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Nouvelles

Politique monétaire de la zone franc: Le Franc CFA sous le feu des critiques

Un ouvrage, paru le 3 octobre dernier à Paris, remet fortement en cause les avantages de l’arrimage du franc CFA à l’euro. «Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ?» revendique la rupture du cordon ombilical entre les banques centrales de la zone franc et le Trésor français.

Jamais la zone Franc n’a autant été sous le feu des critiques. A l’origine, un ouvrage intitulé ‘’ Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ?’’, paru aux éditions La Dispute. Parmi les auteurs, on compte, entre autres, l’ancien ministre togolais, Kako Nubukpo, directeur de la Francophonie économique et numérique au sein de l’OIF, Bruno Tinel, maître de conférences à l’Université Paris1-Panthéon Sorbonne, le Sénégalais Demba Moussa Dembelé, coordonnateur de l’Africaine de Recherche et de Coopération pour l’appui au développement endogène (Arcade) et le Camerounais Martial Ze Belinga, économiste et sociologue, rédacteur en chef du site Afrikara.com. Le livre dénonce une série de dérives qui maintiennent la monnaie commune de l’UEMOA et de la CEMAC dans une dépendance plus préjudiciable que profitable aux économies de la zone. «Le FCFA est une monnaie pour le pire, car la majorité des pays qui l’ont en partage a eu durant ces cinquante dernières années des performances économiques faibles et en dessous de la moyenne africaine», pointent les auteurs.

Premier sujet de critique, le fonctionnement et le rôle des comptes d’opérations entre la France et les pays africains. «Est-il vraiment justifié de continuer à affirmer que la «stabilité monétaire», telle qu’elle est conçue et pratiquée dans les deux zones CFA, est une condition et non un obstacle à un développement endogène digne de ce nom ? », s’interroge Bruno Tinel. Il constate que trop souvent dans les zones CFA, la notion de stabilité monétaire donne l’impression de servir à apporter de la respectabilité à une politique monétaire en réalité trop restrictive et servant principalement les intérêts bien compris des groupes européens – en particulier français – intervenant dans les pays membres de ces zones monétaires et de leurs élites rentières.

Un problème de souveraineté !

L’ouvrage s’attaque surtout aux comptes d’opérations logés au Trésor français. Les auteurs rapportent que les banques centrales des zones CFA n’assument pas elles-mêmes la fixité de leur monnaie avec l’euro. Ce rôle est dévolu au Trésor français, c’est-à-dire le budget de l’État français. «En contrepartie de cette convertibilité, les réserves de change sont centralisées, à deux niveaux: les États des deux zones UEMOA et CEMAC centralisent leurs réserves de change auprès de leurs banques centrales, lesquelles sont tenues d’en déposer 50 % auprès du Trésor français, sur un compte d’opérations ouvert au nom de chacune d’elles». Du coup, la valeur externe du CFA est ainsi déléguée à une entité extérieure, le Trésor français, qui bénéficie de ces devises pour son propre financement. De ce point de vue, ce système de centralisation des devises des zones CFA contribue à financer une fraction, très petite (0,5 %), de la dette publique française.
L’ouvrage soutient qu’il serait possible de mener une politique monétaire plus accommodante et donc plus à l’écoute des besoins de financement des économies concernées. «L’excès de réserves montre que les autorités monétaires et financières disposent de marges de manœuvre considérables pour favoriser le financement de l’économie : structurer l’offre, susciter la demande et favoriser ainsi les activités productives». Et de se demander : «Pourquoi diable les marges de manœuvres disponibles ne sont-elles pas utilisées ? Pourquoi ses gestionnaires se montrent-ils plus royalistes que le roi en maintenant coûte que coûte un taux de couverture quatre ou cinq fois plus important que le seuil plancher qu’exigent les traités ?».

Vivement une monnaie de la CEDEAO !

