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Nouvelles

Lutte contre les médicaments et produits illicites anti-Covid-19: Le Bénin 13e au plan mondial
A travers les prouesses de son administration douanière, le Bénin est 13e sur 99 pays en matière de lutte contre les faux médicaments et autres produits, équipements ainsi que matériels médicaux illicites notamment contre le Covid-19. La douane béninoise s'est révélée au terme de l’opération « Stop », initiée par l’Organisation mondiale des douanes (Omd), dont les résultats ont été présentés, ce mardi 6 octobre, lors d’une conférence en ligne. La douane béninoise se positionne parmi les meilleures au plan mondial en matière de lutte contre le trafic de médicaments et d’équipements médicaux, notamment ceux utilisés dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Sur 99 administrations douanières membres de l'Omd et son réseau de Bureaux régionaux de liaison chargés du renseignement (Brlr) mis en alerte face à la recrudescence de ces produits en cette période de pandémie, l’administration douanière béninoise se hisse à la 13e place. En effet, l'Organisation mondiale des douanes (Omd) et ses membres ont mené avec succès, du 11 mai au 12 juillet 2020, une opération d'urgence mondiale contre le trafic de produits médicaux utilisés dans la lutte anti-Covid-19. A travers cette opération dénommée « Stop », les services douaniers du monde ont procédé simultanément à des inspections ciblées des envois sur la base de la liste de contrôle des marchandises liées au Covid-19 élaborée par l’Omd. Au bout du rouleau, 1 683 interceptions ont été effectuées, soit plus de 300 millions d’unités de médicaments, plus de 47 millions d’unités d’équipements médicaux (masques, gants, kits de test de Covid-19, thermomètres, blouses) et quelque 2,8 millions de litres de gel hydroalcoolique. C’est à l’issue de cette vaste opération que les pays participants ont été évalués, et l’administration douanière béninoise est classée 13e sur 99 du monde. Couronnement Si la douane béninoise a pu exceller, c’est grâce au dispositif de lutte contre les faux médicaments mis en place en 2017 sous l’impulsion du chef de l’Etat, Patrice Talon. Un dispositif supervisé par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni et le directeur général des Douanes, Charles Sacca Boco. A l’époque, les autorités béninoises s’étaient attaquées de façon simultanée et coordonnée aux sites de vente de faux médicaments dans le pays. Plusieurs tonnes de médicaments illicites ont été confisquées en son temps, et plusieurs dizaines de personnes arrêtées puis jugées. A ce jour, douaniers et policiers continuent les actions de veille et de répression sur le terrain. L’expérience capitalisée par la douane béninoise à travers cette lutte a, sans doute, contribué à ses prouesses au plan mondial. Autrement dit, le dispositif de lutte installé par le gouvernement a payé tant au plan national qu’à l’international. La bonne prestation de l’administration douanière béninoise au terme de l’opération « Stop» constitue, en conséquence, un couronnement des efforts du régime Talon et des disciples de Saint Mathieu dans la lutte contre les faux médicaments. Actualités 07 oct. 2020


Reddition de comptes à la mairie de Porto-Novo: La baisse des ressources propres inquiète
Les ressources propres de la mairie de Porto-Novo s’amenuisent de façon drastique depuis le relogement sur de nouveaux sites des usagers-clients des marchés de Ouando et Ahouangbo actuellement en construction dans la ville capitale. Il faut donc parer au plus pressé. L’amenuisement des recettes en provenance des marchés de Ouando et d’Ahouangbo, ces derniers jours, était au cœur de la séance de reddition de comptes, la toute première au titre de l’actuelle mandature du conseil municipal que dirige le maire Charlemagne Yankoty. Pour l’édile de Porto-Novo, les ressources au niveau des marchés de Ouando et d’Ahouangbo étaient respectivement de 126,042 millions F Cfa et 8, 932 millions F Cfa par mois avant le relogement. Mais elles sont passées aujourd’hui à 56, 826 millions F Cfa pour Ouando et 12, 690 millions F Cfa pour Ahouangbo, soit un manque à gagner cumulé de 65, 458 millions F Cfa, depuis la délocalisation des marchands sur d’autres sites en raison des travaux en cours, informe le maire de Porto-Novo. Les usagers-clients disent éprouver certaines difficultés sur les nouveaux sites. Ils crient notamment à la crise sanitaire liée au Covid-19 doublée de la mévente avec la perte de leurs clients qui peinent à adopter leurs nouveaux emplacements. Mieux, selon le maire, 2 206 usagers-clients du marché de Ouando sur les 5353 dans la base de données de la mairie restent encore en attente de relogement. Ceux du marché d’Ahouangbo en revanche ont eu la chance de bénéficier d’un cadre relativement vaste qui a permis non seulement le relogement des 400 marchands occupants mais aussi de