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Nouvelles

Immortalisation du général avant son inhumation: La Fondation Mathieu Kérékou propose un monument en bronze de 14m

Immortalisation du général avant son inhumation: La Fondation Mathieu Kérékou propose un monument en bronze de 14m

Le secrétaire général de la Fondation Mathieu Kérékou, Ali Houdou a donné une conférence de presse samedi 14 novembre dernier. C’était pour dévoiler aux professionnels des médias les grandes lignes des activités de la Fondation ainsi que les propositions faites à l’Etat pour immortaliser le général Mathieu Kérékou.

« Immortaliser le général Mathieu Kérékou avant son inhumation », tel est le combat de la Fondation Mathieu Kérékou. A travers une conférence de presse animée par Ali Houdou au siège de la Fondation à Cotonou les héritiers du testament politique du président révolutionnaire ont estimé que leur idole doit être immortalisée avant son inhumation. A cet effet, il propose au gouvernement, l’achat de la maison du défunt « les filaos » afin de la baptiser musée Mathieu Kérékou. Ali Houdou propose également d’ériger un grand monument en bronze haut de 14m représentant la statue du général. La dernière proposition, faite par la Fondation, est la construction dans chaque commune d’un monument de la Conférence des forces vives de la nation avec les statuts du général et de monseigneur Isidore de Souza.
Abordant les questions de la politique nationale, Ali Houdou a expliqué que face à l’échec du pluralisme politique, le Bénin doit opter pour trois grands partis politiques. Pour lui, il s’agit du parti politique des nantis, les capitalistes ; du parti au service des démunis, les socialistes et le parti traditionnaliste pour les conservateurs de la tradition. Il a aussi proposé un quinquennat de transition pour le Bénin afin de consacrer cinq bonnes années pour réfléchir sur les véritables problèmes du pays avec la participation de toutes les couches sociales.
Par ailleurs les membres de la Fondation s’insurgent contre le fait de n’avoir pas été associés aux préparatifs des obsèques du général Mathieu Kérékou.

Actualités 16 nov. 2015


Congrès ordinaire du MoDEC mué en Parti national Couronne: Sous le signe de l’unité, de la paix et de la justice sociale

Congrès ordinaire du MoDEC mué en Parti national Couronne: Sous le signe de l’unité, de la paix et de la justice sociale


Le Mouvement pour la démocratie et l’enracinement du changement (MoDEC), a tenu samedi 14 novembre dernier à Cotonou, son congrès ordinaire. Cet événement a consacré le changement de nom du parti qui devient désormais Parti national Couronne. C’est Jacob Oshoffa, le premier vice-président du parti qui a prononcé l’allocution d’ouverture du congrès en présence de plusieurs personnalités invitées pour la circonstance.

« Par l’acte de ce jour, nous voulons imprimer une gouvernance politique nouvelle, où l’éthique et la morale auront droit de cité. La recherche du consensus et de l’unité nationale seront une priorité, le pain et la paix pour chaque Béninoise et chaque Béninois, une gageure ». C’est l’état d’esprit dans lequel Omer Adétonah, président du comité d’organisation du congrès du Mouvement pour la démocratie et l’enracinement du changement (MoDEC), a accueilli samedi 14 novembre dernier, les membres et personnalités invités pour participer à la manifestation. Un congrès programmé pour amender et adopter les textes fondamentaux du parti et installer le nouveau bureau exécutif national, a-t-il confié. « Plus rien ne sera comme avant. Dans le combat politique, nous avons pris conscience de notre force sur l’échiquier politique national. Désormais, tout prétendant à la Marina doit compter avec nous», martèle-t-il, après avoir exhorté les congressistes à se montrer assidus et productifs dans les différentes commissions pour des résultats à la hauteur des ambitions du parti. C’est avec la même détermination que Jacob Oshoffa, premier vice-président du MoDEC, désormais Parti national Couronne a lancé les travaux du congrès ordinaire de ladite formation politique. Pour lui, le MoDEC qui a soutenu le régime en fin de mandat, reconnaît que beaucoup de choses ont été faites. Cependant, se référant à un adage, il relève que tant qu’il reste à faire, rien n’est encore fait.

Le Bénin est à un tournant décisif de son histoire : l’élection présidentielle de 2016 captive toutes les attentions. «Nous voulons être rassurés sur la pérennité de nos acquis démocratiques, sur la pérennité de la démocratie elle-même», a-t-il poursuivi. Il s’agit, selon lui de poursuivre l’expérience démocratique, de l’approfondir pour qu’elle soit la sève vivifiante des institutions constitutionnelles.. Les Béninois, retient Jacob Oshoffa, veulent vivre en paix, se réconcilier avec eux-mêmes à l’intérieur et au-delà des frontières de leur pays. Ils aspirent, selon lui, à un vrai développement, un développement durable.

