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Nouvelles

Réunion des directeurs nationaux des PEV: Elever la couverture vaccinale en Afrique

Les directeurs des programmes nationaux de vaccination des pays de l’Afrique de l’Ouest sont en conclave, depuis mardi 11 octobre à Cotonou, pour développer et discuter des différents aspects en rapport avec le contexte actuel de vaccination en Afrique. Les travaux de cette rencontre qui permettra de faire des recommandations à l’endroit des pays pour les prochaines années prennent fin demain jeudi 13 octobre.

Grâce à la vaccination, des milliers d’enfants africains échappent à la mort. Cet exploit est le fruit de nombreux efforts déployés pendant plusieurs années par les gouvernements et les partenaires techniques et financiers.

Dans son témoignage, à l’ouverture des travaux de la réunion des directeurs nationaux des Programmes élargis de vaccination, le ministre de la Santé, Alassane Séidou a déclaré que « de nombreuses affections ont été maîtrisées depuis le développement et la mise en œuvre du programme élargi de vaccination dans les pays africains ». Cette maîtrise, selon lui, s’explique par un accès généralisé et accru à des vaccins qui jadis n’étaient pas accessibles à la population en général et aux enfants africains en particulier. En plus, les taux de couverture vaccinale sont à la hausse à travers le continent africain au cours de chaque quinquennat situé entre 1999 et 2014. Il a souligné que les vaccins ont eu une part majeure dans la réduction du taux de mortalité infantile en Afrique sub-saharienne qui a chuté de 54% de 1990 à 2015. Il n’est plus un secret, dit-il, que la polio a menacé l’avenir de millions d’enfants à travers l’Afrique. Aujourd’hui, grâce à des partenariats internationaux, des campagnes de vaccination bien conçues, et les efforts inlassables déployés par les agents de santé, les communautés locales et les gouvernements nationaux, la lutte contre la polio connait une avancée notable.
Pour Alassane Séidou, depuis des années, de nouveaux vaccins efficaces contre le pneumocoque et le rotavirus sont en cours de déploiement dans de nombreux pays africains. Ces réalisations sont le fruit des efforts des gouvernements appuyés par les partenaires dont GAVI. C’est ainsi que le programme de prévention du cancer du col de l’utérus chez les filles de 9 ans a démarré au Bénin depuis mai 2016 dans les zones sanitaires d’Abomey-Calavi, Sô-Ava, Djougou, Copargo et Ouaké et qui pourra être généralisé à tout le Bénin.
Malgré ces efforts et ces progrès, dit-il, l’accès universel à la vaccination, d’ici 2020, demeure largement insuffisant en Afrique.

Les défis à relever

La vaccination est l’une des interventions en santé publique et mise à échelle, elle garantit des résultats exceptionnels sur la santé des populations, notamment sur les enfants de moins de cinq ans et mieux celle de la mère. La vaccination est une intervention de choix qui offre le meilleur rapport où l’efficacité et dont l’impact sur la mortalité enfantine en contribuant chaque année à sauver des millions de vie.Entre 2000 et 2010, le nombre de décès annuel enregistré chez les enfants de moins de cinq ans a chuté. Selon de l’OMS de 9 600 000 en 2000 à 7 600 000 malgré l’augmentation chaque année du nombre de naissances.
Le représentant résident de l’OMS, Pierre Mpele Kilebu n’a pas manqué de souligner l’importance de cette rencontre qui, selon lui, est une opportunité de mise en commun, de partage et évaluation des programmes et de stratégies parce qu’il est temps que la vaccination soit effectivement un cadeau pour la vie pour chaque enfant en Afrique. Cette réunion se doit d’être aussi une plate-forme qui permet de célébrer les succès obtenus dans l’élargissement de la couverture vaccinale, d’étudier les stratégies susceptibles de régler les défis rencontrés. Elle permettra également de renforcer l’appropriation nationale en vue du financement domestique durable de la vaccination, et enfin de plaider pour que toutes les parties prenantes tiennent leur engagement à soutenir la demande de vaccination. Cette réunion est aussi malheureusement un moment spécial de reconnaitre que la stratégie « Atteindre chaque district sanitaire et chaque enfant » n’a pas produit les résultats escomptés.
Autrement dit, les programmes de vaccination restent encore des verticaux qui ne sont capables d’élever la couverture vaccinale au niveau recommandé par l’OMS. C’est pourquoi, cette réunion selon le représentant résident de l’OMS doit permettre de prendre des engagements concrets sans complaisance qui vont changer la situation?

