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Alors que les députés FCBE et alliés de la Minorité parlementaire sont prêts, leurs collègues de la Majorité parlementaire ne s’entendent toujours pas par rapport à la désignation de leurs cinq représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Ces derniers tiennent une dernière rencontre de crise ce lundi 25 juillet, pour démêler l’écheveau avant l’ouverture de la séance plénière décisive.
Les neuf nouveaux députés membres de la prochaine mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) seront connus à l’issue de la séance plénière de ce lundi 25 juillet à l’Assemblée nationale. Celle-ci avait été reportée le mardi 19 juillet dernier pour défaut de consensus à l’interne des deux tendances politiques à savoir la Majorité et la Minorité parlementaires. Les travaux avaient été donc renvoyés à ce jour pour permettre à chacune des instances politiques de procéder aux derniers réglages avant l’adoption par la plénière de la liste nominative à raison de quatre représentants pour la Minorité parlementaire et cinq pour la Majorité parlementaire.
Bataille entre le PRD et l’UN
Si la Minorité parlementaire composée des députés FCBE et alliés est prête et se serait accordée sur le choix de Gilbert Bagana, Idrissou Bako, Simplice DosSou Codjo et Cyprien Togni, tel n’est pas le cas du côté de la Majorité parlementaire regroupant les parlementaires UN, PRD, RB, ABT, FDU, Alliance Soleil et AND (aile Patrice Talon). Celle-ci avec ses quatre groupes parlementaires se trouve confrontée à d’énormes difficultés à l’interne. Les cinq députés devraient être désignés à raison d’un par groupe parlementaire. Le cinquième siège restant était allé lors de la désignation des membres de la mandature sortante du Cos-Lépi au groupe parlementaire PRD qui avait désigné deux personnes, Augustin Ahouanvoèbla et Badirou Aguèmon, pendant que les trois autres en choisissaient un chacun. Cette fois-ci l’Union fait la Nation réclame ce cinquième siège. Selon ce groupe parlementaire fort de 13 députés, ce sera justice faite de lui permettre de désigner à son tour cette fois-ci deux représentants comme l’avait fait l’autre fois le PRD alors qu’il n’était composé que de 10 députés. Ce que ne veut pas entendre le groupe parlementaire PRD que préside Augustin Ahouanvoèbla. Pour des membres de ce groupe, la répartition des cinq sièges à l’interne de la Majorité parlementaire devrait suivre la même clé utilisée lors de la désignation de 2015. La bataille est actuellement rude entre les groupes parlementaires PRD et UN qui continuent de se tirailler au sujet de l’attribution de ce cinquième siège. Qui va l’emporter ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question.
Autres points de désaccord
Outre cette dissension au sujet du cinquième siège, il y a plusieurs autres points de désaccord à l’interne des différents groupes parlementaires. Ceux-ci ne s’entendent pas sur la personne devant être retenue. Au niveau par exemple du groupe parlementaire Unité, paix et développement composé des députés FDU, alliance Soleil et deux parlementaires de l’AND (Valentin Houdé et Justin Agbodjété) et présidé par Mathurin Nago, deux candidats se positionnent pour un seul siège. Il s’agit de Amadou Issifou de l’alliance Soleil et Jérémie Adomahou des FDU. Ce dernier était déjà membre de la mandature sortante et il cherche à rempiler. Le même scénario se passe également au niveau du groupe parlementaire Nation Unité et Développement regroupant les députés de l’alliance RB+RP et ABT dirigée par Rosine Vieyra Soglo. Ici aussi, deux potentiels candidats sont en lice : Wallis Zoumarou de Abt et Adolphe Djima de la RB. Les deux députés se disputent le siège précédemment occupé par leur collègue Nazaire Sado qui cherche aussi à repartir. Au groupe parlementaire «L’Union fait la Nation» présidé par Antoine Kolawolé Idji, les divergences sont plus prononcées. Il est annoncé trois candidatures à savoir Gérard Gbénonchi, Basile Ahossi et Louis Vlavonou, représentant sortant de ce groupe parlementaire au sein du Cos-Lépi de 2015. Ce qui constitue un véritable casse-tête pour les responsables de ce groupe parlementaire. C’est d’ailleurs à juste titre que ceux-ci réclament au PRD pour leur gibecière le cinquième siège en ballotage à l’interne de la Majorité parlementaire. La situation semble être plus ou moins maîtrisée au niveau du groupe parlementaire PRD de Augustin Ahouanvoèbla. Les deux candidats précédemment désignés en l’occurrence Augustin Ahouanvoèbla et Badirou Aguèmon ont été reconduits pour faire encore partie de la prochaine mandature du Cos-Lépi. Reste à savoir si le deuxième siège sera toujours concédé au PRD.