Plaidoyer

Jacob Oshoffa a expliqué que son parti veut pour les enfants du Bénin un pays débarrassé de la pauvreté sous toutes ses formes où le spectre de la faim sera écarté par une politique de sécurité alimentaire adéquate et où chacun a accès à des soins de qualité.
Le Parti national Couronne (PNC) plaide également pour un Bénin à forte croissance économique, soutenue, partagée et visible dans le panier de la ménagère ; où grâce à une éducation de qualité chaque citoyen accède à un emploi décent, où existe l’égalité homme-femme, l’autonomisation des femmes et où la promotion des jeunes et de la gent féminine dans toutes les sphères de décisions politiques est une réalité.
Enfin, conçoit Jacob Oshoffa, un Bénin où l’accès durable à l’eau potable et l’énergie à un coût abordable est établi. «Le prochain président de la République doit compter avec le PNC», a-t-il retenu.
Tous les invités ont reconnu la délicatesse de la période de l’élection présidentielle que le Bénin aborde. Patrice Nobimè du parti Restaurer l’espoir souhaite que le PNC ne soit pas un parti de plus et qu’il s’applique à la satisfaction des besoins des populations. Daniel Edah du Mouvement pour la prospérité solidaire a fait un vibrant réquisitoire sur la gouvernance dans tous les domaines et appelé à des réformes constitutionnelles notamment pour qu’à la 8e législature, 30 jeunes soient élus députés et qu’il soit mis fin à la mafia foncière grâce à la sécurisation du foncier.
Assane Séibou de l’alliance ABT, Candide Azannaï de Restaurer l’espoir et Eric Houndété ont reconnu la responsabilité des confessions religieuses dans les tractations politiques, pourvu qu’elles ne versent pas dans la perversité. Pour eux, le Bénin a besoin de l’unité et de l’union de tous ses fils. Ils espèrent que le PNC y veillera.

Actualités 16 nov. 2015


Rencontres mensuelles de la Culture/ Acte II: Quelles priorités pour le prochain président de la République au plan culturel ?

Rencontres mensuelles de la Culture/ Acte II: Quelles priorités pour le prochain président de la République au plan culturel ?

Alors que la «foire à la présidentielle» s’anime de plus belle et que les chapelles politiques rivalisent déjà d’ardeur sur le terrain, la culture, dit socle de développement est absente des débats. Jusque-là, les débats politiques n’en font pas mention. Un constat qui a obligé les Rencontres mensuelles de la Culture, Acte II, à donner du pied dans la fourmilière en invitant acteurs culturels, observateurs de la vie politique et publique et autres à s’y pencher, samedi 14 novembre dernier, dans les locaux d’Arttistik Africa à Agla.

L’exercice auquel le Forum culturel du Bénin et Bénincultures ont convié le public, samedi dernier, avait à l’annonce, suscité diverses réactions de la part de certaines personnes qui se demandaient sans doute s’il n’était pas trop osé. Car, de mémoire, c’est bien la toute première fois qu’à l’avant-veille d’une élection présidentielle, le sujet fait débat. Il le fallait en tout cas, ont estimé les initiateurs des RMC qui ont invité Florent Couao-Zotti et Claude Balogoun pour s’y pencher, avec la contribution d’autres acteurs à travers le thème «Bénin/Culture : les priorités du prochain président de la République». Claude Balogoun, représentant des acteurs culturels au Conseil économique et social qui s’y est essayé le premier, avoue que l’exercice ne lui a pas déplu. Bien au contraire. Lui qui, juché sur l’une des plus hautes marches de représentativité des artistes dans le pays, est bien au faite de bien de choses. Mais avant, il s’est livré à un exercice de défriche, en rappelant le sort et le statut de l’artiste et de l’acteur culturel. Il a évoqué notamment la carrière sans vision, la gestion artistique sans ambition et sans lendemain, les projets au pifomètre… «Nous avons un problème de négociation de notre statut», se plaint-il.

Les suggestions de Claude Balogoun

Ensuite, évoque-t-il, le prochain président de la République a l’obligation de veiller sur la réorganisation administrative du secteur, la construction de la Maison des artistes, la revue du statut de l’artiste… En dehors de ces aspects, Claude Balogoun soutient par exemple que la plupart des bâtiments et édifices publics de notre pays sont sans attraits. Ce qui n’est pas tolérable, selon lui, dans un pays qui a une histoire et dont les artistes rivalisent d’imagination pour offrir de belles figures aux édifices dans d’autres pays. Pour ce faire, il suggère à l’élu de 2016 de réserver une marge systématique de décoration de l’existant et des constructions à venir aux artistes locaux. Il s’agira tout simplement d’amplifier ce qui a été déjà énoncé par l’actuel ministre de l’Economie, indique-t-il. La mise en synergie de circuit de diffusion pour la promotion des initiatives culturelles, devrait être aussi une priorité selon lui. «Professionnaliser le Fonds d’aide à la Culture et changer sa dénomination», voilà une autre exigence qu'il a formulée à l’endroit du futur président. Laquelle professionnalisation permettra à ce fonds d’avoir deux guichets. Un premier pour les professionnels afin de les aider à financer leurs gros projets et au besoin, à leur octroyer des prêts. Le deuxième volet quant à lui aura pour but de soutenir les «petits acteurs» et d’appuyer le volet social. Pour ce qui est de l’enveloppe dégagée dans le budget du Fonds pour le ministère de tutelle, il pourrait financer les projets déposés hors délais, suggère-t-il.

Qu’attend Florent Couao- Zotti du prochain président du Bénin?

