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Nouvelles

Adduction d’eau villageoise: L’intérêt d'une gestion déléguée
Fournir de l’eau potable à toutes les populations urbaines et rurales du Bénin d’ici 2021. Cette ambition du chef de l’Etat, Patrice Talon, se heurte, en milieu rural, à un mur de mauvaise gestion tant des infrastructures que des ressources générées par le service d’eau potable. La situation est à la limite chaotique et le secteur mérite une refonte totale et durable. Bah Gouda Gando, l’un des hameaux du village Beroubouay Est, arrondissement de Beroubouay, commune de Bembèrèkè dans le département du Borgou. Bienvenue sur le site du château d’eau qui fournit de l’eau potable aux populations rurales à travers le réseau local d’Adduction d’eau villageoise (Aev). Ici, le débit de l’eau dans les canalisations est de plus en plus faible à mesure que l’on s’éloigne du château. Conséquence : seules les populations proches du château ont accès à l’eau. Quant à celles dont les domiciles ou bornes fontaines d’approvisionnement sont distants de l’ouvrage, ce n’est pas le cas. A la station de pompage, le groupe électrogène local est défaillant. En cas de coupure d’électricité, les 2 843 habitants desservis n’ont pas accès à l’eau potable. Il n’y a pas de source d’énergie alternative. Les factures d’eau, version papier, soldées par les clients sont tamponnées du cachet payé, au gré des humeurs du fermier. Des casses sont enregistrées sur les canalisations dont une partie est à ciel ouvert. A Thio-Agouagon, dans la commune de Glazoué, même si le fermier paraît mieux organisé, il avoue toutefois son impuissance face aux impayés de certains gros bonnets, qu’il n’arrive pas à recouvrer. La station de pompage est dépourvue de groupe électrogène. L’existant est en panne. Le compteur électrique a été emporté par la Sbee, et l’intéressé se contente d’un groupe électrogène que lui a prêté un natif de la localité. En outre, des gestionnaires de borne fontaine utilisent la recette générée par le service de l’eau à des fins personnelles, et se retrouvent dans l’incapacité de rembourser les fonds. Le fermier n’a que des impayés et quelques manques à gagner. Il est à bout de souffle mais n’entend pas démissionner : « Non, il faut servir les populations, la nation... ». L’incroyable perte Si à Thio-Agouagon le bidon de 25 litres d’eau est cédé à 25 francs Cfa, soit 1000 francs le mètre cube, ce n’est pas le cas à Pahou-Avlékété, dans la commune de Ouidah. Ici, le mètre cube est cédé au fontainier à 400 francs. En plus de cet état de choses, la fermière roule à perte avec un réseau local assez vieux, selon ses propos. Elle perd, en effet, deux tiers de sa production d’eau. « Sur 6 000 litres, elle ne vend que 2 000 litres », ignorant totalement où est passé le reste. Est-ce une fuite ? Un branchement frauduleux ? Elle n’en sait rien du tout. Ses efforts pour détecter l’origine de ce manque à gagner sont restés vains. Elle était à deux doigts de déposer le tablier auprès de la mairie de Ouidah. Mais, par amour pour sa patrie, elle a décidé de poursuivre le service. Par ailleurs, la plupart des fermiers ne payent pas leur redevance à la mairie comme mentionné dans le contrat du service d’eau potable signé entre les deux parties. Ce diagnostic sur l’état des Aev ne concerne pas les infrastructures à l’arrêt. En effet, sur 649 Aev, près de 200 sont en panne. Pompe immergée abîmée, groupe électrogène en panne, canalisations cassées et abandonnées,... bref, les raisons du non-fonctionnement des ouvrages sont multiples et variées. Pendant ce temps, les populations retournent s’approvisionner soit à la rivière et au marigot, soit elles se rabattent sur l’eau de pluie. D’autres vont chercher cette denrée, potable ou non, à des kilomètres de chez eux, à pied. Que faire ? Face à cette situation, le gouvernement béninois a décidé de restaurer les infrastructures d’Aev, et surtout de réaliser des travaux de mise en conformité pour les anciennes. De nouvelles infrastructures, de dernière génération, sont en construction y compris dans les zones autrefois marginalisées. Les ouvrages déjà réceptionnés, en cours de construction ou encore en projet sont bâtis suivant les normes et standards internationaux. La cerise sur le gâteau, c’est que la taille de la population à desservir à l’horizon 2040 est prise en compte depuis la conception de toutes