La Nation Bénin...
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Le Front citoyen pour la sauvegarde des acquis démocratiques conduit par son président Robert Antoine Détchénou organisé une conférence, mardi 2 février au Codiam à Cotonou. C'était pour dénoncer non seulement le retard dans la distribution des cartes d’électeur mais aussi l’utilisation des moyens de l’Etat par certaines autorités, pour animer la campagne au profit d’un candidat.
Le Front citoyen pour la sauvegarde des acquis démocratiques se mobilise pour une veille citoyenne en vue de la réussite de l’élection présidentielle. C’est à travers une déclaration faite au Codiam à Cotonou, mardi 2 février, en présence des représentants des différents candidats et de quelques responsables d’organisations de la Société civile. L’objectif est d’attirer l’attention des citoyens et des candidats sur le retard observé dans le processus de distribution des cartes d’électeur qui constituent, selon eux, la pièce la plus importante qui permet au citoyen d’exprimer son vote. «Nous sommes à quatre semaines de l’élection présidentielle et la distribution des cartes d’électeur n’a pas commencé. Ça nous inquiète sérieusement, parce que nous voulons que tout le monde ait sa carte avant le jour du scrutin », a déclaré Casimir Amoussou, membre du Front. Dans leur déclaration, les responsables du mouvement ont également dénoncé certains comportements de certaines autorités qui utilisent de manière abusive les moyens de l’Etat pour animer la campagne au profit d’un candidat.
Selon Rafiatou Karimou membre active du Front citoyen, cette situation inquiète les Béninois. Elle affirme que le Front va mettre tout en œuvre pour arrêter cet état de choses. « Vous constatez avec nous que, la plupart des responsables de notre pays sont sur le terrain en train de faire la campagne pour un candidat avec les moyens de l’Etat. Ce qui n’est pas bien, mais nous allons tout faire pour empêcher que cela continue. Nous allons saisir les instances juridiques compétentes pour sanctionner cela », affirme-t-elle.
Le Front déplore également certains propos tenus par certains responsables à divers niveaux, notamment les dernières déclarations du président du Cos-Lépi. «Vous avez entendu que le président du Cos-Lépi a dit sur l’ORTB à propos des élections, que le match est plié. C’est une déclaration grave de la part du président d’une institution, et nous ne pouvons pas accepter cela, parce que nous voulons une élection apaisée », s’indigne Casimir Amoussou¦

Après Tanguiéta dans le département de la Donga en novembre 2014, c’est le tour des communes de Tchaourou dans les départements du Borgou-Alibori et de Ouèssè dans le Zou-Collines d’enregistrer depuis peu des décès dus à la fièvre hémorragique à virus Lassa. La recrudescence de cette épidémie qui a déjà fait 9 morts mérite qu’on s’y attarde pour non seulement connaître ses manifestations, mais surtout maîtriser les méthodes préventives. C’est dans ce cadre que le ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé a organisé, mardi 2 février à Cotonou, une conférence de presse.
Le Bénin a connu entre le 15 octobre 2014 et le 8 janvier 2015 un épisode épidémique de fièvre hémorragique à virus Lassa. Au cours de cette période, 16 cas avaient été enregistrés dont neuf décès. Sur ces neuf décès, la fièvre avait été confirmée dans deux cas. Depuis le début de cette année à ce jour, 20 cas suspects ont été enregistrés dont 9 décès. Parmi ces décès, il y a un seul cas confirmé positif à la fièvre de Lassa et 8 cas probables. Des 9 décès, 5 sont membres du personnel de la santé. Les communes les plus touchées sont Tchaourou, Bembèrèkè, Nikki et Parakou dans le Borgou et Ouèssè dans les Collines. Le Borgou à lui seul totalise 7 décès.
Pendant ce temps, au Nigeria, les autorités dénombrent 168 cas dont 84 décès dans 17 Etats du pays, y compris ceux du Niger et d’Oyo qui sont frontaliers au Bénin. Cette situation qui prévaut en cette période d’harmattan et de pré campagne où les tournées se multiplient dans ces localités, nécessite qu’on ait une connaissance des manifestations du mal et d’en maîtriser les méthodes préventives.
