La Nation Bénin...
Nouvelles

Dans le but d’améliorer l’organisation des élections à venir au Bénin, les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) ont initié une rencontre d’échanges avec les préfets et les maires pour réfléchir ensemble sur les réglages à y apporter. C’était jeudi 18 août à Dassa-Zoumè dans le département des Collines.
Le président de la Commission électorale nationale autonome Emmanuel Tiando et la vice-présidente Geneviève Boko Nadjo entourés des autres commissaires écoutent les préfets et les maires des communes pour de nouvelles dispositions à prendre dans l’organisation des élections au Bénin.
En effet, la Commission électorale nationale autonome (CENA) du Bénin a été distinguée comme meilleure structure d’organisation des élections au plan mondial lors d’une rencontre en Tunisie. Mais meilleur organe de gestion des élections ne conduit pas pour autant ses responsables à dormir sur leurs lauriers. Loin de là. La CENA veut encore mieux faire ou tout au moins maintenir le cap. A cet effet, le président de la CENA Emmanuel Tiando n’a pas manqué de saluer l’apport de ces acteurs dans la réussite des dernières élections tout en reconnaissant les nombreuses difficultés qui ont été surmontées par les uns et les autres. Ces difficultés se résument au manque de communication entre les coordonnateurs d’arrondissement (CA)/Points focaux et les autorités locales; au marchandage pour l’implication et l’assistance de certaines autorités locales aux CA. Ces autorités les renvoient parfois vers la CENA qui, selon elles, a les moyens de les aider à régler les cas spécifiques rencontrés sur le terrain. Il y a également l’attribution des salles non convenables par les autorités locales au CA pour abriter le siège de Coordination; de même que l’ouverture des postes de vote dans des lieux non autorisés par le Code électoral. Aussi, des directeurs d’écoles refusent-ils de mettre à disposition des salles de classes. Les coordonnateurs sont aussi confrontés à l’installation de postes de vote à ciel ouvert ; le refus de collaboration des autorités locales pour le déplacement du poste de vote en cause vers un lieu plus adéquat ; à la pression de certaines personnalités politiques pour interférer dans le processus électoral; à la méconnaissance du Code électoral quant à leurs obligations ; à la position parfois partisane de certains élus locaux qui affectent le bon déroulement du processus électoral; puis à l’incohérence dans la coordination sécuritaire du processus électoral.
Autres difficultés
Après avoir traversé ces périodes et surmonté ces difficultés, il faut, selon le président de la CENA, réfléchir pour proposer des solutions adéquates. Alors, étant des acteurs privilégiés sur le terrain, ces responsables à la base savent mieux que quiconque les faiblesses liées à l’organisation des élections et les voies et moyens par lesquels parfaire à l’avenir lesdites opérations. Au cours des échanges francs et directs, à Dassa-Zoumè, les participants ont beaucoup insisté sur les difficultés liées aux périodes d’avant- élection, pendant et post électorale. Il s’agit notamment du dépôt des candidatures, de la campagne, de l’apposition des affiches, du convoyage des matériels électoraux, de la sécurité des agents électoraux, du convoyage des résultats et de l’entreposage du matériel après le scrutin, du retrait des affiches électorales et bien d’autres préoccupations.
Les participants ont également déploré la non implication effective des élus locaux dans le processus due au manque de confiance en ces élus plutôt perçus comme de politiques et non des responsables de l’administration locale.
L’autre question qui a suscité des débats houleux est celle relative à la budgétisation du volet lié au retrait des affiches électorales comme prévu par le Code électoral. Sur la question, les participants ont souhaité que cette ligne du budget soit inscrite sur le budget de la CENA et non sur ceux des ministères sectoriels, afin que la mission soit effectivement exécutée par les élus comme l’indique le Code électoral.
En ce qui concerne l’entreposage du matériel électoral, la CENA a fait l’option de l’implantation de magasins pour décongestionner les bureaux des mairies et arrondissements.
A l’issue de cette rencontre d’échanges, les uns et les autres se sont donnés la main pour une franche collaboration afin d’améliorer et de pérenniser les acquis en matière d’organisation d’élection au Bénin par la CENA.
