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Nouvelles

Sensibilisation au coronavirus avec l’appui de l’Unicef: Zeynab et Fifa la lune unissent leurs voix contre la Covid-19
« Covid-19 il n’a pas d’ami». On prendrait ça pour une simple affirmation, mais c'est bien plus. C’est le titre d’un clip-croisade contre la maladie à coronavirus lancé il y a peu, pour appuyer la riposte contre cette pandémie. A la manœuvre, « Fifa la lune», une petite artiste de huit ans dont le talent se laisse apprécier. A ses côtés, une autre grande voix de la musique et de la cause des enfants, Zeynab Abib. « Covid-19 il n’a pas d’ami », l’entendre de la bouche des artistes permet de mieux cerner le message. « En voyant à la télévision des nouvelles du Covid-19 dans le monde et sur les réseaux sociaux, j'ai décidé de faire un chant pour sensibiliser tout le monde afin que les enfants soit protégés dans le monde quelle que soit leur position géographique. Et après, j'ai présenté la chanson à mon papa qui m'a aidé à corriger certaines parties». Maeva Précieuse Fifamey Marie dite « Fifa la lune» est élève en classe de Cours moyen deuxième année. Elle n’a que huit ans. Mais sa voix et son inspiration font d’elle un petit génie, non plus en herbe. La petite fait parler d’elle depuis plusieurs mois à travers ses compositions et ses prises de position en faveur des droits des enfants, puisqu’elle en est un aussi. Mais le Covid-19 n’a pas d’ami. Et si on doit tous se protéger contre ce mal qui décime actuellement aux quatre coins du monde, il faut surtout protéger les enfants. Et c’est le cri de cœur de la petite artiste qui crie de toute sa voix. Son vœu, faire en sorte que la pandémie reste autant éloignée des enfants, mais cela passe par la protection et le respect des mesures, plaide-t-elle. « Comment l’éviter, il faut l’éviter. Nous devons l’éviter et on doit l’éviter ». Au bout de trois minutes 49 secondes, le clip de la petite Fifa fait le tour des gestes barrières avec des scènes qui renseignent à suffisance sur les mesures à prendre pour se protéger et sur le comportement à avoir vis-à-vis de ceux qui s’amusent à les ignorer. « Fifa la lune » sensibilise enfants et adultes, le tout sur un rythme très dansant. Sous des airs de talking drums et autres sonorités, la chanson se laisse danser. La réalisation et la promotion du clip sont appuyées par l’Unicef-Bénin. L’organisation onusienne s’est voulue le principal partenaire d’une campagne de sensibilisation aux mesures de riposte contre la pandémie, campagne dont le principal support est la composition de la petite Fifa. Sauf que Maeva Précieuse Fifamey Marie dite « Fifa la lune» n’est pas la seule à porter le projet. A ses cotés, une autre artiste mature et accomplie, Zeynab Abib. L’ambassadrice de l’Unicef est en duo avec Fifa. «Tata Zeynab a quelque chose de spécial. Elle sait parler avec les enfants et elle respecte beaucoup son orchestre. Elle sait répandre l'amour autour d'elle. J'aimerais encore chanter avec elle pour apprendre de nouvelles choses», confie toute émue la jeune artiste. Une petite voix dans le ciel des enfants « C'est quand j'étais en train de penser à comment les enfants de rue, les enfants démunis vont faire pour lutter contre le Covid-19 que l’inspiration d’une chanson contre le Covid-19 m’est venue », raconte la petite Fifa. « Le Covid-19, c'est un méchant, un ennemi qu'on doit éviter », reprend-elle de sa petite voix d’enfant. A écouter les messages véhiculés par la chanson, on se rend bien à l’évidence que plus qu’une inspiration spontanée, cette composition est l’œuvre d’un petit génie en pleine éclosion que le temps donnera l’occasion de découvrir davantage. Pourtant, la petite Fifamey n’écoute pas particulièrement des artistes d’ici ou d’ailleurs. « Tous les artistes du monde surtout ceux qui chantent pour défendre les enfants » sont ses préférés. Pas de préférence non plus pour un rythme. Elle est juste accro du piano et du violon. Et comme tout enfant de son âge, elle rêve beaucoup. Elle se projette sur mille scènes dans le monde avec sa petite voix d’ange dans le ciel. Et c’est sans doute pour donner à ce beau rêve, toutes les chances de se concrétiser qu’elle s’est fait l’apôtre dont la voix prêchera le respect des mesures barrières pour venir à bout de la maladie à coronavirus. Pour l’heure, elle veut juste être comme la lune, mère des étoiles, qui brille sans donner la chaleur. Faut-il le souligner, « Fifa la lune», malgré son jeune âge, est la promotrice du festival de la Promotion des œuvres et droits des enfants (Fespode) qui est à sa deuxième édition. Elle est aussi ambassadrice de l’Organisation non gouvernementale « Bouse if love île ifê », consultante en droits des enfants à l’Association nationale du conseil des enfants du Bénin et conseillère enfant dans la commune d'Abomey-Calavi. Société 24 juin 2020


Examen du Cap: Le ministre Mahougnon Kakpo lance les épreuves à Bohicon
Les candidats à l’examen du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) planchent depuis hier lundi 22 juin sur toute l’étendue du territoire. C’est le Lycée technique de Bohicon qui a accueilli le lancement officiel des épreuves sous l’égide de Mahougnon Kakpo, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestp). Ils sont 4875 candidats à composer dans les filières telles que Sciences et techniques industrielles, Economie familiale et sociale, Hôtellerie et restauration, et les Sciences et techniques des métiers d’art pour le compte de l’examen du Cap 2020, ce lundi matin. Pas une goutte de pluie sur ce centre d’examen de la ville de Bohicon. Déjà à 7 h, plusieurs officiels y attendaient le ministre Mahougnon Kakpo. Le préfet Firmin Kouton, le maire de Bohicon, Rufino d’Almeida, ses adjoints et les directeurs techniques du ministère. Mahougnon Kakpo a saisi l’occasion pour s’assurer au niveau aussi bien des candidats que des surveillants que toutes les dispositions sont prises afin que le déroulement de l’examen ne souffre d'aucune défaillance. Et que les mesures barrières prescrites sont aussi respectées dans ce contexte de pandémie. Présentant les statistiques pour cet examen, le directeur des Examens et Concours, Roger Koudoadinon, annonce que le centre de Bohicon compte 483 candidats pour les six filières. Puis, il fait observer qu’avec 4875 candidats au plan national, l’effectif des candidats au Cap cette année a connu une augmentation de 1,92 % par rapport à l’année dernière où il était de 4783. Le ministre a dit sa satisfaction aux responsables face à l’organisation mise en place. Puis, il exhorte les chefs centre et les surveillants à être plus responsables et à veiller au strict respect des règles. Le but, dit-il, n’est pas de prendre les tricheurs mais de tout faire pour empêcher que les candidats aient la moindre opportunité de tricher. C’est après s’être assuré que tout est en place que le ministre Mahougnon Kakpo lance officiellement les premières épreuves. S’adressant aux candidats, il les a rassurés que le Cap est un examen et qu’il faut se concentrer sur les épreuves pour rendre ce qui est appris. Donnant ses impressions à l’issue du lancement des épreuves, le ministre en charge de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle s’est déclaré « satisfait de l’organisation mise en place avec des surveillants et des candidats qui ont tous leurs masques et avant d’entrer dans l’établissement, il y a le dispositif de lavage de mains ». Il a exhorté les candidats, les surveillants ainsi que les secrétaires au respect de toutes les règles barrières pour éviter la propagation de ce virus qui, selon lui, « envahit de plus en plus ». Mahougnon Kakpo s’est aussi réjoui des résultats portés par les réformes en marche dans ce sous-secteur. Education 23 juin 2020