Une réunion de crise
Selon des indiscrétions, il est prévu à cet effet une rencontre de crise ce matin au palais des Gouverneurs à Porto-Novo au sein de la Majorité parlementaire pour décider qui du PRD et de l’UN va désigner ce cinquième siège querellé. La même réunion permettra de concilier les différentes positions pour déboucher sur la liste nominative des cinq représentants de la Majorité parlementaire pour le compte de la mandature 2016 du Cos-Lépi. Les cinq députés désignés vont rejoindre les quatre représentants de la Minorité parlementaire qui seraient Idrissou Bako, Gilbert Bagana, Simplice Dossou Codjo et Cyprien Togni. En dehors de Cyprien Togni qui est nouveau, les trois autres ont été reconduits. Ils étaient membres de la dernière mandature du Cos-Lépi qui a achevé son mandat depuis le 30 juin dernier. Si l’information est confirmée, Cyprien Togni remplacera Abdoulaye Gounou faisant partie des quatre représentants de la Minorité parlementaire au sein de cette structure qui a actualisé le fichier électoral de la présidentielle de mars 2016. La séance plénière de ce lundi 25 juillet s’annonce donc décisive, vu que la nouvelle mandature du Cos-Lépi devrait être installée depuis le 1er juillet dernier conformément à la loi.
Une messe pour Adrien Houngbédji
Le 22 juillet dernier, le président du Parti du renouveau démocratique, Adrien Houngbédji fermait 25 ans de vie parlementaire. L’histoire renseigne qu’il est la seule personnalité à avoir été portée trois fois au perchoir et jusqu’ici le seul président de l'Assemblée nationale à avoir présidé du 22 juillet 1991 au 22 juillet 2016, sous les quatre différents chefs d’Etat qui se sont succédé à la tête du Bénin sous l’ère du renouveau démocratique. Elu pour la première fois au perchoir le 22 juillet 1991, Me Adrien Houngbédji aura servi le Parlement de 1991 à 1995 sous le président de la République Nicéphore Soglo, puis de 1999 à 2003 sous feu Mathieu Kérékou, enfin de 2015 à 2016 d’abord sous Boni Yayi, puis actuellement sous le président Patrice Talon. Ce qui est une grâce. Certains de ses amis ont voulu célébrer cette grâce à la faveur d’une messe qu’ils ont organisée vendredi 22 juillet dernier à 11 heures à la cathédrale Notre-Dame de l'Immaculée Conception de Porto-Novo. L’eucharistie a été dite par le curé de la paroisse en personne, le père Charlemagne Koudhorot qui est revenu sur les qualités exceptionnelles de Me Adrien Houngbédji et a invité la jeune génération à s’inspirer de ses valeurs d’homme de paix, de justice et de droit ?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 25 juil. 2016

La fête de la beauté béninoise annoncée du côté du Bénin Marina hôtel dans la soirée du samedi 22 juillet dernier n’a pas eu lieu. Dame pluie s’est imposée, faisant avorter sine die la soirée de gala de l’édition 2016 de Miss Bénin. La journée pluvieuse de ce samedi a fini par avoir raison de l’évènement.
Les prétendantes à la couronne, leurs parents et amis, de même que les partenaires et organisateurs ont dû se résoudre, certes un peu tardivement, à accepter l’évidence. Il aurait pu en être autrement si la cérémonie n’avait pas été prévue en plein air. Ce qui était annoncé comme une innovation s’est donc révélée in fine comme un handicap. Miss Bénin 2015 devra donc conserver pour un moment encore la couronne qu’elle était censée déposer dans la soirée du samedi dernier. Comme quoi, l’heure de la succession de Sylvania Chelsea Fandohan n’a pas encore sonné. ?
J. F. M.

On avait cru à la fin de la crise ébranlant la communauté musulmane de Natitingou avec l’intronisation le 10 juillet dernier de El hadj Nourou Dine Mohamed Sanni, par l’Union islamique du Bénin. Mais c’est sans compter avec le refus de son adversaire Alaza Ibrahim d’abdiquer. Vendredi 22 juillet dernier, la Cité des Nanto a frôlé les échauffourées avec la tentative des partisans de ce dernier de tenir la traditionnelle séance de prières dans l’ancienne mosquée centrale de la ville.
La mosquée de Djindjiré-Béri a été le théâtre ce vendredi 22 juillet d’une forte mobilisation des fidèles de la communauté musulmane de Natitingou. D’un côté, les partisans de Alaza Ibrahim, ancien vice-imam de la ville, prétendu imam central jusqu’au 10 juillet dernier où l’Union islamique a procédé à la désignation de son challenger d’alors, El hadj Nourou Dine Mohamed Sanni, et de l’autre ceux de l’actuel imam. Ces derniers voient en effet d’un mauvais œil la décision de Alaza Ibrahim de tenir la traditionnelle prière du vendredi dans l’ancienne mosquée centrale. Pour eux il n’est pas question de laisser les partisans de l’ancien vice-imam prier en ce lieu après la cérémonie de port de turban qui consacre son challenger imam central. En tête de la délégation des fidèles, se trouve Alaza Ibrahim, une canne en bronze en main et tenant ferme à sa décision. Si son adversaire ne s’est pas porté sur les lieux il pouvait compter sur la hargne de ses supporters prêts à en découdre avec celui qu’il considère comme un mauvais perdant. Ils menacent de lancer des pierres dans la mosquée si le camp adverse brave l’interdiction à eux signifiée par les forces de sécurité venues par dizaines sur les lieux pour contenir les mouvements d’humeur nés à la suite de l’intrusion de l’ancien vice-imam qui s’est refusé le 10 juillet à toute évaluation comme l’a voulu l’Union islamique pour attribuer le poste d’imam central au plus méritant. Il se considère comme l’imam légitime de la ville depuis le 13 mars dernier où ses partisans l’ont porté au pinacle. L’état de siège durera quelques minutes aux abords de la mosquée avec la médiation faite par le commandant de la compagnie de gendarmerie de Natitingou et le commissaire central de la ville.
