La Nation Bénin...
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La Banque mondiale vient en aide au Bénin pour promouvoir la bonne gouvernance économique. Le Conseil des administrateurs du groupe a approuvé à cet effet, jeudi 23 juin dernier à Washington, un crédit de 30 millions de dollars (soit plus de 17 milliards de francs CFA) selon un communiqué de l’institution.
Le Bénin va bientôt remédier aux problèmes de gouvernance et difficultés techniques dont souffre la gestion des investissements publics tout en fournissant des incitations aux résultats à un certain nombre de ministères spécifiques afin qu’ils améliorent leur gestion des projets. C’est à travers un projet dénommé Projet d’appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (PAGIPG). Ce projet selon le communiqué de la Banque mondiale va renforcer les capacités de l’État en matière de gestion des investissements publics, promouvoir la bonne gouvernance et la responsabilisation, et apporter des financements conditionnés aux résultats dans les secteurs stratégiques de l’énergie, de l’eau et de la justice.
L’approbation de ce crédit fait suite aux efforts actuellement entrepris par les autorités en vue de promouvoir une gestion plus transparente des fonds publics. Elle est également selon le communiqué en phase avec le double objectif du Groupe de la Banque mondiale consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à favoriser une prospérité partagée.
« Ce projet arrive à un moment opportun alors que le nouveau gouvernement prend d’ores et déjà des mesures pour améliorer et promouvoir la bonne gouvernance. En ciblant les secteurs stratégiques de l’électricité, de l’eau et de la justice, il mettra en place des mesures qui les inciteront à améliorer leur gestion des projets d’investissement et à en assurer une exécution plus transparente, ce qui aura des retombées positives sur le développement économique et social du pays », commente Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin.
Le PAGIPG a pour caractéristique d’intégrer les Organisations de la Société civile (OSC) et les médias dans le processus de suivi des projets d’investissement de l’Etat. Les principaux organes d’information et OSC axés sur l’efficacité et la rentabilité des investissements publics seront formés aux questions de gestion ainsi qu’au suivi et à l’évaluation, et sollicités pour évaluer la performance du programme d’investissement du gouvernement.
Selon Pierre Laporte, cette opération, qui sera mise en œuvre sur une période de cinq ans (de 2016 à 2021), «contribuera à soutenir les efforts engagés par les autorités béninoises pour accroître les taux d’exécution budgétaire et d’achèvement des projets».
nin.info/index.php/k2/item/3686-presidence-de-la-republique-patrice-talon-face-aux-acteurs-du-secteur-judiciaire
Economie 28 juin 2016

Heureux sort pour les Ecureuils cadets. Pour le tour suivant des qualificatifs pour le Championnat d’Afrique des nations U-17, les Ecureuils viennent de décrocher leur qualification. Mais sur tapis vert.
En effet, à travers une correspondance en date du mercredi 22 juin dernier, la Confédération africaine de football (Caf) a signifié au Comité de normalisation (Conor), le retrait de l’équipe de la Sierra Leone ; adversaire du Bénin pour ce tour de la compétition.
Par conséquent les rencontres Bénin # Sierra Leone et Sierra Leone # Bénin sont annulées. Une situation qui qualifie d’office les Ecureuils cadets pour le tour suivant de la compétition. Ainsi les poulains du coach Edmé Codjo se positionnent pour affronter prochainement les Eléphanteaux de la Côte d’Ivoire pour le compte du second tour. La phase aller se disputent le week-end du 5 au 7 août prochain et la phase retour le week-end du 19 au 21 août 2016. Une victoire des Ecureuils au cours de cette double confrontation les qualifierait pour Madagascar 2017
Sabin LOUMEDJINON

En match retard de la 5e journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017, les Ecureuils du Bénin et le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale étaient aux prises, dimanche 12 juin au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou. A l’arrivée, c’est Stéphane Sessègnon et ses coéquipiers qui s’en sortent (2-1). Ils reviennent ainsi à 2 points des Aigles du Mali, leaders du groupe C dans lequel ils évoluent. Ce qui augure déjà d’un match, au sommet, une grande finale en septembre à Bamako, dans le cadre de la conquête de la première place, gage d’assurance, pour la qualification.