Il est à noter qu’installée depuis juillet 2014, la première CENA permanente a déjà organisé trois types d’élections prévues par la Constitution du 11 décembre 1990, à savoir les élections législatives d’avril 2015, les élections municipales, communales et locales de juin 2015, puis la présidentielle de mars dernier.

Autorités locales, têtes couronnées, dignitaires du culte Vodoun et chefs de collectivités de l’Ouémé sont désormais imprégnés des acquis du projet Patrimoine, culture et tourisme équitable (Pacte) cofinancé par l’Union Européenne. C’était à la faveur d’un atelier qui s’est déroulé il y a quelques jours, à l’Ecole du patrimoine africain (Epa) à Porto-Novo.
Le projet Patrimoine, culture, tourisme équitable (Pacte) vise la valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel de l’Ouémé et de la promotion de la culture et du tourisme. Il a démarré le 1er mai 2014 pour une durée de 30 mois et regroupe une synergie d’acteurs pour le développement culturel et économique. Il est mis en œuvre par un consortium de partenaires dont l’Ong italienne Ltm-GruppoLaiciTerzoMondo comme chef de file, la mairie de Porto-Novo, l’Ecole du patrimoine africain (Epa), le Conseil des activités éducatives du Bénin (Caeb) et le Centre d’études musicales artisanales et d’animation culturelle (Cémaac). Le projet est cofinancé par l’Union Européenne dans le cadre du programme des acteurs non étatiques et les autorités locales dans le développement au Bénin.Ce projet a permis d’inventorier 723 éléments du patrimoine matériel et immatériel. Les acquis de ce projet ont été présentés aux différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ce projet notamment autorités locales, têtes couronnées, dignitaires du culte Vodoun et chefs de collectivités.
Echanger sur les perspectives
Cet atelier de dissémination a permis aux participants d’échanger aussi sur les perspectives futures et le rôle du patrimoine culturel au service du développement.
Dans son mot de bienvenue, le directeur de l’Ecole du patrimoine africain (Epa), Samuel Kidiba a exprimé toute sa satisfaction par rapport aux résultats obtenus par ce projet. Il a assuré de l’appui constant de son école qui œuvre depuis 20 ans à la promotion, à la protection du patrimoine culturel, pour accompagner le projet Pacte dans l’atteinte de ces objectifs. Samuel Kidiba se dit également prêt à participer à toute activité qui permettra la promotion du patrimoine culturel de la mairie de Porto-Novo.
Le chef de file du projet,Enzo Fazoa a salué les engagements de tous les partenaires, des personnes impliquées comme les enquêteurs qui ont recensé les éléments du patrimoine matériel. Il se réjouit de ce que le projet ait permis de construire les fondations d’un projet bien plus grand de mise en valeur du patrimoine culturel de l’Ouémé. «Nous avons tracé la route, nous avons renforcé les synergies entre les parties prenantes et nous avons produit des matériels pour faire connaître les grandes richesses culturelles de la région Ouémé. Il sera plus facile maintenant d’attirer d’autres projets, d’autres investisseurs ou partenaires pour faire de la culture et du tourisme des moteurs de développement», relève le chef de file du projet.
Procédant à l’ouverture des travaux, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou s’est réjoui de constater que ce projet puisse permettre d’avoir dorénavant une idée de la richesse du patrimoine culturel de l’Ouémé et de sa sauvegarde. Il se dit fier de cette base de données qui pourra être complétée au fil du temps afin de les préserver ?

L’érosion fait des ravages dans les communes de Malanville et de Karimama. Les fortes eaux occasionnent la dégradation des sols arables et emportent des ouvrages de franchissement, au grand dam des autorités communales et des populations qui ne savent à quel saint se vouer.
Tomboutou, commune de Malanville. Le principal pont érigé à l’entrée du village est en voie de céder du fait des fortes eaux de ruissellement et des pluies diluviennes qui s’abattent sur la région depuis quelques semaines. Encore une ou deux grandes pluies, et l’ouvrage de franchissement pourrait être enfoui, alerte le maire de Malanville, Inoussa Dandakoe, avouant l’impuissance de la commune à faire face seule à ce phénomène, et ce, en dépit des moyens consentis pour leur entretien. Les eaux avaient déjà emporté un ponceau situé juste à côté. Sur le même tronçon qui mène de Malanville à la commune voisine de Karimama, trois dalots sont menacés de destruction. Si rien n’est fait dans l’immédiat pour le rechargement des ouvrages, les localités de Tomboutou, Dèguè Dèguè, Sakawan-Tédji et Sakawan-Zénon seront coupées du reste de la commune de Malanville. Les populations se retrouveraient ainsi avec leurs productions agricoles sous les bras, sans possibilité d’écoulement, et ne pourraient plus avoir accès aux services administratifs. Il y a trois ans, c’est le principal pont à l’entrée de Karimama qui a cédé, rendant très difficile l’accès à cette commune qui végète dans un manque criard d’infrastructures routières.