Pour Kouérou Ayouba, le commissaire central, bien que le Bénin soit un Etat laïc, l’autorité de l’Etat doit être respectée. L’ordre a été donné pour que la séance de prière demandée par Alaza Ibrahim ne se tienne pas dans la mosquée de Djindjiré-Béri pour éviter des échauffourées dans la ville.
Deux imams à Natitingou
La tension est encore perceptible dans les deux camps surtout que l’ancien vice-imam ne semble pas avoir encore dit son dernier mot. Dans une correspondance adressée au préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, il estime que la ville de Natitingou compte désormais deux imams que personne ne peut contester et qu’il est le premier élu. Malgré que pour lui la désignation du second imam soit faite contre le bon sens et toute valeur morale, il dit concéder à ce dernier le droit d’aller diriger dans la paix les prières au sein de la grande mosquée sise au quartier Santa. Et s’octroie également le droit de diriger les prières de vendredi avec ses fidèles dans l’ancienne mosquée sise au quartier Djindjiré-Béri. En ce qui concerne les grands jours de Idi, il propose à travers sa correspondance, qu’il y ait une permutation qui mettra en scène l’un pour le ramadan et l’autre pour la Tabaski et vice-versa. Cette correspondance datant du 20 juillet n’ayant reçu encore aucune réponse du préfet, les forces de sécurité composées de policiers, gendarmes et de militaires ont été déployées sur les lieux. Une invasion que le camp de Alza Ibrahim peine à comprendre, arguant que le Bénin appartient à tous ses fils et qu’il ne faille pas privilégier une chapelle au détriment de l’autre.
Rappelons que dans le contexte de la crise, la fête du ramadan a été célébrée le 6 juillet dernier par les deux parties en conflit. Alaza Ibrahim et El hadj Nourou Dine Mohamed Sanni, alors prétendus imams se sont vus octroyés deux différents espaces pour la traditionnelle séance de prière consacrée à la fin du carême. Ainsi sous haute surveillance policière et militaire, les fidèles ont assisté au sermon des deux imams de circonstance en l’absence des autorités politico-administratives, respectivement à l’Ecole urbaine centre et au stade municipal. ?

D’importantes décisions ont été prises par les membres du gouvernement au cours du Conseil des ministres du mercredi 20 juillet qui a également décidé de la célébration du 56e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale à Cotonou.
Le point des dispositions prises pour la célébration de la fête du 1er août prochain a été fait par le ministre chargé de l’Intérieur, en sa qualité de président du Comité nationale des manifestations officielles (Conamo). Ce qu’il faut en retenir, d’après les explications du ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, c’est que cette célébration aura lieu à Cotonou «dans la sobriété et la modestie financière».
Au cours de la même séance, le Conseil des ministres a fixé les conditions d’agrément ou d’homologation des équipements, terminaux ou installation radioélectriques au Bénin. Encadrement paru nécessaire, explique le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, pour assainir le secteur, protéger la santé des populations et aussi améliorer le cadre de vie. Un autre projet de décret portant Attribution, Organisation et Fonctionnement du secrétariat général de la présidence de la République et du cabinet civil du président de la République a été également pris, bouclant ainsi l’organisation de l’administration des ministères et de la présidence de la République. Deux autres projets de décret organisant la sécurité des autorités et personnalités ont été pris. Le premier réglemente la sécurité des membres du gouvernement, des anciens présidents de la République, des institutions de la République et des personnalités civiles et militaires attachées à la présidence de la République. Le second réglemente la mise à disposition des autorités et personnalités de garde du corps. «Ces deux décrets tiennent comptent des nombreux défis sécuritaires, de la nature et de la forme des menaces nouvelles et de la réalité des effectifs des structures militaires et paramilitaires», a indiqué le ministre d’Etat au cours de son point de presse. Toujours dans le domaine de la sécurité et dans le contexte actuel fait de banditisme transfrontalier, il sera procédé par une commission mixte à l’état des lieux de l’arsenal national avec la vérification systématique des armes et munitions déclarées hors service.
