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Nouvelles

Actualisation du fichier électoral: Le Cos-Lépi toujours sans budget de fonctionnement

En attendant la mise à sa disposition du budget indispensable à son fonctionnement, le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) a démarré ses activités en trombe depuis la semaine dernière. Reste à savoir si elle subira les mêmes difficultés financières que ses aînées !

La question du financement des activités du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) est abordée avec méfiance et assurance au sein de l’institution. Officiellement, personne ne veut prendre le risque de s’aventurer sur la question. Quel est le montant du budget ? A quel niveau se trouve-t-il ? A quand les premiers décaissements ? A ces questions, comme bien d’autres, motus bouche cousue !

Pourtant, depuis vendredi 23 septembre dernier, suite à la désignation des 154 membres des Commissions communales d’actualisation (Cca), les responsables de l’institution ont procédé au lancement de la formation des experts à qui reviendra la mission d’outiller ses relais communaux. Le lancement de cette formation par le président du Cos-Lépi était assorti d’un autre engagement : l’installation des membres des Cca sur la période allant du 24 septembre au 1er octobre et l’élection des membres de leurs bureaux. Depuis lundi 26 septembre, cet autre engagement s’est aussi traduit en actes. Conformément au calendrier préétabli, l'honorable Amouda Issifou, superviseur de l’aire départementale Borgou a procédé à l'installation des Commissaires communaux d'actualisation (Cca) du département dans la salle de conférence de la préfecture du Borgou en présence de quelques autorités polico-administratives. D’autres étapes devraient suivre celle du Borgou, avons-nous appris.
Et c’est justement ce démarrage en trombe qui amène à des interrogations quant au fonctionnement de l’institution qui attendrait toujours les moyens de sa mission. Pour l’heure, selon nos sources, le budget du Cos-Lépi, d’un montant de moins de quatre milliards F CFA aurait été déjà transmis au ministère de l’Economie et des Finances. Reste que les diligences nécessaires se fassent à ce niveau. En réalité, précisent nos sources, il y a eu retard dans la transmission en raison des divergences et tergiversations parlementaires qui ont porté un coup dur au calendrier du Cos-Lépi. Seule question pour l’instant, combien de temps Badirou Aguèmon et les siens attendront-ils ?

Actualités 27 sept. 2016


Coupe des nations de volley-ball de la zone 3: Le Ghana doublement sacré, le Bénin 3e chez les hommes

Les rideaux sont tombés, samedi 24 septembre dernier, sur l'édition 2016 du tournoi de la solidarité de volley-ball de la zone 3. A l’arrivée, le Bénin s’est contenté de la 3e place au niveau des hommes.

Commencée le mardi 20 à Ouagadougou, la coupe des nations de volley-ball de la zone 3 a pris fin samedi 24 septembre dernier. Après donc une semaine de compétition sur le Plateau de volley-ball de l'Injeps de Ouagadougou, les Ghanéens, comme ils l’avaient fait lors de la précédente édition de ce tournoi de la Solidarité, ont à nouveau dicté leur loi aussi bien en hommes et qu’en dames face aux Burkinabés.

Avec des équipes en transition, la Bénin a quant à lui terminé 3e devant le Niger, au niveau des hommes. Lucien Assogba et ses coéquipiers sont arrivés à bout de leurs homologues du Niger par un score de 3 sets à 1, soit 13 - 25 / 25 - 20 / 25 - 18 / 25 – 21, samedi dernier. Pour obtenir cette performance, les hommes de Ghislain Tomèdé ont dû puiser dans leurs réserves. Quant aux Ecureuils volleyeuses, elles ont pris la 4e place derrière les Nigériennes. Finalement, ce sont les Ghanéens qui ont raflé presque tous les trophées individuels, qu’il s’agisse des meilleurs joueurs, des meilleurs passeurs et des meilleurs attaquants. Le trophée du fair-play est revenu au Bénin.
Pour Ghislain Tomèdé, le travail reste à faire. " Nous ne sommes pas satisfaits, car nous étions venus pour disputer la finale. Mais une troisième place n’est pas rien du tout au regard du niveau de la compétition. Au niveau de la Fédération béninoise de volley-ball, on travail pour l’avenir. Nous donnons rendez-vous dans un an ", a-t-il laissé entendre.

Sports 26 sept. 2016


Promotion de l’usage des véhicules neufs: La BOA-Bénin et la SONAEC offrent le crédit automobile

La Banque of Africa (BOA-Bénin) et la SONAEC ont lancé l’offre conjointe de crédit automobile au profit de la clientèle béninoise. Cette initiative a été au cœur des journées portes ouvertes organisées du 22 au 24 septembre dernier au siège du concessionnaire automobile à Cotonou.

