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Nouvelles

Modernisation de la gestion des dossiers des pensionnés à la Cnss: Vers la fin de plusieurs décennies de calvaire
La Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) modernise son dispositif de gestion des dossiers des assurés-clients. A l’avenir, archives et comptes individuels seront gérés de manière intelligente de sorte que les pensionnés puissent percevoir leur dû le mois civil suivant leur admission à la retraite. Jeudi 8 octobre dernier, à Cotonou, la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a constaté avec satisfaction, le niveau de mise en œuvre de cette réforme et lancé un nouveau défi aux dirigeants de la Cnss. Quatre cent mille dossiers de travailleurs en cours d’archivage employeur par employeur. Leurs comptes individuels subissent également une mise à jour. Ces travaux que mène la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) entrent dans le cadre du processus de modernisation de l’institution, notamment de la gestion des dossiers des assurés-clients. Cette réforme est mise en œuvre à travers les projets de réorganisation physique des archives et d’actualisation des comptes individuels des travailleurs (Pacit). Jeudi dernier, à la faveur d’une visite sur le site d’exécution de ces projets, la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a pu constacter le niveau d’avancement des travaux. Dans une présentation faite à l’assistance, le directeur général de la Cnss, Apollinaire Cadete Tchintchin, rappelle le contexte ayant conduit le gouvernement à enclencher cette réforme majeure. En outre, il fait part des objectifs ainsi que des résultats escomptés. Entre autres, l’on retient que ces projets vont induire une amélioration significative de la qualité du service offert aux usagers-clients, ceci, au regard des nombreuses insuffisances constatées en la matière. « Le projet de réorganisation physique des archives consiste à trier, classer, conditionner et ranger les listes nominatives, les dossiers des employeurs, les dossiers d’affiliation des travailleurs et les fiches de position. L'objectif est de favoriser l’accès rapide à l’information en vue du traitement des dossiers », explique le directeur général. Ce projet a véritablement démarré en juillet 2019 avec un délai initial de réalisation de trente mois. Pacit Le Projet d’actualisation des comptes individuels des travailleurs a pour but de résoudre le problème de la reconstitution des carrières des travailleurs. Un problème qui rallonge le délai de liquidation des dossiers de demande de pension. Ce projet consiste à récupérer des éléments de salaires contenus dans les déclarations nominatives des trente dernières années, poursuit Apollinaire Cadete Tchintchin. Lancé le 14 mai 2020, le Pacit a une durée initiale de dix-huit mois. Et d’après le directeur général de la Cnss, les premiers résultats obtenus sont encourageants. Au terme de ces réformes, la Cnss disposera d’une base de données saine et intelligente lui permettant, entre autres, de traiter les dossiers des assurés-clients, de notifier le relevé de compte individuel à l’assuré au moins six mois avant la date de sa retraite, de servir au pensionné sa pension dès le premier jour du mois civil suivant la date de son admission à la retraite. Nouvel engagement A la suite de l’intervention du directeur général et du président du Conseil d’administration de la Cnss, qui rassure que son organe donnera le meilleur de lui-même pour l’aboutissement heureux de ces chantiers, l’autorité ministérielle félicite toute l’équipe de la Cnss pour ce grand pas effectué. Toutefois, Adidjatou Mathys affirme qu'il reste fort à faire car, tout doit être finalisé au plus tard début janvier prochain. « En arrivant ici, je voudrais vous dire que pour compter du 2 janvier 2021, il va falloir que le pensionné de la Cnss puisse entrer en possession de sa pension à l’échéance suivante, au même titre que le pensionné du Fnrb. C’est surtout l’objet de ma visite… », a lancé la ministre. En réponse à sa préoccupation, le président du conseil d’administration a indiqué que son organe prendra très rapidement les décisions appropriées afin de permettre à la direction générale de relever ce nouveau challenge. N’eût été la pandémie du Covid-19, les travaux seraient presque à terme, fait-il savoir. Société 12 oct. 2020


Protection des enfants et jeunes en mobilité: Educo appuie deux Ong partenaires en matériel
