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Nouvelles

Orden Alladatin sur la loi interprétative du code électoral: '' Le législateur a pris ses responsabilités ''
Mardi 2 juin, l’Assemblée nationale a adopté la loi 2020-13 interprétant et complétant la loi 2019-43 portant Code électoral. A en croire le député Orden Alladatin, cette initiative parlementaire vient garantir le respect du choix des populations lors des élections communales. Elle est une réponse au manque de discipline au sein des partis politiques. La loi interprétative complétant le code électoral vient préciser l’esprit du législateur. C’est ce qu’a soutenu le député Orden Alladatin dimanche 7 juin dernier sur le plateau de la télévision nationale. Il invite à voir l’adoption de la loi interprétative non comme une modification du code électoral mais une clarification du code. Il fait d’ailleurs réaliser la portée juridique de l’expression loi interprétative. « Une loi interprétative est une loi qui clarifie le sens de la loi première… On n’a pas modifié la loi. La loi est restée telle mais nous avons interprété l’esprit du législateur», a-t-il déclaré. Le président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale rappelle que l’Assemblée nationale a l’initiative de la loi et dispose de cette prérogative chaque fois que la situation l’impose. Expliquant les motivations de cette initiative parlementaire, le parlementaire ajoute : « Le législateur comptait sur la discipline des partis politiques, c’est pourquoi, le code prévoit la désignation du maire par le parti ayant obtenu la majorité absolue. Nous avions voulu à travers le code, que le parti qui a obtenu la majorité absolue désigne les responsables qui vont conduire les administrations de cette commune. Mais sur le terrain, on a constaté l’indiscipline à l’intérieur des partis. Ce qui pourrait amener à dévoyer l’intention du législateur. Puisque la lettre et l’esprit du législateur ont été dévoyés, il fallait que le législateur agisse ». Pour le parlementaire, l’Assemblée nationale a non seulement pris ses responsabilités mais aussi répondu aux appels des uns et des autres afin que les choix des électeurs exprimés aux urnes, soient respectés de bout en bout. « A Parakou par exemple, la population a majoritairement choisi les Fcbe pour la gestion de la municipalité, il ne faut que les tractations politiques amènent plutôt l’Union progressiste à gérer la commune », illustre-t-il. Abordant l’indiscipline au sein des partis politiques, le député Orden Alladatin rappelle que le but ultime de la réforme du système partisan, c’est qu’il y ait désormais au Bénin des partis forts. Mais il admet que le champ politique est un champ où s’affrontent les intérêts. Selon lui, l’arène politique vit actuellement une phase de transition, une phase de recomposition de la classe politique. Et c’est ce qui peut expliquer les dysfonctionnements qu’il y a eu dans l’élection des maires. Il précise que la charte des partis prévoit des mécanismes de prise de décisions, mais peu de partis politiques respectent intégralement cette charte. « On ne peut régler tous les problèmes que nous avons avec un coup de bâton magique… Le processus de démocratie à l’interne des partis n’est pas achevé », fait-il observer. Actualités 09 juin 2020


Reconstitution d’actes de naissance aux personnes sans souche: Une réforme sans tapage
L’une des réformes phares du gouvernement mais dont on parle peu est celle consistant à reconstituer les actes de naissance aux citoyens sans souche. Les concernés peuvent s’adresser à l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip),située à quelques encablures de la station Sonacop de Cadjèhoun, s'ils avaient été enrôlés lors du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), pour se faire établir ce document administratif précieux. L’Anip grouille de monde depuis le début de l’opération de reconstitution d’actes de naissance, le 30 mars 2020. Les citoyens béninois sans actes de naissance et ceux dont la souche est inexistante n’ont plus de souci à se faire. Une opération de reconstitution des actes de naissance se déroule à l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) depuis le 30 mars dernier. Les citoyens concernés sont effectivement satisfaits et témoignent leur gratitude au gouvernement qui a initié cette réforme qui met fin à des années d’injustice, celle de la privation du droit à l’état civil à certains citoyens, favorisée par la situation catastrophique de l’état