La Nation Bénin...
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La sortie médiatique effectuée mercredi 17 février par le coordonnateur du Centre national de Traitement (Cnt) visait principalement à présenter le tableau actuel de la situation de confection et de distribution des cartes d’électeur dans le cadre de l’élection présidentielle du 6 mars prochain. Secundo, il était question de rassurer les électeurs que les diligences nécessaires étaient faites à ce propos.
Des lots de cartes d’électeur destinés à diverses localités de la commune d’Abomey-Calavi éparpillés à même le sol dans la cour intérieure des locaux du Centre national de Traitement (Cnt), rangés au fur et à mesure des vérifications et embarqués dans une voiture 4X4 sous le regard avisé du coordonnateur de zone de Godomey. C’est l’ambiance de travail qui prévalait dans la soirée du mercredi 17 février au niveau de cette structure. Pendant ce temps, dans l’une des salles de réunion, le coordonnateur du Cnt, Kassimou Chabi lui entretenait les hommes des médias sur la situation actuelle de confection et de distribution des cartes d’électeur sans lesquels le scrutin présidentiel prévu pour le 6 mars prochain ne peut se tenir. Et il n’y est pas allé du dos de la cuillère, pour montrer qu’il y a péril en la demeure. «Il n’est un secret pour personne que les opérations de production et de distribution des cartes d’électeur connaissent un retard préoccupant», introduit-il. Devenu depuis la décision Dcc16-044 du 11 février dernier, l’organe habileté à conduire jusqu’à achèvement la production et la distribution des cartes d’électeur, le Cnt fait un bilan partiel à la date du 14 février qui est loin d’être rassurant. Ce bilan indique que les départements de l’Alibori, de l’Atlantique et du Borgou ont fini avec les opérations de confection et que la distribution est déjà en cours dans ces localités. Pour ce qui est du département de l’Atlantique, les cartes de la commune d’Abomey-Calavi sont déjà imprimées à 95%, le pré-contrôle et le contrôle achevés à 95%, le colisage réalisé à ce même taux. Mais c’est ce jour que démarre la distribution dans cette localité, a confié Kassimou Chabi. Pour ce qui concerne les autres départements, la distribution se fera au fur et à mesure que l’impression est achevée au niveau d’une commune.
Seulement 35% de cartes produites
Au total alors, selon lui, le pourcentage de production des cartes d’électeur à la date du mercredi 17 février est de 35%. S’agissant du point relatif au matériel de production, il a soutenu qu’il y avait une rupture en consommables, notamment le Pvc et les rubans de 50 imprimantes Zébra américains. Mais depuis le dimanche 14 février dernier, «une partie du matériel a été réceptionnée». Le reste était attendu pour hier, mercredi 17 février. Dès lors, soutient le coordonnateur du Cnt, « La totalité des machines devrait être fonctionnelle et ceci permettra d’accélérer la production des desdites cartes ». Selon lui, « Le Cnt s’inscrit dans la logique de mettre tout en œuvre pour que chaque électeur béninois puisse disposer de sa carte d’électeur avant l’élection présidentielle du 6 mars», autrement, «Il assure les uns et les autres que tout est mis en œuvre pour satisfaire tous les électeurs béninois dans la mesure du possible au plus tard le samedi 5 mars». Mais en attendant, Kassimou Chabi indique que l’instance qu’il coordonne a prévu tenir une rencontre avec la Céna, toutes les institutions impliquées dans les élections, les partis politiques et les représentants des candidats, afin de convenir des modalités techniques pratiques en vue d’une distribution efficiente des cartes d’électeur, au regard des délais»¦
Actualités 18 févr. 2016

Fernand Marcel Amoussou, candidat à l’élection présidentielle du 6 mars prochain s’est prononcé sur le processus électoral en cours au Bénin. C’est à travers une déclaration qu’il a faite mercredi 17 février, à son siège de campagne à Cotonou, où il invite les institutions en charge de l'organisation de l’élection, à préserver la stabilité du Bénin.
La décision prise par la Cour constitutionnelle de reporter du 28 février au 6 mars 2016 le premier tour de l’élection présidentielle tout en autorisant l’utilisation des cartes d’électeur délivrées dans le cadre des élections de 2015 en cas de non disponibilité des nouvelles cartes d’électeur pour certains électeurs, a fait sortir le candidat Fernand Marcel Amoussou de sa réserve.