Educo a fait don d’un important lot de matériel d’appui à deux de ses trois Ongs partenaires du Projet d’appui à l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des enfants et jeunes travailleurs en mobilité dans les marchés de Dantokpa et Port de pêche à Cotonou et Ouando à Porto-Novo, cofinancé par la Coopération suisse. La cérémonie de remise s’est déroulée, ce jeudi 8 octobre, au siège de l’Association des foyers Don Bosco à Porto-Novo. Une trentaine de matelas, deux frigos, des régulateurs, des glacières, des poubelles, des brosses à dents, des assiettes, des boites à pharmacie, des boites de masques et des cartons de gel hydroalcoolique. Ce sont entre autres le lot d’équipements remis ce jeudi 8 octobre par Educo à deux de ses trois Ong partenaires du Projet d’appui à l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des enfants et jeunes travailleurs en mobilité dans les marchés de Dantokpa et Port de pêche à Cotonou et Ouando à Porto-Novo. Le projet est cofinancé par la Coopération suisse à travers la direction du Développement et de la Coopération. Les deux Ong bénéficiaires sont les centres d’accueil et de protection des enfants (Cape), notamment l’Association des foyers Don Bosco (Afdb) et l’Institut des filles de Marie Auxiliatrice (Ifma). Pour la coordinatrice des programmes d’Educo, Carine Agossou Alihonou, représentante du directeur Pays d’Educo, ce projet vise de façon générale à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des enfants et jeunes travailleurs en mobilité dans les marchés Dantokpa, Ouando et au Port de Pêche de Cotonou. Plus spécifiquement, le projet entend renforcer la participation des acteurs communautaires pour la protection des enfants et jeunes en mobilité dans les espaces de travail ; assurer l’accompagnement social personnalisé de ces cibles et enfin renforcer les capacités d’intervention des Ong partenaires et des centres de promotion sociale pour une synergie d’actions entre ces différentes structures. Les dons composés de matériel de soins de santé, de matériel de couchage, de vivres pour l’alimentation des enfants, de matériel ludique pour animer les espaces de loisirs, le tout pour un montant de 10,803 300 millions F Cfa, permettront aux enfants et jeunes concernés d’avoir des espaces de sécurité pour leur plein épanouissement et de rentrer dans les processus de réintégration. Carine Agossou Alihonou a invité les bénéficiaires à faire un très bon usage des équipements reçus afin qu’ils puissent servir à plusieurs générations de leurs centres respectifs. Plus de 10 millions F Cfa de don La représentante du directeur Pays d’Educo n’a pas manqué de féliciter les responsables des deux centres pour leurs efforts afin d’accompagner au quotidien ces enfants et jeunes sur leur chemin de la vie. Le directeur de l’Association des foyers Don Bosco, le père Aurélien Ahouangbè, remercie Educo et son partenaire, la Coopération suisse pour ce don. Il se réjouit à plus d’un titre de cet appui parce qu’il permettra d’améliorer les conditions de vie et de prise charge des pensionnaires de son centre. Même sentiment de joie du côté de la directrice de l’Institut des filles de Marie Auxiliatrice, la sœur Miet Boel. Celle-ci a prodigué de sages conseils aux bénéficiaires, les invitant à prendre leur destin en main pour être demain de vrais agents de développement de leur propre personne mais aussi de leur pays. Etienne Zannou, représentant du ministre en charge des Affaires sociales, félicite Educo et la Coopération suisse pour avoir initié ce projet. Car, selon lui, il faut des initiatives du genre pour venir en appui à l’Etat qui ne peut jamais à lui seul satisfaire tous les besoins en matière de protection des enfants béninois. Il loue aussi l’acte des donateurs qui permettra aux enfants de vivre heureux et dans un cadre adéquat. La porte-parole des enfants, Madeleine Okou, a rassuré que ses pairs et elle feront un très bon usage des équipements afin qu’ils servent à plusieurs promotions de leurs centres respectifs. Société 09 oct. 2020


Démarrage des activités commerciales de Sakinatou Harouna: Le gouvernement aux petits soins pour l’héroïne nationale
