La Nation Bénin...
Nouvelles

La Commission électorale indépendante (CEI) qui devrait dévoiler les résultats de l’élection présidentielle dans les prochaines heures, a annoncé un taux provisoire de 60% de participation à la Présidentielle. Les Ivoiriens patientent, dans l’attente des résultats.
« Alors, ils vont donner les résultats aujourd’hui, non?», demande un client en s’asseyant au café d’Aboubakar, à Adjamé, quartier populaire de la capitale économique ivoirienne. Hier lundi 26 octobre l’élection présidentielle de dimanche dernier est sur toutes les lèvres. La Commission électorale indépendante a annoncé un taux de participation provisoire de 60%.
La population patiente dans l’attente des résultats. Beaucoup d’Ivoiriens ne sont pas allés travailler hier lundi, l’école publique était également fermée pour cause d’élection. Même si tout le monde est persuadé de la victoire au premier tour d’Alassane Ouattara, le président sortant, il s’agit de connaître officiellement le pourcentage des voix qu’il a obtenu.
«L’arithmétique électorale» a fonctionné
Au sein des partis politiques, dans la nuit, certains évoquaient déjà un taux de 70% en faveur du futur président, tandis que Kouadio Konan Bertin, le dissident du PDCI, aurait autour de 4% et Pascal Affi N’Guessan, environ 10%. Les opposants attendent de connaître le capital de voix sur lequel ils pourront s’appuyer pour tenter de peser sur la scène politique ivoirienne, tandis que les partisans du président Ouattara s’apprêtent à descendre dans les rues pour fêter la victoire de leur champion.
«L’arithmétique électorale » en Côte d’Ivoire qui veut que si deux des trois principaux partis de Côte d’Ivoire font une alliance, ici le RDR d’Alassane Ouattara allié au PDCI d’Henri Konan Bédié dès le premier tour, ils obtiennent une majorité des voix contre le parti isolé des autres, ici le FPI. Le parti de Laurent Gbagbo a, de plus, abordé les élections divisé entre une fraction coalisée autour de la candidature de Pascal Affi N’Guessan, et une autre autour d’Aboudramane Sangaré, les «Gbagbo ou rien», qui a appelé au boycott de l’élection.
Afrik.com
International 27 oct. 2015

La Fondation du groupe BOA a procédé vendredi 23 octobre dernier, à l’inauguration du service de la néonatologie du Centre national hospitalier et universitaire, Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM). Une œuvre qui contribuera à réduire le taux de mortalité néonatale et de la mortalité maternelle.
Que la mère ne meure plus en donnant la vie et que l’enfant naisse dans de bonnes conditions et se développe harmonieusement à l’abri des maladies. Ce souci du Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga est aussi partagé par la Fondation du groupe Bank of Afrika qui, depuis 12 ans, ne cesse de porter secours, soit pour célébrer les fêtes de Noël, soit pour réhabiliter ou construire des cadres adéquats pour les soins aux malades. C’est dans ce cadre qu’en 2013, le bâtiment de la Pédiatrie a été inauguré. Le dernier acte qui témoigne de l’excellence de la coopération entre cette Fondation et le CNHU-HKM, est l’extension de la néonatologie.
Les 3/4 des décès chez les nouveau-nés surviennent pendant leurs premiers mois de vie, la première semaine et surtout le premier jour. Le professeur explique qu’avant 1990, la néonatologie n’existait pas au Bénin encore moins en Afrique sub-saharienne. Entre 1990 et 2000, quelques unités de soins aux nouveau-nés ont été mises en place par des soignants sans l’autorisation des décideurs et des partenaires. Dans le souci de réaliser le point 4 des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) relatif à la santé l’enfant et en raison de la stagnation du taux de mortalité infantile, les soins de santé du nouveau-né ont été considérés comme une priorité. D’où, depuis 2008, cette intensification des actions au niveau de la lutte contre la mortalité néo-natale et périnatale. Des unités de néonatologie sont créées et améliorent la qualité des soins grâce, d’une part, à l’investissement en équipements matériels, et, d’autre part, à la formation post-universitaire du personnel soignant intervenant dans le domaine.
