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Nouvelles

Suspicion d’épidémie de fièvre hémorragique virale dans le Borgou: La situation «sous contrôle», les populations appelées à la vigilance

Le département du Borgou serait en proie à une fièvre hémorragique virale. L’infection est désormais redoutée après que des cas suspects aient été décelés à Tchaourou, il y a quelques jours. Un agent de santé référé au Centre hospitalier départemental (CHD-Borgou) à Parakou est passé de vie à trépas. Quatre autres sont hospitalisés au centre de santé de Papané où ils suivent des soins intensifs. Aux dernières nouvelles, trois d’entre eux sont pratiquement guéris de la maladie.

En attendant les résultats des prélèvements envoyés à Lagos pour analyse, les autorités sanitaires lancent l’alerte d’une suspicion de cas de fièvre hémorragique virale sans pourtant dire si c’est à virus Lassa ou Ebola.
La situation serait néanmoins « sous contrôle », à en croire Dr Fatioulaye Issa Djibril, directeur départemental de la Santé du Borgou-Alibori. Des actions ont été déclenchées dans les zones sanitaires afin de parer au plus pressé, notamment la sensibilisation et le rappel des procédures de prise en charge opérationnelle des cas, rassure-t-il. L’accent est mis sur le renforcement des mesures de prévention individuelle. Les populations sont exhortées à rester vigilantes, à éviter de se serrer les mains pendant les salutations et à adopter des mesures d’hygiène corporelle et alimentaire stricte, notamment se laver les mains à l’eau et au savon après les toilettes, après avoir manipulé les ordures de quelque nature que ce soit et surtout avant de toucher aux repas. Aussi, tout cas suspect doit-il être signalé au centre de santé ou au poste de gendarmerie ou de police le plus proche.
La direction départementale de la Santé du Borgou-Alibori a bénéficié de la part de son homologue de l’Atacora-Donga de l’envoi de comprimés qui avaient été utilisés dans le cadre de l’épidémie de Lassa déclenchée en 2014 à Tanguiéta. Ces comprimés ont été pré-positionnés à l’hôpital de zone de Tchaourou où les cas suspects ont été signalés. ?

Par Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Santé 28 janv. 2016


Atelier bilan et de planification des activités du PRPSS: Pour améliorer la gestion et l’efficacité

Le Programme de renforcement de la performance du système de santé (PRPSS) a organisé du 25 au 27 janvier à Grand-Popo, un atelier bilan 2015 et de planification opérationnelle des activités 2016. Les travaux permettront d’améliorer la gestion et l’efficacité de la mise en œuvre du programme.

Le succès dans la mise en œuvre d’un projet ou d’un programme, exige que l’on se fixe des objectifs dans le temps et que l’on s’applique à les réaliser. Il est nécessaire qu’à mi-parcours ou au terme du délai, que l’on fasse un bilan pour savoir si les objectifs fixés sont atteints. C’est à cet exercice que s’attèlent les cadres du Programme de renforcement de la performance du système de santé (PRPSS et), les partenaires techniques et financiers à Grand-Popo. Les différents travaux ont consisté à évaluer la mise en œuvre du programme opérationnel des activités de 2015 ainsi que les difficultés rencontrées, valider le rapport d’étape au 31 décembre 2015 du PRPSS, planifier les activités au titre de l’année 2016 et valider les documents programmatiques de l’année 2016.

Quelques réalisations

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Jacob Naboni a rappelé aux participants quelques réalisations du PRPSS à travers sa composante le Financement basé sur les résultats (FBR). Au nombre des réalisations, on peut retenir entre autres : la formation des responsables et cadres du ministère de la Santé en Financement basé sur les résultats, la mise à disposition des acteurs des zones d’un guide pratique des procédures FBR plus opérationnelles par rapport au document de cadrage, la formation des prestataires sur le FBR dans les zones du programme. Il y a également la signature des contrats avec les structures sanitaires éligibles aux activités FBR et la réalisation des missions d’appui technique par le consortium AEDES/SCEN AFRIK aux prestataires des formations sanitaires dans les zones du programme. A tout ceci, viennent s’ajouter les réalisations comme la vérification de nombreuses prestations déclarées dans les formations sanitaires contractées, l’évaluation par les pairs de la qualité des prestations au niveau des hôpitaux de zone et les centres de santé, le calcul et le paiement des crédits FBR aux formations sanitaires sur la base des prestations de soins fournies aux populations.
Le directeur de cabinet a aussi mis un accent particulier sur la plate-forme des partenaires techniques et financiers pour le renforcement du système de santé grâce à laquelle le Bénin a relevé le défi de la mise à l’échelle nationale du FBR. Aussi, dira-t-il, toutes les 34 zones sanitaires sur l’ensemble du territoire national sont désormais couvertes avec 8 zones sanitaires appuyées par la Banque mondiale, 19 zones sanitaires par le Fonds mondial, 2 zones sanitaires par GAVI Alliance, et 5 zones sanitaires couvertes par la Coopération technique belge.
Le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé a apprécié à sa juste valeur ces différentes réalisations. Il a témoigné que des progrès s’observent aussi bien au niveau de la qualité des services fournis par les différentes formations sanitaires qu’au niveau de la fréquentation desdites formations sanitaires par les populations.

Bilan satisfaisant, mais ...