Campagne médiatique des élections communales: La Haac évalue la gestion du processus
Les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la Communication (Haac) tiennent depuis hier lundi 22 juin à Abomey un séminaire d’évaluation de la gestion de la campagne médiatique des élections communales du 17 mai dernier. Cette rencontre de trois jours qui réunit les conseillers et les responsables de différents organes de presse est présidée par le président de la Haac, Rémi Prosper Moretti. Outre les conseillers de la Haac sont aussi conviés à cette rencontre des responsables d’autres institutions impliquées dans l’organisation de cette campagne essentiellement médiatique. Il s’agit entre autres de responsables du ministère en charge de la Justice, de la Commission électorale nationale autonome (Cena), de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), de l’Ortb et des divers organes de presse. Des institutions qui sont invitées à évaluer avec les autres acteurs la gestion de cette campagne exclusivement médiatique du fait des menaces de la pandémie du Covid-19. Au cours des trois jours, les participants réfléchiront d’abord sur le bilan des activités menées en matière de gestion de la campagne médiatique. Ensuite, les travaux en atelier permettront de dégager les imperfections et de faire des recommandations pour les prochaines échéances électorales. A l’ouverture des travaux hier à Abomey, c’est le conseiller Armand Houssou, président de la Commission de la formation et de la documentation qui, dans son mot introductif a reconnu le mérite du président de la Haac. Ce dernier, dit-il, en harmonie avec les présidents des institutions et le président de la République, avait décidé de relever le défi du fonctionnement harmonieux et ininterrompu des structures démocratiques. Puis il a, à la satisfaction de ses collègues, relevé le défi de ce qu’il conviendrait désormais d’appeler « Campagne exclusivement médiatique des élections communales de l’année 2020 » à un moment où les Béninois se demandaient déjà si les élections communales allaient pouvoir se tenir dans un environnement où les acteurs politiques se posaient la question de savoir comment organiser la campagne. Mieux s’outiller Le conseiller Armand Houssou sera appuyé par la directrice de cabinet du garde des Sceaux, ministre en charge de la Justice, Aleyya Gouda Baco, qui salue aussi « la Haac pour la réussite de cette mission noble accomplie en tant qu’arbitre et surtout dans un environnement sanitaire préoccupant marqué par la pandémie du Covid 19 ». Quant au président de la Haac, Rémi Prosper Moretti, dans son mot d’ouverture du séminaire, il a tenu à louer les efforts de tous les acteurs et artisans de la réussite de cette campagne médiatique des communales. Il rappelle que cette rencontre d’évaluation vise à donner de la valeur, prendre du recul, émettre un constat sur une situation et prendre des décisions, au regard des objectifs de départ et des finalités de l’action. C’est dire que cette évaluation de la gestion de la campagne médiatique des élections communales du 17 mai 2020 n’est pas un atelier comme les autres. Elle s’imposait à tous les acteurs. Il faut bien tirer des leçons de cette expérience inédite initiée par l’institution de régulation. Ainsi, il était nécessaire que les conseillers et les autres acteurs impliqués se retrouvent pour faire le bilan de toutes les activités menées et tirer les leçons pour les élections à venir. Pour Rémi Prosper Moretti, les résultats de cette rencontre qui prend fin demain mercredi permettront d’opérer des changements qualitatifs et pérennes. En somme, mieux s’outiller pour réguler les prochaines élections qui s’annoncent. Actualités 23 juin 2020


Sommet Chine-Afrique sur la solidarité contre le Covid-19: L'Humanité vaincra définitivement le coronavirus (Confiance ferme, initiative sincère, mesures pragmatiques)
L’Afrique et la Chine ont tenu un sommet extraordinaire par visioconférence sur la solidarité contre le Covid-19. Au terme des assises, la Chine a réitéré son engagement à soutenir le développement des pays africains. Aussi, a-t-elle pris de nouveaux engagements, notamment dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus. Le 17 juin 2020, à l'initiative conjointe du président chinois monsieur Xi Jinping, du président sud-africain et président tournant de l'Union africaine (Ua) monsieur Cyril Ramaphosa, et du président sénégalais et coprésident africain du Forum sur la coopération sino-africaine (Fcsa) monsieur Macky Sall, a eu lieu, par visioconférence, un sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la pandémie du nouveau coronavirus. Les présidents des pays membres du bureau de l'Union africaine, les présidents tournants des organisations sous-régionales, le président de la Commission de l’Union africaine y ont aussi assisté. Au moment où le coronavirus fait des ravages dans le monde entier, ce sommet visuel de solidarité sino-africaine tenu à un moment spécial, en forme spéciale, va exercer des influences significatives sur les relations entre la Chine et l’Afrique. Je pense que nous pouvons retenir quatre mots clés de ce sommet, à savoir, la confiance, la solidarité, le multilatéralisme et la coopération. Confiance Ce sommet a pleinement démontré la confiance et la détermination ferme des présidents chinois et africains à vaincre le Covid-19 à travers des efforts inlassables. L’humanité vit aujourd'hui l'urgence mondiale de santé publique la plus grave depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Survenue de manière soudaine, la pandémie du coronavirus a touché presque tous les pays et régions du monde, et affecté plus de sept milliards de personnes. Plus de 300 000 personnes en sont malheureusement décédées. Ses influences importantes sur la politique, l'économie, la société de tous les pays concernés, et les relations internationales dans le futur, sont grandes et pour longtemps. Le virus ne connaît ni frontières ni ethnies. Grâce à des efforts hardis et au prix de grands sacrifices, la Chine est parvenue à endiguer la propagation du virus sur son territoire, mais elle est encore confrontée au risque de résurgence. En Afrique, grâce aux efforts unis des gouvernements et des peuples africains, et à la coordination active de l'Union africaine, des mesures fortes et difficiles ont été prises, permettant d'atténuer la situation et d'obtenir des résultats encourageants. La Chine et l'Afrique ont résisté à cette rude épreuve, car nos pays ont accordé toujours la priorité aux préoccupations de nos peuples et à leur vie. L'histoire de la civilisation humaine est celle de la lutte contre les maladies et les catastrophes. Ce sommet a démontré la confiance et la volonté entre la Chine et l’Afrique de gagner cette guerre contre la pandémie du coronavirus. Face aux difficultés, la confiance est plus précieuse que l'or. Solidarité La solidarité internationale est l’arme la plus puissante pour vaincre le Covid-19. Face à ce défi sanitaire, la Chine et l'Afrique se sont soutenues mutuellement et ont mené un combat solidaire. Lorsque la Chine traversait les moments les plus difficiles, l'Afrique lui a apporté un soutien précieux. Quand l'Afrique a été touchée par le virus, la Chine a été l'un des premiers pays à lui porter assistance, en lui fournissant des matériels médicaux par le biais du gouvernement, des entreprises et des associations sociales chinoises, en envoyant plusieurs groupes d'experts médicaux en Afrique pour partager les expériences de lutte contre le virus avec leurs collègues