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, s’est rendue, ce mercredi 7 octobre, à Tchaourou, chez Sakinatou Harouna, dans le but d’échanger avec ses parents sur les dispositions à prendre pour surmonter au plus vite les difficultés liées au démarrage des activités commerciales de l’héroïne. Véronique Tognifodé lui a également remis ses pièces d’état civil réalisées par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). En route pour une mission dans le département du Borgou, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a fait escale chez Sakinatou Harouna, l’héroïne qui a sauvé des vies lors d’un naufrage le 3 août dernier, à Woria, dans la commune de Tchaourou. En effet, informée de certaines difficultés qui retardent le démarrage des activités commerciales de la jeune dame, Véronique Tognifodé a marqué un arrêt à Tchaourou, pour prendre de ses nouvelles et échanger avec ses parents sur la nécessité de lever au plus vite les blocages. A cet effet, elle a instruit les services compétents de son ministère et demandé à la mairie de veiller à ce que les instructions du chef de l’Etat, Patrice Talon, soient exécutées à la lettre, conformément à la volonté exprimée par l’héroïne, elle-même. En outre, Sakinatou Harouna a reçu des mains de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, sa carte d’identification personnelle ainsi que son acte de naissance, réalisés par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Rappelons que le mercredi 19 août dernier, après avoir été reçue par le chef de l’Etat puis citée dans l’Ordre national du Bénin, Sakinatou Harouna, qui n’avait aucune pièce d’identité, avait été conduite et enrôlée dans la base de l’Anip. Idem pour son époux et son oncle qui l’avaient accompagnée au palais de la Marina. Société 09 oct. 2020


Remise de toges aux chercheurs de rang doctoral: Promouvoir la recherche scientifique et l’innovation
Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, accompagnée de son homologue de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a procédé, mercredi 7 octobre dernier à Cotonou, à la remise officielle de toges aux chercheurs de rang doctoral. Une première au Bénin qui entend promouvoir la recherche scientifique et l’innovation. La recherche scientifique et l’innovation ont le vent en poupe au Bénin. La consécration des chercheurs de rang doctoral, ce mercredi, en est une illustration. A cette occasion solennelle, quatre différents grades ont été promus, à savoir directeur de recherches, maître, assistant et chargé de recherches. « A travers cette cérémonie, le gouvernement marque son attachement à reconnaître la recherche scientifique et l’innovation comme une des conditions nécessaires pour un développement inclusif », souligne Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. L’évènement marque l’engagement du gouvernement à poursuivre et à mettre en œuvre toutes les actions nécessaires, pour valoriser la recherche scientifique et l’innovation permettant ainsi l’atteinte des quatre objectifs essentiels d’un développement durable, poursuit-elle. En cette période de Covid-19, le rôle et la responsabilité des chercheurs se trouvent encore renforcés. « Lorsqu’une épidémie de cette intensité survient, c’est à cette occasion qu’on reconnaît la valeur de la recherche. Elle doit contribuer à assurer cette indépendance. La survenue des catastrophes ne doit pas être un moment de débandade et de tristesse, mais plutôt un moment d’intenses réflexions, notamment dans les domaines de l’alimentation, de la santé, des matières premières, de l’énergie, des innovations et de la technologie», invite-t-elle. La remise de toges aux chercheurs de rang doctoral est une première au Bénin et replace les animateurs du système national de la recherche et de l’innovation au même palier que ceux de l’enseignement supérieur. « A l’instar de quelques pays d’Afrique, le Bénin a valorisé la fonction du chercheur avec la prise du décret 2016-221 du 04 avril 2016, portant statuts particuliers des corps des chercheurs de rang doctoral », explique Eléonore YayiLadékan. Défis Cette cérémonie consacre l'application de l’article 74 dudit décret qui stipule que « le costume des chercheurs de rang doctoral est spécifique à chaque corps et à chaque domaine scientifique. Sa forme et sa composition sont fixées par arrêté du ministre en charge de la Recherche scientifique». Les chercheurs ont du prix aux yeux de Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche : « Je connais les chercheurs, les enseignants chercheurs, je sais ce qu’on dit des chercheurs et la valeur qu’on accorde aujourd’hui aux chercheurs de rang doctoral me séduit», apprécie-t-il. Selon lui, la recherche scientifique est un levier de développement. « Elle incarne en amont le processus de la création de la richesse. Elle est essentielle à la production de connaissances, de techniques d’outils, notamment dans les domaines stratégiques tels que biomédical, l’intelligence artificielle, les sciences sociales…. » Occasion pour lui de remonter aux origines de la recherche