La Nation Bénin...
Nouvelles

Un atelier a réuni les anciens et nouveaux directeurs généraux, centraux et techniques, ainsi que des experts et le personnel opérationnel de la Compagnie béninoise de navigation maritime (COBENAM), jeudi 15 septembre à la CNCB, à Cotonou. Les fruits de leurs réflexions qui portent sur le thème « Relance des activités de la COBENAM à l’ère du Nouveau départ : réformes, stratégies et perspectives », seront remis ce jour, vendredi 16 septembre, en début d’après-midi, au ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey.
Après avoir connu ses heures de gloire dans les années 80, la COBENAM a subi depuis la libéralisation accentuée de la chaîne des transports à partir de 1990, un amenuisement continu et drastique du portefeuille de ses activités. Mais très bientôt, a assuré son directeur général, Léon Katary, à l’occasion de l’atelier de réflexion ouvert jeudi 15 septembre à la CNCB et qui s’achève tout à l’heure, elle finira par renaître de ses cendres, à l’ère du Nouveau départ. «Redonner à la COBENAM, ses attributs d’antan, dans une dynamique de compétitivité», telle est sa préoccupation majeure.
A la suite d’un diagnostic sommaire, après sa prise de service à la tête de la compagnie, il y a exactement trois mois, jour pour jour, Léon Katary est parvenu à la conclusion qu’elle souffre d’un mal qui nécessite une thérapie de choc. C’est la raison pour laquelle, explique-t-il, il lui a paru opportun d’organiser la présente rencontre avec toutes les sommités utiles afin de parvenir à des solutions pertinentes pour la relance des activités de la COBENAM.
Les participants, au cours de leurs réflexions, auront à procéder à l’examen des activités traditionnelles de la COBENAM et penser à comment les dynamiser et au besoin, leur donner une orientation nouvelle, au regard des diverses mutations intervenues dans l’industrie maritime. Ils statueront aussi sur les nouveaux créneaux porteurs et comment en saisir les opportunités et les mettre en œuvre. Le directeur général Léon Katary a ensuite souhaité que les solutions proposées soient réalistes, durables et applicables à court, moyen et long termes. « Je souhaite également que les solutions dont l’application nécessitent un appui justifié aux plans institutionnel, politique ou financier, soient mis en exergue », a-t-il insisté.
Tirer grand profit
A sa suite, le ministre Hervé Hêhomey fera remarquer que près de 90% des échanges commerciaux du Bénin avec le monde extérieur sont assurés par voie maritime. Dans ce contexte, soutient-il, « il est de notre devoir et dans l’intérêt du pays de trouver les moyens innovants et efficaces pour tirer grand profit de ces échanges à travers notre armement national, la COBENAM». Le présent atelier, selon lui, arrive donc à point nommé. Il a alors remercié le directeur général Léon Katary et ses collaborateurs, pour leur initiative qui vise à trouver les voies et moyens afin de relancer les activités de la COBENAM, saisir les nouvelles opportunités, assurer son développement véritable et durable, contribuer davantage au développement économique et social du pays. Le ministre a invité les participants à mener des réflexions qui apportent des réponses efficaces à certaines problématiques dont notamment le contenu possible du portefeuille d’activités que la compagnie peut durablement mettre en œuvre aux plans national et international, puis les évolutions dans l’industrie maritime et fluviale. Entre autres problématiques, il a cité les choix à opérer à court, moyen et long termes, les réformes managériales et organisationnelles nécessaires, les renforcements de capacités, les compétences à développer, les appuis politiques, institutionnels et financiers.
Il a rassuré les participants de la disponibilité du gouvernement à apporter son appui politique et institutionnel pour la mise en œuvre des recommandations qui seront issues de cet atelier. L’objectif, selon lui, est d’ouvrir de nouveaux horizons de prospérité et de croissance à la COBENAM.
Après la communication sur le thème de l’atelier et les débats qui ont suivi, les participants ont été répartis en deux groupes de travail. Le premier groupe avait à réfléchir sur la thématique «Les activités traditionnelles de la COBENAM : quelles nouvelles orientations opérer ?». Quant aux membres du deuxième groupe, ils avaient à travailler sur «Les nouveaux créneaux porteurs : choix, stratégies et mise en œuvre»?