«Les résultats quantitatifs qui étaient stationnaires en 2014, ont connu une amélioration grâce à la mise en œuvre des nouvelles stratégies telles que le FBR communautaire», précise-t-il avant d’ajouter que les résultats de la mise en œuvre de cette stratégie de Financement basé sur les résultats constituent un espoir pour impacter positivement la qualité des services de soins offerts aux populations.
Pendant 72 h, les travaux de cet atelier suivi de débats fructueux ont permis aux participants de réfléchir sur l’autonomie de gestion des formations sanitaires, la pérennisation et l’harmonisation des interventions du programme et l’actualisation du document de cadrage du FBR.
Il est une évidence que le FBR a connu des succès au Bénin. Expérimenté dans 8 zones sanitaires, le FBR est étendu à toutes les zones sanitaires du Bénin. En plus, il sert d’exemple à suivre à d’autres pays de la sous-région. Le représentant de la Banque mondiale, Ibrahim Magazi n’a pas nié ces nombreux progrès réalisés par la mise en œuvre du FBR au Bénin.
Pour lui, c’est un succès parce qu’aujourd’hui, le Bénin est un des rares pays de la sous-région où le FBR a été généralisé. Ceci à telle enseigne qu’on parle dans le secteur public d’un FBR national. Mais ces progrès ne l’ont pas empêché d’inviter les autorités à divers niveaux à réfléchir sur la pérennisation du projet. «Le FBR étant national, sur le plan institutionnel, un changement s’impose», dit-il avant d'admettre qu’il est temps qu’une structure pérenne du ministère de la Santé puisse prendre cette responsabilité.
Pascal Dossou-Togbé estimera qu’étant devenu FBR national, qu'il n’est pas acceptable que le Bénin ne dépende que du financement extérieur pour une grande partie de son financement. C’est pourquoi, il a aussi invité les participants à réfléchir sur l’autonomisation des formations sanitaires, étant donné qu’elles travaillent, produisent des résultats et sont payés en fonction de ces derniers.

Encore le soutien des partenaires techniques et financiers

Tour à tour, le représentant de la Banque mondiale, le représentant du GAVI et le chef de file des partenaires techniques et financiers ont exprimé la volonté de leurs institutions à poursuivre leurs soutiens au renforcement du système de santé au Bénin. Ibrahim Magazi de la Banque mondiale a annoncé la préparation d’un nouveau projet de 24 000 000 de dollars sur la surveillance des maladies animales et humaines. Après avoir apprécié l’expérience du FBR au Bénin, le représentant de la GAVI, Thierry Vincent a souhaité une meilleure coordination des différents systèmes de paiement pour faciliter l’accès aux soins aux populations.
Pour le chef de file des partenaires techniques et financiers, Pierre M’Pelé le système de santé est la clé pour l’accès universel aux services de santé de qualité au profit de tous. Alors pour renforcer un système de santé, il faut qu’il existe. C’est pour cette raison qu’il est une nécessité de travailler, selon lui, pour renforcer l’ensemble du système qui nécessite des piliers solides et la fourniture de service de santé de qualité pour tout le monde. En cela, il a exprimé sa joie pour tout ce qui a été mis sur pied au Bénin grâce au FBR. Sur le point particulier du financement, il a salué l’avènement au Bénin du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) qui contribuera à donner aux populations la santé. «Nous allons dans la bonne direction de financement et il faut éviter le dispersement. Notre rôle est de renforcer les piliers et le FBR pour des soins de qualité aux populations», précise-t-il. Il a rassuré que tous les partenaires techniques et financiers suivront et se mettront à l’œuvre pour soutenir le FBR pour faire en sorte que la santé ne soit pas seulement une priorité, mais facilite l’accès aux soins de santé. ?

Santé 28 janv. 2016


Présidentielle de février 2016: Les candidats poursuivent la visite médicale

Comme la veille, les candidats retenus par la Cour constitutionnelle ont poursuivi, mardi 26 janvier, la visite médicale au Centre hospitalier universitaire-Hubert Koutoukou Maga de Cotonou pour la plupart des examens médicaux et au Centre Sezo pour la radiographie.

Mohamed Atao Hinnouho, Robert Gbian, Abdoulaye Bio Tchané, Fernand Amoussou, Patrice Talon, Simon Pierre Adovèlandé, Kogui N’Douro, Christian Enock Lagnidé. Ce sont, entre autres, les candidats à la présidentielle qui se sont présentés au Centre hospitalier universitaire-Hubert Koutoukou Maga de Cotonou pour poursuivre la série des examens et visites médicaux et d’analyses bio-médicales.

Avant de se mettre à la disposition du médecin, Simon Pierre Adovèlandé a précisé que c’est sa deuxième journée de la visite médicale. Selon lui, il aura à passer, la radiographie et les tests neurologiques. Pour diriger un Etat, a-t-il estimé, il faut être en bon état physique et psychique. «Il reste tout ce qui est imagerie qu’on fera dans un autre centre en dehors du Chu», a indiqué Simon Pierre Adovèlandé.
Sorti de la séance de test neurologique, Mohamed Atao Hinnouho a confié que tout s’est très bien passé. Il a apprécié l’accueil. Très rassuré, il dit s’apprêter pour rencontrer, dans quelques heures, le psychiatre. «Je suis jeune et je suis tout le temps avec les populations sur le terrain. Je ne crois pas avoir un problème de psychologie», a-t-il déclaré tout souriant dans sa tenue locale taillée dans du pagne bazin blanc.
Très décontracté dans son bazin kaki, Robert Gbian a rappelé tout le circuit de la série d’examens. Il sortait de la cardiologie après s’être soumis à l’électro-encéphalogramme. Pour lui également, cette étape de la visite médicale est «nécessaire». «Il faut quand même des gens valides et valables sur le plan sanitaire pour diriger ce pays», a-t-il apprécié, en ajoutant qu’il est prêt.

