La Nation Bénin...
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Le timide engagement des musiciens sur le front politique dans le cadre de l’élection présidentielle du 28 février prochain connaît depuis quelques jours, un réveil. « Avec Aké c’est Ok ». C’est le titre du single lancé par l’artiste pour accompagner la candidature du député Aké Natondé, en lice pour cette élection. Et ce ne sera pas le dernier.
Les compositions musicales pour faire adhérer les électeurs à la cause des candidats aux élections sont devenues ces dernières années un moyen très prisé sous nos cieux. Le phénomène a pris une ampleur telle que certains artistes se voient attribuer la victoire de tel ou tel autre candidat. 2016 n’échappera pas à la règle en tout cas. Ceux qui notaient un timide engagement des musiciens dans la campagne électorale précoce qui s’anime depuis peu seront abondamment servis dans les jours à venir. Stan Tohon à lui tout seul devrait produire plusieurs singles pour différents candidats. L’annonce a été faite par l’artiste lui-même le week-end dernier au cours d’une rencontre. C’est sa manière à lui, dit-il, de contribuer à la paix dans son pays en prêtant sa voix à la cause de plusieurs candidats. Mieux, il dit avoir tiré leçon des expériences antérieures qui obligeaient les artistes à se ranger, une fois que les candidats qu’ils ont soutenus n’ont pas eu gain de cause. Et même dans les cas où ils accédaient au pouvoir, les artistes dont les chansons ont servi à faire les mobilisations populaires sont vite oubliés, regrette-t-il.
Seulement, loin de chanter la gloire de tel ou tel autre, de vanter du vide et de vendre du vent, Stan Tohon dit plutôt être intéressé par les intentions des candidats envers leurs compatriotes. «Je chante non pas les candidats, mais plutôt le contenu de leur projet de société, ce qu’il propose à leurs compatriotes comme mode de gouvernance une fois qu’ils seront élus », se défend-t-il par ailleurs. Et le premier a bénéficié d’une telle prestation de sa part, c’est le candidat Aké Natondé. Pour lui, un single intitulé « Avec Aké c’est Ok » a été réalisé et enregistré à Montreuil au studio N’dongo aux frais du candidat. Premier candidat à bénéficier de cette prestation de Stan Tohon, le candidat Aké Natondé a depuis plusieurs jours à sa disposition, ce single qui raconte un peu comment il est un choix indispensable au regard de ses actions antérieures notamment au profit de la jeunesse et des locataires souvent dupés à travers les contrats de bail. « Aké s’est toujours intéressé à moi en tant qu’artiste avant même d’être candidat » et c’est pourquoi je ne pouvais pas rester en marge d’un tel projet, soutient l’auteur de ce single. Mieux, en tant qu’artiste, c’est le programme culturel du candidat qui aurait séduit davantage l’homme de culture qu’il est.
Dans les prochains jours, les candidats Patrice Talon, Robert Gbian et Ladislas Prosper Agbéssi verront leurs singles lancés. Puis, en guise de bonus sans doute, une autre composition pour appeler les électeurs aux urnes dans la paix¦

Victor Zèvounou. Un nom qui a résonné et qui résonnera longtemps encore dans la tête des aficionados du football béninois d’un certain âge. Footballeur doté d’une technicité hors-pair, adulé et respecté par les Porto-Noviens, l’ancien défenseur central du club phare de la capitale : les Dragons de l’Ouémé, et capitaine des Ecureuils aura tout donné au football béninois. Aujourd’hui sexagénaire et très attaché à son Porto-Novo natal où il passe sa retraite, il rappelle ici ses bons vieux souvenirs sans occulter la situation actuelle que traverse le football national.
La Nation : Comment êtes-vous allé au football ?
Victor Zèvounou : Je suis allé au football grâce à un de mes devanciers qu’on appelle Alphonse Hondjo. J’avoue qu’au départ, je ne voulais pas évoluer dans le football de haut niveau. Mon rêve était de rester au niveau du quartier. Mais il m’a amené dans le club appelé Islam de Porto-Novo qu’il dirigeait à l’époque. Puis, chemin faisant, je suis allé à l’Etoile sportive de la même ville, ensuite les Dragons de l’Ouémé et enfin l’équipe nationale dont j’ai été le capitaine à un moment donné.
Vous avez porté le brassard au niveau de ce club phare de Porto-Novo ?
Si. J’ai été capitaine des Dragons de 1979 jusqu’à la fin vers 1989. Pour l’équipe nationale, c’est de 1979 à 1980. J’ai été absent pendant un temps avant de reprendre en 1986. Ce n’est qu’après cela que j’ai raccroché.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué durant cette carrière ?
Je préfère dire une longue carrière. J’ai passé au moins 20 ans dans le football de compétition. J’avoue que c’était par plaisir que j’allais jouer. Des expatriés sont allés vers moi en 1979. Des Français sont arrivés me demander de jouer pour l’équipe de Mulhouse dans le temps. Offre que j’ai déclinée. Par la suite, j’en ai eu d’autres. Mais s’expatrier n’était pas un projet prioritaire pour moi. Je voulais rester chez moi dans mon pays. Et puis je ne savais même pas que je savais jouer.
