La Nation Bénin...
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Le chef de l’Etat a pris part les 27 et 28 août derniers à la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad). Une première sur le continent africain, qui lui a donné l’occasion de plaider pour un accroissement des apports au développement du continent.
Nairobi la capitale kenyane a accueilli la première Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad) organisée sur le continent noir. A cette rencontre de haut niveau à laquelle ont pris part de nombreux dirigeants du continent, les discussions, selon le point fait par le ministre des Affaires étrangères à son retour à Cotonou, ont porté sur la dynamisation de la coopération entre le Japon et l’Afrique. Au cours de la rencontre, souligne-t-il, la somme de 32 milliards de dollars promise pour le développement au cours de la dernière Ticad tenue au Japon était au centre des échanges et les programmes à financer ont été passés en revue.
La participation du Bénin à cette rencontre a été fort appréciée, notamment en ce qui concerne les contributions apportées par le président Patrice Talon aux débats. Laquelle a porté sur une préoccupation majeure qui freine le développement des pays africains. Il a, indique le ministre Aurélien Agbénonci, «fait observer que le secteur privé n’arrive pas à mobiliser des crédits sur le long terme pour permettre le financement de projets structurants pour lequel l’amortissement de l’investissement ne peut se faire que sur des périodes allant de 25 à 30 ans. Un constat qui l’a obligé à plaider pour la mise en place d’un outil approprié pour inverser cette tendance et induire une meilleure participation du secteur privé au développement.
Ces apports du président Patrice Talon ont été salués par nombre de personnalités dont certains ont tenu à échanger avec lui. C’est ainsi par exemple que le président de la Société financière internationale a sollicité et obtenu une audience avec lui, aux fins d’échanger sur la possibilité d’accompagner la mise en place d’un tel mécanisme. Le chef de l'Etat a eu aussi, poursuit le ministre, des entretiens particuliers dont un tête-à-tête avec le Premier ministre du Japon. Occasion pour lui, de plaider pour un accroissement des apports du Japon au Bénin, notamment dans les secteurs de l’eau, de la santé, de l’éducation et de l’aquaculture. Il en a profité pour lui exprimer sa gratitude pour la construction de l’hôpital de zone d’Allada. Il a aussi été convenu que le président de la République se rende au Japon sous peu pour des discussions à un haut niveau afin que que les projets discutés connaissent un début de concrétisation. Avec le président de la Jica, il a été aussi question de coopération et de développement, selon Aurélien Agbénonci. Il est préconisé à ce niveau, une réorientation des priorités afin qu’elles répondent aux besoins et exigences des populations. Le chef de l'Etat s’est aussi entretenu avec le président du Fonds mondial, organe intervenant dans la lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme sur les moyens d’accroitre les ressources du Fonds et un retour desdits fonds en direction du Bénin. A l’instar de ses pairs, le président Patrice Talon a par ailleurs participé au lancement d’un rapport sur le développement humain en Afrique avec une part importante consacrée à la question du genre.

A l’invitation du président Paul Kagamé, le chef de l’Etat, Patrice Talon a effectué du 29 au 31 août, une visite officielle au Rwanda. Laquelle lui a donné l’occasion d’impulser un nouveau dynamisme aux relations entre les deux pays.
Une visite bénéfique. C’est ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci qualifie la visite officielle du président Talon au Rwanda. Ce séjour, entamé le lundi 29 août dernier, a surtout permis aux deux pays d’envisager une coopération mutuelle plus fructueuse. Le Rwanda étant devenu également un modèle de développement sur le continent, le Bénin compte bien aller à son école. Au cours du point de presse qu’il a animé à l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin à son retour au pays, le patron de la diplomatie béninoise a retracé le parcours de la délégation béninoise en terre rwandaise. Laquelle est faite pour l’essentiel de rencontres, d’échanges et de discussions dont les effets devraient se faire sentir sous peu.