civil, selon Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Sans tapage, de milliers de Béninois voient leurs actes de naissance reconstitués sur la base du récépissé Ravip. Il y a lieu, toutefois, de s’interroger sur la valeur juridique de cette opération au profit des citoyens ‘’sans papiers’’. Le gestionnaire mandataire de l’Anip, Cyrille Gougbédji, précisant l’ancrage juridique de l’opération de reconstitution des actes de naissance en cours, a dénoncé toutes les manigances autour de l’état civil. « L’état civil jusqu’alors se trouvait dans une situation catastrophique. Un individu est enregistré trois, quatre fois au registre des naissances et dispose d’une gamme d’actes des naissance, ce qui lui permet de changer d’état civil au gré de ses intérêts ou de ses besoins. Ce fait amplifie le faux en matière d’état civil, car les procédures prévues par le code des personnes et de la famille ne permettaient pas au citoyen ordinaire de s’en sortir lorsqu’il se trouve en difficulté avec l’état civil », fait-il constater. Tout citoyen qui se retrouve dans le cas d’inexistence de la souche de son acte de naissance à son lieu de naissance pour diverses raisons devient, poursuit-il, vulnérable à la mafia d’état civil où on lui propose des solutions de facilité moyennant vingt ou quarante mille … « Très vulnérable, il succombe à la tentation. Il prend son acte qui se révèle un faux acte de naissance et du coup, le besoin pour lequel il s’était engagé n’est pas satisfait et il devient un sans-papier dans son propre pays », explique Cyrille Gougbédji. «Quand on a un état civil qui fonctionne comme ça, cela interpelle les consciences. C’est pourquoi le gouvernement du président Patrice Talon a décidé de passer à la vitesse supérieure en faisant intervenir l’une des retombées fondamentales du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) », a souligné Cyrille Gougbédji. « L’opération de reconstitution de l’état civil qui se mène actuellement dans notre pays est fondée dans la loi et concrétisée dans le règlement qui permet à l’Anip en liaison avec la direction de l’état civil du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique de mener à bien cette tâche salvatrice pour nos compatriotes », affirme le gestionnaire mandataire de l’Anip. Loi dérogatoire, une panacée ! L’opération de reconstitution d’acte de naissance en cours à l’Anip trouve son fondement dans la loi 2018-26 du 03 août 2018 portant autorisation d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil en République du Bénin. Elle déroge à la procédure établie par le Code des personnes et de la famille selon lequel un citoyen non inscrit à l’état civil doit se faire établir une attestation de non inscription, inscrire son dossier au tribunal, comparaître devant le juge pour obtenir un jugement d’autorisation d’inscription et avec celui-ci, il se réfère à l’officier de l’état civil du lieu de naissance pour faire transcrire le jugement et se faire délivrer le volet n°1 de son acte de naissance. Une procédure longue, lente et nuisible, selon Cyrille Gougbédji, pour le citoyen ordinaire qui n’a pas les ressources pour faire face à cette situation. Après la réalisation du Ravip, le législateur a été sensibilisé au nombre de personnes n’ayant pas de vrais actes de naissance dans le pays et a dû intervenir pour prendre la loi dérogatoire qui devient une panacée. En application des dispositions de cette loi, le gouvernement a pris le 10 octobre 2018, le décret 2018-471 définissant les modalités et le fonctionnement du cadre administratif de réalisation de l’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil et fixant les règles relatives à la dématérialisation des actes. L’article 7 du décret précise : « Toute personne enregistrée peut obtenir à sa demande, quel que soit son lieu de naissance en République du Bénin, un extrait sécurisé de son acte de naissance avec mention de son numéro personnel d’identification encodé et lisible par des appareils adaptés auprès de l’Agence nationale d’identification des personnes ou de ses représentations départementales ou communales. L’extrait est signé du responsable en charge de l’Agence nationale en charge du registre national biométrique de la population qui a qualité d’officier d’état civil à compétence territoriale nationale. Cette signature peut être numérique ». Selon le gestionnaire mandataire, les citoyens nés à Malanville, Tanguiéta, Cobly, Toucountouna, Kalalé, Ségbana, Savalou, Savè, … et qui résident actuellement à Cotonou et qui sont dans le cas de