Actualités 27 janv. 2016


Violation des dispositions du Code électoral: Inquiète, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption dénonce

Face à la presse mardi 26 janvier à Cotonou, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) a fait une déclaration. Elle est relative à la violation flagrante du Code électoral par certains postulants au fauteuil présidentiel

Face à la violation des dispositions du Code électoral par certains candidats à la présidentielle de février prochain et/ou leurs sympathisants, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption est montée au créneau pour exprimer son inquiétude et rappeler à l’ordre. C’est le rapporteur de l’institution Agapit Maforikan qui a, au nom du président, lu la déclaration aux professionnels des médias. Il s’agit en substance, pour cette institution en charge de lutter contre la corruption, d‘expliquer à la presse qu’il y a violation flagrante du Code électoral depuis le démarrage du processus pour l’élection présidentielle de février prochain. Agapit Maforikan évoque notamment les articles 62 et 63 qui interdisent six mois avant tout scrutin et jusqu’à son terme, les pratiques publicitaires à caractère commercial, les dons et libéralités ou les faveurs administratives, l’utilisation des attributs, des biens ou moyens de l’Etat à des fins de propagande pouvant influencer ou tenter d’influencer le vote.

Or aujourd’hui, le constat sur le terrain est autre, précise l’ANLC qui évoque et dénonce : «les distributions et ports de tee-shirts et autres gadgets à l’effigie des potentiels candidats, les dons et libéralités sous couvert d’actions humanitaires manifestes, l’utilisation des biens et moyens de l’Etat par des autorités politico-administratives aspirant à la magistrature suprême ou par leurs militants aux fins de propagande électorale». Elle va plus loin, précisant que pour voiler la violation des textes en vigueur, plusieurs acteurs politiques ont recours à l’organisation de manifestations sportives ou culturelles au cours desquelles des appels de soutien à tel ou tel candidat se font en violation du Code électoral en ses articles 53 et 54. Ces articles disposent respectivement que «la campagne électorale est déclarée ouverte par décision de la Céna sous réserve des dérogations prévues par la loi, elle dure 15 jours» .., «Nul ne peut par quelque moyen ou sous quelque forme que ce soit, faire campagne électorale en dehors de la période électorale prévue à l’article précédent».
L’ANLC a également mentionné les panneaux géants et autres affiches posées dans les villes et campagnes par certaines forces politiques qui organisent des meetings pour, disent-elles, informer l’opinion publique du choix de leur candidat, laissant croire que la campagne électorale pour la présidentielle de 2016 a déjà démarré.
«Face à cette violation caractérisée des dispositions du Code électoral et de la loi anticorruption l’ANLC attire l’attention des citoyens et des acteurs politiques sur ces agissements qui sont sanctionnés par l’article 144 du Code électoral», mentionne Agapit Maforikan. Il saisit la même occasion pour appeler les citoyens au sens de responsabilité et les inviter à mettre en œuvre l’article 140 du Code électoral qui dispose que «tout citoyen électeur peut, à tout moment, saisir d’une plainte le procureur de la République. Ce dernier est tenu d’engager à l’encontre des auteurs des faits, les poursuites suivant la procédure de flagrant délit».
L’ANLC a, pour finir, appelé les autorités garantes de respect du Code électoral à assumer rigoureusement leurs tâches à travers une application sans faille de ses dispositions.

Actualités 27 janv. 2016


Procès Affaire Dangnivo: La décision de la Cour constitutionnelle qui rejette l'exception d'inconstitutionnalité (Décision DCC 16-020)

La Cour constitutionnelle,

Saisie de la correspondance n°003/GEC-CA/COT/2016 du 14 janvier 2016 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0086/006/REC, par laquelle le greffier en chef de la Cour d'appel de Cotonou a fait tenir à la haute juridiction l’arrêt de sursis à statuer n° 001/16 du 14 janvier 2016 rendu par la session spéciale de la Cour d’assises séant à Cotonou relatif au dossier n° 004/PG-12, affaire ministère public c/Allofa Codjo Kossi et Amoussou Donatien dit "Dona", accusés respectivement d’assassinat et complicité d’assassinat, suite à l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par les conseils de la partie civile et ceux de la défense ;

Vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï madame Marcelline-C. Gbèha Afouda en son rapport ;
Après en avoir délibéré

Contenu du recours

Considérant que le juge Félix Dossa, présidant la session spéciale de l’année 2015 de la Cour d’assises, indique dans ledit arrêt : «… Suivant conclusions … du 13 janvier 2016 déposées à l'audience du même jour, les conseils de la partie civile soulèvent l’exception d'inconstitutionnalité de l'article 302 alinéa 1er du code pénal et ont sollicité le sursis à statuer…Les conseils de la défense ont eux aussi soulevé le même moyen et fait la même demande…
Les conseils exposent que l'article 302 du code pénal est une disposition applicable à l'affaire en cours en ce qu'elle est, non seulement visée par l'arrêt de renvoi, mais également constitue, entres autres, l'élément légal de l'infraction d'assassinat poursuivie… Cet article punit de la peine de mort le crime d'assassinat, alors même que, des dispositions combinées des articles 8 et 15 de la Constitution et 4 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples faisant partie intégrante de la Constitution, il ressort que la personne humaine est inviolable et que tout individu a droit à la vie… Il s'ensuit que l'article 302 est contraire à la Constitution » ; qu’il poursuit : « … Le conseil de l'Etat béninois, également partie civile, et le ministère public concluent au rejet du moyen au motif que par la décision DCC 16-002 du 05 janvier 2016, la Cour constitutionnelle a autorisé la présente Cour d'assises à passer outre toute exception d'inconstitutionnalité soulevée dans la présente affaire afin de rendre sa décision dans un délai raisonnable…La présente exception d'inconstitutionnalité porte sur une loi applicable à l’infraction poursuivie, notamment l’article 302 du code pénal… Elle n'entre donc pas dans le champ du pouvoir accordé à la Cour par la décision DCC 16-002 du 05 janvier 2016 en son article 3 de passer outre toute nouvelle exception d'inconstitutionnalité» ;
Considérant qu’il conclut :
«… En application des dispositions des articles 577 et 578 du code de procédure pénale, lorsqu'une exception d'inconstitutionnalité est soulevée, la juridiction concernée rend une décision de sursis à statuer et ordonne la transmission de cette décision à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit (08) jours… que le cas d'espèce est celui prévu par les articles précités du code de procédure pénale…Il y a lieu de surseoir à statuer.» ;
Considérant que le greffier en chef de la Cour d’appel de Cotonou a joint à sa lettre de transmission l’arrêt de sursis à statuer et la décision DCC 16-002 du 05 janvier 2016 ;

