La Nation Bénin...
Nouvelles

Présentation de lettres de créances : Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis accrédité
Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis au Bénin a nom : Lucy Tamlyn. Elle a présenté ses lettres de créances au chef de l’Etat, hier dimanche 8 novembre au Palais de la République. Pour les relations diplomatiques bénino-américaines, c’est une nouvelle page qui s’ouvre.
Lucy Tamlyn, nouvel ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin a présenté ses lettres de créances au président de la République, hier dimanche 8 novembre, après avoir prêté serment le 23 octobre dernier en qualité de chef de la mission américaine au Bénin. « Nos deux pays ont une très longue histoire d’amitié et de coopération et je compte poursuivre le bon travail de tous mes prédécesseurs. Je souhaite travailler en étroite collaboration avec le gouvernement et le peuple béninois pour poursuivre cette coopération. Nous saluons la démocratie béninoise et l’attachement du peuple béninois à sa constitution et aux droits qui y sont énoncés », a confié le diplomate à la fin de son audience avec le chef de l’Etat. Celle-ci ne cache pas sa joie et signifie le privilège que lui a fait le président Barack Obama en la nommant à ce poste. Diplomate de carrière au sein du département d’Etat américain, Lucy Tamlyn fut précédemment directrice du Bureau de l’envoyé spécial du département d’Etat au Soudan et au Sud-Soudan. Et c’est à celle que revient désormais la conduite, pour le compte de la partie américaine, des relations bilatérales entre Cotonou et Washington. « Notre programme d’assistance englobe plusieurs domaines, mais il s’agira peut-être pour moi de mettre l’accent sur les aspects transversaux, surtout la lutte contre la corruption, l’importance du renfoncement du statut de la femme et l’égalité pour tous», a également fait savoir le nouvel ambassadeur qui dit espérer rencontrer en arpentant les routes du Bénin, «des personnes extraordinaires».
Avant de rallier Cotonou, Lucy Tamlyn a occupé plusieurs hautes fonctions. Elle a, entre autres, été premier conseiller à l’ambassade des Etats-Unis près le Portugal, conseiller économique à la mission de son pays auprès de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) à Paris, chef d’équipe de l’équipe régionale chargée de la reconstruction à Erbil en Irak. Titulaire d’une Licence et d’un Master de la school of affairs de l’Université de Columbia, elle a aussi servi dans les missions américaines auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York et à Vienne et a occupé différents postes au Brésil, au Mozambique, en Colombie.
Le président Boni Yayi s’est aussi entretenu hier avec l’ambassadeur de France près le Bénin qui n’a fait aucune déclaration au sortir de l’audience. Un groupe de pasteurs de l’Union des églises évangéliques du Bénin venu de Tchaourou et conduite par le pasteur Frédéric Djodjouhouin a aussi eu une séance avec le chef de l’Etat.

Nouveau-né sur le marché bancaire national : La BAIC ouvre officiellement ses locaux
Le président de la République a procédé, vendredi 6 novembre dernier, à l’ouverture officielle des locaux de la Banque africaine pour l’Industrie et le Commerce (BAIC). Ce nouveau-né sur le marché bancaire entend renforcer le taux de bancarisation du pays.
Le milieu d’affaires béninois peut se réjouir d’avoir depuis vendredi dernier une institution de plus pour satisfaire ses besoins de financement. La Banque africaine pour l’Industrie et le Commerce (BAIC) a ouvert ses locaux, Carrefour Maro-Militaire à Cotonou, enrichissant ainsi le paysage bancaire béninois d’une 15e banque. A sa commande, un jeune rompu à la gestion bancaire, Adam Dendé Affo, crédité surtout de près de 9 ans d’expériences de directeur général de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA). « Les actionnaires de cette banque ont porté leur choix sur le Bénin parce que nous sommes un pays du coton, un pays de stabilité politique et économique, un pays très jaloux de sa démocratie, un pays en proie à l’industrialisation de son économie », souligne-t-il. Sans aucun doute, poursuit-il, la nouvelle institution favorisera le financement de l’économie nationale et aura des effets multiplicateurs sur la production. Bien qu’elle soit le dernier né des institutions financières, la BAIC aux dires de son premier patron, arrive sur le marché avec des avantages comparatifs. Non seulement elle s’est dotée, d’un personnel expérimenté et compétent, mais aussi la banque dispose déjà d’un plan quinquennal 2020, avec des orientations stratégiques claires et cohérentes.
