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Nouvelles

Après leurs élections: Les maires d’Avrankou et des Aguégués prennent fonction
Le nouveau maire d’Avrankou, Gabriel Sèna Ganhoutodé et son collègue des Aguégués, Marc Gandonou entrent officiellement en fonction. Ils ont chacun pris service ce vendredi à la faveur d’une cérémonie fort simple présidée par des représentants du préfet de l’Ouémé, Jaochim Apithy. Le maire des Aguégués a pris le témoin des mains de son prédécesseur, Pierre Tovidé avec de nobles ambitions pour la cité lacustre. Gabriel Sèna Ganhoutodé a été investi par le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Jean-Baptiste Akpamagbo. Il succède ainsi à feu Eugène Lonégnon décédé en pleine course électorale. Gabriel Sèna Ganhoutodé était d’ailleurs le premier adjoint au maire de ce dernier jusqu’à sa mort en avril dernier. Bien imbu donc des maux qui minent sa commune, le nouveau maire d’Avankou dit placer son mandat sous le signe de la continuité du développement d’Avrankou. A cet effet, il inscrit au rang de ses priorités le règlement des litiges frontaliers entre Avrankou et ses autres communes sœurs. Pour l’élu de l’Union progressiste, l’heure du décollage de la cité des Djaka a sonné. Et il entend conduire la barque main dans la main et sans parti pris avec l’ensemble des autres membres de son conseil communal qui l’ont porté à la tête de l’hôtel de ville le jeudi 28 mai dernier. Gabriel Ganhoutodé sera aidé dans sa mission par Mathieu Hounkanrin et Alidou Akinotcho élus respectivement aux postes de premier et de deuxième adjoint au maire également investis dans leurs fonctions ce vendredi. Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau Actualités 06 juin 2020


Epreuves à option au Cep 2020 : Dessin, Course de vitesse et Lancer de balle tirés au sort 
Les candidats à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juillet 2020 seront évalués en Dessin pour le compte de l’épreuve d’éducation artistique (Ea) et en Course de vitesse/Lancer de balle pour celle d’éducation physique et sportive (Eps). Ces épreuves à option ont été tirées au sort ce vendredi 5 juin, à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé à Porto-Novo. La cérémonie a été présidée par le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou en présence des représentants des acteurs clés du système éducatif dont des écoliers du Cours moyen 2e année (Cm2), des enseignants et des parents d’élèves. L’épreuve de Dessin a été tirée au hasard par l’écolière Denise Anne Sara do Régo en classe du Cm2 du complexe scolaire Charles de Gaulle de Porto-Novo. Le couple d’épreuves Course de vitesse et Lancer de balle a été choisi par Arthur Good-Luke Ahlonsou du complexe scolaire Ouinlinda Groupe B. Les écoliers du Cm2 présents ont exulté de joie après chaque tirage, montrant ainsi qu’ils sont contents et prêts à affronter ces épreuves à option dans un mois. Satisfait aussi des choix, le ministre Salimane Karimou a noté que ces épreuves à option paraissent plus faciles que celles de l’année dernière où les candidats ont composé dans la Couture au titre de l’épreuve d’éducation artistique et Endurance/ Grimper pour le couple d’épreuves d’éducation physique et sportive. Toutefois, le ministre a invité les candidats à ne pas dormir sur leurs lauriers. Il faut qu’ils mettent le reste du temps à profit pour s’améliorer et s’appliquer afin d’obtenir de bonnes notes dans ces différentes disciplines. Pour ce faire, Salimane Karimou a invité surtout les directeurs d’école, les enseignants titulaires des classes de Cm2 et les parents des candidats à tenir grand compte des résultats de ce tirage au sort pour opérer les ajustements nécessaires susceptibles d’assurer au Cep 2020 un taux de réussite qui comble les attentes de tout le peuple béninois. Le ministre des Enseignements maternel et primaire n’a pas manqué de témoigner sa profonde gratitude au gouvernement et en premier, au président de République, Patrice Talon. Ceci, dit-il, pour le leadership éclairé du chef de l’Etat dans la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 mais aussi pour son admirable attention au secteur de l’éducation ainsi que les nombreux investissements faits en faveur de l’école béninoise et qui attestent bien aujourd’hui de la tenue de l’examen du Cep 2020 après un premier report. Car, le tirage au sort opéré ce vendredi marque une étape décisive dans les préparatifs de l’examen du Cep 2020, se réjouit le ministre Salimane Karimou.   Actualités 05 juin 2020


Pierre Cocou Awadji, maire sortant de Lokossa: « La réforme du système partisan a corrigé beaucoup de choses »
Elu maire de Lokossa en 2003, après avoir été premier adjoint au maire puis directeur de cabinet de son prédécesseur, Pierre Cocou Awadji totalise 17 années de pratique de décentralisation. Mais tout n’aura pas été rose, puisqu’il a été confronté, durant plus de 18 mois de son mandat de maire, au basculement brusque de la majorité au conseil. Un coup dur qui justifierait selon certains citoyens l’absence du maire sortant aux dernières communales. Enseignant de carrière, membre fondateur du parti Union progressiste, Pierre Cocou Awadji revient dans cette interview sur sa non participation aux communales, son bilan puis évoque la sécurité envisagée pour les nouveaux maires à travers la réforme du système partisan. La Nation : Monsieur le maire, vous vous apprêtez à passer la main à votre successeur et à quitter également le conseil communal de Lokossa. Qu’est-ce qui justifie votre absence aux dernières élections communales ? Pierre Cocou Awadji : C’est vrai, le maire de Lokossa n’a plus été candidat. Vous savez, Lokossa compte cinq arrondissements dont le plus peuplé est celui de Lokossa-centre. Au regard de ce facteur, la population veut que le dirigeant provienne de cet arrondissement. J’ai été élu dans l’arrondissement d’Agamé avant de devenir maire. Ce que j’ai enduré, c’est trop. De par cette expérience, j’ai voulu être conseiller de l’arrondissement central parce que je suis natif d’ici. Mais cela n’a pas été accepté et on me demande de retourner encore à Agamé. Je ne voudrais plus vivre les mêmes difficultés et c’est par rapport à cela que j’ai décidé de me retirer des communales du 17 mai dernier. Cela ne veut pas dire que Pierre Cocou Awadji a abandonné la politique. J’ai marqué une pause pour observer. Je demeure militant de l’Union progressiste, mon parti politique. Et on va travailler ensemble pour faire sortir le meilleur maire qui va continuer mes œuvres. Il y a cinq ans, vous avez été élu à la tête de Lokossa avec douze voix. Mais on a constaté que cette majorité qui vous a permis de prendre le fauteuil de maire a volé en éclats le 17 juin 2018 sous fond d’une fronde qui a failli vous emporter. Quelles étaient les origines de cette