africains. Aujourd'hui, la pandémie continue de se propager en Afrique et les pays du continent sont confrontés à de multiples défis. Dans son discours lors du sommet, le président Xi Jinping a réitéré son appel au renforcement de l'appui aux pays africains et a annoncé des mesures pragmatiques de soutien à leur profit. En effet, la Chine mettra en place un mécanisme de coopération entre 30 hôpitaux chinois et africains. Elle va démarrer la construction du siège du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Cdc) d'ici la fin de cette année, et travailler avec l'Afrique pour mettre effectivement en œuvre l'initiative pour la santé dans le cadre du Forum sur la Coopération sino-africaine (Fcsa), accélérer la construction des hôpitaux d'amitié Chine-Afrique et favoriser les partenariats entre hôpitaux chinois et africains. Par ces efforts, nous souhaitons bâtir conjointement une communauté de santé Chine-Afrique pour tous. La Chine s'engage à donner aux pays africains un accès prioritaire au vaccin lorsqu'il sera développé et déployé par la Chine. Multilatéralisme Le système de gouvernance mondiale avec au centre l'Organisation des Nations unies, a contribué de façon considérable au maintien de la paix dans le monde et à la promotion du développement économique durable. Le leadership de l'Organisation mondiale de la santé (Oms) et la promotion de la coopération internationale contre le Covid-19, ont été largement salués par la communauté internationale. A l'heure actuelle, la lutte contre le Covid-19 par la communauté internationale est à un stade crucial. Soutenir l'Oms, c'est soutenir la lutte contre le nouveau coronavirus de la coopération internationale et sauver la vie humaine. Nous nous opposons à la politisation de la pandémie, à l'étiquetage du virus, à la discrimination raciale et au préjugé idéologique. Nous défendons fermement l'équité et la justice internationales. La Chine et l'Afrique expriment ensemble leur soutien à la direction de l'Oms pour renforcer la solidarité et la coopération internationales, et pour aider les pays en voie de développement, en particulier les pays africains dont les systèmes de santé publique sont faibles. Face au défi de la pandémie du Covid-19, il est nécessaire de respecter les principes d'objectivité, d'impartialité et les baser sur la science et le professionnalisme. La société humaine est entrée dans une ère de défis sans fin et de risques croissants. Le multilatéralisme incarne le concept commun de «Un pour tous, tous pour un » et sous-tend notre engagement à protéger notre maison commune. Coopération La menace du coronavirus est temporaire car, l’humanité va la vaincre certainement. Mais promouvoir la coopération sino-africaine pour le développement soutenu constitue une mission pour l'avenir. Afin de surmonter l'impact du coronavirus, les présidents chinois et africains ont décidé de renforcer la coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route » et accélérer la mise en œuvre des acquis du sommet de Beijing en mettant davantage l'accent sur la santé, la reprise des activités et l'amélioration du bien-être de la population. La Chine promet d’annuler, dans le cadre du Fcsa, les prêts sans intérêts arrivant à échéance fin 2020 des pays africains concernés. Elle est prête à travailler avec la communauté internationale pour accroître le soutien aux pays africains durement touchés et soumis aux fortes pressions, notamment par l'allongement du délai de remboursement de leur dette, pour les accompagner en cette période difficile. La Chine soutient l'Afrique dans la construction de la Zone de libre-échange continentale et ses efforts pour renforcer la connectivité et améliorer les chaînes industrielles et d'approvisionnement. Elle est prête à œuvrer avec l'Afrique pour élargir la coopération dans l'économie numérique, la ville intelligente, l'énergie propre, la 5G et d'autres nouvelles formes d'activité, de sorte à contribuer au développement et à l'émergence de l'Afrique. La coopération sino-africaine est ouverte, nous soutenons la participation des partenaires internationaux pour une coopération tripartite ou multipartite, sur la base du respect de la volonté des pays africains. Le coronavirus impacte profondément l'évolution de la société humaine. Néanmoins, l'aspiration à une vie meilleure des humains ne change jamais, et la roue historique du développement pacifique et de la coopération gagnant-gagnant continue de progresser. Le discours « vaincre le Covid-19 par la solidarité et la coopération » prononcé par le président chinois Xi Jinping lors du sommet, a souligné l'orientation de la coopération sino-africaine, en dessinant un plan pour l'avenir des relations sino-africaines. Des initiatives sincères et des mesures pragmatiques annoncées font ressentir la fraternité chinoise aux pays africains. Ce sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre le Covid-19 a montré encore une fois au monde que la Chine et l'Afrique ont un rêve commun. Lequel consiste à bâtir conjointement une communauté de destin. Nous sommes convaincus qu’en restant unis et solidaires, nous vaincrons la pandémie, sortirons de ce moment sombre de l'histoire humaine, et contribuerons à un avenir plus radieux de l’humanité. Par Peng Jingtao Ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin Actualités 23 juin 2020


Lutte contre l’insécurité à Parakou: La police démantèle un ghetto à Wansirou
Encore un autre fait d’armes de la police républicaine à Parakou, ce lundi 22 juin, aux premières heures de la matinée. C’est le démantèlement d’un ghetto au quartier Wansirou, avec l’interpellation de sept personnes. Depuis quelque temps, la ville de Parakou n’est plus indiquée pour les personnes qui ont délibérément choisi de se mettre en conflit avec la loi. Soucieux de ne pas les voir perturber la quiétude des paisibles populations, les éléments de la police républicaine qui y sont en service ont décidé de ne pas leur accorder le moindre répit. Suite à une descente qu’ils ont effectuée, ce lundi 22 juin aux environs de 6 heures dans un ghetto au quartier Wansirou, sept individus sont tombés dans les mailles de leur filet. En effet, sur la base des renseignements qui lui sont parvenus, le commissaire du 2e arrondissement de Parakou, Charles Kindédohoun, a entrepris une descente avec ses éléments dans un domicile transformé en ghetto à Wansirou. Sur les lieux, ils ont procédé à l’arrestation de sept personnes. Venues de Tchaourou, Kandi, Djougou et Parakou, ces dernières sont pour la plupart des repris de justice. Certaines parmi elles ont même été surprises en train de prendre de la drogue. Procédant à la fouille de la chambre du présumé vendeur de ces stupéfiants, la police a retrouvé cachées sous son matelas diverses pièces à conviction. Il s’agit entre autres de cristaux blancs semblables à de la cocaïne et d’une pipe à drogue. A ce lot s’ajoute une somme de 90 500 F Cfa, certainement la recette de la journée du dimanche 21 juin dernier. La police a également mis la main sur 15 téléphones portables de diverses marques, deux bouteilles de gaz, une machette, un appareil Dvd, deux rouleaux de fil électrique, un tensiomètre, deux télé commandes et trois motocyclettes sans pièces. Selon des sources proches de la police, les investigations se poursuivent pour arrêter d’autres personnes souspectes. Quant aux sept personnes qu’elle a prises, elles attendent d’être présentées au procureur du Tribunal de première instance de première classe de Parakou. Société 23 juin 2020


Luis Felipe Lopez-Calva sur les impacts sociaux et économiques du Covid-19: « La pandémie frappera les économies et les individus très durement… »