Santé 12 oct. 2016


Audiences au palais de la Marina: Bientôt un centre-solutions aux changements climatiques à Cotonou

Cotonou pourrait offrir bientôt, à partir d’un centre qui y sera implanté, des solutions pour aider les pays africains à lutter efficacement contre les changements climatiques. Un projet initié dans ce sens a été discuté mardi 11 octobre entre le président de la République et le directeur de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) au cours d’une audience au palais de la Marina.

Nteranya Sanginga, directeur général de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) basé à Ibadan au Nigeria a été la première personnalité reçue en audience, mardi 11 octobre par le président de la République, Patrice Talon. Les solutions envisageables aux effets néfastes des changements climatiques sur les pays africains ont été largement abordées par les deux hommes. L’IITA, confie son directeur, envisage l’implantation d’un centre international basé à Cotonou pour s’occuper des aspects liés aux changements climatiques. « J’ai été très fier d’avoir rencontré le président de la République et d’avoir échangé avec lui. Il a bien accueilli ce projet et nous a donné sa parole, qu’il pourra soutenir », indique ensuite, satisfait, Nteranya Sanginga.

Ce centre, poursuit-il, va proposer des solutions de recherches pratiques pour pallier certaines catastrophes engendrées par les changements climatiques. « Nous pourrions avec lui faire cette requête auprès de la communauté internationale pour baser le centre à Cotonou au centre de l’IITA qui existe déjà », a-t-il aussi précisé dans sa déclaration au terme de cette audience.
Une délégation du bureau du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (HCBE) conduite par son président Romain da Costa était aussi au cabinet du chef de l’Etat. Avec celle-ci, les contributions de la diaspora béninoise aux projets de développement et surtout aux réformes en cours ont été abordées. « Nous avons exposé au président que le nouveau bureau donne un air de renaissance au HCBE. Depuis 19 ans, notre institution a dormi et la place qui lui était réservée a été laissée à l’abandon. Nous avons présenté nos doléances et nos projets au président et il nous a entendu et manifesté sa satisfaction de voir en nous un bureau qui veut resserrer les rangs avec le gouvernement sur tous les plans notamment politique, économique et social », a déclaré Romain da Costa au terme de la rencontre.

Dans l’imminence, celui-ci sollicite l’accompagnement du gouvernement pour un recensement exhaustif des Béninois de l’extérieur. « Notre première contribution est déjà d’essayer de participer à l’enrôlement des Béninois de l’extérieur. Jusqu’à présent, cela a été très mal fait », souligne également le président du HCBE qui dit avoir expliqué au chef de l’Etat, le bien-fondé d’un tel recensement qui permettra à la diaspora béninoise d’apporter sa contribution à l’essor du pays et surtout de participer aux réformes en cours. Toutes ces préoccupations, se réjouit-il, ont trouvé un écho favorable auprès du président de la République Patrice Talon qui rencontrera sous peu, à Paris, la communauté béninoise pour des échanges?

Actualités 12 oct. 2016


Foire de la Santé mobile au Bénin: L’Usaid expose les résultats de ces différents projets

Pour une meilleure appropriation des panels 4 et 5 des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) a organisé, mardi 11 octobre, une foire sur la santé mobile avec une présentation des différentes inventions sur les nouvelles technologies utilisées. C’était dans les locaux de l’ambassade des Etats-Unis à Cotonou en présence du représentant résident de l’agence au Bénin, Jonathan Ritcher.

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) expose les résultats de ces interventions au Bénin. A travers une foire nationale sur la ‘’Santé mobile au Bénin’’, elle entend aboutir à un investissement plus consistant dans la santé par la téléphonie mobile et partager les expériences sur les différents outils utilisés dans chacun de ses projets.