Le phénomène d’érosion et autres effets néfastes du réchauffement climatique concerne toute la région du Nord-est du Bénin, située dans la vallée du Niger : de Kargui jusqu’au Mékrou. Cette zone reste très vulnérable et subit de façon cyclique la pression des fortes eaux, les fortes pluies, les inondations cycliques, les vents violents, les sécheresses.
L’effet de la cascade du fait que l’eau en descendant creuse sous la dalle qui sert de support aux ouvrages est la base de leur destruction, explique Dr Bonaventure Eustache Boconon-Ganta, expert en changements climatiques. Après des pluies extrêmes qui tombent en une période très courte, une grande quantité d’eau arrive au niveau de l’ouvrage et ne pouvant plus passer dans le canal normal, cherche un autre chemin en rognant les abords. A court terme, il urge de recharger les ouvrages qui tanguent pratiquement avec des ouvrages antiérosifs faits de haies, de gravillons, de pierres sur les versants. Aussi, importe-t-il de reboiser très rapidement la zone critique par des types d’arbres précis pour freiner l’eau et casser ainsi sa force avant qu’elle n’atteigne les ouvrages, conseille le professeur Emmanuel Agnidé Lawin, hydro-météorologue à l’Institut national de l’eau. L’implantation d’une station hydrométrique pour suivre la vitesse et la force de l’eau et le redimensionnement des ouvrages sont également à envisager.
La terre nourricière aussi en péril
En dehors des ouvrages de franchissement, l’érosion favorise le lessivage des terres arables qui sont fortement dégradées aujourd’hui, l’ensablement des rivières, l’éboulement des bordures des rivières, la perte de biodiversité, l’intensification des tempêtes dans les zones agro-écologiques. Cette situation met en péril les bases alimentaires et les sources de revenus de la population composée en majorité des petits paysans et des éleveurs. Les ravages de l’homme lui-même sur le couvert végétal ne sont également pas de nature à garantir la régénération de la terre nourricière qui s’épuise à travers des pratiques telles que l’incinération des arbres pour l’installation des cultures, l’abattage anarchique et frauduleux des bois forestiers, l’invasion agricole extensive, l’utilisation abusive des produits chimiques, les feux tardifs de broussailles. « Si rien n’est fait pour contrer la déforestation, le Nord-Bénin sera d’ici à cinquante ans le désert et le Sud, le Sahel. La commune de Karimama est la plus exposée ; c’est la porte du désert au Bénin », alarme Moussa Maman Bello, maire de Karimama. « Et, nous risquons de disparaître », renchérit son homologue de Malanville, Inoussa Dandakoe.
Par ailleurs, le prolongement de la digue de protection permettrait de faire face au phénomène récurrent des inondations dans la zone de Malanville et Karimama et qui, comme l’érosion, compromettent la forte capacité en matière de production agricole des habitants. Tous leurs espoirs sont désormais fondés sur le Programme intégré d’adaptation aux changements climatiques par le développement de l’agriculture, du tourisme et du transport fluvial (PIACC-DAT) dans la vallée du Niger au Bénin en cours d’élaboration avec le soutien du Programme des nations Unies pour le Développement (PNUD).

Le dernier athlète représentant le Bénin aux Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro, Noélie Yarigo, a effectué, mercredi 17 août à Estadio olympique de Rio de Janeiro, son entrée dans la compétition. Alignée sur l’épreuve des 800m, elle reste encore en course.
Qualifiée pour les JO de Rio 2016, après avoir obtenu les minima, l’athlète Noélie Yarigo permet au Bénin de continuer à nourrir l’espoir de remporter sa première médaille, fut-elle en or, argent ou bronze, depuis l’avènement de ces jeux. Après l’élimination des 5 autres représentants béninois, la native de Matéri reste la seule encore en lice.
