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La commune de Zogbodomey est connue comme un terrain politique assez mouvementé. Elle est à chaque échéance subdivisée par ces trois fils et "leaders politiques" de la localité que sont Zéphirin Kindjanhoundé, Lazare Sèhouéto et Désiré Vodonon. Ces trois anciens députés abordent le scrutin avec engagement au profit de trois candidats différents
Plus de doute. Comme tous les Béninois, les populations de Zogbodomey sont mobilisées pour le 6 mars prochain, jour du scrutin présidentiel. Alors, la campagne électorale bat son plein avec les trois leaders de la localité. Des 33 candidats en lice, Zogbodomey en a adopté trois à travers ses trois leaders. Lionel Zinsou qui est porté ici par l’ancien député Désiré Vodonon, le candidat Sébastien Ajavon est vanté quant à lui par Zéphirin Kindjanhoundé et Patrice Talon est célébré par l’ancien député Lazare Sèhouéto.
La campagne électorale ne manque donc pas d'animations dans cette commune du département du Zou. En quelques jours, Zogbodomey a changé de couleur. Les équipes de chaque candidat ont pris d’assaut les murs et autres espaces pour y coller leurs affiches. Le centre-ville de l’arrondissement central est comparable à une boîte de nuit. De jour comme de nuit, les différents sièges de campagne l'innondent.
Alexis Djèdji, président de la Cellule de Participation citoyenne de Zogbodomey se veut rassurant. Il pense que les candidats ont changé de stratégies. «Avant, c’étaient les grands meetings mais aujourd’hui, c’est la campagne de proximité», indique-t-il. Toutefois, il déplore certains faits tels que la non distribution des nouvelles cartes d'électeur et l’enlèvement des affiches de certains candidats. Il invite par la même occasion les autorités à faire diligence afin de permettre à tous les citoyens d’aller voter le 6 mars.
A en croire certains responsables de la localité, Patrice Talon et Lionel Zinsou sont attendus à Zogbodomey cette semaine. En attendant, les réunions dans tous les camps se multiplient. En clair, aucun des trois candidats qui se disputaient le terrain n'entend se contenter de la portion congrue à Zogbodomey?

Censé œuvrer pour l’instauration au Bénin, d’un secteur de la microfinance plus crédible, le Projet d’appui à la transparence des institutions de microfinance (Patimf) a été lancé, mardi 23 février à l’Infosec, à Cotonou.
Initié par l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd-Bénin), Consortium Alafia, ce projet qui bénéficie aussi de l’appui de l’Espagne est financé par la Banque africaine de Développement (Bad). C’est la première intervention directe de cette banque au Bénin, dans le domaine de la microfinance.
L’accès aux services financiers est limité en Afrique. Certes, de nombreux progrès ont été réalisés. Toutefois, seulement 21% des adultes sur le continent disposent d’un compte dans les institutions financières formelles. Donc un des défis majeurs à relever pour répondre aux besoins des populations traditionnellement mal desservies, proposera le représentant de la Bad au Bénin, Daniel Ndoye, c’est la mise en place des systèmes financiers solides. A cet effet, le développement desdits systèmes financiers en Afrique constitue un des leviers importants des actions de la Bad, pour lui permettre de réaliser les objectifs de sa stratégie décennale sur la période 2013-2022 relative aussi à la croissance inclusive. Le Projet d’appui à la transparence des institutions de micro finance (Patimf) s’inscrit bien en phase avec cette politique, fera remarquer Daniel Ndoye. Il a une durée de 2 ans et a pour but final d’assurer au Bénin, la construction d’un secteur de la microfinance responsable, transparent et accessible à tous, grâce au renforcement des capacités des prestataires des services financiers et non financiers.