Acquérir une voiture neuve est souvent perçu au Bénin comme une affaire de nanti. Le Béninois moyen préfère alors recourir au véhicule d’occasion avec tous les risques de maintenance qu’il induit. Pour bousculer les habitudes, la société SONAEC et la Banque of Africa Bénin (BOA-Bénin) ont mis en place une offre de crédit automobile à l’endroit des particuliers. L’initiative qui vise surtout à développer chez les consommateurs béninois le réflexe de l’achat des véhicules flambants neufs a fait l’objet de journées portes ouvertes du 22 au 24 septembre derniers au siège du concessionnaire des marques Renault, Nissan et Hyundai à Cotonou. «Nous offrons aux clients la possibilité d’accéder à des voitures neuves grâce au crédit automobile. Cette offre s’adresse aux particuliers salariés du public comme du privé et aux professions libérales», fait observer Maxime Elégbédé, directeur Marketing et Communication de la BOA-Bénin. Le partenariat entre la Banque et la SONAEC dans la mise en place de ce produit s’inscrit, selon Georges Nabi, directeur général adjoint de la BOA-Bénin, dans la droite ligne des rapports de longue date qui lient les deux entreprises et se bonifient au fil des années. «Nos populations ont besoin de véhicules neufs et de qualité à des conditions souples. Le crédit automobile que nous avons mis en place répond bien au besoin des clients car les conditions sont très avantageuses», soutient-t-il.

Des conditions avantageuses

Les règles d’octroi de crédit automobile sont simples, selon les explications des autorités de la BOA-Bénin. Après l’ouverture d’un compte à la BOA-Bénin, le client se dirige vers le concessionnaire pour identifier la marque et le modèle de son choix avant de revenir en agence pour la constitution du dossier d’octroi du crédit automobile. Il s’agit d’un crédit à moyen terme de 5 ans maximum d’un montant allant jusqu’à 30 millions de francs CFA, pour un taux d’intérêt compétitif de 8%. Le prêt dépend du revenu permanent domicilié dans les livres de la BOA-Bénin ou de la quotité cessible du salaire du client d’une part, et d’autre part du prix du véhicule. Les frais de dossier représentent 1% du montant du crédit, avec un plancher de 10.000 francs CFA et un plafond de 150.000 francs CFA. Le client devra également souscrire à une assurance décès emprunteur et une assurance tout risque sur les deux premières années de crédit. «Le gage est également sur le véhicule requis», précise le directeur Marketing et Communication de la BOA-Bénin.
Les journées portes ouvertes permettent aux populations de découvrir les nouvelles gammes de véhicules Renault, Nissan et Hyundai que la SONAEC met sur le marché, avance Nicolas Adagbé, directeur général de la SONAEC. Pour lui, le crédit automobile est une occasion unique pour décider de l’achat d’un véhicule neuf, avec des conditions de garantie de 3 ans ou 100 000 km, la première révision gratuite, une remise de 5% à l’achat du véhicule et de 15% sur les pièces détachées. Ce service, insiste Nicolas Adagbé, offre aussi comme avantage de s’assurer un investissement sur 10 ans, loin des tracasseries et soucis relatifs à l’usage des véhicules d’occasion. «Investir dans les véhicules neufs, c’est garantir l’avenir en toute tranquillité», soutient-il. La BOA-Bénin et la SONAEC voient en cette initiative un début de réponse à une meilleure qualité de vie, à travers l’usage des véhicules moins polluants ¦

Actualités 26 sept. 2016


Erection des espaces culturels au Bénin: L’Etat absent, des promoteurs sauvent les meubles

En attendant que l’Etat se décide à agir pour l’érection des espaces culturels au Bénin, des promoteurs privés peu soutenus se battent pour offrir un cadre de diffusion des créations. Mais à quel prix ?

«De 2006 à 2016, l’Etat béninois a investi près de 20 milliards de francs CFA pour la création, la production et la promotion de la culture à travers le Fonds d’aide à la culture. Mais il se pose un problème de vision stratégique et un manque de souci de retour sur investissement. Quand on parle d’économie de la culture ou qu’on veuille évaluer l’impact de la culture dans le développement socio-économique, il faut forcément favoriser la diffusion et la consommation des œuvres artistiques». Espéra

Donouvossi, administrateur culturel de formation est déçu des investissements sans retour dans le secteur culturel au Bénin ces dernières années. Mais il n’est pas le seul. Comme lui, plusieurs artistes ont dénoncé courant mai-juin 2016, la gestion faite des fonds alloués au secteur avec une absence d’impacts. La revendication a été si poussée qu’une plate-forme dite Wanilo a vu le jour pour protester publiquement et exiger la réorganisation du secteur.
Ces dernières années, le Bénin a beaucoup fait parler de sa culture à travers le monde. Nombre d’acteurs culturels émergent dans leurs domaines respectifs et projettent une image rayonnante de ce pays dont la richesse culturelle fait l’unanimité. Mais ce n’est pas pour autant que tout est rose. Les artistes manquent d’espaces d’expression artistique. Pas de théâtre national, aucune salle de spectacle digne du nom dans le domaine public. Dans le privé, des initiatives ont vu le jour. Mais souvent mal ou pas accompagnées, certaines ont disparu et d’autres, abandonnées à la charge exclusive de leurs promoteurs qui se battent tant bien que mal pour résister. Pour l’heure, ce sont des espaces culturels étrangers (notamment les centres culturels français et chinois) qui offrent la meilleure technicité.