L'une des questions les plus importantes dans le contexte actuel est de savoir à quoi ressembleront les impacts sociaux et économiques du Covid-19. Pour explorer cela, Luis Felipe Lopez-Calva, directeur régional du Programme des Nations Unies pour le développement et secrétaire général adjoint des Nations Unies, apporte son éclairage à travers cette interview. Quels sont, selon vous, les principaux impacts socio-économiques du Covid-19 perçus ou constatés jusqu'à présent ? Luis Felipe Lopez-Calva: Je pense que c'est différent d'une région à l'autre. La première chose que je dirais, c'est que, comme vous le savez, le contrôle de la pandémie - à cause de l'incertitude, de l'ampleur et de l'endroit où se trouvent les principaux points chauds en termes de contagion - a mené à un confinement complet dans de nombreux cas. Dans la région latino-américaine, en Europe, dans de nombreux cas, il y a eu des mesures très strictes de confinement, et comme l'a dit l'économiste Nobel Paul Krugman, « C'est comme mettre l'économie dans un coma provoqué ». Donc, d'une certaine façon, vous fermez tout, pour que les gens puissent rester à la maison et que vous puissiez identifier les points chauds et essayer de contrôler la pandémie. L'urgence sanitaire devient fondamentalement l'élément le plus important, et vous arrêtez l'économie. Comment cela affecte-t-il les gens? Certes, l'économie se contracte... Mais dans de nombreux cas, ce qui se passe, c'est que toute la dépense est contractée, de sorte que les entreprises commencent à avoir des problèmes de liquidités, ne peuvent pas payer de salaires. Finalement, elles doivent virer des gens. Donc, toute la fibre économique, disons, la structure économique commence à être endommagée. Les gens commencent concrètement à perdre leur emploi, perdent leurs salaires. Certains d'entre eux ont des économies pour y faire face, mais beaucoup d'entre eux non. Ainsi, de grands groupes de population sont touchés très durement par ces situations, surtout les pays à revenu intermédiaire et à faible revenu où, par exemple, nous n'avons pas d'assurance-chômage et où nous avons des mécanismes très limités pour protéger ces personnes. Les gouvernements sont réactifs, mais même avec cette réaction, en essayant de transférer un revenu à la population, le principal impact reste la pauvreté monétaire. En Amérique latine, si l'on prend les seuils de pauvreté nationaux, on prévoit que près de 30 millions de personnes reviendront dans la pauvreté après une période de réduction de la pauvreté pendant 15 ans. Si vous regardez des niveaux très très bas, comme ce que la Banque mondiale appelle « l'extrême pauvreté », qui est de 1,9 dollar par jour et par personne, ce qui est une pauvreté monétaire très importante, en Afrique subsaharienne, près de 24 millions de personnes atteindront ce niveau d'extrême pauvreté. C'est le principal impact de la pandémie dans un premier temps. Ensuite, il faut se pencher sur l'éducation. Les établissements éducatifs sont également fermés. Dans de nombreux cas, vous pouvez faire des technologies en ligne, comme nous faisons. Mais dans de nombreux pays, des groupes de population n'ont pas accès à ce type de mécanisme. Et donc, il y a dans un deuxième temps un grand impact sur la capacité des individus, des enfants, des jeunes à poursuivre leur scolarité. Et ces retards, bien sûr, peuvent éventuellement être récupérés, certes avec un coût, mais beaucoup de gens prédisent que cela conduira à des abandons. Les enfants et les jeunes sont découragés, et ils peuvent abandonner. Donc, nous ne savons toujours pas exactement, mais je pense que le deuxième grand impact sera sur l'éducation, le capital humain pour les sociétés. Et bien sûr, si nous commençons à examiner les faillites et les entreprises qui n'ont pas la capacité de payer leurs prêts, et ainsi de suite, nous verrons aussi un grand impact sur le secteur financier. Donc, nous avons ces trois aspects et peut-être d'autres, mais trois aspects très importants suivant lesquels la pandémie frappera vraiment les économies et les individus très durement. Y a-t-il des endroits où les petites entreprises ont été plus touchées que les flux de capitaux, ou le commerce, peut-être ? Selon les prévisions de la Banque mondiale, en termes d'augmentation de la pauvreté, l'Afrique est durement touchée. Je dirais qu'en termes d'impacts économiques, comme nous le voyons, l'Europe est touchée, mais pas avec un si grand effet de pauvreté parce qu'ils ont des mécanismes de protection des personnes comme l'assurance-chômage... Mais je voudrais souligner un point sur les pays à revenu intermédiaire. La région où je travaille, en Amérique latine et dans les Caraïbes, comporte principalement ce que nous appelons des pays à revenu intermédiaire. C'est également une région qui n'a pas été en mesure de consolider les sociétés de la classe moyenne. Car il ne faut pas considérer qu'un pays à revenu intermédiaire a une classe moyenne forte. Il y a des pays à revenu intermédiaire avec d'importantes populations vulnérables. Parce qu'ils sont coincés dans l'économie informelle, il y a beaucoup de gens qui dépendent de leur capacité quotidienne à sortir et à générer un certain revenu. En même temps, les pays à revenu intermédiaire ne sont pas éligibles à un financement concessionnel, par exemple. Or, la réponse que le Fmi et la Banque mondiale ont conçue pour essayer d'alléger la dette des pays est principalement axée sur les pays à faible revenu et les pays moins développés, les mesures ne s'appliquent pas aux pays à revenu intermédiaire. Les pays à revenu intermédiaire ont donc réagi à tous ces effets que j'ai mentionnés précédemment, en essayant de protéger les gens, de transférer de l'argent aux gens, de protéger les entreprises en donnant des lignes de crédit, de fournir des liquidités. Tout ceci impacte leur capacité financière sans qu'ils bénéficient d'allégements en termes d'accès au financement. Nous prévoyons donc une situation financière très sérieuse pour ce grand groupe de pays à revenu intermédiaire, car ils manqueront certainement de capacité à réagir faute de marge de manœuvre budgétaire. Je dirais qu'en termes de situation macroéconomique, les pays à revenu intermédiaire seront durement touchés, surtout si cette crise dure longtemps. Et à très court terme, les régions avec beaucoup d'économie informelle et une faible capacité de réaction comme l'Afrique subsaharienne subiront un impact sur le niveau de pauvreté des populations. C'est vraiment fascinant pour moi ce que vous dites au sujet de la mesure dans laquelle une économie nationale peut être composée de salariés essentiellement informels, et la part de Pib d'un pays que cela peut représenter. Et cela signifie que si les gens sont des salariés informels, ils ne sont pas inscrits dans un système national qui pourrait tenter de créer un filet de sécurité. Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Cela signifie qu'en Amérique latine, le niveau le plus bas serait disons l'Uruguay, avec entre 25 à 30 pour cent de main-d'œuvre informelle. Mais ensuite, vous montez à 60 ou 70 pour cent d'emplois qui sont formels, mais qui travaillent dans de très petites entreprises dont les niveaux de productivité sont très faibles, et qui ne sont pas enregistrés. Cela signifie que ces personnes, les travailleurs de ces entreprises, n'ont pas accès à la protection sanitaire de base, à la protection sociale, à la retraite et à tous ces éléments, d'une part. Et d'autre part, ces entreprises ne cotisent pas dans la plupart des cas parce qu'elles ne sont pas enregistrées dans le système fiscal de l'État. Cela crée également des États très faibles du point de vue budgétaire, de sorte que leur capacité de réaction est également plus faible. Mais cela implique aussi les travailleurs indépendants. Les gens qui sont des plombiers, des ouvriers de la construction et les professionnels qui travaillent aussi à leur compte. Et dans de nombreux cas, ils ne sont pas enregistrés non plus. Ils n'ont donc pas ces mécanismes pour se protéger du choc, à moins qu'ils ne disposent d'économies, ce qui n'est pas en fait la situation la plus courante, en particulier pour ceux qui ont des revenus plus faibles. Donc, ce niveau d'informalité est très important. Mais dans ce contexte d'informalité, je tiens à souligner que les femmes sont surreprésentées. Fondamentalement, en raison du manque de garderies fournies par le secteur public et de l'absence d'un système qui soutient les garderies, de nombreuses femmes n'ont pas la possibilité de travailler à temps plein, ou de travailler et d'élever leur famille. Les femmes sont donc particulièrement surreprésentées dans cette situation informelle d'emplois très vulnérables. En ce sens, les femmes deviennent un groupe très vulnérable en termes d'impact économique de cette crise. Comment commencer à penser à rouvrir les économies et à équilibrer ce risque par rapport à la nécessité de faire circuler l'argent ? Il y a beaucoup de discussions dans la sphère publique sur le compromis entre la vie et les moyens de subsistance. Donc, l'idée est soit de protéger des vies, soit de protéger des emplois, et je pense que l'étendue de ce compromis dépend de la capacité des économies et des sociétés à fournir plusieurs choses. D'abord, des tests à grande échelle. C'est très important, nous le savons, pour identifier précisément les points chauds sans avoir à fermer toute l'économie. Si vous pouvez vraiment tester de manière systématique, vous pouvez être plus stratégique quant à ce qu'il faut arrêter. Et bien sûr, c'est lié aussi à la capacité des systèmes de santé. S'il n'y avait pas de contraintes en termes de capacité des systèmes de santé, nous aurions beaucoup plus de marge face à cette pandémie. Le deuxième élément est la capacité financière des gouvernements, comme je l'ai déjà mentionné. Dans quelle mesure vous pouvez réellement soutenir les entreprises, soutenir les particuliers par le biais de mécanismes fiscaux, afin que vous puissiez réellement faire face à une crise, contrôler les éléments de santé, puis rouvrir. Mais l'autre chose est la capacité, comme vous l'avez dit, de rouvrir stratégiquement, de déterminer et de faire respecter les normes de sécurité. Alors, quels sont ces secteurs ? Je peux vous dire, par exemple, qu'il y a eu un gouvernement récent avec lequel j'ai eu une discussion en Amérique latine, et dans le bureau du président, le bureau des affaires stratégiques du président, ils ont un tableau de bord très sophistiqué où ils ont les secteurs qui fournissent plus d'emplois et plus de valeur ajoutée à l'économie. Et dans l'autre, ils suivent effectivement le risque de contagion, et ils commencent à rouvrir très attentivement l'économie, en examinant ceux qui ont un impact élevé en termes de reprise économique, mais aussi ceux qui présentent un risque relativement faible. Et ils cherchent quel genre de conditions établir pour essayer de rouvrir. Par exemple, l'industrie de la construction d'infrastructures opère en extérieur. C'est dans un espace ouvert, où il est relativement facile d'établir des règles et de contrôler les gens qui vont dans le chantier et en sortent. Eh bien, peut-être que vous pouvez ouvrir ce genre de secteur avec tous ces contrôles. Mais peut-être que dans le divertissement, ou les cinémas, ou les centres commerciaux, c'est plus compliqué- parce que ce sont des zones de contagion ou des sources de contagion, potentiellement, et pourraient vraiment créer une nouvelle vague de contagions. Là, il faut être plus prudent. Donc, cette réflexion minutieuse sur les secteurs et les normes permettant de rouvrir est très importante pour essayer de retrouver la dynamique économique sans courir le risque d'une nouvelle vague de contagions. Pour cela il faut des compétences au sein des gouvernements. Et c'est un élément, par exemple, sur lequel nous, en tant que Programme des Nations Unies pour le Développement, avons essayé d'appuyer les gouvernements, avec d'autres organisations multilatérales, et des collègues qui ont essayé d'apporter de l'expertise. Ainsi, nous avons, par exemple, un très bon accord récent avec une organisation nommée GrandATa qui utilise tous les appareils mobiles, parfois ils utilisent des téléphones cellulaires ou d'autres types d'appareils, pour essayer d'identifier (anonymement, bien sûr) les groupes de personnes et le niveau de mobilité dans les différents quartiers de la ville. Nous essayons d'utiliser ce type de données pour conseiller les gouvernements afin de voir où le confinement sera plus efficace, où la mobilité peut être assouplie. Donc c'est un élément que nous avons, l'utilisation de la technologie, pour faire appliquer les restrictions de mobilité, ou la production de connaissances, car il y a un manque de connaissances. Donc, nous développons des documents de politique qui sont produits très rapidement, pour essayer de fournir aux gouvernements des conseils et des connaissances sur la façon d'analyser et de réagir à cette crise. Il y a un grand besoin de capacité, en termes de connaissances, de finances, de capacité de mise en œuvre des gouvernements, et dans la mesure où vous pouvez combler ces lacunes, vous pouvez rouvrir l'économie avec des niveaux de risque plus faibles. Nous avons parlé des désavantages des pays à revenus faible et intermédiaire en raison de la structure de leurs secteurs de revenus, en raison de leur manque relatif de capitaux. Mais je me demande s'il y a des aspects par lesquels les pays à revenu faible ou intermédiaire seraient moins défavorisés dans cette crise. Par exemple, nous avons parlé de la façon dont, dans les régions où la tuberculose est encore présente, tout le monde sait comment faire du traçage de contacts. Ce n'est pas une compétence qui a disparu de la culture comme elle l'a été aux États-Unis, par exemple. Et il y a des pays qui peuvent avoir un avantage économique parce qu'ils accueillent les sites de fabrication de médicaments, même si ces sites appartiennent à d'autres pays. D'autres idées dans ce sens ? En général, je dirais qu'il pourrait y avoir certains avantages, par exemple à l'intérieur d'un pays, vous pouvez penser, et c'est souvent le cas, que le secteur rural est moins exposé et que l'économie rurale peut continuer à fonctionner parce qu'elle n'est pas si dépendante des agglomérations et de concentrations importantes. Ainsi, le secteur rural, par exemple, pourrait être plus protégé, et peut-être pourriez-vous rouvrir le secteur rural plus rapidement. Et il s'agit généralement d'économies plus rurales, si l'on parle des pays à revenu relativement faible, qui pourraient donc être considérées comme moins touchées, et c'est un critère objectif. Mais dans l'ensemble, je pense que l'effet net d'être pauvre dans cette crise n'est pas positif, surtout parce qu'il interagit avec les autres contraintes que j'ai mentionnées précédemment. Le manque de capacité des gouvernements, le manque de financement. En fin de compte, le fait d'avoir des revenus plus faibles, même si cela présente certains avantages comme ceux que vous mentionnez, n'est pas un avantage dans l'ensemble. Ces pays auront besoin de beaucoup de soutien. Et dans un pays aussi, les groupes à faible revenu, plus vulnérables, nécessiteront une réponse très proactive de la part des gouvernements. Sinon, cette