La fixité de la parité du CFA avec l’euro est fortement remise en cause par l’ouvrage. Les auteurs estiment que le système actuel fait primer l’équilibre externe sur l’équilibre interne, et tout l’enjeu est de faire évoluer cette hiérarchie de manière à ce que les objectifs internes soient davantage pris en compte sans que l’instabilité monétaire ne s’installe et détruise les acquis. Pour eux, la remise en cause de la fixité de la parité du CFA avec l’euro est inextricablement à la fois économique et politique car elle implique également celle de la souveraineté et, donc, de la rupture plus que symbolique vis-à-vis de l’ancienne métropole.
Le financement de l’émergence en zone franc est plombé par la qualité de la monnaie, aux dires des économistes. «Les économies de l’UEMOA souffrent d’un problème de compétitivité-prix à l’export, du fait de l’arrimage du franc CFA à l’euro, monnaie forte s’il en est. Or, une monnaie forte agit comme une taxe sur les exportations et une subvention sur les importations, rendant difficile l’obtention de l’équilibre de la balance commerciale». Ils poursuivent que le rationnement du crédit qui caractérise les économies de la zone franc ont pour causes aussi bien l’agenda caché des deux principales banques centrales de la zone (la BCEAO et la BEAC) qu’à l’extrême frilosité du système bancaire de la zone. «On se retrouve donc dans un système où la gestion par les prix (taux d’intérêt) est théoriquement chargée de réguler le volume des liquidités bancaires, mais où, en réalité, l’ancien système d’encadrement du crédit perdure», explique les auteurs. Il découle alors de la prééminence de la défense du taux de change entre le franc CFA et l’euro sur les évolutions conjoncturelles internes d’une part et d’autre part du rationnement endogène du crédit bancaire, la constitution de réserves de change excessives des banques centrales de la zone franc auprès du Trésor français. «Pour la zone UEMOA, les avoirs extérieurs nets s’élèvent au 31 décembre 2014 à 5 208 milliards de franc CFA pour la BCEAO, soit un taux de couverture de l’émission monétaire de 84,3 %. Pour la zone CEMAC, les avoirs extérieurs nets s’élèvent à la même période à 8 387 milliards de franc CFA pour la BEAC, soit un taux de couverture de l’émission monétaire de 89,8 %, via le mécanisme dit de ‘’compte d’opérations’’», dénonce l’ouvrage.
Pour sortir de la ‘’ servitude’’, les auteurs se penchent pour une monnaie unique de la CEDEAO sous le leadership du Nigeria. «Le futur ex-CFA pourrait se fondre en partie dans le projet de monnaie unique de la CEDEAO sous le leadership du Nigeria. Il resterait alors à imaginer ce que deviendrait la zone CEMAC. Il serait également possible d’imaginer une zone post-CFA incluant l’UEMOA et la CEMAC, ce qui limiterait l’emprise nigériane sur ses voisins, plus petits et moins puissants», conseillent-ils. La monnaie unique, soutiennent les auteurs, sonnera le glas de la zone Franc et mettra fin à toutes les tutelles monétaires. «Elle sera un facteur d’accélération de l’intégration en Afrique de l’Ouest et constituera un exemple pour les autres sous-régions africaines et pour le continent africain dans son ensemble. Elle doit néanmoins s'efforcer pour se mettre au service des besoins économiques et sociaux des pays concernés et des populations, de tirer les enseignements des échecs de la zone euro et ne pas reproduire des politiques qui maintiennent actuellement l'Europe dans une situation de crise», insistent-ils.
‘’Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ?’’, vient soutenir la position de l’économiste bissau-guinéen, Carlos Lopes, récemment secrétaire général adjoint de l’ONU, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), qui le 28 septembre dernier, avait indiqué que le franc CFA est un mécanisme désuet. «Aucun pays au monde ne peut avoir une politique monétaire immuable depuis trente ans. Cela existe dans la zone franc. Il y a donc quelque chose qui cloche». Lors d’une réunion des ministres de la zone franc, deux jours plus tard à Paris, ces derniers ont quant à eux réaffirmé la solidité du Franc Cfa et reconnu leur zone comme une zone de stabilité monétaire. Le débat sur le franc CFA est ouvert.

Economie 11 oct. 2016


Soirée artistique et culturelle: Jun Wei prend les rênes du Centre culturel chinois

A l’occasion de la fin de mission au Bénin du directeur du Centre culturel chinois Guangming Baï et la prise de service du nouveau directeur, le Centre culturel chinois a organisé, samedi 08 octobre dernier, une soirée culturelle et artistique. C’était en présence de plusieurs autorités politico-administratives et d’un parterre d’invités.