Les promoteurs privés volent au secours, mais…

Entrepreneur culturel et ancien directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), metteur en scène, écrivain et dramaturge,
Ousmane Alédji ne nie pas l’appui des centres culturels étrangers et observe que «L’institut français contribue pour beaucoup dans la formation des artistes béninois et dans la diffusion des productions artistiques au Bénin et à l’étranger». Mais c’est aussi vrai que «c’est une institution étrangère qui a son cahier des charges et ses impératifs propres. Sachons-nous garder de lui en demander trop», plaide l’entrepreneur culturel. Grâce à son centre culturel Arttistik Africa, il est perçu comme un visionnaire et son action jugée salutaire. C’est à lui que le Bénin doit aujourd’hui le plus grand espace d’expression artistique. L’idée a germé, selon lui, depuis 2002 à Limoges aux côtés de son ami Eric Premel, avant de prendre corps quelques années plus tard. «Je cherchais une solution de contournement des réseaux. Je voulais être souverain. Je veux dire que le créateur voulait être libre de choisir ses sujets, de penser, de créer et de diffuser sans les pressions et les stress que lui infligent le respect des règles décidées par d’autres», confesse-t-il. Son centre a déjà vu défiler de nombreuses personnalités dont l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo qui n’en dit que du bien.
Dans la commune d’Abomey-Calavi, l’une des plus grandes du pays, il n’existe aucune infrastructure publique pour la diffusion des œuvres artistiques. Pour combler ce vide, Tony
Gnambodè, un jeune acteur culturel a entrepris, il y a quelques années, l’érection d’un centre culturel : l’Espace Mayton. «Ce centre a été créé pour répondre à deux problèmes : combler le vide d’espaces de diffusion car on peut compter du bout des doigts le nombre d’espaces qui existe au Bénin, ce qui contraint les créateurs à diffuser tout au plus leurs créations alors qu’un spectacle doit être joué au moins 100 fois. Le second volet concerne les résidences. Les créateurs pour être performants, pour faire un chef-d’œuvre, ont besoin d’un espace où ils seront ensemble pour bien créer. Cela n’existe pratiquement pas au Bénin. Il faut donc créer un endroit où les artistes vont séjourner le temps de créer…», explique Tony Gnambodè. A ces deux raisons, il ajoute le manque de lieu de répétition et un cadre de distraction pour les étudiants et la population de la commune d’Abomey-Calavi qui est obligée de se déplacer pour suivre les spectacles à Cotonou. Depuis lors, le centre abrite toutes sortes de manifestations et permet aux étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi, le plus grand centre universitaire du Bénin, de bénéficier d’une programmation culturelle hebdomadaire ou mensuelle selon les périodes.

La souveraineté éprouvée

«Le besoin est là et l’Etat manque de vision», regrette Espéra Donouvossi. «L’Etat fait ce qu’il peut à travers le Fonds d’aide à la Culture. Nous, nous rêvons grand. L’Etat n’est pas responsable de nos rêves. En attendant qu’il prenne la juste mesure des choses, nous avançons. Nous ne l’attendrons pas pour avancer. Il finira par prendre le train en marche», lance Ousmane Alédji. Sur cette même préoccupation, Espéra Donouvossi fait observer que «Les centres culturels étrangers (américains, chinois et français) s’imposent au Bénin. Ce qui est une faiblesse de souveraineté. Il a fallu que certains privés comme Arttistik Africa, Espace Tchiff, Médiathèque de la Diaspora, Centre Lobozounkpa, Fondation Zinsou, Espace Mayton et quelques autres s’impliquent pour déconcentrer les centres culturels étrangers».
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. L’Etat a englouti depuis plus de 20 ans à travers la Loterie nationale du Bénin, des investissements énormes pour doter chacun des anciens démembrements administratifs d’une Maison des jeunes et de loisirs. Et si à ce jour, dans des centres urbains et périurbains, ces maisons érigées à grand frais avec l’argent du contribuable résistent et sont devenus les seuls lieux d’expression culturelle, dans d’autres localités, elles ont été abandonnées à la ruine, sans espoir d’une réhabilitation imminente.