Analyse du recours

Considérant qu’aux termes de l’article 122 de la Constitution : «Tout citoyen peut saisir la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalité des lois, soit directement, soit par la procédure de l’exception d’inconstitutionnalité invoquée dans une affaire qui le concerne devant une juridiction. Celle-ci doit surseoir jusqu’à la décision de la Cour constitutionnelle qui doit intervenir dans un délai de trente jours» ;
Considérant que les articles 8 et 15 de la Constitution et 4 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples énoncent respectivement : «La personne humaine est sacrée et inviolable.
L’Etat a l'obligation absolue de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement. A cet effet, il assure à ses citoyens l'égal accès à la santé, à l'éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l'emploi» ; «Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l'intégrité de sa personne» ; «La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout être humain a droit au respect de sa vie et à l’intégrité physique et morale de sa personne. Nul ne peut être privé arbitrairement de ce droit»; que selon l’article 302 du code pénal : «Tout coupable d’assassinat, de parricide et d’empoisonnement sera puni de mort, sans préjudice de la disposition particulière contenue en l’article 13 relativement au parricide.
Toutefois, la mère, auteur principal ou complice de l’assassinat ou de meurtre de son enfant nouveau-né, sera punie, dans le premier cas, de travaux forcés à perpétuité, et dans le second cas, des travaux forcés à temps, mais sans que cette disposition puisse s’appliquer à ses co-auteurs ou à ses complices.
Sera également puni de mort quiconque se sera rendu coupable d’un meurtre commis dans un but d’anthropophagie.
Tout acte d’anthropophagie, tout trafic ou cession de chair humaine à titre onéreux ou gratuit sera puni des travaux forcés à temps.» ;
Considérant que dans sa décision DCC 16-002 du 05 janvier 2016, la Cour a, « en sa qualité d’organe régulateur du fonctionnement des institutions et pour mettre un terme au dilatoire des conseils des parties tendant à ralentir l’issue de la procédure», dit et jugé que «les juges en charge de l’affaire n° 004/PG-12, … doivent passer outre toute nouvelle exception d’inconstitutionnalité soulevée dans la même affaire qui ne porterait pas sur la conformité à la Constitution d’une loi applicable à l’espèce et poursuivre sans désemparer la procédure afin de rendre leur décision dans un délai raisonnable.» ;
Considérant qu’il ressort de l’analyse du dossier que les conseils des parties ont invoqué devant les juges de la Cour d’assises du Bénin, session spéciale de l’année 2015, l’inconstitutionnalité de l’article 302 du code pénal ci-dessus cité, motif pris de ce qu’il est contraire aux articles 8 et 15 de la Constitution et 4 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples susvisés; que c’est donc à bon droit que le juge a transmis le dossier à la haute juridiction ;
Considérant que suite à la loi n° 2011-11 du 25 août 2011 portant autorisation d’adhésion au deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté à New York le 15 décembre 1989, la République du Bénin s’est engagée à respecter cet instrument juridique visant à abolir la peine de mort ; que les instruments de ratification ont été déposés aux Nations Unies le 5 juillet 2012 ; que ledit protocole est entré en vigueur trois mois après la date de dépôt, à savoir, le 5 octobre 2012 ;
Considérant qu’en vertu de l’article 147 de la Constitution : «Les traités ou accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve pour chaque accord ou traité de son application par l’autre partie.» ;
Considérant qu’il s’ensuit qu’aucune disposition légale figurant dans l’ordre juridique interne ne doit plus faire état de la peine de mort ; que, de même, aucune poursuite pénale engagée par une juridiction, quelle qu’elle soit, ne doit avoir comme base légale une disposition prévoyant comme sanction à l’infraction commise la peine capitale, de sorte qu’aucune personne ne peut plus désormais être condamnée au Bénin à une peine capitale;
Considérant qu’en l’espèce, il ressort de l’arrêt n° 001/16 du 14 janvier 2016 que les sieurs Allofa Codjo Kossi et Amoussou Donatien dit "Dona", ont été poursuivis et inculpés courant 2010 respectivement pour assassinat et complicité d’assassinat, crimes prévus et punis par les articles 295 à 298 et 302, 59 et 60 du code pénal ; que ces dispositions pénales étaient toujours en vigueur et applicables au moment des faits, justifiant ainsi leur invocation dans l’arrêt de renvoi ;
Considérant que cependant, l’entrée en vigueur du deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort par suite de sa ratification par la République du Bénin rend désormais inopérantes toutes dispositions légales prévoyant comme sanction la peine de mort; que c’est ce qu’a jugé la Cour dans sa décision DCC 12-153 du 4 août 2012 lorsqu’elle affirme «qu’aucune disposition légale ne doit plus faire état de la peine de mort » ; que, dès lors, à la date de saisine de la Cour, à savoir, le 14 janvier 2016, l’article 302 du code pénal, ainsi d’ailleurs que toutes autres dispositions dudit code prévoyant comme sanction pénale à une infraction la peine de mort, ne sont plus en vigueur et ne sauraient être appliqués par les juridictions; qu’en conséquence, l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par les avocats des parties à l’audience du 14 janvier 2016 de la Cour d’assises, session spéciale de 2015, sur le fondement de l’article 302 du code pénal devenu inapplicable doit, dès lors, être déclarée irrecevable ;

Décide :

Article 1er.- L’exception d’inconstitutionnalité soulevée par les conseils des parties est irrecevable.