Le Consortium Alafia a été sélectionné pour ce projet, après un appel à proposition du Fonds de renforcement des capacités de la microfinance (Frcm) créé en 2012 par le Groupe de la Bad, le gouvernement espagnol et le Fonds d’équipement des Nations Unies. Pour le président de son Conseil d’administration, Valère Houssou, la transparence n’est pas un gain mais plutôt un objectif à approcher quotidiennement par tout acteur. Le Patimf ne se limitera pas seulement à promouvoir la transparence des prix au niveau de la microfinance, a-t-il averti. «Il abordera davantage tous les autres éléments de la transparence financière à commencer par le cadre règlementaire applicable aux systèmes financiers décentralisés (Sfd), leur système de contrôle interne, la production d’informations fiables à l’autorité et aux partenaires, l’audit externe, la gestion des performances sociales, la promotion, la protection des clients », a assuré Valère Houssou. L’Apsfd-Bénin, les clients et les Business Development Service (Bds) Providers qui sont les autres cibles bénéficiaires, a-t-il poursuivi, verront également leurs capacités renforcées afin de jouer réellement leur partition pour une transparence plus grande au sein des institutions de microfinance (Imf).
L’expertise avérée du Consortium Alafia
Le Patimf n’est pas le premier projet que le Consortium Alafia s’apprête à gérer. D’ores et déjà, le président de son Conseil d’administration a promis l’atteinte de tous les indicateurs exigés. En termes de réalisations par le passé, le Consortium Alafia peut donc se réjouir d’avoir exécuté avec succès, entre autres, le projet de renforcement institutionnel du secteur de la microfinance sur le financement de l’Usaid, le projet d’appui au développement du secteur privé (Padsp) sur le financement de la Banque mondiale, le projet mission Africa de la Fondation Master Cards pour la promotion de la gestion des performances sociales, a indiqué Valère Houssou. Autant de réalisations qui, selon le directeur de cabinet du ministre en charge de la Microfinance, Jacques Dougnon, témoignent de la présence constante du Consortium Alafia aux côtés des Sfd.
Avant lui, l’ambassadeur d’Espagne, Alphonso Barnuevo et le directeur national pour le Bénin et le Togo de OIKO Crédit, Nicaise Tossou ont reconnu la pertinence et l’intérêt du Patimf. Comme l’Espagne, à travers son ambassadeur, Oiko Crédit a aussi réaffirmé sa disponibilité à accompagner le Consortium Alafia dans la bonne exécution du projet bénéfique pour les populations¦

L’objectif numéro 2 de l’Education pour tous à l’horizon 2015 (EPT) est intitulé «enseignement primaire universel». Il s’agit de faire en sorte qu’en 2015, tous les enfants, notamment les filles, les enfants en difficulté et ceux appartenant à des minorités ethniques aient la possibilité d’accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre jusqu’à son terme. A l’arrivée, cet objectif n’a pas été atteint.
Les taux nets de scolarisation se sont sensiblement améliorés au niveau de l’enseignement primaire. Cet indicateur clé pour le suivi de l’enseignement primaire s’est maintenu, durant les années après 2000 marquée par la rencontre de Dakar, à un niveau relativement haut dans de nombreux pays à revenu élevé.
Cette tendance positive se note au niveau de 17 pays disposant de données et qui se situent en Amérique du Nord, en Europe Occidentale, d’Asie de l’Est et du Pacifique, d’Asie centrale et d’Europe centrale et orientale. Ils ont vu leur taux net de scolarisation s’accroître de 20 % entre 1999 et 2012. Mieux, dans certains pays arabes, les chiffres se sont davantage améliorés. Au Maroc, par exemple, ce taux qui était de 71% en 1999 atteint les 99% en 2013. Le Maroc «est parvenu jusqu’à la scolarisation primaire universelle», se réjouissent les experts. Cette avancée remarquable est « le fruit des efforts que ce pays investit dans la construction d’écoles en zones rurales et dans des réformes en faveur de l’équité des genres », font observer ces mêmes experts rapportant une étude de la Banque mondiale de 2005 et 2012. L’Afrique subsaharienne, pour sa part, a également eu à enregistrer des progrès considérables avec un taux de plus de 10%. Ce qui est largement loin de la scolarisation primaire universelle. Mais dans la masse, le cas du Burundi indique un contraste. En 2010, ce pays a réalisé des progrès de 94% contre les 41% qu’il avait dix ans plutôt, c’est-à-dire en 2000.
