La Nation Bénin...
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Il aurait pu être fonctionnaire ou sportif racé tant ses potentialités intellectuelles et physiques l’y invitaient. Mais il s’est jeté corps et âme dans le théâtre depuis près de deux décennies avec une gourmandise et une passion qui l’ont rapidement hissé au firmament des arts en Afrique. Récit d’un parcours riche d’enseignements qui compte se poursuivre pour les années à venir vers le cinéma.
42 ans de vie, 20 ans de carrière ! A l’instar de certains de ses congénères, Kocou Gbênakpon Yémandjè aurait pu faire carrière dans la fonction publique. Mais en lieu et place, c’est la scène qu’il a épousée et dès son jeune âge. Lui, le sort, ou le destin c’est selon, avait prévu d’en faire un acteur. Un homme que le monde entier viendrait voir. Gbênakpon, le prénom traditionnel donné à cet enfant né dans l’une des familles royales d’Abomey, signifie littéralement «Le monde viendrait te voir». Baccalauréat série D en poche, le jeune Kocou aurait pu également s’incruster dans la vie active, après des études universitaires, pour faire le «Akowé», appellation donnée par ici aux cadres fraichement recrutés dans l’administration. Mais il n’en sera rien ! Le péché, c’est sans doute à Alougbine Dine, comédien et metteur en scène, ancien directeur du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB) et fondateur de l’EITB (Ecole internationale de théâtre du Bénin) qu’il faudra l’imputer. C’est lui qui, interprétant majestueusement sur scène «Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare», a définitivement convaincu Kocou que son rêve de devenir comédien est une noble ambition. Depuis lors, il ne s’en est plus écarté. Avec la scène, il a scellé une alliance qui vole de succès en succès depuis 19 ans.
Rêveur et voyageur
Rêveur déjà dès son plus jeune âge, Kocou va se révéler un voyageur infatigable. La plupart des grandes scènes, d’Europe, notamment de la France et d’Allemagne, lui sont familières. Il y a fait parler son talent plus d’une fois. Talent dont l’un des révélateurs se trouve être Ousmane Alédji, directeur fondateur du centre culturel Arttistik-Africa à Cotonou (Bénin). Ce pan de sa carrière, il le raconte volontiers, l’émotion presqu’à fleur de peau. «Ma rencontre avec Ousmane Alédji a été déterminante dans ma carrière. Le rôle de Patrice Emery
Lumumba que j’ai tenu dans son spectacle Imonlè m’a ouvert beaucoup de portes». Cette même aubaine apportera de nombreux autres déterminants dans la vie et la carrière du jeune comédien qui, déjà en fin d’année 1998, officiait en tant que premier porteur et deuxième assistant à la réalisation lors du tournage du long métrage Barbecue-Pejo du réalisateur béninois Jean Odoutan.
Modeste, parfois exagérément, il définit sa carrière comme «celle de tout artiste», faite «de rencontres, de hasards, de sacrifices, de découvertes…». Mais elle lui est «douce et fructueuse». Sans doute ! Surtout lorsqu’on a du talent et qu’on sait compter sur de bonnes gens. Tout ne fut néanmoins pas si rose. «J’ai appris avec le temps qu’il ne faut compter que sur soi-même en premier, et en second lieu construire son propre réseau», confesse le comédien. Pour preuve, la plupart des metteurs en scène qui l’ont dirigé sont étrangers. S’il garde des souvenirs avec la France où sa collaboration avec le théâtre de Folles Pensées dirigé par Roland Fichet en Bretagne (France) lui a fait rencontrer des artistes magnifiques, c’est encore au Cameroun qu’il dit beaucoup devoir. Il se définit ainsi comme l’un des meilleurs imitateurs de l’humoriste camerounais Jean Miché Kankan qui a fortement «influencé» sa carrière, se satisfait-il. Avec le Cameroun, c’est une autre histoire, dira-t-on alors, quand le comédien confesse y avoir rencontré un autre grand acteur du monde théâtral et artistique, Marc Guy Tony Mefe, qui lui «a tenu la main». Sauf que de plus en plus, le poucet voyageur d’antan perd de sa superbe. «Ces derniers temps, je limite volontairement mes voyages pour mieux me consacrer à mes études dans le domaine de la réalisation de film. J’ai des ambitions cinématographiques».
Carrière heureuse
Kocou Gbênakpon ne chôme pas. En mai 2016 à Agboville (à 50km d’Abidjan en Côte d’Ivoire), il a créé Le miroir des mœurs confus de l’auteur dramatique camerounais Wakeu Fogaing. Un spectacle produit par la compagnie Siamois Expressions de la Côte d’Ivoire. C’est un monologue joué par la comédienne Delphine Yoboué, directrice du Festival international de Théâtre d’Abidjan. La première mondiale du spectacle est prévue pour bientôt en Côte d’Ivoire. Comme si ce mois était source d’inspiration pour lui, il a aussi créé Le bal des loups cannibales de l’auteur dramatique camerounais Tony Mefe. Cette création est une production du FITHEB tenu il y a quelques mois à Cotonou et l’équipe se prépare actuellement pour la phase migratoire du même festival. Presqu’un an auparavant, en novembre 2015, il avait déjà créé Village Fou de l’auteur dramatique Franco-ivoirien Koffi Kwahule, avec sur scène 14 comédiens de la troupe nationale de théâtre.
Avec son «Théâtre Kocou» créé au début de sa carrière, il mène aussi des activités directement liées à ses activités de metteur en scène. «Des collaborations avec d’autres compagnies sont courantes», s’enorgueillit-il. Les échos sur la satisfaction qui se dégage de son travail lui parviennent souvent. «Si on dit de moi que je ne jure que par le travail bien fait, j’avoue que ça me fait plaisir» ; modestie vite ravalée lorsqu’il confirme : «J’aime le travail bien fait pour la simple raison que c’est ce qui vous fait mériter le respect des autres. Je ne saurais dire avec précision ce qui me donne une telle réputation, mais j’ose croire que c’est le résultat de mon travail».