Les sinistrés du dernier incendie du marché Dantokpa rejoignent enfin leurs nouvelles installations, depuis le 8 septembre dernier. Mais c’est là seulement une bataille de gagné. Après le long et difficile combat du relogement, vient celui tout aussi aléatoire de la remise à flots des différents commerces.
Des chants dans l’une des boutiques du nouveau bâtiment du marché Dantokpa, mardi 12 septembre dernier. A l’intérieur du local d’à peine 3 mètres carré, une dame et deux de ses proches dansent, crient et battent inlassablement des mains. Une séance improvisée de louanges et d’adorations envers Dieu vient d’être exécutée pour ponctuer l’ouverture des nouveaux locaux. «Les gens sont passés par tant d’épreuves pour récupérer leurs clés. Il faut remercier le ciel et l’implorer pour le reste», s’écrie un marchand venu assister à la scène. Après plus de dix mois de quasi-inactivité, il faut désormais remettre les commerces en marche. Une tâche pas du tout aisée, d’autant que la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) n’a pas tenu compte dans ses attributions, des précédents emplacements. L’essentiel pour les autorités étant que tous les sinistrés regagnent effectivement les nouveaux locaux. De part et d’autre de l’aile du marché désormais reconstruite en dur, c’est le calme plat.
Aucune activité ne permet de savoir que les nouvelles installations sont déjà disponibles. Nombre d’entre les centaines de boutiques déjà rétrocédées à leurs propriétaires restent encore fermées. La dizaine ayant ouvert ses portes, sacrifie aux travaux d’aménagement avant un hypothétique retour de la clientèle. Les fines gouttes de la matinée de ce mardi 13 septembre ont laissé des traces sur le sol. Les infortunés de l’extérieur risquent en effet d’être dérangés par les eaux en cas de forte pluie. «On a fui tous quand ça a commencé tout à l’heure», renchérit un passant. A l’aide de gestes de la main, il s’improvise architecte et affirme : «ils devaient construire les locaux de telle façon, pour protéger les occupants et leurs commerces. Mais dans ces conditions, ça risque d’être la débandade en saison pluvieuse».
Providence divine.
Dans la boutique de Basile Akliconon, un groupe de menuisiers s’affairent au mur pour placer les étagères. Malgré le manque d’électricité dans ses locaux, le quadragénaire ne désespère pas. «Le compteur est là. Il ne manque que le raccordement des fils», explique-t-il de façon assez lapidaire. Pour ce dernier, l’essentiel n’est pas d’éclairer la boutique. Il préfère consacrer son énergie pour faire revenir ses clients. D’ailleurs, il accueille avec désinvolture le délai de deux mois que lui a donné la Sogema à cet effet. Faute d’avoir fait installer des étagères, Marcien lui, garde sa boutique fermée. «Il me faut environ 50 000FCfa et je ne les ai pas encore», admet-il. De fait, ses produits destinés à la vente sont par terre.
Dans une salle à peine garnie, Moïse Loko fait badigeonner ses murs. Bien qu’étant satisfait des conditions de relogement, il juge chère la caution de 4 000Fcfa par mètre carré, exigée par la Sogema. «Ils ont pratiquement quintuplé la somme que nous avions auparavant l’habitude de payer», fait-il remarquer. Comme pour remettre son sort à Dieu, il ajoute un brin métaphorique : «si tu perds ton mouton et que de fil en aiguille tu en retrouves l’intestin, tu accoures». Lui et nombre de ses pairs sinistrés du 31 octobre 2015, auront bien besoin de la providence divine pour faire face à la traversée du désert qui s’annonce pour leurs commerces ¦

La prochaine rentrée des classes se précise bien. Elle est annoncée sans anicroche par des membres du gouvernement et les responsables des principales confédérations syndicales. C'est au terme de la première session de la Commission nationale permanente de concertation et de négociation collectives entre gouvernement, centrales et confédérations syndicales, tenue le jeudi 15 septembre à l’Infosec de Cotonou.