Article 2. La présente décision sera notifiée à monsieur le greffier en chef de la Cour d’appel de Cotonou, à monsieur le président de la Cour d’appel de Cotonou, présidant la session spéciale de la Cour d’assises de Cotonou, à monsieur le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin et publiée au Journal officiel.

Actualités 27 janv. 2016


Protestation contre le recrutement de 502 agents pour la Douane: Les douaniers passent à l’offensive

L’administration douanière béninoise a organisé un sit-in, mardi 26 janvier dernier à Cotonou, pour exiger l’annulation du concours de recrutement des 502 agents de douane. En passant à l’offensive dans cette protestation, le syndicat de la Douane entend mettre davantage la pression sur le gouvernement pour arrêter le processus de formation en cours à Ouidah au profit de ces agents.

«Nous sommes en train de protester contre la violation en série des lois et règlements par le gouvernement, en ce qui concerne le concours de recrutement à la Douane. La Douane est toujours accusée d'être corrompue et pour changer cette image, le législateur a prévu désormais une enquête de moralité pour être recruté, mais le gouvernement s’est entêté et envoie les agents en formation sans enquête de moralité». Voilà ce que déclarait Marcellin Laourou, secrétaire général du Syndicat de la Douane, à l’occasion du sit-in organisé mardi 26 janvier à la direction générale des douanes.

La voix grave et le ton ferme du syndicaliste cachaient mal sa colère et surtout sa détermination à aller jusqu’au bout de sa revendication qui n’est rien d’autre que l’annulation pure et simple dudit concours de recrutement. Et Marcellin Laourou enfonce le clou. «Parce que nous avons protesté, ils ont envoyé les enfants en formation par des messages audio en catimini. Est-ce que c’est administratif ça ? Est-ce que vous avez jamais vu ça dans ce pays ? Nous ne voulons pas du désordre, mais tant qu’ils vont nous appeler à répondre au désordre, nous allons répondre», a-t-il lancé, au milieu d’une foule de douaniers surchauffés et déterminés à en découdre avec leur employeur qui pour le moment rechigne à accéder à leurs doléances. Cette manifestation par laquelle les douaniers paralysent l’administration.
Les agents de la Douane en colère auraient dû célébrer le même jour leur journée internationale dont le thème, cette année, est : «Douane numérique» comme l’indique une grande banderole hissée au premier étage de l’immeuble qui abrite leur direction générale dont toutes les portes étaient fermées ce mardi 26 janvier en signe de protestation. La grève des douaniers engendre toujours d’énormes pertes à l’Etat. Laurent Mètongnon, secrétaire général de la Fesyntra-Finances en est bien conscient. Mais il affirme qu’il faut aller chercher ailleurs ceux qui sont à la base de cette perte, par leur refus d’écouter les manifestants depuis des semaines. Les manifestants promettent durcir leur mouvement dans les jours à venir.
Mais entre temps, le secrétaire général du Syndicat de la Douane a informé l’assistance que le président de la République, Boni Yayi, attend leur délégation au palais de la République pour un début de dialogue en vue de trouver une solution.
Aussitôt, des voix se sont levées pour s’opposer à cette invitation présidentielle. Et pour cause, les protestataires estiment que le gouvernement attend toujours l’escalade d’une situation pour réagir. «Peut-être, c’est pour nous tromper et casser notre mouvement, mais cette fois-ci on ira jusqu’au bout», s’est indigné un douanier. Après quelques minutes de discussions, les hommes en uniforme sont tombés d’accord pour envoyer une délégation conduite par Marcellin Laourou au palais de la République rencontrer le président. C’est peut-être la rencontre qui va permettre de désamorcer cette crise qui risque de ralentir l’économie.

Actualités 27 janv. 2016


Présidentielle 2016 : Le candidat du MADEP de Séfou Fagbohoun dévoilé demain

Pour quel candidat roulera le Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (MADEP) pour la présidentielle du 28 février prochain? La réponse sera connue demain jeudi 28 janvier. Le parti effectue une sortie politique dans ce cadre dans la commune d’Ifangni pour dévoiler officiellement son choix et fixer ses militants.

Le Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (MADEP) dévoile son candidat à la présidentielle du 28 février prochain demain jeudi 28 janvier. Soit exactement un mois avant la tenue du scrutin. Le choix du parti était attendu depuis que l’Union fait la Nation (UN), l’alliance politique à laquelle il appartient, avait déclaré qu’elle n’avait ni à l’interne ni à l’externe de candidature. Chaque formation politique composant ce regroupement politique de l’Opposition devrait rouler solo en son sein pour choisir son candidat. Le Parti social démocrate (PSD) de Emmanuel Golou, un autre maillon de cette grande famille politique, avait tenu jeudi 21 janvier dernier, son Conseil national. Conseil national à l’issue duquel le parti a opté pour le choix de Sébastien Ajavon, candidat à la présidentielle prochaine. Les regards étaient donc tournés vers les autres partis de l’Union fait la Nation dont principalement Force Clé et le MADEP. Le parti de Séfou Fagbohoun a donné rendez-vous à ses militants et sympathisants demain. Ils seront fixés sur le candidat de la formation politique. De sources proches du sérail de l’homme d’affaires d’Adja-Ouèrè, le choix du parti sera dévoilé à la faveur d’une déclaration publique qui aura lieu à Ifangni, l’une des communes du département du Plateau réputé bastion de cette formation politique. La déclaration serait prévue pour être lue par le député Louis Vlavonou en présence des autres ténors du parti en l’occurrence les députés Antoine Kolawolé Idji et Adjibadé Koussonda, à en croire des sources. Le choix officiel du MADEP mettra ainsi un terme à certaines rumeurs concernant ce parti depuis quelques jours. En effet, pour certains, Séfou Fagbohoun et les siens soutiendraient la candidature du Premier ministre Lionel Zinsou. Pour d’autres, le parti roulerait pour l’homme d’affaires Patrice Talon également en lice pour cette présidentielle.