Comment ça ?
(Il écarquille les yeux) C’est vrai en plus ! Nous on jouait à l’époque pour se faire plaisir. Je l’ai dit tantôt. Mais si en se faisant plaisir les autres arrivent à tirer leur plaisir, c’est tant mieux. C’est pour cela qu’on ne mettait pas l’argent devant. Ceux qui jouissaient de cela se connaissent mais moi non.
Je dis aujourd’hui que le football m’a beaucoup fait. Grâce au football, je suis connu. Partout où je passe, même sans connaitre les gens, spontanément on vous appelle par votre nom. Ceci m’ouvre beaucoup de portes. C’est grâce au football que j’ai ces avantages.
Mon regret est qu’en notre temps, il y avait tellement de valeur, mais nous n’avions pas pris conscience de notre valeur, sinon nous aurions gagné une coupe d’Afrique sans tapage et sans le concours des étrangers. Excusez-moi, nous étions allés en Belgique où les dirigeants ont recruté pour nous un entraineur de Première ligue, mais ce dernier a dit qu’il n’avait plus rien à nous apprendre si ce n’est pas au niveau tactique, que tout le reste on savait déjà le faire. Il a précisé que si on pouvait poursuivre le stage pour trois mois, qu’on allait faire mal aux autres clubs au pays et dans la sous-région. Dommage nous n’avions pas pris conscience nous-mêmes qu’on pouvait mieux faire. On jouait sans calcul, on se faisait plaisir comme j’aime à le répéter. Je reviens toujours sur le mot plaisir. Taper dans un ballon m’amène aux anges. Et à mon âge je ne rate aujourd’hui aucune occasion pour m’offrir ce plaisir.
Au vu de la situation actuelle du football dans le pays quelle thérapie proposez-vous ?
Il n’y a pas de pays au monde où vous irez au niveau du football sans trouver les anciens. Je veux dire ceux qui ont fait la gloire de cette discipline. Il n’y a qu’au Bénin qu’on ne les trouve pas. Si les gens veulent effectivement que cela décolle, il faut d’abord retourner le football dans les rues, dans les écoles, partout… Le hic aujourd’hui est que tous les espaces verts sont occupés par des bâtiments. A cette allure comment faire pour que les enfants jouent au football ? C’est là, la base. Nous n’avons pas connu des centres de formation. Nous sommes nés avec. Il y a plein d’enfants qui sont nés avec le football, mais ils n’ont pas le cadre où ils peuvent vraiment se défouler.
Aussi est-il nécessaire de reprendre avec les championnats scolaires et autres de quartiers. Et ce n’est qu’au niveau de l’élite que l’Etat prendra en charge. A ce niveau où les enfants ne sont pas encore exigeants où on parle de millions de francs… non! C’est un passage obligatoire, et il faudrait qu’aujourd’hui qu’on reprenne les championnats des poussins, des benjamins, des cadets, il faut chercher à évoluer graduellement. Mais au Bénin, nous sommes souvent trop pressés. Ce qui n’est pas de nature à induire le développement. Nous devons amener la balle à terre.
En quoi faisant ?
Prendre beaucoup des jeunes joueurs, les former pour avoir l’élite. En procédant ainsi, d’ici 5 ans on va commencer à parler du Bénin. C’est là que réside tout le secret. Mais j’insiste en rappelant que c’est à l’ancienne corde que l’on tisse la nouvelle. C’est ceux qui ont mouillé le maillot qui ont la sensation de ce qu’il faut faire à un moment donné. Moi par exemple, on ne peut pas me prendre et me demander d’aller opérer un patient. Mais dans le domaine du football, on a besoin de ces valeurs, de ceux qui ont connu ces sensations-là. Dommage. !
Pour le moment nous sommes-là dans l’espoir que demain, les gens penseront à nous.

C’est confirmé ! Le Bénin traverse actuellement une épidémie de fièvre hémorragique à virus Lassa. Les analyses ont révélé un cas positif sur cinq prélèvements effectués, a annoncé Christian Boni Chaffa, secrétaire général du ministère de la Santé, jeudi 28 janvier au cours d’un point de presse. La maladie s’est déclenchée il y a deux semaines dans la zone sanitaire de Tchaourou dans le Borgou où un décès et quatre autres cas suspects ont été enregistrés.
Pour protéger la population béninoise, les autorités ministérielles recommandent, entre autres mesures spécifiques, de respecter les consignes données par les agents de santé en vue de la prévention et la conduite à tenir en cas d’apparition des signes tels que fièvre, fatigue, douleur musculaire, diarrhée, vomissement, douleur abdominale, œdèmes, saignement. Dès la manifestation de ces premiers symptômes, il convient de prendre contact rapidement avec les agents de santé, d’observer les règles d’hygiène de façon permanente notamment se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, d’éviter la manipulation et la consommation de la viande de brousse (rat et autres rongeurs), de se passer de la consommation des aliments (céréales, tubercules) souillés par les selles, urines et autres secrétions des animaux contaminés.