Le Bénin a aussi besoin d’un Fonds pour la production cinématographique, de la refonte et de la modernisation du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins (BUBEDRA) pour en finir avec le système aléatoire de répartition et renforcer la lutte contre la piraterie, selon Claude Balogoun. Il faut ensuite, pense-t-il, qu’un professionnel soit nommé à la tête du ministère en charge de la Culture et des écoles de formation soient créées, sans oublier l’assainissement du mouvement associatif.
Le second panéliste des RMC Florent Couao-Zotti n’a pas manqué de faire lui aussi des propositions. Ainsi, souhaite-il, que le ministère de la Culture soit allégé pour ne s’occuper que de ce seul volet et se débarrasser du tourisme et autres, pour mieux se concentrer sur la culture. En sus, «il faut un professionnel du secteur, une femme ou un homme du métier, au-dessus des intérêts particuliers pour éviter les errements des ministres étrangers au secteur, au profil désastreux», souvent choisis comme des «dirigeants par défaut». L’écrivain plaide ensuite pour un secteur culturel fort débarrassé du rançonnement, de la corruption, du banditisme, surtout en ce qui concerne l’attribution des aides aux acteurs. Florent Couao-Zotti soutient par ailleurs, que les évènements communautaires comme Nonvitcha, Yêkê-yêkê, Weminhoué, Gaani, fête de l’igname et autres soient dépolitisés, valorisés et intégrés dans un agenda national avec un financement conséquent, pour booster l’économie locale, socle du développement des régions.
Le Fonds d’aide à la Culture s’est retrouvé aussi dans le viseur de l’écrivain qui y voit une «institution inopérante, inefficace, sans aucune garantie de transparence». Selon lui, la plupart des artistes sont devenus des promoteurs (en raison des milliards culturels) pour bénéficier des financements dont les plus gros montants ne dépassent pas deux millions. Pendant ce temps, dénonce-t-il, les administrateurs eux s’illustrent par des rackets. Autant de choses que le prochain président du Bénin devrait s’essayer à corriger, préconise-t-il.
Quid du patrimoine? Là encore, l’écrivain n’a pas été du tout tendre et demande au prochain locataire du palais de la Marina de redonner vie aux patrimoine matériel et immatériel et de songer à la production d’une étude sur les Aguda aux fins de les présenter comme un patrimoine en péril. Rendre la direction en charge du patrimoine plus visible, travailler pour restaurer les palais des rois et en faire des lieux d’animation et de vie, dissoudre le Ballet national et le faire renaître avec un cahier de charges et un suivi, trouver un mécanisme d’aides aux anciennes gloires et éditer l’agenda culturel du Bénin. Ce sont autant de propositions faites par lui en direction de celui qui, probablement, le 6 avril 2016, prêtera serment pour prendre les rênes du pouvoir d’Etat.
L’honneur reviendra également au journaliste Wilfried Léandre Houngbédji, par ailleurs écrivain et donc acteur culturel qui a eu l’honneur de modérer cette rencontre d’évoquer ce qu’il a qualifié de «réflexions profanes». Lesquelles ont été pourtant bien accueillies par les acteurs culturels présents. D’abord des interrogations. Le modérateur s’est interrogé de savoir si le Bénin dispose d’une philosophie et d’une politique culturelle ? Ensuite, exhorte-t-il les sommités de la culture à se mobiliser pour influencer le débat pour le choix du président de la République. «Dans une dynamique perspectiviste, aller vers eux et leur faire la remarque que depuis 55 ans, la culture est en arrière et signer des tribunes collectives pour priver ceux qui seront hissés plus tard de l’excuse de n’avoir pas été informés», pourrait être une démarche pédagogique à ses yeux. En tout cas, pour réussir le décollage culturel du Bénin, Wilfried Léandre Houngbédji suggère que les destinées du pays soient confiées à des mains expertes pour en finir avec l’essai et dans le recommencement, puisque «Tout part et tout revient à la culture». Même s’il refuse au départ de faire des propositions en direction du prochain président de la République, estimant cela trop facile, Ousmane Alédji, directeur de Arttistik Africa finira par se prononcer sur le sujet. «Prenons l’arène politique pour imposer nos choix et visions. Nous sommes en retrait et nous sommes des artistes, des recréateurs», ironise-t-il. Pour sa part, le directeur des «Editions plurielles», Koffi Attedé évoque le reflet peu enviable du secteur et l’imperméabilité des hommes politiques par rapport à la culture. Lesquels, selon Florent Couao-Zotti, «ne s’y connaissent pas, ont envie de connaître, mais n’ont pas d’interlocuteurs»?

Culture 16 nov. 2015


Visite du chef de l’Etat à Kétou: Le nouveau système d’alimentation en eau inauguré

Visite du chef de l’Etat à Kétou: Le nouveau système d’alimentation en eau inauguré

Le président de la République a procédé, vendredi 13 novembre dernier, à la mise en service du nouveau système d’alimentation en eau potable de la ville de Kétou. Avec ce projet, l’eau potable ne fera plus défaut dans cette localité jusqu’en 2045.

