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Nouvelles

Conseil des ministres: Le Gouvernement aux trousses des gestionnaires de projet indélicats

Certains gestionnaires de projet qui se sont amusés avec les deniers publics ont des soucis à se faire. Le Conseil des ministres du mercredi 14 décembre a pris des mesures visant à faire retourner dans les caisses de l’Etat, des fonds dilapidés dans le cadre de la gestion de certains projets.

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement a présenté à ses collègues, en Conseil, ce mercredi 14 décembre, une communication sur la situation de certains projets financés par la Banque africaine de développement (BAD) dans notre pays. Il est à retenir de cette communication, selon les explications données par le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki « que les rapports d’audit de certains projets n’ont pas été transmis à la BAD et que les rapports d’audit d’autres projets n’ont pas été validés par cette institution de financement du développement ». Par ailleurs, note-t-il, il a été constaté que les soldes des comptes spéciaux de onze projets clôturés durant la période 2009-2015 n’ont pas été apurés. « Les coordonnateurs de tous les projets concernés devront produire les pièces justificatives des dépenses en instance d’apurement dans les plus brefs délais, au risque d’être mis en débet », a-t-il annoncé. Autrement, le montant non justifié par un coordonnateur devient une dette vis-à-vis de l’Etat, qu’il doit payer. Dans la même veine, le gouvernement a instruit les ministres assurant la tutelle des projets concernés aux fins de prendre les dispositions nécessaires afin que le Bénin se mette à jour vis-à-vis de la Banque africaine de développement au plus tard le 31 décembre prochain.

Charte africaine sur les valeurs et les principes du service public

La Charte africaine sur les valeurs et les principes du service public et de l’administration, signée par le Bénin en janvier 2012 a été adoptée par la Conférence des chefs d’Etat de l’Union africaine le 31 janvier 2011. Son adoption est une étape importante vers la réalisation du Programme de l’Union africaine sur les valeurs partagées relatives à la gouvernance, explique le ministre d’Etat secrétaire général à la Présidence de la République. L’objectif global de ladite charte est de promouvoir les principes et les valeurs morales inhérentes aux activités des agents du service public en vue d’assurer les prestations de services transparentes. Elle vise aussi à améliorer la fonction publique africaine et à mettre sur pied une administration capable de fonctionner dans les conditions optimales d’intégrité, d’équité et d’efficacité. La ratification de la Charte africaine sur les valeurs et les principes du service public et de l’administration permettra au Bénin de s’intégrer dans la dynamique régionale d’attachement aux valeurs nouvelles de gouvernance. Le Conseil des ministres a donc adopté le projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification de cette Charte africaine?

Actualités 15 déc. 2016


Evaluation à mi-parcours de l’UNDAF: Bilan satisfaisant, cap sur 2017

La 3e session du Comité de pilotage du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au Développement (UNDAF) s’est tenue, mardi 13 décembre, à Cotonou. Il était question pour les chefs d’agence du Système des Nations Unies au Bénin et aux membres du gouvernement de faire une évaluation à mi-parcours dudit plan et d’identifier quelques pistes d’actions pour le futur.

L’exercice qui a mobilisé toute la famille onusienne résidente au Bénin et les membres du gouvernement béninois était une véritable séance de vérité sur les grands axes de coopération entre les deux parties. Il s’agissait de faire le tour d’horizon des interventions du Système des Nations Unies afin de s’assurer de la bonne trajectoire à suivre en matière de développement. Pour la circonstance, le Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au Développement (UNDAF) a été passé à la loupe avec quelques orientations pour 2017. Au total, six grands axes ont été revisités dans ce cadre. Le premier intitulé, «Croissance inclusive et emploi» a comblé les attentes. 