Il a ainsi évoqué l’accueil chaleureux réservé au président Patrice Talon et à sa suite par le président Paul Kagamé. Le chef de l’Etat a été personnellement accueilli par son homologue avant de se rendre au mémorial du génocide rwandais pour se recueillir et rendre hommage aux victimes. Un moment de grande émotion, a soutenu le ministre des Affaires étrangères. Un autre temps fort de cette visite a été la rencontre au Centre de convention de Kigali. Là, indique-t-il, le président Patrice Talon a assisté à une présentation du modèle rwandais de développement. Les piliers essentiels qui fondent l’action de développement de ce pays ont été expliqué au président Patrice Talon et à sa suite, a-t-il déclaré. Cette rencontre a été ponctuée de nombreuses explications, le chef de l’Etat ayant manifesté une attention particulière pour plusieurs points des exposés notamment en ce qui concerne des secteurs prioritaires de développement.
Comme il en a pris l’habitude, le chef de l’Etat a aussi eu des échanges avec la communauté béninoise présente dans ce pays. Au cours de son séjour, le président Patrice Talon a également visité les locaux de l'Agence rwandaise pour la promotion de l'investissement pour s'imprégner du fonctionnement et du travail qui s’y fait. Bien d’autres infrastructures et structures ont reçu la délégation béninoise. A chacune des étapes, il a été question de coopération et de développement. Ce qui justifie sans doute la signature entre les ministres en charge des Affaires étrangères du Bénin et du Rwanda, d’un accord de coopération multisectoriel. Accord sur lequel, les deux chefs d’Etat ont donné des instructions pour une mise en application diligente. Le ministre Aurélien Agbénonci est revenu au cours de son point de presse sur l’annonce faite par le chef de l’Etat relativement aux facilités de visas à accorder aux ressortissants africains. Selon lui, il s’agit d’une préoccupation de vieille date maintes fois manifestée par le président de la République qui l’a déjà évoqué dès le second Conseil des ministres après sa prise de fonction ?

Le maire de Parakou, Souradjou Karimou Adamou, prend acte de la motion de sa destitution déposée mardi dernier par dix-neuf conseillers municipaux sur les vingt-cinq. Il interdit toute manifestation contre la procédure enclenchée, alors que les contestataires de sa gestion commencent à s’ouvrir.
Souradjou Karimou Adamou se soumet à la volonté de dix-neuf conseillers municipaux (sur vingt-cinq) de lui retirer leur confiance, après treize mois d’exercice à la tête de la commune de Parakou. Il l’a signifié mercredi 31 août dans une adresse à la population, suite à la réception la veille d’une motion de destitution à lui adressée. «Je prends acte de leur motion et m’engage à faire en sorte que la procédure de destitution aille à son terme», déclare Souradjou Karimou Adamou, la voix pleine d’émotion. D’ores et déjà, il invite les uns et les autres au strict respect des dispositions régissant le maintien de l’ordre public. «En conséquence, sont interdites sur toute l’étendue du territoire de la ville de Parakou toutes manifestations publiques jusqu’à l’épilogue de cette situation», martèle le maire désormais sur une chaise éjectable. «Car, chaque citoyen de la cité de Kobourou, fut-il maire, doit mettre l’intérêt de la ville au-dessus de toute considération», poursuit-il. «Je vous laisse ma lutte en héritage pour que plus jamais le sang ne coule à Parakou», sanglote Souradjou Karimou Adamou, paraphrasant ainsi feu Hubert C. Maga, premier président du Bénin ex-Dahomey et natif de la ville de Parakou.
Dans la motion de destitution du maire en date du 30 août dernier et déposée le même jour par exploit d’huissier, les conseillers signataires lui reprochent «une navigation à vue, une gestion solitaire des affaires de la cité et surtout une gestion opaque caractérisée par des commandes et contrats de marchés sans aucun respect des normes et dispositions du Code des marchés publics».
Les langues se délient
Au nombre des dissidents, tous les trois adjoints au maire dont le coordonnateur communal des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et deux des trois chefs d’arrondissement de la ville ont signé la motion de destitution. Tous disent «ne plus se reconnaître dans sa gestion» et lui demandent en conséquence de convoquer une session extraordinaire dans un bref délai, laquelle sera consacrée uniquement au vote de défiance à son encontre.