Lors d’une déclaration qu’il a faite à la presse mercredi 17 février, le général est revenu sur les différents points importants de la dernière décision de la Cour constitutionnelle relative à l’organisation des prochaines élections présidentielles au Bénin. Il a regretté que le Cos-Lépi, l’organe en charge de l’actualisation de la liste électorale et de l’émission des cartes d’électeur n’ait pas été en mesure de s’acquitter de sa mission.
Le général candidat estime par ailleurs, que la décision de la Cour constitutionnelle de dessaisir le Cos-Lépi du processus de production et de distribution des cartes d’électeur et d’en confier la charge au Centre national de traitement (CNT) est illustrative de graves manquements et d’une certaine confusion. «Mon expérience et mes observations des crises en Afrique m’ont constamment amené à rappeler l’exigence patriotique pour les institutions en charge des élections, de conduire de façon responsable, rigoureuse et irréprochable l’ensemble des processus électoraux», affirme le candidat.
Selon le général Fernand Marcel Amoussou, c’est la seule façon de ne plus créer des doutes sur les résultats et de ne plus réunir les conditions de graves remises en cause de la paix. Il a en outre fustigé avec vigueur le manque de sens de responsabilités de tous les acteurs qui ont conduit à cette lamentable situation de report de l’élection présidentielle et d’utilisation de deux différentes cartes d’électeur lors de la prochaine élection.
Fernand Marcel Amoussou promet de tirer toutes les conséquences de cette situation désastreuse pour l’image du Bénin, en concertation avec les autres forces politiques engagées dans le processus¦
Actualités 18 févr. 2016

La dernière production de la série de trois réalisée par l’artiste Stan Tohon Ibitosh en faveur des candidats à l’élection présidentielle du 6 mars prochain est disponible. Après Aké Natondé, Patrice Talon, c’est le tour du général Robert Gbian de bénéficier de l’attention de cet artiste qui, à travers un single à lui consacré, le présente comme «un homme de paix» capable de beaucoup apporter à son pays.
Le premier élément que vante l’artiste Stan Tohon Ibitosh dans son single dédié au général Robert Gbian, c’est sa qualité d’homme de paix. L’artiste voit en cet intendant militaire à la retraite, ancien directeur du cabinet militaire du président Boni Yayi, un homme à même de conduire à sa suite, les rênes du pouvoir d’Etat. « C’est un homme qui aime les Hommes. Il est très soucieux du bien-être de son prochain et est très porté vers le social», énumère ensuite l’artiste pour mettre en lumière les qualités de ce présidentiable à qui il a décidé de consacrer un single. Ce projet, détaille-t-il, est une contribution non pas à la cause du seul général Gbian, mais à la paix au Bénin en général. Stan Tohon Ibitosh soutient que pour avoir vu Robert Gbian à l’œuvre, il est convaincu qu’une fois à la tête du pays, il fera le bonheur de ses compatriotes et tout particulièrement celui des artistes. «Il adore les artistes et a un projet de société dans lequel les artistes seront à l’aise… C’est un homme imposant pour que le Bénin soit un et indivisible parce qu’il ne fait pas de distinction entre le Nord et le Sud», vante l’artiste qui, dans une chanson unique composée à la gloire du candidat, et présentée à la presse, mardi 16 février dernier au Centre de promotion de l’Artisanat de Cotonou invite les électeurs à lui apporter un soutien massif.
Au cours de cette même rencontre de présentation du single, Stan Tohon Ibitosh a invité les électeurs à sortir massivement pour le retrait de leurs cartes d’électeur, condition première pour accomplir le vote, quel que soit le choix du candidat. Il a également annoncé la sortie prochaine d’une compilation intitulée « Hit parades présidentielles 2016 ». Une réalisation qui fera la synthèse entre les trois productions faites au profit des candidats Aké Natondé, Patrice Talon et Robert Gbian. A celles-là s’ajouteront le morceau composé au profit de Ladislas Prosper Agbessi qui lui s’est retiré de la compétition et celui qu’il comptait mettre à la disposition du staff du juge Angelo Houssou qui finalement n’a plus été de la compétition. Le dernier titre de ce compil dédié à l’élection présidentielle est une exhortation de l’artiste en direction du peuple électeur afin qu’il fasse l’option de la paix, quelles que soient les circonstances. C’est, explique-t-il, la suite de son précédent single «Mimbi wayi voter» entendez allons-y voter tous¦

La situation sociopolitique du Bénin préoccupe les centrales et confédérations syndicales. Au cours d’une conférence de presse qu’elles ont animée lundi 15 février à la Bourse du Travail, cinq centrales syndicales ont dénoncé les actes qui violent les libertés publiques avant de déclarer qu’elles sont prêtes à veiller à la transparence du scrutin du 6 mars prochain.