La forte mobilisation des populations sous le nouveau château d’eau de Kétou, témoigne de l’intérêt que suscite la question d’accès à l’eau potable pour la localité. Cette nouvelle infrastructure qui supplante désormais la ville historique du Plateau, constitue l’une des composantes du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable initié par le gouvernement grâce au financement de la coopération néerlandaise. Pour Jean Pierre Babatundé, maire de Kétou, l’initiative vient mettre fin à plus de 15 années de cauchemar pour la ville souvent confrontée à des coupures régulières d’eau et à une mauvaise qualité de l’eau due notamment à la vétusté des canalisations.
Selon David Babalola, directeur général de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB), la situation avant le projet se résumait à deux forages avec un débit total d’exploitation de 27m3 par heure, une capacité de production d’eau traitée de 428m3 par jour, une longueur du réseau de 28 km et une capacité de stockage de 270m3. Le nouveau système mis en place permet désormais à Kétou de disposer de deux nouveaux forages de 70m3 de débit par heure, de 22 km de conduits de distribution et d’un château d’eau de 300 m3 en béton. La capacité de production est passée de 500 mille litres à plus de 2 millions de litres par jour. Le coût total de l’investissement est estimé à 950 millions de francs CFA. «Ce projet a permis d’impacter plus de 12 000 personnes supplémentaires», informe le directeur général de la SONEB. Et d’ajouter : «Avec ce système, il n’y aura plus de problèmes de pénurie d’eau à Kétou d’ici 2045».
La mise en place des nouvelles installations d’adduction d’eau dans Kétou fait désormais passer le taux de desserte de la localité de 19 à 35%.
Pour le président de la République, il s’agit d’un premier acte significatif de son gouvernement, au lendemain de l’adoption du Programme des Objectifs du développement durable post 2015. «Il n’y aura plus de souffrance, ni d’exclusion en matière d’accès à l’eau à Kétou. Il en sera de même pour les trois arrondissements de Kétou encore non électrifiés qui connaîtront bientôt la lumière», indique Boni Yayi. Le chef de l’Etat soutient que la démocratie nécessite un contenu économique. «Si elle est vide de contenu économique et de développement, elle devient un poison pour le peuple. Nous voulons investir dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des infrastructures, des télécommunications et de l’économie numérique », poursuit-il. Boni Yayi estime que le discours sur la pauvreté a changé depuis l’adoption des ODD. L’enjeu aujourd’hui, informe-t-il, c’est l’élimination complète de la pauvreté. Il estime que cette éradication passera aussi par la lutte contre les changements climatiques, à travers la mise en place des projets d’adaptation et le déploiement des programmes de protection de la planète?

Actualités 16 nov. 2015


Reconstruction du marché Dantokpa: Le chef de l’Etat pose la première pierre des travaux

Reconstruction du marché Dantokpa: Le chef de l’Etat pose la première pierre des travaux

Le chef de l’Etat, Boni Yayi, a procédé samedi 14 novembre dernier à la pose de la première pierre des travaux de reconstruction du marché Dantokpa à Cotonou. Ceci pour montrer que le gouvernement tient à respecter sa promesse de faire reconstruire le site qui est parti en fumée et de réinstaller les sinistrés de l’incendie survenu le 31 octobre dernier.

Tout le peuple béninois a encore en mémoire les scènes de désolation au marché Dantokpa suite à l’incendie qui a eu lieu dans la zone de vente de pièces détachées le 31 octobre dernier.

Aussitôt, le chef de l’Etat s’est porté sur les lieux pour dire sa compassion aux victimes et surtout annoncer que dans les deux mois tout sera reconstruit.
Le ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration de l'Aménagement du territoire, Véronique Brun Hachémè, a rappelé que deux comités ont été mis sur pied, l’un pour s’occuper de la reconstruction et l’autre pour la mobilisation des fonds.
Le gouvernement a pu dégager du budget national, une somme de 500 millions de F CFA comme apport, pour la réalisation des travaux.
Une souscription a été lancée au niveau du gouvernement pour participer à l’effort de solidarité nationale à l’endroit des sinistrés. Le chef de l’Etat, en plus des 20 millions de FCFA qu’il a donnés pour aider les sinistrés, a ajouté 10 millions de FCFA au titre de chef du gouvernement. Le Premier ministre et le Vice-premier ministre ont donné 5 millions chacun, les trois ministres d’Etat 3 millions de FCFA chacun et tous les autres ministres ont cotisé chacun un million de FCFA. Ce qui fait au total 54 millions offerts par les membres du gouvernement.
La vice-présidente du Comité de mobilisation des fonds, Honorine Attikpa a rappelé que trois comptes bancaires ont été ouverts pour loger ce qui a été collecté. Trois personnes sont co-signataires dudit compte. Le comité rendra compte d’ici deux mois au peuple, en ce qui concerne les donateurs et le montant total des dons.
Elle a invité les sinistrés à adopter la franchise dans l’évaluation de ce que chacun d’eux a perdu. Des enquêtes seront menées pour voir ceux parmi eux qui ont contracté des prêts auprès des banques et institutions financières. Les fonds collectés permettront dans la mesure des moyens de les aider à reconstituer leur capital.
Le directeur du génie militaire, le colonel Bonaventure Mèdji Vigan, a rassuré l’assistance quant au respect du délai de réalisation des travaux qui est de deux mois. Il a affirmé que le gouvernement a débloqué l’argent nécessaire depuis le vendredi dernier et qu’il ne reste plus aucun obstacle pour la construction des hangars en nombre suffisant pour loger les sinistrés. Des voies sont prévues et toutes les exigences des sapeurs pompiers ont été prises en compte.