A la cérémonie d’ouverture de la foire, le représentant résident de l’Usaid au Bénin Jonathan Richter annonce les raisons de la séance. Pour lui, le credo de son agence est de soutenir l’effort des pays à réduire l’extrême pauvreté et de consolider leurs démocraties. Au Bénin dit-il, les programmes de l’USAID sont axés spécifiquement sur le secteur de la santé afin de réduire le nombre de décès évitables. Il explique que l’objectif de ce choix stratégique est d’amener la population autochtone à connaitre une vie longue, productive pour la croissance et la prospérité du pays.
La foire sur la santé mobile organisée par l’agence est illustrée à travers la présentation d’une série d’interventions sur la technologie utilisée aussi bien par le projet Advaincing newborn child et reproductive health programme (Ancre) que les autres qui mettent en œuvre ces technologies afin de capitaliser les actions de la santé mobile via CommCare dans les zones sanitaires au Bénin.
Outre l’Usaid, le projet Ancre prévoit appuyer le ministère de la Santé pour l’accélération des progrès vers la réalisation des objectifs 4et5 des OMD. Pour cela, il met en œuvre une approche d’amélioration de la qualité des services du Paquet d’intervention à haut impact (Pihi) offert au niveau des structures sanitaires et au niveau communautaire.
Après avoir apprécié l’initiative, le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Lucien Toko a rappelé que le Bénin envisage d’avoir un système de santé complètement transformé avec de meilleures couvertures sanitaires universelles d’ici 2020 ou 2021. « Nous avons sollicité et obtenu le soutien de l’USAID pour développer les applications mobiles dans le domaine de la prise en charge sanitaire de la santé de la mère et de l’enfant pour atteindre cet objectif », ajoute-il.
Par ailleurs, le directeur de cabinet du ministre de la Santé estime que les technologies de l’information et de la communication constituent un levier important pour soutenir l’amélioration continue et durable du secteur de la santé?

Santé 12 oct. 2016


Assemblée nationale: La loi sur le Partenariat public-privé adoptée

Les députés ont poursuivi mardi 11 octobre à l’hémicycle, l’examen de la proposition de loi portant cadre juridique du partenariat public-privé en République du Bénin qu’ils ont entamé la veille. A l’issue de l’étude, ce texte comportant 81 articles a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés.

L'adoption de cette loi, faut-il le rappeler, permettra de définir le cadre juridique et institutionnel dans lequel doit s'opérer la mise en œuvre du partenariat public-privé, d'édicter et faire respecter les principes du partenariat public-privé, de prescrire la coordination et l’harmonie à rechercher dans les projets relatifs au partenariat public-privé en vue de créer les conditions à l'investissement des projets de grande envergure. Elle permettra par ailleurs de changer les pratiques actuelles en fixant les nouveaux outils qui garantissent un meilleur investissement à long et à moyen termes dans le cadre du financement des projets et des nouvelles règles de gouvernance régissant l’intervention des différents acteurs dans le développement.

D’où d’ailleurs la grande joie qui a animé, après le verdict du vote, le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou qui a représenté le gouvernement lors de l’examen de ce dossier. Juste après ce point, les députés ont amorcé l’étude d’un autre dossier inscrit à l’ordre du jour de la cinquième session extraordinaire du Parlement. Il s’agit du projet de loi sur la concurrence. Mais ils n’ont pu achever son examen. Ils poursuivent son étude demain jeudi 13 octobre à l’hémicycle?

Actualités 12 oct. 2016


Interdiction des activités des organisations estudiantines sur les campus: Le gouvernement s’explique et rassure les populations

Suite aux réactions suscitées par son décret du 5 octobre dernier interdisant les activités des organisations faîtières des étudiants sur les campus des universités du Bénin, le gouvernement a dépêché une délégation conduite par Joseph Djogbénou pour informer l’opinion nationale sur les tenants et aboutissants de cette décision. C’était mardi 11 octobre à Cotonou.

Le décret interdisant les activités des organisations faîtières des étudiants sur les campus universitaires du Bénin ne vise pas à supprimer la liberté d’association. Il a pour finalité de mettre fin aux violences. Ainsi pourraient se résumer les explications fournies par la délégation gouvernementale lors de la conférence de presse destinée à calmer les inquiétudes.