crise va aggraver les inégalités déjà existantes. Vous avez mentionné tous ces chocs qui affectent différents groupes de la population. Mais il faut reconnaître qu'avant la crise, il y avait aussi de nombreux problèmes structurels, de sorte que ces crises ne font qu'exacerber ce problème structurel. Ce n'est pas la cause principale de beaucoup de ces problèmes, mais c'est en fait l'interaction de cette crise avec les inégalités structurelles existantes, les faibles niveaux de productivité et la faiblesse de la situation financière des gouvernements. Tout cela est exacerbé, et par exemple, lorsque nous parlons d'éducation, l'inégalité est très claire : ceux qui sont pauvres ont moins accès à ce type de technologie, de sorte qu'ils ont moins accès à l'éducation continue. Dans certains cas, nous envisageons toutes les technologies -si on peut dire - comme la télévision ou même la radio pour essayer de poursuivre l'éducation de certains groupes qui ne peuvent pas avoir accès au net. Ces types de solutions sont donc nécessaires, même si elles semblent sortir du passé. Maintenant, elles sont devenues un moyen d'essayer de surmonter ces inégalités et de réduire l'impact de la crise. Mais certainement, nous allons voir ces inégalités s'aggraver, et je pense qu'une partie de la réponse politique devrait être d'essayer d'avancer vers la reprise plutôt que de creuser ces inégalités, d'essayer de créer une nouvelle normalité plus inclusive. Mais il n'y a pas de solutions faciles pour cela. Permettez-moi de vous poser la question suivante : alors que les sociétés commencent inévitablement à rouvrir parce que les économies ne peuvent pas être gelées aussi longtemps, quels seront les indicateurs que vous recherchez qui vous indiqueront que les préoccupations sociales et économiques sont adéquatement équilibrées ? Premièrement, il est nécessaire, comme je l'ai déjà dit, d'identifier quels secteurs peuvent avoir un multiplicateur économique plus élevé, comme nous disons. Autrement dit être des moteurs de récupération rapide. Et équilibrer cela, ou contrôler cela, avec le niveau de risque. Il s'agit d'un élément très important. Si nous pouvons avoir des indicateurs objectifs de secteurs qui peuvent être des moteurs de reprise avec des niveaux de risque relativement faibles... J'ai mentionné la construction d'infrastructures, par exemple. Ou peut-être des secteurs ruraux dans des types spécifiques d'activités. Nous pouvons donc essayer de rouvrir ceux qui peuvent avoir un effet sur la reprise sans augmenter de façon disproportionnée le risque, puis essayer de surveiller attentivement la situation. Bien sûr, en même temps, nous essayons de créer des mécanismes de sécurité, comme en Colombie, où le Pnud a appuyé un projet visant à fabriquer des masques qui peuvent être utilisés par les gens pour être moins exposés à une contagion potentielle dans certains secteurs. Et ces masques sont maintenant produits de façon plus massive, ce qui est positif. Il y a aussi ces éléments qui peuvent rendre le retour au travail plus sûr alors que nous cherchons une solution médicale au problème médical, au problème de santé. Et au bout du compte, nous espérons qu'il y aura une solution médicale, mais entre-temps, nous devons absolument équilibrer, je dirais, ces deux éléments. L'impact économique des secteurs qui peuvent avoir un multiplicateur plus élevé tout en contrôlant les niveaux de risque. Et certainement, ce que nous ne devons pas oublier, abandonner, c'est protéger de manière très proactive les groupes vulnérables. Je vous le disais, les femmes du secteur informel. Des groupes vulnérables qui ont moins de capacité de générer des revenus dans cette situation et n'ont pas accès à l'assurance-chômage ou à un salaire. Vous devez maintenir leur capacité de ne pas tomber vers des niveaux plus profonds de pauvreté. Donc, maintenir cette priorité très claire sur le soutien à ces populations. Dans certains cas, des personnes qui ne sont pas pauvres et normalement pas admissibles à ce genre de programme, mais vous ne voulez pas qu'elles tombent dans la pauvreté. Vous devez donc les soutenir. Et j'insisterais sur les entreprises, afin qu'elles ne tombent pas en faillite et détruisent ensuite la base économique de la reprise. Parce que plus les entreprises font faillite et l'emploi est détruit, plus il sera difficile de revenir à la normalité économique. Plus il faudra de temps. Vous devez donc protéger ce type d'emploi. Tout cela nécessite, encore une fois, un financement. Et la communauté internationale peut jouer un rôle très important dans le soutien aux pays particulièrement pauvres, de sorte que nous puissions avoir un effet relativement moins nocif. Quoi qu'il en soit, comme nous le savons, cette période sera certainement considérée comme la période économique la plus difficile depuis un siècle. Il y a là beaucoup de choses à penser, beaucoup d'idées à assembler? Propos receuillis par Maryn MACKENNA, journaliste scientifique et auteure Actualités 23 juin 2020


Lutte contre la propagation du Covid-19: La Mef appelle ses dirigeants au respect strict des mesures barrières
Au lendemain de la rencontre du gouvernement avec les autorités réligieuses, le responsable national de la Mission évangélique de la Foi a tenu une conférence de presse, vendredi 19 juin dernier. C’est pour rappeler aux dirigeants des paroisses la nécessité de respecter scrupuleusement les mesures barrières contre le Covid-19. « Nous invitons le corps du Christ, toutes dénominations confondues, singulièrement la Mission évangélique de la foi sur toute l'étendue du territoire national au strict respect des différents gestes barrières impérativement recommandés par le gouvernement dans la lutte contre la pandémie », a exhorté Dieudonné Noukounyéflin, pasteur responsable national de la Mission évangélique de la foi Int., coordonnateur de la zone francophone pour l'église, au cours de sa conférence de presse ce vendredi 19 juin. Il s'agit, précise-t-il, de la mise en place des dispositifs de lavage des mains et de gel hydro-alcoolique devant les différentes paroisses, de l'interdiction d'accès au temple sans le port d'un cache-nez, de l'observation de la distanciation d'une personne par mètre carré, de la réduction raisonnable de la durée du culte, de la prise des mesures pour éviter les attroupements devant les différentes paroisses avant et après le culte… « Par ailleurs, nous invitons les pasteurs de la Mission évangélique de la foi à observer rigoureusement les consignes du Conseil exécutif national pour la démultiplication des cultes, la suppression des cultes interprétés si les dispositions relatives à l'utilisation des microphones ne peuvent pas être observées (culte entièrement en français ou entièrement en langue locale dans ce cas ), le port de cache-nez est obligatoire aussi bien pour le prédicateur, son interprète que pour tous les fidèles », a poursuivi Dieudonné Noukounyéflin. En réitérant au gouvernement en général et au ministère de la Santé en particulier le soutien et l’attachement de la Mef dans la lutte contre ce fléau mondial, le pasteur responsable national compte sur la puissance de Dieu pour la protection du pays. Il compte également sur les différents clergés qui feront tout pour l'observance des mesures édictées par le gouvernement pour éradiquer la pandémie du Covid-19. Rappelons que lors de la rencontre du gouvernement avec les responsables des lieux de culte, il a été décidé de l’évaluation de la mise en œuvre des mesures barrières contre la propagation du coronavirus. Dans ce cadre, le gouvernement a annoncé une mission d’inspection, ce week-end, dans tous les départements du Bénin, images à l’appui, pour apprécier comment les églises respectent les mesures édictées. C’est à l’issue de cette évaluation que le gouvernement pourra décider s’il faut laisser poursuivre les activités dans ces lieux de culte ou non. Aucune légèreté dans le respect des mesures barrières contre la propagation du coronavirus ne sera donc tolérée. Société 22 juin 2020


