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Nouvelles

Au Centre de Lobozounkpa: Tissages, design et photographies s’entremêlent autour du fil

Depuis le 16 septembre dernier, le Centre de Lobozounkpa accueille une exposition qui draine du monde. Celle-ci découle d’un atelier réalisé au mois d’août dernier et qui a mobilisé autour d’un fil de coton, de nombreux artistes, artisans et experts culturels. Le résultat est impressionnant !

Les merveilles du métier à tisser, le génie des tisserands, le feeling des artisans, l’ingéniosité des designers, le reflexe des photographes d’art… voilà autant d’éléments qui se laissent apprécier depuis quelques jours au Centre de Lobozounkpa à travers l’exposition « Autour d’un fil ». C’est d’ailleurs cette même thématique qui a mobilisé au mois d’août dernier, divers acteurs. L’idée, selon Martine Boucher, commissaire d’exposition, agent culturel et initiatrice, c’était de mobiliser chacun d’eux autour d’un fil de coton et qu’ensuite, chacun laisse libre court à son inspiration et produise son rendement. Etonnant peut-être qu’un fil de coton à tisser devienne objet d’attraction et de créations pour des tisserands, des artisans, des photographes, des designers industriels… Pourtant le résultat laisse sans voix. Il se laisse apprécier depuis des jours à travers l’exposition qui lui sert de support. D’abord, les deux géants mannequins proposés par Prince Toffa. Lesquels sont superbement bien habillés avec des objets de recyclage mais aussi avec du fil à tisser. L’esthétique et la finesse sont au rendez-vous de ce chef d’œuvre fait avec des objets de récupération, des canettes, des sachets plastiques, de la bande de casette vidéo, du coton, du polyester, mais aussi du fil à tisser.

« C’est un atelier exceptionnel », exulte Martine Boucher admirant quelques-unes des réalisations. Souvent taclée d’être un agitateur de talents, on peut admettre que cette exposition lui sert de support pour revendiquer cette réputation. Présente au Bénin depuis 2012 et au cœur de nombreux ateliers à succès, elle a aussi pris ses quartiers au palais Agonglo à Abomey où elle suit de près le travail des tisserands. Le tissage fait à la main, elle semble en être passionnée sans toutefois se satisfaire du travail qui y est fait. Malgré la beauté, l’éclat et l’ingéniosité reflétés par les tissages de l’exposition « Autour du fil », Martine Boucher soutient que les artisans peuvent faire mieux, pour peu qu’ils s’ouvrent à d’autres corps de métiers et fassent des confrontations et surtout des échanges. Échange ! Voilà l’esprit de cette création. Créer à deux, à quatre, à six voire plus, c’était en effet l’une des conditions de travail. Mais en sus, il faudra travailler à perfectionner leur art et leur apprendre à être plus fins, plus créatifs et plus performants, insiste-t-elle. « On ne veut pas dénigrer le tissage traditionnel avec les motifs, mais on leur apprend qu’il faut créer, qu’il faut du neuf avec des normes mondiales », souligne-t-elle. « J’apprécie le résultat à ma façon mais çà me plait beaucoup parce qu’on explore de nouvelles voies. L’œil d’un photographe n’est pas l’œil d’un tisserand… », illustre-t-elle aussi. Pour Martine Boucher, « les tisserands ont encore un énorme potentiel » et il faudra les aider à l’exploiter. « Autour d’un fil » n’aura été donc qu’un premier pas vers cette révélation. D’autres suivront?

Culture 21 sept. 2016


Promotion et maintien de la paix dans le monde: Les œuvres de développement comme nouveau chemin

En prélude à la célébration de la Journée internationale de la paix au Bénin prévue pour ce jour, le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) a organisé, mardi 20 septembre, à Cotonou, un point de presse. Siaka Coulibaly, coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, avait à ses côtés, le professeur Albert Tévoédjrè, et Fatoumata Batoko Zossou, présidente de la Coalition nationale pour la paix. A l’occasion, l’accent a été mis sur l’apport des Objectifs de développement durable à la promotion de la paix.

Les Objectifs de développement durable conduisent à la paix. C’est la démonstration qu’ont tenté de faire le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et ses partenaires au cours du point de presse organisé en prélude à la célébration, ce jour 21 septembre, de la journée internationale de la paix.