Ambition…
Le théâtre béninois et africain dans cinq ans ? Difficile pour lui de l’entrevoir «quand on sait qu’il ne se fait pas grand choses pour aller dans le bon sens». La question de formation et de la qualification restent primordiales, avance-t-il. Et dans «un pays comme le nôtre par exemple, où nous avons, qu’on le veuille ou non, un fonds d’aide avec un budget significatif, il est inconcevable que la création artistique à tous les niveaux soit rare, alors que l’argent coule à flot», s’offusque le metteur en scène. Conclusion, «On ne pourra donc rien envisager dans cinq ans ni dans un siècle, si le statut de l’artiste ne devient pas effectif. Il faut un théâtre qui parle», préconise aussi le comédien qui dit travailler actuellement sur «la manière de faire un théâtre accessible à nos populations». Une vision qui le travaille depuis quelques années. Mais c’est beaucoup plus vers le cinéma que se tournent ses ambitions imminentes. En plus de la formation qu’il suit actuellement dans le secteur, Kocou Yémandjè souhaite finir sa carrière, non pas seulement comme un comédien avec qui l’Afrique doit compter, mais aussi en tant qu’acteur hollywoodien.
Culture 09 sept. 2016

Pour mémoire. Les effets néfastes de la crise économique qui a commencé depuis 1981, a frappé de plein fouet tous les secteurs d’activité de l’Etat béninois, si bien que, du 19 au 28 février 1990, la Conférence des forces vives de la nation tenue sous la présidence de Monseigneur Isidore de Souza de vénéré mémoire a mis un accent particulier sur les réformes qui s’imposent dans les secteurs.
Les états généraux de l’éducation (EGE) tenus du 02 au 09 octobre 1990 ont permis aux acteurs de l’éducation de s’engager dans la mise en œuvre de nouveaux programmes d’études, à l’issue de l’audit approfondi du ministère de l’Education nationale de juin 1992 à mars 1993. A cet effet, les programmes par objectifs ont fait place à des programmes dits intermédiaires qui, à leur tour, ont été remplacés par l’Approche par compétences (APC), à partir de l’an 2001, dans les classes expérimentales au cours secondaire. Ce programme a été généralisé dans les lycées et collèges du Bénin à partir de 2005.
Malgré les contestations dont elle fait l’objet, l’Approche par les compétences a été maintenue après le Forum national sur l’Education tenu à Cotonou du 12 au 26 février 2007 et fait son petit bonhomme de chemin jusqu’à nos jours. Mais le système éducatif béninois peine toujours à sortir de l’auberge. Malgré les efforts consentis, de rudes dysfonctionnements continuent de jouer négativement sur sa qualité. Un constat qui interpelle surtout les acteurs de terrain, (les inspecteurs de l’enseignement, les pédagogues et didacticiens). Il nous faut enfin cesser de réclamer le rejet en bloc de l’APC, car les spécialistes ont prouvé que c’est la meilleure approche qui booste le développement et l’essor économique. Mais si au Bénin nous avons connu une baisse drastique des résultats scolaires, il faut en chercher les raisons moins dans les fondements théoriques et pratiques de l’Approche par les compétences que dans une mauvaise mise en œuvre de ses principes. Les acteurs du système éducatif béninois doivent enfin mettre la pression sur les hommes politiques pour réunir les moyens nécessaires afin de former efficacement les enseignants. Surtout que le pouvoir Talon a lâché visiblement les brides aux inspecteurs, notamment en ce qui concerne l’enseignement secondaire, nous pensons que c’est le moment plus que jamais pour remettre le Système éducatif béninois sur les rails. La technicité doit enfin reprendre ses lettres de noblesses et faire résolument machine arrière aux velléités politiques et parfois syndicalistes. Place à la technique et à l’application réelle des dix principes de l’APC. Il s’agit des principes de la globalité, de la construction, de l’alternance, de l’application, de la distinction, de la signifiance, de la cohérence, de l’intégration, de l’itération et du transfert. Lasnier (2000, p. 158-184). Halte à la navigation à vue.
Une entreprise humaine
L'acte pédagogique est complexe parce qu'il concilie la psychologie et l'intérêt de l'apprenant tout comme le savoir à dispenser, la compétence de l'enseignant ainsi que les finalités éducatives de la société dans laquelle a lieu l'enseignement/apprentissage.
L'enseignement est une entreprise humaine et sociale qui requiert de nombreuses interactions entre professeurs, apprenants et savoir d'une part, un renouvellement constant de pratiques d'autre part. En conséquence, nous considérons que la recherche pédagogique devrait être une quête de tous les instants.
Loin d'être des éternels manœuvres d'application de pratiques et d'outils conçus par d'autres à leur place, les enseignants auraient un comportement de construction vivante et autonome de leur classe. Une telle approche nous semble raisonnable car apprendre c'est construire son savoir et le seul outil qui puisse aider à cette construction, c'est le cerveau de celui qui apprend. Comme cette construction n'est ni spontanée ni facile, elle requiert l'intervention de l'enseignant dont la tâche n'est point uniquement de transmettre le savoir, mais de réunir les conditions nécessaires à sa construction par l'apprenant lui-même. Ces enseignants auraient comme options fondamentales :
une exigence de formation théorique qui leur permette de maîtriser parfaitement ce qu'ils ont à enseigner ;
une volonté de travailler en équipe, pour échanger et confronter observations, résultats et expériences ;
une conception de l'apprentissage qui prenne réellement en compte les apprenants, ce qu'ils sont et ce qu'ils savent, en relation avec les connaissances actuelles sur le fonctionnement de l'apprentissage et de la construction des connaissances ;
une volonté de lutter contre l'échec scolaire, à la lumière d'une analyse rigoureuse et scientifique des causes de celui-ci;
une volonté de concevoir leur matériel didactique et autres supports d'enseignement/apprentissage ;
une idée assez haute de leur métier et la conviction qu'il est difficile d'espérer développer l'autonomie des apprenants si les enseignants ne sont pas autonomes eux-mêmes.