Dans son intervention, Joseph Djogbénou, ministre de la Justice, tente d’expliquer la décision. Procédant par la négative, il fait savoir que ce décret ne dissout pas les organisations estudiantines comme certains le font croire. Car, souligne-t-il, il n’appartiendra pas à ce gouvernement de porter atteinte aux règles fondamentales protégeant la liberté. Mieux, il perçoit l’espace universitaire comme l’ancrage essentiel de la lutte pour la liberté. Alors, démontre-t-il, ce n’est pas un décret portant dissolution ou suppression d’une quelconque liberté. « La liberté, c’est le vent. L’on ne peut pas l’attraper, même si on en a l’intention, par la main », tente-t-il d’expliquer. Mais ce décret, rectifie Me Djogbénou, « porte interdiction d’activités ». Parlant de ces activités, il dira qu’elles sont contre la loi et sont exercées soit par des structures proches des associations, soit par elles-mêmes. A ce titre, il évoque certaines pratiques ayant eu cours sur le campus d’Abomey-Calavi. Entre autres, il dénonce le fait que certains responsables d’étudiants disposent «d’aides de camp, de gardes du corps, l’existence d’états-majors». Sur le campus d’Abomey-Calavi, poursuit-il, existent aussi des groupements qui ont « l’esprit de pensée» et «le mode d’action des milices».

Les motivations du gouvernement

En termes de motivations, Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dira que plusieurs raisons ont conduit le gouvernement à prendre cette décision. D’une part, il y a le climat d’insécurité permanent dû à l’existence d’au moins trois associations faîtières dont il n’est pas possible de concilier les positions. Marie-Odile Attanasso soutient que ces associations faîtières se disputent la priorité sur le campus de Calavi. Ce qui explique,en partie, la crise permanente qui sévit à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines depuis 2015. A l’en croire, à cause de la multitude d’associations, il devient difficile de négocier lors des crises. «Lorsque vous négociez et qu’une association est d’accord, les deux autres ne sont pas d’accord. Et nous sommes toujours dans ce perpétuel recommencement depuis 2015», déplore le ministre de l’Enseignement supérieur ajoutant qu’elles en viennent même à se faire la guerre. A cet effet, elles se partagent l’espace du campus en instaurant des zones interdites accessibles seulement aux membres. «Le recteur ne peut pas y aller, le vice-recteur non plus, les professeurs encore moins», révèle Marie-Odile Attanasso avant de mentionner qu’elle a des rapports du Centre des œuvres universitaires et sociales, voire des vidéos montrant qu’entre associations, ils se poignardent. Elles disposent de machettes, de couteau et même de drapeau.
Cette impossibilité de conciliation crée des problèmes aux universités béninoises sur le plan de la représentativité au niveau sous-régional. Elle en veut pour preuve une réunion ayant regroupé à l’Eneam les associations d’étudiants de la sous-région. Chaque pays était représenté par une association mais le Bénin en avait trois. Ce qui rend difficile leur participation. «A la fin de cette réunion, ils ont souhaité qu’on fasse tout pour que le Bénin ait désormais une seule association», fait savoir Marie-Odile Attanasso. «Il a été impossible au Bénin de prendre sa place au niveau sous-régional», se désole le ministre Attanasso.
A son tour, Oswald Homéky, ministre de la Jeunesse et des sports, intervient pour éclairer sur les perspectives. Il s’agit, selon lui, de la réorganisation de sorte qu’on ait une seule association faîtière. Cette option a des avantages certains pour les étudiants. Cette réorganisation sera opérée par les étudiants en concertation avec le gouvernement.

Actualités 12 oct. 2016


Préparatif de la Ligue-Nasuba: Les secrétaires généraux des clubs conviés à une formation

En attendant le démarrage des championnats nationaux de Ligues 1, 2 et 3 Nasuba prévu pour le samedi 29 octobre prochain, la Fédération béninoise de football (FBF) organise une formation à l’intention des secrétaires généraux des clubs engagés, demain mercredi 12 octobre. Ce sera à Mènontin, au siège de la Ligue professionnelle de football du Bénin.

Afin de permettre aux secrétaires généraux des clubs des Ligues 1, 2 et 3, puis ceux des Ligues régionales de football amateur de se familiariser avec les différents outils de gestion des championnats au titre de la saison sportive 2016-2017, une formation leur sera organisée. Ce sera, demain mercredi 12 octobre à Ligue professionnelle de football du Bénin.