La présentation faite dans ce registre par Aristide Djossou, membre du Bureau du coordonnateur résident des Nations Unies, indique que 70% des indicateurs sont atteints avec un taux d’exécution de 50% des actions retenues. Pari tenu également pour le 2è axe qui intègre les questions liées à la santé. En ce qui concerne l’effet 3 relatif à la question de l’éducation de base, 75% des indicateurs sont atteints, avec un taux d’exécution physique de 60%. Le 4e pilier qui évalue les questions de vulnérabilité, de genre et d’abus a également enregistré de bonnes performances. Relativement au 5e axe qui intègre la notion de gouvernance participative et de décentralisation, les résultats sont aussi encourageants. Le 6e et dernier axe qui prend en compte les questions environnementales, la gestion des crises et des changements climatiques, renseigne que la moitié des indicateurs ont été atteints. Ces performances, quoique notables, n’ont pas comblé tous les espoirs des deux parties.
Tout en saluant les efforts menés dans le cadre de l’UNDAF, Gilbert Poumangué, représentant par intérim de la FAO et chef de file de l’axe 1; Isabelle Bardem, représentante résidente adjointe de l’UNICEF et chef de file du pilier 3, l’UNFPA et l’ONU Sida pour le compte de l’effet 4, l’OMS pour ce qui concerne le 2e pilier, le PNUD pour le compte de l’axe 5 et 6, se réjouissent de ce qu’ils ont permis de sortir un certain nombre de Béninois de la précarité. Tous ont promis de se battre dans leur domaine d’intervention en vue d’un bilan globalement plus satisfait à l’issue de l’UNDAF étalé sur la période 2014-2018.
Intervenant au nom de la société civile, le représentant de Social Watch Bénin, Dieudonné Ouinsou, a insisté sur les principes de bonne gouvernance et de redevabilité. Lesquels principes, selon lui, doivent être le bréviaire de tous les acteurs publics. Son message est également celui d’un plaidoyer en faveur de la vulgarisation des Objectifs de développement durable (ODD), à toutes les composantes du pays afin de permettre au Bénin de relever le défi de l’agenda 2030.

Aider le Bénin dans ses réformes

A leur tour, les différents chefs de file du gouvernement ayant pris part à la session à savoir, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement,
Abdoulaye Bio Tchané, le ministre en charge de l’Agriculture, Rufin Koudandé, son collègue en charge de l’Environnement, José Tonato, ainsi que le ministère en charge des Affaires sociales, ont souhaité plus d’accompagnement de la famille onusienne dans le cadre des différentes réformes en cours au Bénin. En attendant, l’UNDAF envisage d’aider le pays à accéder aux opportunités susceptibles de développement.
Pour 2017, le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, propose l’identification des actions et mesures susceptibles d’accélérer la mise en œuvre de l’UNDAF en lien avec les priorités nationales.
Etant donné que le dernier classement de ‘’United Nations Development Group’’ (UNDG) classe le Bénin au 2e rang des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, en ce qui concerne les procédures liées à la mise en œuvre des réformes unies dans l’action, souligne-t-il, cette avancée doit être renforcée dans un contexte de mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (PAG) et de la mise en œuvre effective des ODD. Il souhaite également la mobilisation effective de la partie nationale pour l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de l’UNDAF et réitère par la même occasion, l’engagement de la famille onusienne à accompagner le Bénin dans la mise en œuvre des priorités nationales déclinées dans ses documents de planification.

Actualités 14 déc. 2016


Edition 2016 de la Gaani : Le bal de la célébration ouvert à Nikki

Les peuples baatonu et boo célèbrent, depuis hier mardi 13 décembre, l’édition 2016 de leur fête culturelle et identitaire, la Gaani. C’est le royaume de Nikki qui, comme à l’accoutumée, a ouvert le bal. Le premier acte marquant ces festivités est le parcours rituel effectué par le Sinamboko, l’empereur Sabi Nayina III en compagnie de son premier ministre et des cavaliers de son royaume.

Comme il est de tradition chaque année, les princes, princesses et autres dignitaires de l’aire culturelle baatonu et boo se retrouvent, depuis hier mardi 13 décembre à Nikki, à l’occasion de la fête de la Gaani. Ils sont venus du Bénin, du Nigeria et d’autres pays. Elevé au titre de roi honoraire sous le nom de « Sounon Boukoundoari », il y a un an, l’ancien président de la République, Boni Yayi, a honoré de sa présence l’évènement. Au niveau du gouvernement, il y avait le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia.