Le Centre culturel chinois a désormais un nouveau directeur. Il s’agit de Wei Jun. Précédemment premier secrétaire du Centre culturel chinois au Bénin de 2010 à 2012, l’homme revient en 2016 en tant que directeur. Après six années passées à la tête de la direction du centre, Guangming Baï, son prédécesseur, lui passe le témoin. C’est du moins, ce qu’on peut retenir de l’organisation de cette soirée culturelle.
En reconnaissance de l’engagement et du dévouement au travail du directeur sortant, le personnel du centre a organisé, en collaboration avec plusieurs groupes artistiques, une soirée symbolique à son honneur. Au cours de cette cérémonie, ses mérites ont été salués.
Patrick Idohou, le président du comité d’organisation, a salué l’esprit de collaboration qui a caractérisé Guangming Baï au cours de son mandat. A l’en croire, «quand on voit le bilan impressionnant des réalisations du directeur sortant, on ne peut que le féliciter». Il n’hésitera pas à reconnaitre que l’homme s’est battu en travaillant ardemment pour la promotion de la culture chinoise et la valorisation de la culture béninoise.
Kiansi Yanti Bossi, directeur de cabinet et représentant du ministre de la Culture, a remercié Guangming Baï pour la bonne foi et la détermination dont il a fait preuve dans l’exercice de ses fonctions. Toute chose qui, explique-t-il, a permis le renforcement des relations culturelles entre le Bénin et la Chine. «La culture doit soutenir le tourisme», a-t-il souhaité avant de formuler le vœu de voir le Bénin devenir le pays touristique le plus visité au monde dans les prochaines années. «J’espère que le nouveau directeur s’attèlera à ça», a-t-il plaidé. Tout en rassurant Jun Wei, du soutien et de l’accompagnement du gouvernement béninois pour la réussite de sa mission, il l’a exhorté à «œuvrer davantage pour la consolidation de la coopération sino-béninoise».
Prenant la parole, le directeur sortant s’est dit ému de son séjour au Bénin et a décerné un satisfecit à toute l’équipe qui a travaillé sous sa responsabilité. «J’ai un sentiment mitigé entre le regret de partir d’ici, mais aussi et surtout un sentiment de joie d’appartenir à une nation autre que la Chine», a-t-il confié avec émotion. Baï Guangming a ensuite fait remarquer que durant son mandat, le Bénin n’a cessé de le soutenir cordialement. «J’ai obtenu de soutiens et des conseils des responsables à divers niveaux» Lesquels soutiens, affirme-t-il, lui ont permis de rehausser le niveau de la coopération et des échanges culturels entre la Chine et le Bénin. Conscient de ce que la Chine s’est engagée dans la voie d’une coopération culturelle à travers la présence du centre culturel chinois au Bénin, Guangming Baï nourrit l’espoir de voir son successeur, œuvrer davantage pour la poursuite de la coopération sino-béninoise. «Je suis persuadé qu’avec lui, la coopération entre la Chine et le Bénin vont donner encore plus de meilleurs fruits et résultats», espère-t-il en invitant le peuple béninois à maintenir la collaboration avec son successeur. «Aidez-le davantage pour le rayonnement du brassage entre nos cultures», a-t-il poursuivi. Vertu d’une tenue d’apparat à l’image des rois du Bénin, le directeur sortant a été intronisé ‘’dah dagbémabou’’.
En présentant pour sa part ses chaleureuses félicitations à son prédécesseur, Wei Jun a, à l’occasion, remercié le directeur sortant pour sa contribution à la promotion de la coopération bilatérale entre la Chine et le Bénin. Avant de rassurer l’assistance qu’il mesure la portée de la tâche qui l’attend, Jun Wei a témoigné qu’il « est un étranger qui maitrise déjà la maison». « Je suis simplement revenu au bercail pour travailler», s’est-il empressé de confirmer.
Le duo Guangming Baï-Jun Wei, a exécuté quelques pas de danse au rythme de la musique traditionnelle béninoise et la remise de divers cadeaux au directeur sortant a mis fin à la soirée culturelle ¦

Culture 11 oct. 2016


Assemblée nationale: Les députés entament l’étude de la loi sur le partenariat public-privé

Les travaux de la 5e session extraordinaire de l’année 2016 à l’Assemblée nationale sont entrés dans leur phase active depuis lundi 10 octobre à l’hémicycle. Les députés ont entamé l’étude de la proposition de loi portant cadre juridique pour le partenariat public-privé. L’examen de cette loi révolutionnaire des marchés publics au Bénin se déroule en présence du gouvernement représenté par le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou et des cadres du ministère chargé du Plan et du Développement.

Composée de 81articles, la proposition de loi portant cadre juridique pour le partenariat public-privé vient combler un grand vide dans le domaine des marchés publics au Bénin. Lequel est jusque-là régi par la loi n°2009-02 du 07 août 2009 portant Code des marchés publics et des délégations de service public actuellement en vigueur. Cette loi a été certes une avancée considérable au Bénin, mais elle nécessite aujourd’hui d'être complétée afin de répondre aux nombreuses attentes des acteurs du secteur privé. En effet, la loi sur le Code des marchés publics et des délégations de service public ne traite pas des droits et obligations des parties au contrat et ne prend pas en compte le partenariat public-privé à paiement majoritairement privé et le partage des risques.C’est donc pour corriger le tir que la proposition de loi portant cadre juridique du partenariat public-privé a été initiée non seulement pour rassurer les investisseurs privés tout en protégeant l’intérêt général mais surtout pour harmoniser les législations au regard des expériences des autres pays, avec les directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). Aussi, cette proposition de loi en étude, édicte-t-elle les principes fondamentaux qui doivent présider à la conclusion des contrats de partenariat public-privé notamment la liberté d'accès, l'égalité de traitement ou encore la transparence des procédures afin que chaque investisseur puisse bénéficier d'un environnement propice à l'investissement. Autrement dit, l'adoption de la loi portant cadre juridique du partenariat public-privé permettra de définir le cadre juridique et institutionnel dans lequel doit s'opérer la mise en œuvre du partenariat public-privé, d'édicter et faire respecter les principes du partenariat public-privé, de prescrire la coordination et l’harmonie à rechercher dans les projets relatifs au partenariat public-privé en vue de créer les conditions à l'investissement des projets de grande envergure. Elle permettra par ailleurs de changer les pratiques actuelles en fixant les nouveaux outils qui garantissent un meilleur investissement à long et à moyen termes dans le cadre du financement des projets et des nouvelles règles de gouvernance régissant l’intervention des différents acteurs dans le développement.

