La Nation Bénin...
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Confrontés qu’ils sont à des problèmes de matériel et d’équipements, les clubs de rugby béninois ont trouvé une main secourable à travers Rugby Sans Frontière Bénin. Présidé par le secrétaire général de la Fédération béninoise de rugby, Dominique Folly Amavi, il n’a cessé d’être à leur chevet depuis 2010. A la faveur d’un tournoi de rugby à 7 organisé, samedi 23 janvier dernier à Cotonou, il leur a encore distribué un lot important d’équipements.
Le rugby béninois ploie sous le poids de ses clubs qui sont sans moyens. Heureusement qu’il existe des bonnes volontés ou associations notamment Rugby Sans Frontière qui, à travers les actions qu’il mène sur le territoire béninois, leur apporte un peu de souffle. Grâce à son président Dominique Folly Amavi, il leur fait bénéficier chaque année, depuis 2010, d’importants lots d’équipements et de matériels. Il a pris l’habitude de procéder à cette remise, en organisant une compétition de rugby à 7 regroupant tous les clubs du pays qui manifestent le désir d’y participer.
Après Porto-Novo en 2015, c’est Cotonou qui était à l’honneur, samedi 23 janvier dernier, avec l’organisation dudit tournoi. Organisé en partenariat avec le Comité d’organisation des évènements du rugby (COM.OR.EV.RU) du président Alphonse Guègni, il a connu la participation de 14 clubs venus de Porto-Novo, Parakou, Cotonou, Avrankou et l’Université d’Abomey-Calavi. En dehors de ces 14 équipes masculines, deux autres féminines arrivées de Cotonou et de Porto-Novo, ont aussi livré un match. L’équipe des filles de rugby pour tous a dominé celle de Dinosaures de Porto-Novo.
Chez les hommes, c’est l’équipe des Hirondelles de Cotonou qui a remporté la finale de la compétition. Elle était opposée aux dinosaures de Porto-Novo. Le président de Rugby Sans Frontière Bénin, Dominique Folly Amavi s’est réjoui de l’organisation tactique et technique mise en place par chacune des deux formations. Ce qui, selon lui, a permis de suivre un match d’un niveau appréciable et qui n'a connu son épilogue qu’après les prolongations. Réitérant son engagement pour le développement et la cause du rugby béninois, Dominique Folly Amavi a promis ne pas marchander sa disponibilité, chaque fois qu’il sera sollicité. En témoigne son appui aux clubs, à travers Rugby Sans Frontière Bénin. Tous les clubs présents ont reçu des ballons, des maillots, des pompes, des plots, des paires de chaussures pour jouer au rugby. «Nous avons pris l’engagement depuis 2010, d’être aux côtés des clubs béninois de rugby. Aussi, ne voyons-nous pas les raisons pour lesquelles, nous ne le serons pas l’année prochaine. Nous avons notre partenaire Rugby Sans Frontière France qui met à notre disposition des équipements de grande valeur et de qualité pour la pratique du rugby au Bénin. Il s’agit de faire en sorte que les équipes en bénéficient chaque année», a rassuré le président Dominique Folly Amavi. «Au Bénin, nous ne connaissons même pas un magasin où on vend des équipements de rugby. Notre objectif est de faire en sorte que notre association puisse apporter aux équipes, ceux dont elles ont besoin en termes de matériel et d’équipements», a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, Dominique Folly Amavi a témoigné sa reconnaissance à Rugby Sans Frontière France et aux 7 membres de sa délégation dont Gilles Bazoud, Olivier Gau et Olivier Calabro. Arrivés à Cotonou depuis vendredi 22 janvier dernier, ils repartent ce jour, après avoir suivi le tournoi?

Après avoir rencontré les différents acteurs du football béninois, le Comité de normalisation (Conor) s’apprête à passer à une autre étape décisive de sa feuille de route. Il s’agit, entre autres, de l’organisation des championnats de transition et de la journée de réflexion sur le sport roi au Bénin.
Par rapport aux championnats de transition, leur démarrage, selon le communiqué du Conor ci-dessous, serait imminent. Ils se dérouleront certainement dans diverses catégories, première et deuxième divisions, ainsi qu’amateur. Presque toutes les structures devant s’impliquer à leur organisation, ont déjà été mises en place par le Conor. En témoigne la passation de service effectuée, il y a quelques jours, au niveau de la Ligue professionnelle. Il y a aussi la décision N°013/2016/FBF/Conor/PDT du 21 janvier 2016 portant mise en place des comités ad’hoc de la Ligue professionnelle, des Ligues régionales du football amateur, du Comité central ad’hoc des arbitres et des comités régionaux ad’hoc des arbitres. Ainsi, en fonction de leur catégorie, les clubs intéressés ont jusqu’au vendredi 29 janvier prochain, pour se manifester?
Communiqué
Le Comité de Normalisation (CONOR) de la Fédération béninoise de football (FBF) communique.
Tous les clubs affiliés à la FBF, désireux de prendre part aux championnats de transition dans leurs catégories respectives sont priées de se manifester à travers une correspondance dûment signée du président du club et adressée au président du CONOR au plus tard le vendredi 29 janvier 2016 à 13 heures.
Les courriers peuvent être déposés au siège de la FBF à Porto-Novo et au siège de la Ligue professionnelle sis à Mènontin tous les jours et heures ouvrables. Ils peuvent aussi être directement envoyés, sous la signature du président du club dans la boîte électronique de la FBFinfofebefoot@yahoo.fr.
Le Comité de Normalisation compte sur la diligence et l'esprit sportif de chacun et de tous.