La néonatologie du CNHU, rappelle-t-il, a ouvert ses portes en 1986 sous la supervision du professeur Eusèbe Alihonou. C’est cette unité qui subit une extension. Grâce à la Fondation du groupe Bank of Africa, le CNHU-HKM peut disposer au rez-de-chaussée, le secteur du nouveau-né à terme et le secteur du nouveau-né malade et en détresse vitale. A l’étage, le secteur des soins pour les prématurés, le secteur administratif et en bas, entre la néonatologie et la salle universitaire, la salle de naissance qui est l’intermédiaire entre la maternité et la néonatologie.
La Fondation BOA pour les œuvres sociales
Pour le président de la Fondation BOA Bénin, Benoît Mafon, cette réalisation témoigne de l’excellence de la coopération entre le CNHU-HKM et la Fondation BOA, qui ne cesse chaque jour, de construire de prestigieuses infrastructures sanitaires sur tout le territoire. C’est donc la preuve que la Fondation est l’expression sociale du groupe BOA d’assumer pleinement sa volonté d’entreprise citoyenne engagée dans son environnement. La santé et l’éducation, insiste-t-il, constituent les axes prioritaires d’intervention de la Fondation.
La Fondation intervient également dans les œuvres sociales, l’art et la culture. Ainsi le total de ses investissements de 2009 à ce jour, s’élève à près de 1 800 000 000 F CFA.
Le présent projet a consisté à l’extension horizontale et verticale du bâtiment existant. C’est pour permettre d’avoir un service de néonatologie adéquat et contribuer à l’amélioration de la prise en charge médicale et des consultations externes. Le coût global des investissements s’élève à 95 800 000 F CFA.
Cette inauguration est pour le directeur général du CNHU, Abdoulaye Idrissou, un grand jour qui mérite d’être célébré. La meilleure façon d’intervenir dans le système de la santé, selon lui, est de penser d’abord au CNHU qui incarne toute la nation béninoise. Il a témoigné toute sa gratitude à la Fondation BOA qui n’a jamais cessé d’apporter sa contribution à ce centre de renon. Le directeur général a alors pris l’engagement de prendre soin de ce joyau, pour mériter davantage la confiance au CNHU.
Pour le ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé, le nouveau-né est la mère et le père de l’adulte. Ainsi, tous ceux qui ont œuvré pour la réalisation de ce joyau ont travaillé pour l’éternité. Il a alors exprimé toute son admiration à tous ceux qui ont pris l’initiative, ceux qui ont étudié la requête et ceux qui ont mobilisé les fonds sans oublier ceux qui ont réalisé techniquement le travail.

C’est dans une salle bleue du palais des Congrès de Cotonou, pleine comme un œuf, que s’est tenu samedi 24 octobre dernier, le 4e Congrès ordinaire du parti Rassemblement national pour la démocratie (RND) de l’ancien ministre Jean Michel Abimbola, député de la 7e législature. Le Congrès a reçu le soutien de diverses personnalités, chefs de partis et amis, venus témoigner leur adhésion aux idéaux et ambitions du RND.
«Ensemble pour relever les défis de la démocratie et du développement». C’est sous ce thème que sont menées les discussions du 4è Congrès du Rassemblement national pour la démocratie qui s’est déroulé samedi 24 octobre dernier à Cotonou. Vu le contexte politique dans lequel se tient ce conclave, Jean Michel Abimbola a déclaré qu’« il n’est pas possible de se lancer dans une nouvelle campagne présidentielle sans avoir pris préalablement le temps d’une évaluation des10 années de pouvoir». Cela, pour en tirer des conclusions pour l’avenir du Bénin. Comment demander à 80 partis politiques et à 200 mouvements sans réflexions et sans débats, de suivre comme des moutons de panurge des leaders qui eux-mêmes se perdent en conjectures et se demandent : où est le chemin ? Quelle direction prendre, quelle route choisir ?, s’est interrogé le président du RND. Une attitude contraire signifierait, selon lui, que le projet de société et le programme de gouvernement se limitent à la conservation du pouvoir, à la conservation des privilèges et des avantages au détriment du peuple. «Il nous semble urgent de libérer la réflexion, de libérer la parole, de libérer l’intelligence afin qu’ensemble nous puissions relever les défis de la démocratie et du développement», a-t-il souligné.
