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Nouvelles

Inondations à Malanville: Le maire plaide pour plus de générosité à l’endroit des sinistrés
La solidarité de la commune de Malanville envers ses populations sinistrées suite au débordement des eaux du fleuve Niger dû aux pluies diluviennes, ne faiblit pas. En témoigne l’appel du maire Guidami Gado, pour plus d’attention à leur égard, mercredi 16 septembre dernier, au cours de l’une de ses nombreuses sorties depuis que l’inondation s’est déclarée. Les sinistrés de Malanville n’ont pas été abandonnés à leur triste sort par leur mairie. A chaque occasion, cette dernière ne cesse de plaider pour que l’on vole un peu plus à leur secours. C’était encore le cas, mercredi 16 septembre dernier à l’hôtel de ville avec le maire Guidami Gado. Président de la Plate-forme communale de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques, il a une nouvelle fois sollicité les bonnes volontés à leur venir en appui, par ces temps difficiles qu’ils traversent. Outre les structures intervenant dans l’humanitaire, le maire s’adresse à la diaspora de Malanville au Bénin et dans le monde entier. En effet, les inondations ont touché près de 8 022 ménages à Malanville, soit plus de 56 254 victimes. Près de 5 644, 75 ha de cultures ont également été emportés par les eaux en furie. Tel est le bilan des dégâts présenté par les membres de la Plateforme communale de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques. Avec les eaux du fleuve qui ne cessent de monter, le bilan ne cesse de s’alourdir. Face à l’ampleur des dégâts et à la détresse des sinistrés, la préfecture de l’Alibori et le gouvernement ne sont pas restés insensibles. Ils n’ont pas hésité à leur apporter des vivres, des matériaux de construction et du matériel de couchage. Leur exemple, en venant en aide à ces sinistrés, mérite donc d’être suivi par tous. Société 18 sept. 2020


Suite à la décision de la Cour suprême: Le nouveau maire d’Adja-Ouèrè connu ce samedi
Karamatou Fagbohoun remet en jeu son poste de maire d’Adja-Ouèrè demain samedi 19 septembre. Cette remise en cause fait suite à la décision de la Cour suprême d’annuler la désignation des membres de l’exécutif de cette commune du Plateau à savoir le maire, ses adjoints ainsi que les chefs d’arrondissement. La haute juridiction avait ordonné la reprise sous quinzaine par le préfet du Plateau, dès notification de l’arrêt, des élections et/ou des désignations au niveau de chacun de ces postes. L’autorité préfectorale a déjà été saisie de la décision du juge. Suite à cette notification, le préfet Valère Daniel Sètonnougbo a convoqué tous les membres du conseil communal d’Adja-Ouèrè pour demain avec comme ordre du jour la reprise de l’opération de désignation du maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement, conformément à la décision de la Cour suprême. Ainsi, sauf bouleversement, le nouveau visage de l’exécutif d’Adja-Ouèrè sera connu demain. Mais la question qui hante les esprits est de savoir si le maire sortant Karamatou Fagbohoun sera reconduit dans ses fonctions ou si le gouvernail va changer de main. Difficile de répondre à cette question. Mais plusieurs sources annoncent un changement de main à la tête de la commune. Le poste de maire pourrait revenir à l’Union progressiste (Up) et celui du premier adjoint au maire au Bloc républicain (Br). Toutefois, les tractations se poursuivent encore dans les états-majors des deux partis composant le conseil communal. Puisque les deux formations politiques, désormais à égalité de sièges (12 élus de part et d’autre), sont condamnées à gérer ensemble la mairie dans un accord de gouvernance politique tel qu’exigé par la loi. Il faut souligner que le Br dont est issu le maire Karamatou Fagbohoun a perdu la majorité depuis l’annulation de l’élection de Clément Adochékon et par ailleurs chef d’arrondissement de Tatononkon. La Cour suprême a invalidé le siège de ce dernier pour inéligibilité ainsi que celui de son suppléant, Noël Larindé Kayodé. Clément Adochékon avait été en effet condamné en 2015 à une peine d’emprisonnement ferme dans une affaire de corruption passive. Cette condamnation pénale l’exclut d’office, à l’aune du Code électoral en vigueur, de toute compétition politique. La supercherie a été dénoncée par le sieur Noël Bonou Sessinou, positionné candidat sur la liste de l’Up dans l’arrondissement de Tatononkon. La décision du juge électoral a bouleversé les donnes au niveau de ce conseil communal appelé à rependre demain la désignation du maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement.   Société 18 sept. 2020


Centre culturel des rencontres internationales de Ouidah: L’espace inédit des arts et de la culture en Afrique se concrétise