L’Etat doit donc mettre prioritairement des ressources à la disposition des enseignants. En matière de ressources, Jonnaert (1999) évoque les réseaux opératoires de ressources. Un réseau de ressources est propre à une situation donnée et c'est le contexte de la compétence qui va convoquer un faisceau de ressources nécessaires à la résolution de la situation-problème (Autant de contraintes, d'obstacles à surmonter, autant de ressources à mobiliser). Ces ressources ont un caractère complémentaire et se soumettent à une optimalisation réciproque, c'est-à-dire qu'elles sont compatibles entre elles au sein d'une dynamique méliorative. Il est important de distinguer les ressources des connaissances, car les premières sont régies par trois principes qui les rendent valides: Une ressource est une ressource si et seulement si la personne qui dispose de cette ressource est en mesure de l’utiliser et si cette ressource s'avère un moyen effectif pour améliorer la situation. (Masciotra, 2007, p. 35) Les ressources peuvent être soit internes avec les acquis scolaires, les expériences, les habiletés et les centres d'intérêt des apprenants, soit externes avec les pairs, les professeurs, le matériel didactique, les documents, etc. (Scallon, 2004).
Les ressources
Les ressources internes sont multiples et variées. Elles comprennent les ressources cognitives, conatives et corporelles (Masciotra, 2007). Les ressources cognitives renvoient à l'ensemble des connaissances qu'une personne a construites en faisant l'expérience d'une diversité de types de situations. Par exemple, les connaissances linguistiques d'une personne en français constituent une ressource pour lire un journal ou converser avec un collègue. Encore une fois, cette connaissance n'est une ressource que dans la mesure où elle sert à améliorer une situation, à résoudre une tâche.
Quant aux ressources conatives, elles relèvent du savoir-être, c'est-à-dire de l'intérêt de l'apprenant ou de sa motivation à s'engager dans une situation, son image de lui-même, son attitude, ses valeurs, etc. (Reuchlin, 1990). Masciotra (2007) souligne que le développement de ces ressources est crucial, mais peut parfois être délicat dans la mesure où certaines ressources sont profondément personnelles et liées à des croyances (religieuses, nationales, etc.) et des valeurs (ethnoculturelles, familiales, etc.) qui ne sont pas toujours universelles. Enfin, les ressources corporelles impliquent la coordination de diverses parties corporelles indispensables aux différentes étapes de la résolution d'une situation-problème, comme l'acte d'écriture, la manipulation d'un ordinateur, d'outils, etc.
Ce sont essentiellement les ressources humaines et les ressources matérielles, c'est-à-dire toutes les personnes susceptibles d'aider ou d'accompagner une personne ou tous les moyens matériels disponibles qu'une personne est en mesure d'utiliser pour améliorer sa situation (Masciotra, 2007). Ainsi le professeur, les camarades de classe, les parents, un ordinateur, un dictionnaire, un didacticiel, l'internet, etc. sont autant de ressources externes exploitables par l'apprenant.
Ensemble nous pouvons relever le défi. Au travail ; la fatalité n’est pas encore vaincue?
Par Jules-Marie GANDAGBE ZOHOUMBO
Docteur en Psychopédagogie
Education 08 sept. 2016

Le député Léon Ahossi a animé, vendredi 2 septembre dernier à la Maison des jeunes d’Athiémé, une journée de réflexion à l’intention des militants de l’Union fait la nation (UN). Au terme des échanges, les participants ont non seulement approuvé les réformes devant muer l’alliance en un parti politique «unifié et fort», mais ont aussi donné un blanc-seing à leur mandataire, Léon Ahossi.
L’alliance de partis et mouvements politiques dénommée l’Union fait la nation s’engage dans un élan de fusion de ses différentes composantes. Ce qui, à terme, donnera lieu à une nouvelle ère de militantisme sous l’égide d’un seul parti. Le moyen pour y parvenir se veut un cheminement inclusif décliné en des séances d’échanges avec les militants à la base. Lesquelles séances commencées depuis vendredi 12 août dernier vont s’achever le 9 septembre prochain.
A Athiémé dans le département du Mono, ce fut le tour vendredi 2 septembre dernier des militants de la 17e circonscription électorale parmi lesquels figurent plusieurs candidats aux dernières élections nationales et des conseillers de la commune hôte conduits par le maire Joseph Anani. La rencontre est intitulée «Journée de réflexion» dont le décor sera planté par du député Léon Ahossi. «Je vous transmets de la part du bureau politique transitoire, les salutations militantes et les messages forts qui contribueront à redynamiser l’UN et à lui faire reconquérir sa première place sur l’échiquier politique», annonce le député. Ces messages, dira-t-il, portent sur «les conclusions et recommandations de la journée de réflexion du dimanche 29 mai dernier, la participation de l’alliance à la présidentielle et, les tâches consécutives».
Dans le fond, plusieurs réformes ont été envisagées, selon le député. A l’en croire, des cendres de l’alliance, il est attendu, avant la fin de l’année en cours, un parti qui sera structuré en diverses sections tels que le groupement des artisans à côté de celui des cadres. Quant aux adhésions, poursuit-il, elles seront bientôt consacrées par le paiement de cotisations et la délivrance des cartes de militants. De même, prévient-il, le privilège d’aller aux élections sous la bannière de l’UN ne reviendra qu’aux militants en règles vis-à-vis de la nouvelle formation politique. In fine, l’alliance va se muer en un parti politique unifié, mieux gouverné et présent dans toutes les localités du pays, laisse entendre Léon Ahossi.