scientifique au Bénin. « La recherche agricole a vu le jour au Bénin depuis 1904 où la première station expérimentale a été créée à Niaouli, commune d’Allada. L’objectif était d’assurer l’acclimatation des espèces exotiques, utiles et recherchées par la métropole, notamment le cacaotier, le poivrier, le colatier. Depuis lors, la recherche agricole a joué et continue de jouer des rôles décisifs et historiques dans la vie socioéconomique du Bénin», renseigne-t-il. Aujourd’hui plus qu’hier, la recherche est confrontée à d’énormes défis. « Le monde agricole est aujourd’hui à la croisée des chemins où la productivité, la compétitivité, la diversification sont des défis majeurs. Ces défis ne sauraient être relevés sans la généralisation et la diffusion d’informations et d’innovations adaptées et mieux sans la science et la technique. La science et la technique n’existeraient pas s’il n’existe pas des femmes et des hommes passionnés et motivés», argumente-t-il. La recherche est particulièrement attendue dans l’actuel contexte où le Bénin doit produire en quantité et en qualité pour assurer la sécurité alimentaire qui représente un grand enjeu mondial dans le cadre de l’atteinte des Odd. Les nouveaux ambassadeurs de la science et de la technologie, par la voix de leur porte-parole, Apollinaire Guy Mensah, s’engagent à porter l’étendard de la recherche et à contribuer au développement de la science au Bénin. Actualités 09 oct. 2020


Fin du Mercato : Des joueurs africains sur le carreau
Le marché des transferts a pris fin le 5 octobre dernier sans que certains joueurs africains n’aient pu tirer leur épingle du jeu. Au nombre de ceux-ci, figure l’attaquant béninois Rudy Gestede. L’international béninois qui n’a pas souhaité signer une extension de contrat avec Middlesbrough pour achever la saison 2019-2020 en 2e division anglaise est libre depuis fin juin. À 31 ans, Rudy Gestede continue de réfléchir à sa prochaine destination. Très polyvalent, le joueur ghanéen Asamoah Kwadwo, 31 ans, devra quitter Inter Milan cette saison. Considéré comme une valeur sûre, après avoir évolué au Torino (2008), à Udinese (2008-2012), à la Juventus Turin (2012-2018) et chez les Intéristes depuis 2018, il n’a reçu aucune sollicitation. Champion d’Afrique 2019, Belaïli Youcef (Algérie) est au chômage. L’ailier âgé de 28 ans après avoir obtenu la rupture anticipée de son contrat avec le club saoudien Al Ahli SC est intéressé par un retour dans le championnat de France. Mais, il est resté sans nouvelle jusqu’à la clôture du mercato. Bon nombre de joueurs sont restés sans suite à la fin du marché des transferts dans différents championnats. C’est le cas de Ben Mustapha Farouk (Tunisie), Diarra Souleymane (Mali), Doumbia Seydou (Côte D’ivoire), Kaptoum Wilfrid (Cameroun) et Niasse Oumar (Sénégal). Sports 09 oct. 2020


En visite sur les sites de tranformation et de distribution d’électricité: Le ministre de l’Energie rassuré
Accroître la production et la productivité des entreprises et générer davantage de possibilités économiques pour les ménages. Ce sont, entre autres, les objectifs du projet « Distribution d’électricité » du Millennium Challenge Account II (Mca-Bénin II) à travers la modernisation des infrastructures de distribution. A l’issue d’une visite, hier jeudi 8 octobre, sur les différents sites de construction des postes de transformation à Cotonou et de distribution à Akassato, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, s’est dit rassuré du niveau d’avancement des travaux préparatoires. « Je suis rassuré », a lâché Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, à l’issue de la visite effectuée, ce jeudi 8 octobre, sur les différents sites de construction de postes de transformation à Cotonou et de distribution de l’électricité à Akassato. Après avoir suivi à toutes les étapes les explications d’Oswald Acclassato, chef Projet Postes et Distribution, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, exprime sa satisfaction. Sidéré devant le bâtiment en construction destiné à abriter le Centre national de contrôle de la distribution, il ne s’empêche d’indiquer qu’il s’agit d’une œuvre historique. Le système électrique du Bénin n’a jamais eu de « tour de contrôle ». Il s’agit, à l’en croire, de l’endroit où l’on doit gérer à distance l’ensemble du flux électrique de tout le pays. Par rapport aux fonctions du centre, il mentionne qu’il permet de se rendre compte des pannes qui pourraient survenir sur le réseau de manière à pouvoir les traiter le plus rapidement possible. Ce centre permettra