Ce nouveau paradigme de la promotion de la paix par les œuvres de développement a été expliqué par le professeur Albert Tévoédjrè au cours du point de presse tenu en prélude à la célébration de la journée internationale de la paix au Bénin. A l’en croire, les Objectifs de développement durable sont le chemin véritable pour que les populations fassent l’apprentissage de la paix. Ainsi, a-t-il poursuivi, si les infrastructures socio-communautaires telles que les puits et les hôpitaux sont disponibles, il n’y a pas plus de raison que les populations se battent. Conscient de cette vérité, Albert Tévoédjrè a lancé depuis juin 2016 et pour un an, l’initiative par un autre chemin. Il s’agit d’une pétition pour recueillir le maximum de signatures afin de renforcer et coordonner de façon plus efficaces les mandats des structures internationales chargées du dialogue interreligieux et interculturel pour la paix et le développement.

Des prières

Pour sa part, Fatoumata Batoko Zossou, après avoir présenté la Coalition nationale pour la paix (Cnp) qu’elle préside, a levé un coin de voile sur les activités menées dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la paix au Bénin. En dehors du présent point de presse, elle a mentionné des prières organisées aussi bien dans les églises que dans les mosquées et au niveau des dignitaires du culte endogène, des concerts de chants religieux. Et pour ce jour, a-t-elle annoncé, une conférence-débats aura lieu au palais des Congrès. Le thème de cette année, a-t-elle précisé, est intitulé « Les objectifs de développement durable, composante de la paix ». Pour mieux réussir la promotion de la paix, elle a dit compter sur la jeunesse qui doit prendre conscience de l’enjeu que la paix conditionne le développement.
C’est une relation d’interdépendance que Siaka Coulibaly, coordonnateur résident du Système des Nations Unies a perçue entre paix et développement. Car, a-t-il expliqué, sans la paix point de développement et sans développement point de paix. Les deux phénomènes sont interdépendants et se renforcent mutuellement. « Le thème de cette année vient souligner comment l’élimination de la pauvreté, la protection de la planète et la prospérité qui profite au grand nombre contribuent à l’harmonie dans le monde », a-t-il relevé. Il ne s’est, par ailleurs empêché de rappeler que les Odd comptent 17 points dont le 16e porte sur la paix, la justice et la mise en place d’institutions solides. « La paix est le fil rouge qui relie les 17 objectifs », a-t-il fait savoir pour montrer son importance dans le processus du développement?

Actualités 21 sept. 2016


Conférence régionale de Dakar sur l’inclusion financière: La BCEAO et le FMI font cause commune

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et le Fonds monétaire international (FMI) ont organisé, mardi 20 septembre à Dakar au Sénégal, une conférence régionale sur l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest. La rencontre retransmise par visioconférence aux sièges nationaux de la BCEAO ouvre des perspectives pour un accès plus accru des populations aux services financiers.

Les efforts des autorités monétaires de l’UEMOA en direction des populations exclues des services financiers classiques ces dernières années sont considérables. Mais les statistiques ne plaident toujours pas en faveur de la région. Selon les données du Fonds monétaire international (FMI), moins de 18% de la population adulte de l’Union a accès aux services financiers, largement en deçà de la moyenne de l’Afrique subsaharienne estimée à 34%. La conférence régionale sur l’inclusion financière organisée conjointement par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et l’institution de Brettons Wood, entend donc ouvrir de nouvelles perspectives pour faciliter l’accès du plus grand nombre aux services financiers. « La problématique de l'inclusion financière revêt un enjeu majeur de développement puisqu'elle est devenue un catalyseur de croissance économique. Il est donc normal que la stratégie d'inclusion financière soit placée au centre de toute politique visant à accélérer la croissance, lutter contre la pauvreté et réduire les inégalités sociales», souligne Tiémoko Meyliet Koné, gouverneur de la BCEAO, à l’ouverture des travaux. La conférence de Dakar, affirme-t-il, offre donc un espace d’analyses des enjeux, de partage des bonnes pratiques et de recherches de stratégies novatrices pour renforcer l’inclusion financière au sein de l’espace UEMOA.

L’impact de l’inclusion financière sur la croissance ne fait aucun doute, relève Mitsuhiro Furusawa, directeur général du FMI. « L’accès aux services financiers ouvre des portes aux familles, en leur permettant de lisser leur consommation et d’investir dans leur avenir grâce à l’éducation et à la santé. L’accès au crédit permet aux entreprises de se développer, en créant des emplois et en réduisant les inégalités», soutient-il. Pour le directeur général adjoint du FMI, le renforcement de l’inclusion financière dans les pays africains, est devenu un impératif au regard des difficultés économiques que traversent actuellement la plupart, après une décennie de croissance soutenue. Précisant la corrélation évidente entre l’inclusion financière et la croissance élevée, Mitsuhiro Furusawa pointe l’urgence de trouver les meilleures méthodes pour favoriser l’accès plus accru des populations aux services financiers. Les bonnes pratiques en matière ne manquent pas de par le monde, rappelle-t-il, citant les succès enregistrés en Chine, en Inde et en Indonésie. Sur le continent africain, des pays comme le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Kenya peuvent valablement inspiré des stratégies de développement rapide des services financiers inclusifs. « Les banques centrales jouent inévitablement un rôle crucial dans la mise en place d’un environnement propice à l’accès aux services financiers. Il leur revient de trouver le juste équilibre entre accès aux instruments financiers et protection des banques contre l’instabilité et les risques », insiste le directeur général adjoint du FMI pour qui les TIC offrent aujourd’hui des opportunités d’expansion rapides des services financiers aux populations défavorisées.