La ville de Ouidah bénéficie d’un projet historique dans le domaine des arts et de la culture. Il s’agit du Centre culturel des rencontres internationales John Smith dont la convention de partenariat a été signée ce jeudi 17 septembre, par le gouvernement béninois représenté par le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, la mairie de Ouidah et le Centre international de rencontres culturelles. La mise en œuvre du projet relatif au Centre culturel des rencontres internationales John Smith destiné à assurer le rayonnement culturel de Ouidah vient d’être actée. La signature de la convention de partenariat entrant dans ce cadre a été effectuée entre les trois parties ce jeudi. « C’est à la fois la continuité d’un travail et une nouvelle étape majeure dans la mise en œuvre de ce projet qui se concrétise par la signature avec l’Etat, du document qui va assurer la stabilité du Ccri, le premier en Afrique», apprécie Marie-Agnès Sevestre, vice-présidente du centre. Le centre vise à réaliser un projet intellectuel, artistique, culturel exigeant qui garantira la légitimité et le rayonnement du Bénin à l’international. Il conjugue deux objectifs majeurs dont la mise en valeur du patrimoine et la réalisation d’un projet d’infrastructure de la Direction artistique. Fruit de la coopération décentralisée, le Ccri John Smith est une composante importante du Réseau de l’association des centres culturels des rencontres internationales. Une structure dont l’intérêt majeur est de faciliter les échanges et d’entreprendre les collaborations entre les pays, développe Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts. Prévu pour être implanté dans l’enceinte de l’ancien tribunal colonial de la ville, le joyau est réservé aux artistes et pour les résidences artistiques. Occasion pour Jean-Michel Abimbola d’expliquer le choix de Ouidah pour abriter l’infrastructure: « Ouidah était un important port négrier. Sa particularité tient à son histoire, à sa beauté et à la diversité de son architecture coloniale et afro-brésilienne ». De par sa situation géographique, le Ccri sera dès lors, un lieu en mémoire de l’esclavage et un creuset pour le développement des expressions artistiques et culturelles avec pour vocation d’accueillir les visiteurs du monde entier, les chercheurs, les historiens, les étudiants, les artistes dans toutes les disciplines. Toutes choses qui viennent renforcer l’ambitieux programme de réhabilitation de Ouidah porté par le Programme d’action du gouvernement. Espace historique Mieux, le centre offrira un espace historique, mémoriel et culturel unique. « Le Ccri ne sera pas seulement axé sur l’histoire de l’esclavage, mais sera assis sur cette histoire, en tiendra compte et explorera aussi les esclavages contemporains. Ce sera un lieu ouvert aux populations, aux artistes, il sera à la fois ancré dans un passé historique, mais aussi dans le futur et dans l’envie de développer le Bénin, un lieu de rencontres internationales. On sera heureux d’en entendre parler d’ici quelque temps comme une référence », assure Marie-Agnès Sevestre. Le projet est porté par Janvier Nougloï avec le soutien des partenaires publics (Etat et villes du Bénin). Il s’agit pour l’initiateur, d’une expérience nouvelle, une réussite du réseau international qui trouve l’occasion de grandir et de s’imposer sur le continent. « Je suis fier de contribuer au développement du tourisme béninois. Il y a une absence d’espace, de lieu de création pour les artistes. C’est pour cette raison que depuis 2011, j’ai décidé de doter mon pays d’un lieu de référence international où les artistes peuvent venir s’exprimer, où les créateurs, les plasticiens peuvent venir passer du temps pour créer, où les élèves et étudiants peuvent venir se ressourcer et mener des recherches. Un lieu pour les habitants, un lieu pour tous», indique Janvier Nougloï, directeur du Ccri John Smith. Le joyau dont bénéficie Ouidah est une marque originale en Afrique. Il fait la fierté des autorités et des bénéficiaires. « Ouidah sera un cadre pour révéler les talents dans le domaine des arts et de la culture », se réjouit Christian Houétchénou, maire de Ouidah, selon qui la mise en œuvre du Ccri place la commune au cœur des arts et de la culture dans le monde. Société 18 sept. 2020


Classement Fifa du mois de septembre 2020: Le Bénin stagne à la 84e place mondiale
La Fédération internationale de Football (Fifa) a publié, ce jeudi 17 septembre, son classement mensuel des sélections nationales. Sans aucune sortie internationale depuis la dernière publication pour cause du coronavirus, les Ecureuils du Bénin sont restés à la 84e place, une position qu’ils occupent depuis novembre 2019. Face à la pandémie du coronavirus, le classement Fifa du mois de septembre 2020, publié ce jeudi 17 septembre par l’instance mondiale du football est sans grands changements par rapport à celui du mois dernier. 84e sélection de l’univers du football depuis novembre 2019, la position des Ecureuils du Bénin n’a pas varié dans ce classement. Aucune équipe nationale africaine n’ayant joué durant la fenêtre Fifa de septembre, au plan africain, le Sénégal (20e) reste la nation la mieux classée, devant la Tunisie (26e) et le Nigeria (29e) qui ont gagné respectivement une et deux places. Championne d’Afrique en titre, l’Algérie est 35e alors que le Maroc est 43e. Le Ghana (46e), l’Égypte (51e), le Cameroun (53e), le Mali (57e ex-æquo, -1) et la RD Congo (57e ex-æquo, -1) sont les autres nations les mieux loties de ce classement. Trois sélections africaines figurent pour la première fois dans le Top 30 depuis janvier 2018. Le Bénin est la 18e nation africaine de la discipline tandis que le Gabon, son prochain adversaire en amical est 17e. La Belgique reste en tête du classement devant la France (2e) suivie du Brésil (3e), de l’Angleterre (4e) et du Portugal (5e). Grâce à leurs victoires sur le Danemark et l’Islande en Ligue des Nations, les Diables rouges confirment leur hégémonie au sommet de ce classement depuis deux ans. Le Portugal de Cristiano Ronaldo a pu gagner deux places pour entrer dans le top 5. Le prochain classement est prévu pour le 22 octobre 2020 au lendemain de la fenêtre internationale Fifa où plusieurs matchs amicaux dont celui du Bénin contre le Gabon sont annoncés. Le top 20 africain 1. Sénégal (20e au niveau mondial) 2. Tunisie (26e) 3. Nigeria (29e) 4. Algérie (35e) 5. Maroc (43e) 6. Ghana (46e) 7. Egypte (51e) 8. Cameroun (53e) 9. Mali (57e) 10. RDC (57e) 11 Burkina Faso (59e) 12. Côte d’Ivoire (60e) 13. Afrique du Sud (71e) 14. Guinée (74e) 15. Ouganda (77e) 16. Cap-Vert (78e) 17. Gabon (83e) 18. Bénin (84e) 19. Zambie (88e) 20. Congo (60e) Le top 10 mondial 1. Belgique 2. France 3. Brésil 4. Angleterre 5. Uruguay 6. Croatie 7. Portugal 8. Espagne 9. Argentine 10. Colombie Sports 18 sept. 2020