L’Agence des grands projets urbains créée
Analysant le cadre de vie des Béninois, les membres du gouvernement, déclare Pascal Irénée Koupaki, ont constaté une inadéquation entre ce cadre de vie et les besoins de bien-être des populations. Ils se sont également rendus compte «du déficit d’actratibilité des agglomérations de notre pays et la faible qualité des services rendus aux populations», indique-t-il. Constat qui les a poussés à se fixer comme défi, la réalisation d’investissements pour le développement urbain et pour la satisfaction des besoins des populations, des entreprises et des investisseurs. Plusieurs projets phares ont été identifiés dans ce cadre. Il s’agit des grands projets urbains dans l’agglomération de Cotonou et les villes de Porto-Novo et Parakou. Pour le montage, la programmation et l’assistance aux structures sectorielles y impliquées, il a été créé l’Agence des grands projets urbains, établissement public à caractère administratif et culturel de type spécifique sous tutelle de la présidence de la République.
Actualités 21 juil. 2016

Deux mesures phares pour juguler la crise énergétique qui plombe le développement du Bénin ont été prises par les membres du gouvernement réunis en conseil, mercredi 20 juillet.
L’amélioration du bien-être des populations passe par la fourniture et la disponibilité de l’énergie. Conscients de ce fait, les membres de l’Exécutif ont pris deux mesures majeures, rapportées par le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République au cours de son traditionnel point de presse. La première concerne la réhabilitation des centrales électriques de Porto-Novo, Parakou et Natitingou. La seconde est relative à la location de deux centrales thermiques d’une capacité totale de 150 mégawatts. Ceci, dans l’optique d’en finir avec le déficit énergétique du Bénin d’ici à fin octobre prochain. A cette date, il est envisagé «en principe,…zéro délestage», selon le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki. L’incidence financière sur le budget national desdites mesures est estimée à environ 30 milliards.
Le compte fait par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République évoque également une communication du ministre de l’Economie et des Finances sur l’évolution des frais de transport à l’étranger qui, indique-t-il, connaissent une hausse inquiétante. «Les frais de voyage à l’extérieur se sont accrus de 7 milliards en 2014 à environ 18 milliards en 2015 », a révélé le ministre d’Etat, précisant qu’il s’agit de voyages de personnalités politico-administratives, des bourses et des évacuations sanitaires. S’en préoccupant, le Conseil des ministres, dans le cadre d’une meilleure maîtrise de la dépense publique, a instruit le ministre de l’Economie et des Finances «aux fins de mettre en place dans un délai rapproché, une cellule qui sera chargée de planifier et de piloter les dépenses de transport à l’étranger tout en améliorant les relations avec les agences de voyage dont les créances sur l’Etat s’accumulent avec de longs délais de paiement», poursuit-il. Il sera donc créé au ministère de l’Economie et des Finances, la Cellule des voyages officiels auprès de laquelle les membres du gouvernement, les établissements publics, les institutions de la République à l’exception de la Cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale vont obtenir leurs titres de transport pour l’ensemble des voyages à l’étranger financés par l’Etat.

Le processus de renouvellement des mandats des responsables des organes de presse de service public connaît son épilogue à la faveur du Conseil des ministres du mercredi 20 juillet. Lequel a autorisé, suivant les propositions de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, la nomination de nouveaux responsables.
Au titre des mesures individuelles prises par le Conseil des ministres en sa session du mercredi 20 juillet, figure en bonne place, la nomination de nouveaux responsables à la tête des structures publiques de l’information. Ainsi, sur proposition de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), il a été nommé à la tête de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), un nouveau directeur général. Il en est de même pour le quotidien de service public La Nation qui hérite d’un nouveau directeur de publication.
A l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb), ont été nommés, un nouveau secrétaire général, des nouveaux directeurs à la télévision et à la radio nationales et un nouveau directeur à la station régionale de l’Office sise à Parakou. Au nombre de ces mesures individuelles, deux prennent effet immédiatement. S’agissant des quatre restants, il en sera ainsi à compter de la fin des mandats actuels. Ce même conclave des membres du gouvernement a nommé un directeur général intérimaire à la tête de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb).
Actualités 21 juil. 2016

Des acteurs institutionnels ainsi que des représentants du secteur privé et de la Société civile étaient en conclave, mardi 19 juillet dernier à Cotonou, pour évaluer le système national d’intégrité au Bénin. L’initiative est de Transparency international et des Ong Alcrer et Social watch Bénin avec l’appui de l’Union Européenne. Elle entre dans le cadre du processus de l’évaluation du système d’intégrité au Bénin. La cérémonie d’ouverture des travaux a été placée sous l’égide du ministre en charge de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou, qui avait à ses côtés l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union Européenne, Joseph Coll.
Faciliter une compréhension partagée de l’état actuel du système national d’intégrité du Bénin d’une part, et adopter des recommandations pour la mise en œuvre de réformes et autres actions prioritaires pour le renforcement du système d’intégrité du Bénin, d’autre part. Ce sont là, les principaux objectifs des assises nationales sur l’intégrité au Bénin dont les travaux ont eu lieu à Cotonou.