ces infrastructures hydrauliques. Mais, ce n’est pas tout. Le coût de l’eau sera harmonisé sur l’ensemble du territoire national de sorte que cette denrée vitale soit moins chère tant dans les villages de Malanville qu’à Cotonou. De nombreux châteaux d’eau jumeaux sont construits pour desservir plusieurs villages à la fois. C’est d’ailleurs pourquoi l’acronyme Aev a cédé sa place au Système d’approvisionnement en eau potable multi village (Saepmv). Au total, près de 400 milliards F Cfa d'investissement sont dégagés pour le secteur de l’eau en milieu rural, d’ici 2021. Que faire alors pour éviter que cet investissement ne soit encore dilapidé ou qu’un ouvrage en panne ne soit encore abandonné ? Face à cette interrogation, et en prenant l’exemple de la Soneb en milieu urbain, l’Etat béninois a décidé de confier la gestion du Saepmv à des opérateurs internationaux. Ceux-ci sont, en effet, des sociétés privées qui capitalisent plusieurs années d’expérience en matière de gestion efficiente d’ouvrages hydrauliques à travers le monde et surtout en Afrique. Ce sont donc des entreprises averties de la chose. La phase pré-qualificative de l’appel d’offres international est bouclée. La visite de terrain a permis aux quatre entreprises pré-qualifiées de toucher du doigt la réalité de terrain. Celles d’entre elles, qui auront gagné l’un ou tout au plus deux des trois lots (tout le pays a été divisé en trois périmètres) seront connues et prendront service fin 2020 ou début 2021 au plus tard. A l’instar de la Soneb, elles fourniront de l’eau potable en quantité suffisante, sans interruption et à moindre coût à toutes les populations rurales du Bénin, sans exception, tout en faisant de la gestion efficiente des ressources une priorité. Actualités 05 août 2020


Nécessité d’un second mandat pour Patrice Talon: Les Femmes leaders du Bénin misent sur ses réalisations
Encore du soutien au chef de l’Etat, Patrice Talon pour l’obliger à un second mandat. Jeudi 30 juillet dernier, c’est à travers une déclaration des Femmes leaders du Bénin (Flb) faisant état de ses réalisations que leur présidente, Georgette de Souza a invité l’actuel locataire de la Marina à briguer un second même s’il a promis de n’en faire qu’un. Les réalisations du président de la République depuis 2016 motivent les Femmes leaders du Bénin (Flb) à le solliciter pour un second mandat. Cet appel a été fait à l’occasion d’une déclaration lue par la présidente des Flb, Georgette de Souza. Dans sa déclaration, Georgette de Souza a d’abord rappelé l’état du Bénin avant l’avènement du président Patrice Talon en avril 2016. Selon elle, le pays souffrait du pillage de ses ressources, de la pauvreté, de la mal gouvernance, des grèves perlées et fantaisistes des travailleurs et autres. La situation socio-économique du pays était si désastreuse « qu’on se demandait si quelqu’un pouvait accepter de prendre les rênes » du pays, a-t-elle résumé. Mais grâce à son audace et sa détermination, Patrice Talon a su relever le pays. En quatre ans de gouvernance, il a opéré des réformes dans divers secteurs en mettant en œuvre son projet de société décliné en son programme d’action. Au profit des femmes, a relevé Georgette de Souza, la modernisation des infrastructures marchandes dans tout le pays et le renforcement du microcrédit. A ces actions, il faudra ajouter, entre autres, la suppression des grèves dans les écoles, les hôpitaux et l’administration publique, la lutte contre l’impunité et la corruption, la mise en œuvre de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), la résurrection et la dynamisation des cantines scolaires, la densification, l’extension et la modernisation du réseau routier sur tout le territoire. Admiratives de ces résultats obtenus en quatre ans par le régime de la Rupture, a confié Georgette de Souza, les femmes demandent que le président de la République accepte de renouveler son mandat. « Nous avons juste besoin de votre oui pour lancer le rouleau compresseur », a-t-elle indiqué. Cette réélection permettra au chef de l’Etat de poursuivre l’œuvre entamée, a laissé entendre Georgette de Souza tout en martelant que «le mariage de développement » entre Patrice Talon et les femmes du Bénin ne doit pas prendre fin de sitôt ni s’arrêter en si bon chemin. Société 04 août 2020


La sobriété de mise à Natitingou