Responsabilité sociétale des entreprises: Entre quête du profit et principes de croissance durable
Dans un contexte de mondialisation et de dérèglement climatique, la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) prend tout son sens. Elle requiert de l’entreprise, au-delà de la maximisation du profit, la prise en compte des préoccupations environnementales, sociales et économiques dans sa gouvernance en vue d’un développement durable et équitable. Satisfaire les besoins actuels de développement sans compromettre les générations futures grâce à une approche consciente. Telle est la responsabilité qui incombe aux humains, aux gouvernements, aux organisations, et particulièrement aux entreprises dont les activités impactent la société et l’environnement. L’entreprise est astreinte non seulement à assurer le plein épanouissement de son personnel et protéger les intérêts de ses clients, mais aussi faire preuve d’éthique et d’intégrité, œuvrer en faveur de l’environnement et du climat et soutenir le développement de sa communauté. Cette démarche connue sous la dénomination de Responsabilité sociale des entreprises ou Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) implique un mode de gouvernance qui prend en compte les intérêts et contraintes de toutes les parties prenantes : partenaires, collaborateurs, clients, actionnaires et société civile. Elle reste une orientation stratégique laissée au choix des managers et qui devra être déclinée en engagements. Conformément à la norme ISO 26000 qui définit les lignes directrices en matière de responsabilité sociétale, et suivant les recommandations des Objectifs de développement durable (Odd) adoptés par l’Organisation des Nations Unies en 2015, la mise en application de la Rse engage l’entreprise à rendre compte à ses parties prenantes des efforts et résultats en la matière à travers un rapport. La politique Rse inclut un mode de gestion puis induit un plan d’actions visant à limiter les effets négatifs et bonifier les effets positifs des activités des sociétés sur les parties intéressées et sur le développement durable. Ainsi, tout en axant sa gouvernance sur les bases d’une croissance soutenue et équitable, l’entreprise s’oblige librement à prendre en compte et à gérer les effets sociaux, environnementaux et économiques dans la production des biens et services de façon responsable et suivant les attentes du public. Contraintes Dans la mise en œuvre des projets et des activités de développement humain durable, la gestion des risques et effets environnementaux et sociaux s’avère une question non négociable. La sauvegarde de l’environnement est une exigence juridique encadrée au Bénin par plusieurs lois, indique Mensah G. Agbidinoukoun, spécialiste en sauvegarde environnementale. Il cite, entre autres, la loi-cadre sur l’environnement, la loi portant régime des forêts, faune, etc., le décret n° 2017-332 du 7 juillet 2017 portant organisation des procédures d’évaluation environnementale en République du Bénin. D’autres textes : conventions, accords et protocoles internationaux ratifiés, notamment sur les changements climatiques, la biodiversité, la désertification, l’accord de Paris, mettent également l’accent sur les mécanismes d’identification et de gestion des impacts négatifs des activités, projets et programmes sur l’environnement. La stratégie en la matière, souligne Mensah Agbidinoukoun, consistera en une veille environnementale continue, des renforcements de capacités et des séances de sensibilisation, la diffusion adéquate des documents de sauvegarde environnementale et sociale auprès de tous acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet dès son démarrage. A cela s’ajoute la sélection environnementale systématique (Tri préliminaire Screening) qui se décline en l’identification participative des risques potentiels, l’analyse de ces risques, la détermination du travail environnemental nécessaire, etc. Il s’avère nécessaire que le plan d’affaires fasse l’objet d’une évaluation environnementale préalable. De même, il faut mettre en place les outils relatifs aux mesures d’hygiène, de santé et de sécurité individuelle et collective. Entre autres, indique M. Agbidinoukoun, la sauvegarde environnementale se traduira par la réalisation du Plan de gestion environnemental simplifié (Pges), des notices environnementales, la conduite des processus de réalisation des études d’impacts pour les sous-projets assujettis, l’intégration des coûts des mesures de sauvegarde contenues dans les différents Pges. L’entreprise veillera à la mise en œuvre des Pges des sous-projets, avec un accent particulier sur la surveillance et le suivi environnemental interne, en vue de préserver le cadre de vie. A ce propos, il faut veiller à la réduction de la pollution (nuisances des déchets solides et ménagers, les eaux usées, pollution sonore, etc.), la préservation de l’énergie, la prévention