Rattraper le retard !

«Plus une économie est financièrement inclusive, plus elle a de chance de croître rapidement, et les inégalités de revenus tendent à diminuer au fur et à mesure que l’inclusion financière augmente», renchérit Amadou Ba, ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, président du Conseil des ministres de l’UEMOA. Chiffres à l’appui, il précise qu’il a été relevé une corrélation positive entre l’Indice de Développement humain (IDH) synthétisant le progrès économique et social d’un pays et le taux d’inclusion financière. « Les cinq premiers pays au monde ayant l’indice IDH le plus élevé, ont un taux d’inclusion financière avoisinant 100%, contrairement aux cinq derniers pays ayant l’indice IDH le plus faible, qui ont des taux d’inclusion financière compris entre 7 et 14% », assure-t-il. A en croire le président du Conseil des ministres de l’UEMOA, l’adoption en juin dernier du document cadre de stratégie régionale de l’inclusion financière, élaboré par la BCEAO, dénote de l’intérêt des autorités de l’Union à la question de l’accès aux services financiers et leur détermination à agir pour rattraper le retard des Etats membres de l’UEMOA en matière d’inclusion financière. Il reconnait les progrès accomplis ces dernières années dans la promotion de la bancarisation et des moyens de paiement électroniques dont l’utilisation est passée de 16% en 2007 à 61% en 2014. Mais le faible niveau d’inclusion financière crève toujours les yeux et exige des réponses rapides et adéquates. Amadou Ba plaide alors pour que les stratégies nationales soient complémentaires des stratégies régionales de la BCEAO.
La conférence de Dakar a réuni des dirigeants, des experts internationaux, des banquiers et banquiers centraux, ainsi que des représentants de la société civile et du secteur privé. Les échanges ont porté sur l’identification des obstacles à l’accès aux services financiers pour les ménages et les petites et moyennes entreprises, la banque de détail, le rôle des établissements de microfinance et de la banque mobile, ainsi que la gestion des risques en matière de contrôle qui sont liés aux acteurs financiers non traditionnels. La conférence a aussi mobilisé des orateurs d’Afrique de l’Est, où des résultats considérables ont été obtenus en matière d’inclusion financière?

Economie 21 sept. 2016


Nouvelle Constitution ivoirienne: Bédié plaide pour la ’’sanction sans détour de la prise du pouvoir par les armes’’

Le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, a souhaité, ce samedi à Daoukro, voir inscrire, ''sans détour'', dans la nouvelle Constitution ivoirienne en élaboration, ''la sanction de la prise du pouvoir par les armes''.

Le président Bédié, par ailleurs, président de la conférence des présidents du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) s'exprimait à l'occasion de la célébration de l'An 2 de l'Appel de Daoukro. Relevant des ''aspects confligènes'' de l'actuelle Constitution qui date de 2000, M. Bédé a indiqué que ''celle qui nous est proposée doit permettre de les corriger pour donner à la Nation un texte'' qui agrée à la majorité de
la population. ''Elle doit, en particulier, tirant les leçons de notre histoire récente, prévoir de manière formelle et sans détour la sanction de la prise du pouvoir par les armes ou par toute action violente'', a plaidé Henri Konan Bédié, en présence du Premier ministre Kablan Duncan, de plusieurs membres du gouvernement et de présidents d'institutions. Ainsi, a poursuivi M. Bédié, devront être déclarés ''hors-la loi tous ceux qui voudront accéder au pouvoir par des voies violentes, coups d'Etat ou coups de force aboutissant au changement de l'ordre constitutionnel établi'', a-t-il insisté. Le président Bédié, victime d'un coup d'Etat en 1999, a ajouté ''partager ce point de vue'' avec le chef de l'Etat Alassane Ouattara, initiateur du projet de réforme constitutionnelle, qui en a, selon lui, ''informé'' le
gouvernement.
Par ailleurs, Il a invité les Ivoiriens à aller au référendum, ''une forme de démocratie directe'' pour se prononcer sur la nouvelle Constitution, expliquant que ''le référendum permet aux citoyens de donner chacun son point de vue sur la manière dont il souhaite voir le pays dirigé''

APA

International 20 sept. 2016


Echanges commerciaux Bénin-Nigeria: La mort programmée de la réexportation

Une nouvelle étude commanditée par le ministère de l’Industrie et du Commerce a remis une couche sur les graves menaces qui pèsent sur l’activité de réexportation vers le Nigeria. Au-delà des effets induits par la crise que traverse le Géant de l’Est, c’est toute la politique industrielle actionnée depuis Abuja qui programme la fin de cette activité de rente pour l’Etat béninois.