Par ailleurs, d’autres pays dans la même région, malgré leurs contraintes d’ordre démographique réelles qui pourraient plomber les efforts, ont pu s’en sortir. C’est le cas du Burkina Faso et du Mozambique. Dans ces pays, bien que la population en âge scolaire ait plus que doublé entre 1999 et 2012, «les taux nets de scolarisation ont augmenté de plus de 66%».
De gros handicaps
L’accès de tous à l’éducation est un objectif qui jouit, à l’évidence, d’une grande popularité. Toutefois, sa réalisation à l’horizon 2015 reste compromise. Depuis le Forum sur l’éducation en 2000 et le Cadre de Dakar qui en est issu, en dépit des progrès enregistrés par endroits, la situation de certains pays n’est pas reluisante.
En 2012, près de 58 millions d’enfants en âge de fréquenter l’enseignement primaire n’ont pas pu être scolarisés, note le Rapport de suivi de l’EPT 2015. En plus de la marginalisation de certains groupes sociocommunautaires, il faut mentionner aussi parmi les facteurs la pression démographique, les conflits, le manque d’engagement dans certains pays à forte population non scolarisée. Au nombre de ces pays, les rédacteurs citent le Nigeria et le Pakistan qui n’ont pas progressé comme envisagé, eu égard au niveau initial de leur taux de scolarisation et de leur revenu actuel par habitant. «Entre 1999 et 2012, malgré une hausse substantielle du PNB nigérian, l’amélioration du taux net ajusté de scolarisation et du nombre d’enfants non scolarisés a pratiquement marqué le pas», relève le Rapport. La situation touche particulièrement les pays de l’Afrique subsaharienne. En effet, le Rapport indique que sur les 67 pays n’ayant pas pu atteindre cet objectif de l’EPT, 13 se situent dans cette région. Selon les rédacteurs, ils en sont très éloignés avec des taux nets de scolarisation inférieurs à 80%.
Indicateur de progrès
Par rapport à l’indicateur de progrès l'âge normal d’inscription en première année du premier cycle du primaire, les experts notent que les parents ont plus tendance à inciter les enfants trop âgés à apprendre un métier et à générer des revenus. Ce phénomène ayant contribué à la contre-performance, c’est la scolarisation tardive. Et il est susceptible de conduire à l’abandon scolaire. L’abandon scolaire peut aussi être dû au fait que les enseignants ont bien des difficultés à gérer les enfants de divers âges. De même, les autres apprenants moins âgés éprouvent ces mêmes difficultés. Toutefois, il est reconnu que des efforts sont faits en la matière pour que les inscriptions tardives soient réduites. Ainsi, en Ethiopie comme à Haïti, le nombre d’enfants ayant dépassé de deux ans ou plus, l’âge normal en première année du primaire s’est réduit de plus de 20%¦
Education 23 févr. 2016

Plus de 85000 cartes d’électeur sont déjà remises à leurs titulaires sur un total de 134 596 à distribuer dans la commune de Parakou. Cela représente un taux de distribution d’au moins 63%, à en croire Abdoulaye Baloukya, coordonnateur de l’opération au niveau communal.