Pour le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Economie et des Finances, Servais Adjovi, la réalisation de l’évaluation fait suite à une demande exprimée par le gouvernement qui a souhaité avoir un regard externe dans le but de disposer d’un outil aux fins de mieux entreprendre des réformes durables et efficaces dans le domaine de la lutte contre la corruption et l’impunité. Le rapport a mis en relief les trois points qui le composent. Parlant du rapport à valider par les participants, il précise que de façon spécifique, il donne une bonne indication du sérieux et de l’engagement du gouvernement dans la lutte contre la corruption. « Il fournit des éléments d’appréciation des mécanismes de lutte contre la corruption ainsi que des progrès enregistrés en matière de lutte contre la corruption au Bénin, formule des recommandations-clés à partir des constats réalisés et apporte des éclairages précis sur l’ampleur du phénomène de la corruption et son évolution . Le rapport analyse enfin les résultats obtenus au regard de l’application des mécanismes juridiques afin d’engager des poursuites judiciaires et de mettre fin à l’impunité », a révélé Servais Adjovi.
A l’endroit des participants, il confesse que c’est un rapport assorti d’un plan d’actions et d’un plan de suivi favorable à la consolidation du programme de lutte contre la corruption du gouvernement du Bénin.
A propos du projet d’évaluation, le directeur exécutif de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, souligne qu’il découle du constat que malgré les efforts et les engagements contre la corruption, le Bénin fait toujours face à d’importants problèmes de corruption. « Ceci transparait dans les indicateurs mondiaux de corruption et la perception des citoyens d’une corruption généralisée », a-t-il ajouté. Puis, il cite tous les instruments juridiques et autres, mis en œuvre afin de lutter contre le fléau pour conclure qu’ils n’ont pu le faire reculer au Bénin qui demeure parmi les pays où le mal est toujours enraciné.
Il a appelé au sens de responsabilité du régime du président Patrice Talon, pour prendre la mesure des graves conséquences de ce fléau sur la marche du Bénin vers la prospérité, et à faire montre d’un engagement résolu à travers notamment la mise en place de mesures hardies, réalistes et réalisables et non populistes.
Procédant à l’ouverture des travaux, le ministre en charge de la Justice, Joseph Djogbénou, s’est dit préoccupé. « A propos de la corruption, nous posons toujours les bonnes questions. A savoir si nous avons les bons procédés, si nous identifions les bons interlocuteurs. La corruption est un phénomène universel et elle est plus caractérisée dans les Etats en construction. Elle est même endémique au Bénin. Mais ne traitons-nous pas les effets plutôt que les causes ? », indiquera-t-il. Le Garde des Sceaux a également évoqué la relation avec l’état et/ ou le bien public, pour expliquer qu’elle pourrait constituer également l’une des causes de la corruption. Son exhortation a été de « poser la vraie question sur la cause ! ».
Pour leur part, le chef de la délégation de l’Union Européenne, Joseph Coll, ainsi que le représentant de Transparency International ont salué l’entregent de l’équipe de chercheurs pour le travail abattu. «Si le Bénin est reconnu comme un exemple de démocratie stable dans la sous-région où les conditions démocratiques sont des denrées rares, on ne peut s’empêcher de constater que les populations de ce pays peinent encore à jouir véritablement des fruits de cette stabilité qui en définitive devient vide de sens, quand cela n’a pas d’impact réel et concret sur le panier de la ménagère, sur l’accès aux soins de santé primaire, sur l’accès à l’éducation… sur le développement durable du pays», a déploré Joseph Djogbénou. ?

Alors que la Banque mondiale annonce la fin de son appui à l’approche Financement basé sur les résultats (FBR) au Bénin d’ici peu, les bénéficiaires et principaux acteurs de ce projet plaident pour une prolongation de quelques années. Mais à quel prix se fera cette pérennisation ?
Aujourd’hui, il est une évidence que le Financement basé sur les résultats (FBR) a révolutionné le système de santé au Bénin. De sorte que si les actions pouvaient continuer conformément aux empreintes dictées par cette approche, les Béninois conjugueraient la mauvaise qualité des soins de santé qui leur étaient offerts au passé. Avec les acquis observés par la délégation de la Banque mondiale dans les hôpitaux de zones et centres de santé de Banikoara, de Zogbodomey, Bohicon et Zagnanado, d’une part, l’intérêt des populations et le reste du chemin à parcourir, d’autre part, il est souhaitable que l’approche soit pérennisée. Mais cette pérennisation aboutira-t-elle, sans l’implication de la Banque mondiale.
Une nécessité
Ce que la Banque mondiale a commencé avec le Bénin, depuis quatre ans, a fait venir d’autres partenaires. Ainsi, le Bénin est passé d’une expérience pilote de 8 zones sanitaires qui s’est généralisée à toutes les 34 zones qu’il compte. Un acte qui montre combien l’approche FBR est en marche dans le pays, avec des acquis concrets. Dans un plaidoyer nourri, le coordonnateur de l’Unité de coordination du programme, Alphonse Akpamoli, a rappelé l’historique du FBR sans lequel la santé des populations serait hypothéquée.