trouver de places encore à 320 autres personnes sur le nouveau site. C’est d’ailleurs ce qui explique que les recettes propres au niveau des relogés du marché Ahouangbo sont passées de 8,932 millions F Cfa avant le relogement à 12,690 millions F Cfa aujourd’hui, précise Charlemagne Yankoty. Le déséquilibre financier de 65,458 millions F Cfa cumulé au niveau des deux marchés, relève le maire, ne saurait permettre en dépit de toute la volonté de son équipe et de l’administration municipale de combler les attentes des populations en termes de réalisation d’œuvres de développement. Le maire estime qu’il urge que de nouvelles stratégies soient définies pour l’amélioration des ressources propres afin de permettre au conseil municipal dont les premières actions phares entreprises à l’entame du mandat sont suffisamment visibles et donnent des raisons d’espérer, de maintenir le cap avec détermination. Urgence d’agir Cette amélioration des ressources permettra à l’équipe municipale d’assurer la concrétisation des aspirations profondes des populations dans un contexte de décentralisation dans les secteurs notamment de la santé, l’éducation, l’eau potable, l’énergie électrique, l’assainissement, le cadre de vie, la sécurité, le foncier, le sport, les loisirs et de la valorisation des richesses cultuelles et culturelles. C’est pour cela que l’autorité municipale loue le thème : « Les enjeux du relogement des usagers-clients des marchés sur la contribution des citoyens au développement de la ville de Porto-Novo » retenu par l’administration municipale sur proposition des Organisations de la Société civile pour cette première édition de reddition de comptes. Car, « une mission, des hommes et des moyens. S’il est vrai que la mission est clairement définie et que les hommes pour l’accomplir sont disponibles et qualifiés, il n’en demeure pas moins vrai que les moyens dont ils disposent ne suffisent pas pour l’accomplissement efficient de cette mission », insiste Charlemagne Yankoty. Les participants à la séance composés des élus municipaux et locaux ainsi que des têtes couronnées et des Osc ont fait une kyrielle de propositions au maire afin d’améliorer les ressources propres au niveau de la ville. Actualités 07 oct. 2020


Commune de Zè: L'ancien maire Joseph Dangbénon n'est plus
Les populations de la commune de Zè pleurent un des leurs. L'ancien maire Joseph Dangbénon s'est éteint dans la journée du mardi 6 octobre 2020. La commune de Zè est en deuil. Elle a perdu son ancien maire, Joseph Dangbénon, prédécesseur de Amadé Moussa, actuel maire de la commune de Zè. Il a rendu l'âme ce mardi 6 octobre 2020 des suites d'une courte maladie, selon nos sources. Candidat à sa propre succession, il n'a pas pu tirer son épingle du jeu. Rappelons que le regretté Joseph Dangbénon a fait deux mandats à la tête de l'Exécutif communal, avant de passer le témoin à son successeur Amadé Moussa, élu au terme du scrutin communal dernier. Actualités 06 oct. 2020


Bubedra/Droits d’exécutions publiques : Les artistes invités à déposer leurs numéros de compte
Le Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins (Bubedra) procède, le 21 octobre prochain, au paiement des droits d’exécutions publiques à ses ayants-droit. Et ces derniers sont invités, dans ce cadre, à faire parvenir leurs numéros de compte. C’est par le biais d’une note en date du 6 octobre 2020, que le directeur général du Bubedra, Cocou Eugène Aballo, informe les artistes sociétaires et ayants-droit de l'imminence de la répartition et du paiement des droits d’exécutions publiques couvrant la période du 1er juillet au 31 décembre 2019, et des droits Gsm Moov perçus en 2019. Ces paiements se feront par transfert d’argent sur les comptes bancaires ou mobile money des bénéficiaires. C’est pourquoi, à travers son communiqué, le directeur du Bubedra invite les artistes concernés à déposer leurs numéros de compte bancaire ou mobile money auprès des services compétents de sa structure, au plus tard le 15 octobre prochain. Cocou Eugène Aballo indique en outre que la liste des bénéficiaires concernés par cette activité pourra être consultée incessamment au siège du Bubedra. Actualités 06 oct. 2020


Fiscalité et développement au Bénin: Droits et devoirs de l’entrepreneur en matière d’impôts