Le Bénin avait connu quelques cas de la maladie de Lassa en 2014, notamment à Tanguiéta. La résurgence de l’épidémie a déjà fait un mort : un agent de santé en service à Tchaourou décédé après avoir été référé au centre hospitalier départemental (CHD-Borgou) à Parakou. Depuis, la situation est sous contrôle, a rassuré Dr Fatioulaye Issa Djibril, directeur départemental de la Santé du Borgou-Alibori. Des cas suspects sont suivis de près au centre de santé de Papané¦
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Santé 29 janv. 2016

Après moult reports, les députés de la 7e législature ont enfin désigné leurs représentants dans les postes de vote en vue de la présidentielle du 28 février prochain. Mais à défaut de ne rien désigner du tout, ils ont adopté une liste partielle. Sur 26 212 agents électoraux attendus à raison de 13 106 par tendances majorité et minorité parlementaires, ils ont pourvu 24 000 postes environ.
Cette liste partielle a été adoptée au scrutin à bulletins secrets par 20 voix pour 00 contre et une abstention. C’est déjà mieux que rien. La Commission électorale nationale autonome (Céna) va se débrouiller pour pourvoir le reste des postes ainsi que ceux des trois autres agents électoraux devant compléter par poste de vote les deux représentants du Parlement. Puisqu’aux termes du Code électoral, il faut cinq agents par poste de vote pour l’élection présidentielle du 28 février prochain. L’Assemblée nationale en nomme deux et la Céna, les trois autres recrutés par appels à candidatures. Depuis jeudi 28 janvier donc, les députés ont joué leur partition. Il revient à la Céna de jouer la sienne en déclenchant vite le processus de recrutement des 39 318 agents électoraux en plus des vides laissés par les députés.
La séance plénière dirigée par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, est la dernière pour le compte de la deuxième session ordinaire de l’année 2015 encore appelée session budgétaire ouverte le 29 octobre 2015. Celle-ci a été clôturée après trois mois de travaux. C’est dire que les députés sont désormais en vacances. Ils reprendront le chemin de l’hémicycle en avril prochain pour l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2016. ?
Thibaud C. NAGNONHOU, AR Ouémé-Plateau
Actualités 29 janv. 2016

Le député Louis Vlavonou et ténor du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (MADEP) membre de l’Union fait la Nation, et Raymond Fafoumi président du parti du Réveil pour l’union et le progrès (RUP Mifon Assikoto), tous deux natifs d’Ifangni, ont déclaré jeudi 28 janvier, leur soutien à la candidature de l’homme d’affaires Sébastien Germain Ajavon.
Le candidat à la présidentielle du 28 février prochain, Sébastien Germain Ajavon décroche encore un autre gros morceau dans le rang des députés de la 7e législature. Il s’agit de l’honorable Louis Vlavonou désormais acquis à sa cause. Il a fait jeudi 28 janvier sa déclaration de soutien à la candidature de l’homme d’affaires, à la faveur d’un meeting tenu à la Place de l’indépendance de la commune d’Ifangni. A l’occasion, le député du MADEP de Séfou Fagbohoun membre de l’Union fait la Nation avait à ses côtés le président du parti du Réveil pour l’union et le progrès (RUP Mifon Assikoto), l’ancien maire d’Ifangni Raymond Fafoumi qui a aussi jeté son dévolu sur l’homme. Devant des milliers de militants et sympathisants, les deux personnalités politiques ont dit tour à tour tout le bien qu’elles pensent de la candidature du président du Patronat du Bénin. Pour Louis Vlavonou, Sébastien Germain Ajavon est l’homme idéal pour le Bénin à partir du 6 avril prochain. Son choix a été porté sur lui après moult réflexions de la quarantaine de candidatures en lice pour cette élection présidentielle, révèle le député de l’Union fait la Nation. Il dit avoir été sidéré par les nombreuses réalisations et œuvres sociales de l’homme d’affaires dans la commune d’Ifangni sans avoir le pouvoir, à travers la Fondation Sébastien Germain Ajavon. Il a volé au secours des écoliers de l’école primaire publique d’Agonkessa en leur construisant un module de trois classes avec bureau, magasin et latrines. Aussi, Sébastien Germain Ajavon par le biais toujours de sa Fondation a-t-il reconstruit le Centre de santé d’Idoké ravagé par un incendie. Pour l’élu du peuple, l’homme qui pose déjà un tel acte sur fonds propres en ferait davantage, s’il a le pouvoir d’Etat. Autant de raisons pour lesquelles Louis Vlavonou dit avoir opté pour la candidature de Sébastien Germain Ajavon qui connait déjà mieux que quiconque les problèmes et les défis de développement d’Ifangni. «C’est un homme qui a déjà le sens du partage. Sans avoir le pouvoir, il a partagé sa sueur, ses bénéfices avec les populations de la commune», souligne le ténor du MADEP avant de vanter les qualités exceptionnelles de Sébastien Germain Ajavon qui incarnerait les valeurs d’humilité, du respect de l’autre et de la crainte de Dieu. En tant que coordonnateur de la candidature de l’homme au niveau du Plateau, Louis Vlavonou a invité les militants du MADEP et de l’Union fait la Nation à Ifangni à parcourir monts et vallées pour assurer une victoire écrasante à Sébastien Germain Ajavon au soir du dimanche 28 février prochain dans le département. La même exhortation a été faite par le président du RUP Mifon Assikoto. Raymond Fafoumi a aussi appelé ses militants à être des ambassadeurs pour sonner la mobilisation générale autour de la candidature du président du Patronat. Ce que se sont d’ailleurs aussi engagés à faire tous les autres intervenants qui ont défilé au pupitre dont les représentants des délégations de Sakété et d’Adja-Ouèrè.