Pas de développement sans le privé

Lors du débat général qui a précédé le démarrage de l’examen article par article de la proposition de loi, les députés ont surtout salué l’avènement de cette proposition de loi attendue depuis plusieurs années. Car, pour eux, la place et le rôle du privé sont primordiaux pour le développement. Surtout par ces temps où l’aide publique au développement se fait rare comme une peau de chagrin. Le Bénin se doit de rechercher de nouveaux moyens pour atteindre les objectifs de son développement. D’où l’importance de cette loi qui va permettre d’ouvrir des réformes dans le domaine des passations des marchés publics. Pour plusieurs députés, l’adoption de cette loi appelle une révision du code sur les marchés publics et les délégations de service déjà très obsolète. Mais certains députés tout en saluant le bien-fondé de cette loi, n’ont pas manqué de mettre l’accent sur les risques que porte cette réforme législative. Au lieu d’être une panacée, la loi portant cadre juridique du partenariat public-privé risquerait d’être un instrument de pillage des maigres ressources de l’Etat par un groupuscule d’individus qui pourraient surévaluer les coûts des réalisations des marchés. Les députés ont recommandé que le Parlement trouve des mécanismes pour encadrer suffisamment les marchés sous PPP pour amoindrir les risques. Il a été proposé qu’il soit fait au gouvernement la proposition de recourir à l’autorisation de ratification par le Parlement de tous contrats sous PPP pour ne pas endetter exagérément les générations futures. Mais cette proposition d’autorisation préalable par le Parlement de tout contrat passé sous PPP a été jugée non nécessaire par le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou. Il est favorable en revanche pour que le gouvernement informe périodiquement l’Assemblée nationale de tous les projets PPP, a répondu aux députés Me Joseph Djogbénou pour qui, cette loi est une nécessité absolue pour les Etats qui doivent se construire. L’examen de cette proposition de loi se poursuit au Parlement ce mardi 11 octobre. Si tout marche, elle pourrait être adoptée par les députés.

Le ministère de la Justice transféré à Porto-Novo

Le président de la République, Patrice Talon a fait un pas de géant dans le respect de sa promesse politique lors de la campagne présidentielle, celle de donner à la ville de Porto-Novo tous ses attributs de capitale du Bénin. De sources dignes de foi, le gouvernement vient de décider du transfert du ministère de la Justice et de la Législation de Cotonou à Porto-Novo. Il sera logé au quartier Adjina dans les locaux de l’ancien Bureau d’auditeur général du Bénin dissout et situé à quelques pas de la Cour suprême. Le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou, à Porto-Novo lundi 10 octobre pour prendre part à la séance plénière de l’Assemblée nationale sur l’examen et le vote de la proposition de loi portant cadre juridique du partenariat public-privé, a marqué une escale sur les lieux. Il a pris connaissance de l’état des bureaux devant l'accueillir prochainement lui et tous ses collaborateurs. Approché dans les couloirs de l’hémicycle, le ministre Joseph Djogbénou a confirmé l’information. Il a laissé entendre que le processus de transfert est en cours. Les mêmes indiscrétions renseignent que le ministère de la Justice ne sera pas le seul à être délocalisé à Porto-Novo. Plusieurs autres ministères et institutions de la République pourraient connaître aussi le même sort. De quoi faire jubiler la population de Porto-Novo qui commence à croire à la volonté du gouvernement de donner un contenu concret à la réhabilitation de leur ville.

Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 11 oct. 2016


Résidence de création de l’Aps au profit des comédiennes: Une initiative qui promeut la dignité féminine

Dans le combat pour l’émancipation de la femme et le respect de ses droits, les actrices et comédiennes pourraient prendre une part importante. A travers leur art, elles peuvent agir et impacter leurs pairs encore sujettes à de nombreuses violations de leurs droits. C’est ce à quoi l’association Action pour la solidarité (Aps) les a invitées, du 1er au 8 octobre dernier à Cotonou à travers une résidence qui débouchera sur des créations.

Une quinzaine de comédiennes amatrices et professionnelles et d’actrices d’horizons divers mobilisées autour de Carole Lokossou, comédienne, faisant office de formatrice à l’occasion. Du 1er au 8 octobre dernier, le centre culturel Artisttik Africa de Agla a connu des moments assez animés à travers un atelier de formation sur le thème «Regard des comédiennes béninoises sur la dignité féminine : Création et diffusion de représentations théâtrales ». Le projet est porté par l’association Action pour la solidarité (Aps) et se propose, entre autres, de contribuer à la promotion de la pratique théâtrale au profit de la jeunesse féminine au Bénin. Jean Florentin Agbona, président de ladite association précise qu’il s’agit aussi d’un créneau pour valoriser la comédienne dans le domaine de la création artistique et théâtrale, renforcer ses capacités professionnelles, créer une mise en scène théâtrale à partir d’une œuvre littéraire portant sur la dignité de la femme… Mais le projet ne compte pas se limiter à la seule création. Il englobe aussi à la suite de la résidence, une tournée de diffusion des créations dont le lead est laissé à la libre appréciation des impétrantes. Mais ce sur quoi insiste Aps, c’est que lesdites créations permettent de sensibiliser la femme sur ses droits et devoirs et sur sa place dans la construction de la société à travers des spectacles qui permettent à la population béninoise d’en savoir davantage sur l’importance de la femme dans le développement social, économique et politique.