‘’Mission d’évaluation de la compétitivité des produits sur le marché nigérian’’! C’est l’intitulé d’une étude finalisée, il y a quelques jours, par une équipe d’experts béninois conduite par le professeur John Igué. Nom du commanditaire : le gouvernement du Bénin, à travers le ministère en charge de l’Industrie et du Commerce. Plus qu’une étude, c’est une énième alerte lancée à l’endroit des autorités béninoises qui n’ont jamais su prendre au sérieux les cris d’alarme en provenance du Géant de l’Est. Mais cette fois-ci, la menace est si profonde qu’elle grève sérieusement les caisses de l’Etat. Le rapport déposé, il y a quelques jours sur la table du gouvernement, indique que l’activité de réexportation «l’un des fleurons de l’économie béninoise en raison des recettes douanières qu’elle procure», est en chute libre avec plus de 20 milliards de pertes de recettes sur le riz et les huiles végétales, et 30 milliards de pertes de recettes sur les véhicules d’occasion. A ces pertes, s’ajoutent une série d’activités menacées comme celles des pièces détachées de véhicules et surtout l’emploi de près de 5000 jeunes qui servent d’intermédiaires dans les différents parcs entre les propriétaires et les acheteurs de véhicules. A fin juin 2016, seulement 76 mille voitures ont été réexportées vers le Nigéria, contre plus de 285 mille en 2015 et plus de 353 mille en 2014.

La mauvaise passe de l’activité de réexportation a comme bouc- émissaire la chute du cours du pétrole qui a induit une baisse subséquente de la valeur du naira, la monnaie nigériane. Selon les experts, la perte de près de 45% de la valeur du naira face au Franc CFA en avril 2016 a occasionné une chute drastique des réexportations du Bénin vers le marché nigérian de l’ordre de 30 à 50%, selon les produits. «Aujourd’hui la grande majorité des secteurs économiques qui dépendent des relations Bénin-Nigeria, sont victimes de la crise nigériane. Toutes ces situations de mévente impactent sérieusement les recettes publiques ainsi que la vie des populations», pointe le rapport.

Une gangrène pour l’industrie nigériane

La remontée du cours du pétrole brut est annoncée pour 2017 et l’économie nigériane retrouvera sans doute le chemin de la croissance avec la reprise normale de l’activité pétrolière. Mais l’épée de Damoclès planera davantage sur le commerce de réexportation d’autant qu’il demeure incompatible avec la nouvelle politique industrielle du Nigeria «Nigeria Industrial Révolution Plan» dont l’ambition est de se retrouver dans le top 20 des économies mondiales. L’étude informe que le mot d’ordre de ce plan lancé depuis quelques années, c’est «utiliser l’argent du pétrole pour se défaire du pétrole». Des investissements structurants sont lancés dans le secteur agro-industriel, comme par exemple la construction par la firme Dangote Tomatoes Processing Factories (DTPF) de la plus grande usine de transformation de la tomate en Afrique de l’Ouest, dans l’Etat de Kano. Dangote Industries Limited et 16 autres investisseurs ont bénéficié d’un appui de l’Etat d’Edo pour la production et la transformation du riz et de l’huile de palme. Ainsi, 110 000 hectares de terres sont alloués à la production du riz et 280 000 hectares aux palmiers à huile, pour offrir à terme 20 millions de tonnes de nourritures et créer 3,5 millions d’emplois d’ici l’horizon 2020. «Ce programme de développement de la filière riz et des huiles alimentaires justifie la frilosité des autorités nigérianes face à la réexportation de ces deux produits à partir du Bénin», notent les experts.