la reconstitution de leur état civil ont la facilité offerte par le gouvernement de s’adresser à l’Anip. L’autre avantage qu’il relève dans ce décret est que la décision du gouvernement et le lancement de l’opération ont limé les griffes à la mafia en matière d’état civil.Il offre un acte reconstitué, sécurisé, contrôlable par les agents de la Police républicaine, formés à cet effet pour détecter les vrais des faux. Le requérant paye 1000 F dans le compte du Trésor public. L’opération sonne par ailleurs le réveil du citoyen béninois, très remarquable avec un nombre d’usagers estimé à 1500 par jour à l’Anip. 39 000 personnes déjà servies La revue à mi-parcours du Plan de travail annuel (Pta) Anip 2020 faite, jeudi 4 juin dernier,révèle que 39 000 personnes sont entrées en possession de leurs actes de naissance reconstitués en moins de deux mois, dont 15 000 au niveau de l’Anip et le reste au niveau des communes pilotes. L’agence prévoit l’extension, les semaines à venir, à d’autres communes ainsi que la conception d’une application pour que le citoyen, tout en étant chez lui, puisse faire la demande de son acte de naissance et l’obtenir par une adresse électronique ou par dépôt à la mairie ou à l'arrondissement selon le choix qu’il aura manifesté dans sa demande. Le processus de délivrance des actes de naissance sera dématérialisé pour enrayer définitivement la possibilité pour les individus d’exister dans le système national informatisé de l’état civil doublement ou triplement. « Le vrai acte de naissance peut être authentifié par l’Anip à partir du registre national des personnes physiques qui a été consacré par la loi et concrétisé par un autre décret pris par le gouvernement. La stratégie qu’utilise actuellement le gouvernement pour opérer une avancée dans le secteur de l’état civil est un arrimage au registre national des personnes physiques. C’est sécurisé parce que ceux qui ont fait le Ravip sont dans une base de données avec chacun son empreinte et son numéro personnel d’identification », s’est réjoui Cyrille Gougbédji. En plus des personnes dont les souches des actes de naissance sont inexistantes et reconstituées, toute personne qui se présente avec son acte d’état civil a le droit d’obtenir un format sécurisé qui est endossé à son numéro personnel d’identification qui est dans la base du Ravip. C’est aussi possible de reconstituer l’acte de naissance à tout citoyen qui n’a plus retrouvé son acte de naissance ou qui n’en possédait pas mais qui a fait le Ravip, pour ne pas dénier le droit à l’identité à ce citoyen-là, fait savoir Cyrille Gougbédji. A ce titre, il a martelé que l’état civil est le premier pan d’identification des personnes physiques sur la base des données nominatives et le deuxième pan, c’est la biométrie et le troisième, le numéro personnel d’identification. « Un citoyen qui se retrouve dans cette condition, si on ne lui trouve aucune solution, cela veut dire qu’on le prive d’un droit fondamental. C’est pourquoi, en vertu des textes en vigueur, il est loisible à un citoyen qui n’a plus retrouvé son acte de naissance, mais qui a la preuve qu’il a participé au Ravip qui est le registre national d’identification des personnes physiques, de se présenter et les services de l’Anip vont lui générer un acte de naissance sécurisé qui devient définitif », a expliqué le gestionnaire mandataire qui précise que l’ère du citoyen sans acte de naissance est révolue au Bénin. Dès lors, il est possible à tous les citoyens de s’adresser à l’Anip pour avoir des actes normalisés sur la base de leur récépissé Ravip. Difficultés inhérentes Les services de l’Anip éprouvent des difficultés qu’ils essaient de gérer avec stratégie. Les étrangers qui sont inscrits au Ravip,pour permettre à l’Etat de disposer de fichier national des étrangers vivant au Bénin viennent demander la reconstitution de leurs actes de naissance. Certaines personnes ont déclaré qu’elles sont nées au Togo, en Côte d’Ivoire,… et viennent aussi à l’Anip poser leur problème, en quête d’acte de naissance. L’intéressé ne pourra, lorsqu'il a déclaré être d’une autre nationalité, bénéficier que d’un certificat d’identification de résident à cause des variantes sur les questions de nationalité. Sur le sujet, le gestionnaire mandataire a indiqué qu’il y a des cas où la session de contentieux intervient. Le requérant est auditionné et la session découvre qu’il est véritablement un Béninois, souvent suivant son patronyme. « Il ne suffit pas d’être né à l’étranger pour ne pas bénéficier