Jonas Gbénamèto, représentant le candidat, se dit sensible à la forte mobilisation qu’a connu le meeting et aussi au sens de reconnaissance dont ont fait preuve les populations d’Ifangni. Il a promis de rendre compte au candidat de ce que Ifangni lui réserve le carton plein au scrutin présidentiel du 28 février prochain. ?
Politique 29 janv. 2016

Les activités prévues dans le cadre de la septième édition du Happy chinese new year (Hcny) se poursuivent sur les sites retenus à cet effet. Depuis mercredi 27 janvier dernier, place est faite à l’acte 5 de cet évènement culturel : l’exposition artistique.
La septième édition du festival du nouvel an chinois connu sous la désignation de Happy chinese new year (Hcny) a commencé depuis le 13 janvier dernier et prendra fin le 20 février prochain. Au total huit activités culturelles sont prévues dans ce cadre et le vernissage de l’exposition sur «La légende et l’histoire de l’éventail» en est la cinquième.
Le premier jour du nouvel an chinois sera le 8 février prochain selon le calendrier agricole et lunaire traditionnel chinois. Le nouvel an chinois qui commence dès le 8 février prochain est l’année du singe. Et selon la tradition chinoise, le singe est symbole d’intelligence, d’innovation, de curiosité et de culture. «Tant de qualités à promouvoir dans chacune de nos nations et dans le monde au cours de l’année nouvelle», a soutenu le directeur du Centre culturel chinois Bai Guangming dans son allocution inaugurale du vernissage. Pour lui, «La richesse culturelle d’un pays est aussi celle de l’humanité toute entière. La Chine est connue pour la variété et la richesse de sa culture et pour sa civilisation millénaire» et «Ne pas partager la richesse culturelle de la Chine avec le monde serait un regret et pour la Chine et pour l’humanité». Il en est de même pour la culture de chaque pays du monde. Et il est loisible de découvrir que le Bénin est un berceau de cultures et de traditions dont certaines sont similaires à celles de la Chine, certaines autres totalement différentes mais très appréciées aussi, poursuit-il.
Cette exposition qui constitue une aubaine rêvée pour le rapprochement entre les cultures des deux pays retient également l’attention du public et des autorités en charge de la Culture qui ont effectué le déplacement du vernissage. S’agissant des symboles en présence, il faut retenir que l’éventail est un objet très traditionnel connu de tous et utilisé partout dans le monde. Pour les observateurs avertis, l'utilisation des éventails en Chine est une tradition. L’éventail ne sert pas seulement à souffler de l’air. Il est un symbole du rang social. Les écrits sur les éventails sont instructifs. Les décorations diverses sur les éventails en chine attirent non seulement les chinois mais aussi les étrangers. «Comme l’année nouvelle chinoise sera l’année du singe, une année d’innovation et de cultures, nous avons donc l’honneur, dans le cadre du festival de la fête du nouvel an chinois, de soumettre à votre appréciation et de partager avec vous «La légende et l’histoire de l’éventail», soutient Bai Guanging. ?

Le président de l’Assemblée nationale Me Adrien Houngbédji, président du Parti du renouveau démocratique (PRD) a justifié encore une fois le choix de Lionel Zinsou par son parti pour la présidentielle du 28 février prochain. Au cours d’une émission dénommée décryptage de l’actualité nationale animée par Ogounchina Koundé de la Télévision nationale et Angelo Amoussou de la Radio nationale, il a donné les raisons de ce choix. Mais avant, il a fait le point de comment l’Assemblée nationale est gérée depuis le 19 mai 2015 quand il a été élu président. C’était jeudi 28 janvier sur les écrans de la Télévision nationale.
«Nous ne voulons pas d’un président commerçant à la tête de notre pays. Si c’est le cas, il y aura un désordre. Le PRD ne veut pas de Sébastien Ajavon, ni de Patrice Talon». Le président du Parti du renouveau démocratique (PRD) Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale a été clair jeudi. Au cours d’une émission portant sur le décryptage de l’actualité politique nationale sur les écrans de la Télévision nationale, il a donné les raisons du choix de Lionel Zinsou par sa formation politique dans le cadre de la présidentielle du 28 février prochain.