Le préfet de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah entourée de Taté Ouindéyama, maire de Natitingou, a procédé au dépôt de gerbe à la place de l’indépendance, samedi 1er août dernier. Une commémoration qui s’est déroulée dans la sobriété. La cérémonie marquant les 60 ans d’accession à l’indépendance du Bénin s’est déroulée, samedi 1er août dernier à Natitingou, dans la sobriété. Dépôt de gerbe simple à la place de l’indépendance puis quelques mots à l’endroit de l’assistance, sans la moindre manifestation festive ou populaire, avec un petit détachement militaire Selon Taté Ouindéyama, maire de Natitingou, tout s’est déroulé dans la grande simplicité sur la base des instructions du gouvernement. Il justifie ces mesures par l’intérêt à sauvegarder et préserver les vies pour le développement. Le gouvernement, poursuit-il, a vu juste car la santé est plus importante que tout. A l’endroit des populations, il les exhorte à la patience, car les pouvoirs exécutif et local se battent pour elles. Jouissant d’une bonne santé, il pense que tout se déroulera normalement l’année prochaine à l’occasion du 61e anniversaire. Selon lui, les populations ont bien saisi les consignes données et s’en tiendront à cela. Pour le préfet, cette célébration se déroule dans un contexte particulier, dans la mesure où le chef de l’Etat et son gouvernement ont indiqué avec raison des directives particulières à suivre. « J’invite les populations à vivre dans le respect des gestes barrières afin de vaincre la fatalité », a-t-elle indiqué. Actualités 04 août 2020


Indépendance du Bénin: Commémoration symbolique dans le Mono et le Couffo
Les soixante ans de l'indépendance, au plan départemental, ont été commémorés à Lokossa pour le compte du Mono puis à Aplahoué dans le Couffo. A cause de la crise sanitaire ces festivités ont été marquées par un dépôt de gerbe en mémoire des martyrs, samedi 1er août dernier. Les départements du Mono et du Couffo ont commémoré, samedi dernier, la fête de l’indépendance du Bénin, désormais vieille de 60 ans. En respect de la décision du gouvernement, la manifestation commémorative s’est limitée au dépôt de gerbe, acte ouvrant, par le passé, le bal des défilés et réjouissances populaires. A Lokossa, la couronne de fleurs a été posée par le préfet Komlan Zinsou, au pied du monument érigé en l’honneur des martyrs, sur la Place de l’Indépendance. C’était dans une ambiance de recueillement. Ont pris part à la cérémonie l’Exécutif communal conduit par le maire Gervais Hounkpè Houenou, et le directeur départemental de la Police républicaine, Lambert Agblo. Contrairement aux éditions précédentes, il y avait, samedi dernier, moins d’une quarantaine d’invités au rang desquels des fonctionnaires des unités paramilitaires telles que la Compagnie des sapeurs-pompiers et l’Inspection des Eaux, Forêts et Chasse. Seule manifestation ayant prévalu également à Aplahoué pour le compte du Couffo, la cérémonie de dépôt de gerbe, présidée par le préfet Christophe Mègbédji, n’a pas dérogé à la règle. Seule particularité, les maires des communes de Dogbo, Klouékanmè, Djakotomey et de Lalo sont venus rejoindre, à Aplahoué, leur collègue Maxime Allossogbé pour saluer, ensemble avec le préfet, la mémoire des illustres disparus du pays au nom des communautés du Couffo. A Lokossa comme à Aplahoué, les privilégiés ayant assisté aux cérémonies de dépôt de gerbe, distants les uns des autres, étaient tous munis de masque facial. Aussi, dans les douze communes des départements du Mono et du Couffo, aucune manifestation populaire n’a été tolérée à la suite du dépôt de gerbe. Conformément aux instructions gouvernementales, chacun des préfets a fait diffuser, en boucle sur les stations de radiodiffusion communautaires, des communiqués rappelant les communautés à l'ordre. Au dire des autorités préfectorales, les mesures restrictives imposées au plan national, visent à limiter la propagation du coronavirus. Les préfets n'ont pas manqué, chacun à son niveau, d’exhorter aux gestes barrières tels que le port de masque facial, le lavage des mains et le respect de la distanciation physique. Abondant dans le même sens au terme de la cérémonie de dépôt de gerbe, les maires se sont attardés, tour à tour, sur la nécessité de croire en la présence du Covid-19 dans les communautés. Soulignant l’utilité d’observer les mesures barrières en vue de contenir la propagation de la pandémie, ils estiment que c'est  le seul