Maître Rafiou G. C. PARAÏSO

On se croirait dans une cour d’école un premier jour de classes. Entre l’isolement ou mieux, le dépaysement des uns, les retrouvailles sur fond d’échanges et de convivialités des autres, ou peut-être encore les nouvelles amitiés qui semblaient se créer. Toujours est-il que l’ambiance était bon enfant lundi 25 janvier au siège de la Cour constitutionnelle. Institution qui a convoqué les candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain pour leur faire subir des tests médicaux.
De la position qui leur a été imposée par les agents en charge de la sécurité de la Cour constitutionnelle, les professionnels des médias ont pu néanmoins s’apercevoir de quelques séquences non moins intéressantes, attenantes au déplacement des présidentiables, venus se faire examiner avant la publication de la liste définitive des candidats retenus pour le scrutin du dimanche 28 février prochain. Il s’agit en fait d’une obligation de l’article 44 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 qui stipule entre autres que «Nul ne peut être candidat aux fonctions du président de la République s’il … ne jouit d'un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle».
«Comme des écoliers»
Ledit collège ayant prêté serment au cours du week-end écoulé, les présidentiables ont été convoqués pour lundi 25 janvier tôt le matin. Sauf que tous n’ont pas fait l’option de la ponctualité. Alors que certains candidats sont venus très tôt, d’autres ont préféré prendre leur temps. Retard mineur pourrait-on dire pour Robert Gbian, Kamarou Fassassi, Eric Houndété, venus pour la plupart autour de huit heures. Puis, on pourrait déplorer le retard criard de certains candidats comme Kessilé Tchala Sarré et Gabriel Ajavon. Mais cela restera sans influence sur le déroulement de l’activité. L’attente va ainsi durer deux heures d’horloge, sans qu’on sache vraiment ce qui se faisait à l’intérieur de la Cour constitutionnelle où l’on a néanmoins noté quelques aller-venues de médecins et hommes en blouse.
10 heures 30 minutes. Les présidentiables sont enfin visibles dans la cour de l’institution. Et ce sont Fernand Amoussou et Daniel Edah qu’on aperçoit en premier. Comme s’ils avaient besoin de ce précieux instant pour échanger sur des affaires communes, (peut-être leur fief commun, le Mono-Couffo), les deux hommes s’isolent et s’engagent dans une discussion visiblement très sérieuse qui va durer presque dix minutes. Ils seront suivis deux minutes après par Karimou Chabi Sika et Robert Gbian. L’air sérieux, avec de grands gestes de main, les deux hommes échangent, tout en lisant un document solidement tenu par Karimou Chabi Sika. Le temps pour Pascal Irénée Koupaki de faire ses civilités à Kamarou Fassassi qui sera rejoint par Eric Houndété. On a également surpris un échange entre Abdoulaye Bio Tchané et Robert Gbian, puis entre ce dernier et son frère d’arme, le général Fernand Amoussou. Malgré cette petite scène qui est venue casser la monotonie qui régnait sur les lieux, quelques minutes plus tôt, l’impatience était toujours à son comble dans le rang des professionnels des médias. Certains candidats communément appelés «grosses cylindrées» n’étaient en effet toujours pas visibles et cela, comme on peut l’imaginer, alimentait les commentaires.
Cette impatience va vite s’estomper, lorsqu’un présidentiable tout de blanc vêtu traverse la cour de l’institution, cartable à la main, à pas pressés, sans trop s’occuper de ses pairs : c’est Patrice Talon. Ce n’est qu’à son suivant passage qu’il a eu le temps de converser un petit moment avant de disparaître à nouveau du champ de vision trop restreint réservé aux journalistes et autres chasseurs d’image. Suivra Célestine Zanou et sa longue robe multicolore dont le passage a pu apaiser ceux qui attendaient de dévisager les candidates. Mais, il aura fallu attendre bien plus tard pour apercevoir le Premier ministre Lionel Zinsou qui lui, n’avait visiblement pour seul compagnon que son téléphone portable.
«Pour que nous ayons un président bien portant»
L’obligation faite aux prétendants au fauteuil présidentiel de se soumettre à une série d’examens médicaux vise à s’assurer du bon état de santé du futur président de la République. Et c’est à cœur joie qu’ils s’y sont donnés, lundi 25 janvier. Après quoi, le collègue médical assermenté composé de trois titulaires et leurs suppléants statuera sur les résultats et donnera son avis à la Cour constitutionelle qui se chargera de valider ou d’invalider les dossiers à elle soumis. Il s’agit pour la plupart d’examens cliniques de médecine générale, de psychanalyse et de psychiatrie, d’électrocardiogramme, de radiographie, d’encéphalogramme et bien d’autres. Pour ce faire, des prélèvements de sang et d’urine sont faits aux candidats qui, à l’occasion, ont été répartis en trois groupes. Lesquels feront le tour entre la Cour constitutionnelle, le Centre hospitalier universitaire Hubert K. Maga (Chu-Hkm) et le centre d’imagerie médicale Sèzo.