En dépit de la ferveur constatée à Nikki, l’appui de l’Etat, contrairement aux années précédentes, n’a pas été manifeste dans le cadre de l’organisation de l’évènement. D’où la sobriété, faute de moyens, qui a caractérisé les festivités. Avec le soutien de quelques particuliers, les filles et fils de la localité ont dû s’approprier l’évènement, afin de mobiliser les ressources qui lui étaient nécessaires.
Le moment le plus attendu de la célébration, hier mardi 13 décembre, a donc été le parcours rituel fait par le chef suprême des baatonu, l’empereur Sabi Nayina III, roi de Nikki. Intronisé le 2 août 2014, il sacrifiait pour la deuxième fois à cette cérémonie, en parcourant les 9 sites retenus. Sur son cheval royal paré, le souverain richement habillé s’est arrêté chez l’Imam. Il a aussi visité les tombes et sites sacrés. Au niveau de chaque site, il a imploré les mânes des ancêtres, puis prié pour la paix et la prospérité au sein de la communauté baatonu et boo.
Les minutes s’égrenant, la grande foule massée sur les lieux d’où l’empereur et son cortège sont partis, commencera par guetter son retour. Par moment, la clameur ne cesse de monter. C’est triomphalement que l’empereur a regagné la place où, que ce soit à l’aller, comme au retour du parcours, il s’est arrêté devant les tambours sacrés. Avant d’aller s’installer dans sa case ronde, les honneurs lui ont été rendus aux sons des trompettes et aux rythmes des tambours. Il peut enfin saluer les invités et recevoir les civilités, les cadeaux et l’allégeance des dignitaires et princes de l’aire culturelle baatonu et boo.
Pour la suite, les populations pouvaient alors s’adonner à des réjouissances au niveau des places publiques ou se rendre à la foire pour visiter les stands ouverts. Les festivités de l’édition 2016 de la Gaani se poursuivront ce jour avec la ‘’Kayessi’’.

Culture 14 déc. 2016


Association interprofessionnelle des spécialistes en énergies renouvelables: Faustin Dahito réélu président du bureau exécutif de l’AISER-Bénin

L’Association interprofessionnelle des spécialistes en énergies renouvelables du Bénin (AISER-Bénin) a tenu, ce lundi 12 décembre au Chant d’oiseau à Cotonou, son assemblée générale ordinaire. Au terme des assises, c’est Faustin Dahito qui a été reconduit à la tête d’un Bureau exécutif de dix-sept membres.

Portée sur les fonts baptismaux, il y a cinq ans sous l’égide des autorités du ministère en charge de l’énergie, l’Association interprofessionnelle des spécialistes en énergies renouvelables du Bénin (AISER-Bénin) s’organise pour accompagner le gouvernement dans la recherche de solutions aux problèmes énergétiques. Au terme de l’assemblée générale ordinaire qui a conduit au renouvellement des membres du bureau exécutif de l’association, le nouveau président élu, Faustin Dahito, a réaffirmé l’engagement de ce creuset à accompagner le gouvernement en matière de relèvement du niveau des services énergétiques et de la maîtrise de l’électricité disponible par tête d’habitant. 

Le président de l’AISER-Bénin rappelle que c’est face à la préoccupation majeure que les acteurs béninois du secteur libéral des énergies renouvelables se sont regroupés dans ce creuset associatif. «AISER-Bénin a du chemin à faire. Beaucoup de gens nous regardent», a souligné Faustin Dahito qui estime que le maître-mot de l’association c’est la confiance.
Faustin Dahito, au terme de sa réélection, a regretté le fait que des spécialistes soient au Bénin et que 95% des marchés dans le domaine des énergies renouvelables soient confiés aux étrangers. «Nous n’allons accepter ces genres de choses », insiste-t-il, avant de souligner qu’il y a de l’espoir pour le secteur. Car, le régime en place, à son avis, les associe désormais à des prises de décisions dans le secteur. «L’année 2017 sera une année de prospérité pour le Bénin et nous nous préparons en conséquence», indique-t-il.

Gratitude aux PTF

Les membres de l’AISER-Bénin se déploient sur l’ensemble du territoire national pour proposer des solutions énergétiques aux populations de différentes couches et catégories socioprofessionnelles. Notamment dans les applications de l’éclairage pour l’habitat et les écoles, le pompage d’eau dans l’hydraulique humaine et pastorale, l’alimentation des équipements de télécommunications, la conservation des produits dans les centres de santé. Tous ces efforts ne sont pas fournis sans l’aide des partenaires techniques et financiers. C’est pourquoi, le nouveau président a saisi l’occasion pour les remercier et dit compter encore sur eux pour l’accompagnement permanent. Et au nombre de ces partenaires, il a cité le PNUD, le GIZ, l’AFD, l’Union européenne, la SNV, le MCA-Bénin, sans oublier le gouvernement à travers le ministère en charge de l’Energie, l’ANADER, la direction générale de l’Energie, et les autres.
Avant les engagements et les promesses du président élu, les membres de l’association ont suivi avec intérêt les rapports d’activités et financier. AISER-Bénin a, au cours du mandat qui vient de s’achever, organisé quatre assemblées générales ordinaires, huit assemblées générales extraordinaires, soixante-quinze réunions du bureau exécutif, quatre journées portes ouvertes et a participé à des rencontres au plan national comme international.
Quant au rapport financier, il présente la situation antérieure avec un solde de 1 167 100 FCFA. Le budget 2017 de l’association a été également présenté aux membres de l’association qui ont adopté les deux rapports à l’unanimité ?