Le point à mi-parcours fait au moins 40 624 cartes distribuées sur 62 538 dans le premier arrondissement, plus de 20 700 sur 34 856 dans le deuxième et au moins 23 721 sur 37 202 dans le troisième à la date d’hier. Il en ressort que près de 50 000 cartes ne sont pas encore retirées. Le coordonnateur communal prie les potentiels électeurs retardataires de se présenter le plus tôt dans les centres afin de disposer du sésame qui leur permettra d’exprimer leur vote à l’élection présidentielle du 6 mars prochain. Neuf centres avaient accusé de retard dans le démarrage mais tous fonctionnent désormais normalement, indique-t-il.
Démarrée le 13 février dernier à Parakou, la distribution des cartes d’électeur devrait se poursuivre jusqu’au 28 février prochain. De nombreuses plaintes relatives à des cartes non retrouvées sont enregistrées dans la plupart des centres de distribution ; certains ayants-droit ont pourtant retrouvé leurs noms sur les listes électorales. Des cartes d’un centre se retrouvent dans d’autres centres comme celle de cette dame inscrite au CEG Titirou mais retrouvée à Thian à des kilomètres de son centre. D’autres signalent que les erreurs relatives à leurs coordonnées, dénoncées sur les anciennes cartes, sont encore reconduites?
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Actualités 23 févr. 2016

Les électeurs du département de l’Ouémé/Plateau n’ont toujours pas jusqu’ici leurs cartes d’électeur. L’inquiétude gagne le terrain même si la Cour constitutionnelle a déjà réglé le problème.
Déjà cinq jours que la campagne électorale en vue de la présidentielle du 6 mars prochain a démarré. Les candidats rivalisent de stratégies sur le terrain pour séduire les électeurs. Le département de l’Ouémé/Plateau ne fait pas exception à cette fièvre électorale. Seulement la grande difficulté ici est l’indisponibilité des cartes d’électeur. L’opération de distribution qui a commencé dans certains départements n’est pas encore effective dans l’Ouémé-Plateau. Le Conseil national de Traitement (CNT) qui a désormais en charge la gestion des cartes d’électeur après la dissolution du COS/LEPI a annoncé, lors d’une conférence de presse le jeudi 18 février dernier, que le dernier électeur aura son sésame à la date du 5 mars prochain au plus tard, soit la veille du scrutin. Mais l’inquiétude gagne les électeurs de l’Ouémé/Plateau qui s’impatientent pour le démarrage de l’opération de distribution. C’est vrai, la Cour constitutionnelle a pallié la chose. Elle a décidé que ceux qui n’auraient pas eu les nouvelles cartes d’électeur le jour du scrutin pourront aller voter avec l’ancienne carte d’électeur. Celle qui a servi aux élections législatives et communales de 2015. Mais cette décision ne semble pas pour autant dissiper les inquiétudes sur le terrain. Les populations se demandent comment on peut utiliser deux types de cartes d’électeur pour un même scrutin. Si ce n’est pas la voie ouverte à la fraude. En tout cas c’est ce que pense Martine Agboton vendeuse de bouillie tapioca à Porto-Novo. Elle souhaite tout simplement que le CNT et la Cour constitutionnelle mettent la pression sur l’opérateur technologique en charge de l’impression desdites cartes électorales afin qu’il accélère ses travaux. Il faut que les citoyens utilisent partout la carte d’électeur de nature identique.
Tout comme Martine Agboton, Assifa Amidou s’inquiète et plaide pour le report du scrutin afin de donner quelques jours de prolongations à l’opérateur technologique. Assifa Amidou, estime que sans les nouvelles cartes d’électeur qu'il ne pourra pas aller voter le 6 mars prochain. Car, il ne sait plus où il a jeté la carte LEPI de 2015. Il dit être sûr que de nombreux électeurs seraient dans le même cas que lui. A défaut du report de la date du 6 mars, ce citoyen de Porto-Novo plaide vivement pour que l’opérateur technologique mette les bouchées doubles pour produire les cartes d’électeur restantes afin de permettre aux populations de voter dans la paix.