moyen pouvant permettre, pour le moment, un retour à la normale. Spécifiquement à l’étape de la cité des kotafon, le maire Gervais Hounkpè Houenou pense qu’il va de soi que chaque citoyen participe à la lutte contre le coronavirus. Sur le bilan des soixante ans d’indépendance du Bénin, l’autorité communale retient que le pays a fait du chemin en matière de développement. Volet qui, selon lui, a connu un bond qualitatif sous le quinquennat en cours. Saluant, à son tour, les efforts du gouvernement pour le Bénin en général, le préfet Komlan Zinsou estime que le soixantième anniversaire devrait être une nouvelle occasion de faire la part des succès et des échecs. Parce que, soutient-il, à partir de ce qui se fait aujourd’hui, le Bénin peut obtenir de meilleurs résultats dans l’avenir notamment sur le plan agricole. Pour ce faire, il exhorte à l’implication de tous. « La révélation du Bénin au reste du monde prônée par le chef de l’Etat, retient-il, nécessite la contribution de tous les Béninois», tout en appelant les citoyens à redoubler d’effort. Actualités 04 août 2020


Amélioration des conditions de travail et de service; L’agence Sbee de Sèkandji déménage et s’offre de nouvelles commodités
La Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) s’est inscrite depuis peu dans la logique de la mise aux normes de ses agences pour accueillir et satisfaire sa clientèle. Une option qu’expérimentent les abonnés de Sèkandji et environs depuis quelques jours. Leur agence est logée dans de nouveaux locaux plus spacieux et plus confortables. Nouveau bâtiment qui fait la fierté de la société et dont l’inauguration s’est effectuée par son directeur général, vendredi 31 juillet dernier. Imposant et majestueux se dresse l’immeuble qui accueille la nouvelle agence de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) à Sèkandji. Habillée aux couleurs blanche et rouge de la société, il retient tout de suite l’attention par son éclat et son emplacement. Des choix stratégiques opérés par la direction générale de la société et répondant aux exigences de la nouvelle politique en vogue au sein de la structure depuis novembre dernier. Ce choix, loin de relever du hasard, répond plutôt à un besoin de performance de la société. Société qui, à en croire son directeur général, Jacques Paradis, s’impose l’obligation de mettre abonnés, clients et employés dans les conditions idoines. D’ailleurs, de lui, on attend qu’il crée le paradis au sein de la Sbee. Ce n’est pas impossible, assure le directeur général. Mais pour y arriver, il faut poser des balises et même consentir des sacrifices. Toutes choses pour lesquelles la société s’est déjà engagée, en témoigne l’agence de Sèkandji qui fait peau neuve. Ce n’est qu’un prélude. « Le meilleur reste à venir…. Soyez patients afin d’atteindre le paradis. Cela se fera avec l’ensemble du pays », promet le directeur général. Le bâtiment qui abritait l’ancienne l’agence de Sèkandji était difficile d’accès pour les clients, notamment en saison des pluies. Un passé désormais révolu. « Aujourd’hui, nous avons changé la donne et effectivement nous avons pris l’engagement de changer cet emplacement et d’offrir un nouvel emplacement qui réponde aux attentes des clients. Nous avons un leitmotiv, faire en sorte de satisfaire la clientèle », fait savoir Jacques Paradis. Le chantier est grand, beaucoup de choses restent à faire, reconnaît-il. Mais les chantiers vont s’ouvrir les uns après les autres. « Nous y travaillons pour améliorer la qualité du service et la desserte aux clients. Nous sommes dans un programme ambitieux qui va changer la donne et ce n’est pas du jour au lendemain parce que cela prendra quelques années pour parvenir à ce qui est envisagé », projette-t-il. La première clé pour y arriver, c’est bien la motivation du personnel et là-dessus, le patron des électriciens semble bien satisfait de la détermination de sa troupe. A l’écoute des clients et travailleurs Jacques Paradis n’est pas le seul à éprouver de la fierté avec la mise en service de cette nouvelle agence. Pour ses collaborateurs, le nouveau bâtiment de niveau R+1 mis à leur disposition est assez spacieux et surtout offre une sécurité au travail, notamment par ces temps où la maladie à coronavirus impose des réaménagements liés à l’espace. En leur nom, Claude Dossou, directeur régional Littoral 2, apprécie la vision de la direction générale de