En matière fiscale, l’entrepreneur est astreint à des obligations en même temps qu'il peut se prévaloir de droits que lui confèrent les textes. En matière fiscale, l’entrepreneur a le droit de contester certains avis d’imposition qui ne reflètent pas la situation réelle de sa société. Il peut faire recours au service du contentieux de l’administration fiscale pour clarification, se faire assister par les professionnels en la matière, selon Yves Chidikofan, consultant formateur en éducation financière. Mais encore faudrait-il qu’il soit à jour. En ce qui concerne ses obligations,indique-t-il, l’entrepreneur doit tenir un livre de recettes-dépenses (caisse) dans lequel il enregistre jour après jour et chronologiquement les opérations. Il doit préciser la nature (espèces, chèques) des versements reçus. Ce livre est conservé pendant au moins cinq ou dix ans selon le régime. Il doit établir une facture pour toute vente de bien ou prestation de service effectuée. La facture et tous autres documents administratifs doivent porter la mention de l’identifiant fiscal (Ifu) et le numéro du registre de commerce et de crédit mobilier (Rccm). De façon spécifique, précise Yves Chidikofan, le contribuable relevant du régime du forfait (Taxe professionnelle synthétique : Tps) doit tenir et présenter à toute demande de l’inspecteur des impôts un régistre récapitulatif par année, présentant le détail de ses achats avec les factures justificatives. En outre, le contribuable dont le commerce concerne ou englobe des opérations autres que la vente de marchandises, d’objets, de fournitures ou de denrées à emporter ou à consommer sur place a l’obligation de tenir et de communiquer à l’inspecteur des impôts un livre-journal rempli au jour le jour et présentant le détail de ses recettes professionnelles afférentes à ces opérations. Régimes fiscaux Il existe deux régimes fiscaux applicables aux entreprises au Bénin : celui du forfait (Tps) composé de la taxe due par les micro-entreprises et de la taxe due par les petites entreprises; et le régime du bénéfice réel. Pour ce qui est du régime du bénéfice réel, les petites entreprises qui désirent utiliser l’option prévue à l’article 268 1er nouveau du Code général des impôts (Cgi 2019) doivent remplir certaines conditions.Au nombre de celles-ci, Yves Chidikofan indique qu’elles doivent figurer au fichier des contribuables de la direction générale des Impôts (Dgi) et être à jour vis-à-vis de leurs obligations fiscales ; tenir une comptabilité régulière et être suivies par un comptable salarié régulièrement déclaré à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) ; disposer d’au moins un compte bancaire professionnel ; disposer d’un siège effectif dont les références et l’indication doivent être annexées à leur demande et y apposer de manière visible l’enseigne ou la plaque signalétique. L’option du régime est expresse et doit être formulée par une lettre adressée au Service des impôts du lieu du principal établissement et prend effet le premier jour du mois suivant celui au cours duquel la demande est introduite.Les entreprises nouvelles exclues du régime des micro-entreprises de la Tps ne peuvent exercer l’option que si le chiffre d’affaires déclaré atteint 20 millions F Cfa. L’acceptation de l’option est constatée par la délivrance au contribuable du certificat d’assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée (Tva). L’option couvre obligatoirement une période de deux ans. Elle est renouvelée par tacite reconduction pour une même durée, sauf dénonciation à l’expiration de ce délai. Les contribuables assujettis à ce régime paient mensuellement la Tva, l’Aib (Acompte sur impôt axé sur les bénéfices) et les impôts sur salaires (Irpp et versement patronal sur salaires) ; trimestriellement les acomptes provisionnels de l’Irpp et de l’Is ; annuellement la patente, le solde de l’Irpp ou de l’Is. Facture normalisée Tout assujetti à la Tva, qu’il soit redevable ou non, industriel, commerçant, artisan ou prestataire de services qui livre un bien ou fournit un service à un autre professionnel, ou à un consommateur final, est tenu de lui délivrer une facture normalisée dans le respect des dispositions de l’article 256 du Cgi. La facture normalisée est une facture ou un document en tenant lieu qui est émis et transmis au moyen d’une machine électronique certifiée de facturation (Mecef). Elle comporte le numéro d’ordre et la date d’établissement de la facture, le nom ou la dénomination sociale, le numéro Ifu et l’adresse du vendeur, le nom, la quantité, la dénomination précise unitaire des biens et services vendus, le prix unitaire et global, le montant de la facture Tva comprise, le numéro d’identification de la machine (Nim), la signature et le code électronique. Selon des indiscrétions, un projet de loi portant création du régime du forfait propose une nouvelle classification des entreprises selon le chiffre d’affaires en deux groupes. Il s’agit notamment des micro-entreprises dont le chiffre d’affaires va de 0 à 30 millions F Cfa et des petites et moyennes entreprises dont le chiffre d’affaires varie de 30 à 150 millions F Cfa. A noter que les impôts et taxes permettent à l’Etat de remplir ses missions régaliennes qui consistent à assurer l’éducation des jeunes et des citoyens, rendre la justice, construire des routes, des logements, des hôpitaux, payer les fonctionnaires, réaliser des forages, garantir la défense du pays et la sécurité. Economie 06 oct. 2020


Révolution numérique: Comment réussir sa transformation digitale ?
