à l’application de la norme sur la limite d’âge des véhicules et l’importation des véhicules à pots catalytiques ; s’assurer de la qualité des produits pétroliers sur le territoire béninois, etc. Toutes les actions doivent être menées avec toutes les parties prenantes pour éviter d’éventuel chevauchement d’actions. En bref, il faut une synergie des actions de lutte?
Propos recueillis par Reine AZIFAN
Santé 03 janv. 2017

Les femmes du marché de Missèbo et autres ont toutes arboré le rouge ce lundi 2 janvier, comme elles l’avaient prévu à l’issue de leur assemblée générale tenue vendredi 30 décembre dernier. Elles protestent toujours contre la mesure de déguerpissement qui devrait commencer hier.
Se vêtir de rouge ce lundi 2 janvier, c’était le mot d’ordre donné par l’assemblée générale tenue vendredi 30 décembre dernier par le Comité national des revendeurs, vendeurs et artisans du Bénin pour la liberté et le pain (Conarab). Effectivement, la plupart des dames à Missèbo dont les boutiques ont été marquées comme érigées dans le domaine public, ont arboré le rouge. «Nous allons marquer la ligne rouge à ne pas franchir», avait déclaré Thérèse Waounwa, présidente du Conarab, lors de l’assemblée générale de vendredi dernier. Ce lundi, les dames et quelques hommes ont suivi le mot d’ordre. Nombre d’entre eux ont opté pour des t-shirts rouges attendant ainsi de pied ferme les autorités en charge de la casse des bâtiments sur le domaine public. A leur arrivée, les femmes du marché devraient se mettre à faire du tapage à l’aide des gongs et des sifflets comme convenu à la dernière réunion. De 7 h à 12 h au sein du marché Missèbo, ‘’la ligne rouge’’ a été tracée. Mais elle n’a pas été franchie par ceux pour qui elle a été tracée. Le mot d’ordre a été suivi, se réjouit Thérèse Waounwa. Aussi, ajoute-elle, les femmes des autres marchés ont également suivi le mouvement. Elle dit avoir reçu les informations grâce aux cellules du Conarab implantées dans les autres marchés. Thérèse Waounwa croit que cette action porte et portera ses fruits. Mais pour ne pas dormir sur leurs lauriers, les femmes du Conarab veulent aller plus loin. Elles ont prévu marcher jeudi prochain dans la ville de Cotonou. Même si le préfet a interdit toute marche durant cette période, Thérèse Waounwa entend avec ses camarades braver cette décision de l’autorité préfectorale qu’elle juge «liberticide». «D’autres actions suivront dans le temps », a-t-elle également annoncé. Les femmes du marché réclament leur relogement avant toute casse de leurs anciens commerces.
Actualités 03 janv. 2017

L’opération de libération forcée des espaces publics censée démarrer ce lundi 2 janvier n’a pas eu lieu. Le ministère du Cadre de vie a fait le constat sur le terrain que la plupart des Béninois s’exécutent de bonne foi après l’expiration du délai. Les autorités ont décidé de laisser ces libérations volontaires s’achever avant de passer à la vitesse supérieure.
L’opération de déguerpissement du domaine public qui aurait dû commencer ce lundi 2 janvier dernier n’a pas démarré. Non pas parce que les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable n’ont pas envoyé des équipes sur le terrain pour dégager de force les espaces occupés, mais parce qu’ils en ont été dissuadés par la volonté réelle des occupants qui continuent de s’exécuter de bonne foi sur le terrain. Comme le dit l’adage populaire, le Béninois aime beaucoup attendre le dernier délai pour s’exécuter. Et c’est le cas actuellement avec l’opération de déguerpissement.
En effet, nombre de personnes ayant érigé leurs commerces dans le domaine public, ont mis le week-end de fête à profit pour libérer la plupart des espaces et éviter d’être déguerpis de force et payer de lourdes amendes. Le constat sur le terrain est visible et même saisissant. La plupart des occupants ont profité de la période des fêtes de fin d’année propice pour les affaires, avant de commencer à s’exécuter. Comme Emile Djossou, propriétaire d’une boutique à Ganhi le reconnaît, il y a un avantage de libérer soi même les domaines publics occupés illégalement. Cet avantage, c’est de pouvoir récupérer quelques matériaux ayant servi à la construction de la boutique ou de la baraque et surtout d’éviter de payer une amende pour le non respect d’une décision de l’Etat central. « Je suis en train de détruire ma baraque pour éviter de payer une amande, je n’ai pas encore l’argent pour me réinstaller ailleurs et mon entêtement va me faire sortir de l’argent encore? Je préfère respecter la loi», lâche-t-il.