Dantokpa, un symbole
pour le peuple

Dans le projet, il est attendu la construction d’un commissariat de police dans le marché.
Avant la pose de la première pierre, le chef de l’Etat a rappelé que le nom Dantokpa est intimement lié à la nation, donc il constitue un symbole pour le peuple.
Boni Yayi est revenu sur la question de la vente de l’essence Kpayo qui est une activité à risque, mais dont bon nombre de personnes vivent.
Aussi, a-t-il reconnu que la solution qu’il avait proposée au départ pour régler la question n’était pas la meilleure. Les acteurs de la filière avec à leur tête Oloyé, a-t-il laissé entendre, avaient demandé six mois de réflexion pour identifier un secteur de réinsertion.
A l’issue des démarches menées par le gouvernement, la Banque Africaine de Développement a dégagé un fonds de 35 milliards de F CFA pour la valorisation de la Vallée de l’Ouémé. L’accord de prêt a été signé et ratifié par le Parlement.
En ce qui concerne les travaux de reconstruction du marché Dantokpa, le gouvernement a sollicité les partenaires qui, en réponse ont donné 3 milliards de FCFA pour le démarrage. La reconstruction commencera par les travaux du site ayant été ravagé par l’incendie pour atteindre après tout le reste de l’espace disponible, soit environ quinze hectares.
Boni Yayi a dit que l’Etat n’a pas la prétention de tout donner, mais qu’un effort de 500 millions de FCFA a été fait pour montrer la bonne volonté du gouvernement. Il a invité tous les présidents des institutions de la République et les responsables à divers niveaux, à participer à l’effort de solidarité qui vient ainsi de démarrer.
Il a profité de cette occasion, pour annoncer que, pour aider les élèves, étudiants et les populations, le gouvernement va distribuer dans les tout prochains jours deux millions de lampes solaires à travers tout le pays pour leur permettre d’avoir de l’éclairage pendant l’absence de l’énergie conventionnelle?

Actualités 16 nov. 2015


Lancement de la campagne de commercialisation du coton grâine: 324 000 tonnes de production pour la campagne 2015-2016

Lancement de la campagne de commercialisation du coton grâine: 324 000 tonnes de production pour la campagne 2015-2016

Les opérations de commercialisation du coton graine au titre de la campagne 2015-2016 ont été lancées, hier dimanche 15 novembre à Banikoara par le président de la République. Cette campagne s’est soldée par une production de 324 000 tonnes de coton graine.

La campagne cotonnière 2015-2016 a enregistré un net recul par rapport à la précédente, avec une production estimée à 324 000 tonnes de coton graine contre 393 000 tonnes la saison dernière. La raison, des poches de sécheresse enregistrées pendant la période de semis dans le bassin cotonnier. Les opérations de commercialisation du coton graine lancées hier dimanche à Banikoara ont offert au président de la fédération nationale des producteurs de coton, l’occasion de reconnaître les efforts fournis par le gouvernement sous le leadership du chef de l’Etat pour relancer la filière cotonnière. «Vous avez posé des actes nobles pour assainir la gouvernance de la filière cotonnière. Toutes ces initiatives ont porté leurs fruits, avec une production qui s’est améliorée graduellement», indique-t-il. Le représentant des cotonculteurs insiste surtout sur l’amélioration du prix d’achat du coton graine qui a induit un meilleur revenu aux producteurs. Avant la reprise en main de la filière par l’Etat, explique-t-il, le net payé aux producteurs était de 15 milliards de francs CFA, aujourd’hui, plus de 50 milliards de francs CFA leur sont distribués, sans compter les subventions importantes qu’apporte l’Etat pour alléger le coût des intrants et amortir les effets néfastes du cours de l’or blanc sur le marché international. Les opérations de commercialisation constituent une étape délicate de la campagne. Raison pour laquelle le président de la fédération nationale des producteurs a plaidé afin que toutes les précautions soient prises pour une évacuation adéquate du coton graine pour ne plus connaitre les énormes pertes post-récolte enregistrées la campagne précédente.

La pluie pas au rendez-vous !

Bien que la campagne ait démarré avec le pari de réaliser 400 000 hectares d’emblavures, seulement 306 000 hectares ont été cultivés, explique Rufin Nansunon, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Pour lui, la campagne 2015-2016 a réellement subi les effets néfastes des changements climatiques. Mais la détermination des cotonculteurs a permis de limiter la casse en maintenant la production au-dessus de 300 000 tonnes de coton graine. Le ministre se réjouit alors de ce que cette campagne n’ait connu aucune difficulté en matière d’approvisionnement en intrant. Le prix d’achat du coton graine premier choix est fixé à 260 francs CFA le kilo contre 250 francs CFA le kilo la saison précédente. Le montant des fonctions critiques est de 15 francs CFA sur le kilo de coton graine contre 10 francs CFA la campagne dernière. «Les producteurs sont actuellement à la phase de récolte. Ils méritent d’être encouragés pour avoir atteint ce niveau en dépit des aléas climatiques, tant le désespoir avait gagné les cœurs », soutient Rufin Nansunon qui informe que la commune de Banikoara seule a produit environ 111 000 tonnes de coton graine, soit plus du tiers de la production totale. «Toutes les dispositions sont déjà prises, afin que les producteurs soient payés dans les délais raisonnables après réception du coton graine par les usines. Des précautions sont également prises pour assurer un meilleur égrenage afin de garantir le label bénin», rassure le ministre.