Aux dernières nouvelles, on apprend de sources proches du CNT, que l’impression des cartes d’électeur de l’Ouémé-Plateau est achevée. Celles-ci seraient à l’étape du colisage. La distribution pourrait démarrer d’ici vendredi prochain sur l’ensemble des 14 communes du département, à en croire la même source?

Les agents chargés de la distribution des cartes d’électeur dans le 12e arrondissement refusent de travailler depuis le lundi 22 février. Ils exigent du Centre national de Traitement un contrat de travail avant toute reprise de l’opération.
Les agents commis à la distribution des cartes d’électeur dans le 12e arrondissement de Cotonou ont donné de la voix lundi 22 février. Ils ont organisé un mouvement de protestation qui a commencé à la Bourse du Travail. C’est pour se faire entendre des autorités engagées dans le processus électoral. Après maintes concessions faites au Centre national de Traitement, les agents distributeurs de cartes d’électeur ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils ont été reçus à la Bourse du Travail par le secrétaire général de la CSTB, Paul Essè Iko qui, selon eux, ne les a pas satisfaits dans ses propos. Ils se sont par la suite réunis à l’EPP Cadjèhoun, pour décider de la conduite à tenir face à leur situation.
En effet, ils exigent du CNT un contrat de travail qui, estiment-ils, leur avait été pourtant promis lors de la formation mais qui, jusque-là, n’a jamais existé. Leur mouvement de protestation qui a démarré lundi 22 février, fait suite à deux moratoires déjà accordés aux responsables du CNT qui n’ont toujours rien fait.
«Nous voulons un contrat de travail en bonne et due forme qui va stipuler le montant journalier et la date exacte du paiement», a insisté, Paterne Egué, porte-parole des manifestants. «C’est pour éviter le traitement qu’on nous a réservé la dernière fois, que nous avons jugé de nous lever un peu plus tôt. Ils nous ont payés à un taux dérisoire et on n’avait aucun moyen pour protester, étant donné qu’il n’y avait aucune base juridique. C’est la base juridique que nous réclamons aujourd’hui», a expliqué un autre agent qui a requis l’anonymat. «Ils ne veulent pas qu’on distribue les cartes», poursuit-il. Les manifestants dénoncent aussi l’attitude des responsables du CNT aux niveaux communal et départemental. Selon eux, ils sont restés insensibles à leur doléance jusqu'à ce jour. Aussi, disent-ils avoir écrit à la Cour constitutionnelle, et aux candidats. Mais leur appel est resté lettre morte.
Les agents distributeurs n’entendent pas se laisser faire cette fois-ci. «Les frais de photocopie des feuilles statistiques, les frais de déplacements à l’arrondissement au moins deux fois par jour sont à notre charge», s’est indigné Paterne Egué. Une partie des manifestants a décidé par sagesse, de faire le service minimum afin de satisfaire les électeurs qui sont venus retirer leurs cartes. L’autre qui craint qu’on ne prenne pas leurs revendications au sérieux, rejette cette proposition. Il faut noter que 10 jours se sont déjà écoulés sur les 15 que l’opération devait durer?

Le candidat à l’élection présidentielle du 6 mars prochain, Simon Pierre Adovèlandé a lancé sa campagne depuis le quartier Vèkpa à Porto-Novo, la terre qui l’a vu naître. La cérémonie a connu une forte mobilisation de militants et sympathisants venus écouter son projet de société.
La campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 6 mars prochain bat progressivement son plein à Porto-Novo. C’est le candidat Simon Pierre Adovèlandé qui a fait parler de lui dans l’après-midi du samedi 20 février dernier à Porto-Novo. Il a organisé un meeting qui a consacré le lancement officiel de sa campagne en présence de plusieurs milliers de personnes. Par le choix de Porto-Novo, le candidat a voulu témoigner sa reconnaissance à la terre qui l’a vu naître et grandir. C’est donc un retour à la source pour implorer la bénédiction de ses aïeux pour qu’ils l’accompagnent tout au long des 15 jours de campagne. Laquelle va le conduire dans les quatre coins du Bénin pour aller à l’assaut des électeurs.