Un beau en temps au cours de la première partie de jeu et qui subitement, plus précisément à la reprise, s’est transformé en un temps pluvieux. transformant la pelouse dont l’état laissait déjà à désirer, en un véritable champ de patates. En somme, toutes les conditions étaient donc réunies pour rendre le match qui a mis aux prises le Bénin et la Guinée Equatoriale, ce dimanche 12 juin au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, devant environ 18 000 spectateurs, très difficile. Très tactique et assez heurtée, en raison de l’état de l’aire de jeu, la rencontre a été d’un niveau approximatif sur le plan technique. En témoigne l’expulsion du meilleur joueur équato-guinéen, Ivan Edu, incapable de contrôler ses nerfs et de son entraîneur, Esteban Becker. Ce dernier, pour contestation, a été vidé de son banc de touche par l’arbitre gambien Bakary Papa Gassama.
S’agissant du match, passé les hésitations du début de match, ce sont les poulains de Oumar Tchomogo qui prendront l’initiative du jeu, en mettant la pression sur la défense adverse. Ils vont se créer des opportunités sans parvenir à prendre à défaut la défense équato-guinéenne qui jouait bien regroupée, soutenue également par un gardien de but, Felipe Ovono en état de grâce. Mais à la 25e mn, sur un coup franc de Jordel Dossou, Khaled Adénon réussira d’une tête plongeante à l’ajuster. Loin de paniquer, David Garcia Mitogo, Carlos Akapo, Frédéric Bikoro et Ivan Zarandona Esono vont tenter de s’organiser en plaçant quelques escarmouches dans la défense béninoise, obligeant Fabien Farnolle à sortir le grand jeu. A la 40e mn, le Bénin aurait pu inscrire son second but n’eut été cette claquette de Felipe Evono suite à un coup franc magistralement exécuté par Stéphane Sességnon.
Comme si les joueurs équato-guinéens avaient été remontés par leur entraîneur à la mi-temps, c’est Ivan Zarandona Esono qui remettra les pendules à l’heure à la 55e mn. Mais sur l’action qui a suivi, les Ecureuils reprendront l’avantage grâce à une reprise de David Djigla, à la grande joie du public. C’est sur ce score de 2-1 qui permet au Bénin de s’adjuger trois précieux points pour la suite de la compétition, qu’interviendra le coup de sifflet final. Quant à la Guinée Equatoriale, venue pratiquement la veille du match à Cotonou, elle n’aura pas démérité. ?

Suspendu depuis mardi 10 mai, le Bénin n’a pu livrer son match de la 5e journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017 face à la Guinée Equatoriale, dimanche 5 juin au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Informées par le Conor, de la rétractation de l’ordonnance par laquelle le juge du Tribunal de première instance de Porto-Novo interdisait la tenue du congrès électif de la Fédération béninoise de football (Fbf), la Fifa et la Caf ont décidé du report de cette rencontre au dimanche 12 juin prochain. Mais ce report est conditionné par l’élection du nouveau Comité exécutif de la fédération avec les candidatures, au plus tard, samedi 11 juin prochain.
Sous le coup d’une suspension de la FIFA depuis le 10 mai, les Ecureuils, à deux doigts de se qualifier pour la phase finale de la CAN Gabon 2017, ont de justesse bénéficié d’une chance inouïe de ne pas voir leur match de la 5e journée des éliminatoires de cette compétition purement et simplement annulé. Ce qui, pour l’instant, leur évite de ne pas connaître le même sort que leurs petits frères juniors qui, disqualifiés, n’ont pu affronter leurs homologues des Chevaliers de la Méditerranée de la Libye, lors du 2e tour des éliminatoires de la CAN U-20, Zambie 2017.