Jean-Michel Abimbola a déploré que toute analyse, tout questionnement soit synonyme de rébellion, d’opposition. Il a également regretté que depuis 2006, l’histoire de son groupe politique, du Changement, de la Refondation soit parsemée d’ostracisme, d’exclusion de leaders de chefs de partis politiques, de personnalités qui ont osé poser des questions dérangeantes, dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. «Où sont-ils les premiers compagnons du Changement ? Où sont les soldats du Changement et de la Refondation ? Pourquoi faut-il que la révolution finisse toujours par dévorer ses propres enfants ?», s’est-il interrogé avant de se consoler en ces termes : «A moins que l’heureuse initiative du 12 octobre dernier, comme nous l’espérons vienne démentir cette crainte».
Les messages de soutien
Il s’agira au cours des travaux, indique le président du RND, de faire une analyse critique et objective de la situation socio-politique du Bénin afin d’en dresser le bilan qui permettra de faire des recommandations.
C’est peut-on admettre dans une logique approximative qu’ont été délivrés les nombreux messages de soutien qui ont précédé ce discours soutenu de Jean-Michel Abimbola.
«Nous sommes à la croisée des chemins et l’heure est au bilan ; il importe de s’engager dans le combat pour la démocratie, contre le régionalisme, la mal gouvernance, car l’objectif final est l’éradication de la pauvreté», a soutenu Marcel de Souza du Front républicain pour le Bénin (FRB). Il a appelé au rassemblement et à la cohésion pour se mettre à la disposition des populations. Avec le même entrain, Sacca Lafia de l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (UDS) salue le courage, la perspicacité et la combativité du RND. Il a déclaré que l’UDS est ouvert et a souhaité que des assises émanent des recommandations et résolutions qui contribueront à une alternance pacifique pour vaincre la fatalité pour compter du 28 février 2016.
Ce n’est pas Adidjath Mathys des Forces unies pour la renaissance de la démocratie (FURD) qui ferait une option contraire. Elle a appelé à un état des lieux sincère et responsable puis à se départir de l’hypocrisie politique.
Raphaël Akotègnon au nom du PRD s’inscrit dans la même logique et encourage le RND à poursuivre avec la même combativité, le rassurant d’être à ses côtés pour relever les multiples défis de la démocratie et du développement.
Arifari Bako au nom des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) s’engage quant à lui pour la poursuite de l’œuvre entamée et de son amélioration. «En 2016, la victoire sera trans-partisane, ni mouvance ni opposition. Le Bénin gagnera, car il importe de préserver la paix, la stabilité politique et la démocratie», a-t-il insisté.
Le Congrès a pris fin tard dans la soirée, faisant une analyse critique des 10 ans du quinquennat finissant. «Les fruits sont loin d’avoir tenu la promesse des fleurs. Face à ce constat, à l’instar du frère Melchior qui en appelle à une nouvelle logique électorale, le RND en appelle à une remobilisation afin qu’ensemble nous puissions relever les défis de la démocratie et du développement», a déclaré Jean-Michel Abimbola lors de la clôture des travaux.

Plus de 1000 demandes de publication ont été déposées sur le site de la Journée du manuscrit francophone, en provenance de 35 pays différents. Au total, ce sont plus de 300 livres qui seront publiés le 24 octobre 2015. De quoi faire de l’ombre à la rentrée littéraire !