« Nous sommes une équipe de professionnels engagés à constamment développer nos compétences afin de garantir une expertise et un service de qualité pour le maintien et le renforcement de la relation de confiance avec nos clients et nos actionnaires», insiste Adam Dendé Affo qui positionne l’institution comme une véritable banque d’affaires. Pour lui, il y a encore de l’espace sur le marché bancaire local d’autant que le Bénin connaît encore un très faible taux de bancarisation, en dessous de 10%. «La majeure partie des transactions financières continuent encore de passer par l’économie souterraine dans l’UEMOA, échappant de facto aux statistiques officielles, ce qui constitue sans nul doute d’énormes manques à gagner pour l’Etat», diagnostique-t-il. Il soutient que l’arrivée de la BAIC vient contribuer aux efforts de bancarisation et aidera à résorber en partie les déficits de financement qui se posent aux économies de l’espace UEMOA. « La BAIC se veut être le catalyseur des investissements privés et publics dans le seul but de soutenir l’essor économique du Bénin et de notre sous-région », conclut-il.
Née avec les dents !
Komi Koutché, ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, reconnaît que la BAIC est née avec des dents, parce qu’ayant à sa tête un homme dont la compétence en matière bancaire fait l’unanimité. « Le Bénin est la destination à ne pas rater pour cette banque, car investir au Bénin c’est opérer dans un environnement économie profitable, investir au Bénin c’est aussi investir pour la sous-région ouest-africaine », commente-t-il. Quand bien même il s’agit d’un investissement privé, Komi Koutché estime que ce projet s’est concrétisé grâce au leadership du président de la République.
« Nous essayons d’internaliser la vision 2063 de l’Union africaine et les Objectifs du Développement durable 2030. Le Bénin répondra présent à tous ces rendez-vous », assure le chef de l’Etat. Boni Yayi soutient que l’essor économique du pays repose sur des prérequis, dont notamment la question du changement climatique et de l’emploi des jeunes. S’agissant de la nouvelle banque, il se réjouit de ce qu’elle arrive dans un contexte où le gouvernement travaille ardemment à améliorer le climat des affaires. Il a invité les promoteurs de la BAIC à participer efficacement au relèvement du taux de bancarisation.
La BAIC est la 15e banque opérant sur la place financière béninoise. Sa vision, c’est de devenir un acteur de premier plan et une référence dans le domaine de la Banque d’affaires au Bénin et en Afrique. Elle entend intervenir dans le financement structuré du commerce international, du secteur industriel. La BAIC développe aussi des compétences en ingénierie financière et en banque privée.

A l’appel des femmes pour la présidentielle de 2016: Eric Houndété attend bénédiction et plébiscite de son groupe
Eric Houndété, a répondu à l’appel des femmes qui l’ont appelé à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2016. C’était, hier dimanche 8 novembre sur l’esplanade du stade de l’amitié.
Par Didier Pascal DOGUE
«Je demeure un enfant discipliné. Je reste obéissant au choix de notre organisation; je suis venu pour vous le dire», a déclaré hier, Eric Houndété devant des femmes fortement mobilisées pour le soutenir. Pour lui, lorsque l’on dispose de la bénédiction maternelle, on a la grâce et tout le succès. C’est pourquoi, il compte sur elles. Il est important pour celui qui prétend au destin d’un peuple, d’être à l’écoute des populations. «Je voudrais m’abreuver de vos conseils et bénédictions», explique Eric Houndété.
Eric Houndété aborde des préoccupations relatives à l’éducation, à l’avenir et à la santé des enfants. Concernant l’éducation, il a suggéré au pouvoir d’écouter les enseignants. «Il est affligeant de continuer à avoir des difficultés avec nos maîtres. Je demande au gouvernement d’accompagner nos maîtres; nous n’avons pas le droit d’hypothéquer l’avenir de nos enfants », reconnaît-il.