Selon d’autres encore, le cœur du MADEP battrait pour l’homme d’affaires Sébastien Germain Ajavon. Ainsi, la sortie politique de demain à Ifangni aura l’avantage de situer les uns et les autres par rapport au choix du candidat officiel du parti en vue de la présidentielle du 28 février prochain?

Politique 27 janv. 2016


Succès du FBR dans la zone sanitaire Agonli: La contribution des Organisations à base communautaire

Après 4 ans d’expérience dans les huit zones sanitaires, le projet Financement basé sur les résultats (FBR) a connu des succès. Mais ces succès n’auraient pas été une réalité sans le concours des Organisations à base communautaire. Qu’est-ce que les OBC et quelle est leur importance dans la qualité des soins de santé aux populations de Covè, Zangnanado et Ouinhi ?

Paulin Davodoun, médecin de santé publique, coordonnateur de la zone sanitaire Covè-Zagnanado-Ouinhi définit les Organisations à base communautaire (OBC) comme des organisations animées par les masses, c'est-à-dire, par les populations. Elles sont d’abord des entités qui ont une certaine structuration à savoir un président, un secrétaire, des membres. Selon le type d’organisation communautaire de base, la structuration peut varier. Elles peuvent être un groupement féminin, un groupement mixte composé de femmes et des hommes, un groupement de production ou d’artisans. Tout compte fait, c’est un groupe d’individus structuré qui œuvre pour atteindre un objectif fixe qu’il s’est donné. Les OBC, étant une structure de base, peuvent contribuer à améliorer la qualité de la santé de leurs membres ou des populations qui les entourent. Donc la composante santé qui a été ajoutée à ses tâches est une œuvre sociale volontaire pour pouvoir accompagner le système de santé.

Paulin Davodoun explique que les maladies sont d’abord identifiées dans la communauté et qu’une prise en charge précoce rapide aide à les circonscrire mais aussi à atténuer leur gravité. Ceci permet de recevoir au niveau supérieur dans les centres de santé, les cas moins graves. On enregistre avec le concours des OBC, explique-t-il, moins de décès, de complications. C’est cette perception qui a guidé le Programme de renforcement de la performance du système de santé (PRPSS) à impliquer les OBC dans la prise en charge sanitaire, notamment à travers le volet appelé Financement basé sur les résultats (FBR).

Assurer la continuité

Les animateurs des OBC sont des points communautaires qui relaient ce que les agents de santé font. Ils assurent la continuité des soins dans la communauté. «C’est en ce sens qu’ils sont très appréciés», confirme-t-il. Le patient passe moins de temps avec l’agent qualifié de santé et moins de temps à l’hôpital. Le reste du temps il le passe dans la communauté où après sa convalescence, il reprend ses activités. Donc les OBC sont d’une importance capitale. Avec les relais communautaires appuyés par le FBR, déclare-t-il, il y a des enfants de 6 à 9 mois qui sont dépistés et référés pour la malnutrition sévère aigue. Le relais est formé pour pouvoir les dépister et les orienter pour une prise en charge rapide et de qualité. Il y a aussi des enfants de moins de 5 ans présentant des signes de danger ou des signes de gravité, c’est-à-dire présentant une forte fièvre ou une détresse respiratoire. Il y a aussi des femmes en âge de procréer entre 15 et 49 ans qui ne sont pas dans le besoin d’avoir une grossesse tout de suite et qui veulent adopter une méthode de planification familiale. Le relais qui entre en contact avec une femme comme celle-là, l’oriente vers la sage-femme ou l’infirmière de maternité pour sa prise en charge. Il existe des enfants qui, au cours des 11 premiers mois de vie, doivent être complètement vaccinés. Il y en a qui ne le sont pas. Le relais qui est formé et qui sait que l’enfant à 9 mois doit avoir fait sa vaccination contre la rougeole, est tenu de l’envoyer dans un centre de santé pour sa vaccination. Il en est de même pour les pinta 1, pinta 2 et pinta 3. Les femmes enceintes doivent faire leur première consultation prénatale dans les trois mois. Comment oublier les nouvelles accouchées au centre de santé pour les consultations post natales. Dans le deuxième ou douzième jour, après être rentré, il faut qu’elle fasse la première visite post-natale. On remarque, déplore Paulin Davodoun, que ces femmes n’arrivent plus. «On les perd de vue et on n’arrive pas à les suivre», confie-t-il. Il y a aussi les cas d’indigents, les malades qui n’ont rien. La politique actuelle permet de les prendre en charge. Les relais apportent leur appui, à ceux-là qui sont déjà identifiés et connus. Il y a aussi dans la communauté, une maladie chronique qui est la tuberculose. Lorsque quelqu’un fait une toux chronique de plus de trois semaines, cette toux ne doit plus être gardée à la maison. Le relais est donc chargé de l’aider pour l’orienter vers l’hôpital. Ce sont donc quelques cas pour lesquels les relais aident à orienter vers les centres de santé.