In fine, projette Jean Florentin Agbona, la pratique du théâtre sera valorisée et promue au sein de la jeunesse féminine et les comédiennes auront aussi amélioré leurs capacités professionnelles dans l’exercice de leur métier. Ce projet rendra aussi disponibles des créations spécifiques à la thématique de la dignité féminine. L’exposition itinérante support de cette série de diffusion se fera à travers des villes comme Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Parakou, Natitingou.
«Le présent projet s’inscrit dans la dynamique de la reconnaissance des efforts, des réalisations mais aussi des difficultés que rencontrent les femmes exerçant le métier de comédienne et d’animatrice de la création artistique et de la dramaturgie», ont expliqué les organisateurs à l’occasion du lancement officiel de la résidence. En plus des enseignements théoriques mais surtout pratiques dispensées par l’experte Carole Lokossou, il est aussi prévu une conférence-débat sur le thème : «Femme et création théâtrale au Bénin» et les comédiennes béninoises impliquées ou non dans la mise en œuvre des activités dudit projet bénéficieront de diverses récompenses. Plus qu’un projet, il s’agit, comme on le voit, d’un enjeu qui réintègre la femme de théâtre dans le confort et la pleine jouissance de l’exercice de sa profession. Il contribuera aussi à la valorisation et au repositionnement de la femme non seulement dans la société, mais aussi dans l’animation de la vie culturelle ¦

Culture 10 oct. 2016


Tournoi de football de l’Uemoa: Mathias Déguénon à la tête de la sélection nationale

Après une léthargie de deux ans, le tournoi de football de l’Uemoa ouvert aux équipes nationales locales se jouera en novembre prochain à Lomé, au Togo. La compétition sera à sa 7e édition. Comme à l’accoutumée, le Bénin y sera présent. Déjà, la Fédération béninoise de football a confié la tâche à Mathias Déguénon, récent sélectionneur des juniors, de constituer la sélection.

Le tournoi de football de l’Uemoa aura lieu du 22 au 29 novembre prochain dans la capitale togolaise, Lomé. Ne participent à cette compétition que les joueurs évoluant dans le championnat national de chacun des pays membres de l’Union. Etant donné qu’ils ne manquent également pas de talents, l’objectif poursuivi est de faire leur promotion. L’urgence pour le Bénin dont les championnats nationaux de Ligues 1, 2 et 3 Nasuba ne démarreront que le 29 octobre prochain, ce sera la mise sur pied de sa sélection. Cette tâche a été confiée à Mathias Déguénon. Son adjoint est Bruno Goudjo alias Mourhino.

En charge précédemment de la sélection nationale des juniors, l’entraîneur Mathias Déguénon saura accorder une nouvelle chance à ses joueurs qui constitueront inévitablement, l’ossature de l’équipe qui effectuera l’expédition du côté de Lomé.
Le 23 mai dernier, en effet, c’est sa sélection qui, alors qu’elle s’apprêtait à rallier l’Egypte pour affronter la Lybie, dans le cadre des éliminatoires de la CAN U-20, a été disqualifiée, faisant ainsi les frais de la suspension du Bénin par la Fifa. La plupart des joueurs de cette sélection peuvent donc se relancer grâce à ce tournoi au cours duquel le Bénin a perdu la finale à deux reprises, en 2010 contre le Niger (1-0) puis lors de la dernière édition en 2013 contre le Burkina Faso (0-0 , 9-8 tab).

Sports 10 oct. 2016


Rentrée académique solennelle à l’Uac: Des réformes annoncées pour renouer avec l’excellence

L’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a effectué sa rentrée solennelle 2016-2017, vendredi 7 octobre dernier. La cérémonie qui s’est déroulée dans l’amphithéâtre Idriss Itno Déby a été présidée par Brice Sinsin, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, qui a annoncé certaines réformes pour renouer avec l’excellence.

Le top est donné pour les activités académiques au titre de 2016-2017 à l’Université d’Abomey-Calavi. Une année dont la particularité réside dans les réformes annoncées par les autorités rectorales.

Au nom des enseignants, Alphonse Gaglozoun, secrétaire général du Syndicat des enseignants du supérieur (Snes), a salué la redéfinition de la carte universitaire opérée par le gouvernement Talon. Mais cette réforme requiert, selon lui, que le gouvernement mette à disposition les ressources nécessaires pour faire face aux nouveaux défis subséquents. Entre autres, il a mentionné le besoin de recrutement massif d’enseignants, sans oublier la construction de laboratoires et de salles de cours. Car, explique-t-il, la qualité a un coût. L’autre question qu’il a abordée dans son adresse, c’est la décision du gouvernement interdisant les activités des associations d’étudiants sur tous les campus universitaires du Bénin. Tout en reconnaissant que cela vise à décourager les actes de violence et de vandalisme en ces hauts lieux du savoir, Alphonse Gaglozoun met le gouvernement en garde contre toute tentative de musèlement de la liberté d’association sur les campus et tout acte visant à froisser les franchises universitaires. «Là où la liberté est supprimée, la médiocrité s’installe en corrélation avec la dictature», avertit-il en invitant les autorités à vite prendre les arrêtés d’application de son décret d’interdiction des activités des organisations d’étudiants.
Appréciant, à son tour, la nouvelle carte universitaire, Brice Sinsin, recteur de l’Uac, indique que c’est le retour au bercail de certaines entités. Il attirera également l’attention sur la nécessité d’accompagner cette réforme de moyens. Quant à la vie interne de l’Uac, il annonce que 2016-2017 constitue une année de réformes. Particulièrement, la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines ne sera plus la grande Flash mais sera éclatée en des instituts de plus en plus spécialisés. Ainsi, cette faculté verra naître des instituts d’arts, de géographie, des sciences sociales, des sciences de l’éducation et accueillera l’Ecole du patrimoine africain. Et pour s’y inscrire, il faudra subir une phase de sélection sur dossier. Cette année sera aussi l’année des cours massifs en ligne, cela facilitera la révision des cours aux apprenants. Pour ce faire, les professeurs doivent mettre leurs cours en ligne. Brice Sinsin annoncera, en outre, l’harmonisation des cursus LMD afin de créer des passerelles entre universités publiques et privées. Des réflexions seront engagées sur la question de la gratuité au sein des universités. « Cela gêne énormément toutes les universités. Car l’Etat n’arrive pas à nous rétrocéder ce qui nous est dû au prorata du nombre d’étudiants concernés par la gratuité. Nous vivons de déficit en déficit», relève Brice Sinsin en tout en faisant observer que cette mesure ne colle pas aux exigences de l’académie.