Après les sorties médiatiques par groupes de jeunes interposés, les masques tombent et les langues se délient désormais. «Le maire confond la gestion d’une ville à sa propriété privée», s’indigne Idrissou Sylla, chef du 2e arrondissement. «Les exemples de mépris de la part du maire vis-à-vis des autres conseillers sont énormes», allègue-t-il. Idrissou Sylla dit ne pas être impliqué, par exemples, dans l’implantation des lampadaires solaires dans la circonscription administrative dont il a la charge, dans la réalisation et la construction d’un module de classe à l’EPP Bamora (Banikanni), pourtant située seulement à 300 m de son domicile. Même après le dépôt de la motion mardi dernier, poursuit-il, le maire a encore procédé hier mercredi à Nima, un quartier du 2e arrondissement, à une remise de site pour la construction de hangars du marché de la localité et ce, sans lui.
«Ça ne peut pas continuer. Nous sommes sur un terrain politique ; le capitaine qui nous conduit, ne nous fait pas de cadeau... Le maire pose des actes de développement mais c’est très déséquilibré », confie, pour sa part, Ibrahim Chabi Mama, actuel premier adjoint au maire et précédemment chef du 3e arrondissement au cours de la mandature passée. A l’en croire, les actions de développement de la mairie sont beaucoup plus orientées vers un arrondissement au détriment des deux autres.
Les actions sont «exécutées dans des conditions aux antipodes de la démocratie participative et d’une bonne gestion», dénonçait, il y a quelques jours, le collectif Kobourou des jeunes de Parakou. Des décisions sont prises «de manière unilatérale» au mépris des autres élus relégués au rang d’observateurs, qui ne sont informés de certaines actions que par voie de presse, a laissé entendre le porte-parole, Abdoulaye Mama. Pis, des marchés passés pour des travaux d’assainissement n’auraient «pas respecté le processus de passation des marchés et sentent l’odeur d’une forte corruption», selon le collectif. En début du mois de juillet dernier, accuse-t-il, le maire aurait fait débloquer une somme de 5 500 000 FCFA en régie pour une activité de fourniture de carburant pour les engins lourds non exécutée. A tout cela, s’ajoute une suspicion de surfacturation dans l’implantation des lampadaires, mais rejetée par le directeur des Services techniques de la mairie, Salifou Zimé Kpéra, chiffres à l’appui ?

Les acteurs du système éducatif de base de l’Alibori et du Borgou sont à l’école du Suivi d’impact local participatif (SILP). Le lancement du processus de mise en œuvre de cet instrument d’optimisation des ressources, d’évaluation de l’offre éducative et de reddition de compte, a eu lieu mardi 30 août à Nikki.
Dans le but de contribuer à l’amélioration de l’offre éducative, le réseau Social Watch Bénin envisage de mettre en œuvre l’outil dénommé «Suivi d’impact local participatif (SILP)» dans les quatorze communes de l’Alibori et du Borgou. En vue de l’appropriation et de la mise en œuvre efficiente de ce processus participatif, une série d’ateliers méthodologiques communaux est lancée à Nikki et se déroule du 30 au 2 septembre dans les localités cibles, au profit des acteurs locaux du système éducatif de base. Ainsi, le réseau entend renforcer les capacités des membres des Cellules de participation citoyenne (CPC) et des représentants des services de l’enseignement primaire de chaque commune afin qu’ils soient aptes à mesurer les progrès et à apporter des mesures correctives aux services publics de l’éducation, précise Dieudonné Houinsou, secrétaire exécutif de Social Watch Bénin. Cet atelier vient à point nommé quand on sait que les résultats des différents examens de cette année ont été catastrophiques (39,45% de réussite au CEP 2016 dans le Borgou-Alibori) alors que le secteur de l’éducation constitue le socle du développement, indique Sylla Adamou, premier adjoint au maire de Nikki. Cette initiative, espère-t-il, contribuera à inverser la tendance des contre-performances scolaires.
Mise en oeuvre du SILP
Parents d’élèves, écoliers, enseignants, responsables d’établissements et autorités locales, responsables d’ONG intervenant dans le secteur éducatif, s’informent sur les différentes étapes de mise en œuvre du SILP. Il s’agit de : l’état des lieux du secteur, la monographie, le traçage des ressources publiques financières, matérielles et humaines, l’évaluation initiale de l’offre éducative, l’élaboration et la mise en œuvre des plans d’actions, notamment par les groupes thématiques Education et Genre des CPC et autres acteurs du service public d’enseignement ciblé.