Virus de Lassa et ses manifestations
Selon les explications du ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé, la fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit en Afrique occidentale. Le Bénin n’est pas à l’abri dudit virus qui se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs. La transmission interhumaine et au laboratoire se produit également, en particulier dans les hôpitaux où les mesures de prévention et de lutte anti-infectieuse sont encore précaires.
La fièvre hémorragique à virus Lassa est endémique en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone et dans des localités du Nigeria.
Elle est une zoonose. Ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés. Le réservoir animal, ou hôte du virus est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». L’infection ne le rend pas malade, mais il excrète le virus dans ses urines et ses excréments.
L’évolution clinique de la maladie étant très variable, la détection de la maladie chez les personnes touchées est difficile. Cependant, quand la présence de la maladie est confirmée dans une communauté, l’isolement rapide des sujets touchés, de bonnes pratiques de protection contre l’infection et la recherche rigoureuse des contacts peuvent permettre d’endiguer la flambée.
La maladie débute graduellement avec des malaises, la fièvre, des céphalées, des maux de gorge, des nausées, des vomissements, myalgies et douleurs thoraciques et abdominales. La fièvre est persistante ou par poussées intermittentes. Une inflammation et une exsudation du pharynx et de la conjonctive sont fréquentes. Dans les cas graves, un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. À un stade tardif, on peut trouver un état de choc, des convulsions, des tremblements, une désorientation pouvant aller jusqu'au coma. La surdité survient chez 25% des malades qui survivent à la maladie. La moitié d'entre eux recouvrent en partie l'ouïe au bout d'un à trois mois. On peut observer des chutes de cheveux passagères et des troubles de la marche au cours de la convalescence.
Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes. La pathologie est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse, le décès de la mère et du fœtus survenant dans plus de 80% des cas observés durant le troisième trimestre.
Transmission
Selon le ministre Pascal Dossou Togbé, l’homme est généralement contaminé par exposition à l’urine ou aux excréments de rats Mastomys infectés. Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée. Aucune donnée épidémiologique n’atteste la transmission aérienne d’homme à homme. La transmission interhumaine s’observe au sein de la communauté et en milieu médical, où le virus peut être transmis par du matériel médical contaminé, par exemple des aiguilles réutilisées. La transmission par voie sexuelle a été signalée. La fièvre de Lassa touche toutes les tranches d’âge et les deux sexes. Les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rats Mastomys, surtout dans les communautés surpeuplées manquant de moyens d’assainissement. Les agents de santé sont exposés, s’ils traitent des porteurs du virus sans appliquer de bonnes techniques de soins sous protection ou de mesures de lutte contre l’infection.
Diagnostic et traitements
En fonction des symptômes de la fièvre hémorragique à virus Lassa, les traitements sont très variables et peu spécifiques. Le diagnostic clinique est souvent difficile, surtout aux premiers stades de la maladie. Il est difficile de la distinguer d’autres fièvres hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola, et beaucoup d’autres maladies provoquant de la fièvre, notamment le paludisme, la shigellose, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune.
Le diagnostic de certitude exige des examens qui se font uniquement dans des laboratoires spécialisés. Le diagnostic précoce de la fièvre de Lassa est conseillé. Il permet, d'une part, de mettre en place les mesures de quarantaine pour éviter les infections nosocomiales, d'autre part, de lancer un traitement antiviral. Un médicament antiviral, la Ribavirine, est actif dans le traitement de cette fièvre par voie orale ou par voie intraveineuse. Administré à un stade précoce, dans les 6 jours suivant la survenue des premiers symptômes, il diminue statistiquement le taux de mortalité chez les patients infectés. Le traitement antiviral à la Ribavirine semble efficace, s'il est administré au début de l'évolution clinique. Actuellement, aucun vaccin ne protège contre cette fièvre.
Pour contrôler l’épidémie...
Le représentant résident de l’Oms au Bénin, Dr Pierre Mpele Kilebou a expliqué qu’en pratique, la prévention repose sur les mesures de quarantaine pour éviter les infections nosocomiales. La prévention de la fièvre hémorragique à virus Lassa passe par la promotion d'une bonne «hygiène communautaire» pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Parmi les mesures efficaces, il y a la conservation des céréales et plus généralement des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l'élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l'intérieur de celles-ci et la présence de chats.