La présence de quelques enseignants du secondaire formés et en attente de recrutement, banderoles en main et revendiquant une entrée imminente dans la Fonction publique pouvait laisser croire que la première session de la Commission nationale permanente de concertation et de négociation collectives entre gouvernement, centrales et confédérations syndicales se déroulerait dans la même ambiance surchauffée d’antan. Fort heureusement, les esprits sont restés calmes et le verbe apaisé tout au long des quatre heures de temps environ qu’ont duré les échanges. Lesquelles se tiennent à l’invitation du gouvernement, soucieuse «de prévenir les bouleversements sociaux à la veille de la rentrée scolaire», indique à l’entame, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. Elle est aussi selon lui, «l’expression de la volonté politique des autorités à montrer leur bonne foi et la confiance qu’elles placent en leurs partenaires». Il estime, en effet, qu’aucune politique publique, voire de développement, ne peut être conçue et mise en œuvre dans un contexte de crises permanentes de nature à rompre la logique de service. Ses explications seront amplifiées par le ministre en charge du Travail et de la Fonction publique Adidjatou Mathys qui se réjouit de constater que le Bénin est logé sur la liste des pays qui affichent clairement une volonté politique en faveur du dialogue social. Elle va
d’ailleurs en profiter pour annoncer que la Commission est désormais présidée par le ministre Abdoulaye Bio Tchané et que celui en charge des Transports Hervé Hèhomey (absent) y fait aussi son entrée.
Priorité : l’école
Passée cette phase protocolaire, les responsables syndicaux annoncent les couleurs. Noël Chadaré de la Confédération des organisations syndicales indépendantes s’élance le premier et rappelle au gouvernement qu’il y a «urgence», que la rentrée des classes est imminente et que toutes autres préoccupations ou revendications doivent être sacrifiées au profit d’un retour en classes apaisé des écoliers et élèves. Aussi, propose-t-il que la préparation matérielle, technique et financière de la rentrée constitue la charpente des échanges de la session. Les préoccupations liées à la rentrée oui, mais il est important de ne pas les éluder, embraye Paul Essè Iko de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb). Sans aller contre la proposition de son prédécesseur, il propose au gouvernement de garder à l’esprit que les travailleurs du secteur privé souffrent et que ceux de la santé ont d’énormes difficultés qu’on ne saurait passer sous silence. Plus exigeant, Pascal Todjinou de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cstb) suggère que la Charte nationale du dialogue social signée récemment entre le gouvernement, le patronat et les organisations syndicales constituent la boussole des échanges. Dieudonné Lokossou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) n’y va pas non plus du dos de la cuillère. Il faut, exige-t-il, que cette charte à laquelle ils ont librement consentie soit respectée, même si elle ne dissout pas la commission de négociations, conseille-t-il. A ces préoccupations et à quelques autres points de préséance, le ministre Adidjatou Mathys donne des réponses et laisse place aux échanges proprement dits, conduits par le ministre Abdoulaye Bio Tchané. Ils se déroulent à huis clos, gouvernement et cadres impliqués d’un côté, responsables syndicaux dûment mandatés de l’autre, loin des médias comme d’habitude.
Ils veulent tous d’une rentrée apaisée !
«Ce qui préoccupe le gouvernement c’est la rentrée des classes et les questions qui touchent aux enseignants… On a discuté à bâtons rompus. Mais on n’a pas pris un accord écrit». Visiblement satisfait au terme de cette première session, Paul Essè Iko est tout de même demandeur de certaines exigences. Sa confédération, insiste-t-il, est préoccupée en général par les questions qui touchent à l’école. Pour cette raison, ses syndiqués et lui font de la satisfaction des problèmes touchant aux enseignants communautaires et contractuels, une préoccupation essentielle et un préalable indispensable pour une rentrée apaisée. A cela, il ajoute le cas des enseignants formés dans les écoles normales et qui devraient être recrutés sans concours, puisqu’ayant déjà le diplôme professionnel et le paiement des arriérés dus aux éducateurs et éducatrices. La rentrée, admet-il alors, pourrait donc bien être apaisée mais cela, indique-t-il, dépend du gouvernement.
Plus satisfait encore est Dieudonné Lokossou. «Ce que nous avons vu aujourd’hui est une première parce que nous avons souvent déposé des cahiers de doléances mais on ne se retrouve pas pour discuter autour des points importants. Ce soir on a donné priorité aux enseignants parce que le gouvernement souhaite une rentrée apaisée mais c’est lié à certaines conditions. Les gens ne peuvent pas travailler à crédit. On ne peut pas empêcher les contractuels d’évoluer par exemple...», explique à la fin des échanges le secrétaire général de la Csa Bénin. Aussi, invite-t-il le gouvernement à demeurer sur la voie de l’apaisement mais en pensant surtout à recruter au profit de l’enseignement. Si les journées pédagogiques étaient organisées à temps, les primes de rentrée payées et les subventions versées à temps aux établissements, cela participera d’un dégel et contribuera à une rentrée sans anicroche, précise-t-il. Sur les quinze points de revendication concernant les enseignants, Pascal Todjinou note qu’il y a eu «une légère avancée par rapport à ce à quoi on assistait». Mieux, il se réjouit de constater qu’il y a une méthode qui prévaut désormais et que les négociations se sont déroulées dans une ambiance qu’il invite le gouvernement à perpétuer.