La finalité de cet outil, c’est d’accroître l’efficacité de l’allocation et de l’utilisation des ressources, d’associer les usagers au suivi et au contrôle des dépenses publiques et d’assurer la qualité des prestations des services, souligne la formatrice Sylvie Josiane Dossou. Quinze écoles du département de l’Atacora ont bénéficié entre mars 2005 et mars 2006 de la phase pilote du projet avant son extension à 105 écoles dans sept départements entre 2008 et 2009, rappelle l’assistante de projet à Social Watch Bénin. Les résultats ont été probants tout au moins en ce qui concerne la mobilisation des acteurs de l’école, la mise en œuvre des mesures correctives aux dysfonctionnements et déficits constatés, la construction de modules de classe, à en croire Sylvie Josiane Dossou. Dans certaines localités, précise-t-elle, des logements pour enseignants, des puits, l’électricité, ont été mis en place dans des écoles. Dans d’autres, la délimitation et l’aménagement de domaines scolaires, le changement des critères d’attribution des subventions aux écoles, le recrutement d’agents comptables au profit des circonscriptions scolaires, émanent également des expériences du SILP et ce, malgré le coût relativement élevé de mise en œuvre, la mobilité des acteurs et le complexe à s’en approprier, ajoute-t-elle.
La mise en œuvre du SILP par Social Watch Bénin s’inscrit dans le cadre du programme Appui suisse au renforcement de la redevabilité (AS2R) dont le réseau conduit le volet « Responsabilité des autorités et délivrance de services de qualité »?

Cinq mois après l’organisation de la dernière présidentielle, le collège des sages et le personnel de la Cour constitutionnelle ont pris leurs quartiers depuis mardi 30 août à Possotomè, autour du président de l’institution Théodore Holo. Cette retraite vise à leur permettre de faire le bilan de leurs diverses interventions dans le cadre de l’élection et de s’apprêter pour un éventuel référendum.
C’est à Possotomè, localité de la commune de Bopa dans le Mono que se tient, depuis, mardi 30 août, un conclave de la Cour constitutionnelle. Celui-ci rassemble les conseillers et le personnel de l’administration autour du professeur Théodore Holo, président de l’institution. Pendant quatre jours, ils auront droit à une série de communications.
Déjà, la journée d’hier a vu dérouler «le rapport d’évaluation de l’élection présidentielle de mars 2016», œuvre du secrétaire général de la Cour, Sylvain Nouwatin. Ce dernier aura eu le mérite de faire revivre la partition jouée par la Cour constitutionnelle à toutes les étapes de l’organisation du scrutin, la formation initiée au profit des candidats et les sujets développés par ceux-ci. L’activité, selon le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo, n’est pas en soi une innovation et sa perpétuation vise à «réaliser la synthèse des insuffisances et des besoins d’amélioration des textes fondamentaux, histoire de faire des recommandations à l’Exécutif et au Parlement». Car, rien n’est définitivement acquis en matière électorale, a prévenu le président de la Cour constitutionnelle qui avoue que même cette élection présidentielle encadrée par la loi n°2013-06 du 25 mars 2013 portant Code électoral en République du Bénin «ne s’est pas déroulée sans problème».
Fidèle à son sens d’anticipation, la Cour constitutionnelle va ensuite passer en revue les dispositions de la même loi en matière référendaire. Et ce, en perspective de la procédure de révision annoncée de la Constitution du 11 décembre 1990. Cette communication intitulée «Le contrôle de régularité du référendum» est confiée au conseiller à la Cour, Akibou Ibrahim.
A partir de ce jour, mercredi 31 août, l’institution va se pencher sur certains textes utiles à son propre fonctionnement. Il s’agit de l’étude de «l’avant-projet du règlement intérieur» et de «l’avant-projet de la loi organique». Cette phase de l’activité, rappelle Théodore Holo, est en lien avec la volonté exprimée au cours des précédents séminaires en faveur d’une relecture des textes fondamentaux de la Cour.
A en croire le président de l’institution, des études ont révélé que certains de ces textes sont susceptibles d’interprétations divergentes ou d’application difficile.

Le député Antoine Kolawolé Idji, vice-président de l’Union fait la Nation, président du groupe parlementaire l’Union fait la Nation à l’Assemblée nationale a animé mardi 30 août, une conférence de presse à Cotonou. C’était pour opiner sur l’éducation nationale et plus spécifiquement sur la nouvelle carte universitaire rendue publique par le gouvernement qui défraie la chronique.