Dans un communiqué conjoint rendu public le lundi 1er février dernier par l’OMS, l’Unicef et le ministère de la Santé, une série de mesures a été retenue. Ces différentes mesures ont été confirmées par le ministre de la Santé Pascal Dossou Togbé lors de la Conférence de presse mardi 2 février. Pour une risposte contre la fièvre de Lassa, une unité d’isolement a été installée à l’hôpital de zone St Martin de Papané; des stocks de médicaments Ribavirine ont également été prépositionnés à Cotonou et dans la commune de Tchaourou ; des Equipements de protection individuelle (EPI) pour le personnel de santé, thermomètres infrarouges, du matériel médical et de laboratoire et des produits de décontamination ont été mis à disposition ; le personnel de santé de l’Hôpital de zone St Martin de Papané et les agents de santé de la commune de Tchaourou ont été formés sur l’utilisation du matériel de protection et le protocole de traitement de la maladie, ainsi que sur la recherche de cas contacts.
Par ailleurs, une équipe de professionnels pluridisciplinaires se trouve déjà sur les lieux pour assurer le renfort technique; des séances de sensibilisation de la population et des autorités sont en train d’être organisées; une stratégie de recherche des personnes contacts a été élaborée pour assurer la participation des communautés dans l’identification de cas suspects.
En dehors de ces dispositions d’ordre pratique, d’autres sont préconisées. Ainsi, dès les premiers signes, il est impératif de se rendre immédiatement au centre de santé le plus proche. Le traitement est efficace si l’administration de médicaments est faite rapidement. Il faut se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ; bien protéger les restes et réserves de nourritures dans les maisons; éviter la manipulation et la consommation des rats; éviter tout contact avec une personne suspecte ou malade de la fièvre de Lassa; et éviter tout contact avec les selles, l’urine, la salive, les vomissures et les objets contaminés d’une personne suspecte, malade ou décédée de la fièvre de Lassa. Ne pas toucher le corps d’une personne suspectée d’être décédée de la fièvre de Lassa, y compris lors des rites funéraires. Pour apaiser les populations, Dr Pierre Mpele Kilebou les a invité à ne pas s’inquiéter mais à bien observer les règles retenues par les autorités nationales de commun accord avec les institutions internationales¦

L’ancienne première dame du Bénin et fondatrice de la Renaissance du Bénin Rosine Vieyra Soglo, député à l’Assemblée nationale, garde un amer goût de la gouvernance dans son pays. Pour elle, les Béninois doivent se mettre au travail pour redresser la pente. En cette veille de l’élection présidentielle, elle en profite pour exhorter le peuple à choisir librement son président.
La Nation : Quelle appréciation pouvez-vous faire aujourd’hui de l’état de la gouvernance en Afrique et particulièrement au Bénin ?
Rosine Vieyra Soglo : Je ne saurais parler de gouvernance au Bénin depuis bientôt 25 ans à part le bref séjour du président Nicéphore Dieudonné Soglo à la tête du pays qui avait amené au moins un espoir au peuple. Regardez vous-même l’état dans lequel se trouve le Bénin ! Etes-vous content de votre pays, de sa gouvernance ? Il faut avoir l’honnêteté intellectuelle, à des moments donnés, pour dénoncer ce qui ne va pas. Quand je pense que chez moi au Bénin on mange à peine une seule fois par jour, cela me révolte. C’est inconcevable pour un pays à fortes potentialités agricoles. A cette allure, les Africains risquent de manger leurs porte-plume. Quand nous ne sommes pas capables de fabriquer et exportons tout, de quelle gouvernance pouvons-nous parler ?
A cela s’ajoute la corruption, une véritable gangrène pour nos Etats. Parlant de l’état de ce phénomène, le Bénin évolue à reculons. Rappelez-vous les milliards des Pays-Bas pour l’approvisionnement en eau potable des populations rurales. Pour qui connaît les Pays-Bas, ils sont arrivés à ce stade de développement grâce à leur travail acharné. Or, nous nous vantons quartier latin de l’Afrique, mais où en sommes-nous sur le plan de l’éducation ? Où en sont aujourd’hui les enfants de pauvres en la matière? Nous avons eu une école nouvelle grâce à feu président Mathieu Kérékou. Mais là aussi, tout n’était pas fameux. Nous sommes sur la ligne rouge actuellement, loin derrière les autres pays africains. Et ce niveau de sous-développement, nous le devons à nos dirigeants qui se suivent en enfonçant davantage le clou.