Lutte contre la propagation du Covid-19: Les formations sanitaires et les pharmacies du Borgou mises en garde
Face à la situation épidémiologique inquiétante avec le nombre de cas qui ne cesse d’augmenter au Bénin, depuis quelques semaines, le directeur départemental de la Santé du Borgou, Ibrahim Mama Cissé, a effectué une sortie samedi 20 juin dernier à Parakou. Il a saisi l’occasion pour mettre en garde les formations sanitaires ainsi que les responsables des officines de pharmacie fonctionnelles dans le département. La virulence avec laquelle la pandémie du coronavirus se propage actuellement au Bénin exige un rappel à l’ordre des populations, par rapport au respect des mesures barrières édictées par le gouvernement. En témoignent les derniers chiffres enregistrés et qui donnent la trouille. Au cours d’une sortie, samedi 20 juin dernier à Parakou, le directeur départemental de la santé du Borgou, colonel Ibrahim Mama Cissé, est monté au créneau pour fustiger le comportement des formations sanitaires de son département, sans oublier les responsables de certaines pharmacies. D’eux, il attend plus d’implication dans la lutte engagée contre la pandémie au Bénin. Pour riposter à la pandémie du coronavirus, informe-t-il, 29 formations sanitaires publiques comme privées du Borgou ont reçu des intrants. « Nous avons distribué les kits de dépistage au Pcr, des tests de dépistage rapide avec leurs lancettes, de la chloroquine et des masques. Environ 5 000 tests de dépistage rapide ont été distribués. Toutes les grandes cliniques de Parakou et des huit communes du Borgou, sans oublier tous les hôpitaux de zone du département ont été servis », a-t-il précisé. « Mais, force est de constater que ces formations sanitaires publiques et privées ne font pas de dépistages. Aucun de ces centres n’a déclaré un cas testé, ne serait-ce que négatif », a déploré le colonel Ibrahim Mama Cissé. «Ils sont restés silencieux. Font-ils le dépistage ou ne le font-ils pas ? Leur silence indique qu’ils ne le font pas», a-t-il fait observer. «Si chacun d’eux a reçu 25 tests de dépistage rapide et un mois après, ils n’ont plus rien réclamé, cela veut dire qu’ils ne les ont pas utilisés», s’est-il indigné. Pour les entreprises, sociétés et autres endroits de grande affluence, il recommande le dispositif de lavage des mains à pied. «C’est avec les pieds qu’il faut le manipuler et non les mains. Ce qui réduit le risque de voir la maladie se transmettre par les mains, grâce au toucher », a expliqué Ibrahim Mama Cissé. Il met surtout en garde les responsables des différentes pharmacies de la ville de Parakou qui n’ont pas encore respecté cette mesure. « C’est triste de constater que certaines pharmacies ont des dispositifs de lavage des mains à robinet manuel. Elles ont une semaine pour procéder à leur remplacement », a-t-il averti. « La prochaine fois, lorsque nous ferons le tour, ce sera la répression, allant même jusqu’à la fermeture de la pharmacie qui ne se serait pas conformée », a poursuivi le directeur départemental. Par ailleurs, Ibrahim Mama Cissé a annoncé que des séances d’échanges et de sensibilisation sont également prévues, demain mardi 23 juin, avec les leaders religieux, les têtes couronnées et les responsables des forces de l’ordre. L’occasion permettra de leur rappeler le devoir qui leur incombe de continuer à faire respecter les mesures barrières. « Les imams, pasteurs, prêtres et autres autorités religieuses seront appelés à respecter les engagements qu’ils ont pris avant le 2 juin, de faire respecter les mesures barrières dans les lieux de culte », a fait savoir le directeur départemental de la santé du Borgou. Société 22 juin 2020


Entretien avec Benoît Djossou, Dar/Anssfd: « 38 structures illégales de microfinance récemment dénombrées »
Benoît Djossou est le directeur de l’Agrément et de la Réglementation auprès de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd). A l’en croire, une quarantaine d’institutions illégales sont dénombrées; ce qui appelle à la vigilance et à la prudence de la population. Il nous parle ici de l’accompagnement de l’Agence pour amener les structures exerçant dans le secteur de la microfinance à se conformer à la règlementation en vigueur. La Nation : Toutes les structures de collecte de l’épargne et/ou d’octroi de crédits exerçant aujourd’hui au Bénin respectent-elles les exigences légales d’existence en la matière ? Benoît Djossou : Non. Nous ne pouvons pas l’affirmer tout de go. C’est vrai qu’après la crise de 2010, il y a eu en 2011 un recensement de toutes les initiatives qui exercent les activités de microfinance, qu’elles soient autorisées ou non. A l’occasion, on avait dénombré 721 structures illégales dont 495 exerçaient en marge de la règlementation, soit une proportion de 69 % de structures dans l’illégalité. Fort de ce contexte, on a dû élaborer une stratégie nationale d’assainissement du secteur de la microfinance qui a été adoptée par tous les acteurs en novembre 2013. En quoi consistait la stratégie d’assainissement ? La stratégie comportait trois axes dont l’un des piliers est dédié aux structures informelles. Il était question d’identifier des structures présentant des signes de viabilité pour les accompagner à se formaliser, puisqu’il y en avait qui sont d’une certaine taille. C’est ainsi qu’on a retenu un lot de vingt-cinq qu’on essaie d’amener à se conformer à la règlementation. Pour ce faire, nous avons sollicité l’appui de l’institution d’émission : la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) qui a accédé favorablement à notre doléance et qui nous accompagne dans ce processus. Malgré cela, le recensement que nous avons effectué en 2019 a permis d’identifier à nouveau trente-huit structures qui exercent en marge de la règlementation. Donc de 495 en 2011, on est à une quarantaine de structures encore dans l’illégalité aujourd’hui. Le processus de formalisation est-il engagé au niveau de ces nouvelles structures identifiées ? L’Institut national de la statistique appliquée à l’économie (Insae) qui a réalisé l’étude, n’a déposé son rapport provisoire que courant premier trimestre 2020. Quand nous aurons le rapport définitif, nous allons faire le traitement qui convient. Mais avant, au niveau national, le Comité de stabilité financière et d’assainissement du secteur de la microfinance (Csfasm), dans son programme d’activités, identifie des zones, des départements où il sensibilise les hommes en uniforme, notamment les policiers, les élus locaux, les autres structures ministérielles décentralisées de sorte à toujours faire porter le message que : pour exercer la microfinance, il faut obtenir préalablement l’agrément. On sensibilise également les populations pour qu’elles s’assurent toujours que les structures sont autorisées avant d’engager leur épargne. Sur ce point-là, l’article 20 de la loi n°2012-14 du 21 mars 2012 portant règlementation des systèmes financiers décentralisés fait obligation à toutes les structures qui sont autorisées à faire figurer sur leurs enseignes, panneaux publicitaires, le numéro et autres références d’autorisation. C’est juste pour permettre aux populations de savoir si la structure vers laquelle elles se portent, ont l’agrément délivré par le ministre chargé des Finances pour