Mais si les responsables syndicaux sont autant satisfaits de la rencontre, c’est parce qu’elle a été bien préparée, rassure le ministre Adidjatou Mathys ; c’est parce que les ministères concernés ont tenu plusieurs séances en amont. Mieux, souligne-t-elle, si le gouvernement a fait de la signature de la Charte nationale du dialogue social un préalable à l’ouverture des négociations, c’est dans un souci d’apaisement total et de négociations apaisées avec les partenaires sociaux. S’agissant des revendications liées à l’école, elle se réjouit des avancées notées. «La rentrée étant imminente le gouvernement s’assure que nous aurons une rentrée apaisée… Certains points ont été déjà satisfaits et pour d’autres des réflexions sont en cours», indique-t-elle, saluant par ailleurs la maturité syndicale notée au cours des échanges. Il est à souligner que d’autres membres du gouvernement notamment les ministres en charge de l’Enseignement secondaire, de la Santé, de la Communication et de la Justice ont également pris part aux travaux au cours desquels des points de revendication liés à d’autres secteurs d’activités ont été aussi évoqués ?

(Communiqué)
Dans le cadre de la rentrée universitaire 2016-2017, les nouveaux bacheliers et leurs parents sont invités à consulter le chronogramme des activités de sélection dans les universités et centre universitaires nationaux et à la Direction générale de l'Enseignement supérieur.
Conformément audit chronogramme, la distribution des guides d'orientation des nouveaux bacheliers démarre le vendredi 16 septembre 2016 dans les universités et centre universitaires.
Le dépôt des dossiers de candidature à la sélection pour l'accès en première année des écoles et instituts de formation professionnelle est prévu du lundi 19 au mercredi 28 septembre 2016 dans les Directions départementales de l'Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle et à la Direction générale de l'Enseignement supérieur.
Marie-Odile ATTANASSO
Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Actualités 16 sept. 2016

La destitution du maire de Parakou, Souradjou Karimou Adamou, se précise. Pour une deuxième fois, les pourparlers entrepris par le comité de conciliation de trois membres présidé par le préfet du Borgou, Moussa Djibril Maman Cissé, a échoué mercredi 14 septembre, après la première tentative infructueuse du 5 septembre dernier.
«Pour cette ultime session de réconciliation, tout s’est passé dans la convivialité, sans animosité... Je crois que rien n’a véritablement évolué. Dans les prochains jours, on doit s’attendre à la session extraordinaire pour passer au vote de défiance », a confié hier Judicaël Houndin, 3e adjoint au maire et signataire de la motion de destitution du maire, au sortir de la rencontre de conciliation tenue pendant une heure environ à la préfecture du Borgou. Comme à la rencontre du 5 septembre dernier, le maire Souradjou et ses partisans n’ont pas voulu se prononcer, le préfet non plus.
Signataires et non signataires de la motion de destitution du chef de l’administration municipale n’ont pas pu accorder leurs violons, laissant évaporer l’espoir que nourrissait l’autorité préfectorale de voir les dissidents revenir à de meilleurs sentiments. L’ex-secrétaire général de la mairie de Parakou aura joué néanmoins sa partition, conformément au décret 2005-376 du 23 juillet 2005 qui préconise toutes auditions pouvant aboutir à la conciliation.
Le délai de quinze jours après le dépôt de la motion étant épuisé, le maire devra convoquer incessamment une session extraordinaire qui sera consacrée à un vote de défiance à son encontre, tel que souhaité par les dissidents dans leur motion en date du 30 août dernier. Aux termes de l’article 53 alinéa 1er de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin, «En cas de désaccord grave ou de crise de confiance entre le conseil communal et le maire, le conseil peut, par un vote de défiance à la majorité des 2/3 des conseillers, lui retirer sa confiance ». L’alinéa 3 indique : «Le préfet, par arrêté, constate cette destitution».