Un constat reluisant
Tous ou presque s’exécutent à la surprise de certains de leurs compatriotes. Un enseignant qui a circulé dans la ville de Cotonou lundi 2 janvier se confiait ainsi à ses collègues. «Je n’ai jamais cru que les Béninois allaient respecter la décision aussi massivement, beaucoup ont libéré les espaces en cause spontanément, la ville est maintenant dégagée et on voit très loin», confie-t-il. «Si le ministère du Cadre de vie ramasse les gravats maintenant, les gens verront le bien-fondé de l’opération et même l’utilité immédiate pour les usagers de la route et des espaces publics.
Selon Esther Kuassi, propriétaire d’un grand bar restaurant à Ganhi non loin de la direction BOA, c’est l’amende à laquelle s’exposerait tout contrevenant de cette mesure qui a fait que les occupants s’exécutent volontiers au dernier moment. « Le Gouvernement en place aime respecter les délais et on dit que si tu ne t’exécutes pas, tu vas payer une amende. C’est pour cela que moi, je suis en train de casser mon restaurant », affirme-t-elle. Elle reconnaît que sa boutique est implantée sur le domaine de l’Etat où elle vend des nourritures à plusieurs dizaines de travailleurs par jour. « C’est quelqu’un qui était ici qui m’a loué l’espace, et la mairie est venue m’enregistrer, et je paie 120 000 F CFA à la mairie chaque année et 105 000 F CFA comme impôt aux agents de la direction des impôts chaque année, j’ai tous les reçus avec moi », précise-t-elle. Elle reconnaît le bien-fondé de l’opération qu’elle trouve juste mais plaide pour que l’Etat fasse le nécessaire pour leur trouver d’autres emplacements. « Le Gouvernement n’a qu’à nous aider à trouver un autre endroit nous sommes prêts à continuer à payer, c’est très dur pour nous. Tout le monde ne peut pas construire des boutiques donc que l’Etat nous aide vraiment. Esther Kuassi estime que même ses clients souffrent déjà du fait qu’elle a cessé de préparer les repas. Valentin Ayonou, un ses clients confirme ces nouvelles difficultés et accepte la situation avec philosophie. « Cela va nous demander d’aller désormais plus loin pour pouvoir trouver à manger, on va accepter le faire pour que l’opération soit une réussite. Certains commencent déjà à craindre que les propriétaires des boutiques ne montent rapidement les enchères et qu’on assiste à une flambée des prix de location. Cela pourrait être enregistré comme une des conséquences de l’opération, ce qui demande la vigilance des autorités à divers niveaux pour éviter que des individus ne profitent pas trop de la situation.
En attendant le grand ménage
Dans la programmation initiale, l’opération de déguerpissement devrait démarrer hier par le carrefour LNB-Ancien pont (de la poste à l’Eglise Notre Dame). Les équipes envoyées sur le terrain ont constaté que la plupart des occupants ‘’illégaux’’ ont entamé le déguerpissement volontaire. D’autres étaient encore actifs hier sur le terrain pour démonter de leur propre gré les baraques et les boutiques qui trônent encore sur les espaces. Une chose appréciable que le ministère salue et même encourage. « On m’a recruté pour ce job de destruction de ce restaurant dont la moitié occupe l’espace public, et on nous a dit de tout faire pour le finir aujourd’hui», explique Raoul Tingbé, un manœuvre engagé pour la circonstance.
Les équipes dudit ministère distribuaient même des tee-shirts aux manœuvres rencontrés sur le terrain pour les inciter à accélérer les travaux de destruction des baraques, des boutiques et autres hagars. «Les gens du ministère sont venus ici comme ils nous ont vus en train de détruire, ils nous ont donné des tee-shirts pour nous encourager à vite terminer le travail », ajoute-t-il. Les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable ne recherchent pas la confrontation dans l’exécution de cette décision de libération des domaines publics, mais elles tiennent à l’appliquer au cas où certains s’abstiendraient de le faire. Ce n’est donc pas une rallonge de délai qui est accordée tacitement aux retardataires, mais une stratégie pour toujours encourager le déguerpissement volontaire. Le ministère se réserve le droit de démarrer l’opération à tout moment et surtout de façon spontanée afin que l’effet de surprise prévale.