des dangers résultants de l’utilisation des produits. Normes sociales Les questions de genre et développement et de la sauvegarde sociale sont des aspects à intégrer dans le processus de sélection et de mise en œuvre des projets et des activités, préconise Sabine T. Toungakouagou Sama, socio-anthropologue et spécialiste en développement social. Les responsables d’entreprises doivent avoir à l’esprit d’accorder une place prépondérante aux jeunes, aux femmes et aux couches vulnérables pour un développement durable. L’idéal, c’est que l’effectif de ces derniers, aussi bien dans le personnel permanent que dans le personnel occasionnel, atteigne au moins 40 %, précise-t-elle. « Un intérêt à porter aux jeunes, parce que par rapport à l’entrepreneuriat, ils ont encore de l’énergie, ont l’initiative et la capacité d’entreprendre pendant longtemps et de conduire leurs activités jusqu’à terme ; les personnes vulnérables parce qu’étant aussi des acteurs du développement, il faut également exploiter leurs potentialités », explique-t-elle. Sabine Toungakouagou Sama fait aussi mention de la nécessité d’instaurer des rapports harmonieux de collaboration dans l’entreprise à travers le respect des règles de cohabitation harmonieuse avec les acteurs proches de l’unité de production. Cela permet, justifie-t-elle, d’éviter ou de gérer de manière pacifique les conflits sociaux entre le promoteur et les acteurs de son environnement immédiat. Les normes sociétales imposent également d’accorder un traitement salarial égal aux jeunes, adultes et aux groupes vulnérables. « A travail identique, rémunération identique », insiste Mme Sama. Elle souligne que le promoteur ne peut prétexter de ce que les charges familiales pèsent plus sur l’homme ou la femme pour justifier des inégalités dans le traitement salarial. La spécialiste en développement social recommande aussi que les investissements se déploient sur un foncier sécurisé, tout en mettant l’accent sur le non emploi d’ouvriers mineurs. « Les enfants ne doivent pas être livrés à des tâches non adaptées à leur condition physique », rappelle Sabine T. Sama. De même, les actes de violences basées sur le genre sont à bannir dans la société en général et dans le milieu professionnel en particulier, pour préserver notamment les femmes et les filles, ajoute-t-elle. Economie 18 sept. 2020


Réunion annuelle des ministres des Affaires étrangères des Pma: Les performances nationales relevées
Le patron de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, a pris part, ce jeudi 17 septembre, par visioconférence, à la réunion annuelle des ministres des Affaires étrangères des Pays les moins avancés (Pma). Au cours de son intervention, il a exposé, les fruits des réformes engagées par le gouvernement béninois de même que les mesures sociales prises pour juguler les effets du Covid-19. Ces assises virtuelles interviennent dans le cadre de la 75e session de l’assemblée générale des Nations Unies. Depuis 2016, le gouvernement du président Patrice Talon met en œuvre des réformes dans tous les secteurs, et les efforts déployés portent déjà leurs fruits. Lesquels ont été exposés, hier jeudi, aux participants à la réunion annuelle des ministres des Affaires étrangères des Pays les moins avancés (Pma) par le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. L’objectif de cette réunion est, entre autres, de faire le point des progrès réalisés dans les différents pays suivant un certain nombre d’agendas internationaux tels que le programme d’actions d’Istanbul, le programme d’actions d'Addis- Abeba mais aussi les initiatives propres à chaque pays. « Au Bénin, la stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté 2011-2015 a constitué la manifestation de la volonté réelle de la mise en œuvre du Pai. Depuis avril 2016, sa mise en œuvre est portée par deux documents d'opérationnalisation du Plan national de développement (Pnd) 2018 à savoir, le Programme d'action du gouvernement (Pag) et le Programme de croissance pour le développement durable Pc2d », explique le ministre. Il indique que la mise en œuvre de ces programmes a permis au pays, de passer d'un taux de croissance de 4 % à 7,6 % en 2019, et depuis le début de cette année, le Bénin est sorti du cercle des 25 pays les plus pauvres et devient un pays à revenu intermédiaire. Cette croissance économique, poursuit-il, a été mise au service du développement social conjointement avec l'initiative spéciale dénommée “ Ne laissez personne de côté”. Il fait noter que le gouvernement oeuvre à l'amélioration des conditions de vie des populations à travers des actions phares telles que l'asphaltage, l'éclairage public, l'assainissement, l'accès à l'eau et à l'électricité, l'accès aux soins de santé de qualité, la transformation digitale. Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, le ministre a aussi fait part du vaste soutien du gouvernement au secteur productif dans l’optique d'atténuer les effets néfastes de cette pandémie sur les entreprises, les personnes pauvres et extrêmes pauvres, les artisans et autres petits métiers. Ces mesures sociales sont évaluées à 200 milliards de francs Cfa, affirme-t-il. Au plan de la gouvernance, Aurélien Agbénonci informe que le cadre juridique et institutionnel national est renforcé, et le pays a amélioré ses scores dans les classements et notations d'agences internationales tels l'Indice Mo Ibrahim, le rapport Doing business. Aussi, la lutte contre la corruption est désormais ancrée dans les pratiques de la bonne gouvernance au Bénin. « Grâce aux réformes engagées, le Bénin évolue dans le respect des principaux standards internationaux à travers la mise en place d’outils appropriés. Toutes choses favorables au climat des affaires et à la promotion des investissements. Les gains d'efficacité résultant de la mise en œuvre de ces réformes qui touchent à la fois, l’administration publique, le système judiciaire, le système politique partisan, la dématérialisation, permettent de renforcer l’efficacité de l’action publique», se réjouit Aurélien Agbénonci. Après avoir évoqué le défi de la réduction des inégalités, le ministre renouvelle l’engagement du Bénin en faveur de l’Agenda 2030 et invite les pays à la poursuite des performances réalisées dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda d’Istanbul pour l’amélioration des résultats en matière de développement humain. Pour finir, il appelle la communauté internationale à améliorer l’aide publique au développement à l’endroit des Pma et des pays africains car, cette aide connaît un recul ces dernières années alors que les Pma ont besoin d’un partenariat international solide et solidaire. Ce recul, affirme-t-il, préoccupe le Bénin. Actualités 18 sept. 2020


Pour services rendus à la nation: Trois cadres émérites de l’Onip reçus dans l’Ordre national
Hyacinthe Koudhorot, Edmond Zossoungbo et Bertin Sowakoudé, trois cadres de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), font désormais partie des valeureux agents de l’Etat dont les noms sont inscrits dans les livres d’or de l’Ordre national du Bénin. Ils ont été honorés pour leurs nombreux services rendus à la nation. La cérémonie de distinction a eu lieu, ce mercredi 16 septembre, dans les locaux de l’Office, à Cotonou, sous l’égide de la grande chancelière de l'Ordre national du Bénin. « Madame Kikè Yabo Hyacinthe Ange Koudhorot et Monsieur Armand Edmond Placide Zossoungbo. Au nom du président de la République, Grand maître de l’Ordre et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons chevalier de l’Ordre national du Bénin. Monsieur Bertin Sowakoudé, au nom du président de la République, Grand maître de l’Ordre, et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons chevalier de l’Ordre national du mérite du Bénin ». C’est en vertu de ces mots de la grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, que chacun des récipiendaires a reçu son insigne, dans la grande salle de conférence de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), à la faveur de la cérémonie organisée à cet effet. Avant cette étape protocolaire, la grande chancelière, dans son allocution, a rappelé le brillant parcours de chacun des récipiendaires. Hyacinthe Koudhorot est journaliste et actuelle cheffe du service Archivage et Documentation du quotidien ‘‘ La Nation ’’, Edmond Zossoungbo ingénieur-technologue des arts graphiques et ancien directeur de l’imprimerie de l’Onip et Bertin Sowakoudé manager, actuel directeur général par intérim de l’Onip. Par la même occasion, Koubourath Osséni a lancé un appel aux récipiendaires à poursuivre sans relâche la marche qu’ils ont commencée et à ne s’arrêter qu’au dernier répit. Elle attire leur attention sur le fait qu’ils sont désormais des gardiens de la maison Onip et par conséquent des modèles pour les autres agents. En plus des médailles, les récipiendaires ont reçu, tour à tour, leurs certificats de réception dans l'ordre. Les décrets de réception, en cours de signature par le chef de l’Etat, Patrice Talon, leur seront remis dans les prochains jours. « Que de joie en ce jour mémorable pour nous… », lance la porte-parole des heureux du jour à l’entame de son propos. Kikè Yabo Hyacinthe Ange Koudhorot remercie le chef de l’Etat pour avoir porté son choix sur leur modeste personne. Elle remercie également toutes les personnes qui les ont soutenus et accompagnés dans ce choix opéré par le président de la République. «Chers invités, il faut le souligner, cette distinction (…) est le fruit de nos efforts communs, de notre abnégation commune car, c’est toute une chaîne, la presse (…). Chaque maillon est unique et indispensable pour la réussite de la mission d’information, de formation et de distraction… », a-t-elle souligné. De ce fait, la porte-parole des récipiendaires pense que c’est tout l’Office qui est à l’honneur et gravé dans le livre d’or de la Grande chancellerie. Cette cérémonie riche en sons et en couleurs a été marquée par la présence des parents et amis des impétrants de même que de plusieurs personnalités politico-administratives dont notamment des conseillers de la Grande chancellerie du Bénin, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et du ministère de la Communication et de la Poste. Par Ariel GBAGUIDI et Alégria NASSARA (Stag.) Actualités 18 sept. 2020


Modernisation de la Poste du Bénin: Les nouveaux membres du Conseil d’administration installés