Elle s’est qualifiée, mercredi 17 août, pour les demi-finales de l’épreuve des 800m à l'issue des séries. Alignée dans la 4e série, l’athlète béninoise a été repêchée au temps, après avoir fini à la 4e place avec un chrono de 1’59’’12. Noélie Yarigo a ainsi battu sa performance annuelle de 2’02’’01 établie à Metz, le 25 février 2015. Son meilleur chrono de tous les temps qui est de 2’00’’51 a été réalisé le 2 août 2014. Le record du monde au niveau de cette épreuve établi en 1983 est de 1’53’’28 et celui des JO est de 1’53’’43. Il a été réalisé en 1980.
En attendant l’issue des demi-finales, Noélie Yarigo vient donc de sauver l’honneur de l’athlétisme béninois. C’est pour la première fois qu’une athlète béninoise arrive à atteindre ce stade aux JO.

Les Ecureuils cadets du Bénin affrontent, samedi 20 août prochain au stade Robert Champroux à Abidjan, leurs homologues des Eléphants de la Côte d’Ivoire. C’est dans le cadre de la manche retour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations U-17, Madagascar 2017. Leur départ pour la capitale ivoirienne étant prévu pour ce jour, ils ont reçu, mercredi 17 août à leur hôtel, dans l’après-midi, la visite d’une délégation du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF) conduite par son premier vice-président, Bruno Arthur Didavi.
En l’absence du président, El Hadj Moucharafou Anjorin, actuellement hors du territoire national, c’est le premier vice-président de la FBF, Bruno Arthur Didavi, qui a rendu visite aux cadets béninois et les membres de leur staff technique. Il avait à ses côtés Floriane Afoutou, chargée du football féminin au sein de la fédération.
Au nom du Comité exécutif de la FBF, Bruno Arthur Didavi a tenu à encourager les poulains de l’entraîneur Edmé Codjo. «Nous sommes venus pour vous remonter le moral dans le cadre de l’expédition que vous vous apprêtez à effectuer sur la Côte d’Ivoire. Vous aviez fait un très bon match lors de la manche aller, mais vous n’aviez pas gagné. A Abidjan, c’est tout le meilleur que nous vous souhaitons », a-t-il tenu à leur indiquer. Par rapport à leur qualification pour la suite de la compétition, le premier vice-président de la fédération n’a pas caché son optimisme. «Nous comptons sur votre entraîneur Edmé Codjo qui saura vous transmettre l’optimisme et le courage qu’il faut », a poursuivi Bruno Arthur Didavi. Il leur a, par ailleurs réaffirmé le soutien du Comité exécutif de la fédération, du président de la République, Patrice Talon, ainsi que de tout le peuple béninois. « Nous n’avons pas peur et nous savons que vous êtes capables de beaucoup de choses », a-t-il conclu en les exhortant à ne pas décevoir la confiance placée en eux.
En leur nom, leur capitaine Youssouf Assogba a remercié la Fédération, tout en promettant de ramener la qualification pour la CAN, Madagascar 2017. A sa suite, l’entraîneur Edmé Codjo a rassuré de la bonne forme de ses poulains avant l’expédition. «Nous avons travaillé dur et maintenant que nous connaissons l’adversaire, nous allons prendre les dispositions pour les surprendre », a-t-il insisté.
Au match aller disputé au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, il y a deux semaines devant le chef de l’Etat, Patrice Talon, les Ecureuils cadets avaient été contraints au nul (1-1). C’est ce jour, jeudi 18 août, que la délégation béninoise quitte Cotonou pour rallier Abidjan. Quelques instants après les jeunes Ecureuils béninois, c’est le premier vice-président de la fédération, Bruno Arthur Didavi qui, de son côté, prendra son vol pour Ouagadougou. Ce sera pour être le commissaire du match entre les jeunes Etalons du Burkina Faso et leurs homologues U-17 des Black Satelites du Ghana.

Le Bénin va mal à l’ère de la Rupture. C’est du moins ce que constatent les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), depuis l’investiture du président Patrice Talon. Elles ont organisé une conférence de presse, mercredi 17 août au palais des Congrès de Cotonou, pour dénoncer le malaise social que le pays connait depuis peu.