Le renouveau de l'automobile

L’automobile n’échappe pas à la nouvelle politique industrielle d’Abuja. Un vent de renouveau souffle sur le secteur. Le Conseil national de l’Automobile a reçu 27 demandes d’agrément suite à un appel d’offres pour la production des pièces détachées et d’unités de montage d’automobiles neufs. L’étude précise: «Vingt-deux de ces demandes d'agrément sont déjà satisfaites. Au nombre de ces 22 sociétés, on peut citer les constructeurs automobiles comme Nissan, Toyota, Hundai, Wolkvagen, Honda, Kia et Tata qui se préparent activement à installer leurs chaînes de montage de véhicules». Des spécimens de véhicules «made in Nigeria», sont déjà en vente dans le pays grâce à la société Hundai pour un prix estimé à moins de 6 millions de francs CFA. Selon le rapport, le groupe chinois Kewalram Chanram s’apprête à s’installer pour produire des véhicules de marque photons et Ikorodu dans les faubourgs de Lagos. Ce groupe pense investir 10 milliards de nairas pour produire 15 000 voitures par an. D’autres constructeurs opèrent déjà à l’instar du Français CFAO qui a conclu des accords pour des opérations d’assemblage de véhicules dans ses usines situées à Lagos dans la zone industrielle d’Amuwo Odofin.
L’étude signale également l’existence d’une société Imosen appartenant à un Nigérian originaire de l’Etat d’Anabra. Cet investisseur local fabrique actuellement des voitures de toutes catégories où seuls les châssis et les moteurs sont importés du Japon. Ce regain d’activités dans le secteur de l’automobile rend bien compte de la menace qui pèse sur la filière de réexportation des véhicules d’occasion via le Bénin.

Vers un programme de dynamisation des relations Bénin-Nigeria ?

Face à toutes ces menaces sur les relations économiques avec le Nigeria en général et l’activité de réexportation en particulier, les experts pensent qu’une veille stratégique est devenue indispensable pour mieux suivre l’évolution du pays. Pour eux, si le gouvernement veut agir pour sauver les meubles, il n’a d’autres choix que de prendre des dispositions d’une réelle transition fiscale vers une fiscalité intérieure de développement. Cette option lui permettra de libérer la politique commerciale des considérations budgétaires et, à l’inverse, de libérer le budget de l’Etat de la dépendance du Tarif extérieur commun (TEC).
Si l’avenir de l’activité de réexportation reste hypothéqué, le rapport souligne tout de même que le Bénin a des atouts à faire valoir dans l’exportation des produits vivriers et industriels vers les Etats limitrophes. « Il ressort des analyses que notre pays dispose d’un important avantage comparatif dans le secteur rural, au niveau tant de la production agricole que de l’élevage de bovins, à travers ses marchés de bétail, de la pisciculture et de l’aviculture », indique-t-on. Le potentiel industriel pour soutenir les relations Bénin-Nigeria ne manque pas et des responsables d’entreprises nigérianes seraient même favorables pour créer au Bénin d’industries pour la production de biens destinés au marché nigérian. Aujourd’hui, les échanges entre les deux pays se chiffrent à plus de 4,9 milliards de dollars (environ 2500 milliards de francs CFA) dont une partie importante échappe au contrôle de l’Etat. L’étude préconise alors la mise en place d’un Programme d’actions de dynamisation des relations économiques et commerciales entre le Bénin et le Nigeria. Ce programme fera sans doute sans la réexportation qui a demeuré pendant des décennies une véritable vache à lait pour des milliers d’opérateurs économiques et de jeunes. Et pour l’Etat béninois lui-même qui y tire ses principales recettes douanières¦

Economie 20 sept. 2016


Partenariat Public-Privé (PPP) au Bénin : Rôle du secteur privé dans la mise en place d’infrastructures durables au service de la population

Le Bénin s’apprête à s’inscrire dans un processus de développement soutenu basé sur les infrastructures. Pour ce faire, il est proposé un projet de loi devant régir les investissements en PPP et promouvoir ce mode d’achat public.

La mise en œuvre d’une politique PPP doit reposer sur des principes abordés dans un précédent article. Il est à noter que ces objectifs du gouvernement ne peuvent en aucun cas être atteints sans l’appui du secteur privé béninois en général et celui du patronat en particulier. C’est pourquoi, il est important d’anticiper et d’outiller le secteur privé avant le vote de la loi par l’Assemblée nationale aux fins de rendre les acteurs dudit secteur aptes à accompagner le processus.