fronde ? C’est la politique. Chacun de nous, conseillers, veut l’exercice du pouvoir. Mais le choix est porté sur moi. En évoluant, certains se sont dit que c’est possible de me bousculer pour récupérer le pouvoir. Ils ont tenté, ça n’a pas marché et ils ont relâché. Revenus à de meilleurs sentiments, ils m’ont laissé poursuivre mon mandat. Ce qui a permis que j’arrive jusqu’au terme des cinq ans déterminés par la loi. La crise étant politique comme vous le dites, sa solution aussi a dû être politique. Des libéralités vous auraient permis de rétablir la majorité à votre profit. A combien peut-on évaluer le budget mobilisé pour vous réconcilier avec les dissidents ? De l’argent, monsieur le journaliste, ce n’est pas vrai. Moi, je me suis dit, si les collègues sont revenus, c’est parce qu’ils ont compris que ce n’est pas certain qu’ils parviennent à faire partir le maire de son fauteuil. De l’autre côté, en évoluant, ils ont constaté que le développement de la commune est en train de de prendre un coup, les budgets étant bloqués. Au cœur de cette crise, les frondeurs vous soupçonnaient d’avoir commis des malversations financières. Entre autres, ils parlaient de surfacturation dans l’achat de deux véhicules et d’un bulldozer D7 d’occasion à la place du neuf pour le compte de la mairie. Qu’en est-il réellement ? Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. Par rapport à l’achat de matériels roulants, il n’y a pas eu de malversations. Je prends les deux véhicules achetés à savoir la RAV 4 et la Highlander. Ces deux véhicules sont acquis sur fonds propres et la loi autorise à faire ces dépenses sur fonds propres sans consulter qui que ce soit, ni le ministère en charge de la Décentralisation, ni le ministère des Finances et de l’Economie. Ce qui n’est pas le cas pour les fonds Fadec affectés comme non affectés où il faut l’accord des deux institutions. Par rapport aux deux véhicules : l’un de fonction et l’autre de pool, puisque c’est sur fonds propres, nulle part dans le budget voté, il n’a été question de véhicules neufs. Mais par rapport au bulldozer, le principe du neuf était retenu. La prévision dans le temps pour le bull Caterpillar D7 était 37 millions francs Cfa. Pour une première fois, le dossier d’appel d’offres a été infructueux. Pareil pour la deuxième fois. Les fournisseurs se sont rapprochés de nous pour connaître la marque de bull envisagée, puisque la loi interdit de la publier dans le Dao. Et c’est alors qu’ils ont estimé qu’il est impossible de trouver de bulldozer neuf de marque Caterpilar avec le montant prévu. La prévision étant insuffisante, il est question de s’appuyer sur des fonds Fadec. Là, le ministère de la Décentralisation a été saisi. A la suite de cette précaution, nous avons utilisé les fonds Fadec pour compléter et acheter le bulldozer. Mais ce fut après avoir saisi, par écrit, le ministère des Finances et de l’Economie aux fins d’autoriser l’achat d’un bull vieux de plus de sept ans d’usage. Puis le Dao a été relancé par rapport à la nouvelle provision financière. Des offres s’en sont suivies et le mieux disant a obtenu le marché. Mais dire qu’il y a eu de surfacturation par rapport à cela, je ne sais pas. Si on avait fait ce dépouillement d’une manière frauduleuse, je ne serai plus ici aujourd’hui. Parce que l’Inspection générale des finances (Igf) est même venue par rapport à ce dossier. Nous sommes suivis de près. En dehors de ces actions, qu’avez-vous fait à la tête de Lokossa durant la troisième mandature de la décentralisation ? Quand on vous met à la tête d’une commune, il est question de mobiliser des ressources qui, si elles sont bien gérées, vous permettent de mener des activités de développement. J’ai hérité d’un budget de moins d’un milliard de francs Cfa, en 2003, mais aujourd’hui je suis à plus de deux milliards. Ça voudra dire qu’on a progressé. Quand il y a évolution au niveau du budget, ça veut dire que vous avez les moyens pour faire face aux urgences des communautés. Je ne dirai pas que j’ai tout fait mais j’ai fait de mon mieux parce que tant qu’il reste à faire, c’est dire que rien n’est fait. Comment êtes-vous parvenu à doubler le budget ? Le budget est constitué, entre autres, des recettes propres et fiscales. Pour les recettes propres, par exemple, j’ai augmenté les postes de perception des taxes sur l’exploitation et le transport du sable et de gravier. En plus des postes d’Agamé et de Toguèmé, opérationnels par le passé, j’en ai créé dans l’arrondissement de Koudo, et deux autres au niveau de Ouèdèmé pour éviter des fuites. J’ai également révisé à la baisse le coût de location des boutiques de la mairie. Et grâce à cette action, toutes les boutiques sont occupées. La centaine de nouvelles boutiques en construction s’inscrit dans la même logique. Pour les recettes fiscales, nous avons bénéficié de l’accompagnement du Groupement intercommunal du Mono et d’autres partenaires. Lequel accompagnement a permis de limiter les fuites fiscales et ce faisant, les recettes venant des impôts ont augmenté. Concernant les infrastructures marchandes également. Aussi, l’Etat a-t-il revu à la hausse les fonds affectés au développement de la commune. Malgré cette bonne santé financière, les artifices qui agrémentaient la ville pour les fêtes de fin d’année tels que le badigeonnage des artères principales de Lokossa ainsi que les guirlandes ne sont plus en vogue. Quel message doit-on comprendre à travers cette option ? Moi j’ai toujours voulu aller à l’essentiel. Attendre toute une année et c’est à la fin, à l’approche des fêtes, on place des guirlandes, pour moi ce n’est pas l’essentiel. Au lieu de penser aux guirlandes, j’ai plutôt jugé utile d’améliorer l’éclairage public. Et pour cela, nous achetons des lampadaires à énergie solaire. Là où ils sont en panne, on remplace. Il est vrai que tout n’est pas remplacé. De même dans le social où il est question d’assister ici et là, on a retenu d’impacter les femmes constituées en des groupements pour nous aider à rendre la ville propre. L’essentiel pour moi, c’est surtout la construction des salles de classe, des centres de santé et j’en passe. La priorité est accordée à ces domaines-là. A Lokossa, il y a plusieurs chantiers qui sont ouverts surtout dans le cadre du projet Asphaltage. Comment la commune a-t-elle pu avoir une trentaine de kilomètres de voies à asphalter ? Par rapport aux communes choisies pour bénéficier de l’asphaltage, Lokossa est celle qui bénéficie de moins de linéaire, 32 km de route. Mais c’est déjà un exploit. J’étais en voyage au Canada quand le gouvernement a, par courrier, demandé aux maires de choisir les voies à aménager. Ce que mes services avaient envoyé tournait autour de 4 km et c’est à mon retour que j’ai repris le dossier pour porter nos besoins à 32 km. Et cela a été