de l’acte de naissance. Sauf que pour ces gens qui se retrouvent dans ce cas, l’acte portera la mention né en Côte d’Ivoire, au Togo… Nos compatriotes sont à l’étranger où les enfants sont nés et ils sont les plus touchés. Une fois rentrés au pays, pour renouveler leur acte de naissance ou passeport, on leur dit de produire la souche de leur acte de naissance et celle-ci n’existe nulle part, a fait remarquer Cyrille Gougbédji. Ce qui les prive d'un service social de base, car, le droit à l’état civil est un droit fondamental. « Nous analysons tout cela et la session contentieuse peut déboucher sur la nécessité d’établir l’acte et là ça devient une question de responsabilité, parce que c’est l’officier d’état civil seul qui est habilité, lorsqu’il agit en sa qualité de responsable du registre national des personnes physiques, à porter l’information corrective qu’il faut afin de permettre au système de générer l'acte mais cela est traçable parce qu’un audit du système peut savoir les cas dans lesquels cette modification est intervenue et l’acte délivré», a expliqué le gestionnaire. Selon Cyrille Gougbédji, l’état civil est une autre maladie qui ronge les Béninois et contre laquelle le gouvernement mène une dure bataille. Il convient de les inviter à faire fi des mafias de l’état civil. Société 09 juin 2020


Eric Aïvodji, aménagiste à propos des défis environnementaux dans les communes: « Si on veut développer une commune, on doit maitriser ses paramètres écologiques »
Passionné de la nature, Eric Aïvodji, aménagiste de formation, accorde du prix aux espaces verts. Rencontré dans son jardin privé dans la commune d’Abomey-Calavi, il fait l’état des lieux de la gestion des espaces verts dans certaines communes, évoque les normes de l’Oms et les défis environnementaux pour les prochains conseils communaux. Quel est votre regard sur la gestion des espaces verts dans les communes du Bénin ? Je dirai que le domaine de l’espace vert est encore à la traîne au Bénin. En dépit des efforts des acteurs de l’environnement, il reste beaucoup de vide à combler. Quand on s’intéresse aux normes et aux statistiques, on se rend compte qu’on est encore bien loin de la norme recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Il faut au moins 10 m² d’espace vert ou de coin de nature pour le citoyen qui vit dans une zone agglomérée. Où en est-on avec le respect de cette norme au Bénin ? La valorisation de l’espace vert n’est pas encore un réflexe pour les Béninois. Une étude d’une équipe pluridisciplinaire de chercheurs dans les communes du Grand Nokoué a montré que les indicateurs sont alarmants, et aussi bien les décideurs politiques, les responsables communaux que les citoyens doivent redoubler d’efforts pour corriger le tir. Les chiffres ne sont pas reluisants. Par exemple, pour la commune d’Abomey-Calavi et Sèmè-Kpodji, c’est 0,06 m² par habitant au lieu de 10 m², Ouidah, 0,27 m² par habitant, Porto-Novo, 0,18 m² et Cotonou, 0, 12 m² par habitant. N’est-ce pas la faute à ceux qui sont chargés de la réalisation et de l’application des différents plans d’urbanisme ? Je pense qu’il faut nuancer. Car, ils ne sont pas les seuls responsables de cette situation. Acteurs de premier plan dans l’organisation de l’espace, les géomètres, urbanistes et autres prévoient parfois ces coins de nature mais c’est la mise en œuvre qui pose problème. Souvent, lors des opérations de recasement et de voirie dans les communes, il est attribué des zones pour l’espace vert mais au final ces réserves sont orientées vers d’autres buts. Qui sont donc les responsables de cette situation ? Il faut dire que les responsabilités sont partagées. C’est la faute non seulement des décideurs mais également des citoyens qui doivent s’approprier cette norme. Selon la Constitution du Bénin, chaque citoyen a droit à un environnement sain ; donc, il doit protéger la nature pour en profiter. Nous devons revoir notre façon de concevoir notre cadre de vie. Par exemple, l’adage qui dit que le locataire ne doit disposer d’un coin de nature ou même planter dans la maison où il vit, constitue un cliché à déconstruire. Qu’on soit locataire ou propriétaire, chacun doit aménager un coin de nature. Il y a de mauvaises habitudes qu’il faut abandonner afin d’apporter sa pierre au développement durable de sa commune. Quel lien faites-vous entre le développement des communes et la question de l’espace vert ? Notre environnement influe sur tout ce que nous faisons. En tant qu’acteur du développement, l’homme a besoin