L’organisation des OBC

La zone sanitaire Covè-Zagnanado-Ouinhi (COZO) compte environ 170 000 habitants au 31 décembre 2015. En matière d’Organisation à base communautaire (OBC), elle compte, avec le concours de l’Unicef, 193 relais communautaires dont 48 à Covè, 79 à Zagnanado et 66 dans la commune de Ouinhi.
Ces relais communautaires sont identifiés pour la prise en charge des interventions à hauts impacts. Pour jouer leur rôle, le ministère de la Santé a mis des paquets d’intervention à hauts impacts.
L’identification des interventions à hauts impacts rentrent dans une stratégie nationale de développement du secteur santé. Ces interventions concernent la lutte contre le paludisme, la prise en charge et l’utilisation des moustiquaires imprégnées. On peut aussi citer la vaccination, la consultation prénatale, l’accouchement dont on a les références qu’il faut pour sauver des vies. Il y a aussi la malnutrition. Les 193 OBC aident les agents de santé pour la prise en charge de la fièvre, le corps chaud, la malnutrition, la diarrhée et aussi la vaccination. Pour mieux accomplir leur mission, ils disposent aussi de kits qui leur sont alloués par l’Unicef. Donc, ils ont des kits qui sont composés très souvent du sachet de sel de réhydratation orale, c’est les TBR pour voir s’il y a le paludisme dans le sang de l’enfant. Les relais savent aujourd’hui faire le test de dépistage pour le paludisme. Ils sont des combinaisons thérapeutiques à base d’athésinine, des médicaments que nous appelons CTA pour la prise en charge également avec de l’eau. Ils ont aussi le CTM bactrim avec de l’amocxiciline, des brassards tricolores qui permettent de dire que l’enfant est dans le vert, le jaune, le rouge. C’est selon la couleur du brassard que l’on saura si l’enfant est portant, nourri, modérément nourri ou bien s’il fait une malnutrition sévère.
Ainsi, ils circulent dans les communautés, les villages où ils sont sollicités.
Ils sont aussi bien connus des chefs de villages, des sages, des conseillers et même des élus de leur localité de qui ils reçoivent des visas. Ils sont ainsi autorisés à faire des soins et se substituent aux agents de santé dans la communauté. Dans leurs aides à prendre en charge ces affections, ils sont motivés par le Financement basé sur les résultats. Leur travail est motivé quand ils ont des performances à travers des critères bien précis, s’ils ont bien identifié les cas, bien fait à temps les références. Ces diverses motivations permettent aux OBC de couvrir les frais de déplacements et les petites dépenses.

Moyens insuffisants mais…

«Le travail des OBC est un travail de volontariat. Ce n’est pas un travail salarial avec un contrat et une rétribution scellée», a expliqué Bienvenu Tchokpon, un des relais communautaire rencontré à Lanta. «C’est un volontariat motivé», précise Vincent Sèdjro, chef du village de Zoundji. Ces agents des OBC accordent beaucoup de temps pour ce travail-là. Socialement, a indiqué Paulin Davodoun, ils ont une certaine reconnaissance de la société en se sacrifant pour le bien des autres. Avant d’être relais, on leur explique qu’il ne s’agit pas d’une activité génératrice de motivation pécuniaire, mais avant tout une reconnaissance sociale, une participation sociale qui nécessite des accompagnements de moyens mis à leur disposition outre les kits de travail. «On leur fait savoir que ce n’est pas ce travail qu’ils font qui va faire d’eux des riches», complète Paulin Davodoun. Car, poursuit-il, l’agent de santé n’est pas quelqu’un qui doit rêver de devenir riche, mais avoir une satisfaction et pour travail qu’il fait pour les autres. Selon l’organisation, on peut distinguer plusieurs types d’OBC. Certaines qui travaillent par exemple pour la lutte contre la cécité, d’autres pour les maladies causées par l’onchocercose. Ces agents des OBC ont une motivation selon le programme qui les utilise. Care international et Bornfonden par exemple aident les groupes de relais qui contribuent essentiellement à transférer les cas graves dans les villages vers les centres de santé.
A cet effet, Care International a acheté 22 motocycles qui servent d'ambulance pour transporter les cas graves que les relais identifient et qu’on ne peut pas mettre sur une moto simple mais dans des motocycles équipées, brancardées pour les amener au centre de santé. Donc, il y a ces moyens de déplacement qui, avant, étaient des vélos simples qu’on accordait aux relais. Aujourd’hui et selon l’importance de l’activité et des implications par endroits, il y a des barques motorisées sous le contrôle de la communauté?

Rôle des collectivités locales dans la motivation des OBC

Si l’Unicef et des programmes s’efforcent dans la structuration et la motivation des OBC, les collectivités locales peuvent aussi de par leurs moyens, contribuer à la motivation des OBC dans leurs sacrifices pour le bien-être des communautés locales.
Selon Paulin Davodoun, la gestion selon l’approche projet n’a jamais été un facteur de développement durable pour la société. Il faut toujours une continuité dans l’attribution, maintenir les acquis et les entretenir.
Etant donné que les relais sont là et déjà organisés, connus et structurés, les collectivités locales ont un grand rôle à jouer pour le maintien de cette file d’assistance de base. La déconcentration ou la décentralisation des activités dans les zones communautaires, les communes, les arrondissements et villages doit faire l’affaire des élus locaux. Les budgets communaux dans la mesure du possible et pouvoir mettre des lignes de prise en charge d’activités communautaires pour les soutenir. Cela préviendrait le néant dans lequel on pourrait se retrouver quand l’appui de l’Unicef viendrait à terme. «Il faut qu’il y ait une continuité sinon nous allons rompre la chaîne et tout de suite, nous allons encore basculer dans le néant», prévient-il. Il en veut pour preuve le dilemme dans lequel se retrouve aujourd’hui la commune de Ouinhi après le retrait de Care International financé par Sanofi. «Ce problème se pose avec acuité aujourd’hui à Ouinhi où toutes les activités sont arrêtées», souligne-t-il.
Il n’y a plus de possibilité, ni pour la maintenance de ces motos, ni pour l’entretien des relais communautaires. Les cas qui doivent être référés sont faits de manière très difficile ou selon la bonne volonté des personnes. Paulin Davodoun lance un appel aux maires, aux élus locaux et à toutes les bonnes volontés de la Société civile pour qu’ils appuient les OBC dans l’accomplissement de leurs tâches?
DG

Santé 27 janv. 2016


Développement du rugby au Bénin: Un important lot d’équipements distribué aux clubs

Confrontés qu’ils sont à des problèmes de matériel et d’équipements, les clubs de rugby béninois ont trouvé une main secourable à travers Rugby Sans Frontière Bénin. Présidé par le secrétaire général de la Fédération béninoise de rugby, Dominique Folly Amavi, il n’a cessé d’être à leur chevet depuis 2010. A la faveur d’un tournoi de rugby à 7 organisé, samedi 23 janvier dernier à Cotonou, il leur a encore distribué un lot important d’équipements.