« Nous ne sommes pas d’accord pour que les anciennes cartes d’électeur qui ont engendré le K.O de 2011 soient utilisées pour les prochaines élections. C’est une fraude programmée et nous nous opposons à cette décision de la Cour constitutionnelle qui vient d’autoriser l’utilisation de ces anciennes cartes ». Ce sont des propos de Dieudonné Lokossou, secrétaire général de la CSA-Bénin qui s’adressait aux journalistes à l’occasion de la conférence de presse que cinq confédérations syndicales ont organisée lundi 15 février. Les secrétaires généraux de la CGTB, de la Cosi-Bénin, de la CSUB et de la CSPIB et Dieudonné Lokossou ont jugé regrettable cette décision de la Cour constitutionnelle qui risque de créer une pagaille le jour du scrutin.
Les secrétaires généraux promettent d’œuvrer contre l’application de ladite décision. Pascal Todjinou pour sa part reconnaît que les décisions de la Cour constitutionnelle sont sans recours. Mais, il estime que si une décision doit plonger le Bénin dans la confusion, on peut s’abstenir de l’appliquer. Les syndicalistes estiment que cette décision risque de plonger le pays dans une situation où certains citoyens vont se retrouver avec deux cartes valables pour une même élection et dans le même temps, d’autres se retrouveront sans une seule carte d’électeur. Car, affirment-ils, au rythme où vont les choses tous les Béninois n’auront pas leurs cartes avant le scrutin.
La décision du report saluée
Les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales n’ont pas que critiqué la Cour constitutionnelle. Dans leur unanimité, ils ont salué la décision de cette institution qui a reporté la date du scrutin et surtout l’autre qui a mis fin aux activités du Cos-Lépi. Ils ont aussi dénoncé le fait que certains candidats soient empêchés d’organiser des réunions librement et de rencontrer leurs militants dans toutes les localités du Bénin.
Pascal Todjinou a évoqué le cas du député Karimou Chabi Sika qui a été empêché à Tchaourou de tenir une réunion tout comme le candidat Sébastien Ajavon qui a été empêché, il y a quelques jours, de rencontrer ses militants à Parakou. Il a également dénoncé la fermeture de Golfe Télévision. «Nous sommes venus ici pour dire aussi que ce qui s’est passé avec Golfe Télévision la dernière fois est inacceptable. Nous avons prévu des actions musclées pour aller contre cette fermeture de la chaine, mais heureusement le jour on leur a rendu visite on a dit, vous pouvez émettre à nouveau. Dans quel pays sommes-nous», s’interroge-t-il avant de rassurer les Béninois que les centrales syndicales ont déjà pris leurs dispositions pour surveiller tout le processus électoral. «Nous avons installé nos cellules dans toutes les communes du Bénin pour éviter les fraudes… Car, cette fois-ci, les résultats frauduleusement publiés seront frauduleusement déchirés», avertit-il avant de demander au gouvernement de prendre les dispositions pour garantir la libre circulation de tous les Béninois dans toutes les localités du Bénin¦

Dans le souci d’impliquer tous les organes de presse du service public dans la lutte contre la fièvre hémorragique virale de Lassa, une séance d’explication et de point de la situation a eu lieu, lundi 15 février au cabinet du ministre en charge de la Communication à Cotonou. Il était question que la presse en général et celle du service public en particulier, continue de jouer un rôle prépondérant dans la mobilisation des populations contre le virus Lassa.
Les ravages de la fièvre hémorragique virale de Lassa ne relèvent plus d’un rêve. Chaque jour, ils ne cessent d'inquiéter. De deux communes au départ, le virus Lassa a déjà atteint 16 avec l’augmentation des cas enregistrés et des cas de décès. Du 21 janvier au 13 février dernier, 68 cas ont été enregistrés avec 23 décès. C’est la situation alarmante présentée lundi 15 février par le directeur national de la Santé publique, Yorou Chabi Orou Bagou.
«Chaque jour, le nombre de cas augmente avec le nombre de décès», a déclaré le ministre en charge de la Communication, Etenne Kossi. Et la situation ne cesse de s’empirer. Il y a donc urgence pour arrêter la saignée, si l’on veut vite contenir le virus Lassa avant qu’il ne soit trop tard.