«Nous n’y apportons pas ce que le peuple veut»

A l’opposé de ces deux acteurs culturels, le comédien Didier Sèdoha Nassangandé pense que le problème des espaces culturels est le moindre mal. Des espaces, quoi qu’infimes et techniquement peu fiables, existent dans la plupart des localités (les maisons des jeunes par exemple), sans oublier les salles de fête et de spectacle de grande capacité dont disposent certains lycées et collèges. Ces espaces peuvent constituer un début de solution, soutient le jeune comédien. «Nous n’y apportons pas ce que le peuple veut», pense-t-il.
Si on s’en tient aux explications de Tony Gnambodè, la situation actuelle du Bénin est tout simplement catastrophique car l’artiste n’est rien sans espaces culturels. «Tout part de là. Il faut d’abord des salles de spectacles et bien équipées et après cela, investir dans la formation des acteurs, la création et la diffusion», insiste ce promoteur culturel. Pour lui, il serait bon pour l’Etat de donner vie aux espaces privés et publics qui existent à travers leur équipement, leur animation et mettre un personnel outillé dans leur gestion. Il faut aussi une vision, ajoute Espéra Donouvossi. «A quoi ça sert d’investir des dizaines de milliards comme aide à la culture quand on ne met en place aucune stratégie fiable d’espace de diffusion ? Des œuvres qui sont créées et gardées dans les maisons ne servent à personne et n’ajoutent aucune valeur au produit intérieur brut», opine cet administrateur culturel.
Pendant ce temps, les acteurs privés jouent la carte de la minutie. Rien n’est fait ou laissé au hasard. Si l’espace Mayton est implanté dans la plus peuplée des communes du Bénin, Arttistik-Africa lui a pris ses quartiers généraux dans l’un des quartiers les plus peuplés de la cité économique du pays. Et à Ousmane Alédji de préciser que ce centre est pensé pour être une cuisine géante dans laquelle se croisent créateurs et publics. «Nous sommes les premiers et nous occupons une place de choix dans l’esprit des gens si j’en juge par le respect et le soutien qu’ils nous témoignent», ajoute-t-il.
«Nous voulons créer et renforcer le lien créateurs-publics dans des lieux où ce lien est encore superflu ou inexistant. Agla est tout indiqué. C’est l’un des quartiers les plus peuplés de Cotonou. C’est aussi l’un des plus marginaux, aucune infrastructure publique majeure, l’un des quartiers les plus pauvres. Avant notre centre, cette portion importante de Béninois n’avait pas droit à l’Art contemporain. Elle ne connaissait pas ses artistes. La preuve que nous avons eu raison se fait tous les soirs. Nos salles sont presque toujours pleines et nous ne faisons pas d’efforts particuliers», détaille Ousmane Alédji.

Solutions…

«Ce qu’il faut et de toute urgence, c’est d’accompagner les initiatives privées qui existent. Une enveloppe consistante devrait être apportée aux promoteurs d’espaces culturels et qui respectent un certain nombre de critères d’architecture dans la construction de leurs espaces. Il ne s’agira pas de financer totalement les initiatives privées mais juste accompagner les promoteurs privés à achever leurs projets. Si l’Etat n’en a pas les capacités conceptuelles, il urge de soutenir les acteurs privés qui y jettent leurs ressources», propose Espéra Donouvossi.
A l’Etat, Didier Sèdoha Nassangandé demande aussi de professionnaliser l’existant, surtout au plan technique. «Ma proposition est que le gouvernement signe un contrat avec les espaces qui existent pour que les créations et les diffusions de spectacle qu’il finance via la Fonds d’aide à la Culture puisse passer par les espaces. Cela doit être une exigence lors de la signature des contrats avec les bénéficiaires. Ce qui va contraindre ces derniers à diffuser leurs spectacles et fera vivre les espaces», indique Tony Gnambodè.
Et même si l’Etat a un rôle important à y jouer, les acteurs privés ont besoin d’exigence. «Soyons plus exigeants vis- à-vis de nous-mêmes. Je parle surtout aux créateurs. Pensons large. Rêvons monde. Mettons-nous en danger. Il n’y a pas une école où l’on apprend à rêver et nous sommes autant capables que les autres de tenir debout sur nos jambes et de défier la terre», conseille
Ousmane Alédji. «L’Etat doit aussi accompagner les grands collèges et lycées du pays à se doter d’un espace culturel pour les activités artistiques et culturelles. Pareil pour les campus universitaires où il faut aménager un espace dédié aux arts et à la culture. Enfin, il faut repenser et mettre en place un nouveau plan de construction du théâtre national», conclut Espéra Donouvossi.

Culture 26 sept. 2016


Surveillance des zones frontalières: Les Etats-Unis pourvoient le Bénin d’importants matériels sécuritaires

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a abrité jeudi 22 septembre, une cérémonie de remise de matériels sécuritaires des Etats-Unis à l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abégief). Cet appui du gouvernement américain vient renforcer les capacités d’intervention de l’Unité spéciale de surveillance des frontières (Ussf).

Gilets pare-balles de diverses tailles, plaques de protection, vision monoculaire, chaînes de radio portatif, etc. Les équipements offerts à l’Unité spéciale de surveillance des frontières (Ussf) sont multiples et variés. Marcel Baglo, directeur général de l’Abégief, structure bénéficiaire de ces dons n’en a pas été moins ému. Après avoir rappelé le contexte de création de cette unité spéciale de la Police nationale, il a rendu hommage aux hommes qui la composent. «Ce sont des policiers-martyrs, des policiers-guerriers qui travaillent loin de leurs familles pour assurer la quiétude des populations au niveau des frontières », a-t-il déclaré. Selon lui, la tâche de cette unité d’élite est d’autant plus importante que la délinquance part d’abord des zones frontalières du Bénin pour essaimer les villes.