Economie 13 déc. 2016


Stabilité de la démocratie et de l’état de droit: Constitution béninoise, 26 ans après : toujours une énigme

Vingt-six ans après, la Constitution du 11 décembre 1990 poursuit bon an mal an son petit bonhomme de chemin. Elle a résisté jusqu’ici, tel un serpent de mer, à toutes sortes de tentatives de sa modification, fût-elle opportuniste ou conjoncturelle. Jusqu’à quand encore durera cette résistance de la loi fondamentale béninoise?

Tout le monde s’accorde à reconnaître la rigidité de la Constitution béninoise. Vingt-six ans après, elle n’a connu la moindre virgule de modification. Elle tient encore la route, en dépit des différentes péripéties qu’elle connaît. Loi fondamentale, elle arrive toujours à aider le pays à se tirer d’affaire face à des situations mêmes les plus complexes comme on en rencontre par exemple lors des échéances électorales. Et ceci, sous l’œil vigilant de la Cour constitutionnelle qui, en bon gardien du temple, veille au respect des dispositions y mentionnées. La haute juridiction n’hésite pas à rappeler, à travers ses décisions, les règles du jeu aux acteurs surtout politiques lorsque celles-ci se trouvent menacées.

Lesquelles décisions sont sans recours et s’imposent à tous les pouvoirs publics et institutions de la République comme le martèle la Constitution elle-même. Vingt-six ans après, force est de reconnaître que le Bénin est toujours debout. Le pays n’a connu jusqu’ici les agitations sociopolitiques qui ont secoué la plupart des autres pays de la sous-région. On doit cette stabilité démocratique à la qualité de la loi fondamentale du Bénin que s’est doté le Bénin à l’issue de la Conférence des forces vives de février 1990. Cette qualité a fait de cette Constitution un serpent de mer. Sa relecture semble jusqu’ici une épreuve difficile quand bien même le texte a prévu les conditions de sa modification. Toutes les tentatives pour opérer cette modification ont été soldées jusque-là par des échecs. Il en a eu vers la fin du deuxième quinquennat du président Mathieu Kérékou puis sous son successeur Boni Yayi.

Ce dernier a déployé toute son énergie pour opérer cette révision constitutionnelle à travers la mise en place de deux commissions de relecture composées d’acteurs pluridisciplinaires pour faire des propositions à soumettre pour validation au gouvernement qui, à son tour, transmettra le projet à l’Assemblée nationale. Mais cette tentative comme celle sous le général Mathieu Kérékou en 2005 a échoué. Le projet ne franchira même pas le seuil du Conseil des ministres sous Boni Yayi avant de commencer par essuyer des critiques acerbes sur le terrain. Lesquelles critiques sont loin de favoriser le consensus autour du projet. Pour plusieurs personnes dans le temps, le chef de l’Etat Boni Yayi veut faire une révision opportuniste pour s’éterniser au pouvoir. Face à l’ampleur des polémiques, il va vite abandonner le projet au risque de susciter une réaction de la population très attachée à sa Constitution. Boni Yayi partira du pouvoir en avril 2016 sans relever ce défi qui lui était si cher.

3e régime, 3e échec ?