«C’est assez bien organisé. On n’a pas perdu trop de temps. On nous a expliqué ce qu’il faut faire et on s’y est mis», a fait savoir Alexandre Hountondji. «Je peux vous rassurer que tout va bien», estime de son côté Natondé Aké. «On vient de nous remettre la composition des groupes. On nous a réparti en trois groupes et en fonction des groupes vous allez faire vos analyses suivant la programmation des sites», rajoute Victor Topanou. «On a fait des prélèvements ici, on m’a donné des documents et je dois aller au Chu-Hkm. Je n’ai pas du tout peur», déclare Issa Salifou de son côté. L’autre candidate assez rassurante, c’est Célestine Zanou : «Quand vous avez l’habitude de contrôler votre état de santé, vous avez quand même une certaine assurance. Tout va bien. Nous sommes dans le second filtre après le dépôt des dossiers pour que nous ayons un président bien portant physiquement, psychologiquement et mentalement et prions pour que tout se passe bien … Je suis en bonne santé», estime cette dernière. Cette série d’examens relève de l’ordre normal des choses selon le candidat Késsilé Tchala Sarré pour qui ce «bilan de santé est prescrit pour besoin de confirmation de l’état de santé du candidat». Même appréciation de la part de Pascal Irénée Koupaki qui, avant de prendre la direction du Chu-Hkm pour ses examens a déclaré : «Je fais partie du groupe qui a fait ses prélèvements ce matin. Ce sont des étapes très importantes. Il faut qu’on s’assure que le futur gouvernant est en pleine forme physique mentale et morale. C’est un bel exercice à accomplir et en tant que candidat je viens l’accomplir. Je me soumets aux instructions du collège des médecins». L’Exercice est plaisant, estime de son côté Patrice Talon qui aurait souhaité moins de tracasseries pour disposer du temps à d’autres fins. Marie Elise Gbèdo quant à elle se veut rassurante et l’illustre avec son bon état physique qui devrait lui permettre une fois élue de bien diriger le pays. Le candidat Marcel de Souza pour ce qui le concerne n’a pas aimé d'avoir été informé sur place des frais inhérents à l’exercice.
Au total, les candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain accomplissent cette obligation constitutionnelle avec sourire. Lequel se poursuivra encore pendant 48 heures. Le temps pour chacun d’eux de faire le tour des trois sites retenus à cette fin.
Notes d'humour
La séance de la visite médicale des candidats à l’élection présidentielle ne s’est pas déroulée sans quelques notes d’humour. En dehors des instants entre candidats tenus très loin des micros et caméras, certains propos retiennent néanmoins l’attention. C’est ainsi qu’à la question adressée au candidat Patrice Talon faisant état de ce qu’il serait «un président très en forme», celui-ci a rétorqué que « c’est peut-être un coup qu’ils montent».
Quelques minutes plus tard, les professionnels des médias qui manifestaient le désir d’arracher quelques mots au candidat Lionel Zinsou ont été soumis à 83 secondes de bousculade sur fond de « Reculez-vous un peu derrière» de la part de certains éléments de sa garde rapprochée, avant d’y parvenir. Pascal Irenée Koupaki lui, à la question de savoir ce qu’il fallait lui souhaiter pour la suite, a lancé tout souriant : «Je vais gagner». Un autre candidat, en guise de confidence, a fait savoir qu’à l’intérieur, le candidat Lionel Zinsou était esseulé. Pourtant, chose curieuse, ce dernier avant de prendre congés de la Cour constitutionnelle a déclaré entre autres : «Tous les candidats étaient dans une salle d’attente et cela permettait des échanges très sympathiques. L’ambiance est extrêmement détendue. Nous sommes contents de nous retrouver, de nous parler, et c’est très détendu». Pourquoi ne pas évoquer aussi ces instants singuliers faits de dépassements entre les candidats Patrice Talon et Lionel Zinsou sans que l’un ne se soucie de l’autre et sans le moindre regard. Et, enfin, mentionner l’accueil chaleureux réservé à certains candidats par les agents du Chu-Hkm et l’indifférence voire le dédain qu’ils ont par ailleurs affiché à la vue d’autres candidats. Au point où l’un d’eux a dû partir incognito des lieux avec ses gardes et son cortège après avoir vainement agité la main à son arrivée sans obtenir en retour la moindre adhésion à son geste, certains agents et parents de malades s’étant même donné le loisir de le bouder et de détourner le regard à son passage.

Le ministère du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle organise depuis lundi 25 janvier à l’Infosec de Cotonou, une formation de deux semaines au profit des agents de l’Etat admis aux différents examens professionnels au titre de l’année 2014. C’est en vue de leur reclassement dans les différents corps de la Fonction publique.
Renforcer les capacités des 746 agents permanents de l’Etat admis aux différents examens professionnels au titre de l’année 2014. Tel est le but de la formation de mise à niveau organisée à partir du lundi 25 janvier à l’Infosec de Cotonou par le ministère du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle. C’est dans la perspective de leur reclassement dans les différents corps de la Fonction publique.
Les travaux qui doivent durer deux semaines, permettront à terme aux participants d’améliorer de façon quantitative et qualitative les performances de l’administration béninoise. «En réussissant brillamment à ces examens professionnels, vous avez donné la preuve de la maîtrise des tâches relevant de vos responsabilités, aspirant désormais à occuper des emplois supérieurs. Je vous invite à prendre la mesure de votre promotion qui porte indubitablement des exigences nouvelles», a déclaré Izbath Djaboutouboutou directrice adjointe de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique.
Toute ascension fonctionnelle dans une administration appelle toujours une adaptation aux nouvelles tâches. Pour y parvenir, la formation reste et demeure la seule réponse valable. C’est fort de cette réalité que la représentante du ministre a invité les participants à mieux s’approprier ladite formation. Izbath Djaboutouboutou souhaite à l’issue de la formation, qu’ils soient en mesure de traduire effectivement les nouvelles connaissances acquises en actes concrets dans leurs pratiques professionnelles respectives, en vue de l’amélioration sensible des performances. Rufin Akiyo, directeur général du Renforcement des capacités et de l’employabilité s’est réjoui de l’organisation effective de ladite formation, même s’il regrette le retard accusé. Pour lui, cette formation aurait dû être organisée depuis quelques semaines. Il impute ce retard au fait que cette activité n’a pas été budgétisée au niveau du ministère de la Fonction publique?