En ce qui concerne leur santé, le présidentiable a confié qu’il est sensible dans la mesure où cela influe sur la productivité des femmes, particulièrement leurs services ou commerces. C’est la raison pour laquelle il a déclaré être prêt à soutenir tous les efforts des mères. Pour lui, les centres de santé publics ne doivent plus être source de peur à cause de la cherté des soins. «Les soins doivent être moins chers. J’envisage un forum avec les femmes pour voir comment améliorer leur microfinance», prévoit-il.
2016, selon Eric Houndété, doit être la fin des clivages pour des orientations politiques et économiques afin de bien conduire le pays.
«Je reste les mains tendues à toutes les femmes et hommes politiques», a-t-il confié, témoignant sa gratitude aux femmes, mères qui l’ont soutenu pour sa réussite.
Les femmes sont comme le sel qui sert à assaisonner la sauce. Tel était l’essentiel du message des femmes qui se sont succédé à la tribune.
«Ce que femme veut Dieu veut; les candidats de l’Union fait la nation sont valables les uns comme les autres. Cependant, les femmes veulent vous aider à régler définitivement le problème du choix en portant leur choix sur Eric Houndété», a confié Marguerite Bankolé, représentante des femmes de l’Union fait la nation. C’est un homme, aimable, intelligent, probe, gentil, compétent et travailleur, poursuit-elle, ajoutant qu’elle est venue exiger sa candidature à la magistrature suprême du Bénin.
C’était également le vœu d’Elodie Mèdédji, représentante des femmes fon et de Jeanne Hountin, représentant les femmes de la mouvance qui voit dans le candidat un frère qui se bat pour ses compatriotes.

Développement de l'expertise régionale pour la : promotion de la filière anacarde en Afrique de l'Ouest
Démarrage de la 3e Session de formation des maîtres formateurs du Projet iCA/GIZ
Du 9 au 13 novembre prochain, l'initiative du Cajou Africain (iCA) et l'Alliance Africaine du Cajou (ACA), appuyées par le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche (MAEP), le Programme de promotion de l'agriculture (ProAgri-GIZ) avec le financement du CORAF /WECARD/Banque mondiale/Conseil du coton et de l'anacarde organisent la troisième session du Programme de formation des maîtres formateurs pour la promotion de chaîne de valeur du cajou en Afrique de l’Ouest. Cette formation se déroulera à Sun Beach hôtel à Cotonou au Bénin.
Soixante deux (62) participants prennent part à ce programme de formation. Ils viennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Gambie, du Ghana, du Mali, du Sénégal, de la Sierra-Leone et du Togo. Travaillant le long des chaînes de valeur de cajou et supportant les institutions partenaires, la moitié des participants travaillent dans le secteur public en tant que formateurs, conseillers politiques, enseignants et chercheurs ; le tiers dans le secteur privé comme agriculteurs, transformateurs, fournisseurs de services, commerçants et exportateurs; les autres sont soit des représentants d’ONG, ou travaillant en tant que consultants.
Sept mois. Trois sessions. Trois Sites
«Nous avons développé le programme de formation des maîtres formateurs afin de créer un pool d'experts en Afrique de l'Ouest avec des connaissances approfondies sur les chaînes de valeur du cajou. C’est un programme de formation complet et unique alliant connaissances théoriques et des démonstrations en direct par le biais de présentations d'experts et des exercices d'apprentissage par les pairs. Les maîtres formateurs deviendront les noyaux dans les pays et formeront des réseaux régionaux », explique Rita Weidinger, directrice exécutive de l'initiative du Cajou Africain/GIZ.
Mis en œuvre sur sept mois, le Programme de formation des maîtres formateurs est subdivisé en trois sessions successives d'une semaine chacune qui se sont tenues au Burkina Faso, au Ghana et maintenant au Bénin. Entre lesdites ‘’Intersession", les participants retournent dans leurs institutions/organisations d’origine pour effectuer des travaux sur le terrain, que ce soit individuellement ou en groupes, afin d'approfondir les connaissances sur un thème choisi. Après l'achèvement du programme, les participants deviennent des experts reconnus du cajou. Ils sont à même d’assurer la formation des producteurs, de fournir de l’assistance technique aux transformateurs, ou d’apporter des conseils aux sociétés, organisations et institutions de leurs pays d'origine. "Le programme de formation des Maîtres Formateurs est devenu un gage pour des formations de qualité dans le secteur du cajou en Afrique de l'Ouest'', ajoute Mme Rita Weidinger.