Organisée par la FBF, cette formation les amènera à mieux maîtriser toutes les questions liées à l’administration, au règlement des championnats et au processus de qualification des joueurs. Ce qui contribuera à éviter les suspicions, les conflits et toute mauvaise interprétation des textes.
Par ailleurs, les secrétaires généraux sont désormais édifiés par rapport à la situation des joueurs ayant pris part aux championnats de transition de la saison sportive 2015-2016, sous les couleurs de leurs clubs. Ils savent désormais à quoi ils devront s’en tenir.
En effet, le Comité exécutif de la Fédération a décidé que les joueurs enregistrés pour ces championnats organisés par le Comité de normalisation alors présidé par Me Rafiou Paraïso ne sont pas libres. Ils restent donc liés à leurs clubs respectifs. Ces joueurs ne peuvent donc être qualifiés pour un nouveau club que si les formalités de leur mutation ont été régulièrement accomplies.
Selon l’article 14 du Règlement des championnats, chaque club est autorisé à enregistrer au maximum trente joueurs pour toute la saison sportive 2016-2017. De même, les clubs engagés avaient jusqu’à lundi 10 octobre, pour communiquer leur relevé d’identité bancaire au Comité exécutif de la FBF.

Sports 11 oct. 2016


Cinéma: Bella Agossou, la Béninoise qui crève l’écran en Espagne

Comédienne et actrice d’origine béninoise, Bella Agossou est très peu connue, du moins au Bénin. Mais en Catalogne en Espagne, elle passe pour une véritable Star de télévision et surtout de cinéma qui n’a de cesse de revendiquer ses origines Mahi.

Parler la langue Mahi dans un film espagnol, réalisé et diffusé en Espagne et dans ses régions voisines. Le fait parait surréaliste et relève même de l’étonnement. Pourtant, Bella Agossou l’a fait et le revendique avec fierté. La jeune actrice n’en fait même pas un fait isolé. Elle s’y plait bien. A défaut de parler des langues de chez elle dans les films où elle intervient, elle impose à s’habiller en tenues béninoises. Une manière pour elle, dit-elle, de valoriser le potentiel culturel de son pays. Et si elle arrive à s’imposer avec autant de facilités aux réalisateurs et producteurs, qui cèdent à ce «caprice», c’est sans doute en raison de son professionnalisme.

Avec l'intelligence, le sourire et le charme qui la caractérisent, Bella Agossou aurait pu faire une très belle carrière d’auditrice ou d’économiste. Mais ses diplômes dans ces domaines, elle les a rangés au placard après avoir exercé quelques années dans diverses entreprises. «Je cumulais les obligations professionnelles et les tournages… mais j’ai fini par me laisser emporter par ma passion», rit-elle de tout son être. C’est d’ailleurs ce qui la caractérise le mieux. Sourire, rire et rire aux éclats. La vie, Bella Agossou l’entrevoit simple et facile. Son physique athlétique laisse deviner d’intenses activités sportives quotidiennes qui hissent sous les projecteurs espagnols une belle silhouette qui contraste avec les rondeurs débordantes des femmes Mahi, région d’où elle est native.
Elle y a passé d’ailleurs son enfance, partagée entre ses études primaires et secondaires, mais aussi de nombreuses activités culturelles et ludiques qui l’ont convaincues qu’elle avait tout pour réussir dans les arts. La troupe « Sonagnon » qui fut sa première école et qui l’avait accueillie pour ses premiers pas de comédienne amateur, Bella Agossou s’en souvient et l’évoque, nostalgique. Avec ses colistiers d’antan, elle fit les beaux jours des animations culturelles dans les établissements secondaires au cours de son cursus scolaire avant de s’envoler vers l’Espagne. Elle va y passer le Baccalauréat avant de poursuivre ses études universitaires.