Le candidat à la présidentielle du 28 février prochain, Pascal Irénée Koupaki était dimanche dernier face aux populations de Porto-Novo en général et ses militants et sympathisants du Rassemblement Nouvelle conscience (RNC) en particulier. Il leur a présenté son projet de société compilé dans un document intitulé «Bâtir ensemble le Bénin. Le Bénin apprenant, entreprenant et innovant». Cette présentation s’est déroulée en présence de tout son staff de campagne.
Les populations et les militants du Rassemblement Nouvelle conscience soutenant la candidature de Pascal Irénée Koupaki de la ville de Porto-Novo en savent désormais un peu plus sur le contenu du projet de société de leur candidat. L’ancien Premier ministre a partagé avec eux dimanche dernier sur l’esplanade du stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, les grandes lignes de sa vision pour le quinquennat 2016-2021. De la présentation du candidat Pascal Irénée Koupaki, il ressort que son projet de société repose sur des axes spécifiques susceptibles de faire du Bénin un pays économiquement prospère où il fait bon vivre pour ses filles et fils. Lequel projet de société est compilé dans un document intitulé «Bâtir ensemble le Bénin. Le Bénin apprenant, entreprenant et innovant». Il a expliqué chaque pan de sa vision.
«…Le Bénin sera un pays école. Moi-même j’ai besoin d’apprendre. Je veux parler le Fon mais je ne peux lire ni écrire le Fon alors que le développement est fondé sur la culture, sur l’identité culturelle de l’acteur du développement… Nous avons une mentalité de fonctionnaire, héritée de la colonisation. Aujourd’hui nous devons dépasser cette étape et avoir une mentalité de gagneur et d’entrepreneur pour créer la richesse et les emplois. Par conséquent, à côté du Bénin apprenant, on aura le Bénin entreprenant. La compétition entre les nations, entre l’Afrique et le monde, entre les pays africains, cette compétition est telle que si nous ne découvrirons pas de nouvelles technologies, si nous n’utilisons pas nos valeurs endogènes, nous serons en retard. Donc nous devons innover. C’est cela le Bénin innovant», a expliqué le candidat Pascal Irénée Koupaki aux populations qui ont fait massivement le déplacement pour l’écouter.
L’ancien Premier ministre a saisi l’occasion pour lever un coin de voile sur son concept dénommé «La Nouvelle conscience». «Nous allons bâtir cette maison qu’est le Bénin avec une fondation qui, du point de vue de la vision, est la nouvelle conscience qui deviendra dans sa phase opérationnelle la fondation «Gouvernance éthique et qualité totale», souligne Pascal Irénée Koupaki. Il poursuit en ces termes : «Nous n’allons plus faire les choses de façon approximative.Nous allons les faire avec des principes directeurs». Pour y arriver, le promoteur de la Nouvelle conscience mise sur deux escaliers. Le premier escalier, c’est la promotion de la révolution et l’économie numérique. Le deuxième escalier, c’est la promotion de l’emploi et de la protection sociale. «Lorsque nous avons les ressources humaines, nous devons les valoriser du point de vue de la santé, du point de vue de leur physique, du point de vue intellectuel, du point de vue spirituel et du point de vue cultuel», défend le candidat. Il dit que son projet de société a un volet de protection sociale qui va avec la création des emplois. Pascal Irénée Koupaki pense, par ailleurs, que pour construire la maison Bénin, il faut des poteaux porteurs.« Nous avons six poteaux porteurs dont le tout premier est la modernisation de l’administration publique», explique-t-il avant d’insister que l’administration béninoise doit devenir une administration de développement?

Emmanuel Zossou, maire de Porto-Novo et membre du bureau politique du Parti du renouveau démocratique (PRD) a animé une conférence de presse dimanche 24 janvier dernier à Porto-Novo. Il a expliqué les raisons qui ont conduit le parti à opter pour la candidature du Premier ministre Lionel Zinsou pour la présidentielle du 28 février prochain.
Clarifier les raisons qui ont présidé au choix du Premier ministre Lionel Zinsou comme porte-flambeau du PRD pour la présidentielle du 28 février 2016. C’est l’objectif de la conférence de presse animée dimanche 24 janvier dernier par le maire de la ville de Porto-Novo. D’emblée, Emmanuel Zossou a martelé que cette clarification était nécessaire pour répondre aux interrogations de ses populations qui se posent mille et une questions depuis mardi 12 janvier dernier que le candidat Lionel Zinsou a déposé sa candidature avec le logo du PRD. Cette décision s’inscrit dans la droite ligne des résolutions du parti lors de son Conseil national de 2013 à Ifangni, explique-t-il.