Un programme de formation unique: deux sessions achevées avec succès-Une en cours.
La première session a eu lieu en mai 2015 à Bobo Dioulasso au Burkina Faso et a présenté aux apprenants la notion des chaînes valeur de cajou, la dynamique du marché de cajou et le développement de matériels pédagogiques. La deuxième session a eu lieu en août à Sunyani, au Ghana et était axée sur l'amélioration du développement de matériel végétal de plantation, la gestion des ravageurs et des maladies ainsi que les bonnes pratiques agricoles. La troisième et dernière session réunira tous les participants à Cotonou afin d'apprendre et d'échanger sur des sujets tels que la récolte et post-récolte, l'économie agricole, le suivi & évaluation, les systèmes d'information de marché, l’organisation du secteur et la transformation de cajou. Pour cette dernière session, iCA organisera une visite de terrain vers les torréfacteurs locaux et des centres commerciaux et supermarchés de Cotonou pour sensibiliser les participants sur le développement des produits de cajou, le marketing et la consommation locale de cajou et de ses sous-produits. Une cérémonie de remise de qualification aura lieu le vendredi 13 novembre à Sun Beach Hôtel, à 18 heures à Cotonou, pour sanctionner le parcours d'apprentissage de tous les participants.
Les facilitateurs et les experts techniques sont au cœur du programme de formation des maîtres formateurs car ils enseignent, évaluent et particulièrement réorientent chaque session de formation en fonction des besoins des participants. Les contenus des formations sont développés avec le grand soutien et l'engagement des différents partenaires d’iCA. Ils utilisent des présentations stimulantes, des jeux de rôles interactifs et des discussions animées pour la formation. ‘’Je crois que notre succès est dû à la créativité et la flexibilité dans l'adaptation du programme aux besoins d'apprentissage des participants", dit Mr André Tandjiékpon, directeur du programme de formation des maîtres formateurs de iCA/GIZ.
Déjà-vu: professionnel et personnel
En juillet 2014, 58 experts de cajou en provenance de sept pays d'Afrique de l'Ouest ont obtenu avec succès leur graduation lors de la première édition du programme. Quelques mois plus tard, iCA a invité ces maîtres formateurs à évaluer leur propre apprentissage. Il ressort ce qui suit : "Le programme a stimulé mon niveau de confiance"; ‘’Je suis une femme beaucoup plus indépendante et j’ai moins peur de prendre des initiatives pour réaliser des projets’’; ‘’J'y ai gagné une plus large connaissance du secteur de cajou - de la production à la consommation’’; "Les techniques d'apprentissage des adultes m'ont aidé à planifier et mettre en œuvre des formations pour les producteurs avec beaucoup plus de succès". En raison de la rétroaction positive et du plaidoyer fait par les maîtres formateurs et les partenaires, une deuxième édition a été lancée. Comme experts du cajou, la première génération des maîtres formateurs a été invitée à partager leurs expériences et à apporter leur soutien à iCA et ses partenaires tout au long de la deuxième édition du Programme de formation en cours.
Actualités 08 nov. 2015

Sortie solennelle des jeunes leaders : 30 jeunes formés pour rêver ensemble le Bénin de demain
Les bénéficiaires du programme de formation «jeunes leaders du Bénin» de la Fondation Friedrich Ebert ont été livrés vendredi 6 novembre dernier après six mois de formation. C’était au palais des Congrès, en présence de plusieurs autorités béninoises dont le Premier ministre Lionel Zinsou.
Tout leadership se construit. C’est dans ce cadre que la Fondation Friedrich Ebert a formé et livré vendredi dernier, 30 jeunes leaders grâce à son programme «Jeunes Leaders du Bénin».