Engagement et témérité

Une des rares africaines de sa génération en Espagne mais surtout en Catalogne, Bella Agossou est aussi passée par des moments peu heureux. Il lui est arrivé, raconte-t-elle, d’être la seule Noire de son campus et dans bien d’autres endroits. Une situation parfois difficile à affronter, mais surmontée par elle avec courage, détermination et surtout avec son sourire légendaire. Des études universitaires, elle en a fait et s’est taillée un profil d’expert-comptable. Dans ce domaine, elle a monnayé ses compétences et roulé sa bosse dans bien d’entreprises. Fin perfectionniste, Bella Agossou ne semble pas coutumière de l’à-peu-près. Les choses faites à moitié sont loin d’être son fort. Pour percer le milieu professionnel des arts en Espagne, elle s’est fait former pendant quatre ans dans des écoles de renom et en est ressortie artiste accomplie. Plus rien ne devrait désormais entraver son envie de donner corps à un vieux désir et de donner son corps, mais surtout son âme aux scènes.
En 2010, elle se révèle sur les écrans de la télévision espagnole avec la série « Alakrana ». Toujours à la télévision, on la retrouve encore dans « Conte de Nadal ». Au cours de cette même année, elle incarne Doris dans le film « Johan primero ». Un film à succès qui révèle son talent. Dès lors, sa jeune carrière prend un autre tournant. Les sollicitations s’enchainent. 2011, elle tient les premiers rôles dans « Catalunya über alles ! » En 2012, on la voit dans « Twilight love2 ». En 2014, le belle Savaloise signe à nouveau des succès télévisuels dans les séries « Kabula, Moreno i Manchon » et « Un cuento de navidad ». Parallèlement, elle est sollicitée pour de nombreux spots publicitaires et des clips dans lesquels son expertise, son physique, son charme… sont sollicités. Avant de se révéler à nouveau sur le grand écran en 2015 avec « Palmeras en la nieve », Bella Agossou assure encore un autre show télévisuel « Les otages du désert ».
Les rôles, elle les enchaine à succès entre veuve, jeune fille, immigrante et bien d’autres interprétations dans lesquelles elle se révèle toujours comme un personnage épanoui, sans jamais perdre de vue qu’elle vient de Savalou au Bénin. Cette origine, lorsqu’elle ne parvient à le faire transparaître par la langue, elle s’y essaie à travers le style vestimentaire. « J’évite qu’on m’habille d’une manière qui ne me ressemble pas… J’adore les tissus africains, surtout les anciens motifs qui portent un nom », illustre la jeune expert-comptable. Résidente en Espagne depuis 2002 avec une douzaine d’années d’expériences dans le milieu professionnel du septième art, l’actrice-comédienne Bella Agossou pourrait se révéler être un autre Djimon Hounsou pour le Bénin. La vie de couple et la maternité suivront sans doute après, car cette séduisante célibataire, pour l’instant, n’a d’yeux que pour sa passion !

Désormais en mode NOK !

Très attachée à son identité culturelle qu’elle met au devant de toute préoccupation et non satisfaite de l’imposer partout où elle passe, Bella Agossou tente désormais de vendre autrement le patrimoine de son pays. Elle a créée NOK, une marque authentique de vêtements qui tranche avec la routine. Il s’agit essentiellement de modèles réalisés à partir de messages spécifiques qui renvoient à des réalités béninoises. Des mots forts, des messages divers, des proverbes, des dictons et autres y sont véhiculés. Une manière pour elle, non pas de glisser du cinéma vers la mode, mais de partager la culture de son pays en Espagne et en Catalogne, mais aussi à travers le monde. Pour avoir vécu dans ce milieu depuis une quinzaine d’années environ et avec la chance inouïe qu’elle a d’être l’une des rares africaines à exceller dans le milieu professionnel cinématographique espagnol, elle semble en profiter à fond. Et NOK qui est le dernier-né de son génie ne semble pas trahir Bella la belle à qui, visiblement, tout semble sourire, notamment le succès.

Culture 11 oct. 2016


46e congrès mondial du CIOFF en Italie: Marcel Zounon en quête de nouveaux partenariats pour le ballet national

Représentant du secteur Afrique au sein du conseil d'administration du Conseil international des organisations de festivals de folklore et d'arts traditionnels (CIOFF) depuis décembre 2015, le directeur de l’Ensemble artistique national prend part, depuis quelques jours en Italie, au 46e congrès mondial de ladite organisation. Une présence dont il dit profiter pour décrocher de nouveaux partenariats pour le Bénin.