Une riposte contre la maladie
En effet, après l'identification d'un cas dans la commune de Tchaourou, a expliqué le directeur national de la Santé publique, Yorou Chabi Orou Bagou, les acteurs de la plate-forme pour la lutte contre le virus Lassa comme le gouvernement béninois soutenu par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ainsi que les partenaires au développement ne se sont pas fait prier avant de démarrer une riposte contre l'épidémie.
Les autorités gouvernementales sont en état d'alerte depuis janvier dernier, lorsqu'une femme enceinte qui présentait des signes de la maladie, est morte et six membres du personnel du même hôpital dans le centre du Bénin ont présenté des symptômes semblables. Début février, plusieurs autres cas ont fait l'objet de tests dans un laboratoire de référence au Nigeria et trois d'entre eux ont été déclarés positifs.
Face à la menace, le ministère de la Santé a installé une unité d'isolement au sein de l'hôpital de zone Saint Martin de Papané dans la commune où sévit l'épidémie. Un stock de Ribavirine, le traitement curatif contre la maladie, a été pré-positionné à Cotonou et à Tchaourou.
Par ailleurs, le personnel de santé de l'hôpital de zone Saint Martin de Papané et les agents de santé de la commune de Tchaourou ont été formés sur l'utilisation du matériel de protection individuelle et le protocole de traitement de la maladie ainsi que la recherche de cas suspects. Au-delà des mesures pratiques et techniques, la sensibilisation des populations doit occuper une place de choix.
Les médias ont pour devoir d’informer, de sensibiliser et de contribuer à une mobilisation sociale face à l'urgence, pour préserver les populations contre la fièvre hémorragique de Lassa.
Les responsables de l’ORTB, de l’ONIP et de l’ABP ont rassuré de leur volonté à accompagner le gouvernement et les partenaires techniques pour la mobilisation contre l’épidémie de Lassa. Des messages clés favoriseraient la tâche, ont-ils indiqué.
Manifestations de la fièvre hémorragique de Lassa
La transmission de la fièvre de Lassa peut se faire par contact avec les excréments de rongeurs notamment, le rat à multiples mamelles. Le virus se transmet aussi au contact d'une personne infectée via les liquides biologiques : le sang, l'urine, la salive, le sperme, les vomissures, les selles. L'incubation du virus varie de six à 21 jours.
Les premiers signes de symptômes sont : la fièvre, une fatigue générale, la nausée, des vomissements, la diarrhée, des maux de tête et de ventre et le mal de gorge. L'œdème du cou ou du visage et des saignements sont parfois observés.
Il existe un traitement efficace contre la fièvre de Lassa : la Ribavirine. Ce médicament permet de soigner les personnes malades, à condition d'être administré rapidement après l'apparition des premiers symptômes?

Des observateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao) étaient, lundi 15 février, au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Objectif : s’imprégner du niveau des préparatifs de l’élection présidentielle du 6 mars prochain.
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao) oeuvre pour une transition apaisée au Bénin, au soir du 6 avril prochain. C’est dans ce cadre qu’elle a dépêché une délégation composée d’une vingtaine d’observateurs en vue de s’assurer des dispositions prises par le pays pour un scrutin libre et transparent. Laquelle était dans les locaux de la Cour constitutionnelle, lundi 15 février.
Avec leurs hôtes, le président Théodore Holo et les membres de l’institution ont surtout mis l’accent sur les aspects légaux et constitutionnels visant à favoriser un bon cadrage de l’élection présidentielle du 6 mars prochain. Du point fait par le porte-parole de la délégation, Boladé Eyinla, les échanges ont également porté sur l’accompagnement que pourrait apporter la Cédeao pour le bon déroulement du processus électoral.
«Nous sommes venus nous assurer de ce que toutes les dispositions prises par la Cour constitutionnelle sont en accord avec le protocole de la Cédeao sur la démocratie et la bonne gouvernance et voir dans quelles mesures nous pouvons l’accompagner pour la transparence de l’élection présidentielle», a-t-il expliqué.
Il souligne que le président de la Cour constitutionnelle, les a informés sur les jugements déjà prononcés par l’institution dans le cadre de cette élection. Se réjouissant du dispositif mis en place par le Bénin pour assurer un bon déroulement du scrutin, il a expliqué que toutes les dispositions prises répondent aux règles juridiques et constitutionnelles béninoises. Mieux, indique-t-il, la Cour constitutionnelle veille aussi à ce que toutes les structures concernées par le présent scrutin jouent convenablement leur partition. Il ressort des explications qui lui ont été fournies par le président Théodore Holo, que la distribution des cartes d’électeur est déjà effective.