Le comité de sélection n’a pas chômé et le jury est extrêmement satisfait de la sélection qui a été réalisée. Il a ainsi reçu plus de 30 ouvrages, tous d’une qualité littéraire indéniable. Parmi ceux-ci, plusieurs sortaient du lot et auraient mérité de recevoir le grand Prix de la Journée du manuscrit francophone. Un consensus s’est donc dégagé à l’issue d’une longue délibération, et c’est à l’unanimité que le jury décerne le grand Prix de la Journée du manuscrit francophone 2015 à Pauline Pucciano pour son livre «Titania 2.0.». Elle remporte en plus du tirage à 100 exemplaires de son livre, un ordinateur portable, la relecture de l’ouvrage par un directeur littéraire, sa traduction en anglais et un lancement mondial.
Les prix nationaux qui remportent un tirage à 100 exemplaires de leur livre sont décernés à :
Algérie :
- M. Zitouni pour son livre Une femme halal pour mon fils
- Abderrahman Hanafi pour son livre La Belle Époque
Belgique :
- Ludiane de Brocéliande pour son livre Aux âmes oubliées
Bénin :
- Ezin Pierre Dognon pour son livre Dullah, la grosse énigme
Cameroun :
- Mekoul Israël Jacob Baruc pour son livre La dixième symphonie
- Mang Nna Koum pour son livre Les lettres oubliées
Canada :
- Mouhamed Dioury pour son livre L’exception au cœur de la mondialisation
République du Congo :
- Pierre Chassagne Bilaye Malonga pour son livre Louis et la tabouche ‘’eaux douces’’
République Démocratique du Congo :
- Hilaire-Omer Nsangamayi Nkunku pour son livre La cité et le citoyen
Côte d’Ivoire :
- Riquelme pour son livre Les Méandres de l’amour - Tome 1
- Arsène Angelbert Ablo pour son livre Guantana…maux
- Doradio Fofana pour son livre Éloge de l’éducation
Egypte :
- Rania Aly pour son livre Le fantastique ironique
France :
- Lucile Carameaux pour son livre La lumière et le feu - Tome 1
- Sylvia Nine pour son livre Le cuisinier de Sam Lord
- James Tollum pour son livre Gardiens - La prophétie des éléments I
- Sylvain Cornil-Frerrot pour son livre Une journée en puzzle
- Guy Bretéché pour son livre Fragments de mémoires désenchantées
- Marino pour son livre Promenade souterraine
- Jacques Elbaz pour son livre La destinée du scorpion
France (Guadeloupe) :
- Rébecca Domergue pour son livre La sublimation du cristal
France (Martinique) :
- Pauline Pucciano pour son livre Titania 2.0.
Burkina Faso :
- Chantal Nongdo pour son livre Philie – Phobie Poétique
Israel :
- Victoria Sarazin pour son livre Sophia de la Pampa
Madagascar :
- Nellman pour son livre Le pétrole parisien
Mauritanie :
- Abdoul Samba Ly pour son livre Les Coulisses d’une Bande de Jeune Lâches !
Niger :
- Manou Sékou Abdoul Nasser pour son livre L’étiolement des Fleurs sociales
Sénégal :
- Souaïbou Fofana pour son livre Bida ou L’épreuve du sacrifice
Suisse :
- Antoinette B. pour son livre Tanao et le Couple de Brume
Togo :
- Kodjo Agbemele pour son livre Interface.
Encore le Bénin !
Grâce à Ezin Pierre Dognon, le Bénin fait parler de lui à l’occasion de la Journée du manuscrit francophone. Sur les 35 pays en compétition, le Bénin s’honore, grâce à "Dullah, la grosse énigme" dans la catégorie Nouvelles et fait parler de lui à travers un jeune auteur, visiblement plein d’avenir.
Seul béninois en compétition sur environ 300 manuscrits, le Bénin est bien logé dans le top 30 de cette compétition. Déjà au cours de la campagne qui a précédé le verdict, rendu le week-end dernier, le compétiteur béninois avait été identifié comme l’un des auteurs en lice les plus partagés sur les réseaux sociaux. Admiratif de ce «succès» avant délibération, Ezin Pierre Dognon rappelait néanmoins que «l’objectif de départ n'a jamais été d’écrire pour une compétition mais pour exprimer des pensées, narrer des faits, panser le monde d'aujourd’hui tout en pensant à celui de demain».