d’améliorer considérablement la qualité du système électrique, poursuit-il. « C’est la moindre des choses dans les pays disposant d’un système électrique fiable », note-t-il. Soulignant le caractère prospectif du dispositif, le ministre indique que le projet permet d’anticiper sur les besoins des populations en énergie électrique. « Ces infrastructures, permettent de prévoir les besoins de 20, voire 30 ans à venir », insiste-t-il. Toutes choses ayant manqué par le passé et qui font que les populations croissent sans que l’offre énergétique suive la même tendance, fait-il observer. Christopher Brought, directeur résident de Millennium Challenge Corporation, au Bénin, voit à travers le Centre national de contrôle de la distribution « le cerveau de l’électricité au Bénin». « C’est le centre qui va relier et conduire tous les cinquante-cinq postes de distribution de l’électricité au niveau national », a-t-il précisé, ajoutant que Mcc est fier d’être partenaire du Bénin pour ce programme. Grâce à ce projet, les populations, les entreprises et l’économie auront l’électricité en qualité et en quantité. Pour sa part, Gabriel Dégbègni, coordonnateur national du Millennium Challenge Account (Mca) fait savoir que le programme Mca-Bénin II prend en compte à la fois le volet gouvernance et la production ainsi que la distribution. A Cotonou, huit postes sont prévus et permettront de renforcer les capacités de transformation de 1000 Mva. Il convient de signaler que le ministre et sa suite ont visité au total sept sites dont six à Cotonou concernant les postes de transformation et un à Akassato abritant le Centre national de contrôle de la distribution. Par Alain Allabi Actualités 09 oct. 2020


Audiences du président de l’Assemblée nationale: L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin et des députés nigériens reçus
L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney, et son adjointe, Karen Gustasson de Andrade puis une délégation de députés du Niger ont été reçues en audience, ce mercredi, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. La diplomate américaine se dit très heureuse de s’entretenir avec la deuxième personnalité de l’Etat béninois qu’elle a l’honneur de rencontrer pour la première fois. « Nous avons discuté sur des sujets d’intérêt commun », a précisé Patricia Mahoney qui dit avoir saisi l'occasion pour présenter son adjointe à Louis Vlavonou. Avec la délégation de parlementaires nigériens, le président de l’Assemblée nationale a abordé également des questions de développement. “… C’est une visite de courtoisie. Nous avons un dossier en étude au niveau du centre Songhaï. Nous sommes venus nous inspirer de l’initiative louable de ce centre et nous voulons qu’il nous accompagne pour créer un centre du genre au Niger. En marge de cette mission donc, nous avons demandé à rencontrer le président de l’Assemblée nationale du Bénin pour échanger sur des questions d’ordres général et particulier entre le Niger et le Bénin », a expliqué le chef de la délégation, le député Yacoubou Soumanou Yao, président de la commission Affaires sociales et culturelles de l’Assemblée nationale du Niger. Il se réjouit de l’accueil que lui a réservé le président Louis Vlavonou qui aurait cherché à en comprendre davantage sur les questions liées au projet Pipeline de transport d’hydrocarbure en cours de réalisation entre le Bénin et le Niger. Actualités 08 oct. 2020


Exercice d’activités postales sans autorisation : Les mises en garde de l'Arcep Bénin
A l’endroit des personnes physiques ou morales fournissant des services postaux sans autorisation, l'Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) leur enjoint de se conformer à la réglementation en vigueur. En effet, à travers une note publique, le secrétaire exécutif de l’Arcep Bénin, Hervé Coovi Guèdègbé, informe qu’il lui a été donné de constater que des personnes physiques ou morales fournissent des services postaux sans autorisation préalable de son institution. Ce qui est une violation pour laquelle les auteurs encourent des sanctions conformément aux lois en vigueur, prévient-il avant d’ajouter que des contrôles seront diligentés à cet effet afin d’identifier toutes les personnes exerçant dans l’illégalité. Actualités 07 oct. 2020


Ernest Gbaguidi, président de « Bénin Santé et Survie du Consommateur »: « La production locale est de qualité »