Comme ses deux prédécesseurs, le président Patrice Talon, à son arrivée au pouvoir, a promis de s’attaquer rapidement à ce chantier de révision constitutionnelle. Le dossier était même une promesse de campagne pour le candidat qu’il était. Le chef de l’Etat avait même annoncé son intention d’aller au bout de cette réforme institutionnelle et politique avant la fin de cette année 2016. Pour ce faire, quelques semaines après son investiture, il a mis aussi en place une commission présidée par le ministre chargé de la Justice Joseph Djogbénou chargée de relire la loi. La commission a déposé son rapport depuis plusieurs mois mais on remarque que le chef de l’Etat a perdu son élan de départ. On sent un certain relâchement, peut-être à cause de l’opinion publique qui émet de plus en plus de sérieuses réserves par rapport à la réforme proposée et qui prend en compte notamment le rétablissement de l’équilibre des pouvoirs, le renforcement de l’indépendance de la justice et le renforcement du système partisan. A peine le rapport déposé, que des voix s’élèvent pour critiquer cette réforme qui propose par ailleurs un mandat unique de sept ans pour le président de la République.

Si pour le président de cette commission de relecture constitutionnelle, le mandat unique de sept ans est ce qu’il faut pour la consolidation de la démocratie et l’Etat de droit au Bénin, plusieurs autres acteurs politiques jugent cette proposition impertinente. C’est par exemple le cas du président du parti mouvement Espoir du Bénin (MESB) François Abiola qui, lors des travaux de son 2e congrès extraordinaire tenu le week-end dernier, à Sakété dit non au mandat unique pour le président de la République. Le parti est plutôt pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, comme prévu actuellement dans la Constitution du 11 décembre 1990. Cette position du MESB semble être partagée par nombre d’acteurs politiques béninois. Plusieurs autres personnes dont l’ancien garde des Sceaux, le constitutionnaliste Victor Topanou, attendent que le débat soit ouvert sur le rapport de la Commission Djogbénou après que le chef de l’Etat eut donné son quitus pour se prononcer sur le fond du projet.

Ce qui est plus qu’une évidence est que le chef de l’Etat ne peut tenir le pari de réaliser cette réforme constitutionnelle avant la fin de cette année 2016. Ça fait donc à l’année prochaine. Pour l’ancien ministre Gustave Dépo Sonon, ces genres de réforme ont des chances de prospérer en début de mandat. Il prédit dès lors qu’il sera difficile au président de la République de réaliser ce rêve en 2017 car il va entrer en ce moment dans la zone de turbulence politique et il ne pourra plus contrôler sérieusement les choses. C’est dire que cette réforme politique et institutionnelle a encore de sérieux soucis pour sa concrétisation sous l’actuel régime en place. Vivement que le consensus tant exigé par la Constitution elle-même soit de mise un jour pour qu’enfin soit toilettée cette loi fondamentale qui a montré certes ses forces mais aussi ses limites.

Actualités 13 déc. 2016


Vie politique nationale : Le MESB de François Abiola claque la porte des FCBE

Le Mouvement Espoir du Bénin (MESB) se retire de l’alliance politique Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et se positionne entre la Mouvance présidentielle et l’Opposition actuelles. C’est la principale décision issue du 2e congrès extraordinaire du parti tenu à Sakété les vendredi 9 et samedi 10 décembre derniers.