Les nouveaux membres du Conseil d’administration de la Poste du Bénin ont été installés ce jeudi 17 septembre à Cotonou. A l'occasion, le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, les a invités à accélérer le processus de renaissance, de restructuration et de modernisation de la Poste afin de la rendre solvable, rentable et performante sur le marché. La Poste du Bénin a un nouveau Conseil d’administration. Il a été installé jeudi 17 septembre par le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla. Au nombre de 7 avec à leur tête un président, les nouveaux administrateurs sont nommés pour un mandat de trois ans renouvelable et ont la responsabilité de définir les orientations de la Poste, d’adopter son organigramme et ses procédures ainsi que de procéder à l’adoption chaque année du budget de la société. Horace Afadjinou, directeur général de la Participation de l’Etat et de la délégation représentant le ministre de l’Economie et des Finances, note qu’il s’agit d’une lourde responsabilité que portent les administrateurs puisque la loi n°88-005 du 26 avril 1988 relative à l’organisation et au fonctionnement des entreprises publiques et semi-publiques stipule que le « Conseil d’administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de l’entreprise publique dans la limite de l’objet social et de ceux expressément réservés par la loi et les statuts ». Horace Afadjinou précise que c’est dans le but de mieux responsabiliser le Conseil d’administration que le conseil des ministres lui a délégué ce pouvoir. Il rappelle que les administrateurs ont la responsabilité du contrôle permanent de la gestion du directeur général et de l’arrêt des comptes de chaque exercice tout en respectant le délai légal qu’est le 31 mars de l’année N+1. Passé ce délai, les administrateurs encourent des peines d’emprisonnement et d’amendes. Il ajoute qu’ils ont de même la responsabilité de recruter ou de révoquer le directeur général en cas de manquement ou d’insuffisance de résultat. « Lorsque vous avez des préoccupations liées à la gestion quotidienne de la direction générale, le conseil doit pouvoir délibérer et rendre compte au conseil des ministres à travers le ministre de tutelle », fait-il savoir aux nouveaux administrateurs. Horace Afadjinou poursuit que le conseil d’administration, pour mieux fonctionner, doit se réunir autant que possible et au siège de la Poste du Bénin. Il demande aux administrateurs de bien jouer leur partition auprès des commissaires aux comptes afin que ces derniers puissent rendre compte au conseil des ministres. Appel à la modernisation de la poste Tout en félicitant les nouveaux membres du Conseil d’administration pour leur nomination, le ministre de la Communication et de la Poste a mis l’accent sur l’importance et le caractère sensible de leur mission. Alain Orounla, au nom du président de la République, Patrice Talon, a salué non seulement le conseil d’administration sortant pour les efforts consentis pour la survie de la société mais aussi la directrice générale qui a pris à bras le corps les problèmes auxquels la poste est confrontée et qui fait au quotidien des efforts pour y trouver solutions.« Nous voulons sortir du schéma classique traditionnel de la poste à l’instar de ce qui s’est passé dans d’autres pays et faire d’elle une entreprise compétitive tout en assumant ses fonctions de service public qui peut être contraignant mais qui est sans doute enrichissant puisque ça lui confère l’avantage d’une présence sur tout le territoire béninois. Il s’agit d’un atout dont elle doit tirer parti en offrant des services aux entreprises », souhaite-t-il. Alain Orounla reconnait le leadership et les qualités de ceux qui sont nommés, les exhorte à prendre au sérieux leur mission et leur fait savoir qu’il ne reste que très peu de temps pour rendre la Poste du Bénin compétitive. A la fin de la cérémonie, chaque administrateur a reçu des mains du ministre un guide pouvant lui permettre de mieux cerner la mission à lui confiée. Actualités 18 sept. 2020


Ahouankpontin de Zagnanado ou la place des Amazones, aujourd’hui ensevelie !
Dans le contexte actuel, aussi bien à l’échelle mondiale qu’au niveau national, où l’Histoire pousse à des actes de décolonisation des espaces publics (aux Antilles, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Belgique…) et à des prises de décisions à haute teneur historique ( dépôt de gerbe au Monument aux Morts le plus ancien du Bénin, le 1er août 2020, à Cotonou ; érection en cours d’une statue d’Amazone en face de la place de l’indépendance, à Cotonou), l’historien, heureux de ces actes-symboles, se rappelle néanmoins et regrette des ravages causés parfois par le tracé d’une route qui passe dans les entrailles d’une ancienne agglomération ou l’abandon de lieu-témoin ou fondateur de notre vivre-ensemble. En effet, Préhistoriens, Archéologues et Historiens… grincent des dents, chaque fois qu’un élément du patrimoine matériel et immatériel national est victime de l’abandon ou d’une agression physique au nom de la modernité. C’est un grand débat, celui sur le thème "Modernité et histoire" dans nos pays en développement. Modestement, cet article de presse veut montrer, de façon succincte comme l’exige cet exercice, l’importance de Zagnanado et de son Ahouankpontin, c’est-à-dire sa caserne des Amazones, dans la stratégie militaire du Danxomè au XIXe siècle et signifier comment une nouvelle vision de progrès social a fait disparaitre progressivement tous les marqueurs du passé glorieux de cette cité-palais, Zagnanado, une des trois actuelles communes d’Agonlin. Zagnanado et Ahouankpontin dans la stratégie géopolitique du Danxomè Ahouankpontin, littéralement traduit en français veut dire : lieu d’observation de la guerre ou observatoire de la guerre ou caserne militaire installée à Zagnanado, chef-lieu de la province orientale du Danxomè à partir du XIXe siècle. Zagnanado, géographiquement, ne recouvre plus aujourd’hui qu’une portion du pays Agonlin depuis la réforme territoriale de 1978 alors que pendant la période d’avant la pénétration coloniale, cette