La société et l’économie sont à l’ère du numérique. La digitalisation est devenue un enjeu majeur pour répondre aux nouveaux défis dans un contexte dynamique, fortement concurrentiel et surtout marqué par l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les chiffres statistiques 2020 du Digital dans le monde sont assez évocateurs et interpellent les organisations sur l'urgence de démarrer ou accélérer leur processus de transformation numérique afin de s’adapter à la nouvelle donne pour améliorer leur performance et rester compétitives. En effet, 4,54 milliards de personnes sont désormais en ligne dans le monde, ce qui représente un taux de pénétration de 60 %. Près de la moitié de la population mondiale utilise désormais les réseaux sociaux, soit une augmentation de 9 % par rapport à 2019. Il y a aujourd’hui 5,19 milliards d’utilisateurs de téléphones mobiles dans le monde et pour la première fois, plus de la moitié (50,1%) du temps passé sur Internet se fait via les appareils mobiles. 52 % des achats en ligne se font également sur appareils mobiles et environ 80 % de la population en Afrique dispose d’un téléphone portable. Dans son rapport 2018 sur la mobilité, le groupe Ericsson affirmait que le taux de pénétration des smartphones en Afrique et au Moyen-Orient sera de 70 % en 2024 contre 40 % en 2018. Selon une étude de l’agence PwC Digital, 57% des dirigeants attendent une croissance de leur chiffre d’affaires en investissant dans le digital, et 80 % d’entre eux pensent que leur entreprise doit se digitaliser pour pouvoir innover. La transformation digitale ou numérique est un processus qui consiste à intégrer totalement les technologies digitales dans l’ensemble des activités de son entreprise. Elle met à contribution l’utilisation des technologies et techniques de management adéquates afin d’améliorer les performances de l’organisation. Ce qui contribue ainsi à une meilleure gestion interne et surtout à une meilleure qualité de service délivrée aux clients et autres partenaires. L’introduction de ces technologies au sein de l’organisation implique de nouveaux usages et modes de fonctionnement qui la rapprochent du client et le mettent au centre du Business Model. Dans le contexte actuel, la transformation numérique apparait aujourd’hui comme une des clés de la survie pour de nombreuses entreprises, mais il s’agit un processus complexe et délicat dans sa conception et sa mise en œuvre (taux d’échec qui atteint les 75 %). Les entreprises qui atteignent grâce aux technologies numériques des niveaux supérieurs de profit, de productivité et de performance existent mais sont rares. Nous vous livrons ci-dessous six conseils pour réussir son projet de digitalisation : 1.Définir une vision claire et mobiliser toute l’entreprise autour d’elle: Les projets de transformation digitale ont généralement un fort impact sur l’organisation, la direction doit définir une vision claire et susciter l’adhésion de tout le personnel. Il est essentiel que les équipes aient une parfaite compréhension des objectifs du projet, de ses étapes clés et comprennent comment ce projet soutient la stratégie de l’entreprise. Afin de mobiliser l’ensemble des collaborateurs, ces données doivent être régulièrement communiquées en interne, le but est de saisir les enjeux de la transformation avant de l’implémenter, car il est important de savoir dans quelle direction on va et d’inculquer une culture numérique au sein de l’entreprise. 2.Réaliser une analyse de l’existant, quelle est la situation digitale de votre entreprise ? : Cette analyse doit vous permettre de faire un état des lieux interne (forces et faiblesses) et externe (menaces et opportunités) de la situation de l’entreprise afin de prendre des décisions éclairées et définir des objectifs Smart. Elle doit permettre d’identifier les différents besoins (compétences, infrastructures, technologies, ressources humaines et financières…) et de mieux planifier les actions à réaliser. Il convient également d’identifier et d’analyser les risques liés à ce projet, qu’ils soient technologiques, ou même organisationnels. 3.Combiner les deux dimensions de la transformation numérique : Les maîtres du numérique doivent leur maîtrise à l’excellence dans les deux dimensions de la transformation numérique : capacités numériques ou digital capabilities et capacités managériales ou leadership capabilities. Ces deux dimensions parfaitement distinctes avec des rôles différents sont complémentaires pour réussir une transformation numérique, c’est en les combinant que les maitres du numérique prennent nettement l’avantage sur leurs concurrents. 