Vous aviez été aussi dans le feu de l’action, Rosine Vieyra Soglo
Moi, je n’ai plus d’autres expériences à prouver. J’ai bientôt 82 ans et je suis persuadée d’avoir fait le maximum pour mon pays en aidant les femmes, les bébés triplés à travers la Fondation Vidolé….Même si les résultats sont mitigés, je ne regrette rien de mes œuvres. J’ai fait tout ce qu’il fallait, mais je m’en vais triste à en mourir. Heureusement, je me rends compte que Dieu sait ce qu’il fait. Il m’a rendue aveugle. A partir du moment où j’ai perdu ma vision, mes efforts n’ont plus aucune importance. Mais la foi soulève les montagnes, dit-on.
Nous sommes à la veille de l’élection présidentielle au Bénin. Quels sont vos souhaits pour ce scrutin ?
Je souhaite de tout mon cœur que l’élection présidentielle se déroule dans la tranquillité, sans sang, ni ruine en sollicitant au passage l’apport inestimable des journalistes. Je voudrais demander à tout le peuple de choisir le meilleur des candidats qui pourra remettre le pays sur les rails et garantir à tous un lendemain meilleur. Que le choix soit minutieux et bien pensé. Qu’aucun Béninois ou Béninoise n’aille élire un candidat qu’il ne connaît pas, parce qu’on le lui a imposé¦
Actualités 03 févr. 2016

Lundi 1er février, Lionel Zinsou, Premier ministre, a eu une séance de travail avec les animateurs du secteur privé au Bénin. Au cours de cette rencontre, les problèmes du secteur ont été présentés au Premier ministre pour envisager des pistes de solution afin de rendre l’économie béninoise compétitive, susceptible de réduire la pauvreté et de créer des emplois.
Premier ministre, Lionel Zinsou, affirme que le Bénin est dans une situation commune aux pays de l’Afrique subsaharienne. Son économie, souligne-t-il, présente un paradoxe au regard des conséquences politiques et sociales significatives. «Son tableau macro économique est favorable et pourrait même être envié mais présente des phénomènes anormaux », a-t-il relevé. En termes d’anomalies, Lionel Zinsou a mentionné l’état de pauvreté résiliente, le chômage des jeunes qualifiés. Cette situation structurelle requiert beaucoup d’imagination en matière de politique économique. Les entreprises béninoises, selon lui, vivent les deux situations. Mais les prévisions de la Banque mondiale pour 2016 sont bonnes, a-t-il annoncé.
Les chiffres indiquant la croissance sont sous-estimés à cause des difficultés à apprécier les dynamiques du secteur informel et la sous pondération des secteurs nouveaux, a-t-il expliqué. Ce qui fait naître des polémiques qui soutiennent que les chiffres sont faux et trop optimistes. « La croissance est indubitablement en volume au-dessus de 5% en 2015», a mentionné Lionel Zinsou. De même, le Bénin a beaucoup de défis à relever dans le domaine de la comptabilité publique notamment il faut avoir des comptes trimestriels, a préconisé le Premier ministre. La balance commerciale, a-t-il poursuivi, est déficitaire.
Quant à l’exécution des finances publiques, il a noté que le Bénin est un pays à déficit extrêmement faible. Puis, a déploré le caractère discrétionnaire qui entoure l’exécution du budget de l’Etat et préconisé un changement à ce niveau. A ce propos, il a souhaité que soit corrigée la façon dont l’Etat exécute ses dépenses vis-à-vis des entreprises.
L’autre caractéristique de l’économie, c’est la faiblesse du secteur formel avec seulement 15% des activités face à un secteur informel qui fait 85%. Il n’a pas manqué de relever la pression fiscale exercée sur les entreprises sans oublier beaucoup d’autres questions liées aux filières de l’économie.
Après son exposé liminaire, plus d’une dizaine d’opérateurs économiques de divers secteurs ont exprimé leurs préoccupations. Entre autres, il a été question de pression fiscale, de la cherté de l’énergie électrique, des difficultés de financement des entreprises et celles liées à l’obtention du visa pour les touristes. A toutes ces questions, Lionel Zinsou a apporté des réponses qui, si, elles sont prises en compte, aideront à rendre l’économie béninoise très compétitive¦

Vingt cas dénombrés au total : neuf décès et onze cas suspects, l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa continue de faire des ravages dans le Borgou et environs. Le dernier point effectué lundi 1er février par Dr Fatioulaye Issa Djibril, directeur départemental de la Santé du Borgou-Alibori, fait état d’un patient provenant de la commune de Kalalé qui est décédé lundi matin à Nikki. La commune de Tchaourou reste la plus touchée par la maladie. Deux cas suspects avaient été enregistrés dans la commune voisine de Ouèssè dans le département des Collines. Par ailleurs, un autre cas a été référé au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé à Porto-Novo.