En 2007, explique-t-il, le Bénin a organisé la table ronde du secteur de la santé. A l’occasion, le gouvernement avait demandé à la Banque mondiale de venir l’aider à résoudre une crise très poussée. Le constat est que, le Bénin a plus de meilleurs médecins de santé publique que les autres pays de la sous-région qui savent ce qu’ils doivent faire, mais ne le font pas. Ce qui a un impact sur certains indicateurs tels que le taux de mortalité maternelle ou infantile. Le Bénin était à un stade très élevé malgré certains bons indicateurs comme la consultation prénatale et même postnatale, l’accouchement assisté, la vaccination qui étaient à des niveaux très importants. Le diagnostic était qu’il y a l’homme et des équipements. Il fallait alors mettre l’homme au cœur du développement, mais l’homme motivé.
L’alternative de financement qui s’offrait au Bénin était de suivre l’exemple du Rwanda, juste après la guerre et plus ou moins le Burundi. Il a opté pour le modèle burundais, parce que c’était la version améliorée du modèle rwandais. C’est de cette manière que le Bénin a commencé l’exercice avec un accompagnement des techniciens des différentes régions de la Banque mondiale, pour aboutir à un modèle qui s’est amélioré au fil du temps. Au cours des années 2007, le Bénin avait fait la petite expérience pilote avec trois zones sanitaires qui étaient Banikoara, Sakété et Aplahoué. Ce modèle n’était pas le vrai financement basé sur les résultats mais se présentait comme une alternative de contrat avec les zones sanitaires. Ensuite vient la CTB suivie de la Banque mondiale. C’est alors que l’expérience a démarré avec 8 zones sanitaires et aujourd’hui, le Bénin s’honore avec une extension jusqu’à 34 zones sanitaires. Le coordonnateur du Projet de renforcement de la performance du système de santé, Alphonse Akpamoli, observe que l’approche FBR est un bébé nouveau-né qui n’est pas encore assis. Le véritable problème est que la Banque mondiale à elle seule, ne peut continuer à financer le système de santé. Il faut alors que le pays fasse des réformes et que les ressources soient gérées au mieux. Pour lui, les partenaires doivent aider le Bénin à se lever. Lorsqu’on apprécie le cas du Rwanda dans les quatre premières années, rapporte-t-il, les indicateurs ne bougeaient pas pour autant. Le Bénin, quant à lui, traversait une crise sociale. A entendre le personnel de la santé, poursuit-il, on sent qu’il y a quelque chose qui le transcende. Les populations ont perdu confiance en les structures sanitaires publiques confrontées à l’absentéisme des agents, au rançonnement et à tous les maux. Ce qui peut réjouir aujourd’hui, fait constater Alphonse Akpamoli, est qu’on est en train de corriger progressivement ces insuffisances.
Aujourd’hui, avec l’appui des partenaires techniques et financiers de même que les élus locaux, il est à espérer que la veille citoyenne va reprendre. Ce qui, selon le coordonnateur, peut rassurer les partenaires et les amener à continuer d’aider le Bénin à mettre en œuvre certaines réformes afin de donner une base solide de pérennisation.
« Le FBR au Bénin n’est pas un échec mais un succès », apprécie Ibrahim Magazi, chef projet à la Banque mondiale. En ce sens, explique-t-il, que sur le terrain, on peut observer des hommes véritablement engagés dans leur travail. «On a vu aussi des hommes en train de produire. Le souhait est que cela dure le plus longtemps possible», insiste Ibrahim Magazi. Ainsi, note-t-il, il y a des faiblesses à corriger sinon que le système marche bien. «Ce qui est aussi bien, est que d’autres viennent s’en inspirer. Car, c’est le seul pays dans la sous-région où on a pu généraliser le FBR, c'est-à-dire, que sur le plan national, toutes les zones sanitaires sont couvertes», a rassuré le chef projet.
Améliorer les performances
La représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey affirme qu’elle sort de ce périple très inspirée de l’engagement et du dévouement des personnels de santé. Elle indique qu’il y a un nouveau départ et le début de mise en œuvre de cette opération a permis d’améliorer la prestation de la qualité de service au profit des bénéficiaires. « J’ai été impressionnée par les comportements de quelques bénéficiaires, soit des mères qui allaient accoucher bientôt, soit des mères qui venaient d’accoucher et certains patients bénéficiaires de soins dans les hôpitaux ou les centres de santé », souligne-t-elle. Il y a une appréciation de tout ce que l’Etat essaie de faire avec l’appui des partenaires techniques et financiers.
Elle a ajouté qu’on peut noter des améliorations quantitatives et qualitatives sur le terrain de même que l’engagement des médecins coordonnateurs de zone notamment à Banikoara, Zogbodomey et Zagnanado. Car, ils visent non seulement l’amélioration de la performance des qualités de soins, mais aussi la remise en place des questions de valeur et de l’éthique de la performance par l’Etat et le secteur privé, au cours des mois et années à venir.
«Le FBR est non seulement nécessaire mais indispensable pour notre système de santé », a qualifié le médecin coordonnateur de la zone sanitaire ZOBOZA, Blaise Guézo-Mèvo. Il a relevé que le centre de Bohicon 2 a aujourd’hui le score de qualité le plus élevé avec un score qualité moyen de 88,7% en décembre 2015. On sent alors, confie-t-il, une nette amélioration du score au niveau de plusieurs formations sanitaires. Une approche assurance-qualité avec l’installation des équipements pour l’amélioration de la qualité des soins est désormais mise en place. Comme stratégie, une évaluation individuelle de la performance des acteurs a été introduite, rapporte-t-il.