localité était une cité-palais créée de toutes pièces par Dada Glèlè (1858-1889) dans le cadre de l’affinement du dispositif administratif et militaire d’Agbomè en lutte victorieuse contre Oyo, puissance sous-régionale rivale du Danxomè, pour abriter la résidence royale, la caserne militaire et l’administration centrale de la province orientale de cette monarchie constitutionnelle. La naissance et l’origine du nom Zagnanado restent liées à la rivalité militaire entre les deux monarchies expansionnistes situées l’une à l’ouest (Agbomè) et l’autre à l’est (Oyo) de cette Zone-tampon qu’est Agonlin. Des auteurs comme l’Abbé Théophile Mouléro (1965, Conquête de Kétou par Glèlè…, p.59), Théodore H. Mikponhoué (1977, Recherches sur l’histoire… de Zagnanado…, pp. 27-32), Lucien Assogba-Djo (1981, L’évolution des relations entre Agbomey et Agonlin…, pp. 91-97) et des informateurs avertis comme le prince traditionniste Batchalou Nondichao (entretien avec l’intéressé à l’Infosec le 25 octobre 2006) sont unanimes pour dire que le nom de Zagnanado est lié à la mort dans cette localité du roi Ghézo grièvement blessé à Ekpo et conduit à pas de course jusque-là où … « le roi se meurt…Le roi était mort. On était encore en plein jour ! Le cortège décida d’attendre la tombée de la nuit avant de poursuivre son chemin vers Abomey, d’où l’appellation de Zà jé na do (Zandjin nado) déformé par la suite en Zagnanado [ou Zangnanado] c’est-à-dire, tant que la nuit ne tombera pas, nous ne pourrons pas poursuivre notre marche funèbre » (Mikponhoué, 1976, pp. 31-32). Pour immortaliser le lieu où son père rendit l’âme et matérialiser la présence de la Cour royale d’Agbomè dans cette région frontalière du royaume, Dada Glèlè (1858-1889), fils et successeur de Ghézo, décida d’y ériger une résidence secondaire (Honmè) et un campement militaire (Ahouankpontin) dès sa prise de pouvoir à Agbomè en 1858. Donc s’agissant de Zagnanado, ce n’est pas seulement un « Agbomè - Kandofi » avec un représentant du roi mais un Agbomè- Ésodofi avec son Honmè habité, très souvent, par le Roi et des Reines en ces temps (2e moitié du XIXe siècle) de guerres fréquentes entre Agbomè et Oyo pour en finir définitivement avec cette dernière. Structure de la Cité-Palais de Zagnanado Sur un domaine d’à peu près 40 hectares, situé à équidistance de Doga et de Agonlin-Houégbo et à quatre kilomètres environ de Covè, le roi fit construire au sein d’un espace de près de cinq hectares deux «tatas », un pour lui et l’autre pour les reines, représentant le « Honmè » et tout autour de l’espace palatial fut installé tout un complexe résidentiel comprenant : – au nord, jouxtant l’espace palatial entouré, comme à Agbomè, de grandes murailles, le quartier Hongbobji (au seuil de la grande Maison), fut le siège de l’administration royale et le quartier des princes agboméens (noblesse de sang) et des fonctionnaires anoblis (noblesse de charges) constituant les grands dignitaires de la province d’Agonlin (familles Gantin, Alladayinkan, Adjabloukou, Ayihou,etc.) – au sud, séparé du palais et de Hongbodji par le chemin allant vers Don, le quartier des artisans/artistes appelé Houégoudo, Fléssa et Agbondjèdo, où étaient installés, des tam-tammeurs, des musiciens (famille yoruba Atchadé), des forgerons et tisserands venus de Cana (les Toto et Ahodi)…bref, tout le laborieux peuple, venu de divers horizons (yoruba, fon et mahi) et attaché au service du roi et à celui de ses collaborateurs. – au nord-est du palais dont ils sont séparés par les chemins menant à Agonlin-Houégbo et l’actuelle rue qui conduit à l’église catholique Saint Benoît, les quartiers Assiadji et Ahouankpontin. – Ahouankpontin était une véritable caserne d’environ huit hectares, entièrement entourée de grandes murailles, où campait le détachement régional de l’armée danxoméenne faite de soldats et des fameuses Amazones. Le roi se rendait souvent à Ahouankpontin pour la revue des troupes. C’est de là que la troupe était levée pour aller guerroyer à l’est en zone yorubaphone. – Assiadji, un autre quartier historique, a été construit en face d’Ahouankpontin, pour abriter des captifs ramenés des nombreuses guerres contre les Yoruba à l’est ; mais Assiadji fut aussi une « brigade, sorte de légion d’honneur…composée en grande partie de soldats d’origine mahi, encadrés par des officiers que complètent quelques chefs de guerre étrangers assimilés » (Mikponhoué, 1976 :35-36). Dans un vibrant témoignage, délivré dans l’église catholique Saint Benoît de Zagnanado, le samedi 7 juin 2008, au cours d’une messe d’action de grâces dite à la demande des cadres d’Agonlin pour honorer la mémoire du feu Bernadin Cardinal Gantin, le Docteur Célestin Gantin, jeune frère du Cardinal, retrace quelques pans de l’histoire de cette cité-palais (Zagnanado), qui confirment la description faite plus haut : …Gantin, notre grand-père, né au milieu du 19e siècle, a vécu à Zagnanado où il est né. Zagnanado, localité située à une journée de marche d’Abomey est un poste militaire avancé pour le roi, une base stratégique pour aller affronter l’ennemi à Kétou et à Abéokouta. Le quartier Hongbodji de Zagnanado où réside actuellement la collectivité Gantin et où se trouve la maison de notre papa a abrité le Palais d’été du roi d’Abomey. C’était là qu’avait résidé notre arrière-grand-père Migan Hagla avec son fils Gantin. La mission catholique où nous nous trouvons actuellement y compris le cimetière, faisait partie du domaine du Roi. C’était un campement qui