Le secteur privé désigne la partie d'une économie où les fonds de l'État ne sont pas investis ou sont peu investis. Le secteur privé béninois intègre notamment en son sein la majorité des banques. Au Bénin, le secteur privé comporte très peu d’entreprises qui soient de grande taille, pérennes et compétitives au-delà des frontières nationales. Il est donc important de travailler à avoir des entreprises ayant une longue espérance de vie et un fort potentiel de croissance. C’est l’opportunité qu’offrent les Partenariats Public-Privé à travers les durées de contrat assez longues pour amener les entreprises privées à s’organiser afin de faire face à la gestion des concessions et autres enjeux stratégiques.
Le secteur privé se positionne ainsi comme le premier partenaire du gouvernement pour l’atteinte de ses Objectifs de développement, de croissance économique et de création d’emplois.
Pour ce faire, il est attendu que les entreprises privées s’organisent en se dotant d’outils adéquats pour mieux maîtriser leur environnement et saisir les opportunités. Ceci ne pourra se faire qu’avec l’appui du patronat et de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (CCIB). Cette partition à jouer par les entreprises, devra se résumer en ces points à savoir:
Appropriation et dissémination de la loi sur les PPP après vote et promulgation;
Formation et information des membres du secteur privé y compris les banques commerciales ;
Incitation de l’Etat à la mise en place d’un organe consultatif pour les PPP et participation active aux travaux de cet organe;
Préparation et soumission de projets innovants et durables;
Promotion de l’emploi des jeunes et réinsertion des déscolarisés à travers les projets PPP.
Veille et prévention des contentieux liés à l’exécution des contrats de PPP.
Cette démarche vise également à aguerrir le secteur privé quant aux modes de gestion de contrats à longue durée et de financement de projets de PPP. Le financement des PPP (mode financement sans recours) qui est complètement différent du mode classique de financement de projets de développement induit indubitablement la création de nouvelles entreprises (start up) sources de croissance économique et de création d’emplois.
Ces six points marqueront une participation active du secteur privé dans le processus de développement dans lequel s’inscrit le gouvernement qui passe nécessairement par la mise en place de meilleures infrastructures pour des services publics de qualité.
Il revient donc au secteur privé de s’organiser sous la houlette du patronat pour tirer grand profit de ces opportunités.

Par Christian YENOUSSI (Collaboration extérieure)

Economie 20 sept. 2016


Crise à la mairie de Parakou: Souradjou Karimou destitué, les frondeurs justifient

Souradjou Karimou Adamou n’est plus le maire de Parakou. Le conseil municipal en a décidé ainsi à l’issue d’une session extraordinaire tenue dans la matinée du lundi 19 septembre à l’hôtel de ville. Tout heureux, les frondeurs ont justifié leur acte, après le vote de défiance.

Par 20 voix pour et 5 contre, les conseillers ont retiré lundi 19 septembre leur confiance au maire de Parakou, Souradjou Karimou Adamou. La procédure entamée le 30 août dernier avec le dépôt d’une motion de destitution du maire signée par dix-neuf conseillers est arrivée à son terme. Les choses sont allées très vite ce lundi matin. La session extraordinaire à huis clos consacrée au vote de défiance aura duré à peine trente minutes dans les locaux de l’hôtel, sous haute surveillance militaire. L’artère passant devant la mairie a été momentanément bloquée pour prévenir tout débordement. Le maire sentant le coup est venu avec son véhicule personnel.
Au vote, en plus des dix-neuf signataires de la motion de destitution, un autre conseiller a rejoint le groupe de dissidents. Il s’agit du chef du premier arrondissement qui était jusque-là loyal au maire, dévoilera Idrissou Boukary, porte-parole des contestataires, au cours d’une déclaration à la presse. Ainsi, tous les trois adjoints au maire et tous les trois chefs d’arrondissement de la municipalité ont donc opté aux côtés d’autres conseillers pour le départ du maire relégué désormais au rang de simple conseiller municipal.
Conformément à l’article 53 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin, le préfet devra constater, par arrêté, la destitution et ce, après vérification de la légalité des différents actes. Si la vacance du poste du maire est constatée, il sera procédé sous quinzaine à l’élection du nouveau maire par le conseil communal en son sein, comme prévu à l’alinéa 2 de l’article 43 de cette loi. «Dans l’intervalle, le premier adjoint au maire assure l’intérim», stipule l’alinéa 3 du même article. Il revient donc à Ibrahim Chabi Mama, premier adjoint au maire, d’assurer l’intérim et de liquider les affaires courantes jusqu’à la convocation du conseil municipal pour la désignation du nouveau maire.
Il faut rappeler que le vote de défiance fait suite à l’échec de la conciliation entre signataires et non signataires de la motion de destitution entreprise par le préfet Moussa Maman Djibril Cissé. Il a eu à rencontrer officiellement les protagonistes de la crise par deux fois sans suite favorable, notamment les 5 et 14 septembre derniers.