d’un cadre de vie aménagé pour être capable de fournir un bon rendement. Le développement durable prend sa racine dans la gestion de l’espace vert qui offre des potentialités énormes aux communes. Il faut intégrer la question de l’espace vert au développement durable qui est une conjonction de plusieurs paramètres à savoir culturel, social, politique, économique et écologique. Si on veut développer une commune, on doit maitriser les paramètres écologiques. Il est important de veiller à ce que le citoyen reste dans un environnement sain, vert, capable de favoriser les échanges. Et pourtant, des espaces verts sont détruits lors des grands projets ? C’est une question préoccupante dans notre pays. Beaucoup d’arbres sont coupés lors de la mise en œuvre de différents projets de développement. Je pense que c’est parce que nos responsables à divers niveaux ne tiennent pas compte des indicateurs de société que ces dérapages arrivent.C’est pourquoi, les travaux d’urbanisation et de voirie doivent être précédés des études Vrd (Voirie, réseau et divers). Il faut établir les plans de réseau (eau, électricité, fibre optique), les plans de lotissements, voirie et autres en tenant compte des espaces verts. Quels risques courent les populations en détruisant les espaces verts ? Les risques sont nombreux et se retrouvent sur tous les plans : économique, sanitaire, social et autres. L’homme a besoin plus d’oxygène que de la nourriture pour son bien-être. C’est pourquoi, il faut privilégier ce principe en consacrant plus d’espace qu’aux plantes aux bétons. Les risques sont d’autant plus grands que l’Oms recommande de prévoir 40 % de la superficie d’une maison pour le bâtiment et 60 % pour l’espace vert. Si les citoyens ne respectent pas cette norme, cela va rejaillir négativement sur leurs quartiers, leurs communes et le pays. C’est la cause des changements climatiques, des catastrophes et autres. Que gagnent les populations de nos villes en respectant ces recommandations ? Le gain est énorme. En respectant les normes environnementales, les communes vont atteindre leur développement à tous les niveaux (sanitaire, économique, social et autres). Sur le plan sanitaire, il y a également la phytopharmacie ou la pharmacie verte qui constitue une valeur sûre pour traiter certaines maladies. Les plantes préviennent et guérissent les maux du corps en ce sens que nous disposons dans notre environnement des plantes qui peuvent nous sauver la vie. Si un homme veut connaître une productivité remarquable, il doit vivre dans un environnement sain. En ce sens, les espaces verts permettent d’accroître les activités économiques dans les communes. Quels sont, en la matière, les grands défis qui attendent les communes ? Les nouveaux conseils communaux doivent avoir l’humilité de créer un cadre de concertation entre tous les acteurs de la cité. Les décideurs et les bénéficiaires doivent réfléchir ensemble aux questions de développement durable des communes. Il s’agit pour les conseils communaux d’associer les populations à tous les projets. Ils doivent travailler à la mise en place de services dédiés à la protection du cadre de vie. Car la plupart des communes ne disposent pas de personnel capable de la gestion de l’environnement. Il y a quelques années, je me suis amusé à passer dans certaines communes pour faire ce triste constat. Les services environnementaux ne sont pas disponibles ou la ressource humaine disponible n’est pas adéquate. Ils doivent veiller à créer ces services et à recruter des hommes capables de faire le job. Grâce à l’Ecole d’horticulture et de l’aménagement des espaces verts, beaucoup de jeunes ont été formés. La ressource humaine est disponible aujourd’hui. C’est aux responsables communaux de penser plus à la protection du cadre de vie en intégrant les questions environnementales à tous les niveaux. Ils doivent veiller à la réalisation et à la mise en œuvre responsable des différents documents de planification de l’espace. Environnement 09 juin 2020


Célébration de la Journée mondiale des océans: L’appel à l’innovation et à la protection de l’écosystème marin