Selon Me Adrien Houngbédji, le PRD depuis sa création il y a 25 ans, a fait 23 ans d’opposition. C’est pourquoi dans le cadre de la présidentielle de cette année le parti au cours de son Conseil national tenu à Ifangni dans le département du Plateau, il y a quelques mois, s’est engagé pour ne plus faire l’opposition après l’élection présidentielle de 2016.
Le président du PRD estime que la coalition qui l’a porté au perchoir le 19 mai 2015, n’est plus soudée. Car, dans le rang des 32 députés qui l’ont soutenu en plus des 10 de son parti politique, il y 7 candidats. Dans ces conditions, il se demande quel candidat le PRD va soutenir pour respecter les engagements pris au cours de son Conseil national d’Ifangni. «Nous ne voulons pas gaspiller nos voix», souligne-t-il. C’est pourquoi, après analyse, le PRD insiste-t-il, a choisi le candidat de la première force politique que sont les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) qui d’ailleurs ont reçu le soutien de la Renaissance du Bénin qui est la troisième force politique après le PRD. Adrien Houngbédji a expliqué que le choix de son parti n’a pas été un choix de hasard.
En effet, pour participer à une élection présidentielle, le PRD selon son président a trois cas de figure. D’abord, le parti présente un candidat, ce qui n’est pas le cas actuellement ; ou aller vers un candidat indépendant, ce que le Conseil national d’Ifangni a rejeté ; puis enfin soutenir un candidat d‘alliance. C’est l’option de ce dernier cas qu’a fait le parti.
Contrairement aux informations selon lesquelles des militants du parti démissionnent suite à la prise de cette décision, Adrien Houngbédji indique que ce sont de faux militants avant de donner rendez-vous aux uns et autres pour demain samedi 30 janvier au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo au cours du Conseil national d’investiture de Lionel Zinsou pour se convaincre de l’engagement des militants du PRD.
Avant cette actualité qui en réalité était l’objectif de l’émission, Adrien Houngbédji a fait le point de la mise en œuvre des réformes qu’il a engagées à l’Assemblée nationale depuis son investiture le 15 juin 2015 suite à son élection le 19 mai 2015 pour une troisième fois à la tête du Parlement béninois. Pour lui, le Parlement marche actuellement à merveille. Les députés selon lui participent correctement aux débats sans distinction entre Mouvance et Opposition. «Il y a une prise de conscience. Car, à la fin du régime Boni Yayi, il faut que certaines institutions de la République soient préservées», souligne-t-il. ?

Nommés en novembre 2015 par la Fifa, les membres du Comité de normalisation (Conor) du football béninois ne s’accordent aucun répit. Pour ne pas faillir à la mission qui leur a été assignée, ils travaillent activement. Après leurs rencontres avec les différents acteurs du football béninois et l’organisation de la journée de réflexion en perspective, le président Rafiou Paraïso et les membres de son bureau ont déjà à cœur l’effectivité des championnats de réconciliation au niveau des différentes catégories.
Au nombre des tâches assignées par la Fifa aux membres du Conor, figure l’organisation des championnats sur le plan national. Dans quelques jours, elle sera une réalité. En témoignent les dispositions qui sont en train d’être prises dans ce sens.
«Le Comité de normalisation du football béninois ne veut pas naviguer à vue. Nous sommes sérieux et prenons aussi au sérieux le public sportif béninois. Dans le chronogramme qui a été établi, il est prévu qu’après avoir écouté tous les acteurs, nous devons forcément aller à une journée de réflexion. Nous sommes en train de la préparer activement. C’est la deuxième étape de la mission qui nous a été assignée. Ensuite, nous organiserons les championnats au niveau des différentes catégories », a expliqué le président Rafiou Paraïso, pour justifier la course contre la montre à laquelle se livre sa structure. Ainsi, la rédaction des cahiers de charges a déjà commencé. «Nous avons demandé à la direction technique nationale et son équipe de faire diligence, en proposant au Conor les cahiers de charges pour les différentes catégories de championnats devant favoriser tous les acteurs dans cette mission de réconciliation», a insisté le président du comité.
Les différents championnats ne devraient plus tarder à commencer. En témoignent les formalités d’inscription qui ont démarré depuis plusieurs jours. Les clubs ont jusqu’à ce jour, vendredi 29 janvier à 13 heures, comme dernier délai, pour se manifester.
Avant le retrait de l’agrément à la Fédération béninoise de football intervenu vendredi 27 mars 2015, des championnats étaient en cours. La Ligue 1 était à sa 10e journée et la Ligue 2 à sa 7e journée. A en croire le président du Conor, Rafiou Paraïso, ces championnats ne peuvent plus se poursuivre. Il faudra tout recommencer.
«C’est depuis 2010, que la crise a commencé. Des clubs ont été laissés en rade. Si nous voulons réussir véritablement la réconciliation et éviter qu’il y ait encore des frustrations, nous devons appeler tout le monde. Et d’ailleurs, c’est à cela que nous nous attelons. Il est de bon ton que nous puissions ramener tout le monde. Le mode de championnat et les modalités de leur organisation feront l’objet de débats qui permettront à chacun des acteurs, de se retrouver afin que de façon consensuelle quelque chose puisse être engagée», a-t-il indiqué.