Le maire pourrait encore jouer sur le temps en annonçant sa démission devant le conseil communal, laquelle ne sera effective dans ce cas qu’un mois après sa communication à l’autorité de tutelle, suivant l’article 52 de la loi précitée. Ce cas de figure tordrait ainsi le cou au processus de destitution enclenché par dix-neuf des vingt-cinq conseillers que compte le Conseil municipal de Parakou. Cela paraît toutefois improbable dans la mesure où le maire lui-même, en prenant acte de la motion au lendemain du dépôt, avait assuré que le processus irait jusqu’à son terme.
Dans leur motion, les conseillers mécontents et qui disent ne plus se reconnaître dans la gestion du maire Souradjou Karimou Adamou, lui reprochent entre autres «une navigation à vue, une gestion solitaire des affaires de la cité et surtout une gestion opaque caractérisée par des commandes et contrats de marchés sans aucun respect des normes et dispositions du Code des marchés publics »?

Le collectif « Sauvons Zagnanado », un creuset de jeunes, accuse le maire de la commune de Zagnanado, Symphorien Misségbétché, de sa gestion de la mairie. C’était au cours d’une conférence de presse animée par son président, Oloudé Atchadé, mercredi 14 septembre à Cotonou.
Dans la commune de Zagnanado, le torchon brûle entre le maire Symphorien Misségbétché et les jeunes réunis au sein du Collectif « Sauvons Zagnanado ». Le président dudit creuset, Oloudé Atchadé a, au nom de ses collègues, indiqué que le maire, depuis son élection, n’a cessé de poser des actes préjudiciables au développement de la commune.
Pour se justifier, il revient sur les conclusions du rapport final d’audit de la gestion des ressources du FADEC dans la commune au titre de l’exercice 2014 et l’exploitation de carrière de sable fluvial et de pierres concassées situées à Womèto et Don-tan.
S’agissant du rapport de l’audit de gestion des ressources du FADEC, Oloudé Atchadé informe qu’en 2014, les crédits ouverts s’élèvent à 529 071 107 F CFA et qu’en ce qui concerne leurs reports, qu’il n’y a pas eu concordance entre les chiffres de la commune et ceux du receveur percepteur. Le maire, selon le président du collectif « Sauvons Zangnanado », Oloudé Atchadé, devrait s’expliquer par rapport à leur gestion.
Pour le collectif, le maire de Zagnanado concentre et confisque tous les pouvoirs, en empêchant le secrétaire général d’animer et de coordonner comme le prévoit les textes, les services administratifs communaux dont il veille au bon fonctionnement. A en croire ses membres, les commissions permanentes n’ont pas été fonctionnelles, alors que la somme de un million de francs CFA prévue à cet effet, aurait été décaissée sans que les preuves de sa traçabilité ne puisse être apportée.
Pour ce qui est de la gestion de l’exploitation des carrières de sable fluvial et des pierres concassées, Oloudé Atchadé ne comprend pas que le maire ait unilatéralement rompu le contrat avec la société « Les sablières du Bénin », pourtant autorisée par le conseil communal par délibération en novembre 2009 au profit de «COGETRAP Sarl ». « Au total le maire Symphorien Misségbétché, en quelques années, a détourné plus de 630 000 000 de F CFA avec ses complices en ce qui concerne l’exploitation des carrières de sable de Womèto », a fait remarquer Oloudé Atchadé. Il a aussi évoqué la gestion immobilière au niveau de la commune où certaines infrastructures auraient été louées à des structures qui n’ont jamais payé d’impôts ni de taxes.
Le collectif invite les conseillers communaux à prendre leur responsabilité en arrêtant la saignée, au risque d’être taxés de complices devant l’histoire?
Politique 15 sept. 2016

Réunis à Cotonou du 8 au 10 septembre dernier, dans le cadre de la préparation de la COP 22 prévue à Marrakech du 7 au 18 novembre prochain, les élus locaux et régionaux d’Afrique ont adopté la Déclaration de Cotonou. Celle-ci a retenu que les villes et territoires sont des acteurs indispensables à la mise en œuvre de l’agenda international sur le climat qui n’est que la concrétisation de l’Accord de Paris.
