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Nouvelles

Installé nouveau maire: Germain Wanvoègbè pour changer le visage d’Adjarra
Investi dans ses nouvelles fonctions de maire d’Adjarra ce samedi 6 juin par Joachim Apithy, préfet de l’Ouémé, Germain Sourou Wanvoègbé mesure déjà l’importance des tâches qui l’attendent. « A partir de ce jour samedi 6 juin 2020 et ce jusqu’en 2026, le seul parti qui vaille et a droit de cité est et sera, le Parti du développement d’Adjarra (Pda) », déclare le nouvel édile d’Adjarra. Ainsi, pour l’élu de l’Union progressiste dans l’arrondissement de Malanhoui, l’heure du décollage d’Adjarra a véritablement sonné. Germain Sourou Wanvoègbé s’engage à mettre la commune sur l’orbite du développement pour changer son visage dans tous les secteurs de la vie socio-économique notamment dans les domaines de l’eau potable, de l’électricité, des infrastructures routières, de la santé, des échanges commerciaux, du tourisme et de l’éducation. Pour y parvenir, l’opérateur économique et chargé de Mission du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, appelle à la mobilisation de toutes les couches laborieuses d’Adjarra qu’ils soient fonctionnaires, intellectuels de tous ordres, artisans, artistes, jeunes femmes, sages et notables, étudiants et paysans et autres. Germain Sourou Wanvoègbé dit attendre beaucoup de ces derniers pour que résonne désormais aux plans national et international la cité des Tambours. Le nouveau maire d’Adjarra compte relever ce défi avec le soutien du président de la République Patrice Talon et des partenaires de la commune. « Nous avons le destin de toute une commune à conduire désormais pour les six années à venir. Nous nous sommes préparés et sommes déjà prêts pour la bataille », rappelle-t-il à ses autres collègues membres du conseil communal pour les inviter à se souder derrière lui pour sortir Adjarra de l’ornière du sous-développement et des sentiers battus. Actualités 06 juin 2020


Mairie de Porto-Novo: Charlemagne Yankoty succède à Emmanuel Zossou
Charlemagne Yankoty est le tout nouveau maire de Porto-Novo. Il a été investi dans ses fonctions ce samedi par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, après sa désignation par le bureau politique de l’Union progressiste, son parti sous la bannière duquel il a été candidat et élu à l’issue des élections communales et municipales du 17 mai dernier. Charlemagne Yankoty succède désormais à Emmanuel Zossou, maire sortant de la troisième mandature de la Décentralisation. Le nouveau maire de la ville capitale n’est plus à présenter. Il est le seul rescapé du conseil municipal sortant après le naufrage collectif des candidats du Parti du renouveau démocratique (Prd) dont la liste a été déclarée non éligible à l’attribution des sièges pour défaut de 10% des suffrages exprimés au plan national, comme le prévoit le Code électoral. Ainsi, aucun des 32 élus du Prd membres du conseil municipal sortant n’a pu se faire réélire à l’issue de cette consultation électorale. Charlemagne Yankoty sera aidé dans sa mission par Rachad Toukourou, Alain Tozo et Clémence Hounsou respectivement 1 er , 2 e et 3 e adjoints de Porto-Novo, tous élus de l’Up, liste majoritaire du nouveau conseil municipal installé pour un mandat de six ans. Actualités 06 juin 2020


Adja-Ouèrè: Karamatou Fagbohoun aux commandes
Fille du richissime homme d’affaires Séfou Fagbohoun, Karamatou Fagbohoun est depuis ce samedi 6 juin, le nouveau maire d’Adja-Ouèrè. Elle a été élue sur la liste bu Bloc républicain (Br), parti ayant raflé la majorité des sièges au niveau du conseil communal, à l’issue des élections municipales et communales du 17 mai dernier. Karamatou Fagbohoun a été investie dans ses fonctions de maire ce samedi par le préfet du Plateau, Daniel Valère Sètonnougbo. Elle succède désormais à Abiboulaye Novidé, maire sortant. Ce dernier a réussi à se faire réélire conseiller communal sur la liste de l’Union progressiste, laquelle est sortie minoritaire dans la commune au terme du scrutin communal. La nouvelle édile d’Adja-Ouèrè sera appuyée au cours de son sixtennat par Etienne Echoudinan et Paulin Hounkpatin respectivement 1 er et 2 e adjoints au maire dAdja-Ouèrè. Actualités 06 juin 2020