L’objectif est que le football béninois reparte sur des bases saines et qu’il n’y ait plus des crises à répétition. Si des crises arrivaient à survenir, qu’elles ne paralysent plus le football béninois. Par exemple, la situation qui règne au niveau de la Fifa, n’a jamais constitué une entrave à l’organisation des matches des éliminatoires de la Coupe du monde, Russie 2018. « Si nous avons chacun le souci de la réconciliation, des concessions pourront être faites», a confié Rafiou Paraïso. Il croit que cette concession se fera à travers l’organisation de ces championnats qui permettront de reconstituer le corps électoral.
Une chose est certaine, on ne saurait aller à l’assemblée générale, sans l’organisation de ces championnats. Et cela, tous les acteurs l’ont unanimement reconnu.
A l’heure de la réconciliation entre les membres de la grande famille du football béninois, aucun club n’aura donc intérêt à ne pas s'impliquer ces championnats. Pour peu que ses responsables acceptent que d’autres décident à leur place, le moment venu.¦

Le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières, Théophile Worou a effectué, jeudi 28 janvier, une descente sur le site qui abrite le laboratoire de surveillance environnementale. Il s’agit d’un joyau bientôt fonctionnel qui attend ses derniers équipements pour dispenser tous les services qu’on pourrait en attendre pour le bien-être des habitants.
Plusieurs machines et autres matériels entreposés dans les salles de comptage, de radiochimie, de lyophilisation et de broyage, de mercure et de pesage puis de stockage. Ces équipements étaient visibles dans l’enceinte du laboratoire de surveillance environnementale qui sera bientôt fonctionnel. « Nous sommes au laboratoire de surveillance environnementale du ministère de l’Environnement initié par l’autorité pour essayer de proposer des solutions aux problèmes auxquels sont confrontées les populations», témoigne Martin Pépin Aïna, directeur général de l’Environnement. Selon lui, le laboratoire a été mis en place avec l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Selon Martin Pépin Aïna, le spectromètre alpha assure la détermination des concentrations des radionucléides émetteurs alpha (uranium, nickel et carbone). Ce qui permet, explique-t-il, de caractériser les différents compartiments de l’atmosphère et de déterminer ainsi les poches de pollution nuisibles à la santé.
Installé il y a environ 4 mois, la vision qui a guidé les autorités est de constituer une base de données sur les matrices environnementales (eaux, sédiments et déchets) et permettre de prendre des décisions.
Le sol pollué, contient, fait observer le directeur général de l’Environnement, des métaux lourds mais volatiles qui peuvent être analysés grâce aux campagnes d’échantillonnage des eaux marines, côtières et des sédiments. Des activités que peut bien réaliser le laboratoire. C’est ce qu’a d’ailleurs confirmé Etiennette Dassi, directrice du laboratoire pour qui, il est possible de déterminer les radioéléments et autres polluants devant être contrôlés. «Le ministère peut désormais grâce au laboratoire assurer ces genres d’analyses au Bénin alors qu’auparavant cela n’était possible qu’au Maghreb», assure-t-elle. Depuis 4 mois, informe-t-elle, il est mis progressivement en place les équipements permettant de conduire valablement des travaux de contrôle et ou d’analyse.
Théophile Worou se réjouit de l’installation d’un joyau de cette qualité qui sera fonctionnel dans un délai d'un mois après l’arrivée des derniers matériels. « C’est un équipement de dernière génération rare dans la sous-région ouest-africaine qui est capable de réaliser des expertises en un temps record », témoigne-t-il.
A titre d’exemple, a expliqué Théophile Worou, avec l’incendie l’année dernière au marché Dantokpa où des piles et autres batteries avaient subi la furie du feu, des métaux lourds ont sûrement pollué l’atmosphère. C’est le matériel indiqué pour faire les prélèvements afin de mesurer le degré de pollution de l’air en vue des dispositions à prendre.
La mission du laboratoire, a déclaré Théophile Worou, est de diagnostiquer le secteur de l’environnement, de contribuer à l’amélioration des programmes de surveillance radiologique et chimique des contaminants de l’environnement et enfin rechercher des solutions adaptées aux différents problèmes environnementaux. Le ministre en charge de l’Environnement en a profité pour témoigner sa gratitude au chef de l’Etat qui a accepté que des ressources soient mises à disposition pour ce faire. Il a suggéré l’établissement de partenariat avec des institutions et des pays de la sous-région¦

Si le contentieux des municipales, communales et locales relève de la compétence de la Cour suprême, celui des élections législatives et présidentielle est du ressort de la Cour constitutionnelle. Et relativement à l’élection présidentielle, trois catégories d’acteurs interviennent dans la contestation électorale. Il y a d’abord les citoyens ou bien les électeurs, ensuite les candidats eux-mêmes et enfin le juge constitutionnel lui-même qui peut s’autosaisir dans certains cas. La qualité des requérants peut varier d’une étape à l’autre du processus électoral.