4.Définir et mettre en œuvre une véritable politique de gestion du changement : la transformation digitale s’accompagne toujours d’une multitude de changements à mettre en place sur le plan organisationnel et opérationnel. Il faut préparer le personnel et l’entreprise dans son ensemble à ces mutations. Les entreprises dans le cadre d’un projet de transformation numérique doivent consacrer autant d’efforts et de ressources à la gestion et au management du changement. En outre, cela consiste à amener les utilisateurs à s’approprier et à utiliser les outils/technologies que vous mettez en place pour que vous puissiez obtenir une véritable valeur ajoutée. 5.Procéder pas à pas : la transformation digitale de votre entreprise ne se fera pas en une seule étape. Vous risquez d’engager des frais très importants pour des résultats souvent décevants. Il faut procéder par des phases bien définies dans une démarche itérative et adaptative sur la base des résultats obtenus à la suite d’hypothèses émises. 6.Mettre le client au centre du projet et innover sans limitation : Même si le digital est un fabuleux moyen d’augmenter la productivité et l’efficacité opérationnelle, un projet de transformation digitale se doit de mettre le client au cœur de la chaine de valeur. C’est pour cette raison qu’il faut prendre en compte les besoins essentiellement dynamiques du client et innover sans cesse pour les combler. A cet effet, il importe d’analyser, puis optimiser le parcours client pour proposer la meilleure expérience possible sur tous les canaux. Il est donc essentiel d’évaluer et déterminer les nouvelles capacités dont l’entreprise doit se doter pour proposer cette expérience. Ainsi, les entreprises qui réussissent leur transformation numérique encore appelées les maitres du numérique sont caractérisées par une forte vision d’ensemble, une excellente gouvernance transversale, une multitude d’initiatives digitales bien structurées qui créent de la valeur mesurable et une forte culture numérique. En dehors des entreprises du domaine des Tic comme Amazone et Netflix, nous pouvons citer comme exemples les sociétés Nike, le géant fabricant d’articles de sport (https://www.nike.com/) et Asian Paint, le premier fabricant de peinture en Inde et troisième d’Asie (https://www.asianpaints.com/). Ces entreprises sont devenues des leaders dans leur secteur d’activité, grâce à une transformation numérique réussie par rapport aux nombreux concurrents. Pour le cas de l’Afrique, la transformation digitale est déjà en marche dans de nombreux secteurs d’activité et au sein des structures de nombreux Etats pour régler les problématiques de transparence, de lutte anti-corruption et de bonne gouvernance. Que ce soit dans les services, la banque, l’agriculture, les transports, la santé ou l’éducation, l’économie est bouleversée par de nouvelles offres qui apparaissent tous les jours et qui dynamisent l’écosystème. La révolution numérique a transformé le secteur bancaire qui est l’un des plus avancés en termes de digitalisation. Les géants du secteur sont à l’avant-garde du numérique. Ainsi, un groupe bancaire panafricain a lancé dès 2016 une application mobile qui permet, non seulement d’ouvrir un compte depuis son smartphone et d’effectuer instantanément des transferts de fonds dans 33 pays du continent, mais aussi de contracter des crédits, d’épargner de l’argent, d’accéder à des produits d’assurance, de bloquer sa carte de crédit et de consulter son compte à distance. Cette transformation numérique a largement contribué au redressement spectaculaire des résultats financiers du groupe bancaire basé à Lomé. Après des pertes de 39 millions de dollars en 2016, Ecobank a annoncé un bénéfice de 182 millions de dollars en 2017. Dans cette dynamique, plusieurs groupes bancaires et de nombreuses start-up africaines ont enclenché leur processus de digitalisation avec des résultats financiers satisfaisants, malgré les suppressions de postes ayant conduit à des pertes d’emploi. En réponse à la crise sanitaire actuelle de la Covid-19 et au contexte marqué par une révolution numérique, la digitalisation est devenue une priorité pour les entreprises, à condition de mener à bien le processus pour générer de la valeur pour l’entreprise. *Par Romaric Cyrille TEGUO* Consultant en SI, Gestion des Risques et du Changement, Expert en Transformation digitale Société 06 oct. 2020


Versement des fonds de « Soigner les certitudes » à un orphelinat: Reckya Madougou joint l’acte à la parole