La prévention est essentielle en matière de sécurité, a estimé pour sa part Idrissou Moukaïla, directeur général de la Police nationale, rappelant le rôle ardu joué par l’Ussf le long des frontières béninoises. «Ils constituent notre première ligne de sécurité », a renchéri Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. «Je ne peux que remercier le gouvernement américain, à travers son ambassade à Cotonou pour ce geste qui constitue le troisième du genre en l’espace de six mois», a-t-il poursuivi.
Lucy Tamlyn, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin s’est réjouie de célébrer à travers cette cérémonie de remise de dons, «le partenariat durable qui lie les autorités béninoises et américaines ». Elle a rappelé à cet effet, la mise à disposition du Bénin, d’un programme de lutte contre l’extrémisme violent chiffré à 800 millions de FCfa. Un protocole d’accord a d’ailleurs été signé en marge de la cérémonie pour perpétuer cette relation bilatérale assise sur la bonne entente en matière de sécurité. Le credo: «Avec l’Ussf, sécurisons mieux nos frontières» a plus que jamais de la consonance.

Mieux connaître l’Ussf

Selon Marcel Baglo l’idée de la création de l’Unité spéciale de surveillance des frontières (Ussf) est venue de trois constats à savoir : la non-prise en compte des causes réelles de l’insécurité par l’Etat, la faible prise en compte des zones périphériques en matière de politique de développement et le faible maillage sécuritaire du territoire national. Conjointement créée par la Direction générale de la Police nationale (Dgpn) et l’Abégief, l’Ussf est cette unité d’élite chargée entre autres, de la surveillance continue du territoire, des bornes frontières, etc. Forte de ses résultats tangibles sur le terrain, elle a bénéficié de plusieurs séances de formation et de renforcement de capacité de la part du gouvernement américain.

Actualités 23 sept. 2016


Fronde communale : Le maire de la commune de Bonou destitué

Alexandre Zannou n’est plus depuis jeudi 22 septembre, le maire de la commune de Bonou. Cet élu de l’Alliance nationale pour le développement (And) proche du camp présidentiel, a été destitué par ses pairs conseillers à l’issue d’une session extraordinaire du conseil dont le seul point à l’ordre du jour a été le vote de défiance à son encontre. Ce vote à bulletin secret a été sanctionné par six voix pour sa destitution et trois voix contre. Ainsi, ses collègues ont réussi à mettre en exécution leurs menaces qu’ils brandissent depuis quelques semaines.

Il faut souligner que c’est à la suite du constat d’échec de la tentative de conciliation du conseil communal de Bonou par le préfet de l’Ouémé, autorité de tutelle, que le maire sur instruction de celui-ci et en vertu de l’article 17 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes, a convoqué la session extraordinaire devant statuer sur le vote de défiance du maire Alexendre Zannou. Selon l’article 10 du décret 2005-376 du 23 juin 2005 fixant les modalités de destitution du maire, une fois la délibération de destitution transmise au préfet Joachim Apithy, celui-ci dispose de 15 jours pour prendre l’acte de constatation de destitution du maire. On rappelle que le 16 août dernier, 06 conseillers communaux de Bonou en désaccord avec la gestion du maire l’ont saisi pour demander la convocation d’une session extraordinaire du conseil communal afin de statuer sur un vote de défiance à son encontre avec ampliation signifiée au préfet par exploit d’huissier. Depuis jeudi 22 septembre, les affaires courantes sont gérées par le premier adjoint au maire, Emmanuel Zounmènou qui a été d’ailleurs le meneur de la fronde. Et ceci jusqu’à la prise de l’arrêté de constatation de la destitution du maire. Ce n’est qu’après cela qu’une nouvelle session extraordinaire sera convoquée pour procéder à l’élection du nouveau maire. Pour l’instant, les regards sont tournés vers le préfet de l’Ouémé pour la poursuite de la procédure.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Politique 23 sept. 2016


Parakou: Ces crises de leadership qui plombent le développement

Mésintelligence à la mairie, crise à la chefferie traditionnelle, brouille au Conseil des imams... La ville de Parakou est plongée dans une succession de situations conflictuelles qui emportent ces autorités morales, acteurs majeurs du développement à la base. Et pour cause !

Si la quête et l’exercice du pouvoir ont toujours suscité convoitises et coups bas sous tous les cieux, les soubresauts y liés sont particulièrement plus prononcés dans la cité de Kobourou. Les crises se multiplient à tous les niveaux: administratif, traditionnel, religieux, organisationnel.