La délégation s’est dite aussi satisfaite du point à elle fait par les membres de la Cour constitutionnelle et promet en faire un compte rendu fidèle au président de la Commission de la Cédeao. Il précise que s’il y a d’autres besoins de suivi, cela sera recommandé au chef de l’Etat, Boni Yayi, qui devra interagir avec les structures béninoises impliquées dans le processus électoral, afin que le scrutin puisse se dérouler dans la quiétude et la paix. «Notre souhait est qu’au lendemain de ladite élection, le Bénin continue d’être un pays de paix et de sécurité dans l’espace Cédeao», a-t-il espéré.
Assurance !
La délégation de la Cédeao est présente au Bénin depuis une semaine environ. Selon les explications du porte-parole, Boladé Eyindé, avant la Cour constitutionnelle, l’équipe a déjà pris langue avec les autres acteurs et structures impliqués. Il s’agit en l’occurrence de la Commission électorale nationale autonome (Céna) et des médias.
De son côté, a-t-il poursuivi, la Céna nous a-t-elle aussi fait un inventaire du niveau de préparation dudit scrutin. Aussi, les observateurs de la Cédeao disent-ils avoir été briefés sur le rôle que jouent les médias pour éviter de relayer les discours haineux des politiciens pouvant mettre à mal la cohésion sociale.
Globalement, les hôtes du président de la Cour constitutionnelle se disent rassurés des mesures élaborées par les différentes structures compétentes. Mieux, ont-il noté, les ressources allouées à l’organisation du scrutin sont utilisées à bon escient. «Ce qui est encourageant dans le rang du gouvernement béninois, c’est que les fonds destinés à l’élection ne sont pas utilisés comme des instruments politiques pour biaiser le processus», a-t-il salué.
Du bilan fait à la délégation par les différentes institutions, le porte-parole a conclu que selon la théorie démocratique, le Bénin est fermement sur la voie de la consolidation de la démocratie en Afrique. «Nous avons espoir que le processus électoral en cours en donnera davantage les preuves», a-t-il formulé¦

Les opérations de distribution de cartes d’électeur dans le département du Littoral annoncées pour démarrer depuis le vendredi 12 février dernier battent de l’aile. Effectives par endroits, elles ne se sont pas encore étendues à tous les points de distribution. Une situation que les électeurs vivent mal, comme ce fut le cas en cette matinée du lundi 15 février.
« Il y a la fluidité; j’ai dû calculer pour venir à cette heure-ci», confie avec un air détendu Charles Ahouan-djogbé, auxiliaire en pharmacie. Cet électeur rencontré lundi 15 février au Centre des jeunes et loisirs d’Agla déclare avoir passé moins de 30 mn pour obtenir son sésame pour le vote. «J’aurais souhaité que ça continue sur cette lancée; sinon les citoyens qui font le déplacement sans être satisfaits éprouvent de la frustration et l’on ignore jusqu’où peuvent amener les frustrations accumulées», explique Charles Ahouandjogbé.
Admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis dix ans, Dominique Dokou semble être du même avis. Pour lui, il reste des réglages à opérer pour que l’opération se déroule au mieux. «Le démarrage a commencé tardivement et il importe qu’on cale des horaires qui permettent à un nombre considérable de personnes de venir retirer leurs cartes», propose-t-il. A titre d’exemple, il a expliqué comment son épouse et lui avaient été éconduits la veille vers 18h. Il aurait fallu que cela s’étende vers 19h ou 20h pour permettre à ceux qui se libèrent à des heures tardives, de retirer leurs cartes, observe-t-il. De plus, Dominique Dokou déplore les propos tenus par certains responsables du Cos-Lépi qui peuvent décourager les citoyens désireux de venir chercher leurs cartes d’électeur. Par ailleurs, ceux dont on n’a pas retrouvé les cartes doivent plutôt être orientés et non congédiés comme c’est le cas par endroits.
Ce serait également mieux que l’opération commence le même jour sur toute l’étendue du territoire pour donner l’opportunité à tout le monde de disposer des mêmes chances, suggère-t-il.
Pour le chef poste Aristide Kpèssou, la distribution a commencé depuis vendredi 12 février dernier pour deux semaines. Modeste Djossa, agent distributeur au niveau de ce même poste poursuit que ce serait le cas s’il y a prolongation pour une raison ou une autre. «Le samedi, nous avons enregistré 361 potentiels électeurs tandis que le dimanche, il y en avait eu 492», atteste-t-il.