Le Bénin, à l’instar des autres pays du monde, a célébré la Journée mondiale des océans, hier lundi 8 juin. C’est à travers une manifestation à la plage Togbin Daho dans la commune d’Abomey-Calavi. Une occasion pour les participants de procéder au nettoyage des lieux, à l’entretien et à l’émondage des plants de cocotier sur la plage pour sensibiliser les populations à une meilleure gestion des océans et des ressources. La Journée mondiale des océans a été célébrée au Bénin, hier lundi 8 juin, sur le thème : « Innovation pour un océan durable ». Grand moment de réflexion et de présentation des actions de protection de l’écosystème marin, cette journée vise à amener les populations à changer de comportement pour une meilleure gestion des océans et des ressources. Selon Faustine Sinzogan, point focal de la Convention d’Abidjan, sans les océans, la vie ne saurait exister. « Conscient et animé par un esprit visionnaire, le gouvernement a fait de la valorisation de l’écosystème marin une pure vérité. Il s’est engagé depuis des années dans une lutte implacable contre la dégradation des ressources marines afin d’offrir à notre pays des conditions optimales de développement du tourisme balnéaire et écologique », rappelle-t-elle. Il y a tout de même, précise le point focal, des défis sur lesquels le thème de la journée attire l’attention des populations. Il appelle à une réflexion et à initier des actions intelligentes susceptibles de renverser la tendance actuelle et de redonner à nos côtes leur santé, précise-t-elle. Quant au directeur général de l’Environnement et du Climat, il y a bien de raisons de protéger les océans. Selon Aïna Martin Pépin, ils constituent le pilier de l’économie internationale et jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale. Au Bénin, le port de Cotonou contribue à plus de 60 % au Produit intérieur brut et mobilise plus de 90 % des ressources intérieures, selon ses explications, et la pêche contribue à près de 3 %. « Des réformes sont opérées dans le secteur du tourisme balnéaire afin de valoriser nos côtes qui regorgent de richesses. Halte aux pressions humaines ! Malheureusement, les pressions humaines pèsent lourd sur la santé de l’océan et sa capacité à continuer à nous nourrir. Parmi les plus graves figurent la pollution organique et plastique », a révélé le Dgec. Il indique que ces situations ruinent l’écosystème de l’océan, une réalité à laquelle les côtes béninoises n’échappent pas. « Elles font face à de multiples menaces à savoir occupation anarchique, pollution par les déchets plastiques et industriels, érosion côtière, la défécation à l’air libre, qui à ses dires entrainent une dégradation de l’environnement marin, la réduction des services écosystémiques et du stock halieutique. Le gouvernement du président Patrice Talon a fait de la protection de l’océan, une priorité à travers le pilier 3 de son programme d’action, martèle Aïna Martin Pépin. L’adoption des lois relatives à la protection de la zone littorale, l’interdiction des sachets plastiques, la réglementation des changements climatiques, la sécurisation et le nettoyage permanent des plages, la protection et la valorisation de la côte maritime sont de fortes actions menées. A cela s’ajoutent quatre nouveaux épis construits, une digue immergée, 3250 m3 de sable injecté, 1000 m3 de sable mis en stock, 15 kilomètres de côte protégée, plus de 53 milliards de francs Cfa mobilisés, création de deux lacs marins. Le capitaine de Vaisseau Fernand Maxime Ahoyo, présent à la célébration, a fait savoir que l’utilité des océans n’est plus à démontrer. « Les océans et les mers couvrent 361 millions de km2 et sont depuis des millénaires, des lieux de circulation, de contact et d’échanges. Les océans recouvrent 71 % de la surface de la terre et contiennent 97 % des réserves en eau de la planète. Ils représentent 99 % de l’espace vital terrestre en volume et fournissent l’eau de pluie, notre eau potable, et 50 % de l’oxygène que nous respirons ainsi qu’une grande partie de notre nourriture», informe-t-il. Environnement 09 juin 2020


Bonou: Thierry Tolégbè nouveau maire
La commune de Bonou connaît une alternance à sa tête. Elle est désormais dirigée par Thierry Tolégbé installé ce lundi dans les fonctions de maire. Il remplace Julien Afohounha, le maire sortant devenu son premier adjoint. Les fonctions de deuxième adjoint au maire seront assurées par Edmond Todjinou. Le trio a été officiellement investi hier par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy. L’autorité préfectorale a installé aussi tous les chefs des six arrondissements de Bonou à savoir : Affamé, Atchonsa, Damè-Wogon, Hounviguè et Bonou centre. La machine de développement de Bonou est ainsi huilée pour les six prochaines années. Th. C. N. Actualités 09 juin 2020


Djougou: Malick S. Gomina aux commandes