La sortie médiatique des Fcbe commençait déjà sans doute par faire des impatients. Cette force politique brise enfin le mur du silence pour dénoncer ce qu’elle considère comme ‘’les errances’’ du pouvoir actuel. A travers la conférence de presse que ses membres ont animée, mercredi 17 août, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) entendent remuer le couteau dans la plaie, afin d’attirer l’attention du gouvernement actuel sur le malaise social qui frappe le pays.
Du tableau peint par les conférenciers, il ressort que le navire Bénin est en train de tanguer à l’heure du Nouveau départ. Et si des réformes urgentes ne s’opèrent pas dans l’immédiat, il risque de chavirer les mois à venir. Cette analyse trouve sa pertinence, selon les Fcbe, dans la situation socio-économique et politique peu reluisante du pays.
A en croire Eugène Azatassou, coordonnateur national de l’alliance Fcbe, «des faits persistants montrent que, si on n’y prend pas garde, le Bénin pourrait voir son climat social se détériorer et basculer à la dictature; toute chose qui n’est pas souhaitable. Nous devons tirer la sonnette d’alarme pour que le gouvernement actuel se corrige».
Des faits susceptibles
Au nombre des faits susceptibles d’accentuer la tension sociale, il dénombre fondamentalement la répression du mouvement estudiantin, les braquages répétés, la morosité ambiante…. Ce qui dérange surtout les conférenciers est que le président de la République, Patrice Talon, présente l’image d’un chef d’Etat qui place l’intérêt personnel au détriment de celui du peuple.
Pour eux, la nouvelle gouvernance repose sur cette vision qui accorde peu de place pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations. A titre illustratif, ils évoquent «l’acharnement contre la vision qui a prévalu dans le pays de 2006 à 2016, et qui était portée sur l’intérêt général et la justice sociale…». Mieux, poursuivent-ils, l’actuel régime semble remettre en cause tous les efforts du régime sorti. Sur ce point, les Fcbe indexent «l’investissement prioritairement dans les domaines où l’Etat avait des conflits avec le secteur privé». Ils en arrivent à la conclusion que la nouvelle ligne de conduite du pays n’augure pas d’un climat apaisé. Au nombre des dérapages observés dans ce sens, ils soulignent «la répression brutale des mouvements de protestation découlant de la gouvernance actuelle ». Autant d’égarements que les conférenciers trouvent préjudiciables pour le développement du pays.
«Ne nous faisons point d’illusion, l’orientation politique, économique et sociale du pouvoir du Nouveau départ est lourde de conséquences néfastes pour le pays et va appauvrir davantage nos populations et mettre en cause les libertés démocratiques chèrement acquises à la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990», avertit Eugène Azatassou.
Les conférenciers ne se sont pas limités à ce diagnostic. Tour à tour, les figures de proue, présentes à la conférence de presse, à savoir Amos Elègbè, Alassani Tigri, Gustave Sonon, Valentin Djènontin, Yacoubou Touré se sont relayés au pupitre pour faire part de leurs appréciations de la gestion du régime de la Rupture. Ils notent un certain nombre d’incohérences susceptibles d’assombrir l’horizon du Bénin. Outre la question des ‘’braquages répétés’’, ces ténors des Fcbe ont également abordé plusieurs autres sujets d’actualité. Entre autres, la gestion des véhicules d’occasion, celles relatives à la filière coton et au port de Cotonou.
La seule priorité pour cette alliance de partis, c’est le Bénin, ont-ils martelé, mettant au passage l’accent sur leur attachement aux valeurs démocratiques. Là-dessus, avertissent-ils, le gouvernement du Nouveau départ doit revenir à de meilleurs sentiments en prônant notamment le respect des libertés individuelles, civiles, militaires et collectives. Les conférenciers l’exhortent par la même occasion à revoir ses copies, notamment sur les plans socio-économiques et politiques au risque de conduire le pays dans le décor?

(Communiqué)
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) communique :
Les établissements privés d’Enseignement supérieur dont les noms suivent sont en situation irrégulière.