En effet, Parakou est sans maire depuis lundi 19 septembre dernier suite à la déchéance prononcée par la majorité des conseillers qui ont retiré leur confiance à Souradjou Karimou Adamou. Le maire est destitué suite à une guéguerre politique, une situation de crise qui secoue et ralentit les activités au niveau de la municipalité depuis plusieurs semaines. Pis, alors qu’on faisait foi aux griefs de navigation à vue et de gestion solitaire, opaque et peu orthodoxe portés à l’encontre du maire et mentionnés dans la motion de destitution, les protestataires ont changé de langage dès qu’ils ont obtenu ce qu’ils voulaient. Sa compétence, son intégrité et son engagement pour le développement de la ville ne sauraient être mis en cause, assure leur porte-parole, Idrissou Boukary. Pourquoi a-t-il alors été éjecté de son fauteuil comme un malpropre ? La politique politicienne est passée par là afin que les détracteurs se mettent au goût du jour, dans l’air du temps du « Nouveau départ », avec comme prétexte « un repositionnement et un ajustement de la gouvernance aux nouveaux enjeux de développement de la ville de Parakou.
Dans le même temps, la polémique enfle au Conseil des imams de Parakou, une ville à forte implémentation islamique. Vingt-six imams ont démissionné de ce creuset miné par une guerre de leadership et de gestion ; les responsables dudit conseil ne reconnaissent parmi eux qu’une quinzaine de ‘’vrais’’ imams dits ‘’imams djamiou’’ c’est-à-dire ceux qui dirigent des mosquées abritant les prières sacrées des vendredis. Et, les dissidents envisagent de créer dans un délai proche le Conseil suprême des affaires islamiques qui comptera en son sein non seulement des imams mais aussi des savants et prédicateurs de l’islam dans la ville. La désunion semble de mise et la sagesse déserte le forum chez ceux qui devraient être les recours pour juguler les crises dans les autres organisations de la communauté.

Royauté et institution consulaire non épargnées

Aussi, la cité des Kobourou reste-t-il sans roi depuis le décès de Sa Majesté Akpaki Boukoukinnin II de Parakou qui a tiré sa révérence depuis le 21 septembre 2014. Déjà pour se hisser au trône le 20 septembre 2012, lui-même a dû batailler dur, très dur. Il n’y est parvenu que trois mois après la mort de son principal rival et ce, huit ans après le décès de son prédécesseur Akpaki Dagbara. Selon les indiscrétions, ces huit longues années de vacance de trône auraient été marquées par la disparition mystérieuse et tragique de femmes, enfants et autres dans le rang de ceux qui convoitaient le trône. En mai 2015, un certain Akpaki Suanru Atagara Bagoudou a reçu le voile sacré (saataaku) qui devrait consacrer le nouveau roi, mais le collège électoral profondément divisé a plongé la cour royale dans une crise dont le dénouement tarde à venir, en dépit de l’implication de l’empereur Sabi Nayina III de Nikki.
Par ailleurs, l’on se rappelle la récente brouille faite de rebondissements au niveau de la région économique de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) à Parakou. Après une tentative manquée en mai 2015, des opérateurs économiques ont réussi finalement à renverser Arouna Salifou Kamilou élu le 25 janvier 2014 et à mettre sur pied depuis Cotonou un nouveau bureau installé en novembre 2015 à la tête de la représentation de l’institution consulaire à Parakou. C’était après des élections complémentaires de la Ccib suivies de manœuvres de certains opérateurs économiques appuyés par des femmes du marché Arzèkè, alors que la concurrence déloyale des étrangers importateurs bat son plein. Et comme si tout cela ne suffisait pas, c’est l’autorité d’Imorou Soufiyanou, président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin (Ucimb) qui est actuellement contestée par certains hommes des métiers.
Pendant que ces crises s’enchaînent au gré des intérêts de quelques individus, la ville de Parakou ploie sous le poids de la pauvreté de bon nombre de ses habitants qui souffrent également de l’insalubrité, du manque d’eau potable, du déficit en énergie électrique et en infrastructures socioéducatives et routières. Hélas !.

Actualités 23 sept. 2016


Promotion artistique et culturelle: Laboratorio lance sa saison culturelle 2016-2017

Les dix prochains mois seront très chargés au niveau de Laboratorio arts contemporains. La saison culturelle de la structure s’annonce alléchante, innovante, animée et très riche avec une palette d’activités qui mette en exergue les cultures d’ici et d’ailleurs.