«Au Bénin peut-être plus qu’ailleurs l’Education nationale est une question centrale pour notre développement socio-économique, l’un des piliers essentiels pour tout progrès, un atout majeur pour le développement et le rayonnement du Bénin, un facteur décisif pour la cohésion nationale», a déclaré Antoine Kolawolé Idji, vice-président de l’Union fait la Nation, président du groupe parlementaire l’Union fait la Nation lors de la conférence de presse qu’il a animée à Cotonou.
Faisant recours aux idées développées lors des journées de réflexions tenues en 2012, il a rappelé la position qui était celle de son groupe par rapport à l’esprit outrageusement régionaliste et les politiques aventureuses qui caractérisaient alors la gestion de l’enseignement et surtout l’érection tous azimuts des centres universitaires. «Cette position soutenue et défendue par l’UN est aujourd’hui celle de la Rupture et du programme du Nouveau départ dans l’Education nationale», a rappelé Antoine Kolawolé Idji. Pour lui, il s’agit de construire et de mettre en œuvre cette politique avec les principaux acteurs dans le secteur et de l’expliquer en toute responsabilité aux populations concernées et à l’ensemble de l’opinion publique nationale.
Le vice-président de l’UN estime qu’il faut analyser et replacer les émotions soulevées et les déclarations à la tribune de l’Assemblée nationale sur la publication de la nouvelle carte universitaire dans le contexte de la Rupture pour un Nouveau départ qui seul, soutient-il, peut remettre le Bénin sur les rails.
La décision du gouvernement actuel vise, souligne Antoine Kolawolé Idji, à rationaliser la carte universitaire pour bâtir ou consolider plus efficacement l’Université d’Abomey-Calavi, celle de Parakou, celle thématique d’Abomey et une Université nationale d’agriculture à Porto-Novo. Face à la levée de boucliers que cette décision a suscitée de part et d’autre, il pense que la politique des centres universitaires est une tentative d’assassinat de l’Education nationale, de la jeunesse du pays et de l’unité nationale.
Antoine Kolawolé Idji réitère que chaque université béninoise doit avoir comme ambition, la meilleure formation possible à l’échelle mondiale pour tous les fils et toutes les filles du Bénin et même pour toute l’Afrique et au-delà. «Nous devons d’abord penser national, être sérieux et réalistes dans les questions relatives à la gestion des ressources humaines, financières et matérielles », insiste le vice-président de l’UN.
Récapitulant, Antoine Kolawolé Idji relève que chaque acteur doit avoir à l’esprit que les universités du Bénin sont comme des pôles d’excellence en Afrique et dans le monde ; les établissements de formation doivent être conçus dans l’efficacité en tenant compte des ressources disponibles, des atouts des lieux d’implantation et d’un aménagement équilibré du territoire national et enfin chaque acteur doit avoir comme souci prioritaire l’unité nationale et le brassage entre les jeunes de toutes les régions du pays ?

Dans le cadre de la 6e et dernière journée des éliminatoires de la CAN, Gabon 2017, les Ecureuils du Bénin seront aux prises, dimanche 4 septembre prochain au stade du 26 mars de Bamako, avec les Aigles du Mali. Leur préparation a démarré, lundi 29 août au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, sous la houlette de leur entraîneur Oumar Tchomogo.
Les Ecureuils du Bénin jouent leur qualification pour la phase finale de la CAN Gabon 2017, dimanche prochain du côté de Bamako. Ce sera face aux Aigles du Mali, à l’occasion de la 6e et ultime journée des éliminatoires de cette compétition continentale.
En effet, une victoire est impérative à Stéphane Sességnon et ses coéquipiers. Tout autre résultat les condamnerait, à la grande déception de leurs nombreux supporters, à rester à la maison.