intégralement retenu. Qu’est-ce que vous retenez comme action essentielle menée pendant votre mandat ? J’ai donné priorité à l’éducation. Dans la commune de Lokossa, aujourd’hui, c’est seulement l’Ecole primaire publique Ablodé, dans l’arrondissement de Koudo, qui manque de module de classes. Par rapport aux centres de santé, j’ai cherché à rapprocher les centres des populations. Par le passé, celui qui habite à Tozounmé, par exemple, parcourait des dizaines de kilomètres de distance pour venir se faire soigner jusqu’à Koudo. Pour pallier cela, des centres de santé ont été construits, par endroits, pour rapprocher les agents de santé des patients. Et j’en suis fier. Quel est votre plus grand regret en quittant la tête du conseil ? Mon regret, c’est la fronde des dissidents qui a bloqué le conseil communal pendant plus d’un an et demi. S’il n’y avait pas ça, Lokossa ne serait plus au niveau actuel de développement. De par votre expérience dans la pratique de la décentralisation, quels sont les goulots d’étranglement que le gouvernement doit lever ? L’Etat actuel a fait un effort en augmentant les fonds Fadec, mais ce que moi je déplore c’est que les fonds n’arrivent pas à temps. Le retard dans la mise en place des fonds fait qu’on n’arrive pas à les consommer pour l’année pour laquelle ils sont dédiés. Si l’Etat peut faire un effort pour les envoyer dans l’année dans laquelle le travail serait fait, le tout serait consommé. La quatrième mandature de l’ère de la décentralisation s’installe dans un contexte de réforme du système partisan. Pensez-vous que ce contexte offre plus de sécurité aux nouveaux maires pour leur gestion ? En termes de sécurité pour les nouveaux maires, la réforme du système partisan a corrigé beaucoup de choses. Par le passé, il suffit que les conseillers soient au nombre de deux tiers du conseil pour que le maire puisse être destitué. Dans le contexte actuel, même si des conseillers sont contre le maire et soupçonnent des malversations dans sa gestion, il va falloir assigner le maire devant un tribunal. Et c’est la juridiction qui apprécie les faits et décide de la sanction. De même, si un conseiller, élu maire ou pas, est passible des pratiques contraires aux directives de son parti, celui-ci peut le relever de son poste de conseiller communal et, par ricochet, du fauteuil de maire. Puisqu’il faut être conseiller avant d’accéder au poste de maire. Ça, c’est très bon. Ce que nous avons connu au cours du mandat qui s’achève, relève de la pagaille. Je vois que l’ordre revient de sorte à permettre aux nouveaux conseils et aux maires de se concentrer sur les préoccupations de développement. Propos recueillis par Désiré C. VIGAN Actualités 05 juin 2020


Recours contre le dispositif policier chez Boni Yayi en juin 2019: La Cour constitutionnelle déboute Pierre Osho
Lors de son audience plénière hier jeudi 4 juin, la Haute juridiction s’est penchée sur le recours de l’ancien ministre Pierre Osho qui dénonce un cas de violation des droits de l’homme par les forces de l’ordre sur la personne de l’ancien président de la République Thomas Boni Yayi. Après avoir délibéré, la Cour dit que les forces de l’ordre n’ont pas violé la Constitution. Le dispositif policier chez Boni Yayi entre juin et juillet de l’année dernière ne constitue pas une violation de la Constitution… C’est le verdict de la Cour constitutionnelle sur le recours de Pierre Osho, portant violation des droits de l’homme par les forces de l’ordre sur la personne de l’ancien président de la République Thomas Boni Yayi. C’est Maître Janvier Rigobert Dossou-Gbete, huissier de justice, qui a transmis ledit recours, le 11 juin 2019. Dans ce recours, le requérant expose que le 2 mai 2019, un dispositif policier permanent a été établi autour du domicile de l’ancien président Thomas Boni Yayi, interdisant à toute personne, l’accès à son domicile alors que l’intéressé n’est l’objet d’aucune poursuite ni d’aucune condamnation. D’une part, interprétant cette mesure comme une privation du droit de visite et de la liberté d’aller et de venir de l’ancien président Thomas Boni Yayi, et d’autre part, se fondant sur les dispositions des articles 117 alinéa 3, 120 et 121 alinéa 2 de la Constitution, le requérant demande à la Cour de mettre fin à la violation du droit à la liberté de l’intéressé. Dans son rapport, le conseiller-rapporteur, le Professeur Joseph Djogbènou fait savoir : « … L’Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et venir, la liberté d’association, de réunion, de cortège et de manifestation ; au sens de cette disposition la liberté fondamentale d’aller et venir garantie par la Constitution n’est ni générale ni absolue ; toutefois, les restrictions auxquelles, dans une société démocratique, la loi soumet cette liberté ne sont, dans leur application, valides que lorsqu’elles sont nécessaires et proportionnelles pour prévenir ou lever les menaces sur l’ordre public, la sécurité ou la défense nationale et à la protection des droits et libertés individuels ; en l’espèce où les circonstances et les conséquences des élections législatives du 28 avril 2019 ont occasionné des menaces à la sécurité et à la défense nationales, à l’ordre public et à la protection des droits et libertés individuels, les restrictions à la liberté d’aller et venir auxquelles certaines personnes dont monsieur Thomas Boni Yayi ont été soumises qui étaient nécessaires et proportionnelles à la gravité de telles menaces ne sont pas contraires à la Constitution ». C’est la substance du rapport de Joseph Djogbénou et c’est dans ce sens qu’iront les sages dans leur délibération à travers la décision Dcc 20-497 du 4 juin 2020. Actualités 05 juin 2020


Lancement de proximité de la campagne agricole: « Dans deux ans, le Bénin sera exportateur de mangues », selon Gaston Dossouhoui