Oui, mais…
A sa suite, beaucoup de participants ont salué l’initiative de la rencontre et la pertinence des réformes non sans avoir émis quelques réserves. Au nombre de celles-ci, des militants veulent voir les dirigeants actuels passer la main à une nouvelle équipe pour conduire la formation en gestation. Ils veulent que le député propose la mise en place de garde-fous pour éviter que les nouveaux adhérents ne fassent pas ombrage aux militants de premières heures.
Concernant ces derniers «lésés» dans le cadre des divers programmes à caractère social mis en œuvre sous le régime défunt, des participants ont réclamé justice de la part du régime en place dont se réclame l’Union fait la nation. Selon leur entendement, il faudra relancer lesdits programmes notamment le Fonds national de promotion de l'entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ).
L’échec du député au poste de 2e secrétaire parlementaire en dépit de ses trois mandats au Parlement n’est pas passé sous silence. Après les explications fournies par l’intéressé, les participants ont marqué leur adhésion aux réformes par applaudissement et donner un blanc-seing à leur mandataire, Léon Ahossi. Pour finir, ce dernier a promis de rencontrer prochainement les militants par communes pour des séances de reddition de comptes au sujet de ses activités à l’Assemblée nationale. Sa circonscription électorale compte Athiémé, Comé et Grand-Popo, trois communes du département du Mono ?

Les matches de la 6e et ultime journée des éliminatoires de la CAN, Gabon 2017, avec comme principal enjeu, les six places qualificatives restantes pour la phase finale, se sont joués en fin de semaine dernière. A l’occasion, les Aigles du Mali et les Ecureuils du Bénin, respectivement premiers et deuxièmes du groupe C avec 13 et 11 points, étaient aux prises dimanche 4 septembre au stade du 26 mars à Bamako. A l’arrivée, ce sont les Maliens qui ont conforté leur place de leader en l’emportant (5-2). Un résultat qui a ruiné les espoirs du Bénin qui nourrissaient le rêve d’effectuer le voyage du Gabon au mois de janvier prochain, tout au moins en qualité de meilleurs deuxièmes.
En fin de semaine dernière, la plupart des stades du continent africain ont vibré aux rythmes des matches de l’ultime journée des éliminatoires de la 30e édition de la CAN dont la phase finale aura lieu du 14 janvier au 5 février 2017 au Gabon. Ainsi, les Aigles du Mali qui avaient déjà validé leur ticket depuis la précédente journée recevaient, dimanche 4 septembre au stade du 26 mars à Bamako, les Ecureuils du Bénin.
C’est avec des objectifs bien définis que chacune des deux sélections ont abordé la partie dirigée par l’arbitre égyptien, Ghead Grisha, assisté de ses compatriotes Tahssen Abo EL sadat Bedyer, Ayman Degaish et Ibrahim Nour El Din, respectivement 1er arbitre assistant, 2e arbitre assistant et arbitre de table. Pour les Maliens qui évoluaient sur leurs propres installations et devant leur public, il s’agissait de finir la campagne de qualification en beauté. Outre terminer invaincus au cours de cette phase de poule des éliminatoires, l’entraîneur Alain Giresse et ses poulains voyaient également dans cette explication, une opportunité pour préparer leur déplacement à Abidjan, début octobre, face aux Eléphants de la Côte d’Ivoire, dans le cadre de la première journée des éliminatoires de la Coupe du Monde Russie 2018. Il leur fallait gagner à tout prix, pour voir leur capital confiance être renforcé avant ce derby qui est en vue.
En ce qui concerne Stéphane Sessègnon et ses coéquipiers, les données étaient claires. Au moins un match nul ou une défaite sur un score raisonnable face aux Maliens déjà qualifiés, ferait leurs affaires. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Méconnaissables, perdus et empruntés, les poulains d’Oumar Tchomogo ont été malmenés dans tous les compartiments du jeu, par de jeunes joueurs maliens. C’est dès la 18e mn, qu’ils ont été cueillis à froid grâce à une inscription de Sambou Yatabaré. Quelques minutes après, c’est Abdoulaye Diaby qui corsera le score, plus précisément à la 35e. Il sera suivi à la 38e mn par son coéquipier, Moussa Maréga. Avant la pause, Frédéric Gounongbé parviendra à réduire le score. A la reprise, le calvaire des Ecureuils s’est poursuivi avec l’inscription de deux autres buts maliens par Adama Traoré et Moussa Doumbia, respectivement à la 64e et à la 79e mn. Stéphane Sességnon, dans le temps additionnel, ramènera le résultats à 5 buts à 2.
En somme, c’était un naufrage collectif, une grande désillusion dont ne se remettront pas facilement les Ecureuils. Du coup se sont envolés leur rêve de se qualifier, même en tant que meilleurs deuxièmes, pour le festin royal réservé aux 16 meilleures sélections du continent à partir de janvier prochain au Gabon.
Des espoirs ruinés
Battu (5-2 ), les Ecureuils restent donc bloqués à 11 points et un goal avérage de +2. Conséquence, ils sont désormais éliminés. Les Cranes de l’Ouganda et les Eperviers du Togo sont les deux sélections qui s’adjugent les deux places de meilleurs deuxièmes. Les Ecureuils auront désormais leurs yeux pour pleurer car, l’une de ces deux places était à leur portée.