Désignation des nouveaux maires des communes: Luc Atrokpo prend les commandes à Cotonou
Le nouveau maire de la ville de Cotonou est connu depuis la matinée de ce samedi. Luc Sètondji Atrokpo, l’homme dont dont le nom circulait sur toutes les lèvres a concrétisé son rêve. Celui de conduire pour les prochaines années les destinées de la métropole économique du Bénin. Dispositif policier et barricades ont empêché l’accès à l’hôtel de ville de Cotonou dès les premières heures de ce samedi. Mais cela n’a pas empêché les partisans des conseillers de la ville de Cotonou de faire le guet pour voir sortir la fumée blanche synonyme de la désignation du nouveau maire de la ville. « LAS » comme ses partisans l’ont surnommé aura tout de même eu les ovations les plus nourries auxquelles il a répondu par son légendaire sourire. Etait-il déjà dans la peau du maire de la ville de Cotonou ? Difficile à dire. Mais on pouvait tout de même lire dans le visage de Luc Sètondji Atrokpo une sérénité à nulle autre pareille et une assurance des grands jours. In fine, c’est lui qui, telle une lettre à la poste, a vu son nom passer pour être le prochain maire de Cotonou. Sans surprise. Le choix du maire élu conseiller sur la liste du parti Union progressiste s’est opéré sans grande difficulté pour les responsables du parti, désormais investis par la loi de la mission de désignation pour le compte des mairies, des visages de l’Exécutif. L’ancien maire de Bohicon et président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) sera épaulé dans ses tâches par trois adjoints. Il s’agit respectivement de Raoul Ahouandjinou, Gratien Adjagboni et Irène Béhanzin. Tous ont été désignés ce samedi matin de même que les treize chefs d’arrondissement de Cotonou. Il est à rappeler que Luc Atrokpo succède à Léhady Soglo éjecté de son poste de maire en 2017 et dont l’intérim a été assuré jusque-là par Isidore Gnonlonfoun. Le nouveau conseil communal de Cotonou est élu pour un mandat de six ans. Actualités 06 juin 2020


Commune d’Abomey-Calavi : Georges Bada cède son fauteuil à Angelo Ahouandjinou
Angelo Ahouandjinou est désormais le nouveau patron du conseil communal d’Abomey-Calavi. L’homme a été élu dans la matinée de ce samedi 6 juin. Le successeur de Georges Bada à la tête de la ville dortoir, est issu du parti Union progressiste (Up). Le nouveau maire d’Abomey-Calavi va diriger la commune avec deux adjoints. Le premier a nom Thérèse François Kora et le second, Christelle Dan. Les neuf chefs d’arrondissement de la commune ont été également désignés. Pour rappel, le nouveau conseil communal d’Abomey-Calavi, à l’instar des autres exécutifs communaux du Bénin, est élu pour un mandat de six ans. Actualités 06 juin 2020


Toviklin: Rigobert Tozo reconduit au poste de maire
Toviklin vient de reconduire Rigobert Tozo à la tête de son nouveau conseil. Maire sortant de la troisième mandature, Monsieur Tozo qui a vu le jour en janvier 1975 est un opérateur économique dont la candidature avait été rejetée lors de l'installation du nouveau conseil. Il a conduit aux dernières communales la liste du parti Union progressiste dans l'arrondissement de Tannou-Gola. L'effectif du conseil communal  porté à 19 dès cette quatrième mandature de la décentralisation  à Toviklin a pour premier adjoint au maire Théophile Sotodji et Kokouvi Bonjour comme deuxième adjoint au maire. Les sept chefs d'arrondissement sont également connus depuis la session élective qui vient de s'achever. Actualités 06 juin 2020