Expliquant un peu le processus, Modeste Djossa a confié qu’il suffit que le bénéficiaire présente sa carte nationale d’identité ou l’ancienne carte d’électeur pour entrer en possession de la nouvelle établie en son nom.
Entre réussite et difficultés
Au niveau du second poste de distribution de l’Epp d’Agon-gbomey, les cartes n’étaient pas encore disponibles, nous a confié Wilfrid Azankpo, représentant du chef quartier Agla rencontré au centre des jeunes d’Agla lundi 15 février.
Au Ceg Godomey, c’est Georges Dagbo-Bessan, agent de sécurité qui exprimait son ras-le-bol à la mi-journée du lundi 15 février. Presque somnolent, il justifie son état par les dérangements dont il ferait l’objet de la part des électeurs qui, selon ses dires, effectuent massivement le déplacement sans se faire servir. Au complexe scolaire de Godomey Hlacomey groupes A, B et C, il n’y avait non plus aucun interlocuteur pour informer les électeurs venus chercher leurs cartes. L’une des directrices, approchée, a certifié qu’il n’y a aucune trace de poste de distribution de cartes à leur niveau.
Un peu plus loin au Ceg Le Nokoué, le chef de poste Fréjus Balaguema confie avoir réceptionné 3248 cartes et avoir déjà remis mille d’entre elles à leurs titulaires. Le chef poste a déclaré avoir déjà distribué 165 cartes, lundi 15 février la mi-journée. «A cette allure, les cartes, lundi 15 février avant la mi-journée restantes iront à leurs destinataires», estime Fréjus Balaguema qui certifie en tant qu’habitant du quartier, que des cartes appartenant à des personnes décédées y figurent. Plus loin à Akpakpa, au bureau du Ceg Sègbèya Sud, le chef poste Basile Houngbo a confirmé que les opérations de distribution ont effectivement démarré vendredi 12 février dernier et qu’elles prennent fin après deux semaines. Il a également déclaré avoir reçu 2828 cartes parmi lesquelles mille sont déjà dans les mains de leurs titulaires. Par contre à son niveau, à l’allure où évoluent les choses, il n’est pas certain que toutes les cartes échouent chez leurs destinataires.
Au poste de l’Epp Sègbèya Nord, où Hervé Sounouvou exerce comme chef poste, environ 1280 cartes ont été reçues et il assure qu’elles seront entièrement réparties à la date prévue pour la clôture des opérations de distribution¦
Par Didier Pascal DOGUE et Esther TOFFOUN stagiaire
Actualités 16 févr. 2016

Des photos des personnes mentalement malades vulgairement appelées fous sont exposées à la Place Bayol de Porto-Novo. L’initiative émane de l’Ong Vie et Solidarité en collaboration avec l’Office du Tourisme, une structure sous tutelle de la mairie de Porto-Novo. L’exposition itinérante qui s’étend jusqu’au 22 mars prochain a été lancée lundi 15 février par le deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, Dr François Ahlonsou.
Des œuvres photographiques de malades mentaux exposées sur la place publique comme si on était à une foire. L’initiative est originale. Il faut vraiment être Louis Oké-Agbo, président de l’Ong Vie et Solidarité pour l’entreprendre. Ces œuvres sont en exposition à la Place Bayol de Porto-Novo. Pour Louis Oké-Agbo, son initiative vise à rappeler à la conscience collective que les malades mentaux sont des êtres humains, des frères et sœurs à nous. Et par conséquent ils ont besoin de notre affection et surtout de notre accompagnement dans le cadre du processus de leur rétablissement sanitaire. L’exposition vise en d’autres termes à déstigmatiser la maladie mentale et à inviter le public à se résoudre à changer d’attitude vis-à-vis de cette catégorie de personnes. Le titre de l’exposition en dit d’ailleurs long. Elle est intitulée «Wagninnan» qui signifie en fon «l’Amour». Car, pour Louis Oké-Agbo, tous les hommes sont de potentiels candidats à la folie. L’homme dit connaître très bien ce milieu étant lui-même animateur d’ateliers d’art avec les malades mentaux du centre psychiatrique de Jacquot à Cotonou. La vingtaine de photos de fous exposées ont été prises, à en croire l’initiateur, entre 2010 et 2015 sur l’ensemble du territoire national notamment Porto-Novo, Ouidah, Cotonou, Abomey, Natitingou et Parakou. Certains des malades mentaux seraient décédés. L’exposition qui a démarré par Porto-Novo se veut itinérante. Elle s’étend jusqu’au 22 mars prochain aux autres villes comme Cotonou, Ouidah, Abomey et Bohicon, a expliqué Louis Oké-Agbo.