La pérennisation à quel prix ?
L’unanimité est faite autour de la pérennisation du FBR. Mais à quel prix se fera-t-elle ? Alphonse Akpamoli s’appuie sur le cas du Rwanda. Dans ce pays comme au Burundi, argumente-t-il, le gouvernement met la main à la poche. L’espoir aurait été que le gouvernement respecte ses engagements et que les acteurs se remettent au travail comme les partenaires. Si la Banque mondiale se retire du financement du FBR, les autres partenaires vont la suivre, déplore-t-il.
« Il existe au Bénin des médecins chefs et des médecins coordonnateurs qui sont très actifs et peuvent faire bouger la réforme. La présence de l’autorité sanitaire peut être un point fort à partager, pour qu’on puisse semer un peu partout les bonnes pratiques afin de donner de bons résultats pour ne pas les décourager », rassure le coordonnateur. Le grand problème qu’on a aujourd’hui, poursuit-il, c’est que l’approche FBR est totalement financée par l’extérieur. C’est une opportunité, un atout mais également une faiblesse, parce qu’il faut la présence de l’Etat.
Parlant du cas de la Côte-d’Ivoire, Ibrahim Magazi a expliqué que les Ivoiriens se sont inspirés de l’expérience du Bénin. Mais l’Etat ivoirien a accepté de mettre 30% du budget pour financer le FBR. Il n’est pas mis en œuvre par un projet mais plutôt par les structures du ministère de la Santé. Et c’est ce qui doit être véritablement corrigé au Bénin, suggère Alphonse Akpamoli. Il s’agit de remettre de façon institutionnelle la mise en œuvre des activités du FBR au ministère de la Santé ou de voir l’Etat en financer une partie, souhaite le coordonnateur. Il a fait remarquer que tout ne peut pas se construire et s’entretenir sur des fonds de l’extérieur. «Il faut qu’on sente la place de l’Etat. Car aucun bailleur de fonds ne peut continuer à financer les mêmes choses. Autrement dit, des dispositions doivent être prises avant que cela ne s’arrête un jour. Pour que le FBR dure, il faut que l’Etat accepte de jouer son rôle. La Banque mondiale ne va pas continuer à financer le FBR, rassure-t-il. Mais elle sera là pour appuyer ce qui est en train d’être fait.
Maud Juquois, spécialiste en économie de la santé de la Banque mondiale a, pour sa part, renchéri en estimant que beaucoup de pays de la sous-région s’emploient à mettre en place des expériences pilotes comme au Bénin, en tenant compte de leurs contextes. Il y a des expériences de FBR au Sénégal, en Gambie, au Liberia et au Ghana qui peuvent servir de modèle, note-t-il. Le financement basé sur les résultats n’est pas uniquement une affaire de ressources financières supplémentaires qui arrivent au niveau local, nuance-t-il. C’est aussi tout un système où il y a beaucoup plus de transparence qui s’inscrit dans le dispositif, puisque les résultats sont mieux suivis à la fois au niveau local, puis de l’équipe d’encadrement de zone, et sur le plan national.
Au Burundi, apprécie-t-il, c’est le ministère de la Santé à travers l’Etat qui contribue essentiellement au financement du dispositif. Et les partenaires techniques et financiers accompagnent le pays, à la fois techniquement et financièrement mais de façon complémentaire. Le leadership à la fois financier et technique vient du ministère de la Santé. C’est dans ce cadre que le Burundi est un exemple à suivre.
Pour Katrina Sharkey, les populations ont déjà internalisé les bonnes pratiques afin de pérenniser cette approche. Il est certain que le groupe de la Banque mondiale et éventuellement les autres partenaires vont progressivement se retirer. Ce qui ne veut pas dire qu’elle va lâcher le Bénin.
Le chargé de projet à la Banque mondiale, Ibrahim Magazi, justifie ce retrait par la réorientation des aides dans la lutte contre les épidémiologies comme le virus Ebola et le virus Lassa.
Le conseiller technique du ministère de la Santé, Sossa Edmond Gbèdo a déclaré que son ministère a déjà fait le choix de pérenniser le FBR. «La volonté politique existe. Et nous n’avons pas le choix de ne pas pérenniser le FBR », martèle-t-il. «Car, il est important d’opérationnaliser le RAMU. Or, si cela est fait, le gouvernement doit procéder au prélèvement à la source de sorte que, quand on est malade, on pourra se rendre dans les formations sanitaires », explique le conseiller. Et pour le faire, indique le conseiller, on ne peut que se baser sur le Financement basé sur les résultats. Déjà, des discussions sont en cours avec le gouvernement pour voir quelle est la réforme la mieux appropriée pour le Bénin et il ne peut pas avoir des réformes au détriment du FBR.