faire de la satisfaction de la clientèle une priorité. « Cette cérémonie est la preuve que la direction est à l’écoute du personnel », salue-t-il. Le maire de la commune de Sèmè-Podji, Jonas Gbènamèto, est aussi heureux. Les nouvelles conditions de travail le satisfont. Ce qu’il attend désormais de la société, c’est qu’elle rende l’énergie disponible pour tous. Une bonne partie de la population de cette commune n’a pas encore accès à l’énergie, fait observer le maire qui invite la société à couvrir les besoins sans cesse grandissants de la population. « Nous faisons beaucoup de choses que les gens ne voient pas nécessairement », indique le directeur général. Selon lui, la Sbee est aujourd’hui capable de répondre plus rapidement aux demandes. Dans le même temps, elle travaille à l’amélioration du réseau et projette de déployer d’ici 2021 son nouveau programme avec en toile de fond un nouveau règlement de service pour que les clients soient mieux satisfaits et rapidement desservis. Rapidité dans le service, mais aussi dématérialisation, simplification des formalités et diminution des frais de branchement, assure Jacques Paradis. « Nous ferons encore plus d’efforts pour promouvoir l’accès à l’électricité », a-t-il promis. Société 04 août 2020


Meilleur suivi des cantines scolaires: Le Pam offre 12 motos et du matériel informatique au Memp
Le Programme alimentaire mondial (Pam) met à la disposition du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp), un lot de motos et de matériel informatique pour accompagner le Programme national de l’alimentation scolaire intégrée au Bénin. La cérémonie de remise s’est déroulée, jeudi 30 juillet dernier, dans l’enceinte du ministère à Porto-Novo. 12 motos tout terrain de marque Yamaha plus casques, bottes et imperméables ; 12 ordinateurs de bureau munis chacun de son unité centrale et de l’écran ; 12 imprimantes HP et 12 onduleurs de marque Apc smart. C’est le lot de matériels que le Programme alimentaire mondial (Pam) met à la disposition du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) pour accompagner davantage sur le terrain l’alimentation scolaire. D’un coût global de 30 millions F Cfa, ce lot de matériels roulant et informatique vise, selon le représentant résident du Pam au Bénin, Guy Adoua, à faciliter le travail de terrain et de rapportage des responsables des cantines scolaires au niveau départemental et des directions départementales des Enseignements maternel et primaire (Ddemp). Lesquels responsables doivent régulièrement produire de rapports de visite, collecter et traiter des données statistiques, élaborer des rapports mensuels qui seront en retour partagés avec les autorités dans des délais raisonnables. Guy Adoua précise que ce lot de matériels vient en complément de celui remis en février 2019 au profit de la direction de l’Alimentation scolaire dont le but était de renforcer et d’améliorer la qualité de suivi des activités liées aux cantines scolaires dans les écoles bénéficiaires du Programme national de l’alimentation scolaire intégrée au Bénin. Le représentant résident du Pam au Bénin assure que son organisme prépare activement la nouvelle rentrée scolaire prévue pour le 28 septembre prochain afin que les enfants puissent bénéficier de repas scolaires chauds dès le premier jour de classe. Recevant officiellement le lot de matériels, au nom du gouvernement, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, félicite le Pam pour cette œuvre utile devant soulager un tant soit peu les acteurs de terrain engagés dans le suivi des cantines scolaires. Selon lui, cet énième appui du Pam en l’espace de deux ans donnera un coup d’accélérateur aux efforts du gouvernement et renforcera les capacités d’action et d’intervention des Ddemp. Société 04 août 2020


Commune de Parakou : L’élection du nouveau maire programmée pour mercredi 5 août