Pour mieux préparer le match de Bamako, leur regroupement a commencé depuis dimanche 28 août dernier. Ainsi, Oumar Tchomogo a déjà son effectif presque au complet. En dehors du capitaine Stéphane Sessegnon attendu demain mercredi 31 août, avec le manager général de la sélection, Laurent Djaffo, Djiman Koukou (Lens/Ligue 2, France) est annoncé pour ce jour. Bello Babatundé (Msk Zilina/Slovaquie) et Frédéric Gounongbé (Cardiff/Angleterre) étaient également attendus lundi tout comme Salomon Junior (Plateau United/Nigeria) et Paterne Kounnou (Akwa club United/Nigeria). En dehors d'eux tous les joueurs convoqués sont déjà à Cotonou pour le stage de préparation. Il s’agit de Saturnin Allagbé (Niort / Ligue 2 France); Christophe Aifèmi (As Tanda/ Côte-d’Ivoire); Khaled Adénon (Amiens/Ligue 2 France); Jordan Adeoti (Caen /Ligue 1 France); David Kiki (Niort/Ligue 2 France); Nana Badarou (Mouloudia Club/ Maroc); Richard Bakary ( Southampton/Angleterre); David Djigla (Niort/ Ligue 2); Jodel Dossou (SC Austria Lustenau /Autriche); Steve Mounié (Montpellier/Ligue1 France) et Mickaël Poté (Adana Demisport/Turquie). La première séance d’entraînement, avec les joueurs déjà présents, a eu lieu dans l’après-midi du lundi 29 août au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Elle a consisté en une séance de décrassage, d’étirement et de jeu entre eux. Ce jour, mardi 30 août, deux grandes séances sont prévues, la première le matin et la seconde, dans l’après-midi.

Le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Dona Jean Claude Houssou a présidé, lundi 29 août, la cérémonie de rétrocession officielle au gouvernement du Bénin de 500 forages équipés de pompes à motricité humaine, dans le cadre du Programme d’hydraulique villageoise réalisé sur financement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). C’était en présence d’Ibrahima Dieme, commissaire chargé du Département de la Sécurité alimentaire, de l’Agriculture, des Mines, de l’Environnement et des cadres du secteur.
Le Programme d’hydraulique villageoise réalisé sur financement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) dans sa première phase, a permis au Bénin d’avoir un certain nombre d’avantages. A en croire Ibrahima Dieme, commissaire chargé du Département de la Sécurité alimentaire, de l’Agriculture, des Mines et de l’Environnement, le programme a créé des emplois à travers les bureaux d’études, les entreprises, les Ong, les artisans réparateurs et donné du travail aux comités de gestion des points d’eau, aux maraîchers et aux éleveurs entre autres.
Les 500 forages qui ont été rétrocédés au gouvernement béninois, lundi 29 août, selon le commissaire de l’Uémoa, ont été réalisés dans 11 des 12 départements à l’exception du Littoral pour un coût global d’environ 4 milliards 500 millions de francs CFA. L’occasion est propice, apprécie-t-il avant d’inviter à prendre les dispositions nécessaires en vue de garantir la durabilité de ces forages par l’implication et la responsabilisation des populations bénéficiaires dans la gestion et l’entretien des ouvrages.
Pour Ibrahima Dieme, la bonne mise en œuvre de cette première phase a permis à la Commission de l’Uémoa de mobiliser sans aucune difficulté, 12,5 millions de dollars US pour le Bénin auprès de la Banque islamique de développement, pour le financement de la seconde phase du programme lancé le 28 juillet dernier à Dakar au Sénégal.
Des propos corroborés par Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines qui a marqué son agréable surprise pour les résultats obtenus. «Nul ne pouvait présager de l’issue, tant nous faisions un saut dans l’inconnu. Mais à l’évaluation, nous pouvons dire sans risque de nous tromper que nous sommes fiers de chacun des acteurs qui ont œuvré pour cet aboutissement heureux», s’est réjoui le ministre. Pour lui, les conventions successives de maîtrise d’ouvrage déléguée d’un montant global de 4 698 650 000F cfa, signées lors de la première phase du programme ont permis de réaliser 521 forages équipés de pompes à motricité humaine contre 500 initialement prévus. La répartition des ouvrages sur l’ensemble du territoire se présente comme suit : 28 pour l’Atlantique, 27 dans l’Ouémé, 30 dans le Plateau, 28 dans le Mono, 32 pour le Couffo, 73 dans l’Atacora, 25 pour la Donga, 98 pour le Borgou, 69 dans l’Alibori, 48 dans le Zou et 49 pour les Collines.
« Cette prouesse réalisée a permis d’impacter plus de 130.250 habitants. Aussi a-t-elle permis au Bénin, non seulement d’améliorer les conditions de vie et d’accès à l’eau potable des populations, mais a également contribué à la réduction des risques liés aux maladies d’origine hydrique.