Il s’agit de :
A/ ETABLISSEMENTS PRIVES D'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR AUTORISES ET NON FONCTIONNELS
1. Institut Supérieur de Gestion (ISG)
2. Institut Régional d'Enseignement Supérieur (IRES) du Complexe Scolaire et Universitaire (CSU) Jean Jacques ROUSSEAU
3. Centre Polytechnique Universitaire de Cotonou (CePUC)
4. Institut Polytechnique d'Enseignement Supérieur de l'Union (IPES-UNION)
5. Ecole de Technologie Supérieure Karl Von Terzaghi (ETS KVT)
6. Ecole Supérieure des Techniques d'Avenir (ESTA)
7. Centre de Formation et de Recyclage
(CEFOREC)
8. Ecole de BTS Master Schools (Master Soft)
9. Ecole de Hautes Technologies
10. Centre de Formation Professionnelle
«LA PROVIDENCE»
11. Ecole Supérieure d'Ingénierie du Commerce (ESIC)
12. Institut de Formation Professionnelle BOBO
13. Institut Supérieur d'Enseignement Technique JACKY (ISET-JACKY)
14. Ecole Supérieure de Technologie et de Gestion «L'Excellence»
15. Haute Ecole Universitaire Libre du Bénin (HEULI-BENIN)
16. Centre d’Etude Commerciale et de Gestion (CECG)
17. Ecole Supérieure Polytechnique (EPSO)
18. Ecole des Cadres
19. Institut de Chimie et de Biologie Appliquées
20. Institut Cinématographique de Ouidah
21. Institut du Quartier Latin (IQL)
22. Ecole Supérieure de technologie IFFA (EST-IFFA)
23. Institut Panafricain de Formation Supérieure (IPAFOS)
24. Institut Supérieur d'Enseignement Technique du Complexe Scolaire et Universitaire « Le VERGER
25. Institut Supérieur d'Enseignement Technique Notre Dame d'Afrique (ISET¬NDA)
26. Ecole Supérieure la Prophétie
B/ ETABLISSEMENTS AYANT OUVERT SANS AUTORISATION D'OUVERTURE
27. Afriford University (Cotonou/Akpakpa, face CDPA)
28. Mount Royal (Porto-Novo/ Saints Pierre et Paul)
29. Kings University Benin (KUB)
30. Poma International Business University
31. UPIB à Abomey
32. Institut Littoral des Etudes Professionnelles Supérieures (ILEPS), Porto-Novo non loin de la Mairie de Porto-Novo
33. SAPIENTIA à Parakou
34. KING MAACHREE University
35. Intercontinental University
C/ ETABLISSEMENTS INTERDITS D'ASSURER DES FORMATIONS EN SANTE
36. HOUDEGBE North American University (HNAUB) Médecine, Pharmacie
37. Ecole Supérieure Catholique des Sciences de la Santé, Médecine, Sages-femmes, Soins Infirmiers et Techniciens de Laboratoire
38. Ecole Supérieure Panafricaine de Management Appliquée (ESPAM), Soins Infirmiers
39. Ecole Professionnelle Spécialisée de la Cité Vie Nouvelle, Soins Infirmiers
40. Poma International Business University, Soins Infirmiers
41. Institut Polytechnique « Le Citoyen », Soins Infirmiers
42. KINGS University Benin, Soins infirmiers
43. Ecole Supérieure Saint Louis, Soins Infirmiers
44. Ecole Supérieure d'Enseignement Professionnel Le Berger (ESEP-LE BERGER)
45. Ecole de Techniciens Supérieurs La GRÂCE) (ECOTES) Soins infirmiers
46. West African Union University (WAUU), Soins infirmiers
47. Institut Supérieur de Santé du Niger
48. Institut Pratique de Santé Publique
49. Institut Polytechnique Africain.
En conséquence, aucun desdits établissements n'est autorisé à recevoir des inscriptions d'étudiants au titre de la rentrée académique 2016-2017, et ceci jusqu'à nouvel ordre.
Enfin, tout en comptant sur le sens de responsabilité de chacun et de tous, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique invite les promoteurs de ces établissements à prendre les dispositions nécessaires pour se mettre en règle. Sans cela, ils subiront la rigueur de la loi.
Marie Odile ATTANASSO
Ministre de l' Enseignement Superieur et de la Recherche Scientifique.