Les protestataires justifient leur acte

Navigation à vue, gestion solitaire des affaires de la cité et gestion opaque caractérisée par des commandes et contrats de marchés sans aucun respect des normes et dispositions du Code des marchés publics, c’est ce qu’on savait des griefs portés contre le désormais ex-maire de Parakou par ses collègues conseillers. Mais loin de ces reproches, « Ce n’est qu’un acte de repositionnement afin que la victoire du développement soit assurée», laisse entendre Idrissou Boukary, porte-parole des signataires de la motion de destitution, après le vote de défiance. « Comme une équipe de football, la disposition des joueurs est fonction de l’enjeu... Il fallait ajuster la gouvernance aux nouveaux enjeux de développement de la ville de Parakou», justifie-t-il. Idrissou Boukary soutient que l’acte posé n’est pas dirigé contre la personne du maire et que celui-ci «a pu faire preuve de sa compétence, de son intégrité et de son engagement pour le développement de la ville». A l’en croire, la ville ne tirera que des conséquences positives de cet acte.
«Le maire Souradjou est toujours à l’intérieur de l’équipe; seulement il va prendre une position où il va être plus efficace que celle qu’il occupait jusqu’à présent », ironise le conseiller. «Il faudrait comprendre que c’est l’ensemble de la ville que nous sommes en train d’engager dans un nouveau combat, un combat pour lequel chacun aura une part de responsabilité à prendre», explique-t-il. Au nom des frondeurs, il appelle au calme les citoyens de la ville qui ont des ressentiments ou qui ont à tort ou à raison des appréhensions et rassure que c’est la lutte pour la démocratie et le développement à la base qui constitue la priorité du groupe dont il fait partie. « C’est une équipe suffisamment solide, soudée qui a eu le temps de surpasser les différents problèmes, qui a eu le temps de se tracer un chemin et de se donner un programme, qui va gérer la mairie de Parakou de façon collégiale. Ce n’est pas une équipe à tâtonner, à se rechercher. Elle sait ce qu’elle a à faire », assure le porte-parole des contestataires, eux qui pensent déjà à l’élection du nouveau locataire de l’hôtel de ville de Parakou.

Actualités 20 sept. 2016


Assemblée générale de l’AICESIS: La déclaration de Cotonou lancée

L’Assemblée générale de l’Association internationale des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires (AICESIS) a pris fin, vendredi 16 septembre dernier. A l’issue des travaux, les délégués ont adopté la déclaration de Cotonou.

Le grand rendez-vous des Conseils économiques et sociaux à Cotonou aura retenu des messages forts à l’endroit de la communauté internationale. Les délégués à l’Assemblée générale de l’Association internationale des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires (AICESIS) ont lancé, à travers la déclaration de Cotonou, un cri d’alarme afin que les Objectifs de développement durable puissent réellement impacter la pauvreté dans le monde. Pour l’organisation, le thème débattu lors des assises, à savoir le rôle des CES et IS dans la lutte contre les inégalités liées à la pauvreté, est en phase avec les préoccupations des pays africains. La déclaration de Cotonou a ainsi affirmé la disposition des conseils économiques et sociaux à faire face au défi d’efficacité afin qu’ils deviennent de réels creusets de démocratie participative pour contenir les pouvoirs centraux.

«Le débat concernant l’utilité des CES a été mené, et sera approfondi, surtout la question de sa revitalisation», soutient la déclaration. Les délégués ont enfin plaidé auprès du président de la République du Bénin, Patrice Talon pour qu’il soit leur porte-voix dans le but d’inscrire le débat sur l’importance des CES dans les instances panafricaines et internationales.
«Nos échanges pendant ces trois jours que nous avons passé ensemble ont été très fructueux. Nous avons discuté de la question de la pauvreté et retenu surtout la nécessité de promouvoir les systèmes de protection sociale», affirme Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social du Bénin. Il souligne que la qualité des discussions a donné la preuve de la détermination des membres des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires à jouer leur rôle d’éveilleurs de conscience et de force de propositions aux côtés des gouvernants.
L’Assemblée générale de Cotonou devrait connaître la nomination d’un nouveau secrétaire général de l’AICESIS. Mais la désignation du nouveau patron de l’administration de l’organisation a été reportée pour l’Assemblée générale de 2017 à Budapest en Roumanie ?

Actualités 19 sept. 2016


Première édition du festival Vodoo land music’s : Grand’messe de célébration et de valorisation de la musique traditionnelle

Encore une autre plate-forme pour la promotion de la musique traditionnelle béninoise. Depuis le vendredi 16 septembre dernier, il s’organise à Cotonou la première édition du festival Vodoo land music’s. Une aubaine offerte aux artistes qui s’essayent à la musique traditionnelle de mieux se révéler au public.