Selon le représentant résident de la fondation, Fritz Kosieker, ces jeunes de la promotion 2015 ont, en six mois, touchés, diverses thématiques, allant de l’histoire politique du Bénin en passant par les institutions de la République, le développement économique, l’éducation et l’emploi au Bénin, la relation entre le citoyen et l’Etat, et la sécurité dans la République. Pour lui, ces jeunes ont désormais compris la différence entre être un leader et quelqu’un qui reste fidèle au poste. «Maintenant, c’est à eux de voir jusqu’à quel point, ils peuvent ou veulent aller pour réaliser leurs visions ou encore mieux, la vision de toute une génération», a lancé Fritz Kosieker avant d’inviter ces nouveaux élites à choisir entre le rêve et l’action, entre la réussite individuelle et le développement collectif. Pour sa part, l’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne, Walter Von Den Driesch a invité les jeunes à travailler pour le développement du Bénin.
Quant à l’ancien ministre, Réckya Madougou, elle a indiqué que c’est une supercherie de dire que la jeunesse est la relève. «Les jeunes sont des relais», a-t-elle justifié. Elle a aussi invité les jeunes à s'unir, car, dit-elle, le réseautage est un élément important de la réussite. «Inspirez-vous des parcours des grands hommes mais ne les copiez pas», a lâché Rékya Madougou pour remonter l’esprit à ces jeunes.
«Solidaires, nous le sommes désormais, jeunes acteurs de la Société civile, des organisations syndicales, des médias et des milieux politiques, pour rêver ensemble le Bénin de demain, la carte de développement de 2023, l’économie grandissante du Bénin en 2030, l’ossature politique à l’horizon, le fonctionnement institutionnel de 2048», ont laissé entendre les jeunes leaders du Bénin 2015, par la voix de leur porte-parole, Josué F. Mèhouénou. Selon ce dernier, ils ont eu l’opportunité d’apprendre, au cours de leur formation, le vivre-ensemble, l’acceptation de la contradiction, les concertations et les concessions, l’unité dans la diversité, la compréhension, l’entraide, la fraternité, la solidarité. «La Fondation Friedrich Ebert offre à notre pays 30 leaders, une armée de soldats du développement aptes à prendre des responsabilités pour dynamiser les organisations politiques, syndicales et de la Société civile…», a-t-il poursuivi.
Les jeunes leaders du Bénin 2015 ont prouvé leur engagement citoyen à travers un ouvrage collectif intitulé «2016 : Quel meilleur profil pour le Bénin ? Les questions des jeunes aux présidentiables». Grâce à ce livret, a assuré Josué Mèhouénou, ces leaders veulent prendre une part active dans le débat public pour le choix du prochain président de la République. «Ce livret se veut pour nos compatriotes, un bréviaire de vigilance face aux prétendants à la magistrature suprême du Bénin», a-t-il ajouté.
Prenant la parole, le Premier ministre de la République, Lionel Zinsou a exhorté les jeunes leaders à créer et partager la richesse. «Consommer un échec est une qualité de leader», a-t-il enseigné avant de déclarer clos le programme de jeunes leaders du Bénin 2015?

Ouverture du centre d’appel de Parakou: Boni Yayi lance le premier appel ‘’ Allô, Service Public’’
Le président de la République a inauguré, samedi 7 novembre dernier, le centre d’appel de Parakou. Boni Yayi a officiellement lancé le premier appel du projet Allô, Service Public dans le septentrion.
Mettre en place un nouveau centre d’appel à Parakou relevait d’une gageure. Mais la dynamique du partenariat public-privé a encore triomphé, grâce à la vision commune du gouvernement et la société Média Contact. Le chef de l’Etat a pu ainsi lancer le premier appel du projet ‘’ Allô, Service public’’. Du coup, c’est environ 1000 jeunes Parakois qui sont enrôlés comme jeunes conseillers aux métiers de services. «La question de l’emploi des jeunes est une préoccupation importante pour votre gouvernement. Les mécanismes innovants que vous avez mis en place ont permis d’apporter des réponses adéquates à cette question», se réjouit Adam Souradjou Karim, maire de la ville de Parakou, très ravi d’accueillir le projet ‘’ Allô Service Public’’ dans sa municipalité. Il annonce qu’un site d’un hectare sera mis à la disposition de Média Contact pour installer le quartier numérique de Parakou.
«Allô, Service Public permet d’avoir des informations sur l’administration béninoise. La particularité de Parakou pour le projet est que ce centre offre des possibilités d’intervenir dans plusieurs langues nationales. C’est une avancée énorme», fait observer Claude Padonou, directeur général de Média Contact. A Parakou, poursuit-il, vont aussi se traiter des informations venues de la France. Le défi, indique Claude Padonou, c’est de favoriser l’éclosion de ce métier des centres d’appel pour se retrouver dans la vague des pays qui font de l’économie numérique un réel vecteur de compétitivité de l’économie béninoise.