Education 18 août 2016

A peine a-t-elle fini de procéder, dimanche 14 août dernier à N’Djamena au Tchad, avec LC2 représenté par le Groupe Sport Vision Associé, à la signature du contrat de partenariat dans le cadre du lancement de la prochaine ligue de football au Bénin, dénommée " Ligue Nasuba ", que le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football a lancé un appel à manifestation d’intérêt à participer à tous ses clubs affiliés. C’est dans la perspective des championnats nationaux de football au titre de la saison sportive 2016-2017.
Encore quelques jours, et les différents stades béninois reprendront leurs droits avec le démarrage des différentes compétitions statutaires de la Fédération béninoise de football. Après la signature du contrat de partenariat du lancement de la ‘’Ligue Nasuba’’, dimanche 14 août dernier à N’Djamena, tout devrait aller rapidement.
C’est ainsi, qu’en harmonie avec la volonté du chef de l’Etat, le président Patrice Talon de voir toute la famille du football béninois unie autour du ballon rond, le Comité exécutif de la FBF vient de lancer à tous les clubs affiliés, un appel à manifestation d’intérêt à participer aux championnats nationaux de football au titre de la saison 2016-2017. C’est à la faveur d’un communiqué en date du lundi 15 août signé par son premier vice-président, Bruno Arthur Didavi, que cette demande leur a été faite.
En effet, les équipes désireuses de prendre part aux championnats professionnels des Ligues 1 et 2 et au championnat national amateur de Division 3, ont jusqu’au lundi 29 août prochain à 17h au plus tard, pour se manifester à travers une correspondance dûment signée de leur président et déposée au siège de la fédération à Porto-Novo.

Situation cocasse pour les étudiants de la Faculté des sciences et techniques (Fast) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), ce mardi 16 août. Venus pour les évaluations de fin d’année, ils n’ont pas pu accéder à leurs amphithéâtres. Ceux-ci ont notamment été badigeonnés la veille, à l’aide d’excréments humains et d’huile à moteur, par des individus non identifiés.
« Nous avons ici des étudiants qui se comportent comme des bandits». Le ton est grave, les termes également. Face à l’odeur qui empeste ce mardi 16 août dans la matinée les alentours de la Faculté des Sciences économiques et de gestion (Faseg), Félix Hontinfindé, doyen de la Fast ne peut que constater les dégâts. Quelques heures plus tôt, les salles de cours censées accueillir les évaluations de ses étudiants avaient été badigeonnées avec des matières fécales et de l’huile de vidange pour motos.
La puanteur de l’air se faisait remarquer à plusieurs mètres alentours. Aucune des autorités n’a vu venir cette situation. Pas même les agents affectés à la sécurité dans l’enceinte de l’Uac. « Des mouvements de personnes ont été notés autour des salles, mais nul ne pouvait soupçonner pareille chose. C’est l’odeur qui nous a alerté», confie l’un d’eux sur place. Au total, huit amphis ont été totalement mis hors d’usage. «Je ne trouve pas normal que des étudiants entrent dans des salles pour tout saboter de cette façon », déclare impuissant, Félix Hontinfindé. Vu l’urgence de la situation, d’autres bâtiments ont été rapidement aménagés pour permettre aux étudiants de composer. «Les épreuves ont finalement été lancées après 10h, au lieu de 8h. Mais tout se déroule bien», note Richard Adandé, l’un des superviseurs des évaluations.
Des véhicules des unités spéciales de la police et de la gendarmerie positionnés à l’entrée, aux alentours de la Faculté de droit et de Sciences économiques renseignent éloquemment, qu’il y a malaise dans ce haut lieu du savoir. Mais l’accès sans aucune formalité vers 10h, ainsi que les va-et-vient d’étudiants et d’usagers dans l’enceinte, contrastent avec l’ambiance qui avait prévalu un peu plus tôt. Après la malheureuse découverte dans les amphithéâtres, les forces de sécurité déployées sur place, ont dû intervenir pour empêcher certains étudiants de perturber les examens. Il s’en est suivi une confusion au cours de laquelle, plusieurs étudiants sont précipitamment rentrés chez eux. «Dans ces conditions, un étudiant n’ayant pas l’habitude des mouvements de foule voudrait sauver sa tête et rentrer à la maison», renchérit Jean Bosco Awanou, inscrit en deuxième année de Chimie Biologie Géologie (CBG2), qui semble se lasser de faire le point de la situation aux amis par téléphone. «Ils n’auraient pas dû partir sans avoir pris connaissance des nouvelles consignes. D’autant que nous avons rassemblé tous les étudiants avant le redéploiement dans de nouvelles salles de composition», rétorque Richard Adandé. «A cette allure, je crains que seulement le tiers des étudiants participe aux évaluations », lance le président du BUE/Fast, Bienvenu Djibou.