La commune de Parakou pourra connaître son nouveau maire ce mercredi 5 août 2020. Conformément à la décision de la Cour suprême, invalidant l’un des sièges du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), l’élection du maire de Parakou et ses adjoints devrait être organisée sous quinzaine, vu que cette décision de l’institution, juge des contentieux électoraux, a remis en cause l’élection du maire Aboubakar Yaya, issu du parti Fcbe majoritaire aux communales du mois de mai dernier. Le nouveau maire sera connu donc le mercredi 5 août 2020 au terme de l’élection programmée par le préfet du département du Borgou, selon nos informations. Au regard de ladite décision, le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui a le contrôle de la mairie de Parakou se retrouve désormais en difficultés. Il est réduit à seize conseillers communaux et perd ainsi la majorité absolue pour désigner d’office l’exécutif de la municipalité. Ce dernier sera en effet composé par accord de gouvernance selon le nouveau code électoral entre les partis politiques ayant la majorité des conseillers. Ce jeu de calcul se fera donc entre le parti Bloc républicain qui a eu 12 conseillers communaux et l’Union progressiste avec ses 4 conseillers. Il faut souligner que le Code électoral à travers ses dispositions stipule qu’à défaut d’un accord, chaque parti est en mesure de présenter ses candidats aux différents postes. Le parti dont les candidats obtiendraient le plus grand nombre de voix sera donc déclaré vainqueur au terme du scrutin. Actualités 04 août 2020


Mesures complémentaires pour la relance de l’économie: Du crédit à 12 % maximum pour les exploitants agricoles
Trois mesures spécifiques pour un montant de 100 milliards F Cfa permettront aux entreprises agricoles d'avoir accès au crédit à 12 % au plus et partiellement garanti par l’Etat. Les tenants et les aboutissants de ce mécanisme visant à atténuer les effets du Covid-19 ont été expliqués, à la faveur d’une conférence animée, jeudi dernier à Cotonou, par cinq ministres. Faciliter et garantir l’accès au financement aux exploitants agricoles pour contribuer à la croissance de la production végétale, animale et halieutique, tel est l’objectif visé par le gouvernement en initiant des mesures complémentaires dans le cadre de l’atténuation des effets économiques de la pandémie du Covid-19. D’un coût total chiffré à 100 milliards de F Cfa, elles permettront aux entreprises agricoles d'avoir accès au crédit à un taux maximal de 12 % et partiellement garanti par l’Etat. Les ministres concernés par le sujet sont montés au créneau, jeudi 30 juillet dernier à Cotonou, pour expliquer le mécanisme de mise en œuvre desdites mesures qui viennent compléter celles prises en faveur de certaines catégories d’entreprises, le 10 juin dernier, par le gouvernement. Les premières mesures s’élevaient à 74 milliards F Cfa dont 63 milliards destinés aux entreprises, 5 milliards aux artisans et environ 6 milliards à titre de subvention sur les tarifs d’électricité et d’eau, rappelle Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Comme les précédentes, les nouvelles mesures s’inscrivent dans la même dynamique de relancer l’économie nationale. Il s’agit de faire en sorte que les acteurs principaux qui contribuent à la forte croissance, ces quatre dernières années, soient soutenus dans leur demande de ressources pour accroître leurs activités, explique M. Bio Tchané. Les mesures additionnelles sont constituées d’un package de trois volets destiné à soutenir le secteur agricole, premier contributeur au Produit intérieur brut (Pib) pour plus de 25 %, avec seulement 2,9 % des crédits bancaires, selon Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances. Pour le premier volet, détaille-t-il, les exploitants agricoles peuvent bénéficier de crédit à un taux maximum de 12 % auprès des banques ou systèmes financiers décentralisés (Sfd). Ceux-ci obtiendront un refinancement intégral au taux de 2 %, « donc pas cher », auprès du Fonds national pour le développement agricole (Fnda) à travers son sous-guichet «Fonds de garantie interbancaire pour le refinancement entre Institutions financières », pour un montant total de 50 milliards F Cfa. Une garantie de 50 % Le deuxième volet se traduit par une garantie de 50 % sous forme d'engagement par signature adossé à un « cash collatéral » de 35 milliards de F Cfa déposé à la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) au nom du Fnda. Activé à partir du sous-guichet « Fonds de garantie pour l’accès des promoteurs/entrepreneurs agricoles au crédit », il est question, précise le ministre Wadagni, de rassurer les banques en partageant avec elles le risque à hauteur de 50 % du montant du crédit et ce, dans une limite maximale de 500 millions francs Cfa par entreprise. Cette garantie sera appelée après épuisement de toutes les voies de recouvrement des fonds par la banque. Le troisième volet