En effet, à travers sa correspondance du vendredi 3 juin dernier adressée à toutes les parties concernées par le match qui devrait opposer le Bénin et la Guinée Equatoriale, dimanche 5 juin au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, la Caf, en se référant à la Fifa, a décidé de son report au 12 Juin prochain. Sa décision a été confirmée par le bureau du Conseil de la Fifa à l’attention duquel la situation du football a été soumise, vendredi 3 juin dernier. Il y a d’abord le Tribunal de première instance de Porto-Novo qui, mercredi 1er juin dernier, a rapporté son ordonnance qui interdisait la tenue du congrès électif de la Fédération béninoise de football (Fbf). La qualifiant d’interférence dans la gestion d’une association faisant partie de ses membres, la Fifa en avait fait de sa rétractation et du congrès électif, ses grandes exigences, avant toute levée de sa suspension. A l’ordonnance rapportée, il faudra ajouter le plaidoyer que le ministre des Sports Oswald Homéky a adressé à la Fifa, suite au conclave qu’il a eu avec les différents camps protagonistes dans la crise. Ce qui a permis au bureau du Conseil de la Fifa de procéder, samedi 4 juin dernier à Zurich en Suisse, à «la levée conditionnelle de la suspension du Bénin». En témoigne la correspondance de l’instance faîtière du football mondial adressé, samedi 4 juin dernier au président du Conor, Me Rafiou Paraïso.
A travers les deux courriers de la Caf et de la Fifa (voir leurs fac- similé), un délai de grâce a donc été accordé au Bénin qui aura l’occasion de jouer son match contre la Guinée Equatoriale, dimanche prochain. Ce sera à la seule condition que le nouveau Comité exécutif de la Fbf soit connu au plus tard samedi 11 juin. Si ce n’est pas le cas, menace la Caf, ce match comptant pour le groupe C de ces éliminatoires sera purement et simplement annulé et la Commission d’organisation de la CAN statuera.
Pour le Conor, démarre désormais une véritable course contre la montre. Me Rafiou Paraïso et les membres de son comité auront à tout mettre en œuvre afin que l’élection ait lieu avant samedi 11 juin prochain

Ayant passé 6 mois à la tête de la direction générale de la police nationale, Didier Atchou, a passé, jeudi 2 juin, le témoin à son successeur Idrissou Moukaïla. La cérémonie de passation de service présidée par Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a eu lieu devant l’Ecole nationale de la police à Cotonou.
Les policiers du Bénin doivent désormais reconnaître leur chef en la personne du contrôleur général de police Idrissou Moukaïla. La passation de service qui a consacré son entrée officielle en fonction s’est déroulée au cours d’une cérémonie écourtée par une pluie inattendue.
Conscient qu’il n’y a de richesse que d’homme, le contrôleur général de police Idrissou Moukaïla, nouveau directeur général de la Police nationale, a révélé que sa priorité, c’est le réarmement moral de la troupe face au malaise au sein de la corporation. «Si je n’arrive pas à recréer l’ambiance, on peut mettre tous les moyens, la sécurité ne peut pas être au rendez-vous », a-t-il soutenu.
Avant le nouveau directeur général de la Police nationale, Barnabé Amagbégnon, secrétaire général du Syndicat national de la police du Bénin (Synapolice-Bénin), a perçu à travers la nomination du nouveau directeur général, l’ouverture d’une autre page dans la vie de l’institution. Faisant le point des acquis, il a retenu que Didier Atchou, directeur général sortant, a contribué à baisser la tension au sein de la famille. De même, sous sa direction, la police a bénéficié de la signature de plusieurs décrets. Mais il a regretté que ces textes soient « retirés par le gouvernement » de la Rupture. Aussi n’a-t-il pas manqué de solliciter l’intervention du nouveau directeur général pour que le gouvernement revienne sur ce retrait. Pour lui, le système sécuritaire du pays est menacé par des sans foi ni loi et au même moment, les agents de police se plaignent de mauvaises conditions de vie et de travail. Le moral, a-t-il dit, est bas. Malgré ce tableau peu reluisant, il a assuré que ses camarades sont prêts à accompagner la nouvelle direction générale pour faire régner dans le pays la sécurité. Pour ce faire, il a plaidé pour que les commissariats des zones reculées soient dotés de moyens et que soient organisées des séances de recyclage au profit du personnel en général.