Un suivi journalier est fait de tous les sujets qui ont été en contact avec les malades recensés ; la situation est sous contrôle grâce au soutien du ministère de la Santé, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a-t-il rassuré, à la faveur de la première session du Conseil départemental de concertation et de coordination (CDCC) du Borgou-Alibori au titre de l’année 2016. Au cours de la rencontre qui a réuni le préfet, les maires, leurs adjoints et autres, le directeur départemental de la Santé a expliqué que la fièvre Lassa se transmet par le contact avec le sang ou déjections de rat à multi-mamelles péri-domestique, des sécrétions d’une personne infectée telles que le sang, la salive, les vomissures, les selles et la sueur ou tout autre liquide.
La prévention reste le seul moyen efficace mais l’administration précoce du médicament Ribavirine antiviral disponible, dans les six premiers jours de la maladie, réduit considérablement la mortalité due à la maladie, informe Dr Fatioulaye Issa Djibril. Les symptômes de la maladie sont : maux de tête, perte d’appétit, fatigue intense, douleurs abdominales difficultés à respirer, maux de gorge et/ou difficultés à avaler, vomissements/nausées, diarrhée, douleurs musculaires ou articulaires, œdème, de la face, surdité, hypotension ou parfois des saignements inexpliqués¦
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Les candidats en lice pour l’élection présidentielle du 28 février prochain savent désormais le positionnement qui leur revient sur le bulletin unique de vote. Lundi 1er février au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna), chacun d’eux ou son représentant a procédé au tirage au sort y relatif. De sorte que désormais, chacun sait où se situera son logo.
L’exercice auquel se sont livrés certains candidats ou leurs représentants au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna) constitue un pas important pour le processus électoral actuellement en cours. Il s’agit du tirage au sort en vue du positionnement sur le bulletin de vote. Mais avant, il faudra confectionner les spécimens en vue de la campagne électorale et autres activités de sensibilisation des populations et des électeurs. Si certains ont fait l’option de décider de leur sort avec leurs propres mains, d’autres par contre se sont fait représenter tandis que certains ont tout simplement manqué à l’appel.
Mais toujours est-il que le président de la Céna, Emmanuel Tiando et les autres commissaires ont fait dérouler le protocole prévu à cet effet. Au terme des tirages effectués par les candidats présents ou représentés, la première place est revenue au candidat Azizou El Hadj Issa tandis que la dernière, la 36e au candidat Daniel Edah. Pêle-mêle, on note que la deuxième loge est allée à Elisabeth Agbossaga, la sixième à Me Marie Elise Gbèdo, la huitième à Natondé Aké. Suivent dans l’ordre, Issa Salifou, Moudjaïdou Issifou Soumanou, Célestine Zanou, Simon Pierre Adovèlandé, Christian Enock Lagnidé… Pour ce qui est des candidats annoncés comme les favoris de la compétition, ils sont éparpillés un peu partout sur le bulletin. Le logo de Abdoulaye Bio Tchané est ainsi casé à la 35e place, juste avant lui, celui de Patrice Guillaume Talon (34), précédé lui de Fernand Amoussou (33). Lionel Zinsou porte le numéro 22, Sébastien Ajavon, le 17 et Pascal Irénée Koupaki, le 30.
Telle une fatalité, le positionnement tel qu’effectué est validé et accepté à cœur joie par chaque candidat ou son représentant. Marie Elise Gbèdo fait ainsi désormais du 6, son chiffre porte-bonheur, qui lui donnera l’accès au palais de la Marina. Simon Pierre Adovèlandé estime de son côté que la 12e loge qu’il a choisie «est la position idéale» et qu’elle «inspire la transparence». En troisième position, Elisabeth Agbossaga dit être à la bonne place pour assurer le combat de la femme et des jeunes. «Nous sommes heureux d’être le dernier candidat sur le bulletin. Cela rend facile notre identification sur le bulletin», pense Daniel Edah. Séverin Adjovi, représentant du candidat Sébastien Ajavon trouve son positionnement «stratégique» et note qu’il permettra d’éviter la confusion. Julien Pierre Akpaki venu officier pour le compte du candidat Robert Gbian est aussi satisfait de la loge concédée par la providence à son candidat et soutient que le travail consistera dorénavant à le faire savoir aux populations et aux électeurs.