Sports 05 sept. 2016

Les sept derniers qualifiés pour la phase finale de la 30e édition de la CAN de football, prévue du 14 janvier au 5 février 2017 au Gabon, seront connus cette fin de semaine, à l’occasion de la 6e et dernière journée des éliminatoires. Encore en course comme 13 autres sélections, les Ecureuils du Bénin iront chercher leur qualification au stade du 26 mars de Bamako, dimanche 4 septembre prochain, face aux Aigles du Mali.
Au pays hôte, le Gabon, qualifié d’office, s’étaient déjà ajoutés avant l’ultime journée des éliminatoires, le Maroc, la Guinée Bissau (groupe E), l’Egypte (groupe G), le Ghana (groupe H), l’Algérie (groupe J), le Sénégal (groupe K), le Zimbabwe (groupe L) et le Cameroun (groupe M). Cet après-midi jusqu’au dimanche 4 septembre prochain, ce sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Liberia, la Mauritanie, l’Ouganda, la RD Congo, la Sierra Leone, la Swaziland, le Togo et la Tunisie qui partiront à l’assaut des sept derniers tickets encore disponibles.
Pour ce faire, le Bénin a rendez-vous à Bamako, avec les Aigles du Mali. Ce sera pour un match considéré comme une finale dont l’enjeu sera la première place du groupe C. Tout autre résultat autre que la victoire, sera suicidaire pour Oumar Tchomogo et ses poulains. Ils quittent Cotonou cet après-midi pour la capitale malienne. Avant eux, ce sont quatre bus de supporters qui sont partis en direction de Bamako, un peu plus tôt jeudi 1er septembre.
Depuis N’Djamena où, il était en transit pour Bamako, le président du Comité exécutif de la FBF, Moucharaf Anjorin, a tenu à louer la grande mobilisation derrière les Ecureuils en route pour leur quatrième qualification à une phase finale de la CAN. «Oublions tout ce qui nous divise et restons en union de prière avec les Ecureuils en passe d’aller arracher leur qualification à Bamako, comme ils l’avaient fait à Freetown, face à la Sierra Leone, en 2010. Le rêve nourri par tout un peuple a toujours été béni par Dieu. Les mânes de nos ancêtres accompagneront les Ecureuils. Par rapport au combat qu’ils mènent pour l’épanouissement d’une jeunesse béninoise désemparée, comment ne pas remercier le chef de l’Etat, Patrice Talon et son ministre en charge des Sports, Oswald Homéky», a-t-il confié comme message.
Le point dans les différents groupes :
Groupe A
Tunisie # Liberia
Togo # Djibouti
Classement : 1er Liberia (10 pts, +6), 2e Tunisie (10 pts, +10),
3e Togo (8 pts, +2), 4e Djibouti (0 pt, -18).
Groupe B
RD Congo # Centrafrique
Angola # Madagascar
Classement : 1er RD Congo (12 pts, +7), 2e Centrafrique (10 pts, +2), 3e Angola (4 pts, -2), 4e Madagascar (2 pts, -7)
Groupe C
Mali # Bénin
Guinée Equatoriale # Soudan du Sud
Classement : 1er Mali (13 pts, +7), 2e Bénin (11 pts, +5),
3e Soudan du Sud (3 pts, -8), 4e Guinée Equatoriale (1 pt, -3)
Groupe D
Burkina Faso # Botswana
Ouganda # Comores
Classement : 1er Burkina Faso (10 pts, +3), 2e Ouganda (10 pts, +3), 3e Botswana (6 pts, -2), 4e Comores (3 pts, -4)
Groupe E
Zambie # Kenya
Congo # Guinée Bissau
Classement : 1er Guinée Bissau (10 pts, +1), 2e Congo (6 pts, +1),
3e Zambie (6 pts, +0), 4e Kenya (4 pts, -2)
Groupe F
Cap-Vert # Libye
Maroc # Sao Tomé et Principe
Classement : 1er Maroc (13 pts, +7), 2e Cap-Vert (9 pts, +5),
3e Libye (4 pts, +1), 4e Sao Tomé (3 pts, -13)
Groupe G
Nigeria # Tanzanie
Classement : 1er Egypte (10 pts, +5), 2e Nigeria (2 pts, -1), 3e
Tanzanie (1 pt, 5)
Groupe H
Mozambique # Maurice
Ghana # Rwanda
Classement : 1er Ghana (13 pts, +11), 2e Rwanda (6 pts, +3),
3e Maurice (6 pts, -11), 4e Mozambique (4 pts, -3)
Groupe I
Côte d’Ivoire # Sierra Leone
Classement : 1er Côte d’Ivoire (5 pts, +1), 2e Soudan (4 pts,-1),
3e Sierra Leone (4 pts)
Groupe J
Ethiopie # Seychelles
Algérie # Lesotho
Classement : 1er Algérie (13 pts, +14), 2e Ethiopie (8 pts, -4),
3e Seychelles (4 pts, -4), 4e Lesotho (3 pts, -5)
Groupe K
Sénégal # Namibie
Niger # Burundi
Classement : 1er Sénégal (15 pts, +9), 2e Burundi (6 pts, -2),
3e Namibie (6 pts, -2), 4e
Niger (3 pts, -5)
Groupe L
Guinée # Zimbabwe
Malawi # Swaziland
Classement : 1er Zimbabwe (11 pts, +8), 2e Swaziland (8 pts, -4),
3e Guinée (5 pts, -1), 4e Malawi (2 pts, -5)
Groupe M
Afrique du Sud # Mauritanie
Cameroun # Gambie
Classement : 1er Cameroun (11 pts, +3), 2e Mauritanie (7 pts, +1),
3e Afrique du Sud (6 pts, +2), 4e Gambie (2 pts, -6)

Le gouvernement, au cours de son conclave hebdomadaire tenu jeudi 1er septembre, a pris plusieurs décisions dont l’une des plus importantes aura été la radiation de deux éléments des Forces armées béninoises pour faute grave.