Face à ses militants de Porto-Novo, le candidat Simon Pierre Adovèlandé a levé un coin de voile sur son projet de société intitulé : «Bâtissons ensemble le Bénin». Sa priorité est «l’avenir du Bénin». Une place de choix est accordée au développement de la ville de Porto-Novo dans ce projet de société. Le candidat déplore l’état de Porto-Novo qui n’est pas digne d’être une ville capitale. De toutes les capitales du monde, Porto-Novo est selon lui la seule capitale qui n’a pas d’infrastructures dignes du nom. Simon Pierre Adovèlandé promet dès lors, s’il est élu président de la République, de travailler pour donner à Porto-Novo l’image d’une ville attrayante à l’instar des grandes capitales du monde. Il a prévu notamment la construction de deux ponts pour renforcer l’unique existant et déjà vétuste afin de conjurer les embouteillages souvent notées à l’entrée de la ville capitale. Simon Pierre Adovèlandé voudrait par ailleurs faire la promotion de l’emploi des jeunes une priorité. Il a prévu à cet effet la création d’une Agence des jeunes et des femmes pour prendre en charge les maux auxquels sont confrontés la jeunesse et la gent féminine. Plusieurs projets seront initiés pour former les jeunes à l’auto-emploi et autonomiser les femmes. Ces initiatives en faveur de la jeunesse seront renforcées par un processus particulier pour favoriser le recrutement des jeunes dans l’administration publique.
Simon Pierre Adovèlandé n’a pas manqué d’apprécier la gouvernance du Bénin de ces dix dernières années. Selon lui, le pays a été mal géré et sa priorité sera de travailler à redresser la pente.

Comme sur des roulettes, la campagne électorale pour la présidentielle du 6 mars prochain a démarré vendredi 19 février dernier à Parakou. Décoration des sièges des artères, des murs et autres supports d’affichage, branle-bas dans les états-majors, les candidats ou leurs représentants sont déjà présents sur le terrain. En attendant de sortir le grand jeu de séduction des électeurs...
La ville de Parakou s’est éveillée dans un nouveau décor vendredi dernier. Aux grands carrefours, sur les murs d’affichage, les panneaux géants, les clôtures de maison et autres espaces autorisés, les affiches, les banderoles et les véhicules décorés à l’effigie des prétendants au fauteuil présidentiel forcent l’attention des passants. Les plus impressionnants sont ceux de Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané, Lionel Zinsou, Sébastien Ajavon, Patrice Talon, Aké Natondé, Robert Gbian, Saliou Youssao Aboudou. Deux candidats ont même marqué leur territoire dès le premier jour de la campagne : Aké Natondé qui a tenu un meeting de lancement et Bertin Koovi Sègbowè qui est allé se recueillir sur la tombe de Hubert Maga.
C’est parti donc pour deux semaines d’opérations de charme et de propagande pour les trente-trois candidats en lice pour l’élection du 6 mars prochain. Dans les états-majors, l’on peaufine les stratégies. Chacun usera de ses moyens pour convaincre les populations: affichages, émissions radiodiffusées et télévisées, porte-à-porte.
Au siège de l’alliance pour un Bénin triomphant (ABT) au quartier Kpébié, les militants et sympathisants du leader des «Tabati-taba» ont pris d’assaut les lieux depuis la veille. Sous la houlette d’Adiza Arouna, porte-parole du candidat et les autres, l’engouement au sein des jeunes acquis à la cause du candidat est perceptible. Mais ceux qui visitent les lieux ne sont pas que de potentiels votants d’ABT. Inquiets de la façon dont les cartes d’électeur se distribuent et au regard des nombreuses plaintes enregistrées, un système de recherche des cartes pour les titulaires est mis en place et une liste ouverte.