Grand-Popo: Voici le nouveau maire: Jocelyn Ahyi
Expert en gestion des Affaires, Jocelyn Henrico Marthial Ayicoué, né en octobre 1968, est désormais le nouveau maire de Grand-Popo. C'est sur ce cinquantenaire de taille moyenne que le choix du parti Union progressiste, majoritaire au conseil de 25 membres, est porté à l’hôtel de ville, aux environs de 10heures, ce samedi 6 juin 2020. Il prend le relais de la gestion de la ville balnéaire du Mono, des mains de Hlondji Anani, maire sortant absent aux dernières communales. Et c'est dans la liesse que les autres conseillers et population ont accueilli le nouvel édile, père de trois filles, précédemment au poste de directeur général adjoint de la Cbt (Compagnie béninoise des textiles) installée à Lokossa, chef-lieu du Mono. L'équipe appelée à diriger, pendant les six prochaines années, Grand-Popo se présente comme suit : Maire: Jocelyn  Henrico Ayicoué Martial AHYI Premier adjoint au maire : Dodji Kocou Réginal KOUMAGBEAFIDE Deuxième adjoint au maire : Didier KOUNAKE CA/ ADJAHA : Yao  Barnabé AVOCE CA/ AGOUÉ : Rosine Chantal ROMAO CA / AVLO: Carlos Yao AYIKPE CA /DJANGLANMEY : Kocou Richard KPATHCA CA/ GBEHOUÉ : Coffi Bruno EBOUE CA/ SAZOUE: Comlanvi Amavi Félicité SAVI CA/ Grand Popo: Raymond Kouassi HOUNKPATIN Actualités 06 juin 2020


Après leurs élections: Les maires d’Avrankou et des Aguégués prennent fonction
Le nouveau maire d’Avrankou, Gabriel Sèna Ganhoutodé et son collègue des Aguégués, Marc Gandonou entrent officiellement en fonction. Ils ont chacun pris service ce vendredi à la faveur d’une cérémonie fort simple présidée par des représentants du préfet de l’Ouémé, Jaochim Apithy. Le maire des Aguégués a pris le témoin des mains de son prédécesseur, Pierre Tovidé avec de nobles ambitions pour la cité lacustre. Gabriel Sèna Ganhoutodé a été investi par le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Jean-Baptiste Akpamagbo. Il succède ainsi à feu Eugène Lonégnon décédé en pleine course électorale. Gabriel Sèna Ganhoutodé était d’ailleurs le premier adjoint au maire de ce dernier jusqu’à sa mort en avril dernier. Bien imbu donc des maux qui minent sa commune, le nouveau maire d’Avankou dit placer son mandat sous le signe de la continuité du développement d’Avrankou. A cet effet, il inscrit au rang de ses priorités le règlement des litiges frontaliers entre Avrankou et ses autres communes sœurs. Pour l’élu de l’Union progressiste, l’heure du décollage de la cité des Djaka a sonné. Et il entend conduire la barque main dans la main et sans parti pris avec l’ensemble des autres membres de son conseil communal qui l’ont porté à la tête de l’hôtel de ville le jeudi 28 mai dernier. Gabriel Ganhoutodé sera aidé dans sa mission par Mathieu Hounkanrin et Alidou Akinotcho élus respectivement aux postes de premier et de deuxième adjoint au maire également investis dans leurs fonctions ce vendredi. Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau Actualités 06 juin 2020


Epreuves à option au Cep 2020 : Dessin, Course de vitesse et Lancer de balle tirés au sort 
Les candidats à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juillet 2020 seront évalués en Dessin pour le compte de l’épreuve d’éducation artistique (Ea) et en Course de vitesse/Lancer de balle pour celle d’éducation physique et sportive (Eps). Ces épreuves à option ont été tirées au sort ce vendredi 5 juin, à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé à Porto-Novo. La cérémonie a été présidée par le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou en présence des représentants des acteurs clés du système éducatif dont des écoliers du Cours moyen 2e année (Cm2), des enseignants et des parents d’élèves. L’épreuve de Dessin a été tirée au hasard par l’écolière Denise Anne Sara do Régo en classe du Cm2 du complexe scolaire Charles de Gaulle de Porto-Novo. Le couple d’épreuves Course de vitesse et Lancer de balle a été choisi par Arthur Good-Luke Ahlonsou du complexe scolaire Ouinlinda Groupe B. Les écoliers du Cm2 présents ont exulté de joie après chaque tirage, montrant ainsi qu’ils sont contents et prêts à affronter ces épreuves à option dans un mois. Satisfait aussi des choix, le ministre Salimane Karimou a noté que ces épreuves à option paraissent plus faciles que celles de l’année dernière où les candidats ont composé dans la Couture au titre de l’épreuve d’éducation artistique et Endurance/ Grimper pour le couple d’épreuves d’éducation physique et sportive. Toutefois, le ministre a invité les candidats à ne pas dormir sur leurs lauriers. Il faut qu’ils mettent le reste du temps à profit pour s’améliorer et s’appliquer afin d’obtenir de bonnes notes dans ces différentes disciplines. Pour ce faire, Salimane Karimou a invité surtout les directeurs d’école, les enseignants titulaires des classes de Cm2 et les parents des candidats à tenir grand compte des résultats de ce tirage au sort pour opérer les ajustements nécessaires susceptibles d’assurer au Cep 2020 un taux de réussite qui comble les attentes de tout le peuple béninois. Le ministre des Enseignements maternel et primaire n’a pas manqué de témoigner sa profonde gratitude au gouvernement et en premier, au président de République, Patrice Talon. Ceci, dit-il, pour le leadership éclairé du chef de l’Etat dans la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 mais aussi pour son admirable attention au secteur de l’éducation ainsi que les nombreux investissements faits en faveur de l’école béninoise et qui attestent bien aujourd’hui de la tenue de l’examen du Cep 2020 après un premier report. Car, le tirage au sort opéré ce vendredi marque une étape décisive dans les préparatifs de l’examen du Cep 2020, se réjouit le ministre Salimane Karimou.   Actualités 05 juin 2020