Accroître la production et la transformation tout en mettant l’accent sur les règles d’hygiène, constitue la clé pour favoriser l’essor des produits locaux au détriment des produits importés, selon Ernest Gbaguidi, président de l’Ong « Bénin Santé et Survie du Consommateur», une organisation de défense des droits des consommateurs au Bénin. Interview… La Nation : Comment appréciez-vous l’initiative « Octobre, Mois du Consommons local » du ministère de l’Industrie et du Commerce ? Ernest Gbaguidi : C’est à saluer. La meilleure manière de consommer un produit de qualité, c’est de consommer ce qui est produit et transformé chez soi. C’est la meilleure façon d’accompagner l’économie de son pays. La meilleure façon de créer de l’emploi, c’est accompagner les entreprises locales à rentrer dans la transformation et à faire consommer leurs produits. Qu’est-ce qui explique la tendance du consommateur béninois à se porter vers les produits étrangers ? Le consommateur béninois n’est pas suffisamment informé que le produit de chez lui est de qualité et ne coûte vraiment pas plus cher que le produit étranger qui est fait dans des conditions qu’il ignore totalement. Nous comprenons de mieux en mieux que le produit débarqué sur le territoire est parfois un produit à risque. Mais pendant longtemps, nous avions mis dans la tête du consommateur que le produit local n’est pas de qualité ; ce qui est faux. Nous n’avons pas pu donner de la valeur à nos produits. Et le produit étranger vient faire une concurrence déloyale avec le produit local, et au regard de son faible pouvoir d’achat, le consommateur se porte vers ce qui vient de l’extérieur, qui présente plus d’esthétique et dont le coût est moindre. Cela pose un problème. Il y a aussi que le produit local a un coût élevé parce que le coût de production est assez élevé. Quand on prend les structures, en termes de qualité: les organismes d’évaluation de conformité, de métrologie, de normalisation, quel est leur accompagnement ? Combien faut-il débourser pour qualifier son produit ? C’est un ensemble de choses qui viennent alourdir le coût de production et nos produits ne semblent pas très accessibles au consommateur. Que faire pour gagner le pari de la consommation locale ? Il y a lieu que l’Etat accompagne tous les acteurs pour que nous puissions gagner le pari d’accroître la production. Il faut que les structures de qualité qui doivent accompagner l’entreprise soient opérationnelles et que leur accompagnement soit à un coût abordable. Il faut subventionner à un niveau donné les produits locaux, ne serait-ce qu’enlever la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) sur le produit local par exemple. Il faut également accompagner les transformateurs dans l’accès au crédit et aux matières premières à bon coût, tout cela pour réduire le coût de production. Ainsi, le marché sera suffisamment inondé de produits locaux. Car, c’est à ce niveau qu’on constate que le produit local n’est pas concurrentiel. Il est question de remettre dans la tête du Béninois que le produit local n’a rien à voir avec ce qui est importé, si ce n’est peut-être qu’au niveau esthétique. Il faut reconnaître que la question de présentation, d’emballage du produit local se pose aussi. Nous avons encore des formes d’emballages qui, au plan alimentaire, au plan médicamenteux, nous aident beaucoup. L’akassa qui est emballé dans des feuilles de bananier ou de teck, il y a deux valeurs ajoutées : l’essence de ces feuilles et l’arôme. Il n’est pas question qu’on change radicalement d’emballage mais d’assurer la propreté, d’insister sur l’hygiène et le traitement approprié pour garantir la santé du consommateur. Nos produits ont de véritables recettes sur le plan nutritionnel que nous ignorons. Nos recettes culinaires sont gorgées de variétés. Il revient à tous les acteurs de les promouvoir et de les rendre accessibles au consommateur béninois. En tant que responsable d’organisation de défense des droits des consommateurs au Bénin, quelle part prenez-vous dans ce challenge ? C’est notre rôle au quotidien de sensibiliser le consommateur. Nous n’avons toujours pas compris comment nos marchés sont inondés de produits qui ne sont pas toujours contrôlés. C’est le combat que nous avons mené tout le temps. Pour ce qui est produit localement, nous avons la possibilité d’aller vérifier ce qui se passe dans l’entreprise, dans l’industrie, à l’opposé de ce qui nous vient de l’extérieur et qui échappe au contrôle. Donc, la meilleure façon de sécuriser la chaîne alimentaire, c’est d’augmenter la production au niveau local et de permettre au consommateur d’aller toucher du doigt ce qu’on lui présente. La sensibilisation à ce niveau, nous sommes partie intégrante : c’est le rôle de notre organisation d’attirer l’attention du consommateur sur un choix éclairé et de dénoncer les poches de distribution des produits non conformes qui pourraient l’exposer à des nuisances sanitaires. Economie 07 oct. 2020