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche a procédé, hier jeudi 4 juin, au lancement de proximité de la campagne agricole 2020-2021 au pôle de développement agricole (Atda 5) Zou-Couffo située à Saclo, commune de Bohicon par la mise en terre des plants de manguiers. Le thème choisi pour cette campagne est « Accès des produits agricoles au marché : Défis et stratégies ». Le lancement de proximité de la campagne agricole est l’une des innovations du gouvernement dont l’objectif est de booster la production agricole nationale. Par ce geste, le top vient ainsi d’être donné par le ministre Gaston Dossouhoui pour le compte de la campagne agricole 2020-2021. N’ayant pas pu lancer la campagne régulièrement en raison des exigences du Covid-19, il a choisi la formule des lancements de proximité afin d’aller au contact des producteurs pour leur doper le moral et décliner les opportunités qu’offre le budget de l’Etat exercice 2020. C’est un secret de polichinelle qu’aujourd’hui, le secteur agricole béninois a connu une restructuration institutionnelle et dans ce cadre, des produits ont été ciblés pour réduire les importations alimentaires et pour porter les produits locaux sur le marché international. Cette restructuration a amené à analyser les zones favorables à telle ou telle spéculation. Dans le pôle 5 qui couvre le bassin du Couffo et du Zou, l’accent a été porté sur d’importantes filières, à savoir les plantes pérennes qui regroupent les agrumes et les spéculations vivrières. Aujourd’hui, l’un des défis que s’est fixé le gouvernement Talon est de faire du Bénin un pays exportateur de mangues d’ici deux ans. C’est pourquoi le ministre, comptant sur l’engagement des producteurs et la détermination du gouvernement, promet que « Dans deux ans, le Bénin sera exportateur de mangues ». Après avoir mis un accent sur les facilités offertes aux producteurs par le gouvernement, il les a invités à en profiter et à produire suffisamment en vue d’atteindre les objectifs fixés. Bilan de la campagne 2019-2020 Didier Agonyissa, directeur général de L’atda 5 a saisi la balle au bond pour faire le bilan de la campagne agricole 2019-2020. Ainsi, conformément à sa mission de promotion des filières, l’agence a pris des dispositions au titre de la campagne 2019-2020 notamment la facilitation de l’accès aux intrants, le renforcement de la capacité des acteurs, la mise en place de noyaux reproducteurs de volaille et de petits ruminants, d’équipements, d’alevins clarias et autres. Lesquelles dispositions ont permis d’atteindre des résultats appréciables, dont la réalisation de 940 hectares d’aménagements dans le cadre de la contribution du pôle à l’objectif de production d’un million de tonnes de riz par an à l’horizon 2022, le renforcement des capacités des producteurs (formation et appui en équipements) et l’appui à l’émergence des clusters pour l’amélioration de l’accès au marché des produits agricoles. A noter qu’après le cérémonial de mise en terre des plants, le ministre et sa délégation ont visité la ferme Fondogni de Dominique Gnimadi située sur la route de Covè. Il s’y fait la production de palmier, la transformation d’huile de palme, l’élevage, le maraîchage et autres . Actualités 05 juin 2020


Comités de gestion contre le Covid-19: Les mesures de prévention rappelées dans les mosquées
Fermés durant plus de deux mois, les lieux de culte ont rouvert ce mardi 02 juin 2020, grâce à l’allègement des mesures restrictives liées à la riposte contre le Covid-19. Dans cet entretien, Abdoul Jalili Yessoufou, imam de la mosquée centrale de Cadjèhoun et secrétaire général de l’Union Islamique du Bénin (Uib), se prononce sur cette décision du gouvernement et rappelle les dispositions prises dans les mosquées pour qu’il n’y ait pas de faille dans l’observance des mesures barrières à la propagation du coronavirus. Quel sentiment vous anime face à la décision du gouvernement portant la réouverture des lieux de culte dont les mosquées ? Abdoul Jalili Yessoufou: C’est avec une grande joie que nous accueillons la décision gouvernementale annonçant la réouverture des mosquées. La décision était attendue par toute la communauté musulmane à laquelle les mosquées manquaient. Nous louons Allah qui a exaucé nos prières et qui a permis aux autorités d’avoir la maîtrise de la gestion de la crise à travers une réduction considérable du nombre de cas de coronavirus et la mise en place d’un traitement. Il faut avouer qu’au départ, la maladie du Covid-19 a terrorisé tout le monde. Ce qui a abouti à la fermeture des lieux de culte sur toute l’étendue du territoire national. Nous accueillons très favorablement et avec joie l’allègement des mesures restrictives liées à la riposte contre le Covid-19. Une réouverture autorisée sous conditions ! Monsieur le secrétaire général, la communauté musulmane pourra-t-elle respecter les mesures qui conditionnent la réouverture des lieux de culte ? Ce sont des conditions que nous pouvons faire respecter. Les conditions, entre-temps, sont déjà entrées dans les habitudes de tous les fils et toutes les filles du Bénin. Que feront concrètement les responsables pour faire respecter les mesures barrières à la propagation du Covid-19 dans les mosquées? Les responsables au niveau des départements à savoir les bureaux départementaux de l’Union islamique du Bénin (Uib) ont commencé à recevoir des messages qui ne sont qu’un ensemble de mesures d’application tenant compte des spécificités de la religion musulmane. Il s’agit essentiellement des mesures que doivent respecter toutes les mosquées. Il y a également des mesures qui concernent les fidèles eux-mêmes. En ce qui concerne les mosquées, il est demandé de faire installer des dispositifs de lavage des mains à l’entrée, de procéder à la désinfection régulière des lieux. Nous avons demandé dans les mosquées, où il y a la possibilité, de ranger carrément les tapis de prière pour que le nettoyage se fasse. Cette désinfection est de mise. Nous avons mis un accent particulier là-dessus. Les imams auront à faire respecter surtout à l’intérieur des mosquées la distanciation d’au moins un mètre entre fidèles musulmans. Il est demandé aux responsables de revoir les sermons faits par les imams pour que cela se fasse surtout les vendredis dans une marge de temps raisonnable parce qu’il s’agira de ne pas permettre la propagation de la maladie. Nous avons limité nos prières quotidiennes et canoniques dans un temps donné et les prières du vendredi seront également de courte durée. Nous avons responsabilisé les comités de gestion des mosquées pour veiller au respect des mesures. Quant aux fidèles, nous leur avions demandé de porter chacun un masque et de se laver les mains à l’entrée comme à la sortie de la mosquée. Nous avons demandé à chaque fidèle musulman de venir à la mosquée avec son propre tapis. Ces mesures sont déjà notifiées à tous les démembrements de l’Union islamique du Bénin (Uib). L’Uib a procédé à la finalisation des mesures ce samedi (30 mai 2020, ndlr). La désinfection des mosquées commence le dimanche 31 mai 2020 et sera faite sur toute l’étendue du territoire national avant la tenue du premier culte le mardi 02 juin 2020. Quelles dispositions avez-vous prises en cas de non-respect de ces mesures? Puisque l’allègement des mesures restrictives liées à la riposte contre le Covid-19 est une décision gouvernementale que l’Union islamique du Bénin (Uib) met en application, chaque comité de gestion des mosquées a le pouvoir d’engager la responsabilité des imams en cas de défaillance en ce qui concerne le respect des mesures barrières. L’Uib a pris toutes les dispositions pour qu’il n’y ait pas de failles dans l’observance des mesures dans les mosquées. C’est le moment d’ailleurs de remercier les imams et les fidèles musulmans qui ont respecté les mesures concernant la fermeture des lieux de culte. Nous les invitons à avoir le même comportement à la réouverture pour qu’il n’y ait pas de désobéissance par rapport à toutes les mesures. Il faut avouer que le problème de moyens se pose dans certaines mosquées. Nous réitérons notre demande de soutien à l’endroit de toutes les personnes de bonne volonté au sein de la communauté et au gouvernement pour soutenir les mosquées dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19. Par Marc MENSAH (Stag.) Actualités 05 juin 2020