Comme pour rassurer le syndicaliste, Didier Atchou a plutôt préféré parler de suspension de décrets qui ne signifie nullement leur retrait ni leur annulation. Très porté sur le symbolisme, il a noté que nommé le mercredi 15 novembre 2015, il a été relevé de ses fonctions le mercredi 15 mai 2016. Même constat pour la prise de fonction qui tombait le mercredi 2 décembre 2015 et il rend le tablier le jeudi 2 juin 2016. « C’est une véritable grâce parce que tout est en harmonie », a-t-il fait savoir soulignant que les six mois passés à la tête de la police n’ont pas été sans difficultés. Enumérant ses réalisations, il a noté la délivrance gratuite de la carte d’identité professionnelle aux policiers, le rattrapage de deux ans d’arriérés d’avancement. Sous son commandement, la Police a participé aux travaux de finalisation des 29 avant-projets de décrets d’application de la loi 2015-20 portant statut spécial des personnels de sécurité et assimilés, le renforcement du parc automobile, des gilets et pare-balles ont été commandés et seront livrés dans quelques jours, etc ?

Le continent africain s’apprête à vibrer à la fin de cette semaine, aux rythmes des matches de la 5e journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017. Alors que la plupart des sélections encore en lice viennent de s’engager dans le dernier virage de leurs préparatifs, c’est la grande incertitude qui continue d’entourer le match qui opposera les Ecureuils du Bénin au Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale. La mesure de suspension prise à l’encontre du Bénin par la Fifa oblige.
Malgré la sanction de la Fifa qui frappe le football béninois, l’entraîneur national Oumar Tchomogo a tenu à faire exécuter son plan de préparation arrêté pour les Ecureuils, à l’occasion de leur match contre le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale, dimanche 5 mai au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Il a préféré agir comme si de rien n’était.
En regroupement depuis dimanche dernier à Cotonou, les Ecureuils du Bénin ont, sous sa houlette et des membres de son staff, effectué dans l’après-midi du lundi 30 mai au stade René Pleven d’Akpakpa, leur première séance d’entraînement. Comme joueurs présents, il y avait entre autres, Fabien Farnolle, Saturnin Allagbé, David Kiki, Djiman Koukou, David Djigla, Jodel Dossou, Fadel Suanon, Steve Mounié, Nana Badarou, Paterne Counou, Christopher Aifemi, Salomon Junior. Etaient attendus dans la soirée du lundi à Cotonou, Frédéric Gounongbé, Rudy Gestède, Khaled Adénon et Jacques Bessan.
Deuxième du groupe C, une victoire contre les Equato-Guinéens, dimanche prochain, rapprocherait davantage les Ecureuils de Gabon 2017. A deux journées de la fin des éliminatoires, ils restent pour le moment et au niveau des 13 groupes confondus, le seul meilleur deuxième. Tous les autres ont soit 7 ou 6 points. Et il n’est pas exclu que Stéphane Sessègnon et ses coéquipiers aillent surprendre, lors de la dernière et ultime journée, les Aigles du Mali à Bamako, pour leur ravir la première place.
Au cours de la séance d’entraînement, Oumar Tchomogo est paru très serein, ne pensant qu'au match du dimanche prochain. Ce matin, il se retrouvera à nouveau avec ses poulains pour une autre séance devant une foule de supporters et de curieux qui ne cessent de se poser mille et une questions par rapport à la situation d’incertitude qui prévaut. Tous se demandent si les Ecureuils ne se verront pas disqualifiés de ces éliminatoires comme leurs jeunes frères des U20 ?
En attendant la levée de l’ordonnance du juge Pierre Ahiffon du Tribunal de Première instance de Porto Novo et la tenue du congrès électif de la Fbf, la mesure de suspension infligée au Bénin par la Fifa continue d’être en vigueur. Dans la journée du lundi 30 mai, la rumeur s’est faite persistante que le juge allait pouvoir enfin délibérer. Ce qui ne fut pas le cas. Aux dernières nouvelles, apprend-t-on, ce n’est que demain, mercredi 1er juin, qu’il se prononcera.