Sauf bouleversement de dernière minute, Simplice Codjo, Gilbert Bagana, Idrissou Bako et Cyprien Togni sont les quatre députés devant représenter l’Opposition parlementaire au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Quant à la Majorité parlementaire, elle est confrontée à quelques difficultés par endroits dans le choix de ses cinq représentants.
L’Assemblée nationale n’a pu faire connaître mardi 19 juillet la liste nominative des neuf députés devant représenter l’institution au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). La séance plénière tenue à cet effet n'a pas été concluante. Aucune tendance politique à savoir la Majorité parlementaire et l’Opposition concernée n’était prête. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété qui a présidé les travaux a fait l’amer constat.
Pour Mathurin Nago intervenant au nom de la Majorité parlementaire, les tractations se poursuivent encore au niveau de son groupe pour retenir les cinq députés qui lui reviennent de droit. Il a demandé au président de céans d’accorder jusqu’au lundi 25 juillet prochain à son entité politique pour harmoniser les positions à l’interne afin d’accoucher facilement la liste. La même trompette est embouchée par le porte-parole de l’Opposition parlementaire composée des députés FCBE et alliés. André Okounlola a fait remarquer également à la plénière que son groupe éprouve quelques petites difficultés pour s’accorder sur le choix de ses quatre représentants. Il suggèrera lui aussi le report de la séance plénière au lundi prochain. Le premier vice-président a accédé à cette suggestion tout en demandant à ses collègues de faire diligences pour qu’à la prochaine séance prévue pour le mardi 26 juillet prochain, ce point de l’ordre du jour soit vidé. Surtout que les neuf nouveaux représentants de l’Assemblée nationale devraient être installés depuis le 1er juillet dernier pour compléter les deux autres membres du Cos-Lépi en l’occurrence le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et le directeur national chargé de l’état civil. Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, Eric Houndété a levé la séance plénière pour permettre aux députés de poursuivre les tractations politiques. Lesquelles ont d’ailleurs beaucoup évolué du côté de la Minorité parlementaire.
Entente au sein de la Minorité parlementaire
En effet, juste après la séance plénière la Minorité parlementaire s’est retrouvée à huis clos pour harmoniser les points de vue. Des sources bien informées ébruitent que la liste des quatre députés de l’Opposition parlementaire est déjà prête.
Les députés FCBE et alliés auraient décidé de reconduire trois de ses quatre membres à savoir Idrissou Bako, Gilbert Bagana et Simplice Codjo. Quant au quatrième membre qui était Abdoulaye Gounou, la Minorité parlementaire a décidé de le remplacer. A en croire les mêmes indiscrétions, il devra céder son siège au niveau du Cos-Lépi à son collègue Cyprien Togni. La boucle est donc bouclée au niveau de la Minorité parlementaire qui semble être désormais prête pour ce dossier. Mais du côté de la Majorité, les choses semblent se compliquer. Celle-ci aurait de sérieuses difficultés pour choisir ces cinq membres. Tout comme à la Minorité, la tendance qui se dégage semble être la reconduction des anciens députés en l’occurrence Augustin Ahouanvoèbla et Badirou Aguèmon du PRD, Louis Vlavonou de l’Union fait la Nation, Nazaire Sado de la Renaissance du Bénin (ex-membre) et Jérémie Adomahoun représentant le groupe des parlementaires FDU et Alliance Soleil. Mais cette reconduction est fortement contestée par une frange des députés de la Majorité présidentielle. Ces derniers exigent une redistribution des cartes. C’est le cas par exemple du député Wallis Zoumarou, apprend-on, qui réclamerait son positionnement en lieu et place de Nazaire Sado membre du même groupe parlementaire que lui. Ce qui lui aurait marché. La même chose se passe au niveau de l’Union fait la Nation entre Basile Comlan Ahossi et Louis Vlavonou. La même menace plane sur la reconduction du député Jérémie Adomahoun au sein de cet organe qui aura la lourde mission prochaine d’actualiser le fichier électoral devant servir à l’organisation du référendum constitutionnel annoncé pour se tenir avant la fin de cette année.
Tous les regards sont tournés vers la séance plénière du mardi prochain pour voir si la Majorité parlementaire divisée sur la question réussira à colmater les brèches pour sortir les cinq noms.

Après moult tractations au sujet de l’élection d’un nouveau maire à la tête du Conseil communal de Klouékanmè, c’est finalement Gabriel Togbévi qui a été le seul candidat à l’élection. Il a recueilli 15 voix contre 4 bulletins nuls. Le scrutin proprement dit a enregistré 16 présences physiques de conseillers et 3 procurations.Tout le processus s’est déroulé sous la supervision du chargé de mission du préfet, Gildas Mahoussi.
Inspecteur de l’Enseignement primaire à la retraite, Gabriel Togbévi élu sur la liste de l’Union fait la Nation (UN) était jusqu’à lundi 18 juin, le premier adjoint au maire sortant de la commune.
Pour rappel, le maire sortant, Christophe Mégbédji est promu préfet du Couffo et installé, mardi 28 juin dernier, dans ses fonctions à Aplahoué, chef-lieu du départemen.
Désiré VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 19 juil. 2016