Pierre Cocou Awadji, maire sortant de Lokossa: « La réforme du système partisan a corrigé beaucoup de choses »
Elu maire de Lokossa en 2003, après avoir été premier adjoint au maire puis directeur de cabinet de son prédécesseur, Pierre Cocou Awadji totalise 17 années de pratique de décentralisation. Mais tout n’aura pas été rose, puisqu’il a été confronté, durant plus de 18 mois de son mandat de maire, au basculement brusque de la majorité au conseil. Un coup dur qui justifierait selon certains citoyens l’absence du maire sortant aux dernières communales. Enseignant de carrière, membre fondateur du parti Union progressiste, Pierre Cocou Awadji revient dans cette interview sur sa non participation aux communales, son bilan puis évoque la sécurité envisagée pour les nouveaux maires à travers la réforme du système partisan. La Nation : Monsieur le maire, vous vous apprêtez à passer la main à votre successeur et à quitter également le conseil communal de Lokossa. Qu’est-ce qui justifie votre absence aux dernières élections communales ? Pierre Cocou Awadji : C’est vrai, le maire de Lokossa n’a plus été candidat. Vous savez, Lokossa compte cinq arrondissements dont le plus peuplé est celui de Lokossa-centre. Au regard de ce facteur, la population veut que le dirigeant provienne de cet arrondissement. J’ai été élu dans l’arrondissement d’Agamé avant de devenir maire. Ce que j’ai enduré, c’est trop. De par cette expérience, j’ai voulu être conseiller de l’arrondissement central parce que je suis natif d’ici. Mais cela n’a pas été accepté et on me demande de retourner encore à Agamé. Je ne voudrais plus vivre les mêmes difficultés et c’est par rapport à cela que j’ai décidé de me retirer des communales du 17 mai dernier. Cela ne veut pas dire que Pierre Cocou Awadji a abandonné la politique. J’ai marqué une pause pour observer. Je demeure militant de l’Union progressiste, mon parti politique. Et on va travailler ensemble pour faire sortir le meilleur maire qui va continuer mes œuvres. Il y a cinq ans, vous avez été élu à la tête de Lokossa avec douze voix. Mais on a constaté que cette majorité qui vous a permis de prendre le fauteuil de maire a volé en éclats le 17 juin 2018 sous fond d’une fronde qui a failli vous emporter. Quelles étaient les origines de cette fronde ? C’est la politique. Chacun de nous, conseillers, veut l’exercice du pouvoir. Mais le choix est porté sur moi. En évoluant, certains se sont dit que c’est possible de me bousculer pour récupérer le pouvoir. Ils ont tenté, ça n’a pas marché et ils ont relâché. Revenus à de meilleurs sentiments, ils m’ont laissé poursuivre mon mandat. Ce qui a permis que j’arrive jusqu’au terme des cinq ans déterminés par la loi. La crise étant politique comme vous le dites, sa solution aussi a dû être politique. Des libéralités vous auraient permis de rétablir la majorité à votre profit. A combien peut-on évaluer le budget mobilisé pour vous réconcilier avec les dissidents ? De l’argent, monsieur le journaliste, ce n’est pas vrai. Moi, je me suis dit, si les collègues sont revenus, c’est parce qu’ils ont compris que ce n’est pas certain qu’ils parviennent à faire partir le maire de son fauteuil. De l’autre côté, en évoluant, ils ont constaté que le développement de la commune est en train de de prendre un coup, les budgets étant bloqués. Au cœur de cette crise, les frondeurs vous soupçonnaient d’avoir commis des malversations financières. Entre autres, ils parlaient de surfacturation dans l’achat de deux véhicules et d’un bulldozer D7 d’occasion à la place du neuf pour le compte de la mairie. Qu’en est-il réellement ? Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. Par rapport à l’achat de matériels roulants, il n’y a pas eu de malversations. Je prends les deux véhicules achetés à savoir la RAV 4 et la Highlander. Ces deux véhicules sont acquis sur fonds propres et la loi autorise à faire ces dépenses sur fonds propres sans consulter qui que ce soit, ni le ministère en charge de la Décentralisation, ni le ministère des Finances et de l’Economie. Ce qui n’est pas le cas pour les fonds Fadec affectés comme non affectés où il faut l’accord des deux institutions. Par rapport aux deux véhicules : l’un de fonction et l’autre de pool, puisque c’est sur fonds propres, nulle part dans le budget voté, il n’a été question de véhicules neufs. Mais par rapport au bulldozer, le principe du neuf était retenu. La prévision dans le temps pour le bull Caterpillar D7 était 37 millions francs Cfa. Pour une première fois, le dossier d’appel d’offres a été infructueux. Pareil pour la deuxième fois. Les fournisseurs se sont rapprochés de nous pour connaître la marque de bull envisagée, puisque la loi interdit de la publier dans le Dao. Et c’est alors qu’ils ont estimé qu’il est impossible de trouver de bulldozer neuf de marque Caterpilar avec le montant prévu. La prévision étant insuffisante, il est question de s’appuyer sur des fonds Fadec. Là, le ministère de la Décentralisation a été saisi. A la suite de cette précaution, nous avons utilisé les fonds Fadec pour compléter et acheter le bulldozer. Mais ce fut après avoir saisi, par écrit, le ministère des Finances et de l’Economie aux fins d’autoriser l’achat d’un bull vieux de plus de sept ans d’usage. Puis le Dao a été relancé par rapport à la nouvelle provision financière. Des offres s’en sont suivies et le mieux disant a obtenu le marché. Mais dire qu’il y a eu de surfacturation par rapport à cela, je ne sais pas. Si on avait fait ce dépouillement d’une manière frauduleuse, je ne serai plus ici aujourd’hui. Parce que l’Inspection générale des finances (Igf) est même venue par rapport à ce dossier. Nous sommes suivis de près. En dehors de ces actions, qu’avez-vous fait à la tête de Lokossa durant la troisième mandature de la décentralisation ? Quand on vous met à la tête d’une commune, il est question de mobiliser des ressources qui, si elles sont bien gérées, vous permettent de mener des activités de développement. J’ai hérité d’un budget de moins d’un milliard de francs Cfa, en 2003, mais aujourd’hui je suis à plus de deux milliards. Ça voudra dire qu’on a progressé. Quand il y a évolution au niveau du budget, ça veut dire que vous avez les moyens pour faire face aux urgences des communautés. Je ne dirai pas que j’ai tout fait mais j’ai fait de mon mieux parce que tant qu’il reste à faire, c’est dire que rien n’est fait. Comment êtes-vous parvenu à doubler le budget ? Le budget est constitué, entre autres, des recettes propres et fiscales. Pour les recettes propres, par exemple, j’ai augmenté les postes de perception des taxes sur l’exploitation et le transport du sable et de gravier. En plus des postes d’Agamé et de Toguèmé, opérationnels par le passé, j’en ai créé dans l’arrondissement de Koudo, et deux autres au niveau de Ouèdèmé pour éviter des fuites. J’ai également révisé à la baisse le coût de location des boutiques de la mairie. Et grâce à cette action, toutes les boutiques sont occupées. La centaine de nouvelles boutiques en construction s’inscrit dans la même logique. Pour les recettes fiscales, nous avons bénéficié de l’accompagnement du Groupement intercommunal du Mono et d’autres partenaires. Lequel accompagnement a permis de limiter les fuites fiscales et ce faisant, les recettes venant des impôts ont augmenté. Concernant les infrastructures marchandes également. Aussi, l’Etat a-t-il revu à la hausse les fonds affectés au développement de la commune. Malgré cette bonne santé financière, les artifices qui agrémentaient la ville pour les fêtes de fin d’année tels que le badigeonnage des artères principales de Lokossa ainsi que les guirlandes ne sont plus en vogue. Quel message doit-on comprendre à travers cette option ? Moi j’ai toujours voulu aller à l’essentiel. Attendre toute une année et c’est à la fin, à l’approche des fêtes, on place des guirlandes, pour moi ce n’est pas