Le ministre en charge de l’Eau a remercié l’Uémoa et invité les bénéficiaires à monter une veille permanente afin que ces ouvrages soient bien entretenus et bien gérés pour garantir la durabilité et la pérennité de l’investissement, seuls gages pour attirer de nouveaux financements aux secteurs sociaux de base.

A chaque pèlerinage des musulmans à la Mecque, son motif de désolation. Cette année n’y échappe guère, avec la lourdeur administrative au ministère des Affaires étrangères. Une situation que digère mal le Conseil national de coordination du hadj au Bénin (Conaco).
Attablé avec ses collaborateurs, Bachirou Gbadamassi parcourt frénétiquement la paperasse devant lui. Il y a quelques heures, le secrétaire général du Conseil national de coordination du hadj (Conaco), organisation faitière du convoyage des pèlerins à la Mecque poireautait encore au ministère des Affaires étrangères pour le retrait des passeports visés. De fait, la nuit a été très courte et son organisme en a pris un coup. «Vous devez avoir constaté que j’ai encore sommeil», affirme-t-il, les yeux mi-rouges. Les procédures administratives interminables au ministère des Affaires étrangères ont tôt fait d’exacerber ce sexagénaire qui ne cache pas son ressentiment. Selon lui, l’Etat ne leur facilite pas la tâche. «Il faut passer de longues heures sur le moindre document, alors que les choses auraient pu aller plus vite», se désole-t-il.
Après réception des 967 passeports visés par les autorités saoudiennes, les responsables du Conaco doivent encore passer lesdits documents au crible afin de limiter les erreurs. Ce travail de vérification précède l’affichage de la liste des pèlerins qui vont effectuer le premier voyage. Las des tracasseries de la veille, la plupart des collègues de Bachirou Gbadamassi, n’ont pas pu venir au bureau à l’heure indiquée. « Je leur ai donné rendez-vous à 8 h pour poursuivre le travail, mais pas grand monde n’est là jusqu’à présent », fait-il constater. Conséquence, nul n’est en mesure de dire avec précision quand les premiers pèlerins béninois vont fouler le sol saoudien, pour le compte du hadj de cette année. «Plaise à Dieu, il y aura vols aujourd’hui et demain», répond prudemment le secrétaire général du Conaco. Dans l’enceinte de la mosquée Zongo qui leur sert habituellement de campement, les pèlerins ont commencé par affluer. Assis sous les tentes mises à leur disposition depuis dimanche 28 août dernier par les convoyeurs, certains semblent s’accommoder de la situation. D’autres préfèrent passer du temps à l’extérieur avec leur famille, malgré la pluvieuse matinée. «Pour un pèlerin, il y a au moins dix accompagnateurs», s’amuse le responsable du Conaco.
«Je suis prêt pour partir à tout moment. Ils nous ont même dit que nous allons partir, sitôt venus, le soir même », déclare Aboudou Assouma, venu de Djougou dimanche dernier. «Il ne reste plus que 14 jours pour effectuer les rituels sur place là-bas. Si nous ne décollons pas dans les prochaines 48 heures, le pèlerinage de cette année serait alors en péril», lance un autre pèlerin, qui a requis l’anonymat. Selon Issa Traoré Yahaya, 2e secrétaire général du Conaco, deux compagnies ont été retenues pour le convoyage des quelques 2 000 pèlerins. Huit vols à raison de 300 ou 268 selon les cas, seront nécessaires pour le voyage.
Pourtant, le gouvernement avait rassuré…
Le gouvernement avait pourtant affirmé tout prévoir pour que l’organisation du hadj 2016 se déroule dans des conditions idoines.
Flanqué le 1er juin 2016, de ses homologues en charge de l’Intérieur, Sacca Lafia et des Transports, Hervé Hêhomey, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères avait rassuré le public lors d’une conférence de presse conjointement animée. Cela intervenait à l’issue d’une rencontre entre les autorités ministérielles, le Conaco et la Fédération béninoise des organisations de convoyage de pèlerins à la Mecque (Fébohaj), l’autre structure qui chapeaute également le convoyage des pèlerins. « Nous avons cru à un nouveau départ dans le processus d’organisation du pèlerinage. Mais il n’en a rien été », dénonce avec amertume, Issa Traoré Yahaya.