En règle générale, le contentieux électoral est une phase sensible de tout processus électoral. Il a surtout pour objet de régler les litiges mettant en cause la régularité des processus électoraux. Le contentieux électoral est aussi l’ensemble des litiges relatifs aux élections et susceptibles d’être soumis aux juridictions compétentes. Il s’agit là d’une question essentielle puisque le contentieux électoral vise à s’assurer que les résultats reflètent bien le choix des électeurs. Au Bénin, en dehors des infractions aux lois électorales qui relèvent des tribunaux de droit commun, le contentieux de l’élection présidentielle relève de la compétence exclusive de la Cour constitutionnelle. Elle statue aussi sur le contentieux de la Liste électorale que sur les contestations nées de l’élection. Lesquelles contestations peuvent apparaître avant, pendant ou après le vote. Le contentieux avant le vote est qualifié de contentieux pré-électoral tandis que celui après le vote est qualifié de contentieux post-électoral. Ainsi, pendant la période pré-électorale, le contentieux est essentiellement lié aux listes, cartes électorales et aux candidatures.
En effet, selon les articles 154 al.1 et 305 al.1 du Code électoral, tout le contentieux de l’organisation du recensement électoral national approfondi et de l’établissement de la liste électorale permanente informatisée ainsi que celui de l’actualisation du fichier électoral national et de la Liste électorale permanente informatisée relève de la Cour constitutionnelle. Ainsi, tout citoyen peut présenter une réclamation en inscription ou en radiation devant la haute juridiction.
En période électorale, la saisine de la Cour en réclamation d’une inscription ou d’une radiation de la liste électorale doit s’effectuer au plus tard 15 jours avant la date du scrutin. Relativement au rejet d’une candidature, la Cour doit être saisie dans un délai de quarante-huit heures à partir de la réception de la notification du rejet (article 46 du Code électoral).
Talon et Ajavon non encore délivrés
Comme elle sait bien le faire depuis la première expérience de l’élection présidentielle au Bénin en 1991, la haute juridiction a déjà donné les clignotants du scrutin présidentiel de 2016. Ces premiers signaux ont été constatés à travers ses deux premières décisions rendues sous les numéros EP 16-002 et EP 16-003, toutes deux en date du 21 janvier 2016. La première décision fait suite au recours formulé par le citoyen Andoche Célestin Fortuné Amègnissè contre la candidature de Sébastien Germain Ajavon au motif qu’il aurait posé par le passé « des actes graves et anticonstitutionnels qui pourraient conduire à douter de sa moralité et de sa grande probité ». Et la seconde fait suite à la requête du citoyen Brice Stanislas Zossou qui demande l’irrecevabilité de la candidature de Patrice Talon au motif que ce dernier est en «conflits d’intérêts avec l’Etat béninois». Les deux décisions ont été déclarées irrecevables par la Cour constitutionnelle parce qu’à la date du dépôt des recours, Sébastien Germain Ajavon et Patrice Talon n’ont pas la qualité de candidat à l’élection présidentielle du 28 février prochain. D’autant que la liste définitive des candidats n’est pas encore publiée par la Céna. Et à la Cour constitutionnelle de dire et juger donc prématurés les deux recours.
Rappel des jurisprudences
Mais au-delà du caractère hors délai des deux requêtes, ce que n’a pas dit la décision de la haute juridiction est que Andoche Fortuné Amègnissè et Brice Stanislas Zossou n’ont pas la qualité de demander à la haute juridiction de déclarer irrecevables les candidatures des deux hommes d’affaires. La banque des jurisprudences constantes de la Cour constitutionnelle en matière du contentieux des candidatures renseigne qu’elle est riche. Il y a eu plusieurs décisions du genre par le passé. A titre d’exemple, par requête du 2 février 2001 enregistrée au secrétariat de la Cour à la même date, le citoyen Rodrigue Koudohin, se fondant sur l’article 45 alinéa 2 de la Constitution, demande à la haute juridiction «l’invalidation de la candidature de Mathieu Kérékou à l’élection présidentielle de mars 2001» au motif qu’il s’est rendu coupable de multiples actes d’atteinte à la bonne moralité, à l’honneur et à la probité durant son quinquennat de 1996-2001. La Cour a jugé qu’à la date de la requête, la liste définitive des candidats n’était pas encore publiée. Mathieu Kérékou n’avait pas encore la qualité de candidat; en conséquence, la requête de Rodrigue Koudohin est irrecevable. La Cour a également jugé que le requérant n’est pas un candidat à l’élection présidentielle de mars 2001 ; que dès lors, il n’a pas qualité pour saisir la Cour en contestation d’une quelconque candidature (confère Décision EL-P 01-002 du 6 février 2001).