Régler la question du changement climatique

Le président de la République a indiqué la disponibilité de son gouvernement à être toujours aux côtés des cotonculteurs. «A travers vous, je voudrais m’adresser au Bénin productif. Je voudrais vous dire que je n’oublie personne, même les pêcheurs de So Ava», déclare-t-il. Pour Boni Yayi, ce sont les énergies déployées par l’ensemble des producteurs qui ont permis au Bénin de relever le défi contre la faim et surtout de gagner par deux fois la reconnaissance de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). «Lorsque nous parlons de sécurité humaine, cela nous impose d’investir dans la formation des ressources», ajoute-t-il. Le chef de l’Etat évoque aussi des défis environnementaux, d’infrastructures, d’assainissement de l’environnement des affaires ainsi que celui d’amélioration du système national de santé. Il souligne aussi la nécessité de valoriser le monde du travail afin de créer les conditions d’amélioration de la richesse nationale. Ces défis, dit-il, nécessitent des projets et des réformes.
Dans le secteur cotonnier, Boni Yayi estime qu’il est temps de transformer localement le coton afin de protéger les producteurs contre les fluctuations du marché international. Il tient aussi à l’interconnexion de l’économie béninoise avec le reste des Etats de l’espace CEDEAO. Aussi, promet-il que les grands axes de traversée du nord du pays seront réalisés. «Nous avons besoin d’échanger non seulement au niveau des marchés locaux, nationaux mais aussi régionaux. C’est un combat que nous voulons engager contre cet ennemi commun qu’est la pauvreté», soutient-il. Il poursuit : «Nous devons aller au-delà de ce que nous avons fait jusqu’ici en mettant en place des instruments de financement de l’agriculture». Boni Yayi se dit fortement engagé dans le combat contre les changements climatiques. «Si nous ne trouvons pas de solutions appropriées, notre agriculture va plonger. Il nous faut un monde nouveau où l’agriculteur peut jouir de son travail», martèle le chef de l’Etat qui entend jouer sa partition lors de la conférence de Paris sur le climat?

Actualités 16 nov. 2015


Audience au palais de la Marina: La coopération portuaire entre Cotonou et Yokohama s'intensifie

Audience au palais de la Marina: La coopération portuaire entre Cotonou et Yokohama s'intensifie


Le président de la République a reçu, vendredi 13 novembre dernier, une délégation du conseil municipal de la ville japonaise, Yokohama, en compagnie du maire de Cotonou. Il a surtout été question de la coopération entre ces deux villes portuaires.

La coopération portuaire entre Cotonou et Yokohama est une initiative de l’ancien maire de Cotonou, le président Nicéphore Soglo. Dans le sillage des actions menées par son prédécesseur, l’actuel locataire de l’Hôtel de ville de Cotonou, Léhady Soglo a accueilli la semaine dernière une délégation de la ville japonaise de Yokohama. Les hôtes du maire ont effectué, vendredi dernier, en compagnie de ce dernier, une visite de courtoisie au président Boni Yayi. «Nous avons échangé sur les différents axes de coopération entre nos deux villes et nos deux ports», a confié Léhady Soglo qui salue cette coopération inédite entre une ville africaine et une ville japonaise.
Hirofumi Sato, et Katsunori Watanabe, respectivement président du groupe d’Amitié Japon-Afrique de Yokohama et adjoint au maire de Yokohama se réjouissent de l'hospitalité du peuple béninois et cotonois. «Nous avons décidé de venir à Cotonou pour notre premier voyage d'affaires. Avec cette expérience, nous comptons renforcer notre coopération avec le Bénin dans plusieurs domaines», assure Hirofumi Sato. Katsunori Watanabe poursuit que deux axes vont meubler cette coopération, en l'occurrence, la coopération portuaire et les échanges entre la jeunesse des deux villes. Dans le domaine portuaire, précise-t-il, il est envisagé une formation à l'endroit des experts portuaires béninois, en vue d'un partage d'expériences en matière de gestion portuaire.
Le chef de l'Etat a également échangé avec le directeur du génie militaire Bonaventure Vigan-Medjè. Il est allé faire au président Boni Yayi, le point d'avancement du chantier de reconstruction du marché Dantokpa. Les travaux, assure-t-il, avancent selon le calendrier établi. Il promet de tenir dans le délai de deux mois souhaité par le chef de l'Etat pour le relogement des sinistrés, en attendant le vaste projet de modernisation du marché ébauché par le gouvernement?