La nouvelle équipe exécutive du conseil communal de Djougou a été officiellement rendue publique, hier lundi 8 juin. C'était en présence du préfet du département de la Donga, Eliassou Biao Aïnin et des conseillers élus. Le nouvel l'exécutif communal de la ville capitale et carrefour de la Donga est en place depuis hier lundi 8 juin. Rien n'a changé de la liste retenue par le secrétaire général national du parti majoritaire sorti des urnes. La liste porte la signature d'Abdoulaye Bio Tchané avec Malick S. Gomina. Ainsi s'ouvre une nouvelle ère pour cette commune avec la désignation de l'équipe que voici: Maire : Malick Seibou Gomina Premier Adjoint : Djibril Amadou Deuxième Adjoint : Karim Seibou 1- Kolokondé : Sidi Issa 2- Barei : Sabirou Y. Moussa 3- Sérou : Tairou Zoumarou 4- Pélébina : Bayane Alassane 5- Djougou 1 : Salissou Idrissou 6- Djougou 2 : Ismaël Traoré 7- Djougou 3 : Touré Mama 8- Onklou : Zoumarou Alassane 9- Partago : Emmanuel Yaka 10 - Bellefoungou : Sidi B. Takpara 11- Bougou : Moumouni Yacoubou 12- Barienou : Idrissou Amadou n Actualités 09 juin 2020


Adjohoun: François Zannou Agbo remplace Roland da Hèfa
François Zannou Agbo est le tout nouveau maire d’Adjohoun. Il a été investi ce lundi par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, pour succéder à Roland da Hèfa, le maire sortant. Ce dernier n’a pas pu se faire réélire conseiller communal sur la liste du Bloc républicain dans son arrondissement à Azowlissè, à l’issue des élections communales et municipales du 17 mai dernier. Le maire François Zannou Agbo sera appuyé dans sa mission par Aimé Salako Oké et Denis Hounkanrin désignés respectivement aux postes de premier adjoint et de deuxième adjoint au maire. Th. C. N. Actualités 09 juin 2020


Désignation de nouveaux maires: Une nouvelle page s’ouvre à Bohicon
Hier lundi 8 juin, le processus de désignation et d’installation des nouveaux maires s’est poursuivi dans le Zou avec les communes de Bohicon et de Ouinhi et dans les Collines avec les communes de Ouèssè, Savè et Dassa. Le cas le plus frappant est celui de la ville de Bohicon où une nouvelle équipe s’installe, remplaçant l’ancienne qui a passé 17 ans à la tête de la ville dite carrefour. Le périple de la délégation préfectorale a démarré le matin de ce lundi par la mairie de Ouinhi. Le préfet Firmin Kouton et sa suite ont rencontré à nouveau le nouveau conseil communal. Cette fois, il s’agit de dévoiler l’équipe dirigeante désignée par le parti majoritaire pour prendre le commandement à Ouinhi. C’est le parti Bloc républicain(Br) qui est majoritaire ici. Avant de présenter aux conseillers présents l’équipe qu’ont proposée les responsables du parti, le préfet a rappelé les nouvelles dispositions qui indiquent le mode de désignation de l’exécutif communal. Elle est composée de Jonas Houssou, au poste de maire de Ouinhi entouré de Noël Ezin, premier adjoint et de David Ogoubiyi, deuxième adjoint. Il est à noter que sur les 15 conseillers élus de Ouinhi, seulement sept (7) étaient présents à cette cérémonie. Les autres ont brillé par leur absence, manifestant ainsi leur désapprobation. Après Ouinhi, cap fut mis sur la ville de Bohicon. L’enjeu semble ici de taille et les appétits étaient devenus incontrôlables. Qui d’Armand Gansè et de Me Rufino d’Almeida prendra la tête de cette commune ? C’était la grande question qui suscitait la polémique. Hier lundi, la tension a considérablement baissé avec le consensus trouvé par les protagonistes. Tous les conseillers ont répondu présents à cette séance. Le préfet Firmin Kouton rappelle à l’occasion les nouvelles dispositions de la loi n° 2020-13 du 04 juin 2020 portant interprétation et complétant la loi N° 2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral. Le Br étant majoritaire avec 20 conseillers, propose l’équipe qui doit présider aux destinées de la commune. Il s’agit de Me Rufino Sosthène d’Almeida, maire de la ville de Bohicon, avec pour 1er adjoint, Armand Codja Gansè et 2e adjointe, Elisabeth Agbossaga. S’adressant aux élus, le nouvel exécutif conduit par Me Rufino d’Almeida a promis de travailler en équipe pour apporter la rupture et le changement à Bohicon où beaucoup reste à faire. « Désormais, le seul parti qui va exister, c’est le parti pour le développement de Bohicon qui va réunir tous les élus et tous les habitants de la commune pour un développement », a clarifié le nouveau maire de Bohicon. Né le 26 avril 1967 à Bohicon, le nouveau maire est avocat de profession et actuel directeur de cabinet du ministre Abdoulaye Bio Tchané. Son 1er adjoint, Armand Gansè, né le 3 avril 1978 à Cotonou est administrateur des affaires et actuel directeur général de la Société de gestion des marchés (Sogema). La seule dame de l’équipe, née le 15 mars 1970 à Bohicon, est une opératrice économique. Elle fait partie du conseil sortant. La nouvelle équipe de Bohicon qui tourne définitivement la page Atrokpo est désormais officiellement à la manette. Actualités 09 juin 2020