Mauvaise nouvelle pour les responsables des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Le parti Mouvement Espoir du Bénin (MESB) de l’ancien vice-premier ministre François Abiola tourne dos à l’alliance politique qui a soutenu l’ancien président de la République, Boni Yayi, pendant ses deux mandats. La décision a été prise à l’issue du 2e congrès extraordinaire du parti tenu à Sakété les vendredi 9 et samedi 10 décembre derniers. Lequel congrès a permis au parti de faire le bilan de ses actions politiques depuis sa création le 9 novembre 2009 jusqu’ici en passant par son affiliation aux FCBE depuis le 6 novembre 2010, de relire ses textes fondamentaux, de clarifier son option politique et de définir sa position par rapport au régime en place.
Le MESB démissionne des FCBE et se positionne désormais comme la troisième alternative c’est-à-dire le milieu entre la Mouvance présidentielle et l’Opposition au régime de Patrice Talon. « Depuis l’arrivée du nouveau président, un débat agite certains milieux : les partis qui n’ont pas appelé à voter pour le président Patrice Talon doivent faire une déclaration d’appartenance à l’Opposition. Pour lesdits milieux, il ne peut avoir que deux camps : Majorité et Opposition. La Mouvance signifie-t-elle qu’il faut soutenir tout et l’Opposition qu’il faut s’opposer à tout ? Et la troisième voie ? Oui il y a un troisième choix : le centre. Nous le réclamons… », souligne le président du MESB, François Abiola. Le parti MESB, poursuit l’ancien vice-premier ministre, en décidant de reprendre sa liberté vis-à-vis de l’alliance FCBE, reste ouvert à tous les groupes de réflexions qui permettront une meilleure gouvernance politique et administrative et une gouvernance économique qui aboutiront à la transformation structurelle rapide du Bénin. A ce titre, le MESB se veut être un creuset de rassemblement pour tous les citoyens du Bénin. « Le parti participera à l’animation de la vie politique, appréciera positivement tout ce qui va selon sa conviction dans le bon sens pour notre pays. A contrario, il dénoncera tout ce qui sera considéré par lui comme les dérives des gouvernants. Il est ouvert à tous les autres partis et mouvements qui épousent le concept du troisième choix », précise François Abiola avant de révéler que les assises de ce 2e congrès ont rejeté la constitutionnalisation du concept de mandat unique de sept ans que défend le président Patrice Talon dans ses nouvelles réformes politiques et institutionnelles. « Le MESB tout en étant ouvert à toutes les réflexions...retient pour l’instant le mandat de cinq ans renouvelable une fois », souligne François Abiola à la faveur du meeting politique consacrant la clôture officielle du 2e congrès extraordinaire. Lequel congrès a connu la présence du coordonnateur des FCBE, Eugène Azatassou, qui était accompagné de plusieurs ténors de l’alliance tels qu’André Okounlola, Barthélémy Kassa et Amos Elègbè, du président du RND, Jean-Michel Abimbola, de Moukaram Badarou, présient du Parti Consciences citoyennes et des représentants de l’Union fait la Nation de Bruno Amoussou, du PLP de Léonce Houngbadji, du BDP de Jean-Claude Hounkponou, et de l’UFEED de Christine Ouinsavi. Tous encouragent François Abiola et les siens et leur souhaitent bon vent dans cette nouvelle direction politique.

Actualités 12 déc. 2016


Pour appeler la jeunesse à se lever: Walid Agro sort «Non, je refuse»

« Non, je refuse » est le titre d’un nouveau livre paru sous la plume du journaliste Walid Agro. Le lancement officiel de cet opuscule publié aux éditions Soleil du succès, a eu lieu vendredi 9 décembre dernier à Cotonou.

De l’indignation, de la colère, de la révolte, de l’incitation à la révolution passionnée. Ainsi se résume les 68 pages du livre « Non, je refuse » lancé vendredi dernier à Cotonou. L'ouvrage de Walid Agro fait le bilan des 56 ans d’indépendance du Bénin et de ses 26 années d’expérience démocratique. Lequel bilan mitigé et glauque se résume à la misère sans cesse grandissante entretenue par un « système politique en déconfiture », selon l’auteur. Le journaliste Walid Agro met en l’index la gouvernance politique calamiteuse qui a marqué ces longues années d’indépendance. L’auteur dénonce une justice injuste, un système éducatif bancal, sans oublier le système sanitaire sénile. En condamnant cet état de choses, l’auteur voit le peuple à la fois victime et complice. Le peuple est victime parce qu’il vivote chaque jour et retourne chaque soir dans le lit de la misère avec l’espoir au cœur que cela changera. Tellement les années se sont écoulées et ça ne change pas. Pour Walid Agro, le peuple est complice parce que son silence et sa passivité donnent caution aux politiques. Pour le présentateur du livre, le sentiment de l’auteur ne découle pas des progrès accomplis depuis autant d’années mais des énormes potentialités ignorées ou inexploitées. 

Face à notre société en totale déliquescence, Walid Agro, à travers le titre de son œuvre « Non, je refuses », appelle la jeunesse à dire non au fatalisme. Ce livre est, selon l’auteur, une invite à la révolution mentale, à la révolte passionnée mais pacifique. Il veut que la jeunesse et le peuple tout entier prennent leur part dans le développement de la nation. Walid Agro entend faire prendre conscience à la jeunesse de ce qu’elle peut faire pour renverser la tendance qu’imprime à notre société, une élite incapable de donner force et vie aux rêves du peuple. Il s’agit aussi pour la jeunesse de sortir de la passivité et d’inventer un nouveau destin au pays.