Procédant au lancement officiel de l’exposition, le deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, docteur François Ahlonsou a salué l’initiative de l’Ong Vie et Solidarité. Médecin de formation, il a mis l’accent sur les causes et les manifestations de la folie. Et les personnes atteintes de cette maladie méritent notre assistance. Elles ne doivent pas être marginalisées. L’amour constitue aussi un important médicament qui peut soulager l’homme dont le mental est perturbé. Docteur François Ahlonsou a invité toute l’assistance à accorder une attention particulière aux personnes qui traversent des moments difficiles dans leur entourage afin d’éviter pour ces dernières, la destruction de leur état mental et psychique¦
Culture 16 févr. 2016

Les populations de Hlazounto dans le 12e arrondissement de Cotonou ont bloqué la route Agla-Fidjrossè dans la matinée du lundi 15 février pour exiger que la distribution des cartes d’électeur démarre dans leur quartier. La gendarmerie a dû intervenir pour libérer la voie, mais les manifestants promettent d’autres actions pour forcer la distribution desdites cartes.
Des débris calcinés de pneus qui barricadent la route Agla-Fidjrossè, des poubelles renversées, des branchages de feuilles mortes qui jonchent la rue à hauteur de l’école primaire publique de Hlazounto dans le 12e. Ce sont là les indices de la manifestation de colère des populations de Hlazounto qui a eu lieu dans la matinée du lundi 15 février. Cette colère des manifestants qui a fini par s’exprimer est liée à la distribution des cartes d’électeur.
En effet, la distribution de ces cartes a commencé de façon effective dans le 12e arrondissement, samedi 13 février dernier. Mais à la grande surprise des populations du quartier Hlazounto, aucun de leurs neuf postes de vote n’a ouvert. Elles se sont renseignées avant de constater que la plupart des postes de vote des quartiers environnants ont ouvert, et des agents distributeurs de cartes d’électeur servent déjà les populations.Cette situation a généré du coup leurs mécontentements. Les jeunes ont alors mené des démarches envers les autorités locales en vue de connaître les raisons de cette distribution sélective.
La déclaration du chef quartier
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est la déclaration de leur chef quartier. Hier lundi matin quand, en délégation, les jeunes ont une fois encore voulu savoir à quelle date la distribution va commencer dans leur quartier, il leur a servi une réponse qu'ils n'ont pas appréciée.
Selon Sylvestre G. chef de file des manifestants, le délégué leur aurait confié qu'il n’est pas associé au processus de distribution, et par conséquent ne sait quand les cartes seront disponibles. Il affirme que c’est cette explication peu convaincante de leur chef quartier qui les a poussés dans les rues. «Nous avons bloqué la route Agla-Fidjrossè tout simplement, pour exiger qu’on vienne nous distribuer nos cartes d’électeur. On va arrêter la distribution des cartes le même jour pour tout le monde, alors pourquoi depuis trois jours, on n’a pas commencé chez nous», se demande-t-il.
La voie bloquée a empêché les passagers de circuler pendant un long moment. C’est alors que la gendarmerie s’est déployée sur les lieux pour éteindre les pneus enflammés avant de libérer la voie qui s’anime aussitôt. Les populations disent ne pas comprendre cette différence de traitement alors que chaque citoyen a le même droit de vote.
Le conseiller local Roger Mikponhoué comprend les manifestants et n'apprécie pas cette façon peu efficace de distribution des cartes d’électeur. «Les populations ont raison. Elles ont le droit d’avoir à temps leurs cartes, nous-mêmes en tant qu’autorités locales, ne sommes pas associées à cette distribution de cartes, mais nous menons déjà les démarches pour que l’opération de distribution des cartes démarre au plus vite, sinon des choses graves peuvent se passer», conclut-il.
Les populations estiment que lors des dernières élections, ce quartier a voté massivement contre le régime en place et que c’est pour cette raison que le gouvernement retarde la distribution de leurs cartes¦
Fait surprenant
L’autre fait surprenant qui se déroule à un pas de là, est l’improvisation d’un poste de distribution des cartes d’électeur, où un seul agent est assis sur une petite chaise, sous un hangar au bord de la rue. Il est en train de distribuer des cartes d’électeur. Il est installé au bord de la rue devant l’école St Jaurès Credo. Envoyé par l’Agence nationale de Traitement il a avec lui des dizaines de cartes d’électeur et un registre dans lequel figurent environ 300 électeur. Michel Avodagbé reconnaît qu’il ne devrait pas être seul dans un poste de distribution de cartes d’électeur. «Je sais que ce n’est pas bon d’être seul avec des cartes d’électeur, mais si on m’a envoyé seul, que voulez-vous que je fasse?», lance-t-il. Il affirme qu’il va rester là pendant quinze jours et pense qu’il peut être rejoint par d’autres agents après.