Semaine béninoise des frontières: La résilience des populations limitrophes face au Covid-19 préoccupe
Le Bénin a commémoré, le 7 juin dernier, la Journée africaine des frontières. A l’occasion, le pays a organisé la Semaine béninoise des frontières qui était à sa 7e édition. Lors de son message de lancement de ladite semaine, vendredi dernier, à Cotonou, le ministre de l’Intérieur, Sacca Lafia, a insisté sur l’urgence d’aider les populations frontalières à tenir bon face au Covid-19. « Gestion des frontières et enjeux sanitaires : la prise en charge du Covid-19 ». C’est le thème retenu cette année pour la 7e édition de la Semaine béninoise des frontières. Vendredi dernier, à travers son message de lancement de la semaine, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a mis un accent particulier sur la nécessité de prendre en compte, en cette période de Covid-19, les conditions de précarité chronique vécue par la majorité des populations notamment celles résidant dans les localités frontalières. « Les populations frontalières, du fait de leur pauvreté, de leur exclusion de l’information et de leur marginalisation, sont beaucoup plus confrontées à cette pandémie», estime Sacca Lafia. Selon le ministre, ces populations sont aussi considérées comme des personnes vulnérables en raison de leur contact permanent avec les populations des autres pays frappés par la pandémie du Covid-19. Compte tenu de cette situation, la célébration de la Semaine béninoise des frontières, cette année, sera l’occasion de les amener à prendre conscience des risques liés à la propagation du coronavirus dans l’espace frontalier. Pour y arriver, un don de matériel de prévention et de lutte contre le coronavirus leur sera fait. Dans la même dynamique, des séances de formation, de communication, de sensibilisation et autres actions seront organisées à l’intention des populations frontalières durant la Semaine béninoise des frontières. Ce faisant, l’Etat béninois voudrait leur permettre d’acquérir une bonne résilience face à la pandémie du coronavirus. Le ministre Sacca Lafia informe également que la mise en œuvre de ce plan d’urgence en termes de lutte contre le Covid-19 dans les espaces frontaliers du Bénin, se poursuivra jusqu’en novembre 2020 dans les autres localités du pays. Société 08 juin 2020


Journée mondiale de l’environnement et reboisement inter-forces: Réfléchir sur l’amélioration de la nature dans l’Atacora
Maguidi Kora Gbéré, chargé de mission du préfet de l’Atacora, a présidé la célébration, vendredi 5 juin dernier, de la journée mondiale de l’environnement, par les forces militaires et paramilitaires du département. La cérémonie a été marquée par la mise en terre de plants sur le nouveau site du camp Kaba de Natitingou. La célébration, vendredi 5 juin dernier, de la journée mondiale de l’environnement a été l’occasion pour le chargé de mission du préfet de l’Atacora, Maguidi Kora Gbéré, d’exhorter les populations à réfléchir sur la façon dont elles font partie et dépendent de la nature. Placée sous le thème « Biodiversité, source de préoccupation urgente et existentielle », cette journée a permis aux forces militaires et paramilitaires du département de mettre en terre des plants de Gmélina sur une superficie d’environ un hectare. Cette action, selon Robert Missikpodé, chef de l’Inspection forestière de l’Atacora, contribuera à l’amélioration des conditions de vie sur la terre et permettra aussi de mieux sécuriser le domaine octroyé au camp militaire Kaba de Natitingou. « Nous devons reconstituer la nature dans nos villes, pour qu’elles deviennent durables », a confié Robert Missikpodé. Tout en souhaitant que cette action soit une occasion de renforcement des liens entre toutes les forces, il a exhorté l’ensemble de la population à des comportements écocitoyens. Pour sa part, Maguidi Kora Gbéré, chargé de mission du préfet de l’Atacora, s’est réjoui que les forces de sécurité béninoises accompagnent le programme de reboisement intensif des villes au-delà de leur mission de défense et de sécurité du territoire. Société 08 juin 2020


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