D’ores et déjà, certaines personnalités du football béninois et pas des moindres ont désormais décidé, pour le meilleur, de s’impliquer dans le dossier. C’est à croire que si le pire survenait, tout le Bénin ne va pas en patir. Objectivement, si rien n’est fait ce jour et au plus tard demain, mercredi 1er juin, la Caf va taper, en scellant le sort des Ecureuils. Il faut qu’elle fixe la Guinée Equatoriale ainsi que le trio arbitral gambien désigné sur le match. L’arbitre central a pour nom Bakary Papa Gassama. Il a comme 1er et 2e assistants, Sulayman Sosseh et Omar Darboe.

Recruté à la tête des Ecureuils du Bénin, au moment où la Fédération était dirigée par le président Augustin Ahouanvoébla, le Français Didier Ollé-Nicole a été remercié de ses fonctions en novembre 2014. Son limogeage avait été effectué par l’Etat béninois représenté par le ministre des Sports pour "manque de résultats et non qualification des Ecureuils à la CAN 2015 conformément au contrat d’objectif signé avec lui.
Non satisfait, l’entraîneur français a porté plainte auprès de la Fifa pour rupture abusif de contrat. La décision rendue, depuis le 26 avril dernier à Zurich, demande à la Fbf à lui verser dans un délai de 30 jours, à compter de la date de notification, les sommes de 39000 euros à titre d'arriérés de rémunérations et 153 000 euros comme compensation pour rupture du contrat.
Au risque d’avoir à payer au total 192 000 euros à Didier Ollé-Nicole, le Bénin a encore quelques jours pour faire appel de cette décision. Mais avant que cette décision ne soit prise, le Bénin et sa Fédération de football ont-ils été tout au moins écoutés ?
MG
Sports 30 mai 2016

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a reçu jeudi 19 mai, des dons de matériels offerts par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Ce don s’inscrit dans le Programme d’assistance internationale de formation des officiers chargés d’appliquer la loi du Département de la justice (Icitap). C’était en présence de l’ambassadeur Lucy Tamlyn et du directeur général de la Police nationale, Didier Atchou.
« La cérémonie consacre la remise officielle de matériels de travail et d’équipements à la Police nationale à travers le Programme d’assistance internationale de formation des officiers chargés d’appliquer la loi du Département de la justice (Icitap) de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin », a déclaré Didier Atchou, directeur général de la Police nationale. Il s’agit, a-t-il précisé, d’un don d’une valeur de 44 408 dollars, soit 25 356 968 francs CFA.
Au profit de l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid), les dons composés entre autres de cinq ordinateurs portatifs, trois copieurs scanneur, 50 gants en nitrile, 50 masques, huit climatiseurs et une machine pour sceller ont coûté 10 533 122 francs CFA. Au bénéfice de la Direction des renseignements généraux et de la surveillance du territoire (Drgst), les 50 micro-ordinateurs portatifs et le logiciel offerts sont revenus à 14.824.000 f CFA.
Pour Didier Atchou, le choix des structures bénéficiaires est révélateur de l’importance capitale que les Etats-Unis accordent aux crimes transnationaux organisés. « La spécificité de ce énième don de matériel est qu’il vise particulièrement des domaines devenus le socle de la lutte contre la criminalité », a reconnu Didier Atchou avant de remercier le donateur.
Lucy Tamlyn, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin s’est réjouie de revenir pour un autre don après celui de février dernier, mais au profit des agents de sécurité qui ont été formés sur "la collecte et l’analyse des renseignements". « Ces équipements constituent pour les officiers de police judiciaire, des outils devant leur permettre de développer des enquêtes proactives en vue de démanteler les réseaux de criminalité transnationale organisée et de trafic de stupéfiants qui menacent le Bénin et la sous-région ouest-africaine», a relevé la diplomate américaine. Pour être efficace dans cette lutte selon elle, l’investigateur doit posséder de solides capacités de renseignements, d’analyse et il doit savoir comment bénéficier des renseignements exploitables. « Il gagnera à travailler en étroite collaboration avec l’analyste afin de développer une enquête proactive ou fondée sur le renseignement ; l’investigateur doit également travailler de concert avec le procureur de la République pour assurer que les lois existantes soient appliquées», a spécifié Lucy Tamlyn.