«Nous soulignons aux Etats et à la communauté internationale, le rôle incontournable des villes et territoires pour traduire sur le terrain les Contributions déterminées au niveau national (CDNs) présentées par les Etats comme piliers de la mise en œuvre de l’Accord de Paris. ». Voilà ce que stipule le point 5 de la Déclaration de Cotonou présentée, samedi 10 septembre dernier par Mara Quiosa, représentante de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (Cglu- Afrique). Une déclaration qui traduit l’état d’esprit et la volonté des Etats africains à prendre une part active dans la concrétisation de l’Accord de Paris.
Mara Quiosa poursuit que les villes et territoires insistent sur la nécessité de territorialiser les programmes et les projets pour l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques sous l’impulsion des élus locaux et régionaux d’Afrique, afin d’accélérer leur appropriation par les populations, condition indispensable à la résilience des territoires et des écosystèmes dont dépendent les économies locales durables. La fréquence et la sévérité des chocs climatiques accélèrent les transhumances et migrations transfrontalières. Leur gestion durable, selon elle, appelle une coopération décentralisée entre collectivités territoriales situées dans les zones transfrontalières, avec des mécanismes et ressources découlant des financements liés au défi climatique.
Appréciant à sa juste mesure la portée universelle de l’Accord conclu à Paris en décembre dernier et l’avancée décisive que cet accord a permis de réaliser dans la prise de conscience de la communauté de destin de l’ensemble de l’humanité face aux impacts négatifs déjà vécus et aux risques d’accélération des dérèglements climatiques et des catastrophes associées, les élus locaux et régionaux encouragent tous les Etats africains à ratifier l’Accord de Paris pour son entrée en vigueur d’ici à l’ouverture de la COP 22.
Les villes et territoires pour la transition énergétique
Ainsi, relève Mara Quiosa, les élus locaux et régionaux appuient et s’associent à l’ensemble des engagements souscrits par les collectivités territoriales dans leurs déclarations successives au cours du cycle de négociation 2015-2016 , y compris la charte d’adaptation de Durban et toutes les autres réunions préparatoires au sommet de Paris.
L’Afrique représente 15 % de la population mondiale en 2015 et en constituera 40% à l’horizon 2100 mais ne pèse que 3% de la consommation mondiale d’énergie. C’est pour cette raison que ses élus locaux et régionaux plaident pour que la question de la fracture énergétique de l’Afrique fasse partie intégrante des priorités de l’agenda de la COP 22, car l’énergie est essentielle aussi bien pour la transformation des économies locales pour construire la résilience des territoires et le développement durable et bas carbone ; mais également pour l’attractivité et l’amélioration de la vie dans les territoires.
Les villes et territoires confirment qu’elles abritent le gisement et le potentiel de coalition d’acteurs (y compris du secteur privé) mobilisables pour engager la transition énergétique et écologique afin que les territoires s’inscrivent dans une trajectoire de développement durable, résilient et solidaire. Ils réitèrent que les régions, villes et territoires sont le niveau de gouvernance où on peut mieux s’intégrer et être mis en cohérence l’Agenda des Objectifs de Développement durable, l’Agenda international du climat et le nouvel Agenda urbain.
Les élus locaux et régionaux attendent en conséquence que Marrakech débouche sur des propositions précises pour mettre en œuvre l’Accord de Paris, en particulier pour la mobilisation et l’accès aux financements par les collectivités territoriales et les acteurs opérationnels locaux. Plaidant pour le renforcement des capacités, ils sollicitent alors des procédures simplifiées pour faciliter l’accès au financement climat. Ils s’engagent pour une mobilisation massive à la COP 22 et mandatent leurs collègues élus locaux et régionaux du Maroc afin que la Déclaration de Cotonou soit présentée lors du Sommet des élus locaux et régionaux prévus pour le 14 novembre prochain.
Il faut espérer que beaucoup d’Etats ratifient l’Accord de Paris d’ici à la tenue de la COP 22 et lui permettre ainsi de tenir la promesse des fleurs comme le souhaitent vivement l’Union Européenne et sa délégation au Bénin.

La communauté internationale célèbre ce jeudi 15 septembre, la Journée internationale de la démocratie. En prélude à ces festivités, les députés de la 7e législature et le Parlement des jeunes ont effectué, mercredi 14 septembre, une visite à l’hôtel PLM Alédjo qui a abrité les travaux de la Conférence des forces vives de février 1990. Mais grande a été leur désolation, au regard de l’état de décrépitude avancé dans lequel se trouve cet édifice public que d’aucuns appellent « Maison de la démocratie béninoise».