Reprise du transport en commun à Parakou: Les conducteurs de taxis contraints de revoir leurs tarifs
La reprise des activités des compagnies de transport en commun depuis mardi 2 juin dernier, a créé des soucis aux conducteurs de taxis du parc Cncb d’Albarika, à Parakou. Pour faire face à la concurrence, ils ont dû rapidement revoir leur grille tarifaire à la baisse. Les conducteurs de taxis de la gare routière centrale de Parakou ne savent plus, depuis mardi 2 juin dernier, à quel saint se vouer. C’est après avoir imposé leurs conditions aux passagers, alors qu’ils étaient les seuls à assurer le trafic au temps fort du cordon sanitaire instauré par le gouvernement. Pour ne pas subir une baisse de leurs chiffres d’affaires, face à la reprise des activités des compagnies de transport en commun, ils se sont retrouvés dans l’obligation de revoir leur grille tarifaire à la baisse. En effet, par rapport aux coûts appliqués à bord des bus, les conducteurs de taxis à Parakou craignent d’être désœuvrés ou de garer leurs véhicules. Ce qui a fait réfléchir les responsables de leurs syndicats qui se sont vite retrouvés. L’occasion a permis de convenir de ce qu’il y a lieu de faire, afin qu’ils ne perdent pas leur clientèle. Au cours de la séance, un réajustement a été effectué au niveau de leur grille tarifaire. Ainsi, pour un voyage Parakou-Cotonou par exemple, le passager aura désormais à débourser 12 000 F Cfa au lieu de 15 000 précédemment, s’il emprunte un véhicule de 5 places. Pour un 9 places, il n’aura plus à payer 12 000, mais 10 000. Auparavant, avec les 5 places, Parakou-Malanville était à 10 000. Mais il est passé à 8 000. S’agissant des 9 places, il faut débourser 6 000 au lieu de 8 000. En clair, les taxis ont revu leurs tarifs à la baisse. C’est à la grande satisfaction des passagers qui réalisent qu’au moment où le gouvernement avait instauré le cordon sanitaire autour de certaines localités, que les conducteurs de taxi avaient la possibilité de les faire voyager à moindre coût. « Nous avons tenu compte de tout. Face à la situation, il faut que les chauffeurs aient aussi ce qu’il leur faut pour au moins survivre », a indiqué Issa Gounou Chabi, secrétaire administratif de l’Union nationale des conducteurs du Bénin (Unacob) du Borgou. « C’est un peu difficile. Il y a certains passagers qui comprennent, mais d’autres non. Il nous faut des tarifs nous permettant d’avoir de quoi couvrir les dépenses engagées sur nos véhicules au cours du voyage », soutient le conducteur Bio Issifou. « Sinon, nous risquons de rouler à perte », poursuit-il. La nouvelle tarification est déjà entrée en vigueur. Mais est-ce qu’elle les arrange? Comme charges, les conducteurs de taxi doivent, à chaque voyage, payer des commissions et prendre le ticket de l’Unacob, s’approvisionner en carburant et régler les frais de péage. Il leur faut au moins 30 000 F Cfa. A raison de 12 000 F pour chacun des 3 passagers à bord d’un véhicule cinq places en partance de Parakou pour Cotonou, il y a bien lieu de se demander s’ils vont rentrer dans leurs fonds. Qu’il s’agisse des bus ou des taxis, les tarifs ont presque doublé. Obligés qu’ils sont de compenser le manque à gagner dû à la limitation du nombre de places à leur bord, ce sont les passagers qui en paient le prix fort. Société 05 juin 2020


Gestion des déchets pneumatiques: De fortes actions de valorisation et de protection de l’environnement
En se fixant pour credo « les ordures sont les ors durs», Jérémie Gbègniho œuvre pour la protection de l’environnement à travers la valorisation des déchets. Grâce à une technique de recyclage, il donne une seconde vie aux pneus, bouteilles et sachets en plastique qui polluent l’environnement. Après une formation initiée par l’Organisation non gouvernementale Nature tropicale à laquelle il a pris part en 2006, Jérémie Gbègniho découvre sa vocation de spécialiste et de citoyen engagé dans la protection de l’environnement. Ladite formation portait sur une initiative dénommée graine du futur qui consiste à faire séjourner les jeunes dans la forêt pour prendre contact et communiquer avec la nature et à se faire former sur les connaissances endogènes au service de la protection de la nature. Une sorte d’éducation environnementale par expérience qui a déchaîné sa passion pour la cause environnementale. Il a initié en 2015, un programme de création de dix mille emplois verts en Afrique basés uniquement sur la valorisation des déchets. Après la mobilisation des jeunes dans sept pays de la sous-région qui ont adhéré à la cause de la protection de l’environnement au départ, d’autres pays se sont intéressés à l’initiative et actuellement elle s’est étendue à vingt-cinq pays qui ont fini par fonder en 2015 l’Union africaine des ambassadeurs du climat dont Jérémie Gbègniho est le président. Selon ses explications, l’objectif est de mettre en place un programme dans chacun des pays africains qui puisse se focaliser sur la valorisation des déchets et la création d’emplois verts. « Au début, nous avions commencé par la transformation des pneus pour en fabriquer des guéridons et des sièges. Par la suite, nous avons œuvré pour transformation des sachets plastiques pour en fabriquer des pavés plastiques. Les jeunes étaient beaucoup plus exposés à la fumée des sachets brûlés et du coup l’initiative n’a pas été promue par manque de matériels adéquats », informe-t-il. Les techniques de fabrication ont été donc améliorées et il parvient à réaliser des poufs de grande valeur faits avec des matériaux de qualité, qui peuvent retrouver leur place dans les palaces. Aujourd’hui, avec des sachets et des bouteilles plastiques recyclés, Jérémie G. fabrique des poufs, des divans, des tables de nuit, des tables à manger, des murs de séparation, des divans à dossiers et bien d’autres objets de décoration qu’il offre aux connaissances et aux personnalités pour en apprécier la qualité. « Jusque-là, je ne vends aucun produit, j’en donne juste aux connaissances pour apprécier la résistance de la matière », a-t-il souligné. Ainsi donc, à base des pneus, il fabrique des guéridons de qualité exceptionnelle, tout en protégeant l'environnement. Le procédé a l’avantage de libérer l’environnement des polluants. « Dans chaque bouteille en plastique, nous