Nadine Dako, ministre en charge de l’Emploi, indique qu’avec l’ouverture du centre d’appel de Parakou, ce sont désormais 3000 jeunes qui sont admis sur le marché de l’emploi dans un délai record.
«Le Bénin sera ce que sera sa jeunesse», a déclaré le président de la République. Boni Yayi estime que le défi qui talonne son gouvernement aujourd’hui, est celui de la répartition équitable des fruits de la richesse. «La croissance économique n’a de sens que lorsque son fruit est mieux redistribué», assure-t-il. Pour le chef de l’Etat, la jeunesse doit absolument prendre part à la production de la croissance. «C’est la meilleure manière d’en profiter», conseille-t-il. Il indique que son gouvernement a si bien compris qu’il a lancé très tôt l’initiative de microcrédit aux plus pauvres qui a permis de rendre plus de 2,5 millions de femmes béninoises économiquement viables. Le gouvernement a aussi travaillé à l’amélioration des revenus des producteurs, ce qui a d’ailleurs permis d’augmenter depuis trois ans, le niveau de la production de l’or blanc béninois. Rien que pour la campagne 2014-2015, plus de 80 milliards de francs CFA ont été distribués aux cotonculteurs, confie le président de la République.
Au sujet du projet ‘’ Allô, Service Public’’, Boni Yayi annonce que 6000 emplois seront créés d’ici à la fin de l’année. «La jeunesse est une force. Elle est capable de beaucoup de choses», affirme le chef de l’Etat qui souligne également qu’il travaille pour mobiliser les partenaires français pour établir un partenariat de service avec Média Contact. «Ce que je cherche, c’est la prospérité, la paix, la stabilité, la bonne gouvernance pour que notre secteur privé soit compétitif. Nous devons créer les conditions pour que vous soyez de véritables créateurs de richesse. L’économie numérique nous offre des opportunités», conclut-il?

Classement FIFA/Coca-Cola: Le Bénin dégringole du Top 100
La FIFA a procédé, depuis hier jeudi 5 novembre, à la publication de son classement pour le compte de ce mois. Par rapport au rang qu’il a occupé dans le précédent, le Bénin n’a pas fait mieux. Il en est de même pour le Burkina Faso qu’il accueille, mercredi 12 novembre prochain au stade de l’Amitié à Kouhounou, dans le cadre du match aller du 2e tour préliminaires des éliminatoires de la Coupe du Monde, Russie 2018, zone Afrique.
L'édition de novembre 2015 du classement mondial FIFA/Coca-Cola est connue depuis hier, jeudi 5 novembre. Elle a vu la Belgique et ses Diables Rouges prendre le commandement devant l’Allemagne et l’Argentine. Le Chili occupe le 5e rang au moment où l’Angleterre se contente de la 9e place et que, l’Autriche, pour la première fois de son histoire et depuis la création de ce classement, intègre le Top 10, en prenant la 10e place.
S’agissant de la composition du top 50, l’AFC y a placé deux de ses équipes, à savoir la République de Corée (48e, plus 5) et le Japon (50e, plus 5). La CAF, pour sa part, a perdu deux représentants, le Cameroun et le Congo, classés respectivement 51e et 52e. Les autres confédérations ont, elles aussi, le même nombre d’équipes représentées par rapport au mois dernier. Ainsi, l’UEFA se retrouve avec 31 pays, le CONMEBOL avec 7, la CAF, avec 6 et le CONCACAF et l’AFC avec chacun 3. Aucun pays de l’OFC ne figure au sein de ce Top 50.
Au total 172 matches internationaux "A" ont été pris en compte pour l’élaboration du présent classement mondial FIFA/Coca-Cola. Ce qui porte le nombre total de matches à 840 cette année.