Actualités 16 nov. 2015


Eliminatoires Coupe du Monde 2018: Les Ecureuils dominent les Etalons du Burkina (2-1)

Eliminatoires Coupe du Monde 2018: Les Ecureuils dominent les Etalons du Burkina (2-1)

Pour le compte du 2e tour des éliminatoires de la Coupe du Monde, le stade de l’Amitié de Kouhounou a accueilli dans l’après-midi d’hier jeudi 12 novembre, la rencontre entre les Ecureuils du Bénin et les Etalons du Burkina Faso. Au terme de cette confrontation, ce sont les Béninois qui ont eu le gain de la partie sur le score de 2 buts à 1.

Les Ecureuils ont fait l’essentiel dans l’après-midi d’hier au stade de l’Amitié de Kouhounou. Ils ont battu, mais sans convaincre, les Etalons du Burkina Faso sur le score de 2 buts contre 1. C’est le capitaine Stéphane Sességnon qui ouvre la marque dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, sur un penalty et à la 85e mn Bello Babatundé corse l’addition sur une erreur du bastion défensif des Etalons. Mais entre-temps à la 50e mn, suite à une balle perdue sur le flanc gauche par le faux ailier du jour; Mikael Poté, l’attaque burkinabé en profite pour tromper Fabien Farnolle qui jusque-là, avait été irréprochable.

Pour le reste, la rencontre a été par moments dans un seul sens. Une domination des Etalons qui, heureusement ont péché par maladresse et aussi un peu par la faute d’un portier béninois qui a été sinon excellent, du moins chanceux. Frejuce Nakoulma à la 7e mn, Pitroipa et une fois encore Nakoulma à la 22e mn puis Bertrand Kaboré auraient plié la partie, puisqu’ils avaient la situation en main, mais n’ont pas su profiter du passage à vide d’une formation des Ecureuils qui s’est beaucoup cherché à un moment donné de la partie.
Frileux, et quelques fois douteux dans les gestes, les Ecureuils ont manqué de confiance en eux-mêmes. Est-ce du fait de la présence des vedettes Pitroipa Bance, Traoré. ? En tout cas, les poulains d’Oumar Tchomogo ont offert une prestation en dessus de la moyenne. Les joueurs ayant évolué dans un registre inhabituel avec Mikael Poté, attaquant retors converti en joueur de couloir et Djiman Koukou dans un rôle plutôt défensif. Conséquence: Stéphane Sességnon s’est retrouvé sans soutien dans la distribution du jeu. Ce qui a pesé énormément sur la récupération au sein des Ecureuils.
Outre la sortie de Rudy Gestede sur blessure et remplacé par Fréderic Gounongbé à la 41e mn, il a fallu que Poté cède sa place à Jodel Dossou (55e) et que Fadel Suanon fasse son entrée en lieu et place de David Djigla (75e) pour que le jeu s’améliore sensiblement du côté des Ecureuils. Insouciants quelques fois et se moquant de la pression du public exigeant qui en voulait davantage, Jodel Dossou, Bello Babatoundé et David Kiki ont fini par mettre la pression sur la défense adverse pour tenter le tiebreak. En vain.
La sortie entretemps du capitaine Charles Kaboré pour le remplacer par Guira Adama n’aura pas changé grand’chose au jeu des Etalons qui ont joué une grande partie du jeu avec les freins en mains.
La victoire des Ecureuils hier vient mettre un terme à la série de matches nuls qu’ils ont engrangés depuis qu’ils sont dirigés par leur ancien capitaine Oumar Tchomogo. Et le destin a voulu que ce soit contre l’une des meilleures formations du continent : le Burkia Faso.

Geste de fair-play

Tous ceux qui ont fait le déplacement du stade de l’Amitié hier, ont eu l’agréable surprise de constater un fait inhabituel. Une grande partie des travées était vide. Il s’agit principalement de l’entrée E1 qui a été hermétiquement fermée, et les gradins laissés vides express. Et pour cause une banderole portant les effigies de deux supporters rappelle que c’est sur ces lieux mêmes qu’ils ont laissé leurs vies en voulant supporter leur équipe nationale. Le fait peut paraître banal. Mais il est plein de sens. C’est un symbole du sens de responsabilité des autorités en charge du football national, en même temps que c’est un geste de gratitude vis-à-vis de ces férus du football.
Un fait qui est à saluer. Mais ce serait mieux de faire qu’il n’y ait plus jamais ces banderoles pour rappeler à nos souvenirs ces drames. Ce serait mieux.
S.L

Sports 13 nov. 2015


Marche de protestation des refugiés togolais: Pour exiger la reconnaissance de leur statut

Marche de protestation des refugiés togolais: Pour exiger la reconnaissance de leur statut

De l’Etoile rouge en passant par le carrefour Zongo pour le ministère de la Justice et enfin le ministère de l’Intérieur, les refugiés togolais au Bénin depuis 2005, ont marché pour protester contre les traitements qui leur sont infligés. C’était hier jeudi 12 novembre sous un chaud soleil.