Usage du naira dans les transactions commerciales à Sègbana: Le franc Cfa reprend ses droits
Les transactions commer-ciales à Sègbana se déroulent dans une situation un peu particulière, du fait de la proximité de la commune avec le Nigeria. Malgré la présence remarquable du naira sur le marché intérieur, le franc Cfa ne perd pas pour autant sa valeur aux yeux des populations. Elles perçoivent à travers cette monnaie un instrument qui renforce la présence du Bénin dans leur commune. Leur commune étant frontalière sur une bonne partie de sa longueur avec le Nigeria, les populations de Sègbana sont beaucoup plus habituées à utiliser le naira. Ce n’est pas pour autant qu’elles ont rejeté le franc Cfa, la monnaie de leur pays. Elles la conservent jalousement.Il reste, selon elles, une monnaie précieuse. Elles en ont conscience et sont convaincues que, face au naira, le franc Cfa est plus fiable. En effet, les populations de Sègbana préfèrent garder le franc Cfa. C’est pour, après l’avoir échangé en naira, mener leurs activités, explique leur maire Bio Tian Orou Zimé. Mais, poursuit ce dernier, ce n’est pas dans tous les arrondissements de la commune que le naira est utilisé. « A Sokotindji et Lougou, vous ne verrez pas le naira, mais plutôt le franc Cfa. Ce sont des arrondissements qui ne sont pas proches de la frontière avec le Nigeria, comme surtout celui de Sègbana centre », fait-il observer. Selon le maire, c’est en 1997 que le naira est entré dans les habitudes des populations de Sègbana. « Avant, on n’utilisait pas la monnaie nigériane », indique Bio Tian Orou Zimé. En cette année-là, rappelle-t-il, le coton avait connu un problème d’indisponibilité des insecticides à utiliser et la récolte n’était pas bonne. « Le gouvernement ne payait plus le fonds coton à temps. Il se fait que, malheureusement, en cette période, le Nigeria a commencé à s’intéresser au coton. La vente frauduleuse de cette culture va se développer en direction de ce pays. C’est à partir de 1997. Il y a donc eu une ouverture vers le Nigeria, puis le marché de Gamia a commencé par s’animer », explique-t-il. « Du coup, le commerce sur le plan intérieur a baissé, les populations préférant aller vendre leurs productions au marché de Gamia, du côté du Nigeria. Elles profitent pour acheter tout ce qu’elles peuvent. C’est là où elles ont adopté le naira», insiste le maire. Inverser la tendance En effet, les produits vivriers constitués surtout de céréales, les populations arrivent facilement à les écouler vers le Nigeria, avec le naira comme monnaie. « En fait, le débouché est garanti et assuré du côté du Nigeria. Mais n’allez pas chercher la qualité. C’est là où le bât blesse », explique Aziz Sobabé, un exploitant agricole rencontré à Liboussou, un arrondissement de la commune. « Lorsque tu prends un produit agricole comme le maïs et que tu le rends propre, avant de le mettre en vente sur le marché à Parakou, tu perds. Ce n’est pas rentable. Par contre à Sègbana, les preneurs sont déjà là. Ils attendent, prêts à se précipiter sur ta marchandise, sans discuter, quel que soit le prix que tu auras proposé. C’est ce qui rend difficile aujourd’hui le commerce intérieur au niveau de la commune », va appuyer le maire. Aujourd’hui, que faire pour que le franc Cfa reprenne le dessus sur le naira à Sègbana? C’est la question qui préoccupe Bio Tian Orou Zimé et les membres de son Conseil communal. Ils ne perdent pas espoir. Déjà, avec la fermeture de la frontière nigériane, se réjouit Bio Tian Orou Zimé, ce n’est plus aisé de faire passer les céréales vers le géant de l’Est. « Depuis un moment, c’est de l’intérieur du Bénin que les commerçants affluent plus vers Sègbana. Ils viennent acheter avec le franc Cfa le soja, surtout à un prix raisonnable où chaque partie y trouve son compte. Dans ces conditions, c’est le naira qui commence par se retrouver en difficulté. Il a perdu de sa valeur sur le marché local. Ce qui l’a fait fuir depuis quelque temps », confie-t-il, très satisfait. C’est dire, fait-il, remarquer, que l’on peut inverser la tendance en faisant déprécier le naira. «Pour mettre en difficulté le naira à Sègbana, il faut que le commerce intérieur se développe», assure-t-il, tout en avouant que le naira ne rend en réalité pas service à sa commune. Economie 07 oct. 2020


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