exercer. Concrètement, quel accompagnement apporte l’Anssfd aux structures ? Lorsque les promoteurs déposent par exemple leurs dossiers, nous mettons en place des équipes pour les vérifier et formuler les observations afin de parfaire, d’améliorer la qualité des documents de gestion. Lorsque vous avez une structure qui exerce et que les manuels de gestion ne sont pas bons, soyez sûrs que c’est la déviance dans la gestion. En fin de compte, lorsque la structure arrive au terme de la procédure d’agrément, vous êtes sûrs que les documents de gestion sont de bonne facture. Cela ne garantit pas forcément leur application dans la gestion dès l’obtention de l’agrément. Mais une fois que l’institution est autorisée, nous faisons le contrôle au moins une fois par an. A l’issue du contrôle, il y a des recommandations qui sont assorties et lorsque l’institution ne les met pas en œuvre, nous sommes fondés à appliquer les sanctions nécessaires. Les responsables des structures affirment souvent que le processus d’obtention de l’agrément est un parcours du combattant : difficile et rude mais aussi et surtout trop long. Qu’en dites-vous? Le processus d’agrément est long, non pas du fait des autorités de contrôle qui sont constituées de l’Anssfd et de la Bceao. La loi précitée, en ses articles 8 et 9, a bien défini la durée légale d’instruction d’un dossier qui fait six mois au total. L’Agence dispose de trois mois et la Bceao, quant à elle, a deux mois. Et au bout de ces cinq mois, si le dossier est défavorable, on le notifie aux promoteurs. Si c’est favorable, le temps de préparer les arrêtés et tout le reste, le ministère dispose d’un mois. Mais il se fait que lorsque l’Anssfd ou la Bceao font des observations devant être prises en compte par les dirigeants, c’est à ce niveau qu’on observe une longue durée avant le retour du dossier corrigé. Parfois, c’est après deux ans que le promoteur réagit. Quand c’est comme ça, nous reprenons tout le processus parce qu’entre temps, les données ont évolué. Certaines structures autorisées ne satisferaient pas aux obligations réglementaires. Que fait l’Agence pour éviter les gouffres financiers éventuels ? Quand je parlais des trois piliers de la stratégie, le premier est axé sur les structures illégales mais le deuxième pilier concerne les structures légales qui ne respectent pas la règlementation. Ce sont des structures qui ont des problèmes de gouvernance, des structures dont les ratios prudentiels ne sont peut-être pas respectés. En fonction de la gravité des manquements observés, nous avons un certain nombre de sanctions prévues par les articles 70 et suivants de la loi qu’on applique. Avec les manquements à la règlementation, la structure peut écoper de blâme, d’avertissement, de rappel à l’ordre ; on peut aller jusqu’à interdire un pan d’activités. Lorsque la gestion d’une structure ne donne plus l’assurance, l’autorité peut prendre des mesures conservatoires en demandant de ne plus collecter l’épargne par exemple. On peut également démettre les dirigeants de leurs fonctions également en termes de sanctions après des mises en garde, si les manquements aux dispositions persistent. Et nommer des administrateurs provisoires conformément aux dispositions de l’article 62 de la loi. Il faut dire aussi que les manquements à la législation peuvent entraîner le retrait de l’agrément et la mise en liquidation de l’institution. Y a-t-il des structures dans cette situation, où l’épargne des populations serait en danger ? Non. Mais il y a des structures quand même dont la gestion mérite une attention particulière de l’autorité. C’est souvent des problèmes de gouvernance mais l’épargne des populations est sécurisée. Peut-on conclure que la crise des structures illégales de 2010, la fameuse affaire Icc-Services et consorts, est définitivement derrière nous et qu’on n’assistera plus à un gouffre financier pareil ? On ne pourra pas l’affirmer. La crise de 2010, la population en est pour grand-chose. Tout ne dépend pas que des promoteurs des structures illégales. Je vais vous raconter une expérience personnelle que j’ai vécue. J’étais en mission à Parakou où des hôtesses tentaient de me démarcher pour une structure de type Icc-Services. Je leur ai demandé si elles savent à qui elles ont affaire et si elles ont entendu parler une fois de l’affaire Icc. La réponse qu’elles m’ont servie est déconcertante : ‘’Avant que cela n’éclate, on aurait déjà tiré notre épingle du jeu’’. Cela veut dire qu’elles sont conscientes de ce qu’elles font. C’est donc dans cet esprit que les gens se lancent dans ces genres d’initiatives et quand cela pète, on commence à appeler l’Etat au secours. Or, l’Etat sensibilise dans tous les départements. Nous avons affiché la liste des institutions autorisées dans presque toutes les communes: les mairies, les arrondissements, les commissariats, les gendarmeries. Mais les populations sont attirées par le gain facile et se jettent dans des projets du genre. La preuve, après le procès Icc-Services en février 2019, le mois suivant, en mars ou en avril, nous avons détecté un autre réseau à Zongo qui a pu collecter en l’espace d’un ou deux mois, près de 400 millions de francs Cfa. L’assainissement du secteur de la microfinance, cela nous tient vraiment à cœur. Les populations ont donc un grand rôle à y jouer. Nous les invitons à être prudentes pour ne pas tomber dans les pièges des réseaux. Lorsqu’elles vont vers une structure pour faire des opérations, elles doivent s’assurer que l’institution a son agrément. Si la structure n’est pas autorisée, cela veut dire que la responsabilité de l’Etat n’est pas engagée. Economie 22 juin 2020


Assassinat d'un agent de police à Djougou: Issifou Mama retrouvé mort au bord de la voie
Le corps sans vie de l'agent de police Issifou Mama, exerçant à Djougou, a été retrouvé, samedi 20 juin dernier à l'aube au bord de la voie. Les circonstances de son décès seront élucidées, selon le procureur de la République et le préfet. Pendant que son téléphone sonnait en vain, il avait été déjà assassiné, son corps jeté et retrouvé au bord de la voie sortant de la ville et menant vers le Togo. "Ils ont assassiné un policier qui vit ici à Founga mais qui travaille à Barei", a révélé, tout triste le chef village de Founga, Amadou Boukari, appelé en tant qu'autorité locale pour le constat d'usage. Il aurait été alerté par un cultivateur qui, allant au champ, a fait la macabre découverte. Selon le chef de village, il est difficile de connaître le mobile de ce crime dans la mesure où le défunt est sociable et très jovial envers son entourage à Founga. Cependant, le chef de la police judiciaire de la localité, en la personne du procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Djougou, Lucien Abalo, sollicite le concours de toute personne pouvant livrer des informations relatives à ce crime, en vue d'y faire la lumière. Il promet et garantit l'anonymat et la protection à tout informateur. " L'agent de la Police républicaine a été assassiné avant d'être traîné là où son corps a été découvert, aucun de ses biens n'a été dérobé ", a déclaré le procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Djougou. Attristé par ce crime, le préfet Souleymane Biao Aïnin regrette la mésaventure d'Issifou Mama: « Je récrimine ce qui est arrivé, Djougou est devenue la plaque tournante de la vente de stupéfiants ». Le préfet appelle les populations à coproduire la sécurité, vu le faible effectif des agents de sécurité. Les diverses autorités intervenues compatissent à la douleur de la famille éplorée en attendant que les enquêtes aboutissent. Société 22 juin 2020


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