« Nous sommes au Bénin sans statut, libérez-nous », scandaient des refugiés togolais au Bénin, hier. Sous le chaud soleil, enfants et adultes ont battu le macadam de l’Etoile rouge en passant par le carrefour Zongo pour le ministère de la Justice et enfin le ministère de l’Intérieur. Pancartes en mains, ils exigent la reconnaissance de leur statut de réfugiés politiques par l’Etat béninois, la délivrance de la carte de réfugiés et le respect de leurs droits conformément aux instruments juridiques de l’ONU relatifs à la protection des réfugiés et apatrides.
A la première destination, le ministère de la Justice, ils ont rappelé au directeur de cabinet, Dénis Sagbo Ogoubiyi, que la question des réfugiés est une composante entière avant de l’inviter à plaider pour qu’ils aient leurs cartes de réfugiés au Bénin. Après avoir reçu la motion non lue des manifestants, le directeur de cabinet a fait entendre qu’il a pris acte et rendra compte à qui de droit.
ils ont ensuite repris leur marche e direction du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes. Le message a été le même. La motion n’a pas été lue mais remise au secrétaire général du ministère, Delphin Tokpon. Ce dernier a promis qu’il fera un compte rendu fidèle à l’autorité.

Actualités 13 nov. 2015


Projet du budget général de l’Etat gestion 2016: Le ballet des ministres devant la Commission budgétaire a démarré

Projet du budget général de l’Etat gestion 2016: Le ballet des ministres devant la Commission budgétaire a démarré

Après les centrales et confédérations syndicales, la Société civile et le secteur privé, la Commission budgétaire reçoit depuis hier les membres du gouvernement par rapport au projet du budget général de l’Etat, gestion 2016. C’est le Premier ministre Lionel Zinsou et son collègue chargé de l’Economie et des Finances, Komi Koutché qui ont ouvert le bal.

Les membres du gouvernement défilent depuis hier devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’étude du projet du budget général de l’Etat, gestion 2016. C’est le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances dont les cadres ont cuisiné de bout en bout le projet du budget qui a ouvert le bal. Il y avait à ses cotés le Premier ministre, Lionel Zinsou, venu le renforcer. Les deux membres du gouvernement ont présenté aux députés membres de la Commission budgétaire les grands axes du projet du budget général de l’Etat, gestion 2016, le dernier du régime du président de la République, Boni Yayi.

La présentation de Komi Koutché et de Lionel Zinsou a l’avantage de déblayer le terrain avant le défilé des ministres sectoriels à partir de lundi prochain. Les travaux se sont déroulés hier à huis clos et loin des médias, conformément à la pratique parlementaire.
Selon les informations glanées auprès des membres de la Commission budgétaire, le projet du budget général de l’Etat, gestion 2016 est axé sur la mise en œuvre des réformes destinées à la réalisation sur la période de référence, des cibles des Objectifs pour le développement durable (ODD). Il s’agit d’un budget dédié à la réduction du déficit d’infrastructures, en particulier dans les domaines de l’électricité, de l’agriculture, des transports et des Technologies de l’information et de la communication (Tic) en vue de la consolidation des bases de production pour une croissance rapide et durable. Aussi, le budget général de l’Etat, gestion 2016 se veut-il un budget sensible à la bonne gouvernance, à la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques et à la promotion de l’emploi. Il s’agit enfin d’un budget orienté vers le renforcement de l’accès à l’éducation et aux soins de santé pour tous. Globalement, les prévisions du projet de loi de finances pour la gestion 2016 équilibrées en dépenses budgétaires et en charges de trésorerie s’élèvent à 1552,977 milliards de FCFA.

Les orientations

Les orientations économiques de ce budget sont entre autres, un taux de croissance de 5,8% contre 5,2% réalisé en 2015, un taux d’inflation maîtrisé autour de 1,2% en dessous de la norme communautaire qui est de 3%, un taux de pression fiscale de 14,7% comme en 2015 et un taux de solde courant de la balance des paiements qui ressortirait déficitaire à 6,2% du PIB.
Quant aux orientations budgétaires, elles visent la restructuration du portefeuille de la dette pour soutenir la politique des grands travaux, la réduction du train de vie de l’Etat, la poursuite et l’achèvement des chantiers ouverts dans tous les ministères, la consolidation du modèle social béninois à travers le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu), la gratuité dans le secteur de la santé et de l’éducation, la restructuration et la poursuite de l’assainissement du secteur des télécommunications au Bénin.
La présentation des deux membres du gouvernement a donné lieu à des débats de la part des députés. Lequel débat n’a pu aller à son terme. Car, de sources proches de certains députés, les discussions ont été suspendues suite à l’intervention du député Rosine Vieyra Soglo qui se serait prise à la personne du Premier ministre Lionel Zinsou. Elle a révélé que ce dernier aurait été imposé pour être président de la République du Bénin en 2016. Une intervention qui n’avait pas de rapport avec le sujet en débat. S'en est suivi un tohu bohu dans l’hémicycle entre la dame de fer du parti «La Renaissance du Bénin» et certains députés surtout du camp présidentiel qui n’ont pas du tout laissé passer cette déviation politique de Rosine Vieyra Soglo.
Face à la situation, Raphaël Akotègnon, président de la Commission budgétaire, a été obligé de suspendre les travaux. Lesquels travaux reprennent ce vendredi 13 novembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

Actualités 13 nov. 2015


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