C’est vrai, avant le scrutin, la loi électorale prévoit que tout citoyen en général peut saisir la Cour constitutionnelle. Mais en cas de contestation de candidature comme c’est le cas avec Patrice Talon et Sébastien Germain Ajavon, seuls les candidats à l’élection peuvent saisir la Cour constitutionnelle. Aucun citoyen ne peut le faire. C’est dire que si la Cour constitutionnelle doit être à nouveau saisie des recours contre Patrice Talon et Sébastien Germain Ajavon qu’elle avait jugés prématurés, seuls les candidats en lice sont qualifiés à le faire. Ils doivent former ces recours immédiatement après la publication de la liste définitive des candidats par la Céna. Ce qui permettra à la haute juridiction de statuer sur le fond ces dossiers, tout comme d’autres qu’elle recevrait, avant l’ouverture de la campagne électorale. Patrice Talon et Sébastien Germain Ajavon ne sont donc pas encore sortis de l’auberge.
Contentieux liés aux irrégularités ...
Outre le contentieux lié aux listes, cartes électorales et aux candidatures, il y a aussi celui relatif aux irrégularités lors de la campagne électorale. Ici, tout citoyen peut saisir la haute juridiction pour dénoncer des cas de violation des prescriptions relatives au bon déroulement de la campagne électorale.
Notamment les faits de corruption électorale, de poursuite de la campagne au-delà des heures légales ou la veille du scrutin ou encore des entraves à la liberté de faire campagne. Ces irrégularités peuvent être portées devant la Cour constitutionnelle. Ces dénonciations sont appréciées par la Cour constitutionnelle lors du dépouillement des documents électoraux. Aussi, après le scrutin, seuls les candidats à l’élection présidentielle sont-ils habilités à saisir la Cour. Toutefois, la haute juridiction peut également s’autosaisir lorsqu’elle relève par elle-même des irrégularités. C’est pour le seul cas de l’élection du président de la République que la Constitution béninoise a conféré à la Cour constitutionnelle ce pouvoir d’auto-saisine en matière de contentieux électoral. Hormis ce seul cas, elle doit être saisie par écrit et gratuitement. C’est aussi à cette étape qu'elle examine les réclamations rédigées et déposées par les électeurs, les délégués des candidats dans les bureaux de vote et qui sont annexées aux documents électoraux à elle transmis. La haute juridiction examine au fond et décide lorsque ces dénonciations sont susceptibles d'influencer les résultats du scrutin. C’est le cas de la campagne faite le jour du scrutin dans un bureau de vote par le port du signe distinctif d'un candidat. Ainsi, en sa qualité de juge souverain de la validité et de garante de la régularité des élections, la Cour procède à des redressements, opère des rectifications matérielles et/ou à des annulations de vote jugées nécessaires au niveau de certains bureaux de vote.
Les irrégularités souvent sanctionnées
Les principales irrégularités souvent relevées et sanctionnées par la Cour constitutionnelle sont de plusieurs ordres. En ce qui concerne le matériel électoral, il y a les irrégularités relatives aux bulletins de vote et enveloppes non réglementaires; aux urnes défectueuses; aux isoloirs défectueux, inexistants ou non réglementaires; aux imprimés de procès-verbaux et de feuilles de dépouillement non réglementaires et à l’absence d'encre ou de cachet...Au niveau des agents électoraux, les irrégularités souvent relevées concernent la composition incomplète ou irrégulière des bureaux de vote et l’absence de scrutateurs, et la fermeture anticipée des bureaux de vote, etc... S’agissant du dépouillement des résultats, les couacs souvent enregistrés ont surtout trait au dépouillement effectué hors des bureaux de vote et/ou sans éclairage suffisant; à l’absence de décompte des voix ou décompte fantaisiste des voix ; à l’absence de procès-verbaux et/ou de feuilles de dépouillement, au défaut d'annexer les bulletins nuls aux feuilles de dépouillement; au recensement anormalement tardif des résultats et aux feuilles de dépouillement avec ratures et surcharges... La Cour constitutionnelle dispose d’un délai de 15 jours après le scrutin pour proclamer les résultats provisoires de l’élection présidentielle. Cette proclamation ouvre la voie au contentieux post-électoral. Ici, il est essentiellement lié aux résultats. En effet, aux termes de l’article 49 de la Constitution, il est offert aux candidats la possibilité de saisir la Cour constitutionnelle pour contester les résultats provisoires de l’élection du président de la République dans un délai de cinq jours. Le contentieux n’est examiné au fond que si le recours est introduit dans ce délai. Notons que s’agissant du contentieux des résultats, le juge, en règle générale, recherche quelles ont été les incidences de l’irrégularité sur les résultats du scrutin. Seules sont retenues les irrégularités susceptibles de fausser les résultats de l’élection, compte tenu surtout de l’écart des voix entre les candidats ou de la manœuvre qu’elles révèlent. En d’autres termes, la simple violation de la loi n’entraîne pas nécessairement l’annulation de l’élection. Le juge confirme l’élection et proclame les résultats définitifs de l’élection présidentielle s’il estime que les faits allégués ne sont pas établis ou qu’ils ne sont pas de nature à modifier le résultat malgré l’existence d’une illégalité dans le déroulement de la campagne électorale ou des opérations électorales.
Actualités 28 janv. 2016