Du côté de l’alliance GGR du général Robert Gbian, l’heure était au convoyage du matériel de campagne en direction des autres communes du Nord dans la matinée du vendredi matin, sous la supervision de Soulé Sabi Moussa. La campagne devrait s’emballer depuis samedi dernier.
Au quartier général de la coalition «Le chemin du Bénin» de Bonaventure Aké Natondé à Madina, l’on ne fait pas dans la dentelle. Le candidat lui-même est descendu en personne pour déclencher l’artillerie de séduction des électeurs.
En attendant l’effervescence
Chez les partisans de Sébastien Ajavon, c’est la stratégie du porte-à-porte qui sera de mise avec de petits meetings de cent à deux cents personnes, des caravanes, dévoile Bob Yaovi Liassidji de l’équipe de campagne à Parakou et environs. Tous les arrondissements et tous les villages et hameaux des communes de la huitième circonscription seront écumés avec des incursions dans les autres communes et même dans le département des Collines, signale-t-il. En ce début de campagne, les coordinations des quartiers, des arrondissements s’affairent à récupérer et dispatcher les supports de campagne, les moyens de location et d’animation des sièges de campagne.
Au siège du regroupement FCBE-PRD-RB et alliés qui porte le candidat Lionel Zinsou, il n’y a pas eu de mouvement particulier au démarrage de la campagne, après une réunion tenue dans la soirée du jeudi pour peaufiner les tactiques de conquête des électeurs. Mais dans la ville, les affiches et banderoles appelant à voter pour le candidat sont nombreuses.
Alors que le siège de campagne du candidat Saliou Youssao Aboudou à Yéboubéri s’anime avec des décibels assourdissants, dans le camp du candidat Omer Rustique Guézo, le siège était en plein aménagement en attendant certainement le déploiement des grands moyens de persuasion des électeurs. Le candidat sera lui-même à Parakou pour «vendre» son projet de société.
La fièvre électorale est déjà présente, même si ce n’est pas encore la grande effervescence. Dans tous les états-majors des partis et alliances de partis soutenant les candidats, un appel au calme, à la sérénité et à la fête est lancé aux militants afin qu’ils ne provoquent pas et ne cèdent pas à la provocation non plus. Aussi, les candidats ou leurs représentants exhortent-ils les potentiels électeurs à aller retirer leurs cartes d’électeur, le sésame qui leur permettra d’exprimer leurs suffrages le dimanche 6 mars prochain¦

Avec un début timide, la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 6 mars prochain a fini par gagner en effervescence dans la journée du samedi 20 février dernier dans la commune d’Abomey-Calavi. En dehors des candidats cités comme favoris, les autres candidats tardent à prendre le pli.
Samedi 20 février. Dans la matinée à Abomey- Calavi. La ville se réveille avec son train-train habituel. En dehors des affiches et affichettes des candidats tels que Patrice Talon, Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané et Aké Natondé sur le tronçon Akassato-Abomey-Calavi, qui trônent sur des panneaux et immeubles, aucun autre signe n’annonçait jusque-là, le démarrage de la campagne pour l’élection présidentielle du 6 mars prochain. C’est à croire que la ville n’était pas emballée par la fièvre électorale. Mais cette vue de façade sera vite métamorphosée. Aux environs de 11h44, l’ambiance des grands jours s’installe. On surprend de petits groupes de discussions au quartier Zoca qui parient sur la réussite de tel ou tel autre candidat. D’autres jeunes, s’emploient à poser des affichettes sur tout ce qui leur passe sous les yeux : plaques, panneaux, baraques, portes, fenêtres, motos, mûrs, ou encore clôtures, sans attendre forcément l’autorisation de leurs propriétaires. Leurs gestes retiennent l’attention de plus d’un. Des conducteurs de motos ou de voitures se garent, soit pour les aider à l’œuvre, soit pour les admirer.