Fin de carrière précoce pour deux agents des Forces armées béninoises. Un soldat et un caporal voient ainsi leur séjour dans les casernes écourté pour faute grave. Ils ont été pris en flagrant délit d’extorsion de fonds à des expatriés sous la menace de leurs armes. Analysant une telle situation, peinte par le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République au cours de son point de presse comme des «manquements aux valeurs républicaines», le Conseil des ministres a décidé d’une série de sanctions à leur encontre. Ainsi, soucieux de la protection des populations civiles et des communautés étrangères, le ministre délégué en charge de la Défense nationale a été instruit pour prendre contre les intéressés des mesures administratives et des sanctions disciplinaires. En somme, la radiation a-t-il annoncé. Aussi, le ministre en charge de la Justice a-t-il été pour sa part, instruit pour engager sans retard des poursuites appropriées contre les agents en cause. Par ailleurs, pour prévenir de tels actes à l’avenir, plusieurs ministres ont été instruits pour faire engager des campagnes de sensibilisation dans l’ensemble des garnisons et mettre à disposition au besoin, un numéro vert pour les dénonciations. Des sanctions ont été également prises contre un proche collaborateur d’un membre du gouvernement. Lequel collaborateur aurait, sur les réseaux sociaux, publié un commentaire inapproprié sur le décret portant mis en place à la présidence de la République d’une cellule d’analyse des projets d’arrêtés ministériels et préfectoraux. Il lui est reproché, de n’avoir pas «fait exclusivement part de ses commentaires à sa hiérarchie» sur ladite cellule. Le Conseil des ministres y a donc vu une entorse à ses obligations et l’a déchargé de ses fonctions.
La diaspora béninoise vivant en Amérique et en Asie recevra dès la semaine prochaine, les délégations itinérantes de délivrance des passeports biométriques ordinaires. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres après avoir pris connaissance du rapport d’étape dudit processus. Cette même rencontre du gouvernement a décidé de la prise d’un décret portant actualisation de la Commission nationale permanente de concertation et de négociation collective entre le gouvernement, les Centrales et Confédérations syndicales pour l’arrimer à la nouvelle représentation du gouvernement. D’autres décisions non moins importantes ont été prises au cours du Conseil des ministres du jeudi 1er septembre qui a par ailleurs autorisé le ministre d’Etat en charge du Développement à effectuer des missions prospectives dans des pays d’Afrique et du Golf pour la recherche de financements extérieurs au profit des projets relevant des priorités du gouvernement?
Actualités 02 sept. 2016

Dans le cadre de la 6e et dernière journée des éliminatoires de la CAN, Gabon 2017, les Ecureuils du Bénin seront aux prises, dimanche 4 septembre prochain au stade du 26 mars de Bamako, avec les Aigles du Mali. Leur préparation a démarré, lundi 29 août au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, sous la houlette de leur entraîneur Oumar Tchomogo.
Les Ecureuils du Bénin jouent leur qualification pour la phase finale de la CAN Gabon 2017, dimanche prochain du côté de Bamako. Ce sera face aux Aigles du Mali, à l’occasion de la 6e et ultime journée des éliminatoires de cette compétition continentale.
En effet, une victoire est impérative à Stéphane Sességnon et ses coéquipiers. Tout autre résultat les condamnerait, à la grande déception de leurs nombreux supporters, à rester à la maison.
Pour mieux préparer le match de Bamako, leur regroupement a commencé depuis dimanche 28 août dernier. Ainsi, Oumar Tchomogo a déjà son effectif presque au complet. En dehors du capitaine Stéphane Sessegnon attendu demain mercredi 31 août, avec le manager général de la sélection, Laurent Djaffo, Djiman Koukou (Lens/Ligue 2, France) est annoncé pour ce jour. Bello Babatundé (Msk Zilina/Slovaquie) et Frédéric Gounongbé (Cardiff/Angleterre) étaient également attendus lundi tout comme Salomon Junior (Plateau United/Nigeria) et Paterne Kounnou (Akwa club United/Nigeria). En dehors d'eux tous les joueurs convoqués sont déjà à Cotonou pour le stage de préparation. Il s’agit de Saturnin Allagbé (Niort / Ligue 2 France); Christophe Aifèmi (As Tanda/ Côte-d’Ivoire); Khaled Adénon (Amiens/Ligue 2 France); Jordan Adeoti (Caen /Ligue 1 France); David Kiki (Niort/Ligue 2 France); Nana Badarou (Mouloudia Club/ Maroc); Richard Bakary ( Southampton/Angleterre); David Djigla (Niort/ Ligue 2); Jodel Dossou (SC Austria Lustenau /Autriche); Steve Mounié (Montpellier/Ligue1 France) et Mickaël Poté (Adana Demisport/Turquie). La première séance d’entraînement, avec les joueurs déjà présents, a eu lieu dans l’après-midi du lundi 29 août au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Elle a consisté en une séance de décrassage, d’étirement et de jeu entre eux. Ce jour, mardi 30 août, deux grandes séances sont prévues, la première le matin et la seconde, dans l’après-midi.

Il y a près d’un siècle, c’était l’action de grâce jubilantoire de la naissance du président Emile Derlin Zinou. Jeudi 25 août, c’est l’eucharistie funèbre marquant la fin de sa vie terrestre. Diverses personnalités ont pris part à la messe d’enterrement concélébrée en l’église St Michel de Cotonou par le nonce apostolique, Brian Udaigwe et un collège d’évêques, dont Mgr Antoine Ganyè.