Dans l’ensemble, tout s’est bien passé estime ce dernier, tout comme le candidat Victor Prudent Topanou qui s’est satisfait des échanges entre le président de la Céna et les candidats ou leurs représentants ?

L’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa qui sévit dans le Borgou et environs, a déjà fait sept morts. Dans le but de circonscrire le mal, les autorités sanitaires sensibilisent sur les manifestations et surtout les comportements à adopter afin d’éviter la contamination.
Sept morts pour quatorze cas suspects enregistrés dans les localités dans les localités de Kassouala, Tchaourou centre et Ouèssè, c’est le bilan provisoire des affres de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa. Dans la nuit du jeudi au vendredi dernier, un patient, en l’occurrence un agent des agents de santé suivis à l’hôpital de Papané, est décédé, a annoncé Dr Fatioulaye Issa Djibril, directeur départemental de la Santé du Borgou-Alibori, au cours d’un point de presse animé vendredi 29 janvier dernier à Parakou. Il s’agit précisément de celui dont les analyses au Nigeria ont révélé que son sang portait le dangereux virus.
Les autorités sanitaires ont porté à l’attention des hommes des médias les informations nécessaires afin que les populations soient sensibilisées sur les manifestations de la maladie et surtout les comportements à adopter afin d’éviter la contamination et la propagation de la maladie. Pour ce qui est des symptômes, la maladie à virus Lassa commence par une forte fièvre chez l’individu qui a été en contact avec un malade ou ayant manipulé la viande, l’urine ou les excréments du gibier contaminé, notamment le rat et les rongeurs qui portent le virus, confie Dr Albert Comlan Dovonou. Le patient sent ensuite des céphalées, lesquels maux de tête peuvent être suivis d’un mal de gorge (dysphagie) et des difficultés de respiration. Il peut avoir des douleurs au thorax et à l’abdomen, une perte d’appétit (anorexie), des nausées et vomissements avec des traces de sang et la diarrhée, poursuit-il. Aussi, le malade présente-t-il ensuite une myalgie généralisée : des douleurs dans les muscles et les articulations, une extrême fatigabilité, et est très mal-en-point.
Des mesures de précautions
Catherine Ali, chef service hygiène et assainissement de base du Borgou, insiste sur les mesures d’hygiène nécessaires qui doivent s’observer au niveau communautaire et au niveau des formations sanitaires, afin de pouvoir surpasser cette maladie. Dans les communautés, le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec la cendre si le savon n’est pas disponible, l’observance d’une hygiène corporelle et vestimentaire, sont préconisés. Il est demandé aux chefs de quartiers et de village et autres notables des localités de signaler tous les cas de maladie et de décès brutal pour un enterrement sécurisé et une désinfection du corps, du domicile, des habits et autres objets du défunt. Les populations sont priées d’éviter en cette période la chasse aux rongeurs et la consommation de la viande de brousse, de conserver les céréales à l’abri des rongeurs susceptibles de développer la maladie, de ne pas se serrer la main lors des salutations. L’hygiène autour des habitations doit être également de mise.
Au niveau des formations sanitaires, conseille Catherine Ali, les agents doivent être toujours dans leur tenue de travail (blouse et gants) et éviter de porter la main au visage au cours du traitement d’un malade. Après tout contact avec les malades, le personnel devra toujours se laver proprement les mains à l’eau et au savon et aussi les frictionner avec une solution hydro-alcoolique. Les objets utilisés ne doivent pas être jetés à la portée des enfants ou des usagers du centre de santé, mais ils doivent être incinérés conformément aux normes, insiste-t-elle. Aussi, faut-il donner au maximum des inspections sanitaires c’est-à-dire surveiller l’hygiène au niveau des salles de santé, des poubelles, des incinérateurs et veiller à ce que tout soit régulièrement désinfecté. ?