Neuf jours après le lancement de son ouvrage « Soigner les certitudes », Reckya Madougou joint l’acte à la parole. Dimanche 4 octobre dernier, elle était l’hôte de l’orphelinat Claudio Migneco d’Agassa Godomey. La conseillère spéciale du chef de l’Etat togolais à la tête d’une forte délégation, est allée offrir aux pensionnaires de ce centre les fruits de la vente de l’ouvrage comme promis. Le dimanche 4 octobre 2020 entre dans l’histoire de l’orphelinat Claudio Migneco d’Agassa Godomey. Depuis plus de dix ans qu’il existe, c’est la première fois que ce centre reçoit une personnalité de la trempe de Reckya Madougou. Responsables et pensionnaires du centre à travers chants, danses, ballets ont exprimé leur joie de voir leur hôte venir leur faire des dons. Reckya Madougou et son équipe ont visité à l’occasion les dortoirs et salles de classe des orphelins. Un grand moment d’émotion que l’ancienne ministre de la Justice et de la Microfinance a vécu. Son émotion davantage grande lorsqu’elle s’entendra dire que le centre n’a pas coutume des visites d’une telle envergure. « Nous avons l’habitude des gens ordinaires qui viennent pour leurs dons », ont indiqué les responsables des lieux. Victorine Kouago, élève en classe de Cinquième, de sa petite voix, a fait un état des lieux de l’orphelinat à qui elle doit la vie, l’éducation, la nourriture, les vêtements et les soins. « L’histoire de notre centre retiendra que nous avons reçu ce jour une grande dame, l’icône de toute une génération, une personnalité forte… Nous sommes sidérés par une si grande générosité qui nous est salutaire », déclare la jeune collégienne. Au total, rappelle-t-elle, cet orphelinat compte 217 pensionnaires dont 16 enfants à la pouponnière, 111 enfants du Ci au Cm2, 84 collégiens et six étudiants. Depuis sa création, l’orphelinat a toujours obtenu 100 % comme taux de réussite aux divers examens et plusieurs de ses pensionnaires figurent parmi les meilleurs. Avant elle, le père Roger Mèdji à qui l’on doit l’avènement du centre fait la genèse des lieux et sa rencontre avec Claudio Migneco en Italie, la donatrice qui a permis à l’orphelinat de prendre son envol. Respect de la parole donnée « Nous avons été émerveillés par ce qui se fait ici », assure Tatiana Yabi, au nom du laboratoire de réflexion Team Rm. L’amélioration des conditions de vie des plus démunis, notamment des enfants, des femmes, des jeunes a toujours été une préoccupation pour ce creuset de réflexion, soutient-elle, d’où le combat auprès des gouvernants pour une « politique qui inclut les faibles ». Aussi, s’est-elle fait le devoir d’exposer substantiellement les dons offerts au centre. Il s’agit, entre autres, d’une enveloppe financière, des vivres pour une alimentation équilibrée des enfants, des produits pour l’entretien et les soins aux plus petits et bien d’autres choses utiles aussi bien pour les enfants que pour le fonctionnement du centre. Par pudeur et par respect pour ces personnes en situation difficile, la donatrice n'a guère voulu que la valeur financière du don soit révélée. Mais cela ne semble pas suffisant, aux yeux de Reckya Madougou. La visite des lieux l’a édifiée sur d’autres besoins. Ainsi, elle a promis sur place d’apporter une dotation annuelle pour le fonctionnement et un appui à la scolarisation des étudiants. « Votre présence ici est un témoignage à la vie », lance-t-elle aux enfants. « J’ai été très émue. J’ai vu des enfants en très bonne santé… je voudrais dire mon admiration au père Mèdji. Cet orphelinat est un espoir et une chance de vie pour ces enfants », fait-elle observer. Elle assure avoir remarqué chez eux le leadership, la bonté la témérité… autant de valeurs qui transparaissent dans son ouvrage. « Les enfants que nous voyons ici seront les leaders de demain », espère Reckya Madougou. Société 06 oct. 2020


35e journée mondiale de l’habitat: Pour un cadre de vie résilient
A l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat 2020, les acteurs ont échangé, ce lundi 5 octobre à Cotonou, sur l’impact de la Covid-19 sur le secteur du logement. Il s’agit pour eux d’explorer de nouvelles pistes en vue de repenser le cadre de vie de demain avec le logement comme catalyseur du progrès vis-à-vis des droits humains fondamentaux. Le Bénin place la question du logement en lien avec la Covid-19 au cœur de la 35e édition de la Journée mondiale de l’Habitat. C’est à la faveur d’une conférence-débat en deux panels autour des thèmes « Un logement pour tous, amélioration de l’environnement urbain » et « Habitat humain à l’ère de la Covid-19 ». « L’objectif du 1er thème est de justifier l’impact de la Covid-19 sur les populations confinées en général et les sans-abris en particulier et de mettre l’accent sur l’accès au logement