Quoique relativement âgé, l’appel de l’ancien président de la République, Emile Derlin Zinsou, pour la félicité éternelle, a touché plus d’un. A l’occasion de l’eucharistie funèbre célébrée en l’église St Michel de Cotonou, jeudi 25 août, l’émotion se lisait sur les visages. Qu’il s’agisse de ses parents, des personnalités politico-administratives, de ses anciens collaborateurs, ou encore de ses proches et amis, la douleur était encore bien visible à l’heure du dernier au-revoir. Si la foule a réussi à contenir son émotion, elle n’a pu rater l’occasion de rendre un hommage mérité à l’illustre disparu.
L’arrivée et la sortie de la dépouille du président Emile Derlin Zinsou ont été saluées par de fortes ovations des fidèles qui se sont disposés le long de son passage. Signe de la grandeur du patriarche national et de reconnaissance à ses œuvres de développement. Bâtisseur et soucieux de la prospérité de son pays, le président Zinsou l’a été. Un chef d’Etat non en avance sur son temps, mais en hauteur par rapport à son temps.
Pour Mgr Barthélémy Adoukonou qui a présenté l’homélie, l’illustre disparu « vivait tendu vers la réconciliation de tous les peuples, réalisée en croix par Jésus-Christ ». C’est la raison pour laquelle, soutient-il, il était fédéraliste en Afrique, universaliste au plan mondial. Celui à qui le Bénin rend hommage s’est contenté de porter toute son énergie sur le front de la société et sur celui de la politique. « La foi, l’espérance et la charité chrétienne qu’il s’efforçait de vivre ont pu transpirer dans sa manière de bâtir la société béninoise, africaine et mondiale juste », se souvient l'évêque concélébrant.
Si le décès de toute grande figure, de surcroît une personnalité politique, est une adresse aux citoyens à une prise de conscience sur leur part de responsabilité dans la réussite de l’œuvre de développement de leur pays, celui de feu Emile Derlin Zinsou l’est davantage d’autant qu’il s’agit d’un acteur de l’histoire du Bénin. De son indépendance.
Des qualités d’un homme honnête, droit…
L’illustre disparu, selon les explications de l'évêque concélébrant était simplement une donation de Dieu. Que de qualités lui ont été reconnues en cet instant solennel ! On retient qu’il était un homme «honnête, droit, sincère, intelligent, profondément croyant, charitable, très respectueux des autres quels qu’ils soient, humble et aimant les humbles, discret sans ostentation aucune…».
Au-delà des valeurs qui ont été vantées tout au long de l’office religieux, ‘’tonton Lolo’’, comme aimaient à l’appeler certains de ses proches, était un vaillant défenseur de la prospérité partagée. Malheureusement, il sera très tôt controversé pour sa rigueur. Il rejoint ainsi le royaume éternel sans avoir réglé avec son pays un contentieux célèbre : celui qui caractérise le refus du Bénin d’entrer dans sa vision de l’auto-prise en charge, qualifiée de ‘’zinsoutakouê’’. Bien trop tard peut-être de rattraper ce qui est perdu, pourrait-on dire. « L’échec que le Dahomey/Bénin a fait subir à Emile Derlin Zinsou dans cette volonté affirmée est un point majeur de notre histoire récente qui appelle aveu et conversion », regrette Mgr Barthélémy Adoukonou. « S’il est vrai que notre pays a été gratifié par le Père miséricordieux de tant de dons, il est tout aussi vrai que nous avons manqué tant de rendez-vous historiques, que nous avons laissé passer tant d’opportunités historiques, par manque de courage ou par malin génie », enchaine-t-il comme pour saluer l’intrépidité de l’homme à amener le peuple à inventer son propre essor. Selon lui, la mort du président Emile Derlin Zinsou marque, « la prise de conscience historique que le devenir de notre peuple dépend de la sincérité de sa conversion ».
Même si sa rigueur en faveur du développement n’était pas toujours applaudie de tous, le président Emile Derlin Zinsou n’aura pas vécu inutilement. Ses conseils et orientations doivent constituer une boussole pour les jeunes générations appelées à prendre le flambeau de la dignité et de l’auto-prise en charge de ses mains. Seule preuve, selon Mgr Barthélémy Adoukonou, de leur accompagnement dans la prière au grand patriote chrétien et de leur attachement au développement. Après la messe, le président qui a dirigé le Bénin de juillet 1968 à décembre 1969 a été conduit à sa dernière demeure.

Les Ecureuils cadets du Bénin affrontent, samedi 20 août prochain au stade Robert Champroux à Abidjan, leurs homologues des Eléphants de la Côte d’Ivoire. C’est dans le cadre de la manche retour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations U-17, Madagascar 2017. Leur départ pour la capitale ivoirienne étant prévu pour ce jour, ils ont reçu, mercredi 17 août à leur hôtel, dans l’après-midi, la visite d’une délégation du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF) conduite par son premier vice-président, Bruno Arthur Didavi.
En l’absence du président, El Hadj Moucharafou Anjorin, actuellement hors du territoire national, c’est le premier vice-président de la FBF, Bruno Arthur Didavi, qui a rendu visite aux cadets béninois et les membres de leur staff technique. Il avait à ses côtés Floriane Afoutou, chargée du football féminin au sein de la fédération.
Au nom du Comité exécutif de la FBF, Bruno Arthur Didavi a tenu à encourager les poulains de l’entraîneur Edmé Codjo. «Nous sommes venus pour vous remonter le moral dans le cadre de l’expédition que vous vous apprêtez à effectuer sur la Côte d’Ivoire. Vous aviez fait un très bon match lors de la manche aller, mais vous n’aviez pas gagné. A Abidjan, c’est tout le meilleur que nous vous souhaitons », a-t-il tenu à leur indiquer. Par rapport à leur qualification pour la suite de la compétition, le premier vice-président de la fédération n’a pas caché son optimisme. «Nous comptons sur votre entraîneur Edmé Codjo qui saura vous transmettre l’optimisme et le courage qu’il faut », a poursuivi Bruno Arthur Didavi. Il leur a, par ailleurs réaffirmé le soutien du Comité exécutif de la fédération, du président de la République, Patrice Talon, ainsi que de tout le peuple béninois. « Nous n’avons pas peur et nous savons que vous êtes capables de beaucoup de choses », a-t-il conclu en les exhortant à ne pas décevoir la confiance placée en eux.