En effet, le PRD était sorti de ces assises avec la ferme décision de participer à la gestion du pouvoir à partir de 2016. Cette même volonté a été réitérée aux Universités de vacances du parti de 2013, 2014 et 2015, souligne Emmanuel Zossou. Pour lui, les 25 ans d’opposition du PRD ont été dramatiques pour les enfants, les militants, les cadres et les hommes d’affaires de Porto-Novo et de l’Ouémé. «De plus, nos fiefs traditionnels ont été privés de toutes infrastructures et de programmes de développement sérieux. Porto-Novo, notre capitale a payé le plus lourd tribut à ces années d’opposition où nous tous avons assisté impuissants au déclin de la ville», poursuit le maire PRD. C’est suite à ces constats amers que le PRD a pris l’option de travailler avec tout gouvernement dès le 6 avril prochain, justifie Emmanuel Zossou. «C’est une question de survie ou de mort de notre parti», martèle-t-il. C’est donc dans cette perspective que le parti a entamé des consultations internes depuis plusieurs mois dont la dernière en date remonte au 2 janvier dernier avec la rencontre de la direction exécutive nationale avec les élus, les bureaux des sections et sous-sections du parti, sous la direction effective du président Adrien Houngbédji. L’objectif de ces rencontres était d’identifier le candidat idéal pour le parti dans la perspective de la prochaine présidentielle. Dans cette quête, le parti a sillonné les pistes Patrice Talon, Sébastien Ajavon, Pascal Irénée Koupaki et Abdoulaye Bio Tchané. Mais ces pistes ont été abandonnées par la suite «à cause de l’incapacité des intéressés à rallier de grandes formations politiques comme l’alliance Soleil, l'UN et la RB à leur cause». Mieux, le conférencier a fait savoir, par ailleurs, que l’option de la coalition qui a porté Me Adrien Houngbédji au perchoir le 19 mai 2015 était impossible. Car, à l’en croire, au moment du choix du candidat Lionel Zinsou, cette coalition avait déjà volé en éclats. Et l’Opposition offrait déjà un triste spectacle avec sept candidats à savoir Robert Gbian, Abdoulaye Bio Tchané, Patrice Talon, Eric Houndété, Sébastien Ajavon, Issa Salifou et Atao Mohamed Hinnouho. La plupart de ces candidats n’ont pas proposé de partenariat, et ne répondent pas aux valeurs défendues par le PRD, précise Emmanuel Zossou pour montrer que Lionel Zinsou déjà porté par la plus grande alliance politique au pouvoir, les FCBE et la RB était devenu dès lors la seule option envisageable?
Politique 26 janv. 2016

La Cour constitutionnelle,
Vu la loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu la loi n° 2001-021 du 21 février 2003 portant charte des partis politiques en République du Bénin ;
Vu la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin ;
Vu le décret n° 2014-118 du 17 février 2014 portant attributions, organisation et fonctionnement du secrétariat général de la Cour constitutionnelle ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Vu le décret n° 2015-248 du 06 mai 2015 portant convocation du corps électoral pour l’élection du président de la République ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Madame Marcelline-C. Gbèha Afouda
en son rapport ;
Après en avoir délibéré,
Considérant que par une requête du 13 janvier 2016 enregistrée à son Secrétariat général à la même date sous le numéro 0064/001/EP, Monsieur Andoche Célestin Fortuné Amègnissè forme un recours contre la candidature de Monsieur Sébastien Germain Ajavon à l’élection présidentielle de février 2016 ;
Contenu du recours
Considérant que le requérant expose : «Nous venons … porter à votre jugement les faits ci-après exposés et demander à la haute juridiction de dire si selon le droit et si selon l'esprit de la Constitution, un tortionnaire est une personne de bonne moralité et de grande probité? Et si confier la fonction de président de la République et de chef de l'Etat à un tortionnaire au caractère violent, prompt à se rendre justice et n'hésitant pas à recourir aux sévices, aux traitements cruels, inhumains et dégradants comme c'est le cas de notre compatriote Monsieur Sébastien Germain Ajavon, candidat à l'élection présidentielle du 28 février 2016, est sans risque grave pour la République et pour les citoyens ? Si la haute juridiction répond à ces questions par la négative, qu'il lui plaise de constater en conséquence que les faits ci-dessous exposés témoignent en toute logique que la candidature de Monsieur Sébastien Ajavon constitue une violation de la loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin et qu'elle est donc non recevable...» ; qu’il affirme : « Premier fait : Le sieur Sébastien Germain Ajavon a déposé à la Commission électorale nationale autonome (CENA) sa candidature à l’élection présidentielle du 28 février 2016. La date du dépôt des candidatures ayant été fixée au 12 janvier 2016, les dossiers de candidature vous ont été certainement transmis pour, conformément à l’article 339 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin, en contrôler la recevabilité avant la délivrance du récépissé définitif par la CENA. Une vérification par vos soins des dossiers qui vous ont été transmis vous permettrait de constater l’effectivité de la candidature du sieur Sébastien Germain Ajavon.
Deuxième fait : Le sieur Sébastien Germain Ajavon a, le 26 juin de l'an 2000, infligé à son employé Monsieur René Tingbo, torture, sévices graves, traitement cruel, inhumain et dégradant. Par la décision DCC 01-031 du 17 mai 2001, la Cour constitutionnelle a elle-même constaté et condamné ce comportement grave, cruel, inhumain et dégradant dont le sieur Sébastien Germain Ajavon a été l'auteur et qui fait que nombre de nos compatriotes sont inquiets de ce que Monsieur Sébastien Germain Ajavon serait capable d'infliger sa politique dans le cas où il deviendrait président de la République et disposerait de l'armée, la police, la gendarmerie … » ;
Considérant qu’il poursuit : «Troisième fait : Monsieur Sébastien Germain Ajavon a fait arrêter par ses agents de sécurité son employé Monsieur René Tingbo le 26 juin 2000, l'a battu et jeté dans une chambre froide, pieds et mains ligotés. Quelle que soit la faute commise par le sieur René Tingbo, son employeur Monsieur Sébastien Germain Ajavon a abusé de sa position et de son pouvoir de chef pour le torturer et lui infliger les sévices graves et le traitement cruel, inhumain et dégradant. On constate ainsi que lorsqu'il est en colère, Monsieur Sébastien Germain Ajavon peut devenir très violent et peut abuser de sa position et de son pouvoir de chef sur toute personne sans défense se trouvant à sa merci.