Après sa brillante participation aux Folkloriades 2016, l’Ensemble artistique national du Bénin, notamment son ballet pourrait renouer avec les grands rendez-vous mondiaux de la culture et des arts. L’espoir est permis au regard des contacts pris par le directeur du ballet national Marcel Zounon en séjour en terre italienne notamment dans la commune de Fiuggi, province de Frosinone dans le Latium. Le directeur de l’Ensemble artistique national prend en effet part depuis la semaine dernière au 46e congrès mondial du Conseil international des organisations de festivals de folklore et d'arts traditionnels (CIOFF). Représentant du secteur Afrique au sein dudit conseil d'administration, Marcel Zounon prend une part active aux travaux qui décideront de la dynamisation du CIOFF, de ses perspectives et de biens d’autres préoccupations touchant à son fonctionnement. Le bilan de la dernière édition des folkloriades organisées au Mexique sera aussi au menu de la rencontre. Outre le Bénin, les couleurs africaines sont défendues à ce conclave de haut niveau par le Botswana, l’Afrique du Sud, les Iles Comores et l’Egypte. La plénière du congrès s’est ouverte vendredi 7 octobre dernier.

Sauf que, Marcel Zounon ne compte pas limiter sa participation aux seuls travaux du CIOFF. Comme à ses habitudes, il promet prendre des contacts pour la promotion du patrimoine immatériel du Bénin et des arts en général. L’autorisation à lui faite par le ministre en charge de la Culture pour être de ce conclave, il dit vouloir l’honorer à travers de nouveaux contrats pour le ballet national. L’été 2017, promet-il, depuis son séjour italien, sera des plus mouvementés pour ses poulains qui devraient avoir plus de sollicitations que d’habitude. Le CIOFF, il faut le rappeler, est un partenaire officiel de l'UNESCO, créé en 1970 dans le but de sauvegarder et de faire la promotion et la diffusion de la culture traditionnelle et du folklore.

Culture 11 oct. 2016


Municipalité de Parakou: Les ambitions du nouveau maire pour la ville

Le nouveau maire de Parakou, Charles Toko, a dévoilé, lundi 10 octobre à l’hôtel de ville, ses ambitions pour le développement de la ville, à la faveur d’une session extraordinaire du Conseil municipal, la toute première qu’il dirige. L’installation d’une auto-gare centrale unique et l’adoption d’un 2e collectif budgétaire de l’année, étaient au cœur des travaux.

«Je voudrais qu’on aille vite et même très vite parce que les besoins sont énormes et nos populations désespèrent », laisse entendre Charles Toko, nouveau maire de Parakou. Il rassure que ce sera avec méthode et organisation, pour rallumer la flamme de l’espoir. La gouvernance sera participative avec plus de responsabilités déléguées aux adjoints au maire, aux chefs d’arrondissement et chefs quartier, indique-t-il. « Le maire n’est rien si les chefs d’arrondissement ne sont pas forts. Nos réformes à venir iront dans ce sens », souligne Charles Toko. Il entend compter sur l’ensemble du Conseil municipal sans considération politique aucune, les anciens dirigeants de la ville, les sages et notables pour amorcer la modernisation de Parakou. A cet effet, il est question de réorganiser rapidement l’espace et de favoriser la fluidité de la circulation, estime-t-il. C’est d’ailleurs le but visé par le premier point de la session tenue dans l’après-midi du lundi 10 octobre et qui est relatif à la délocalisation de toutes les gares et de tous les parkings vers un endroit sécurisé et adapté comme dans d’autres grandes villes. A en croire le maire, les négociations ont permis d’identifier le site du Conseil national des chargeurs du Bénin (CNCB) au quartier Albarika dans le 1er arrondissement pour un grand parking unique avec les commodités requises. La viabilisation du site est déjà lancée.

Charles Toko annonce un programme d’urgence pour l’assainissement, le reprofilage et le rechargement des voies, la réalisation de dalots pour relier les arrondissements, la construction et l’équipement des salles de classes ainsi que des actions dans les domaines de l’eau, de l’énergie, des sports, de la culture, de l’aménagement du territoire, des lotissements, de la sécurité. Ce programme d’urgence d’investissement, précise-t-il, appelle de nouveaux moyens à vite mobiliser, car la situation financière actuelle de la mairie est « critique ».
Métropole du septentrion, Parakou est un pôle économique pour propulser le développement du Nord du Bénin. Le gouvernement de la Rupture et le président Patrice Talon en sont bien conscients et sont déjà prêts à jouer leur partition, croit savoir Charles Toko.