En leur nom, leur capitaine Youssouf Assogba a remercié la Fédération, tout en promettant de ramener la qualification pour la CAN, Madagascar 2017. A sa suite, l’entraîneur Edmé Codjo a rassuré de la bonne forme de ses poulains avant l’expédition. «Nous avons travaillé dur et maintenant que nous connaissons l’adversaire, nous allons prendre les dispositions pour les surprendre », a-t-il insisté.
Au match aller disputé au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, il y a deux semaines devant le chef de l’Etat, Patrice Talon, les Ecureuils cadets avaient été contraints au nul (1-1). C’est ce jour, jeudi 18 août, que la délégation béninoise quitte Cotonou pour rallier Abidjan. Quelques instants après les jeunes Ecureuils béninois, c’est le premier vice-président de la fédération, Bruno Arthur Didavi qui, de son côté, prendra son vol pour Ouagadougou. Ce sera pour être le commissaire du match entre les jeunes Etalons du Burkina Faso et leurs homologues U-17 des Black Satelites du Ghana.

Le Bénin va mal à l’ère de la Rupture. C’est du moins ce que constatent les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), depuis l’investiture du président Patrice Talon. Elles ont organisé une conférence de presse, mercredi 17 août au palais des Congrès de Cotonou, pour dénoncer le malaise social que le pays connait depuis peu.
La sortie médiatique des Fcbe commençait déjà sans doute par faire des impatients. Cette force politique brise enfin le mur du silence pour dénoncer ce qu’elle considère comme ‘’les errances’’ du pouvoir actuel. A travers la conférence de presse que ses membres ont animée, mercredi 17 août, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) entendent remuer le couteau dans la plaie, afin d’attirer l’attention du gouvernement actuel sur le malaise social qui frappe le pays.
Du tableau peint par les conférenciers, il ressort que le navire Bénin est en train de tanguer à l’heure du Nouveau départ. Et si des réformes urgentes ne s’opèrent pas dans l’immédiat, il risque de chavirer les mois à venir. Cette analyse trouve sa pertinence, selon les Fcbe, dans la situation socio-économique et politique peu reluisante du pays.
A en croire Eugène Azatassou, coordonnateur national de l’alliance Fcbe, «des faits persistants montrent que, si on n’y prend pas garde, le Bénin pourrait voir son climat social se détériorer et basculer à la dictature; toute chose qui n’est pas souhaitable. Nous devons tirer la sonnette d’alarme pour que le gouvernement actuel se corrige».
Des faits susceptibles
Au nombre des faits susceptibles d’accentuer la tension sociale, il dénombre fondamentalement la répression du mouvement estudiantin, les braquages répétés, la morosité ambiante…. Ce qui dérange surtout les conférenciers est que le président de la République, Patrice Talon, présente l’image d’un chef d’Etat qui place l’intérêt personnel au détriment de celui du peuple.
Pour eux, la nouvelle gouvernance repose sur cette vision qui accorde peu de place pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations. A titre illustratif, ils évoquent «l’acharnement contre la vision qui a prévalu dans le pays de 2006 à 2016, et qui était portée sur l’intérêt général et la justice sociale…». Mieux, poursuivent-ils, l’actuel régime semble remettre en cause tous les efforts du régime sorti. Sur ce point, les Fcbe indexent «l’investissement prioritairement dans les domaines où l’Etat avait des conflits avec le secteur privé». Ils en arrivent à la conclusion que la nouvelle ligne de conduite du pays n’augure pas d’un climat apaisé. Au nombre des dérapages observés dans ce sens, ils soulignent «la répression brutale des mouvements de protestation découlant de la gouvernance actuelle ». Autant d’égarements que les conférenciers trouvent préjudiciables pour le développement du pays.
«Ne nous faisons point d’illusion, l’orientation politique, économique et sociale du pouvoir du Nouveau départ est lourde de conséquences néfastes pour le pays et va appauvrir davantage nos populations et mettre en cause les libertés démocratiques chèrement acquises à la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990», avertit Eugène Azatassou.
Les conférenciers ne se sont pas limités à ce diagnostic. Tour à tour, les figures de proue, présentes à la conférence de presse, à savoir Amos Elègbè, Alassani Tigri, Gustave Sonon, Valentin Djènontin, Yacoubou Touré se sont relayés au pupitre pour faire part de leurs appréciations de la gestion du régime de la Rupture. Ils notent un certain nombre d’incohérences susceptibles d’assombrir l’horizon du Bénin. Outre la question des ‘’braquages répétés’’, ces ténors des Fcbe ont également abordé plusieurs autres sujets d’actualité. Entre autres, la gestion des véhicules d’occasion, celles relatives à la filière coton et au port de Cotonou.
La seule priorité pour cette alliance de partis, c’est le Bénin, ont-ils martelé, mettant au passage l’accent sur leur attachement aux valeurs démocratiques. Là-dessus, avertissent-ils, le gouvernement du Nouveau départ doit revenir à de meilleurs sentiments en prônant notamment le respect des libertés individuelles, civiles, militaires et collectives. Les conférenciers l’exhortent par la même occasion à revoir ses copies, notamment sur les plans socio-économiques et politiques au risque de conduire le pays dans le décor?