Lylly Houngnihin, directrice Bénin de Laboratorio arts contemporains annonce la saison culturelle à venir de sa structure, confiante et surtout très optimiste. Optimiste parce que ces mois d’intenses activités lui donneront l’occasion de dédire les allégations faisant état d’une cessation d’activités de Laboratorio arts contemporains au Bénin. Depuis le départ du pays de Sylvana Moï Virchaux, la patronne de la boîte à l’international qui, depuis peu, se fait valoir en Haïti où elle a posé ses valises, pour des raisons professionnelles et familiales, la rumeur s’enfle à Cotonou, se distille et souffle que les portes sont fermées. Mais à l’évidence, rien !, a ri Lylly Houngnihin mercredi 21 septembre dernier. Pour s’en défendre, elle expose le surchargé séjour au pays de Sylvana Moï Virchaux, venu non seulement pour le lancement de la saison culturelle 2016-2017, mais aussi pour un suivi-évaluation des projets en cours depuis décembre 2014. Au pas de charge, elle a parcouru les villes de Bohicon, Parakou et Cotonou. Dans la première où est implantée une bibliothèque devenue un centre d’attraction pour les élèves et écoliers de Bohicon et environs, le besoin d’une extension et d’un renflouement des rayons se fait sentir. Satisfaites, les deux responsables de Laboratorio disent l’avoir été en raison de l’entretien et de la pérennisation de ce projet par les bénéficiaires. A Parakou où les investissements de la structure ne sont pas moins importants, l’activité phare, celle de renforcement de capacités des acteurs culturels et assimilés n’a pas baissé en intensité. Les témoignages recueillis auprès des impétrants sont à la satisfaction. Idem à Cotonou où les projets exécutés au cours de ces vingt-deux derniers mois se sont soldés, semble-t-il, par l’atteinte des objectifs préfixés. A ce succès, l’équipe de Laboratorio compte fait succéder dès le mois d’octobre prochain, une nouvelle saison dont la programmation indique une pile d’acticités en lien avec la culture.

Une nouvelle saison s’annonce

La participation du photographe béninois Ishola Akpo sera le déclencheur de la saison culturelle 2016-2017 de Laboratorio arts contemporains. Cette biennale, l’équipe compte la mettre aussi à profit pour des rencontres avec des personnalités et envisage même de signer des protocoles d’accords sur certains de ses projets. Les mois de novembre et décembre seront dédiés aux «Rencontres d’ici et d’ailleurs», un programme transversal de renforcement des capacités des acteurs culturels qui se révèle être une des initiatives phares de la structure. En janvier 2017, c’est sous la bannière de ce même programme que le vodoun sera sous les feux de la rampe. En dehors de la visite annoncée au Bénin (surtout à l’occasion de la fête du 10 janvier) du dignitaire haïtien Erol Josué et d’une forte délégation, il y aura aussi, plus tard, la visite en Haïti de dignitaires au niveau du culte vodoun du Bénin, a annonce Sylvana Moï Virchaux. Courant février, les cinéastes seront à l’honneur avec un projet impliquant des réalisateurs du Nigeria, de la Suisse, de la France et du Bénin.
En mars, la fête du cinéma se poursuivra avec la participation au Fespaco et bien d’autres activités qui feront sans aucun doute, la joie de Lylly Houngnihin, réalisatrice et férue du septième art. En avril, «Rencontres d’ici et d’ailleurs» se déploiera à nouveau sous le volet littérature. Laboratorio donne rendez-vous au mois de mai 2017 pour une autre session de renforcement de capacités des acteurs, toujours à travers le même programme. Lequel clôturera la saison culturelle après une autre série d’activités prévue aux mois de juillet et août. Ces activités une fois clôturées, seront évaluées avant le lancement de la saison 2017-2018 qui elle, sans se démarquer de ses aînées, mettra en exergue d’autres priorités culturelles incluant verticalement les entités Laboratorio du Burkina Faso (l’espace culturel Zaka), du Mali, de la Suisse, du Bénin et de Haïti, le benjamin du lot ?

Culture 23 sept. 2016


Vient de paraître: "Art-Mots-Nid" Coup d’éclat! de Harmonie Dodé Byll Catarya

Apres le lancement de son livre ‘’Art-Mots-Nid’’ Coup d’éclat! Harmonie Dodé Byll Catarya a donné une fois encore rendez-vous aux amoureux des belles lettres à la Maison de la francophonie de Cotonou, pour une conférence débat et surtout pour décortiquer ses écrits. C’était mercredi 21 septembre dernier devant un parterre d’invités.

‘’Art-Mots-Nid ‘’Coup d’éclat ! C’est le titre du livre de Harmonie Dodé Byll Catarya. Un titre qui rime avec son prénom Harmonie, ceci pour montrer son amour pour les lettres et sa passion dans le slam. Titulaire d’un master en comptabilité, contrôle et audit, Harmonie Dodé Byll Catarya, a pris depuis bientôt trois ans, le chemin des lettres. Emportée par le slam juste après sa nomination en tant que championne du «Bénin Slam 2013», elle est présente sur des scènes nationales et internationales. Auditrice interne et spécialiste en méthodologie de recherches, elle est aussi militante dans des organisations non gouvernementales et promotrice du Festival international du slam théâtralisé (Fist).

Dans son ouvrage subdivisé en deux parties et composé de 152 pages, Harmonie retrace sa rencontre avec le slam, son désir de mieux faire pour forger le rêve qu’elle porte depuis des lustres. Plusieurs titres de ces chapitres sont annonciateurs de son grand attachement aux valeurs intrinsèques d'une jeune fille ambitieuse. Au cours de la présentation faite mercredi 21 septembre dernier, elle n’a pas oublié de mettre en exergue ses talents de slammeur, le temps d’une prestation. Une démonstration qui a emporté le public dans son univers livresque rythmé par des vers et des mots, mais aussi des phrases enrichissantes sur le quotidien de l’être humain. Les préoccupations soulevées par les participants à la séance et leurs inquiétudes ont été prises en compte par l’auteure au cours de son explication. Des acteurs du livre et des enseignants de lettres qui ont assisté à la séance ont pour leur part, mis l’accent sur ses potentialités et plaidé pour l’amour des lettres. Dans cet élan plusieurs auteurs lui ont aussi apporté leur soutien et ont témoigné des mérites de cette jeune plume. Des prestations artistiques ont aussi rehaussé cette soirée d’échanges riche en émotions.