abritait ses soldats d’un côté et les amazones de l’autre. Alors que notre grand-père Gantin a été inhumé à Tindji Assanlin, notre papa, Henri Gantin a décidé, lui, d’être inhumé dans notre cimetière ici à Zagnanado où il est né, a grandi et a été scolarisé à l’école catholique. Ce rappel généalogique me semblait indispensable pour comprendre comment le Cardinal et sa famille, originaires de Tindji Assanlin au départ, sont devenus des ressortissants de Zagnanado. Ils restent viscéralement attachés à Zagnanado (La Croix du Bénin, n°946, 2008, p.10). Cet éloquent témoignage porté par un arrière-petit-fils du Migan Hagla, venu de Tindji- Assanlin et installé à Hongbodji par Glèlè, se passe de tout commentaire. Zagnanado "déshistorisée" et Ahouankpontin ensevelie ? Le Honmè de Dada Glèlè a été choisi en 1895 par le colonisateur français pour y installer la résidence de la nouvelle autorité locale, le Commandant du cercle de Zagnanado (1895-1933) et le Chef de la Subdivision quand Zagnanado-Agonlin devint une subdivision d’Abomey à la suite de la réduction du nombre de cercles au Dahomey, de treize à huit en 1934, en raison de contraintes budgétaires dues à la crise économique de 1929. Après l’indépendance du Dahomey jusqu’aux premières élections communales et municipales de 2002-2003, la résidence des Sous-préfets de Zagnanado était toujours le bâtiment colonial construit sur ou à côté de l’emplacement du Honmè, au sein de l’espace palatial. La restructuration urbaine entreprise au lendemain de la conférence des forces vives de la nation de février 1990 dans l’enceinte de cet espace palatial aboutit à l’érection de nouveaux bâtiments pour abriter les services administratifs du nouvel hôtel de ville et à l’abandon du bâtiment-résidence colonial. Celui-ci, désormais inhabité, abandonné et envahi par la végétation prit feu le 25 janvier 2020. En quelques minutes, toute la toiture de ce logement historique fut réduite en cendres, avant l’arrivée précipitée des populations de Zagnanado alertées et ahuries devant le sinistre; elles qui avaient déjà interdit, une première fois, au maire précédent (juin 2008-juillet 2011) la marchandisation de ce lieu de mémoire. Comme si cela ne suffisait pas, ce processus de "déshistorisation" de la ville-martyr de Zagnanado en cours depuis l’indépendance du Dahomey, fut accéléré par la chute, le mardi 2 juin 2020, du fromager multi centenaire, planté de façon prémonitoire par Ghézo dans le Ahimin (marché), séparant Honmè de Hongbodji. Que reste-t-il aujourd’hui des attributs de Zagnanado, chef-lieu de tout Agonlin de 1858 à 1978 ? Presque rien, hélas ! Les grandes murailles qui ceinturaient l’espace palatial ont disparu du fait des intempéries et actions anthropiques des différents Sous-Préfets et Maires qui, comme le colonisateur français, voulaient signifier aux populations, par cette prise de possession du même espace que les rois d’Abomey, qu’ils incarnent désormais l’Autorité à respecter par transfèrement de l’obéissance inspirée par l’ancienne royauté. Quant au sort d’Ahouankpontin, il serait plus heureux ! Mais là aussi, les hautes murailles (5 mètres de haut et un mètre environ d’épaisseur) ceinturant entièrement cette caserne ont été graduellement démolies et ensevelies sous le "tout-béton" de la clôture de la mission catholique Saint Benoît de Zagnanado, du cimetière et de l’habitat des Religieuses. Ces installations dans l’enceinte d’Ahouankpontin, espace clôturé de plus de huit hectares, décalées dans le temps, ont été légalement autorisées, respectivement par le premier Lieutenant-Gouverneur civil du Dahomey, Victor Ballot en 1895, et par l’Archevêque de Cotonou, Monseigneur Bernadin Gantin en 1961 (Paroisse de Zagnanado, Centenaire de l’arrivée des missionnaires au pays Agonlin : 1895-1995. pp.13 et 40). L’immense utilité multidimensionnelle de ces institutions publique et religieuse qui ont supplanté Abomey Ésodofi et Ahouankpontin de Zagnanado est telle qu’il ne vient à l’esprit de personne d’oser regretter les murailles ensevelies et d’autres atteintes à l’intégrité physique du passé de cette localité. Pourtant, il importe que l’histoire d’Agonlin, la vraie, liée à celle du Danxomè voire d’Oyo, soit connue de la jeunesse béninoise, notamment celle d’Agonlin, au moyen des lieux de mémoires à sauvegarder, à préserver ou à ériger pour la matérialisation et l’immortalité dans le paysage actuel des grands marqueurs de l’histoire d’Agonlin. Professeur Dossa Sébastien SOTINDJO Société 17 sept. 2020


Concours de recrutement de 100 gardes forestiers: Lokossa abrite les épreuves sportives
Les conditions d’organisation du concours direct de recrutement de 100 gardes forestiers, peu à peu, se dévoilent. Entre autres secrets, les postulants sont attendus à Lokossa, chef-lieu du département du Mono, pour y subir les épreuves sportives, selon des sources officielles. Les administrations du département devant contribuer à la réussite de cette phase du concours ont été sensibilisées sur leurs partitions respectives. C’est le cas de la Police républicaine et de la direction départementale en charge du Sport. Reste que les candidats, dont les dossiers sont attendus jusqu’au 19 septembre prochain, prennent leurs dispositions pour se donner les chances de concrétiser leur rêve, évoluer dans la corporation des gardes forestiers. Le concours est organisé par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable.   Société 17 sept. 2020


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