Le rugby béninois ploie sous le poids de ses clubs qui sont sans moyens. Heureusement qu’il existe des bonnes volontés ou associations notamment Rugby Sans Frontière qui, à travers les actions qu’il mène sur le territoire béninois, leur apporte un peu de souffle. Grâce à son président Dominique Folly Amavi, il leur fait bénéficier chaque année, depuis 2010, d’importants lots d’équipements et de matériels. Il a pris l’habitude de procéder à cette remise, en organisant une compétition de rugby à 7 regroupant tous les clubs du pays qui manifestent le désir d’y participer.

Après Porto-Novo en 2015, c’est Cotonou qui était à l’honneur, samedi 23 janvier dernier, avec l’organisation dudit tournoi. Organisé en partenariat avec le Comité d’organisation des évènements du rugby (COM.OR.EV.RU) du président Alphonse Guègni, il a connu la participation de 14 clubs venus de Porto-Novo, Parakou, Cotonou, Avrankou et l’Université d’Abomey-Calavi. En dehors de ces 14 équipes masculines, deux autres féminines arrivées de Cotonou et de Porto-Novo, ont aussi livré un match. L’équipe des filles de rugby pour tous a dominé celle de Dinosaures de Porto-Novo.
Chez les hommes, c’est l’équipe des Hirondelles de Cotonou qui a remporté la finale de la compétition. Elle était opposée aux dinosaures de Porto-Novo. Le président de Rugby Sans Frontière Bénin, Dominique Folly Amavi s’est réjoui de l’organisation tactique et technique mise en place par chacune des deux formations. Ce qui, selon lui, a permis de suivre un match d’un niveau appréciable et qui n'a connu son épilogue qu’après les prolongations. Réitérant son engagement pour le développement et la cause du rugby béninois, Dominique Folly Amavi a promis ne pas marchander sa disponibilité, chaque fois qu’il sera sollicité. En témoigne son appui aux clubs, à travers Rugby Sans Frontière Bénin. Tous les clubs présents ont reçu des ballons, des maillots, des pompes, des plots, des paires de chaussures pour jouer au rugby. «Nous avons pris l’engagement depuis 2010, d’être aux côtés des clubs béninois de rugby. Aussi, ne voyons-nous pas les raisons pour lesquelles, nous ne le serons pas l’année prochaine. Nous avons notre partenaire Rugby Sans Frontière France qui met à notre disposition des équipements de grande valeur et de qualité pour la pratique du rugby au Bénin. Il s’agit de faire en sorte que les équipes en bénéficient chaque année», a rassuré le président Dominique Folly Amavi. «Au Bénin, nous ne connaissons même pas un magasin où on vend des équipements de rugby. Notre objectif est de faire en sorte que notre association puisse apporter aux équipes, ceux dont elles ont besoin en termes de matériel et d’équipements», a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, Dominique Folly Amavi a témoigné sa reconnaissance à Rugby Sans Frontière France et aux 7 membres de sa délégation dont Gilles Bazoud, Olivier Gau et Olivier Calabro. Arrivés à Cotonou depuis vendredi 22 janvier dernier, ils repartent ce jour, après avoir suivi le tournoi?

Sports 27 janv. 2016


Inscription pour les championnats de transition: Délai du vendredi 29 janvier prochain accordé aux clubs affiliés

Après avoir rencontré les différents acteurs du football béninois, le Comité de normalisation (Conor) s’apprête à passer à une autre étape décisive de sa feuille de route. Il s’agit, entre autres, de l’organisation des championnats de transition et de la journée de réflexion sur le sport roi au Bénin.

Par rapport aux championnats de transition, leur démarrage, selon le communiqué du Conor ci-dessous, serait imminent. Ils se dérouleront certainement dans diverses catégories, première et deuxième divisions, ainsi qu’amateur. Presque toutes les structures devant s’impliquer à leur organisation, ont déjà été mises en place par le Conor. En témoigne la passation de service effectuée, il y a quelques jours, au niveau de la Ligue professionnelle. Il y a aussi la décision N°013/2016/FBF/Conor/PDT du 21 janvier 2016 portant mise en place des comités ad’hoc de la Ligue professionnelle, des Ligues régionales du football amateur, du Comité central ad’hoc des arbitres et des comités régionaux ad’hoc des arbitres. Ainsi, en fonction de leur catégorie, les clubs intéressés ont jusqu’au vendredi 29 janvier prochain, pour se manifester?

Communiqué

Le Comité de Normalisation (CONOR) de la Fédération béninoise de football (FBF) communique.
Tous les clubs affiliés à la FBF, désireux de prendre part aux championnats de transition dans leurs catégories respectives sont priées de se manifester à travers une correspondance dûment signée du président du club et adressée au président du CONOR au plus tard le vendredi 29 janvier 2016 à 13 heures.
Les courriers peuvent être déposés au siège de la FBF à Porto-Novo et au siège de la Ligue professionnelle sis à Mènontin tous les jours et heures ouvrables. Ils peuvent aussi être directement envoyés, sous la signature du président du club dans la boîte électronique de la FBFinfofebefoot@yahoo.fr.
Le Comité de Normalisation compte sur la diligence et l'esprit sportif de chacun et de tous.


Maître Rafiou G. C. PARAÏSO

Sports 27 janv. 2016


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