vient en appui aux deux autres et consiste en la mise en place d’un fonds de bonification de 15 milliards de F Cfa qui sera mis en place pour sortir les crédits à un taux de 2 % au profit des bénéficiaires, selon le ministre des Finances. Ces trois instruments cumulables devraient inciter les banques à étudier avec beaucoup plus d’assurance les dossiers de demande de financement des entreprises agricoles qui sont présentes dans les filières porteuses, espère Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture. Modeste Kérékou, ministre des petites et moyennes Entreprises, et Albin Fèliho, président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) nourrissent le même souhait, après avoir fustigé la frilosité encore patente des banques à octroyer les crédits, malgré les garanties apportées par l’Etat. 10 milliards aux micro entreprises Les micro et très petites entreprises ne sont pas du reste. Le gouvernement leur assure un financement auprès des systèmes financiers décentralisés (Sfd) à des taux n'excédant pas 12 % au lieu de 20 % en moyenne à elles habituellement appliqué. En fait, une ligne de refinancement de 10 milliards de F Cfa leur est destinée auprès du Fonds national de la microfinance (Fnm). Les institutions pourront disposer de ressources à un taux de 2 % qu’elles vont pouvoir prêter à leurs clients. Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, entend veiller non seulement à ce que les fonds aillent effectivement aux cibles mais aussi au retour des fonds injectés, à travers un dispositif rigoureux de prise de garantie et de suivi-évaluation. En cas de détournement des ressources, le remboursement anticipé des créances sera exigible, a averti le Conseil des ministres en sa séance du mercredi dernier. Le Fnm et l’Agence nationale de surveillance des Sfd (Anssfd) sont instruits pour vérifier l’utilisation des ressources. C. U. P. Economie 04 août 2020


Revue au 2nd trimestre du Pta 2020 du Mpmepe: Une performance relative due au coronavirus
Le ministère des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi a procédé à la revue, au second trimestre, de son plan de travail annuel, jeudi 30 juillet dernier. La rencontre tenue par visioconférence a révélé une contre-performance du ministère au titre de ce trimestre, due notamment à la pandémie du coronavirus. « Ce premier semestre de l’année 2020 est marqué par la persistance de la crise sanitaire qui ralentit l’exécution des activités du ministère. C’est dans ce contexte que les directions et organismes sous tutelle ont mis en œuvre les activités dont les résultats des travaux préliminaires faits par la direction de la programmation et de la prospective et la direction de l’administration et des finances au 30 juin 2020, estiment le taux d’exécution physique à 28,28 %, le taux d’exécution financière, base engagement à 37,84 % et base ordonnancement à 35,68 % contre respectivement 26,16 %, 44,25 % et 40,02 % au 1er semestre 2019 ». Ces propos du ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, révèlent les difficultés de ce ministère dans la mise en œuvre de son Plan de travail annuel, au 2nd trimestre. Selon Ouimpabo Toumoudagou, directeur de la programmation et de la prospective, le coronavirus n’a pas facilité l’exécution correcte des activités, malgré les dispositions prises par le ministère pour y pallier lors de la précédente revue. Il est donc l’une des causes de la contre-performance notée, et la tenue de cette revue permettra d’analyser les autres difficultés qui ont entravé l’atteinte des résultats escomptés en vue de prendre de meilleures résolutions pour améliorer les niveaux d’exécution du Pta pour le reste de l’année et formuler les activités conséquentes pour le compte de l’année 2021, a informé Ouimpabo Toumoudagou. Pour sa part, Modeste Kérékou a exhorté ses collaborateurs à redoubler d’ardeur pour les deux trimestres à venir, afin d’améliorer les performances du ministère. « Chers collaborateurs, il me plaît de nous rappeler à tous que nous sommes à la croisée des chemins. En plus de nos défis habituels, nous faisons face à une crise sanitaire majeure et sans précédent qui appelle de nous la capacité d’innover et de concevoir des stratégies nouvelles pour adresser nos missions, à savoir l’accompagnement des Pme et la promotion de l’emploi dans un contexte de respect strict des mesures barrières à la propagation de la