Malaise ambiant
Prévus pour se poursuivre jusqu’à la fin du mois, les examens tombent en plein bras de fer entre les autorités rectorales et les responsables étudiants de la Faculté des Lettres Arts et Sciences humaines (Flash). Sur les dents depuis l’invalidation de l’année académique et l’exclusion temporaire de 21 des leurs, ils ont décrété un mouvement « campus mort ». Un mot d’ordre étendu à d’autres entités universitaires afin de paralyser toutes les activités académiques sur le campus. « Je ne comprends pas pourquoi les autorités n’ont pas tenu compte de la vague de protestation qui enfle. Nous voulons composer mais il faudrait que les conditions soient réunies », affirme le président du BUE/Fast. Comme la plupart de ses pairs, ils regrettent que les évaluations aient été maintenues dans cette ambiance tendue. «Nous avons reçu une note demandant le report de la part des camarades protestataires. Je n’ai pas pu la transmettre à mes supérieurs, vu que j’étais en voyage hors de Cotonou. Mais ils en ont été informés par téléphone ». Une version rejetée par le doyen Félix Hontinfindé qui affirme n’avoir eu connaissance d’aucune motion de protestation. « Les autorités chargées de la gestion des salles sont venues faire le constat. EIles prendront dans la journée, les dispositions requises pour que dès demain matin, toutes les salles puissent être à nouveau disponibles », promet-il.
Par Cheik Farid AKELE (stag) et Pascal DOGUE
Actualités 17 août 2016

Six ans après la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, des citoyens de sa commune natale, notamment ceux de Sè, descendent à nouveau dans la rue ce jour, mercredi 17 août en guise de protestation. C’est une activité initiée conjointement par le Comité de lutte pour retrouver le disparu et la section communale des Organisations démocratiques en appui à la collectivité Houéda dont la famille Dangnivo est une branche généalogique.
Au nombre des affaires qui défraient la chronique ces dernières années, il y a bel et bien la disparition de Pierre urbain Dangnivo, cadre en fonction précédemment au ministère en charge des
Finances. Selon des témoignages recueillis dans les rangs de ses parents, amis et collègues, le fonctionnaire s’était rendu à son service le 17 août 2010, date à laquelle il n’est plus de retour à son domicile laissant les siens sans nouvelles. Depuis lors les spéculations vont dans tous les sens. Serait-il victime d’un enlèvement et, le cas échéant, pour quel sort ? Six années après les faits, les populations de l’arrondissement de Sè dans la commune de Houéyogbé continuent de scruter l’horizon refusant de croire que leur frère Pierre urbain Dangnivo ait connu un sort fatal.
Ce jour, mercredi 17 août, sous l’égide de deux mouvements, à savoir le Comité de lutte pour retrouver Pierre urbain Dangnivo et la section communale des Organisations démocratiques en appui à la famille du disparu, des citoyens de Sè donnent encore de la voix. C’est à travers une série de manifestations intitulée «6e anniversaire des protestations contre l’enlèvement et la disparition de Pierre Urbain Dangnivo».
Selon Faustin Degboé et Pierre Claver Hounkpè respectivement responsables de chacun des deux mouvements, tout commencera à 8 heures, par un culte religieux aux fins d’invoquer, disent-ils, «le concours de l’Esprit saint pour avoir la lumière totale sur cette affaire de disparition». A 10h, un rassemblement au monument aux morts de Sè d’où va partir une marche en direction du bureau de l’arrondissement. A l’attention du chef des lieux, Justine Tossou, une série de messages est prévue pour être délivrés avec l’espoir que l’autorité communale les transmettra par voie hiérarchique. Et ce jusqu’au cabinet du chef de l’Etat, espère notamment Pierre Claver Hounkpè de la section communale des Organisations démocratiques en appui à la famille du disparu. Les organisateurs se souviennent, par la même occasion, de l’ancienne directrice générale du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), Bernadette Sohoundji Agbossou, abattue à balles réelles en plein exercice de sa fonction ?