Le Bénin devait à Prosper Akouègnon Gogoyi, de nombreuses initiatives au plan culturel dont l’une des plus importante est la formation offerte aux artistes pour apprendre l’écriture musicale et le solfège. Grâce à lui, le pays peut aussi pousser un autre Ouf de soulagement, quant à la valorisation de la musique traditionnelle béninoise dont la richesse fait l’unanimité. Ensemble avec le Conseil béninois de la musique (Cbm), il vient d’initier le festival Vodoo land music’s dont la première édition démarrée depuis le vendredi 16 septembre dernier est révélatrice du bienfondé d’une telle initiative. Laquelle se propose de mettre sous les feux de la rampe, les artistes de la musique traditionnelle, devenus au fil des années, des remparts pour la préservation d’un pan important du patrimoine immatériel de notre pays. Ce festival, Prosper Akouègnon Gogoyi l’entrevoit comme une plate-forme de la musique traditionnelle qui fera la promotion des artistes. L’autre objectif majeur assigné à cette initiative, c’est la mise en valeur de la politique culturelle des collectivités locales.

Vendredi 16 septembre 2016 à la place Lénine de Cotonou à Akpakpa, le temps était donc à la célébration, et le ton à la valorisation de la musique traditionnelle béninoise. Et à ceux qui se posent des questions quant à la présence des femmes artistes dans le challenge pour la préservation de la musique traditionnelle béninoise, les organisateurs de ce festival ont répondu par la présence sur scène de Aline D, la reine du rythme Goumbé de Dassa- Zoumè, héritière du regretté Ayédoro, grand artisan du ce rythme. Mais avant elle, le public qui ne s’est pas fait prier a eu droit à la prestation d’un autre héritier. Lètriki Expert (Fils de Dossou Lètriki), l’autre pape du rythme Massègohoun et son orchestre ont emporté le public à travers une prestation d’une heure environ. Véritable démonstration de force, d’exhibition et de valorisation du Massègohoun, cette prestation a été fortement appréciée par de nombreux acteurs de la musique traditionnelle béninoise comme Anice Pépé, Pidi Symph et bien d’autres. Il sera relayé sur scène par Aline D et son Goumbé. Ce rythme du département des Collines qu’on croyait peu connu à Cotonou a également fait sensation et l’artiste et ses danseurs se sont livrés à une belle prestation qui ne sera pas oubliée de si tôt.
Et comme si le festival Vodoo land music’s avait été initié pour les héritiers (ce qui n’est pas le cas), un autre fils héritier se fera entendre. Il s’agit de Adjignon Totinmin (Fils du regretté Yédénou Adjahoui). Avec lui, il était question du rythme Massè Akéhoun. Une autre variante du Massè tout aussi dansant. Le public a aussi eu droit au rythme Kpalongo avec l’artiste Amiton qui se réclame héritier d’Amikpon. Le rythme Kaka était aussi de la partie avec l’artiste Ange Ahouangonou. Un choix qui illustre combien les rythmes traditionnels peuvent servir de socle à la musique spirituelle, celui-ci étant un chantre de l’éternel. Le dernier rythme à l’honneur, vendredi dernier, était le Zinli avec Adizé Dehouindo?

Culture 19 sept. 2016


Arts et cultures au Bénin: La quinzaine de la photographie s’ouvre au monde

Le comité d’organisation de la quinzaine de la photographie au Bénin, était en conférence de presse, vendredi 16 septembre dernier, au Centre culturel Artisttik Africa. Le programme ainsi que les grandes innovations de ce rendez-vous des images, ont été dévoilés à cette occasion.

Pour cette troisième édition de la quinzaine de la photographie au Bénin, les organisateurs franchissent un cap en accueillant des artistes de divers horizons du continent. Selon Didier Kpassassi, délégué général de l’événement, sept photographes venus, entre autres, de la Côte d’Ivoire, du Togo, de la Centrafrique, du Mali ont été sélectionnés par appel d’offre pour exposer sur le thème : "Esclavage moderne". « Ce thème évoque des phénomènes que nous vivons tous les jours, sans nous en rendre compte », a-t-il justifié. Prévue du 22 septembre au 08 octobre 2016, la quinzaine de la photographie va mobiliser le public autour des expositions, des animations musicales et folkloriques, etc.

A en croire Didier Kpassassi, trois prix sont prévus pour récompenser les meilleurs artistes au terme de la quinzaine. Pour une meilleure vulgarisation du travail des photographes, le comité d’organisation a choisi plusieurs sites dont : la place Bulgarie à Cotonou, l’embarcadère d’Abomey-Calavi, pour abriter les différentes expositions. Par ailleurs, l’ensemble des organisateurs déplorent le manque d’engouement des photographes Béninois autour de cette manifestation, qui se veut pourtant, une véritable vitrine pour l’art, selon le délégué général. « Pour la précédente édition, il a fallu faire du porte-à-porte pour mobiliser les artistes béninois », a-t-il indiqué. Il a ajouté que très peu de photographes locaux ont répondu à l’appel à candidatures de la présente édition?

Culture 19 sept. 2016


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