Culture 12 déc. 2016


Concours meilleure application web utile pour tous: Dix-huit lauréats primés dans trois catégories

Le ministère de l’Economie numérique et de la Communication a organisé du 5 au 11 décembre à Cotonou la semaine de l’Internet. Dix-huit candidats ont été récompensés, jeudi 8 décembre dernier, au terme du concours Meilleure application web utile pour tous à raison de six dans chacune des trois catégories.

« J’ai été particulièrement fière du niveau intellectuel auquel les jeunes talentueux ont été amenés… Je voudrais que la dynamique ne s’arrête pas à la semaine de l’internet et que vous gardiez cet engagement pour que tous ensemble on aille très loin ». Ainsi s’exprimait Rafiatou Monrou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication visiblement émue face aux talents des jeunes participants au concours dénommé ‘’Meilleure application web utile pour tous’’ et des championnats TIC interuniversitaires. Ce concours s’inscrit dans le cadre de la semaine de l’Internet organisée par son ministère du 5 au 11 décembre. 

Au terme de ce concours, les dix-huit meilleurs candidats à raison de six par catégorie ont été récompensés dans trois disciplines à savoir : Loi sur les communications électroniques, Code foncier et Hymne national. Ainsi Régis Akotomey Sèhou et Marcel Gildas Sozonlin ont-ils emporté le premier prix de la première catégorie. Venceslas Kanontin et Merline Atondé ont été déclarés premiers ex aequo dans le domaine du code foncier et dans la dernière catégorie, ce sont Arsène Toyin Lawani et Rolland Dokpo qui ont remporté le premier prix.
Le ministre est revenu sur l’importance du numérique en ce début du XXIe siècle avant d’assurer les jeunes du soutien du gouvernement. « Au-delà du ministère, tout le gouvernement et à sa tête le chef de l’Etat, est vraiment engagé pour accompagner le développement du numérique au Bénin, et nul ne sera de trop, les talents les innovations, nous sommes là pour vous accompagner », assure Rafiatou Monrou.

Actualités 12 déc. 2016


Concours ‘’Femme et art’’: Les lauréates primées

Lancé par l’antenne départementale du Littoral du Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders /section Bénin (Roajelf) en juin dernier, le concours «Femme et Art» a connu son épilogue. Les lauréates ont été primées à la faveur d’une cérémonie qui a eu lieu, samedi 10 décembre, à la Maison des médias de Cotonou.

Comme pour lever un coin de voile sur les talents féminins en dessin et en photographie, la première édition du jeu-concours ‘’Femme et art’’ de l’antenne départementale du Littoral du Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders /section Bénin (Roajelf) a connu sa phase finale. A la cérémonie officielle de remise de prix aux lauréates, la présidente Monaliza Hounnou a affirmé que le concours vise d’une part à encourager et mettre en lumière les filles et femmes qui n’hésitent pas à se distinguer dans les domaines fortement « masculinisés » et d’autre part, à permettre à l’antenne départementale du Littoral du réseau de promouvoir l’art de la photographie et du dessin. Ce qui, explique-t-elle, participerait sans doute au développement de la culture béninoise et de la promotion de la gent féminine. 

Exclusivement réservé aux jeunes femmes et filles passionnées du dessin ou de la photographie, après un long processus de renforcement de capacités et de perfectionnement professionnel, ce concours a permis de révéler des artistes cachées. Ce qui fait souligner au représentant des sponsors, Julien Koundo, tout l'intérêt que revêt l'initiative. «Nul n’ignore aujourd’hui, le rôle, la place et l’importance de la femme dans notre société et son regard sur les événements de la vie courante ne peut que contribuer au succès de toute initiative de développement », a-t-il mentionné. Toutefois, il les a invitées à redoubler d’ardeur pour se hisser au plus haut niveau.
Après une brève projection des œuvres des six finalistes qui ont d’ailleurs planché sur le thème principal du concours « Dessin et photographie : la femme béninoise sous toutes ses couleurs », les identités des gagnantes dans les deux catégories a été révélé. Il s’agit respectivement dans la catégorie dessin d’Evelyne Zinsou, Landros Dahoun, Farida Arouna Mama et dans la catégorie photographie, de : Géneviève Taboudieni, Grâce Ouendo et de Carmélie Boko.