essayons d’emprisonner des centaines de sachets plastiques qui ne constituent rien en matière de poids. C’est une manière pour nous de débarrasser l’environnement de tous ces sachets plastiques qui le polluent », confie Jérémie Gbègniho. Satisfaction Si Jérémie Gbègniho n’est pas prêt à abandonner l’activité, il estime qu’elle le rend utile à la vie, à l’environnement. Et pour cause. Pour fabriquer un pouf, il faut utiliser environ deux kilogrammes de sachets plastiques et un minimum de 48 bouteilles en plastique de 0,5 litre de contenance. On imagine bien le nombre de sachets que cela représente. Pour un salon complet par exemple, cela varie entre 450 et 577 bouteilles en plastique et près de sept kilogrammes de sachets plastiques. « Au total, nous avons 1377 bouteilles en plastique pour fabriquer un salon de cinq places et environ vingt kilos de sachets plastiques. « Même celui qui investit de l’argent à acheter un objet qui dégorge l’environnement des déchets plastiques doit en être fier », a-t-il ajouté avant d’affirmer qu’en matière de lutte contre la pollution, il ressent une grande satisfaction. « Ce qui me réjouit, c’est quand je réunis des déchets et que j’arrive à leur donner une beauté, une grandeur », laisse-t-il entendre. De cette expérience, le président de l’Union africaine des ambassadeurs du climat retient que le secteur porteur d’emploi en Afrique est la valorisation des sachets et des objets en plastique usagés qui courent les rues et qui représentent un véritable danger pour l’environnement et le climat. Ces objets polluants sont pour la plupart à la base de nombreux maux qui minent la santé des populations, d’après lui. Pour parvenir à débarrasser l’environnement de ces déchets, il a fait savoir que lorsqu’il y a un projet de fabrication, son équipe et lui lancent une campagne de collecte de bouteilles et de sachets en plastique. Le défi actuel pour une production à grande échelle est son combat pour la mobilisation de ressources pour créer un grand centre intelligent de valorisation des déchets plastiques. « Je sais que, ce faisant, nous pouvons créer de milliers d’emplois et des milliards de richesse pour notre pays », envisage-t-il. Dès lors, chaque citoyen devra savoir qu’il a un rôle à jouer dans la protection de l’environnement et éviter d’y jeter des objets polluants. Environnement 05 juin 2020


Lutte contre le coronavirus: Rendre performant le système immunitaire par la pratique d’activités physiques
Cinq mois après son déclenchement, la pandémie à coronavirus 2019 (Covid-19) continue de défier l’être humain et la science. Malgré le partage des informations médicales au niveau mondial, des questions concernant l’origine du virus, les mécanismes de transmission, la validité des tests de dépistage et l’efficacité des traitements en cours restent sans réponses scientifiques consensuelles. Dans ce contexte incertain serti d’intérêts géopolitique et financier, stimuler la réponse immunitaire contre ce féroce virus par les moyens simples comme la pratique d’activités physiques, est à coup sûr une option gagnante. Et cet article révèle les bénéfices des activités physiques sur le système immunitaire, la santé physique et mentale en général. Pour limiter la propagation vertigineuse du coronavirus, les pays ont adopté des mesures de riposte et de précaution telles que la fermeture des frontières et lieux publics, le couvre-feu, la limite du trafic aérien, le télétravail, le confinement et les gestes barrières. Le respect desdites mesures impérieuses engendre la restriction des déplacements, la perte d’emploi, l’isolement et le stress chez de nombreuses personnes. Au demeurant, leur santé et leur bien-être mental peuvent être menacés, surtout si elles ne pratiquent aucune forme d'activité physique à domicile. Et c’est fort de ce constat que nous avons recommandé aux citoyens, dans un article intitulé «Comment booster votre système immunitaire pour lutter contre le coronavirus?» (La Nation, numéro7469 en date du 20 avril 2020), de s’adonner aux activités physiques durant cette pandémie. Il importe de comprendre que le système immunitaire (expliqué dans l’article susmentionné) est au cœur des mécanismes d’action de vaccins et traitements antiviraux. En attendant la mise au point de remèdes prouvés contre ce scabreux coronavirus, aussi bien en Afrique qu’ailleurs, stimuler le système immunitaire par les moyens pratiques et sûrs est une option gagnante. Dans les sections suivantes, nous traitons des bienfaits de l’activité physique sur le système immunitaire durant cette crise sanitaire; nous suggérons enfin quelques exercices adaptés au contexte. Généralités sur l'activité physique L'activité physique (Ap) est définie comme tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques entraînant une dépense énergétique. Il y a, brièvement, trois types d’Ap: l’endurance aérobie ou cardiorespiratoire pour faire travailler le cœur et les poumons; l’entraînement musculaire en résistance pour renforcer les muscles et les os et la flexibilité pour détendre les muscles et demeurer souple. Les bénéfices d’un type sur la santé sont tributaires de la fréquence, la durée et l’intensité de l'activité. La notion d’intensité renvoie à l’énergie dépensée au cours de l’effort. Pour une même durée, la dépense énergétique est d’autant plus élevée que l’activité ou l’exercice est intense. Voici quelques exemples proposés par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) : ¦ Activité physique modérée (elle demande un effort moyen et accélère sensiblement la fréquence cardiaque) : marcher d'un pas vif; danser; s'acquitter de travaux ménagers et domestiques; soulever/déplacer de lourdes charges ; faire du bricolage (par ex. réparations de toitures, peinture), etc. ¦ Activité physique d'intensité élevée (elle demande un effort important ; le souffle se raccourcit et la fréquence cardiaque s'accélère considérablement.) : courir; faire du vélo à vive allure; nager à vive allure; faire des sports et jeux de compétition, etc. Durant cette pandémie, l'Oms recommande aux adultes, 150 minutes d'activité physique d'intensité modérée ou 75 minutes d'activité physique d'intensité élevée par semaine ou une combinaison des deux (1). Impact de l'activité physique sur la fonction immunitaire Les études ont globalement montré que l'activité physique (surtout modérée) améliore la fonction immunitaire en ce sens qu’elle favorise la production et la mobilisation des lymphocytes capables de reconnaître et de détruire les cellules infectées par un virus. A titre d’exemple, une étude conduite au Danemark a montré que l'interleukine-15 (ou cytokine L-15, une protéine d’origine musculaire), cruciale pour l'activation et la prolifération des lymphocytes T, était libérée après un exercice en résistance chez les hommes Danois