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) veut faire gagner Lionel Zinsou, candidat de l’alliance Fcbe-Prd-Rb à l’élection présidentielle du 28 février prochain. Il l’a officiellement investi samedi 30 janvier au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo devant plus de 50 mille militants et sympathisants. L’investiture a été placée sous l’égide du président du Prd, Me Adrien Houngbédji en présence des autres forces politiques soutenant la candidature du Premier ministre.
« Oui j’accepte votre confiance… Je veux que nous fassions beaucoup de choses pour l’amour du Bénin, le Bénin gagnant… ». Ces mots pleins d’engagements de Lionel Zinsou à être le candidat du Parti du renouveau démocratique (Prd) à l’élection présidentielle du 28 février prochain ont été suivis d’un tonnerre d’applaudissement des militants Tchoco-Tchoco massivement mobilisés au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Cette réponse affirmative du Premier ministre fait suite à la question du président du Prd, Me Adrien Houngbédji, qui a demandé à Lionel Zinsou s’il accepte d’être le candidat de son parti à cette élection conformément à la décision des instances de la formation politique. Laquelle décision a été entérinée par le Conseil national et le congrès extraordinaire du parti tenus quelques heures avant la cérémonie d’investiture.La motion d’investiture du candidat Lionel Zinsou a été lue par Colette Houéto, premier vice-président du Prd.
Par ce « oui » péremptoire et sans fioriture Lionel Zinsou accepte de défendre les couleurs du Prd à l’élection présidentielle prochaine. Il a pris l’engagement devant tous les militants du parti au logo « Arc en ciel », des délégations des autres formations politiques composant l’alliance républicaine à savoir Fcbe conduite par Komi Koutché, Rb conduite par son président Léhady Soglo, alliance Eclaireur de Edmond Agoua, And aile du député Octave Houdégbé, l’Ipd de Théophile Nata, l’Undp conduite par Jean-Claude Codjia et Anne Cica Adjaï et l'Ub de Lucien Houngnibo. On notait aussi la présence d’une forte délégation de la Coalition pour le développement de la République (Cdr) du vice-Premier ministre François Abiola, du conseiller spécial aux Affaires politiques du chef de l’Etat, Amos Elègbé et de l’ancien député Désiré Vodonou.
Me Adrien Houngbédji qui a présenté le candidat, a levé un coin de voile sur les raisons qui ont motivé le choix de Lionel Zinsou. L’une de ces motivations, est de permettre au Prd de participer à la gestion du pouvoir d’Etat après 25 ans d’opposition qui a été suicidaire pour la région de l’Ouémé, bastion naturel du parti. C’est pourquoi le parti a décidé de taire les querelles intestines pour se mettre ensemble avec ses adversaires politiques d’hier comme les Fcbe, la Rb et autres pour soutenir la candidature de Lionel Zinsou.
« Le Prd ne fera pas encore l’opposition au prochain régime. Il faut que le parti soit aussi au pouvoir car le Prd a été créé pour accéder au pouvoir », martèle le président Adrien Houngbédji. Il a demandé à ses militants et sympathisants de prier pour que Lionel Zinsou gagne l’élection présidentielle prochaine. Pour cela, il a souhaité que la forte mobilisation notée à l’investiture du candidat soit ressentie dans les urnes le dimanche 28 février prochain, jour du scrutin.
Le candidat Lionel Zinsou a félicité toutes les formations politiques soutenant sa candidature principalement les Fcbe, le Prd et la Rb. Selon lui, ceci est la preuve de leur amour à la patrie, il promet d’être à la hauteur s’il gagne avant de rendre hommages aux présidents Boni Yayi, Nicéphore Soglo, Emile DerlinZinsou et feu Mathieu Kérékou.

Le président de la Cour constitutionnelle a reçu, vendredi 29 janvier, plusieurs personnalités à son cabinet venues s’entretenir avec lui des initiatives de sensibilisation de la population sur les comportements qui appellent à la paix en cette veille d’élection présidentielle.
«Le Bénin doit vivre dans la paix que ce soit avant pendant ou après l’élection présidentielle, il faut que la paix soit d’actualité dans notre pays, il y a déjà la paix mais nous devons travailler à la consolider». Voilà ce qu’a déclaré Alain Owolabi président du Réseau national des étudiants leaders à sa sortie d’audience avec le président de la Cour constitutionnelle.