Quatrième fait : Après ces sévices graves et traitements cruels, inhumains et dégradants, Monsieur Sébastien Germain AJAVON a conduit dans la nuit du 26 au 27 juin 2000, son employé Monsieur René Tingbo au commissariat central de Cotonou avec les poignets et les pieds ligotés. On constate donc que dans la mentalité de Monsieur Sébastien Germain Ajavon, il est normal de ligoter son employé. Par ailleurs, le fait de conduire son employé ainsi ligoté devant des représentants de la loi prouve que Monsieur Sébastien Germain Ajavon était convaincu d'être dans son bon droit d'infliger torture et traitement inhumain et dégradant à celui qu'il considérait comme étant en son pouvoir. Pire, c'est dans l'enceinte du commissariat central de Cotonou qu'il a été ordonné au sieur Sébastien Germain Ajavon de détacher son employé. Et comme celui-ci saignait des deux poignets, c'est dans l’enceinte du commissariat central qu'il a été exigé du sieur Sébastien Germain Ajavon de conduire sa victime dans un centre de santé pour y recevoir des soins. On constate donc que dans la mentalité de Monsieur Sébastien Germain Ajavon, le plus fort peut maltraiter le plus faible sans s'inquiéter pour sa vie ou pour sa santé. En pleine République et nonobstant notre Constitution, nous sommes en présence d'un exemple de citoyen dangereux appliquant la loi de la jungle et la raison du plus fort, comme dans la fable de La FONTAINE : le loup et l'agneau. Se rendre justice soi-même parce qu'on est en situation de force est un comportement contraire à l'éthique, au droit et à l'esprit de la Constitution. La Cour constitutionnelle peut donc constater que le sieur Sébastien Germain Ajavon n'a pas une bonne moralité et encore moins une grande probité.» ;
Considérant qu’il fait observer: «Cinquième fait : Le dépôt de sa candidature à l'élection présidentielle par un citoyen implique que celui-ci a effectivement pris connaissance de la Constitution et des lois électorales. Il en découle que si le candidat est conscient d’avoir, par le passé, posé des actes graves et anticonstitutionnels qui pourraient conduire à douter de sa bonne moralité et de sa probité, alors il sait qu'il devrait s'abstenir d'être candidat, parce que l'article 44 de la loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin dispose clairement que nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s'il n'est de bonne moralité et d'une grande probité. Le sieur Sébastien Germain Ajavon ayant néanmoins déposé sa candidature en toute connaissance de sa condamnation par la décision DCC 01-031 du 17 mai 2001 de la Cour constitutionnelle, cette candidature constitue la preuve qu’en tant que candidat à la magistrature suprême, le sieur Sébastien Germain Ajavon n'a pas conscience de la nécessité de respecter les lois et la Constitution de la République. Comment s'assurer alors que, devenu président de la République, il ne violerait pas les lois et la Constitution de la République selon ses humeurs et en fonction des circonstances ? Comment s'assurer que le tortionnaire ne recommencerait pas sans état d'âme, s'il lui était donné plus de pouvoir d'en user à sa guise et de disposer comme il l'entend de ses compatriotes ? Comment s'assurer que le sieur Sébastien Germain Ajavon ne se mettra pas à torturer ses concitoyens et à leur infliger des sévices, des traitements cruels, inhumains et dégradants quand il sera le chef de l'Etat et que certains prendraient la liberté de le critiquer ou de critiquer sa gouvernance? Comment s'assurer que le sieur Sébastien Germain Ajavon a retrouvé une bonne moralité et une grande probité et qu'il n'est plus un potentiel tortionnaire ? » ; qu’il relève : « … un tortionnaire étant de toute évidence une personne de mauvaise moralité et qui manque de probité, la candidature du sieur Sébastien Germain Ajavon constitue dans ces conditions une infraction par violation de l'article 44 de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin » ; qu’il conclut : « - Considérant les faits exposés ci-dessus et l'infraction qui en découle ;
- Considérant que nous avons clairement établi que ces faits et infraction sont constitutifs d'une violation flagrante de l'article 44 de la Constitution de la République du Bénin, nous demandons à la haute juridiction constitutionnelle :
1- de constater que la candidature de Monsieur Sébastien Germain Ajavon à l'élection présidentielle du 28 février 2016 viole la loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin ;
2- de déclarer en conséquence cette candidature non recevable au motif de cette violation de la Constitution. » ;
Analyse du recours
Considérant qu’aux termes de l’article 44 de la Constitution : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s'il:
- n'est de nationalité béninoise de naissance ou acquise depuis au moins dix ans ;
- n'est de bonne moralité et d'une grande probité ;
- ne jouit de tous ses droits civils et politiques ;
- n'est âgé de 40 ans au moins et 70 ans au plus à la date de dépôt de sa candidature ;
- ne réside sur le territoire de la République du Bénin au moment des élections ;
- ne jouit d'un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle. » ;
Considérant qu’en outre, les articles 339 alinéas 2, 3 et 4, 340 alinéa 5 et 343 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin disposent :
« La déclaration de candidature est faite en double exemplaire, revêtue de la signature du candidat et attestant sur l’honneur qu’il remplit les conditions d’éligibilité requises.
Cette déclaration est enregistrée par la Commission électorale nationale autonome. Un récépissé provisoire de la déclaration est immédiatement délivré au déclarant.
Le récépissé définitif est délivré par la Commission électorale nationale autonome, après versement de la somme prévue à l’article 343 ci-dessous et après contrôle de la recevabilité de la candidature par la Cour Constitutionnelle.» ; « En sus des pièces ci-dessus mentionnées, la déclaration de candidature doit être complétée, avant son examen, par le bulletin n°2 du casier judiciaire adressé par la juridiction compétente à la Commission électorale nationale autonome, sur demande de celle-ci.»; «Dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature, le candidat devra verser auprès du directeur du Trésor ou auprès d’un receveur-percepteur du Trésor qui transmettra au directeur du Trésor, un cautionnement de quinze millions (15.000.000) de francs remboursables au candidat s’il a obtenu au moins dix pour cent (10%) des suffrages exprimés au premier tour. » ;
Considérant qu’il découle de la lecture combinée et croisée des dispositions sus-énoncées que la liste des candidats à l’élection présidentielle n’est définitive qu’après contrôle de la recevabilité des candidatures par la Cour constitutionnelle, délivrance du récépissé définitif et publication officielle de la liste des candidats par la Commission électorale nationale autonome ; que dans le cas d’espèce, à la date du 13 janvier 2016, date de saisine de la Cour par Monsieur Andoche Célestin Fortuné Amègnissè, la Commission électorale nationale autonome n’a publié aucune liste de candidats à l’élection présidentielle du 28 février 2016 ; que dès lors, à cette date, Monsieur Sébastien Germain Ajavon n’a pas encore la qualité de candidat ; qu’en conséquence, le recours sous examen est prématuré et doit être déclaré irrecevable ;
D E C I D E :
Article 1er.- Le recours de Monsieur Andoche Célestin Fortuné Amègnissè est irrecevable.