A quelques encablures au carrefour Zoundja, on aperçoit une gigantesque caravane des militants d’Abdoulaye Bio Tchané scandant des slogans à la gloire de leur leader.
Un peu plus loin sur le tronçon Kpota-Arconville, s’ébranlent les convois des candidats Lionel Zinsou et Aké Natondé. Les militants de Patrice Talon et de Sébastien Ajavon ont aussi arpenté les rues pour convaincre l’électorat. Dans le rang des partisans de Pascal Irénée Koupaki, c’est la course contre la montre avant les derniers jours de la campagne dans ces mêmes quartiers d’Abomey-Calavi.
Si la mobilisation est grande dans le camp des présidentiables cités supra, pour l’heure, les autres prétendants au fauteuil présidentiel tardent à investir les quartiers de la ville pour solliciter le suffrage des électeurs. Ils ne se distinguent même pas pour le moment par la moindre affiche. Attendent-ils peut-être de mettre le paquet aux derniers jours de la campagne afin de mieux marquer les esprits?¦

Après la série de productions de Stan Tohon Ibitosh au profit de certains candidats à l’élection présidentielle du 6 mars prochain, c’est l’artiste G.G Lapino de son vrai nom Théodore Gougounon qui s’élance au profit du présidentiable Lionel Zinsou. Samedi 20 février dernier à Godomey, il a lancé pour son compte un album intitulé «L’hymne de la victoire».
Deux coups politiques en un et en une seule soirée. C’est ce que Théodore Gougounon alias G.G Lapino a fait, dans la soirée du samedi 20 février sur l’aire de jeux de l’arrondissement de Godomey au profit du candidat à l’élection présidentielle du 6 mars prochain, Lionel Zinsou. Promis, il a procédé au lancement officiel de l’album «l’hymne de la victoire» réalisé pour mobiliser les populations à la cause de ce candidat. Il s’agit d’une compilation de chansons réalisées pour vanter et vendre celui que l’artiste lui-même présente comme «Le patron des candidats». Sur des rythmes urbains et plutôt dansants dans le style qu’on lui connaît, «Le lion blanc» de Godomey prête sa voix à la mobilisation des suffrages pour le candidat de l’alliance dite républicaine. Pour lui, l’homme est à même de sortir Godomey de la situation qui lui est faite depuis des années et qui le met en marge du développement que devrait connaître un arrondissement de sa trempe.
Et c’est sans doute ce qui justifie le second pan de son action du samedi 20 février dernier, c'est-à-dire son «Engagement politique » pour la cause du même candidat. G.G Lapino a profité du lancement de cet album pour officialiser son mouvement politique «Nouvelle étoile». C’est sous cette bannière qu’il voudrait se faire entendre dorénavant. Ce deuxième volet de son activité justifie la forte mobilisation des sages, notables, têtes couronnées, mais aussi et surtout d’une horde de militants et sympathisants du mouvement politique naissant qui, eux aussi, voudraient réécrire l’histoire du plus grand arrondissement du Bénin aux côtés de G.G Lapino. Les messages successifs délivrés à l’occasion ont tous arpenté cette piste. A la différence de celui du porte-parole de la «Nouvelle étoile», Marius Nonvignon qui démarque ce mouvement des autres regroupements du genre et l’inscrit sur le long terme, notamment avec des actions qui iront au-delà de la seule élection présidentielle prochaine. Mais en attendant, c’est pour le compte de cette échéance que tous s’engagent. Ce qui leur a valu la reconnaissance du représentant du candidat, Amour Gbovi. Pour rappel, G.G Lapino est surnommé depuis 2006 «l’artiste de la victoire», pour avoir en 2006 (surtout) et en 2011, composé des chansons qui ont été, dit-on, à la base de la victoire du candidat Boni Yayi.
En 2015, pour le compte des élections législatives, il a fait pareil pour la candidate Claudine Prudencio¦