Michel Avodagbé avoue qu’il y a environ 300 personnes inscrites dans son registre, avant de confier qu’il a déjà distribué plus de 200 cartes d’électeur alors qu’au cours de cette seule journée du lundi 15 février, il a seulement eu la visite d’une dizaine d’électeurs jusqu’à 12 heures 30 mn. Il refuse de laisser les journalistes consulter son registre. Alors la question que l’on est en droit de se poser, est de savoir si les 200 cartes déjà distribuées l’ont été en deux jours de travail. L’autre préoccupation est de savoir pourquoi le troisième jour, l’affluence a tant baissé pour qu’on soit à dix cartes distribuées jusqu’à midi trente¦ L. A.

Le président de la République a procédé, lundi 15 février, à la pose de la première pierre pour la construction d’un hôpital de zone et de plusieurs autres infrastructures sanitaires dans la commune de Tchaourou. Le projet est financé par l’Etat du Koweït.
Les services de santé dans la commune de Tchaourou vont se renforcer dans les mois à venir avec de nouvelles infrastructures sanitaires de qualité. Un hôpital de zone et six nouveaux centres de santé seront construits dans la plus grande commune du Bénin, à la grande satisfaction des populations fortement mobilisées pour la pose de la première pierre. «Nous avons déjà fait de grands pas dans l’offre de services sociaux de qualité. Mais la construction de ces infrastructures viendra à coup sûr améliorer les conditions d’accès aux soins des habitants de notre commune», témoigne Bio Sounon Bouko, maire de la commune de Tchaourou. Ce dernier a tenu à saluer le gouvernement pour les nombreuses réalisations entreprises en faveur de la commune. Il évoque notamment la création d’un centre universitaire, la construction d’un lycée technique et industriel, des travaux de pavage et d’assainissement, l’électrification de tous les chefs-lieux d’arrondissement, ainsi que le lancement des travaux de construction de la voie Bétérou-Tchaourou-Kassoala-frontière du Nigeria.
Le projet de réalisation d’infrastructures sanitaires à Tchaourou comprend la construction et l’équipement d’un hôpital de zone et d’un bureau de zone dans l’arrondissement de Tchaourou, la construction de six centres de santé dans les six autres arrondissements de la commune, ainsi que la formation de tout le personnel sanitaire. Le coût global des travaux est estimé à plus de 10 milliards de francs CFA, entièrement financés par l’Etat du Koweït.
La portée du projet
«C’est le premier exemple de construction d’une zone sanitaire couvrant l’étendue d’une commune», indique Pascal Dossou-Togbé, ministre de la Santé, qui souligne toute la portée d’un tel projet dans la coopération agissante entre le Bénin et l’Emirat du Koweit. Le projet, informe-t-il, prend en compte un volet de promotion du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). « Nous avons l’ambition de réaliser des infrastructures sanitaires de bonne facture. L’Etat du Koweït se réjouit de cette coopération qui le lie au Bénin depuis 1978 et qui s’est concrétisée à travers des travaux de bitumage de routes et la mise en place des infrastructures sanitaires», précise Saad Al Ajmi, chargé d’affaires à l’ambassade du Koweït près le Bénin.
«Pour réussir le Ramu, il faut des infrastructures sanitaires», défend le président de la République qui reconnait le déficit de centres de santé dans la commune de Tchaourou. Boni Yayi a tenu à remercier l’Emir du Koweït grâce à qui d’importantes ressources ont été mobilisées pour financer des actions de développement au Bénin. Il cite notamment le financement du projet d’installation de milliers de jeunes sur les périmètres rizicoles, la mise en place d’un programme d’autosuffisance alimentaire à hauteur de 4 millions de dollars, la contribution du Koweït au fonds de lutte contre l’érosion côtière à Cotonou ainsi que des mesures d’adaptation aux changements climatiques. L’Etat du Koweït a également contribué au financement du bitumage des axes routiers Pahou-Tori-Allada et Kandi-Ségbana-Samia-frontière du Nigeria. «En dépit de la crise du pétrole, l’Emir nous rassure que les 15 millions de dollars sont déjà disponibles au Fonds koweitien», rassure le chef de l’Etat ?