Article 2.- La présente décision sera notifiée à Monsieur Andoche Célestin Fortuné Amègnissè et publiée au Journal officiel.
Ont siégé à Cotonou, le vingt et un janvier deux mille seize,
Messieurs Théodore Holo Président
Zimé Yérima Kora-Yarou Vice-Président
Simplice Comlan Dato Membre
Bernard Dossou Dégboé Membre
Madame Marcelline-C. Gbèha Afouda Membre
Monsieur Akibou Ibrahim G. Membre
Madame Lamatou Nassirou Membre
Le Rapporteur, Le Président,
Marcelline- C. GBEHA AFOUDA. - Professeur Théodore HOLO.-

Le président de la République, Boni Yayi a procédé samedi 23 janvier dernier à Cotonou, au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de la loi sur le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). C’était en présence des autorités politico-administratives et de la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Dr Anne Vincent.
Après son vote par l’Assemblée nationale, le président de la République, a procédé samedi 23 janvier dernier au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de la loi sur le régime d'assurance maladie.
«C’est une rencontre d’intérêt majeur», qualifie Pascal Dossou-Togbé, ministre de la Santé. Présentant ladite loi, le ministre l’a exposée en deux volets : le contenu et les perspectives.
S’agissant du contenu, Pascal Dossou-Togbé a déclaré qu’elle est articulée en 5 titres décomposés en 91 articles. Les différents titres portent respectivement sur les dispositions générales (4 chapitres), la prise en charge (2 chapitres), la coordination et la gestion (4 chapitres), le contrôle, le contentieux et l’extension (3 chapitres) et les dispositions transitoires et finales.
Une loi bien structurée
Pour le ministre de la Santé, c’est une loi très bien structurée qui détermine les définitions et terminologies ; elle repose sur 7 principes de base et 9 orientations stratégiques. Les comptes annuels du Ramu sont soumis au contrôle et les litiges sont soumis à des transactions préalables avant d’être portés devant les juridictions en cas d’échecs. De même, l’affiliation au Ramu ne fait pas obstacle à la souscription à une police d’assurance.
En ce qui concerne les perspectives, Pascal Dossou-Togbé a confié qu’il y aura une organisation méthodique sur l’ensemble du territoire pour la conscientisation, la sensibilisation et l’explication afin que les différentes catégories de fonctionnaires et couches de la population s’engagent pour s’affilier au Ramu.
Le Ramu a reçu l’aval des partenaires techniques et financiers représentés par leur chef de file, Anne Vincent qui a assuré l’assistance de la qualité du régime soumis à la campagne de vulgarisation. «C’est un très grand et important pas qui a été franchi», a qualifié Anne Vincent.
Pour le chef de file des partenaires techniques et financiers, le Ramu apporte à chaque affilié le droit de bénéficier des services médicaux quel que soit son pouvoir d’achat. Elle a indiqué, qu’avec la carte du Ramu, il y a obligation de soigner avant de poser des questions. C’est une avancée certaine ; c’est une fierté de voir le Bénin s’engager, a-t-elle indiqué, car on ne pourra plus avancer qu’il n’y a plus de médicaments ou de matériel pour un détenteur de carte de Ramu qui se présente pour se soigner, apprécie-t-elle.
Selon Anne Vincent, la responsabilité du système de santé et celle du gouvernement sont engagées et les partenaires techniques et financiers sont là pour accompagner mais également pour surveiller. Progressivement, assure-t-elle, le pays pourra être en mesure de dispenser les soins aux populations. «N’ayez pas peur ; allez-y, achetez votre carte, c’est votre droit», a-t-elle rassuré.
Une initiative noble
Une initiative noble qui reflète les besoins de tous en ce qu’elle soulage toutes les populations, a clamé un groupe d’artistes conduits par Nel Oliver qui ont entonné une hymne à la gloire du Ramu. Cette hymne a ragaillardi le président de la République Boni Yayi sur la pertinence de son initiative relative au régime choisi.Il a qualifié la cérémonie d’historique pour le pays. «Je préfère continuer le combat pour vous sécuriser ; notre peuple en a besoin ; les défis sont énormes. Heureux quiconque combat pour les pauvres», a justifié le président Boni Yayi.Ainsi, poursuit-il, ce samedi est un grand jour. «Pour preuve, les encouragements donnés par Anne Vincent qui trouve que c’est une lourde responsabilité », a-t-il indiqué.
Le président de la République qualifie le Ramu de projet commun dans lequel chacun doit s’investir en vue de la réussite. «J’avais rêvé ; prions pour que celui qui va venir fasse mieux ; chacun doit travailler. Il n’y a plus d’Etat-providence», observe le président Boni Yayi qui rassure que le Ramu est le ciment d’unification et promeut la cohésion nationale.?