Selon Bachirou Gbadamassi, le ministère des Affaires étrangères reste le maillon faible du processus. «Nous apprécions que les choses soient faites dans la rigueur. Mais encore faudrait-il ne pas nous causer des handicaps. Que l’Etat se concentre sur son rôle de facilitation, sinon ce serait toujours pareil», conseille-t-il. Plus amer que son secrétaire général, Issa Traoré Yahaya lâche avec un brin d’humour : « Il y a un grand écart entre les promesses et ce qui est réellement fait sur le terrain. C’est comme le jour et la nuit ». Plus les années passent et plus l’organisation du hadj au Bénin s’apparente au déplacement d’un rocher de Sisyphe, selon ce dernier.
Par Cheik Farid AKELE et Rosemonde ATCHADE (stags)
Actualités 30 août 2016

Après moult tractations, les membres du Cos-Lépi ont finalement élu, lundi 29 août, les membres de leur bureau exécutif. A l’issue d’âpres discussions et négociations, c’est Badirou Aguèmon député du Parti du renouveau démocratique (PRD) qui a été élu président. Toutefois, le vice-président n’est pas encore connu.
«Accouchement par césarienne mais accouchement quand même. Effectivement, il était temps que nous puissions délivrer le peuple», a affirmé, l’air relaxé, le député Gérard Gbenonchi de l’Union fait la Nation (UN) à la sortie de la séance qui a consacré l’élection du nouveau président du Comité d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Ce député, membre de l’instance donne ainsi un aperçu de l’ambiance qui a prévalu au cours de l’élection des membres du bureau de l’institution dont il est d’ailleurs le nouveau rapporteur et Badirou Aguèmon le nouveau président. Depuis leur installation la semaine dernière par la Cour constitutionnelle, c’est après plusieurs reports que les onze membres du Cos-Lépi se sont retrouvé enfin pour procéder à la désignation du bureau, confie le député Gérard Gbenonchi.
«Après 96 heures de concertation, nous sommes revenus encore à la case départ où nous allons de dilatoire, de suspension en suspension depuis le matin et certains demandent encore de reporter. Ce qui n’était pas normal car nous sommes limités par le temps», a laissé entendre l’honorable Louis Vlavonou, doyen d’âge. En clair, il a précisé que le 15 septembre au plus tard, le bureau doit pouvoir confectionner et envoyer les listes après avoir installé les Cca et procéder à la formation de tous les acteurs du système. Résultat probant du manque d’accord entre les deux parties, l’élection n’a connu que le vote de sept membres sur les onze bien que la liste de présence ait été régulièrement établie. Pour cause les députés de la minorité se sont retirés pour ainsi bloquer le processus qui d’ailleurs a été pris en main par le doyen d’âge Louis
Vlavonou. L’article 264 du Code électoral précise que lorsque le consensus n’a pas abouti, il faut passer au vote, c’est ce qui a été adopté par le reste des députés.
Suite à cette élection, Badirou Aguèmon devient le nouveau président du Cos-Lépi et aura désormais de nombreux défis à relever. Pour l’instant, il accorde un intérêt particulier à l’union de tous les membres de l’instance dont il a désormais la charge. A cet effet, il dit vouloir mettre tout le monde au tour de la même table pour travailler comme une seule équipe afin de redonner au Cos-Lépi l’image que le peuple attend de lui. Par ailleurs, il a tenu à rassurer les uns et les autres que son bureau fera en sorte que le travail qui lui est assigné puisse être fait convenablement et dans l’harmonie.
Le vice-président toujours inconnu
La fumée sortie à la fin de la séance de désignation des membres du bureau du Cos-Lépi n’est pas totalement blanche. L’identité du vice-président reste toujours inconnue. En respect aux textes qui régissent le fonctionnement de l’institution et la désignation des membres, les sept membres présents ont préféré laisser ce poste. Conduisant les travaux dans son ensemble, le doyen d’âge des députés Louis Vlavonou a assuré que dès qu’il sera désigné par ses pairs de la minorité, ce dernier pourra rejoindre les deux autres pour travailler et conduire à bon port le bureau ?
Par Miguel GODONOU et Ronie Floride AGAMMA (Stag)
Actualités 30 août 2016