pandémie de la Covid-19», a-t-il indiqué. Les agents du ministère des Petites et Moyennes Entreprises sont invités au dévouement et à l’esprit de sacrifice pour faire des diagnostics sans concession, identifier les goulots d’étranglement, cibler les points d’amélioration et les corrections nécessaires, pour que la crise sanitaire qui prévaut actuellement et dont les effets pervers et multiformes sont susceptibles de remettre en cause la survie de bon nombre de Pme y compris les emplois des travailleurs, n’entrave pas la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement à travers les programmes et action dédiés au ministère. « Notre efficacité sera évaluée à l’aune des initiatives pertinentes que nous mettrons en œuvre pour faciliter aux entreprises le bénéfice des mesures de soutien aux Pme prises par le gouvernement ». Ouimpabo Toumoudagou a alors pris l’engagement avec son équipe et l’appui de la Daf, de renforcer l’accompagnement des structures dans la mise en œuvre correcte et à temps des actions retenues pour atteindre les résultats escomptés dans les différents secteurs du ministère. Société 04 août 2020


65e réunion du Comité des ministres de l’Asecna : Hervé Hêhomey désigné nouveau président
Le Comité des ministres de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne (Asecna) a tenu, jeudi 30 juillet dernier, sa 65e réunion à Cotonou. Présidés par Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, les travaux qui ont porté entre autres sur un plan post-Covid pour relancer le secteur aérien en Afrique, ont consacré la désignation d’Hervé Hêhomey, ministre des Transports et des Infrastructures du Bénin, comme président dudit comité. A travers la personne d’Hervé Hêhomey, ministre des Transports et des Infrastructures, le Bénin est porté à la tête du Comité des ministres de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne (Asecna) pour une durée d’un an. A l’ouverture des travaux jeudi dernier, Jorge Fernandes, ministre bissau-guinéen des Transports et président sortant du Comité des ministres s’est félicité des avancées notables enregistrées par l’Asecna. Il a rappelé qu’à l’occasion de ses 50 ans en décembre 2019 à Dakar, l’institution s’est fixée le défi de l’intégration de nouveaux paramètres liés à l’utilisation des satellites et de toutes les technologies innovantes qui feront l’aviation civile de demain.S’inscrivant dans la même logique, Hervé Hêhomey, nouveau président du Comité des ministres, a noté que le lancement le 1er janvier 2020 par l’Asecna de la visualisation du trafic aérien par satellite constitue une première pour un fournisseur de services de navigation aérienne en Afrique. « La déclaration de politique de Dakar met également un accent sur la nécessaire poursuite du processus vers un ciel unique pour l’Afrique », a-t-il précisé. « L’Asecna dont nous rêvons doit intégrer une dimension panafricaine, notamment après l’adoption par les chefs d’Etat du Marché unique du transport aérien en Afrique. La mise en place de ce marché s’appuie sur une vision clairement exprimée par l’Union africaine de faire du transport aérien le moteur du développement. Cette volonté politique suppose une démarche commune à tout le continent. Elle nous conforte dans notre volonté de nous appuyer sur l’expertise de l’Asecna pour bâtir un ciel unique africain plus sûr et capable d’absorber la croissance prévue du trafic aérien au cours de la prochaine décennie », a renchéri Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement du Bénin, qui ouvrait la Réunion au nom du président de la République, Patrice Talon. La 65e Réunion du Comité des ministres de l’Asecna s’est, par ailleurs, penchée sur l’adoption du nouveau système de rémunération du personnel, le rapport du président du Comité des experts, le rapport du président du Conseil d’administration et celui du directeur général de l’Ascena sur le plan de riposte aux conséquences de la crise de Covid-19. Il faut préciser qu’en prélude à la session ministérielle, les experts de l’Asecna ont tenu une réunion préparatoire, les mardi 28 et mercredi 29 juillet 2020, toujours à Cotonou. Il convient aussi de signaler que, pour cause de la pandémie du Covid-19, cette session du Comité des ministres initialement prévue pour se tenir en mars dernier avait été reportée. Par Alain Allabi Actualités 04 août 2020


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