Le groupe d’étudiants qu’il conduit sensibilise depuis un certain temps la population sur les comportements à adopter pour l’enracinement de la paix au Bénin. Alain Owolabi explique qu’il est venu présenter au président Théodore Holo son projet de sortie d’une chanson audio baptisée «paix et unité nationale» accompagnée du tournage d’un clip vidéo. «Je pense que le président a été favorable à notre projet et nous a même donné des orientations pour sa réussite», confie-t-il.
Jennyfer Akod présidente de l’Ong «Pluie de grâce» a également eu des échanges avec le président de la Cour constitutionnelle. Les deux personnalités ont abordé l’organisation de la 7e édition de «Noël des enfants» pour l’amélioration des conditions de vie des enfants.
Isabelle Faladé, présidente de l’Ong Priorité au social a été la dernière personnalité à être reçue par le président de la Cour constitutionnelle. Cette organisation œuvre également dans la sensibilisation des citoyens en cette veille d’élection. Et c’est à travers le projet «Education et sensibilisation des citoyens» que l'Ong vulgarise certains articles du Code électoral qui appellent à l’enracinement de la paix au Bénin. «Le but c’est de sensibiliser les citoyens sur les comportements civiques qui sont attendus de leur part en cette veille électorale pour éviter la violence, nous allons procéder par des rencontres directes avec les populations et nous allons aussi utiliser les médias», propose Isabelle Faladé qui affirme avoir reçu le soutien du président Théodore Holo pour cette initiative.

A la suite du dépôt de son dossier pour l’élection présidentielle du 28 février prochain, Sébastien Ajavon a effectué, vendredi 29 janvier dernier une descente à Agoué dans le département du Mono. Annoncée comme une séance d’explication, la rencontre s'est transformée en une démonstration de force.
Le terrain de sport de Zokicomè dans l’arrondissement d’Agoué à Grand-Popo a rejeté du monde dans la soirée du vendredi 29 janvier dernier. Une marée humaine s’y est formée dès l’arrivée de l’homme d’affaires, Sébastien Ajavon. Objet de toutes les attentions et de curiosité, ce fils du terroir effectuait ainsi sa première apparition grand public dans la ville après le dépôt des dossiers pour la course à la succession de l’actuel chef de l’Etat.
L’hôte était à la tête d’une forte délégation constituée du maire de la commune Anani Hlondji et de ses homologues de Bopa, de Comé, d’Athiémé, de Houéyogbé et d’autres conseillers dont certains représentants de Lokossa et conduits par le premier adjoint au maire. Aux côtés des autorités et des têtes couronnées, des groupements de citoyens anonymes ainsi que la communauté du culte vodoun.
Pour le maire Anani Hlondji et le conseiller Akuété Assévi ainsi que les autres membres de la coordination communale du mouvement portant cette candidature, c’est las de constituer «le bréviaire de voix pour des élus peu reconnaissants à l’égard de la commune» que des citoyens ont suscité en octobre dernier la candidature de Sébastien Ajavon. Et mieux qu’une simple ambition, le maire assure qu’ensemble avec les jeunes, les cadres et les autres composantes du grand Mono réuni à travers les délégations présentes, leur groupe parviendra à faire de lui le prochain président de la République. Ce projet, à entendre le représentant des enseignants du groupe, Pascal Lawé, vise en général à fleurir le Bénin dont il a peint une situation peu reluisante.
Et pour permettre à leur leader de rallier les autres régions du Bénin, une sculpture en bois, symbole de la clé lui a été transmise par la coordination estimant qu’il s’agit de celle qui ouvrira toutes les portes des autres localités du pays. La même « clé », dira le maire Anani Hlondji, est destinée à ouvrir le palais de la Marina, dès le 28 février prochain pour libérer des solutions contre les maux qui minent la République. Heureux de cette marque de foi en sa candidature, Sébastien Ajavon se saisit de la « clé », l’agite en direction de la foule qui accompagne le geste par des cris de soutien mêlés aux ovations.
A la suite des bénédictions dites par un collège de dignitaires présidé par Amadossi Tchabassi, le candidat indique que la mission consistant à redonner espoir aux Béninois est bel et bien à sa portée. En levant un coin de voile sur son projet de société qu’il a promis de rendre public ce lundi, il développe qu’il suffirait de créer un environnement sûr aux investisseurs pour résorber le chômage¦