Actualités 10 oct. 2016


Campagne de don de sang: PEFACO au secours des malades dans le besoin

La société PEFACO Industries Ltd, Lydia Ludic Bénin, en collaboration avec la Croix rouge et l’antenne départementale de transfusion sanguine de l’Atlantique et du Littoral, a organisé une campagne de don de sang, vendredi 7 octobre dernier à son siège à Cotonou. C’est suite au succès que celle de l’année dernière a connu.

PEFACO Industries Ltd, Lydia Ludic Bénin, se soucie du bien-être des populations. Ce n’est pas pour la première fois en effet, que cette société et son personnel, à travers la campagne de don de sang organisée, vendredi 7 octobre dernier au siège de leur direction générale à Cotonou, ont également à cœur de sauver des vies. L’opération en est à sa 3e édition. Après la première organisée en 2014 par le syndicat, c’est la société qui, depuis l’année dernière, a pris les choses en mains.

«Vous n’êtes pas sans savoir que nos hôpitaux et centres de santé sont de plus en plus confrontés à une pénurie de sang. PEFACO Industries Ltd ne pouvait donc rester insensible face à cette situation. Elle a alors décidé d’organiser chaque année cette campagne, pour amener ses agents à donner de leur sang», a justifié l’infirmière de la société, Solange Nansounon.
Le don de sang, selon le directeur général de PEFACO Industries Ltd, Lydia Ludic, Marc Billeci, est un acte volontaire et bénévole. «C’est après avoir sensibilisé le personnel qui souhaitait y participer et au regard de l’enthousiasme qu’il a manifesté tant à Cotonou, Porto-Novo qu’à Parakou, que la société a décidé d’organiser cette campagne », a-t-il indiqué.« Nous avons constaté un engouement du personnel. Le fait que, contrairement à l’année dernière, certains n’aient pas pu participer à la campagne pour des raisons diverses, leur grande majorité a tenu à être de la partie cette fois-ci », s’est réjoui le directeur général de la société. Marc Billeci fera remarquer que, tout comme l’année dernière et chaque fois que quelqu’un effectue ce geste, l’objectif poursuivi est de venir en aide à tous ceux qui, dans les moments critiques, en ont besoin.
«Abondant dans le même sens que son directeur général, Souleymane Yagbéi, maintenancier à l’atelier de PEFACO Industries Ltd, Lydia Ludic Bénin, explique que « c’est une œuvre sociale qui vise à aider les malades et ceux qui, suite à un accident ou un accouchement, ont besoin du sang pour s’en sortir. Ne pouvant pas le faire régulièrement, le personnel et les responsables de la société se sont engagés à donner de leur sang, au moins une fois chaque année». Félicitant sa société pour avoir pris cette initiative, Souleymane Yagbéi invitera les autres structures à lui emboîter les pas.
Pour la cause, grande était la mobilisation des agents aux côtés de leur directeur général, Marc Billeci. Venus de tous les sites où la société a implanté ses salles et espaces de jeux ou de loisirs à Cotonou, c’est spontanément qu’ils ont répondu à son appel. Leur pari, mettre à disposition de l’antenne départementale de transfusion sanguine de l’Atlantique et du Littoral, au moins une centaine de poches de sang. Ce défi, ils étaient bien décidés à le relever.
En effet, plus d’une quarantaine de poches de sang était déjà disponibles aux environs de 10h30, alors que la campagne ouverte à 8h devrait prendre fin à 14h. C’était dans une ambiance décontractée et bon enfant entre les agents et leurs responsables. En dehors de Cotonou, la même campagne avait également lieu avec les différents sites de la société à Porto-Novo.