Culture 23 sept. 2016


Adjélè Sika da Silveira : De l’amour des perles au business des perles

A l’heure où des interrogations fusent sur la relève féminine dans le secteur des arts au Bénin, notamment les arts plastiques, Adjélè Sika da Silveira s’impose comme un talent avec lequel il faudra compter.

Chassez le naturel, il revient au galop, dit l’adage. L’exemple d’Adjélè Sika da Silveira est évocateur. Rien ne la prédestinait en effet à une carrière artistique, et surtout au montage et à l’assemblage des perles, si ce n’est ce virus que sa grand-mère lui a inoculé toute petite. Née à Lomé au Togo en 1985, arrivée au Bénin à l’âge de 7 ans, elle a suivi un cursus scolaire comme toute fille avant de se retourner définitivement vers sa passion : les perles. Mais avant, Sika s’est assurée une formation professionnelle en graphisme et designer. La trentaine à peine révolue, Adjélè Sika da Silveira se révèle comme une artiste engagée. Sa passion : les perles. Un héritage que perpétue la jeune « perleuse » avec finesse, doigté, imagination, esthétique, mais surtout révolution. Une touche à tout qui fait aussi parler d’elle en arts plastiques. Si les enfants de son âge ont souvent eu des poupées et autres jouets pour leur divertissement, c’est plutôt avec les perles que Sika da Silveira a appris à jouer depuis toute petite. Initiée par sa grand-mère qui a eu l’idée de lui transmettre ce patrimoine par atavisme, la petite Sika va en prendre soin et se révéler à l’âge adulte comme une artiste dont le talent traverse les frontières. Elle en a fait son «Sika» (entendez or en langue locale Fongbé).

Contrairement à ses pairs qui s’illustrent dans l’art des perles, Sika s’est donnée un modèle : la femme africaine. Chose normale, quand on sait que l’artiste elle-même n’en est que l’illustration patente, avec son teint d’ébène, son physique athlétique, sa taille moyenne, son sourire éclatant et son naturel séduisant. C’est d’ailleurs pour perfectionner cette image et rajouter à l’allure de la femme africaine et de la femme en général, un grain de beauté supplémentaire qu’elle excelle dans les perles. Créatrice de bijoux, (on pourrait également dire jeune entrepreneur et créateur de richesses), cette jeune artiste polyvalente consacre son temps à l’expression de son art. Elle a su se démarquer à travers son style très authentique, ethnique et impressionnant. Ses nombreux voyages à travers l’Afrique lui permettent de réunir des éléments qui apportent plus d’originalité à ses compositions. Et c’est là aussi, l’autre élément majeur qui en rajoute à la qualité de son travail. En plus de travailler sur des créations engendrées par son imaginaire, son inspiration et ses rêves, Sika utilise différentes sortes de perles, surtout de qualité achetées de l’extérieur et parfois collectionnées auprès de fournisseurs lors de ses voyages.

Une touche à tout qui réussit bien !

Si elle met autant de soins et d’entrain à son travail, c’est, confesse-t-elle, pour que «que toute personne qui arborerait ses créations puisse y puiser bien-être, réconfort et y trouver la distinction qui lui est due». Si elle ambitionne de prendre activement part à la valorisation de la culture et de la femme africaines, c’est d’abord parce que panafricaniste convaincue, elle l’est et l’illustre dans son quotidien. Singulière dans son style, fière de ses nombreuses créations qui forcent l’admiration et qui emballent ceux qui les découvrent, Adjélè Sika fait également très fort en arrimant désormais ses créations avec les contingences du marché international. C’est vrai que de nombreux pays africains ne lui sont plus étrangers. Mais la vision de la jeune artiste, très futuriste surfe sur la globalisation et la mondialisation. Pour cette raison, elle s’ouvre sur le monde et veut faire du brassage interculturel, une réalité.
Née d’un père Togolais et d’une mère Béninoise, fruit d’une synthèse de deux pays à forte tradition de perles, Sika fait de son talent son business. L’artiste est la patronne de Sikart, une structure en pleine éclosion dont les produits, fruit de son talent percent le monde et traversent les frontières. Révélée par son amour pour les perles, Adjélè Sika est aussi une plasticienne en devenir dont le travail, inspiré par de grands noms de la peinture du Bénin et d’ailleurs, se forge au contact de nombreux ateliers, résidences, voyages, rencontres, expositions… ?

Culture 23 sept. 2016


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