âgés de 25 ans; ce qui avait entrainé par la suite une mobilisation efficace des cellules T (2). Une Ap régulière peut également avoir un effet positif sur le système immunitaire via d'autres mécanismes tels que la prévention d'une inflammation chronique dite de bas grade. Pour rappel, l'inflammation provoquée par notre système immunitaire est un phénomène essentiel qui permet à certains globules blancs (les macrophages) d’éliminer d’éventuels agents pathogènes qui tenteraient d’envahir notre corps. Par contre, lorsqu’elle se produit sur une longue période ou de façon intense, elle devient chronique et nuit au système immunitaire. L'inflammation chronique peut provoquer le développement de plusieurs pathologies. Les comportements sédentaires (s’asseoir à ne rien faire, conduire une voiture, regarder la télévision, s’adonner au jeu vidéo, etc.), doublés de l’excès de lipides ou matières grasses dans notre alimentation, sont responsables de la prévalence accrue de l’obésité caractérisée par un excès de graisse corporelle abdominale. Cette adiposité abdominale, à son tour, engendre une inflammation chronique dont les conséquences sont une hausse significative de l’incidence de maladies chroniques (diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, certains cancers). C’est dire que l’exercice physique peut réduire l’inflammation chronique par son impact positif sur la prévention ou le traitement de l’obésité. Autre possibilité rapportée dans la littérature, l’exercice pourrait prévenir l’inflammation chronique indépendamment du statut pondéral. Cependant, les mécanismes sous-jacents responsables de cet effet anti-inflammatoire direct ne sont pas entièrement élucidés (3, 4 et 7). Impact de l'activité physique sur la sénescence des tissus immunitaires Le système immunitaire vieillit avec l'âge ; ce qui génère davantage, entre autres, une sensibilité aux infections notamment respiratoires et une réactivation fréquente des virus latents. On remarque d’ailleurs que les personnes de troisième âge sont particulièrement plus vulnérables aux symptômes sévères du Covid-19. Il a été démontré que l’augmentation du niveau d’activité physique de sujets âgés prévient le déclin des fonctions immunitaires. De plus, on rapporte dans les études que les sujets âgés qui ont pratiqué une activité physique sur une base régulière avaient de meilleures performances cognitives puis présentaient une perte de tissu cérébral moindre que leurs homologues sédentaires (5 et 6). Bienfaits psychologiques de l’activité physique L'exercice a des effets positifs dans la prévention et le soulagement des symptômes dépressifs. On rapporte que la pratique d’un exercice de plus de 45 minutes provoquait la sécrétion d’endorphines, un antidépresseur naturel qui favorisait la détente et la bonne humeur (8). L'activité physique aide à équilibrer les niveaux de cortisol; ce qui est bénéfique pour le contrôle du stress. En effet, la crise sanitaire actuelle est fortement source de stress et de détresse à bien des égards. Elle peut donc créer un déséquilibre des niveaux de cortisol chez les citoyens, ce qui va impacter négativement la fonction immunitaire (9). La littérature scientifique a examiné le lien entre l’activité physique et la stimulation de la réponse immunitaire contre les infections virales. Les activités comme la marche rapide sur une base régulière activent les cellules du système immunitaire puis contribuent à la gestion du stress. Vous n’avez donc pas besoin d’entreprendre un programme d’entraînement olympique pour profiter pleinement des bienfaits de l’exercice par ce temps de pandémie. En plus de respecter les gestes barrières, nous vous suggérons de : - Marcher d’un bon pas, 30 minutes au moins par jour. -Vous lever de votre siège après 1 heure de travail ; faire des exercices d’étirements ; les exemples de mouvements sont montrés dans le document de l’Oms (http://www.euro.who.int/en/health-topics/health-emergencies/coronavirus-covid-19/technical-guidance/stay-physically-active-during-self-quarantine). -Jouer activement avec les enfants. - Danser chez vous : la salsa, les danses traditionnelles béninoises sont convenables. -Avant de vous coucher, effectuer les exercices de respiration pour vous relaxer. Références bibliographiques 1- Oms. Stay Physically Active During Self-Quarantine.2020. Disponible sur : http://www.euro.who.int/en/health-topics/healthemergencies/ coronavirus-covid-19/novel-coronavirus-2019-ncov-technicalguidance/ stay-physically-active-during-self-quarantine (consulté le 29 mai 2020). 2-Nielsen AR, Mounier R, Plomgaard P et al. Expression of interleukin-15 in human skeletal muscle effect of exercise and muscle fibre type composition. J. Physiol.2007; 584(P1):305–312. 3- Dorneles GP, Dos Passos AAZ, Romao, PRT et al. New insights about regulatory T cells distribution and function with exercise: the role of immunometabolism. Curr Pharm Des. 2020; 26:979–990. 4- Jakobsson J, Malm C, Furberg M et al.Physical Activity During the Coronavirus (COVID-19) Pandemic: Prevention ofa Decline in Metabolic and Immunological Functions.Frontiers in Sports and Active Living.2020; 2(57):1–4. 5-Weyh C, Kruger K, Strasser, B. Physical activity and diet shape theimmune system during aging. Nutrients.2020; 12:622. 6-Bangsbo J, Blackwell J, Boraxbekk CJ et al. Copenhagen consensus statement 2019: physical activity and ageing. Br.J. Sports Med. 2019; 53:856. 7-Campbell P, TurnerJE. Debunking the myth of exercise inducedimmune suppression: redefining the impact of exercise onimmunological health across the lifespan. Front. Immunol.2018; 9:648. 8- Dunn AL, Trivedi MH, Kampert JB et al. Exercise treatment for depression: Efficacy and dose response.Am. J. Prev. Med.2005; 28(1):1-8. 9-Stubbs B, Vancampfort D, Rosenbaum S et al. An examination of the anxiolytic effects of exercise for peoplewith anxiety and stress-related disorders: a meta-analysis. Psychiatry Res. 2017; 249,102–108. Par Karimou MOROU, PhD (Coll. extérieur) Société 05 juin 2020


Transformation du Fcfa en Eco, actée par la France: Supplique aux neuf chefs d’Etat de l’Uemoa et de la France