l’essentiel. Au lieu de penser aux guirlandes, j’ai plutôt jugé utile d’améliorer l’éclairage public. Et pour cela, nous achetons des lampadaires à énergie solaire. Là où ils sont en panne, on remplace. Il est vrai que tout n’est pas remplacé. De même dans le social où il est question d’assister ici et là, on a retenu d’impacter les femmes constituées en des groupements pour nous aider à rendre la ville propre. L’essentiel pour moi, c’est surtout la construction des salles de classe, des centres de santé et j’en passe. La priorité est accordée à ces domaines-là. A Lokossa, il y a plusieurs chantiers qui sont ouverts surtout dans le cadre du projet Asphaltage. Comment la commune a-t-elle pu avoir une trentaine de kilomètres de voies à asphalter ? Par rapport aux communes choisies pour bénéficier de l’asphaltage, Lokossa est celle qui bénéficie de moins de linéaire, 32 km de route. Mais c’est déjà un exploit. J’étais en voyage au Canada quand le gouvernement a, par courrier, demandé aux maires de choisir les voies à aménager. Ce que mes services avaient envoyé tournait autour de 4 km et c’est à mon retour que j’ai repris le dossier pour porter nos besoins à 32 km. Et cela a été intégralement retenu. Qu’est-ce que vous retenez comme action essentielle menée pendant votre mandat ? J’ai donné priorité à l’éducation. Dans la commune de Lokossa, aujourd’hui, c’est seulement l’Ecole primaire publique Ablodé, dans l’arrondissement de Koudo, qui manque de module de classes. Par rapport aux centres de santé, j’ai cherché à rapprocher les centres des populations. Par le passé, celui qui habite à Tozounmé, par exemple, parcourait des dizaines de kilomètres de distance pour venir se faire soigner jusqu’à Koudo. Pour pallier cela, des centres de santé ont été construits, par endroits, pour rapprocher les agents de santé des patients. Et j’en suis fier. Quel est votre plus grand regret en quittant la tête du conseil ? Mon regret, c’est la fronde des dissidents qui a bloqué le conseil communal pendant plus d’un an et demi. S’il n’y avait pas ça, Lokossa ne serait plus au niveau actuel de développement. De par votre expérience dans la pratique de la décentralisation, quels sont les goulots d’étranglement que le gouvernement doit lever ? L’Etat actuel a fait un effort en augmentant les fonds Fadec, mais ce que moi je déplore c’est que les fonds n’arrivent pas à temps. Le retard dans la mise en place des fonds fait qu’on n’arrive pas à les consommer pour l’année pour laquelle ils sont dédiés. Si l’Etat peut faire un effort pour les envoyer dans l’année dans laquelle le travail serait fait, le tout serait consommé. La quatrième mandature de l’ère de la décentralisation s’installe dans un contexte de réforme du système partisan. Pensez-vous que ce contexte offre plus de sécurité aux nouveaux maires pour leur gestion ? En termes de sécurité pour les nouveaux maires, la réforme du système partisan a corrigé beaucoup de choses. Par le passé, il suffit que les conseillers soient au nombre de deux tiers du conseil pour que le maire puisse être destitué. Dans le contexte actuel, même si des conseillers sont contre le maire et soupçonnent des malversations dans sa gestion, il va falloir assigner le maire devant un tribunal. Et c’est la juridiction qui apprécie les faits et décide de la sanction. De même, si un conseiller, élu maire ou pas, est passible des pratiques contraires aux directives de son parti, celui-ci peut le relever de son poste de conseiller communal et, par ricochet, du fauteuil de maire. Puisqu’il faut être conseiller avant d’accéder au poste de maire. Ça, c’est très bon. Ce que nous avons connu au cours du mandat qui s’achève, relève de la pagaille. Je vois que l’ordre revient de sorte à permettre aux nouveaux conseils et aux maires de se concentrer sur les préoccupations de développement. Propos recueillis par Désiré C. VIGAN Actualités 05 juin 2020


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