Santé 10 oct. 2016


Face à la récurrence des plaintes domaniales: Le médiateur sensibilise sur le Code foncier à Lokossa

Les plaintes portant sur des affaires domaniales seraient plus importantes par rapport aux autres préoccupations, objet de saisine du médiateur de la République. Face à cet état de chose, l’institution a dû initier une tournée de sensibilisation sur le Code foncier et domanial au profit de trois communes dont Lokossa qui a reçu la délégation du médiateur, jeudi 6 octobre dernier à l’hôtel de ville. Cette activité a été possible grâce à l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).

Du point fait des recours enregistrés au niveau du médiateur de la République, ceux liés aux litiges domaniaux constitueraient le gros lot. Et trois villes à savoir, Natitingou, Lokossa et Abomey-Calavi en seraient les terres fertiles. Une réalité face à laquelle il est envisagé une approche pédagogique autour du Code foncier et domanial dont la méconnaissance des dispositions serait source de nombreux conflits, selon Zourkarneyini Toungouh, directeur de cabinet du médiateur.
Et c’est pour mettre en pratique cette approche que l’institution a initié une tournée nationale conduite par Zourkarneyini Toungouh. Après s’être acquittée de cet exercice à Natitingou, la délégation rejoint à Lokossa par le délégué régional de l’institution, Fidèle Danhoundo, était, jeudi 6 octobre dernier à l’hôtel de ville. A cette étape, étaient conviés la représentation des Impôts et bien d’autres services déconcentrés. On notait surtout une forte présence des élus justifiant l’option de traduire systématiquement toutes les interventions dans la langue locale, le Kotafon.
Et c’est le directeur des recours au niveau du médiateur de la République, Bienvenu Padonou, qui s’est chargé d’entretenir sur les nouvelles dispositions contenues dans le Code foncier et domanial, à propos des conflits résultant de leur méconnaissance et des voies de recours. Sa communication a également porté sur d’autres sujets de conflit avec l’administration publique comme des manipulations frauduleuses dénoncées sur des salaires de certains fonctionnaires. Histoire de repréciser la mission du médiateur, il a précisé que les plaintes ne sont donc pas recevables par ladite institution. Dans la même logique, il a été distribué aux participants des imprimés du texte de la loi n°2009-22 du 03 janvier 2014 instituant le médiateur de la République. Ce qui permettra à chacun de revisiter les généralités sur l’institution et surtout son champ d’intervention.
Saluant ce souci de proximité du médiateur avec toutes les populations bien qu’étant installé à Porto-Novo, le directeur de cabinet du maire de Lokossa, Martin Ahété a estimé que ces descentes constituent un mécanisme permettant de recueillir plus tôt les difficultés dans le but de leur résolution efficace. La prochaine audience foraine pour le compte de la région Mono et Couffo, dira Zourkarneyini Toungouh, pourra se dérouler dans une autre commune.

Actualités 10 oct. 2016


Congrès électif de la CAF de mars 2017 en Ethiopie: La FBF propose les candidatures de Hayatou et Anjorin

Le Congrès électif de l’instance faîtière du football africain, CAF, aura lieu en mars prochain à Addis-Abeba en Ethiopie. Déjà, les candidatures aux différents postes ont commencé par se préciser. En témoignent celles proposées, mercredi 5 octobre dernier, par la Fédération béninoise de football (FBF), au cours de la réunion statutaire hebdomadaire de son Comité exécutif.

Au cours de sa séance hebdomadaire du mercredi 5 octobre dernier à son siège, à Porto-Novo, le Comité exécutif de la FBF a pris un certain nombre de décisions. En dehors du lancement des formalités administratives liées à la qualification des joueurs pour les championnats nationaux Ligues 1, 2 et 3 Nasuba, deux des décisions ont été prises dans le cadre de l’Assemblée générale ordinaire et élective de la CAF dont les travaux sont prévus en mars prochain en Éthiopie.

Désormais, il n’y a plus de doute sur le souci du président de la FBF, Moucharafou Anjorin, de voir son mandat, en tant que membre du Comité exécutif de la CAF, être renouvelé. Ainsi, sa candidature au poste de membre du Comité exécutif de la confédération, Zone Ouest B, a été retenue et proposée par la Fédération. Ce sera pour le mandat 2017-2021.
Dans une autre de ses décisions, le Comité exécutif de la FBF a également décidé de proposer et de soutenir la candidature du Dr Issa Hayatou au poste de président de la CAF. Mais avant, pour les efforts que l’homme n’a cessés de consentir dans le cadre du développement du football africain, son nom a été donné au Centre d’excellence de football de Missérété.

Sports 10 oct. 2016


Quinzaine de la photographie au Bénin: Des photographes engagés pour l’éradication de l’esclavage moderne

Meublée par des expositions, des ateliers de formation et de vernissage dans trois différentes villes du Bénin, la 3e édition de la quinzaine de la photographie se poursuit. Commencée depuis jeudi 22 septembre sous le thème général de ‘’L’esclavage moderne ’’, le délégué général du festival, Didier Kpassassi, parle ici du rôle des photographes dans l’essor d’une société et de la sensibilisation par la photographie.

La Nation : Présentez-nous la quinzaine de la photographie que vous organisez.