Oui, en ma seule qualité de citoyen d’un des pays concernés, je viens par cet écrit dont je souhaite la large diffusion, supplier leurs Excellences, chefs d’Etat de l’Uemoa et de la France, avec tout le respect qui leur est dû, de bien vouloir reconsidérer leur décision, en prêtant une attention toute particulière à ce que j’expose ci-après, issu d’une réflexion profonde. En effet, lorsque j’ai eu connaissance de leur décision relative à une réforme du Franc Cfa, je n’en croyais pas mes méninges et j’en ai perdu mon latin ! Lisez plutôt ce qui suit pour savoir pourquoi. 1. Le Parlement français vient d’adopter, le 21 mai 2020, un projet de loi qui décide de la transformation du F Cfa (originellement, Franc des Colonies Françaises d’ Afrique, devenu après les indépendances, Franc de la Communauté financière africaine), en Eco pour les 8 pays de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) devant être effective avant la fin de cette année 2020, conformément à un Accord conclu le 21 décembre 2019 à Abidjan entre la France (représentée par son président, Emmanuel Macron) et les huit pays de l’Uemoa, représentés par son président en exercice, Alassane Ouattara. Convenez avec moi que cette décision constitue un très grand événement de l’Histoire de l’Afrique, qui ne saurait être banalisé à tout le moins, décidé qu’il a été par un simple décret du gouvernement français. Cela ne doit-il pas nous interpeler tous, citoyens des neuf pays concernés, pas forcément experts en Sciences économiques et financières, spécialistes des questions monétaires ? 2. En effet, ladite transformation consiste essentiellement en : - la dénomination Eco au lieu de F Cfa, - la fin de la centralisation de 50 % des réserves de change de la Bceao (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) auprès du Trésor français (à la Banque de France), - le maintien de la garantie de la France pour cette monnaie, - Le retrait de la France (en les personnes de ses représentants) des instances de gouvernance de l’Uemoa, notamment de la Bceao, - le maintien cependant de la parité fixe du Franc Cfa avec l’Euro (1 € = 655,957 FCfa). Or, concernant cette fixité de la parité du F Cfa avec l’Euro, tout expert vous affirmera que c’est la caractéristique principale du F Cfa, mais qui n’a pas été touchée par cette réforme. On peut se demander pourquoi. 3. On peut également se demander pourquoi, curieusement, les autres pays de la zone F Cfa en Afrique francophone (les cinq pays de l’Afrique centrale) n’ont pas été concernés par la réforme. Vont-ils continuer d’utiliser leur F Cfa, avec tous les problèmes qui se poseraient, à coup sûr, dans les échanges commerciaux intra Afrique francophone, par exemple? Jusqu’à quand durera cette situation de deux poids deux mesures ? Rien n’en a été dit ! 4. Plus étonnante encore est la décision de dénommer Eco le F Cfa réaménagé pour les 8 pays de l’Uemoa, cependant que cette même dénomination avait déjà été celle adoptée pour le projet de monnaie commune des 15 pays de la Cedeao, laquelle remplacera, vers fin 2020, les 8 devises qui y sont utilisées, y compris le F Cfa. C’était une décision prise le 29 juin 2019 à Abuja (au Nigeria) au sommet des chefs d’Etat ou de gouvernement de la Cedeao, les huit chefs d’Etat de l’Uemoa compris. Ces derniers ont-ils oublié cette décision, six mois plus tard à Abidjan ? C’est à se le demander! Ou bien, l’ont-ils fait en pleine connaissance de cause? Quelle explication peuvent-ils nous en donner? 5. Ainsi donc, nos chefs d’Etat de l’Uemoa représentés par leur pair de la Côte d’Ivoire, président en exercice de l’institution, en entente avec le président français, se sont attribué, à Abidjan, la liberté de dénommer Eco le nouveau F Cfa, cependant qu’ils étaient dans un cadre institutionnel et juridique inapproprié pour ce faire, dès lors que les sept autres chefs d’Etat de la Cedeao n’y étaient pas parties prenantes. Les premiers ne se sont nullement souciés de leurs avis et accord ! Un tel acte me paraît bien incongru, car, il crée une situation confuse, qui compromet, à coup sûr, le très louable projet de monnaie unique Eco entre les 15 pays de la Cedeao, à fin 2020 ou au delà. 6. De tout ce qui précède, qui ne constitue que des faits réels que je rapporte, qu’il me soit permis, avec l’indulgence de tous, d’avancer que nos huit chefs d’Etat de l’Uemoa et le président français ont visiblement manqué d’inspiration ou de réflexion profonde, de même que leurs collaborateurs, experts en matière financière et monétaire, ont tous manqué de courage, sûrement, pour remplir leur devoir auprès de leurs chefs et, partant, auprès de leur peuple! Aussi, ai-je du mal à comprendre que nos hautes autorités n’aient pas réalisé qu’un tel système monétaire, construit par eux, posera de vrais problèmes sur tous les plans. Quid, d’ailleurs, des autres francs en Afrique qui ne sont pas des Cfa tels que : franc guinéen, franc malgache et franc comorien? En plus de tout ça, je voudrais faire constater, sur le plan des curiosités, que le vocable franc se rapporte à la France, qui elle-même, a abandonné depuis son Franc Français (Ff) au profit de l’Euro ! Somme toute, sans vouloir me prendre pour un conseiller de l’un de ces chefs d’Etat, je me permets, très modestement, de leur faire la proposition suivante: Revoir leur décision en ce qui concerne la dénomination Eco pour adopter celle de « Nouveau F Cfa » (Nfcfa), ou « Nouveau Cfa » plus simplement. La raison simple en est que la parité fixe du F Cfa avec l’Euro est maintenue cependant qu’il constitue l’élément fondamental du F Cfa. C’est pourquoi, je propose « Nouveau FCfa», à l’image de ce qu’il y a eu en France en 1959 où la loi Antoine Pinay a institué le « Nouveau Franc» suite à une dévaluation. Ainsi, la dénomination Eco sera restituée à la Cedeao, ce qui aura l’avantage de faire taire les réactions de désapprobation vives et gênantes, mais compréhensives, qu’on a enregistrées, venant de certains pays de la Cedeao comme le Nigeria et le Ghana, reconnus comme de vrais poids lourds en matière d’économie et finances au sein de la sous-région. J’estime qu’il n’est pas trop tard de revenir sur la décision et adopter cette proposition. Cela sera tout à leur honneur d’avoir ainsi écouté la voix d’un simple citoyen. Bien entendu, quand le projet Cedeao de monnaie commune Eco aura, par la suite, pris corps, le « Nouveau FCfa » des huit pays de l’Uemoa deviendra alors Eco tout comme les sept autres devises circulant actuellement au sein de la Cedeao. Et cela calmera définitivement les récriminations qu’il y a eues au sein de la Communauté. Une autre proposition, d’ailleurs, serait de garder, le temps intermédiaire, la dénomination F Cfa au F Cfa réaménagé, ce qui simplifierait tout. Pourquoi pas? A présent, je termine mon propos en demandant à leurs Excellences, chefs d’Etat à qui s’adresse essentiellement mon écrit, de bien vouloir y accorder une très bienveillante attention, pour les fins utiles que j’ai développées. Telle est ma supplique, seul objet du présent écrit, adressée très respectueusement à leurs Excellences, chefs d’Etat de l’Uemoa et de France, en leur demandant de bien vouloir m’accorder toute leur indulgence pour tous mots, expressions ou opinions qui y seraient relevés et perçus comme inconvenants à leur égard, en les en remerciant vivement. Par Philippe HOUNKPATIN (Coll. extérieur) Dr.-Ing. en Génie électrique à la retraite Actualités 05 juin 2020


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