Le plus jeune des candidats à la présidentielle du 28 février prochain, Atao Mohamed Hinnouho a été officiellement investi par les militants de son parti, RésoAtao. La cérémonie d’investiture s’est déroulée samedi 23 janvier dernier au siège départemental Ouémé-Plateau du parti basé à Porto-Novo et inauguré ce même jour.
Ayant fermé au cours de ce mois de janvier, l’âge constitutionnellement requis pour être candidat à l'élection présidentielle au Bénin, Atao Mohamed Hinnouho a tenu à marquer d’un sceau particulier son anniversaire. Il a déposé sa candidature pour briguer la magistrature suprême. «Toute ma vie, j’ai rêvé d’être utile à mon pays, à ma patrie, le Bénin», a laissé entendre le président du parti RésoAtao dans son discours d’investiture samedi 23 janvier dernier à Porto-Novo, devant des milliers de militants de son parti venus de toutes les régions du Bénin. Selon lui, la décision de sa candidature est prise de commun accord avec la base de sa formation politique qui, en trois ans d’existence, à des conseillers locaux, des conseillers communaux et municipaux, des chefs d’arrondissement et un député à l’Assemblée nationale. «Ce choix stratégique de ma candidature a été fait par mon parti afin d’aider la population et particulièrement la jeunesse béninoise à faire du Bénin un pays prospère où il fera bon vivre», explique le candidat Atao Mohamed Hinnouho qui dit incarner l’espoir de la jeunesse. «Je veux être un leader, un soldat engagé pour le développement», ambitionne le plus jeune des 35 candidats en lice pour le compte de la présidentielle du 28 février prochain, sous réserve des observations de la Cour constitutionnelle. C’est dans cette vision, souligne le président du parti RésoAtao, qu‘il a décidé depuis plusieurs années de voler au secours des populations et singulièrement les plus démunies du Bénin pour les sortir de l’ornière, de la précarité. Les conducteurs de taxi-motos, les élèves, les jeunes, les femmes, les personnes du troisième âge et autres ont été nombreux à bénéficier de son appui social. Atao Mohamed Hinnouho se vante dès lors d’avoir joué sa partition. La balle est dans le camp de la population qui doit à son tour jouer la sienne en le soutenant dans cette ambition présidentielle afin de lui donner davantage de moyens pour mieux la servir, une fois élu président de la République. Le candidat de «l’espoir de la jeunesse», avoue s’être suffisamment préparé pour relever les défis de cette lourde et exaltante fonction politique. Il en donne d’ailleurs la preuve à travers son projet de société. Ce qui lui évitera une navigation à vue, une fois qu’il aurait gagné le fauteuil de la Marina. Il a dévoilé à l’assistance le contenu de ce projet de société qu’il a baptisé «Ensemble construisons un Bénin prospère» et qui prend en compte tous les domaines socio-économiques et politiques de notre pays. Cette vision du candidat Atao Mohamed Hinnouho est fortement soutenue par ses militants.
Actualités 25 janv. 2016

Les militants du Parti du renouveau démocratique (Prd) et ceux des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de la commune d’Adjarra et leurs alliés ont marché dans la matinée du samedi 23 janvier dernier, pour témoigner leur soutien à la candidature du Premier ministre Lionel Zinsou choisi comme le candidat des deux formations politiques renforcées par le parti La Renaissance du Bénin (Rb).
Le candidat à la présidentielle du 28 février prochain Lionel Zinsou peut compter sur le soutien des populations d’Adjarra en général et les militants Prd et Fcbe en particulier. Elles sont sorties samedi 23 janvier dernier, pour lui manifester, à travers une marche, leur adhésion à sa candidature. La marche à laquelle ont pris part plusieurs milliers de militants est partie de la maison des jeunes d’Adjarra pour échouer au même endroit en passant par le carrefour Agata, point de jonction entre Adjarra et Porto-Novo sur la route inter Etat Porto-Novo-Igolo-Frontière Nigeria. Les marcheurs ont remercié le chef de l’Etat, Boni Yayi, leader charismatique des Fcbe, le président du Prd Me Adrien Houngbédji et celui de la Rb, Léhady Soglo pour leur choix éclairé porté sur la candidature du Premier ministre Lionel Zinsou. Pour eux, le Bénin a besoin d’un souffle donc d’un homme nouveau exceptionnel pour son développement réel et intégral. C’est pourquoi les militants de cette alliance Fcbe-Prd-Rb dite républicaine de la commune d’Adjarra promettent de se battre jusqu’au bout pour faire gagner Lionel Zinsou au soir du 28 février prochain, a souligné le porte-parole des élus communaux d’Adjarra Moukaïla Amoussa. A l’en croire, le candidat Lionel Zinsou est le seul candidat parmi la pléthore de candidatures à cette compétition électorale pouvant sortir rapidement la commune d’Adjarra de sa situation calamiteuse de sous-développement. Il sera appuyé par le député Prd Edmond Zinsou. Il a vanté les qualités de Lionel Zinsou qui serait, selon lui, une chance pour le développement d’Adjarra et la résolution du problème du chômage des jeunes de la commune.«Lionel Zinsou c’est la fin de la corruption, la fin de l’impunité, c’est l’unité nationale», martèle le député à l’Assemblée nationale.
Le ministre en charge de l’Urbanisme, Noël Fonton, a salué le choix de Lionel Zinsou, la candidature qui aura réussi à réunir les filles et fils de la commune d’Adjarra hier politiquement divisés. Il en veut pour preuve la présence à la marche des anciens députés Louckman Mina-kpodé dit Aloukou et Timothée Gbédiga tous deux partis du Prd pour rejoindre les Fcbe. Ce qui laisse dire au ministre que le développement, c’est l’union. Noël Fonton loue le leadership des présidents Boni Yayi, Adrien Houngbédji et Léhady Soglo.
Politique 25 janv. 2016