Didier Kpassassi : La quinzaine de la photographie, est un évènement de l’Association des photographes d’art du Bénin (APAB). Elle réunit les acteurs du monde de l’art visuel, expose sous les projecteurs, le rôle du photographe dans l’essor d’une société, et vise à amener le public à apprécier à sa juste valeur la photographie dans sa dimension de sensibilisation. Sept photographes professionnels du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Congo Brazzaville, de la Centrafrique, du Mali, du Togo et d’Europe prennent part à ce festival qui a pour thème « L’esclavage moderne», avec des activités meublées par des expositions, des ateliers de formations et de vernissage. Ils ont lieu dans trois villes du Bénin, à savoir Cotonou (place Bulgarie), Abomey-Calavi (embarcadère) et Porto-Novo (place Bayol).

Quels sont les objectifs que vise ce festival ?

Cet évènement entend prendre en compte toutes les branches de la culture béninoise, permettre non seulement de regrouper les hommes de l’art visuel autour d’un même creuset et d’attirer également les hommes de la culture et ceux du tourisme. Par la photographie, nous voulons faire comprendre au public qu’il est vrai que l’esclavage a été aboli depuis des décennies mais il y a une autre forme qui est apparue depuis dans nos sociétés. Ainsi, à travers les différentes expositions, nous souhaitons dénoncer un tant soit peu, le phénomène du travail des enfants. La maltraitance que subissent nos parents dans leurs différents lieux de travail, la sous-traitance. Il y a aussi beaucoup de photographes qui, grâce à leurs œuvres, ont mis un accent sur la dégradation de l’environnement. Alors, à travers cette quinzaine de la photographie, nous avons voulu passer un message fort pour contribuer à mettre fin aux problèmes de santé, de l’environnement qui de plus en plus freinent le développement du Bénin. Nous travaillons contre l’exploitation des enfants, pour une rémunération à juste valeur du travail de nos parents, les droits des femmes de bénéficier des soins de qualité et leurs droits d’être respectées dans leur milieu professionnel.

En quoi consisteront les activités phares de cette quinzaine?

Les activités phares de cette quinzaine de la photographie sont regroupées dans les trois grandes expositions publiques annoncées. A cet effet, nous avons choisi d’abandonner les galeries et les espaces où sont généralement exposées les œuvres d’art, pour aller à la rencontre de la population, lui apporter des explications sur les photos, les messages qu’elles véhiculent. Ce qui fait qu’à la place des martyrs, nous avons pu échanger avec les jeunes qui viennent, leur faire toucher du doigt les réalités souvent méconnues de notre société. A l’embarcadère d’Abomey-Calavi, la même chose a été faite. Là-bas, nous avons été surpris de constater que ce sont surtout les villageois qui viennent visiter l’exposition. Il en est de même pour la place Bayol à Porto-Novo. Par ailleurs, nous avons organisé des caravanes dans des localités comme Agla, Vossa Kpodji, etc. toujours dans le but de faire voir à leurs populations, ce que c’est que l’esclavage moderne et tout ce qu’il implique.

De quoi retourne la nuit de la photographie ?

C’est la grande nuit qui permet de rassembler royalement tous les photographes et acteurs du monde de la photographie du Bénin et d’ailleurs, d’échanger ensemble sur leurs travaux, de faire une projection pour montrer leurs œuvres. Aussi, en prenant les sept photographes qui ont exposé leurs œuvres, nous voulons faire venir de potentiels acheteurs, amener des galeries à s’y intéresser. En dehors de ça, il y a des récompenses que nous avons prévues pour encourager ces photographes qui ont rendu possible l’organisation de ce festival. On peut déjà parler du grand prix du président de la République, du prix d’innovateur et du prix de la créativité. Autant de reconnaissances aux plus méritants lors de cette grande nuit. Nous avons également pensé délivrer des attestations aux participants.
Quelle est la plus grande innovation de cette 3e édition du festival ?

Au cours de la présente édition, nous avons voulu étendre la participation du festival à l’international. C’est-à-dire que nous avons donné la possibilité aux photographes de la France, de la Tunisie, de l’Algérie et de l’Egypte de postuler. Mais pour les retenir, il n’a pas été nécessaire pour eux de respecter les critères d’éligibilité. C’est donc le moment de préciser à tous que la quinzaine de la photographie s’ouvre désormais à tous les pays d’Afrique et du monde.

Avez-vous un mot en direction des participants ?

Je tiens sincèrement à remercier tous les participants de cette 3e édition de la quinzaine de la photographie, en leur notifiant qu’il n’est pas facile d’organiser dans ces conditions, mais que nous pouvons ensemble améliorer les prochaines éditions. De même, je leur adresse toutes mes sincères félicitations et leur promet que désormais, personne ne doit plus regarder autrement le photographe. Il doit être considéré comme une personne qui, grâce à ses œuvres, peut sensibiliser, dénoncer, promouvoir et valoriser sa société. Pour cela, nous pouvons dire que nous sommes satisfaits des résultats parce que les populations ont compris qu’il est tant qu’elles abandonnent certaines pratiques afin de mieux vivre dans leurs milieux. Je lance donc un vif appel au gouvernement et à tous les partenaires culturels afin qu’ils accompagnent ces genres d’évènements importants pour le développement de la culture béninoise ¦

Culture 10 oct. 2016


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