Quant au Bénin, plutôt que d’améliorer son classement, a chuté de trois places. Dans le précédent classement établi par la FIFA, en effet, il était 100e. Au lieu de se maintenir au sein du Top 100, le Bénin a pris la 103e place avec 333 points. Il est 26e sur le plan africain. C’est certainement une conséquence de la défaite (1-2) que les Ecureuils ont concédé, lors de la dernière journée FIFA, du côté de Brazzaville, face aux Diables Rouges du Congo.
Toutefois, le Bénin n’a pas à rougir pour autant sur son sort, contrairement au Burkina Faso qu’il affrontera dans quelques jours, à l’occasion d’une double confrontation comptant pour le 2e tour préliminaire des éliminatoires de la Coupe du Monde, Russie 2018, au niveau de la zone Afrique. Le Burkina Faso occupe le 93e rang, après avoir perdu 17 places par rapport à son positionnement dans le classement d’octobre.

Classement FIFA/Coca-Cola: Le Bénin dégringole du Top 100
La FIFA a procédé, depuis hier jeudi 5 novembre, à la publication de son classement pour le compte de ce mois. Par rapport au rang qu’il a occupé dans le précédent, le Bénin n’a pas fait mieux. Il en est de même pour le Burkina Faso qu’il accueille, mercredi 12 novembre prochain au stade de l’Amitié à Kouhounou, dans le cadre du match aller du 2e tour préliminaires des éliminatoires de la Coupe du Monde, Russie 2018, zone Afrique.
L'édition de novembre 2015 du classement mondial FIFA/Coca-Cola est connue depuis hier, jeudi 5 novembre. Elle a vu la Belgique et ses Diables Rouges prendre le commandement devant l’Allemagne et l’Argentine. Le Chili occupe le 5e rang au moment où l’Angleterre se contente de la 9e place et que, l’Autriche, pour la première fois de son histoire et depuis la création de ce classement, intègre le Top 10, en prenant la 10e place.
S’agissant de la composition du top 50, l’AFC y a placé deux de ses équipes, à savoir la République de Corée (48e, plus 5) et le Japon (50e, plus 5). La CAF, pour sa part, a perdu deux représentants, le Cameroun et le Congo, classés respectivement 51e et 52e. Les autres confédérations ont, elles aussi, le même nombre d’équipes représentées par rapport au mois dernier. Ainsi, l’UEFA se retrouve avec 31 pays, le CONMEBOL avec 7, la CAF, avec 6 et le CONCACAF et l’AFC avec chacun 3. Aucun pays de l’OFC ne figure au sein de ce Top 50.
Au total 172 matches internationaux "A" ont été pris en compte pour l’élaboration du présent classement mondial FIFA/Coca-Cola. Ce qui porte le nombre total de matches à 840 cette année.
Quant au Bénin, plutôt que d’améliorer son classement, a chuté de trois places. Dans le précédent classement établi par la FIFA, en effet, il était 100e. Au lieu de se maintenir au sein du Top 100, le Bénin a pris la 103e place avec 333 points. Il est 26e sur le plan africain. C’est certainement une conséquence de la défaite (1-2) que les Ecureuils ont concédé, lors de la dernière journée FIFA, du côté de Brazzaville, face aux Diables Rouges du Congo.
Toutefois, le Bénin n’a pas à rougir pour autant sur son sort, contrairement au Burkina Faso qu’il affrontera dans quelques jours, à l’occasion d’une double confrontation comptant pour le 2e tour préliminaire des éliminatoires de la Coupe du Monde, Russie 2018, au niveau de la zone Afrique. Le Burkina Faso occupe le 93e rang, après avoir perdu 17 places par rapport à son positionnement dans le classement d’octobre.

Réforme et modernisation du secteur de la sécurité: L'UE et la Tunisie signent un accord "pilote"
L'Union européenne a signé hier jeudi 5 novembre un accord d'un montant de 23 millions d'euros avec le gouvernement tunisien pour soutenir "la réforme et la modernisation du secteur de la sécurité" dans ce pays en proie à la menace jihadiste.
AFP
Ce programme, signé par l'ambassadeur de l'UE Laura Baeza et le ministre de l'Intérieur Najem Gharsalli, revêt un "caractère pilote" et accompagnera la Tunisie "dans la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, en développant une doctrine sécuritaire en phase avec les valeurs démocratiques", a déclaré Mme Baeza.