Partager des renseignements sensibles
Dans le cas des enquêtes sur le trafic des stupéfiants et la criminalité transnationale, il importe aussi pour l’investigateur de partager des renseignements sensibles ou exploitables avec ses homologues de la sous-région, grâce à une solide coopération policière, souligne la diplomate américaine avant de réitérer la volonté des autorités du pays de l’oncle Sam à renforcer le partenariat en matière de sécurité avec le Bénin.
Une volonté qui concorde bien avec le désir et le souhait du pouvoir en place qui face au trafic croissant de la drogue, une menace d’ampleur nouvelle, s’arme pour aguerrir ses forces. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia a déclaré que les trafiquants disposent de moyens importants et sont de plus en plus liés aux grands réseaux du crime international, du trafic d’arme et au terrorisme.
« Garantir la sécurité partout et pour tous exige d’anticiper, de détecter, d’analyser et de comprendre les menaces ; cela demande d’identifier les personnes ou groupes de personnes qui en sont les vecteurs », relève le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
Les Etats-Unis d’Amérique demeurent par ce geste selon Sacca Lafia, un partenaire de premier choix et un ami sur lequel le Bénin peut toujours compter pour sa sécurité.
« Au-delà du caractère symbolique de cette cérémonie, c’est le renforcement de l’arsenal sécuritaire du Bénin et de la sous-région qui se trouve conforté», a conclu le ministre en charge de la Sécurité, témoignant sa gratitude aux autorités américaines.?

Les matches aller du deuxième tour des éliminatoires de la 20e édition de la Coupe d’Afrique des Nations U-20, Zambie 2017 démarrent cet après-midi. Exemptés du premier tour, les Ecureuils juniors ont rendez-vous avec les jeunes Chevaliers de la Méditerranée de la Libye, dimanche 22 mai prochain au Caire en Egypte. Mais, avec la mesure de suspension infligée par la Fifa au Bénin, que d’incertitudes par rapport à leur déplacement.
Les Ecureuils juniors du Bénin effectueront-ils ou non le voyage du Caire où, ils seront les hôtes de leurs homologues les Chevaliers de la Méditerranée de la Libye, dimanche 22 mai prochain ? Bien d’interrogation qui laisse perplexe au moment où, à environ 72 heures de cette confrontation, la délégation béninoise est toujours à Cotonou.
En effet, si ce n’est pas le ministre des Sports, Oswald Homéky qui, il y a quelques jours, a demandé aux poulains d’Antoine Abattan, de continuer à se préparer comme si de rien n’était, personne ne sait s’ils ont encore une échéance en vue. L’objectif qu’il poursuit, est de ne pas les voir être surpris au cas où le dénouement de la situation qui a amené la Fifa à suspendre le Bénin, mardi 10 mai dernier à Mexico, lors de son 66e Congrès, interviendrait. Mais encore faudrait-il que le juge du Tribunal de première instance de Porto-Novo qui a donné rendez-vous aux différentes parties concernées pour ce jour, vendredi 20 mai, rapporte sa décision qui interdit l’organisation du Congrès électif de la Fédération du 4 avril dernier puis empêché celui du 4 mai. A supposer que ce soit le cas tout à l’heure à Porto-Novo, c’est à une véritable course poursuite que le Bénin et son football devront se livrer pour éviter que le pire ne leur arrive. Pour la levée de sa suspension, la Fifa n’a-t-elle pas exigé l’élection des nouveaux dirigeants de la Fédération ? Entre ce vendredi et le dimanche 22 mai prochain où le match aura lieu au Caire, de quelle marge de manœuvre ou de temps disposera encore le Comité de normalisation et son président, Me Rafiou Paraïso, pour organiser cette élection ?