Un programme spécial de développement annoncé

Outre la question de la gare unique, la session du Conseil municipal d’hier a été également consacrée à un deuxième collectif budgétaire de l’année. Il trouve son fondement dans de nouvelles ressources dans le cadre du 2e Programme pluriannuel eau et assainissement (PPEA II) pour un investissement majeur dans le secteur de l’eau et pour les travaux à mener en toute urgence pour soulager les peines des populations et ce, dans les trois arrondissements, justifie le maire. D’autres collectifs seront faits en fonction des ressources additionnelles et des nécessités de réajustement, envisage-t-il. Au nom de son équipe, il dit être ouvert à toutes bonnes propositions pour le développement de la ville. Les jours à venir, il entend réunir les cadres de Parakou pour recueillir les propositions afin de concevoir un programme spécial de développement pour Parakou.
Des réformes majeures vont rapidement intervenir pour améliorer la performance de l’administration municipale dans tous les secteurs, a également annoncé Charles Toko. « Nous allons sécuriser nos ressources et instaurer une bonne gestion qui tient compte des priorités de nos populations », promet le maire. Au drapeau hier matin, il a annoncé les couleurs en exhortant les agents de la mairie à se mettre aux pas pour produire des résultats sous peine d’être sanctionnés. Pour lui, le temps de la division et des querelles politiciennes est passé ; place au travail?

Actualités 11 oct. 2016


Lutte pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest: L’Allemagne et la Commission de la Cedeao, un même combat

Le ministre des affaires étrangères de la République fédérale d'Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, était l’hôte de la Commission de la Cedeao, lundi 10 octobre à Abuja au Nigeria. Il a exprimé la volonté de son pays de voir sa coopération avec l’organisation sous-régionale ouest-africaine se consolider.

Bien qu’œuvrant déjà pour le développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la République fédérale d’Allemagne tient également à entretenir de meilleurs rapports avec les organisations dont ils sont membres. En témoigne la visite que son ministre des Affaires étrangères Franck-Walter Steinmeier a effectuée au siège de la Commission de la Cedeao, lundi 10 octobre à Abuja. L’occasion lui a permis d’avoir des discussions avec le président de la Commission, Marcel de Souza, sur un certain nombre de questions liées au développement. Il s’agit spécifiquement de la collaboration dans le domaine de la paix, de la sécurité et du commerce. Ce sont autant de questions d'intérêt commun prenant en compte le développement humain et l'intégration économique. Elles sont appelées à être examinées lors d’une réunion qui aura lieu, dans le cadre de la préparation de la prochaine rencontre entre la Cedeao et la République fédérale d’Allemagne. L’objectif de son pays, est de voir son partenariat avec cette organisation sous-régionale ouest-africaine se consolider. Ce sera pour un mieux-être des populations des Etats membres de la communauté. Tout en réaffirmant son engagement pour le respect des principes de la démocratie, des droits de l'Homme, et la bonne gouvernance dans le contexte des réalités mondiales émergentes, la République fédérale d’Allemagne, a indiqué son ministre, est préoccupée par la paix et la stabilité au sein des pays de la Cedeao.

C’est depuis le 17décembre 2013 que Frank-Walter Steinmeier occupe ce poste de ministre fédéral des Affaires étrangères. Mais avant, il a été vice-chancelier et chef de la chancellerie fédérale ainsi que le président du parti social-démocrate (SPD), secrétaire d'Etat à la chancellerie fédérale et commissaire pour les services de renseignement fédéral. Il a aussi été responsable de la loi sur les médias, la politique et de la terre de l'Etat de la basse-Saxe, puis chef de cabinet du ministre-président de la terre de la basse-Saxe.
C’est pour la deuxième fois que le ministre allemand rend visite à la Commission. La première c’était le 27 octobre 2014. Au mois de février dernier, c’est le président allemand Joachim Guack qui était au siège de la Commission à laquelle il avait promis un soutien continu à ses différents programmes et projets visant la réalisation de l'intégration de la région de l'Afrique de l'ouest. Avant le président, c’est la chancelière Angela Merkel qui avait déjà effectué une visite officielle à la Commission de la Cedeao en 2011.
La délégation qui accompagne le ministre Frank-Walter Steinmeier est composée de hauts fonctionnaires du gouvernement et des ambassadeurs, des responsables du protocole, du personnel de la sécurité ainsi que de journalistes.

Actualités 11 oct. 2016


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