Depuis la révolution de 2011, la Tunisie fait face à une augmentation des attaques jihadistes, la plupart revendiquées par des mouvements liés à Al-Qaïda, qui ont coûté la vie à des dizaines de militaires, policiers et gendarmes. Elle a, en outre, été frappée par deux attaques, en mars dernier au musée du Bardo et en juin dernier à Sousse, qui ont fait 60 morts dont 59 touristes et ont été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).
L'accord prévoit d'appuyer une "réforme des inspections, du recrutement et de la formation" des forces de sécurité, dans l'optique de "rétablir la confiance des citoyens", selon un communiqué de l'UE. Il comporte ainsi "un important volet dédié à la redevabilité, à la probité et à la transparence".
Il doit également contribuer à renforcer les capacités dans la lutte contre "la criminalité transfrontalière", avec la création "d'une cellule de crise interministérielle" ou encore de "trois centres opérationnels rapides" non loin des frontières algériennes et libyennes.
Le gouvernement a récemment annoncé que 20% du budget 2016 serait consacré aux secteurs de la sécurité et de la défense. En juillet dernier, un rapport du centre de réflexion International Crisis Group (ICG) a toutefois relevé que l'appareil sécuritaire était, malgré les sommes engagées, "globalement dysfonctionnel", appelant à une réforme d'ampleur.
Des pays alliés, dont les Etats-Unis, ont annoncé vouloir renforcer leur coopération avec la Tunisie après l'attentat de Sousse. Paris et Tunis ont conclu le mois dernier un accord avec pour domaines prioritaires les forces spéciales et le renseignement, l'engagement financier de la France s'élevant à 20 millions d'euros sur deux ans.
La Tunisie pâtit notamment du chaos en Libye voisine et a entrepris la construction d'un mur frontalier de quelque 200 km. Interrogée, une source officielle a indiqué à l'AFP qu'elle était en cours d'achèvement, une quinzaine de km seulement devant encore être érigés.
Dans une récente étude, l'ONG Transparency a toutefois déploré la participation de responsables de sécurité tunisiens à la contrebande d'armes, notamment à la frontière libyenne.
La police tunisienne, qui entretenait une relation tendue avec la population sous le régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali, reste en outre accusée par des ONG de perpétuer certaines pratiques oppressives.
Mercredi dernier, des sit-in ont par ailleurs été organisés par les forces de sécurité intérieure sur tout le territoire. Les manifestants ont réclamé des augmentations salariales, dont une hausse de la "prime de danger" déjà existante.

Obsèques du général Kérékou : Boni Yayi annonce la date
Béninoises et Béninois,
Mes chers compatriotes,
Qu’il vous souvienne que le mercredi 14 octobre 2015, notre pays, le Bénin, a connu une immense perte avec la disparition du général président Mathieu Kérékou.
Mon gouvernement a alors invité tout le peuple béninois à observer un deuil national d’une semaine. Mes chers compatriotes, je voudrais vous remercier d’avoir porté avec dignité et sérénité le deuil de notre illustre disparu, de continuer d’exprimer, de manière multiforme, et avec discrétion votre attachement au général président Mathieu Kérékou désormais rentré dans l’immortalité.
Il m’échoit encore aujourd’hui le devoir de vous annoncer, avec solennité et après concertation avec la famille de notre illustre compatriote, le programme de ses obsèques. Des hommages nationaux seront rendus au général président sur toute l’étendue du territoire par le peuple béninois du 09 au 12 décembre 2015 en présence certainement de quelques chefs d’Etat des pays amis. L’inhumation du grand homme d’Etat aura lieu le 12 décembre 2015 en partance de Cotonou, avec escales dans certaines de nos villes principales pour permettre aux populations du Bénin profond de lui rendre hommage jusqu’à Natitingou où il reposera selon son ultime volonté auprès de sa chère maman et de son frère.
Mon gouvernement et moi-même, réitérons notre profonde compassion aux populations béninoises ainsi qu’à la communauté internationale pour leurs messages de condoléances.
J’invite le vaillant, reconnaissant et attachant peuple béninois à continuer de rendre les hommages simples et dignes à l’image de notre cher président disparu suivant le programme arrêté dont les détails vous seront communiqués très incessamment.
Que Dieu bénisse notre
pays le Bénin!