Culture 12 déc. 2016


Trois questions à Sèna Calmine Agbofoun, cinéaste: Le film «HABIBA» a pour but de démystifier la fistule obstétricale

C’est sans doute une ressource sur laquelle le cinéma béninois peut compter. 26 ans, à peine sa Licence professionnelle en Audiovisuel en poche, Sèna Calmine Agbofoun se dédie entièrement au septième art et n’a d’ailleurs pas tardé à accoucher de son premier bébé : Habiba, un court métrage de sensibilisation sur la fistule obstétricale.

La Nation : Vous venez de boucler un court métrage, « HABIBA ». De quoi retourne cette production ?

Sèna Calmine Agbofoun : Le film s’appelle HABIBA et est effectivement un court métrage de sensibilisation sur la fistule obstétricale. Il fait partie d’un plus grand ensemble, le projet « RESURRECTION ». Lequel est en fait un projet de réalisation d’un docu-fiction de sensibilisation sur le sujet de la fistule obstétricale, suivie de projection grand public avec débats dans des zones du Bénin où les plus forts taux de femmes atteintes de cette maladie ont été enregistrés.
Certains pourraient se demander s’il ne s’agit pas d’une production de plus. Je dirais non ! Le film HABIBA n’a pas été réalisé pour la forme. Avec l’aide de l’ONG Essor, très active sur le terrain en matière de dépistage, de traitement et de réinsertion des femmes malades de fistule obstétricale, ce film sera montré, des débats seront menés autour et les responsables de l’ONG ainsi que les autorités locales associées au projet veilleront personnellement à ce que les malades dépistées bénéficient de l’accompagnement adéquat. Donc, le film HABIBA a été réalisé dans un but précis et nous sommes partis pour atteindre tous les objectifs que mon équipe et moi nous nous sommes fixés avant de commencer cette aventure.
Le film a été entièrement tourné à Tanguiéta, au nord Bénin. Le film a été tourné en Dendi, ce qui nous a obligés à être très sélectifs en ce qui concerne le casting. Les acteurs sont des natifs de Tanguiéta, parlant le Dendi et pouvant se faire comprendre de leurs pairs. Pour ce qui est des techniciens, ils ont été soigneusement triés sur le volet. Je suis fière de dire que ce sont les meilleurs parmi les meilleurs qui ont travaillé au tournage et à la post-production du film HABIBA.

D’où est partie l’initiative ?

L’idée de ce film a germé en 2013 lorsque par le plus grand des hasards, j’ai assisté à un entretien que le ministre de la famille de l’époque avait accordé à une délégation de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta, premier hôpital justement à soigner les femmes atteintes de fistule obstétricale. La mère en moi a réagi. J’ai alors commencé à faire des recherches sur cette maladie et à frapper à toutes les portes pour pouvoir concrétiser ce projet. Je me suis dit que je le devait aux femmes comme moi, qui contractent ce mal pourtant évitable en donnant la vie. Je le crois toujours d’ailleurs. Le but premier de ce film est de démystifier la fistule obstétricale. Je ne vous le cache pas, cette maladie reste encore singulièrement inconnue malgré les efforts qui sont faits pour la faire connaitre des populations. On l’assimile en effet à une malédiction et les femmes qui en souffrent sont répudiées par leurs conjoints et/ou rejetées par leurs familles. Nous comptons par là même contribuer à la réduction considérable des cas de fistule, voire à l’éradication de cette pathologie.

Comment comptez-vous vous y prendre, parlant justement de promotion de ce film ?

Le film HABIBA étant disponible, le projet est maintenant à sa phase la plus active. Nous prévoyons commencer les projections grand public dans les régions de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori puis remonter progressivement vers le Sud du pays. Cela se fera avec l’aide de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta et l’ONG Essor qui nous accompagnent depuis le début du projet. Les lieux ciblés sont les collèges et les places publiques pour drainer plus de monde et atteindre efficacement nos cibles. Mais je ne vous le cache pas, tout stagne encore du fait de l’absence de ressources (surtout financières) pour entamer cette dernière phase du projet. Nous demandons donc le concours de toute personne physique ou morale, tout organisme ou institution capable de donner un coup de pouce au projet. Nous serons plus que ravis de collaborer avec eux.
Déjà, le film est d’abord une autoproduction avant d’être coproduit par la structure « WOMEN4WOMEN ». Pour être produit, HABIBA a aussi bénéficié du soutien financier du Forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations (FORIM) et de l’apport technique du fondateur de l’Institut de formation que dirige le colonel Marcellin Zannou?

Culture 09 déc. 2016


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