« Démocratie 2030, engagements des jeunes», c’est sous ce thème que la communauté internationale commémore ce jeudi 15 septembre, l'édition 2016 de la Journée mondiale de la démocratie. L’Assemblée nationale a prévu dans ce cadre une série d’activités qui a démarré, mercredi 14 septembre, avec une visite des députés et des membres du Parlement des jeunes à l'hôtel PLM Alédjo de Cotonou qui a abrité en 1990 la Conférence des forces vives de la Nation, conférence sans laquelle on ne parlerait pas aujourd'hui de démocratie au Bénin. Ce grand complexe hôtelier jadis très indiqué pour les grandes manifestations à cause de son cadre resplendissant, est abandonné aujourd’hui dans un état de ruine totale, après avoir mis des centaines d'employés au chômage. La délégation des députés présents sur les lieux, n’a pas caché ses impressions de désolation, de déception, de mélancolie et de rejet de la gestion faite de l'hôtel PLM Alédjo. «…Après la visite de ce lieu qui a servi de départ à la démocratie dans notre pays, nous avons un sentiment de tristesse. Nous avons des impressions de rejet de ce que nous avons voulu nous-mêmes. C’est une maison qui a servi à la Conférence des forces vives de la Nation et elle est laissée dans cet état, parce qu’on attend l’Unesco. J’ai honte des cadres de mon pays. Si j’étais à la tête de ce pays, j’allais les faire punir. Le politique émet des idées, mais ne les transforme pas. On ne devrait pas attendre l’Unesco », s’est offusqué le député, deuxième secrétaire parlementaire, Dakpè Sossou qui conduisait la délégation. Selon lui, pour la réhabilitation des lieux, c’est d’abord le Bénin et non l’Unesco. Le député condamne aussi les cadres du ministère en charge du Tourisme pour leur manque d'anticipation et d'innovation afin de contourner ce crime national. Enfin, il fait la proposition selon laquelle, en marge de la procédure d'inscription de ce site au patrimoine mondial, la salle ayant abrité la conférence mère de la démocratie béninoise soit rénovée aux normes modernes permettant aux jeunes qui n'avaient pas vécu les moments forts de la Conférence nationale de reconnaître non seulement le siège occupé par chaque leader politique, mais aussi la substance de ses interventions.
Présent sur les lieux, Richard Sogan, secrétaire général du ministère chargé de la Culture et du Tourisme fera savoir que ce souhait des députés s’inscrit aussi dans la même lignée du programme qui se déroule au niveau du ministère. « Nous pensons que comme nos idées convergent, on aura facilement l’appui de tout le monde pour pouvoir conduire à bien ce projet de réhabilitation de l’hôtel PLM Alédjo », se réjouit Richard Sogan. Il précise que ce projet de réhabilitation tient en deux volets: il y a le volet de l’érection d’un mémorial en ces lieux et celui de la création d’une école d’hôtellerie toujours au même endroit, pour former des professionnels d’hôtellerie et du tourisme. Les manifestations dans le cadre de la journée de la démocratie se poursuivent ce jour au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Actualités 15 sept. 2016

Le Bénin balise le terrain pour la 3è Conférence sur le logement et le développement urbain prévue du 17 au 20 octobre à Quito en Equateur. C’est ce qui justifie le lancement, mercredi 14 septembre, de la validation du rapport national Habitat III, par le secrétaire général du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Christian Sossou, à Cotonou.
Le Bénin peut désormais rêver grand en matière d’habitat et d’urbanisme. Les défis à relever pour traduire en actes concrets ses ambitions dans ces domaines figurent en bonne place dans le rapport national Habitat III, dont le lancement a eu lieu, mercredi 14 septembre. C’est en prélude à la 3è Conférence Habitat III.
Au nombre de ces défis, précise David Houssou, consultant du rapport national Habitat III, on note la maîtrise du foncier, la poursuite de la décentralisation et de la déconcentration, la réalisation des infrastructures urbaines adéquates et la construction des logements convenables pour tous.
Mieux, en termes d’amélioration du cadre de vie des Béninois, la 3è édition de la Conférence sur l’habitat permettra au Bénin de s’engager sur un nouvel agenda urbain. Ce sera en vue d’offrir des cadres de vie sains et adéquats à ses populations.