dans la lutte contre la Covid -19 », explique Victor Ananouh, directeur de l’Habitat et de la Construction. Le second thème a pour objectif de réfléchir sur un nouveau modèle d’habitat en liaison avec la lutte contre la Covid-19 et de trouver des pistes liées à ce nouveau modèle d’habitat. Il s’agit,au cours de cette rencontre, de questionner aujourd’hui dans l’environnement mondial la dynamique conquérante de ville globale, seule susceptible de capter des investissements directs étrangers vis-à-vis d’un aménagement du territoire plus équitable. Selon ses témoignages, les personnes vivant dans les conditions d’hébergement difficiles (bidonvilles, campements) ont été durement touchées. « En plus de l’anxiété causée par le confinement, des logements trop fermés, surpeuplés et exigus, l’absence des services de première nécessité ont engendré une hausse de la violence commise sur les couches vulnérables, conduisant à une dégradation de la santé des individus », se désole-t-il. Dans un contexte marqué par la propagation de la Covid-19, le logement devient alors une nécessité, une exigence plus qu’avant, admet José Didier Tonato, ministre de l’Environnement et du Cadre de vie. « Se mettre en confinement pendant une période indéterminée, observer rigoureusement les mesures barrières, travailler confortablement dans nos logements imposent de disposer d’un minimum décent en la matière. De ce point de vue, le logement, l’habitat, l’environnement et la ville s’affirment désormais comme un impératif social et économique pour les gouvernants », insiste-t-il. Fierté Les panels organisés à Cotonou lui ont permis d’expliquer les actions du Bénin en matière d’un cadre de vie sain et durable. José Didier Tonato indique que la création depuis 2016 du secteur du cadre de vie et du développement durable a l’avantage de positionner le Bénin en phase avec les exigences du développement durable. « Depuis 2016, les thèmes successifs retenus par Onu-Habitat pour la journée mondiale de l’habitat recoupent avec une coïncidence quasi heureuse le Programme d’action du gouvernement du secteur du cadre de vie et du développement durable dans ses programmes majeurs, tels que ‘’Environnement et climat’’, ‘’ville et territoire durable’’ et ‘’habitat’’ », se réjouit-il. La cité de Ouèdo fait également la fierté du Bénin. « Le projet phare de construction de vingt mille logements sociaux et économiques est rentré dans sa phase opérationnelle avec la concrétisation de la cité de Ouèdo. Ce programme est innovant par sa démarche écologique, de viabilisation complète en amont, par le mode constructif, son modèle unique, son accès aux populations cibles, son ampleur », apprécie le ministre. Il s’attarde sur les différents projets du gouvernement qui permettent d’accroître la résilience des populations et de leur cadre de vie. La protection du littoral urbain contre l’érosion côtière, la maîtrise de l’inondation par le programme de l’assainissement pluvial de Cotonou, l’aménagement des voies urbaines et le drainage des eaux pluviales à travers le projet asphaltage, la modernisation de la gestion des déchets et l’assainissement sont, entre autres, des réalisations salutaires du gouvernement en faveur de l’amélioration de l’environnement urbain. Pour maintenir cette dynamique, les panélistes proposent que le Bénin pense à des initiatives mettant en lien l’internet, le cadre de vie et la santé publique. Ils souhaiten également que le Bénin actualise ses statistiques urbaines et oriente la décentralisation dans le sens des investissements urbains. Actualités 06 oct. 2020


Journées scientifiques à Savè: La filière anacarde, l’autre espoir du Bénin
Les acteurs de la filière anacarde et des chercheurs universitaires étaient, la semaine écoulée à Savè, dans le cadre des journées scientifiques sur cette filière en plein essor au Bénin. L’anacarde représente le deuxième produit agricole d’exportation après le coton. Cette filière contribue à 8 % aux recettes d’exportation et à 25 % aux revenus agricoles d’exportation. Un véritable enjeu qui mobilise déjà tout le savoir-faire des chercheurs. Ces journées scientifiques ont été initiées par l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). Elles visent à partager avec les utilisateurs et les décideurs les résultats de recherche sur l’anacardier, sélectionner les technologies et innovations à présenter aux acteurs de la filière anacarde à travers le comité régional de recherche-développement, et identifier les actions prioritaires constituant les perspectives de recherche sur l’anacardier puis les sources de financement possibles pouvant contribuer au