Dans l’espoir que le juge rapportera finalement son ordonnance, au regard de la jurisprudence qui existe en la matière, c’est l’éventualité d’un report du match qu’il faut plutôt commencer par envisager. Espérons que le Conor saura saisir à temps la Caf, afin qu’elle puisse informer la Fédération libyenne de football, les arbitres et le commissaire, des nouvelles dispositions. Dans le cas contraire, le Bénin sera déclaré forfait. Ainsi, nombre de joueurs dont c’était l’occasion de porter le maillot de la sélection nationale, aurait alors vu leurs ambitions raccourcies. C’aurait été pour eux, la grande désillusion.
Précisons que c’est un trio arbitral soudanais qui dirigera le match. L’arbitre central a pour nom Sabri Mohamed Fadul. Elmoiz Ali Mohamed Ahmed et Abdelgabar Mohamed Abdelgabar, seront respectivement ses 1er et 2e assistants. ?
Les affiches du 2e tour :
Tunisie # Sénégal
Ethiopie # Ghana
Gambie # Maroc
Côte d’Ivoire # Guinée
Burkina Faso # Congo
Mauritanie # Mali
Soudan # Malawi
Burundi # Nigeria
Ouganda # Egypte
Angola # Gabon
Mozambique # Lesotho
Namibie # Afrique du Sud
Zimbabwe # Cameroun
Libye # Bénin

Une altercation entre des éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et la population de cette commune au niveau de la localité de Saïlaga s’est soldée mardi 17 mai par un mort et des dégâts matériels lourds notamment un véhicule et un poste de forestiers complètement incendiés et réduits en cendre. Une situation qui a du coup rendu difficile pendant plusieurs heures la circulation sur la route Akpro-Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Ouinhi-Kpédékpo.
L’affrontement meurtrier entre les éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et les populations de cette localité mardi, serait parti selon des témoins, de l’interpellation d’un conducteur d’un véhicule bâché par un gendarme. Le véhicule aurait transporté des charbons, à en croire certaines sources et des bois pour d’autres. Le gendarme en faction dans la zone de Saïlaga, non loin du camp militaire de Gbada, aurait sifflé le conducteur de véhicule. Mais ce dernier a tenté de lui échapper, contournant les barrages et autres chicanes de la gendarmerie nationale. Mais il n’ira pas loin dans sa fuite avant d’être maîtrisé par le gendarme. Le véhicule sera arraisonné. Non content de son arrestation, le chauffeur aurait ameuté la population dont son père qui se trouverait être le propriétaire du véhicule, à en croire toujours des témoignages. Celui-ci prend la défense de son fils et aurait réussi à arracher l’arme au gendarme. Une vive altercation opposera la population et le disciple de sainte Geneviève qui n’a pas hésité à appeler en renfort les militaires du camp de Gbada. L’arme lui sera ensuite remise mais après moult négociations. Se sentant certainement blessé dans son amour-propre, le gendarme aurait tiré à bout portant sur le père du conducteur de véhicule qui lui a entre-temps arraché l’arme. Celui-ci succombe sur-le-champ. Le gendarme meurtrier prend la poudre d’escampette. Cette mort a ravivé le feu. La population, sans doute inconsolable, a bloqué le trafic sur la route Akpro-Missérété-Adjohoun-Ouinhi-Kpédékpo à l’aide des pneus et troncs d’arbres brûlés. Elle pourchasse en vain le gendarme qui a réussi à lui échapper. Dans leur recherche, les manifestants ont mis à sac le poste de contrôle des forestiers soupçonné d'être la cachette pour le gendarme qui a osé ôter la vie à un des leurs. Le bâtiment a été incendié tout comme le véhicule de l'agent des Eaux et Forêts en poste. La tension est restée pendant plusieurs heures vive. Un calme précaire règne actuellement dans cette localité, après les interventions des autorités politico-administratives et militaires.
Actualités 18 mai 2016