«Le gouvernement devra prendre des engagements sur vingt ans, en dévoilant sa ligne de conduite pour ses populations dans le domaine du logement et de l’urbanisation », a souligné le directeur général de l’Habitat et de la Construction, Ananou Victor Kouassi. D’où la pertinence de la validation du rapport national Habitat III. Ledit rapport balise ainsi le terrain pour la tenue prochaine de la 3e Conférence sur le logement et le développement urbain durable. La finalité de ladite conférence est d’examiner et de tracer des voies nouvelles face aux défis de l’urbanisation et aux opportunités qu’elle offre pour la mise en œuvre des Objectifs de Développement durable.
Pour le secrétaire général du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Christian Sossou, «la Conférence Habitat III offre aux Etats membres, l’opportunité de contribuer à l’examen et à l’adoption d’un nouvel agenda urbain qui sera axé sur les politiques et les stratégies pouvant permettre d’exploiter efficacement le pouvoir et les forces qui sous-tendent le développement urbain durable».
Eclaircir l’horizon
Au regard des nouvelles mutations que subit le monde en matière d’habitat et d’urbanisme, l’organisation d’une telle conférence vient éclaircir l’horizon pour les populations béninoises et africaines qui peinent à trouver la stabilité recherchée dans ce domaine. En 50 ans, explique-t-il, le taux d’urbanisation a presque triplé. Selon les projections, la proportion des Béninois vivant en ville passera à 51% d’ici à 2020. Toutefois, informe-t-il, des études révèlent les écarts à combler sur ces plans pour permettre aux villes africaines d’être des moteurs économiques. Habitat III se propose donc de faire le diagnostic de la réalisation des engagements pris par les chefs d’Etat à la 2è Conférence Habitat II en 1996, d’identifier les obstacles et les leçons tirées et d’explorer de nouvelles pistes dans le cadre du nouvel agenda urbain, a expliqué David Houssou, consultant principal du rapport.
Dans le cadre de la 3è conférence, le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (Onu-Habitat) a facilité les négociations intergouvernementales informelles ayant abouti à l’élaboration du draft du projet de déclaration qui sera discuté et adopté lors de ladite conférence, ajoute le secrétaire général du ministère. Le dialogue urbain sur ledit document permettra au Bénin, insiste-t-il, d’apporter sa contribution pour aider à maintenir la dynamique et l’intérêt pour le Nouvel agenda urbain mondial et de renforcer l’engagement et le soutien mondial, en vue d’un développement urbain durable.

Le Conseil des ministres du mercredi 14 septembre a décidé de la nomination à la tête des Forces armées béninoises (Fab) d’un nouveau chef en la personne du général de brigade Laurent Amoussou.
En remplacement du général de brigade Awal Bouko Nagnimi appelé à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er octobre prochain, le Conseil des ministres a décidé de la nomination d’un nouveau chef d’état major général à la tête des Forces armées béninoises (Fab). Il s’agit du général de brigade Laurent Amoussou.
Au cours de la même rencontre, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale pour autorisation de ratification de l’Accord cadre de Paris. La Conférence des Nations Unies pour les changements climatiques a adopté par consensus le 12 décembre dernier à Paris, l’accord de Paris signé à New York par 175 Etats dont le Bénin. Au terme de cet accord, «tous les pays s’engagent à lutter contre les changements climatiques sur la base du principe d’équité et de responsabilité commune mais différenciée». Ledit accord, explique le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Koupaki, au cours de son point de presse, offre un cadre de renforcement des mécanismes de financement.
Dans le domaine de la Justice, le ministre en charge du secteur a été instruit par le gouvernement pour organiser un test de recrutement de notaires, d’huissiers de justice et de commissaires priseurs pour 42 postes. En effet, indique le ministre d’Etat, un décret portant création de nouvelles charges de notaires, d’huissiers de justice et de commissaires priseurs a été pris pour faciliter une meilleure accessibilité des populations aux offices ministériels. Ces différentes charges sont créées conformément à la nouvelle cartographie judiciaire au Bénin, poursuit-il.
Deux millions de dollars. C’est la contribution du Bénin à la cinquième édition de reconstitution des ressources du Fonds mondial pour la campagne 2017-2019 qui sera organisée au Canada du 16 au 17 septembre prochain ?