développement de la filière. De nouvelles générations de semences Dans le cadre de ces journées scientifiques, des universitaires et autres acteurs de cette filière se sont rendus dans la matinée du jeudi 1er octobre dernier à Ouoghi, un village situé à 12 km de la ville de Savè, qui abrite le site expérimental de l’amélioration de l’anacardier, pour mieux apprécier ce qui se fait au Bénin afin de booster davantage cette filière. Il s’agit d’un verger de production de semences «polyclonales», de «gërmoplasme» d’anacardiers (des greffages de types nouveaux), de parcs à bois d’anacardiers, de pépinières de production de plants greffés, de parcelles des premiers hybrides d’anacardiers installés en 2019 et 2020 et de parcelles des plants introduits d’ailleurs. Nestor Adjovi Ahoyo, directeur général adjoint de l’Inrab, et les techniciens du site ont eu à présenter tout l’appui scientifique apporté à cette filière par la recherche. A cette occasion, le directeur général de l’Inrab, Dr Adolphe Adjanohoun, a rappelé que la filière anacarde fait partie de celles à hautes valeurs ajoutées retenues par le gouvernement du Bénin pour assurer le développement économique du pays. L’anacarde contribue aujourd’hui à 3 % au produit national brut (Pnb) et à 7,4 % au produit intérieur brut agricole (Piba). Ce faisant, le programme national de développement de la filière anacarde s’est fixé comme objectif de doubler prochainement la production nationale des noix d’anacarde en la portant à 300 000 tonnes à partir de 2021. Identifier les priorités et les perspectives de recherche Pour réussir ce pari, Dr Adolphe Adjanohoun précise qu’il était indispensable de capitaliser et de partager avec les acteurs de la filière anacarde les acquis de recherche « les nouvelles connaissances scientifiques et technologiques générées par l’Inrab et de discuter de leur validité scientifique ». Puis, il ajoute qu’elles permettront par ailleurs de répertorier les technologies et innovations à mettre à la disposition des acteurs pour le développement de la filière anacarde. Mieux, elles permettront d’identifier les actions prioritaires qui constitueront les perspectives de recherche à court, moyen et long termes sur l’anacardier en vue de chercher le financement pour leur mise en œuvre. Car, explique Dr Adolphe Adjanohoun, puissant moteur du développement agricole, la recherche agricole nationale a pour défi de développer des technologies plus performantes en termes de productivité, de revenus monétaires et de préservation de l’environnement. Dès lors, des travaux de recherche se mènent depuis ces deux dernières décennies dans des domaines variés par les enseignants-chercheurs et chercheurs du système national de recherche agricole. A Savè, plusieurs autres intervenants ont été séduits par la qualité du travail fait pour améliorer le rendement de cette filière. Ceux-ci seront appuyés par le représentant du Maep, Gonroudobou Orou Dèkè, qui a mis en exergue le travail scientifique significatif fait par l’institut sur cette filière. Un travail scientifique qui permet désormais l’amélioration variétale de l’anacardier au Bénin. Il y va de l’amélioration des itinéraires techniques de production de l’anacardier n Société 06 oct. 2020


Mobilisation de ressources : Un casse-tête selon des élus communaux
Il y a urgence à mobiliser les ressources dans les communes pour amorcer le développement. C'est ce à quoi s'accrochent l'Association nationale des communes du Bénin et ses partenaires. « Les problèmes de mobilisation de ressources et de bonne gouvernance constituent une menace de plus en plus sérieuse pour les finances et la gouvernance locales et ils exigent des actions immédiates et concertées de notre part ». Ces propos de Charles Toko, ancien maire de la commune de Parakou, actuel premier adjoint au maire de la même commune, renseigne sur la problématique de la mobilisation de ressources par les communes. Lors des travaux de la deuxième session statutaire de la commission thématique Economie et Finance locales de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) tenus les 1er et 2 octobre 2020 à Lokossa, l'élu communal a exprimé son indignation pour amener ses pairs à se pencher sur le mécanisme de la promotion de l‘économie locale dans les communes béninoises. La deuxième session vise essentiellement à offrir aux participants un cadre de réflexion sur les défis à relever en matière de promotion de l’économie locale et de la mobilisation des ressources locales pour financer le développement des communes béninoises. Actualités 05 oct. 2020


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