«Je suis sincèrement admiratif …Que je sois sélectionné ou pas, sachez que le plus important à mes yeux aujourd'hui et ce après cette belle expérience littéraire et humaine n'est pas de gagner mais d'envoyer un message», écrit-il par ailleurs. Mais ce qui est heureux, c’est que, in fine, le Bénin continue de mériter sa place de pays de grandes merveilles dans le concert des nations. On attendra désormais qu’émerge de nos rangs et que poussent de nos lignes, d’autres Ezin Pierre Dognon, auteurs d’autres manuscrits et de belles publications afin que la flamme du Bénin littéraire brûle et brille.
Josué F. MEHOUENOU
Source : www.lajourneedumanuscrit.com
Culture 26 oct. 2015

A la suite de la belle annonce qu’on lui faisait depuis plusieurs jours, le film «Okuta» est passé dans la réalité à travers sa diffusion en avant-première, vendredi 23 octobre dernier dans les locaux de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMA). 52 minutes de voyage autour et au cœur de la pierre qui feront incessamment la pluie et le beau temps sur les écrans.
Okuta, la pierre. 52 minutes pour dire et conter l’histoire de la pierre, si non celle des 41 collines de la cité des Egbakoku. C’est à cet exercice que s’est livré le jeune réalisateur Aymar Essè, avant d’inviter, vendredi dernier dans les locaux de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMA), acteurs et admirateurs du septième art, étudiants, parents et amis à la découverte de sa toute dernière production «Okuta». «Le film raconte et valorise les pierres ou les 41 collines de Dassa. A l’heure où l'environnement est de plus en plus menacé, ce peuple se retrouve face à un dilemme qui est de puiser dans cet environnement, de quoi vivre sans les détériorer». C’est la première problématique qu’évoque le réalisateur lui-même pour exposer son film. Et pour qui connaît bien la commune de Dassa Zoumè, cette réflexion tombe bien à propos. Entre la nécessité de concasser les pierres pour bâtir et vivre, et l’urgence de leur préservation contre les changements climatiques, il faut bien trouver le juste et bon milieu pour que Okuta, la pierre survive. Et c’est ce débat, semble-t-il, que lance l’équipe de réalisation de ce «documentaire de création de 52mn financé par la FOSICA et produit par Les films du siècle». Mais les 41 collines de Dassa Zoumè ont aussi une autre histoire. «Les gens entretiennent un lien sacré fort avec ces pierres car à l'époque coloniale, elles ont servi de refuge et d'instruments de défense et de guerre», explique le réalisateur de Okuta.
Hommage à la pierre
Autant de réalités qui n’ont pas échappé à ce film projeté en avant première, vendredi dernier, en présence de l’équipe de tournage et à l’issue de laquelle, les appréciations et congratulations se passent de commentaire. «Originalité, suspens intermittents», «la famille cinématographique du Bénin se voit doter de génies capables de faire parler d’elle à l’international», «j’ai vu et savouré Okuta»… chaque spectateur trouvait après les 52 minutes de projection, les bons mots et les justes adjectifs pour peindre en beau Okuta, le nouveau-né. Les commentaires sur les réseaux sociaux vont venir amplifier tout le bien qui se dit de cette production que l’on doit essentiellement à une jeune équipe. Equipe au sein de laquelle, le réalisateur, Ayman Essè n’est plus à présenter. Habitué à rafler les prix dans les compétitions filmiques dans la sous-région et sur le continent, c’est plutôt avec modestie qu’il offre son film au monde du septième art, souhaitant que «d’autres films meilleurs que Okuta se fassent». Pour ce qui est de la carrière de ce nouveau film, il se fera sans anicroches eu égard à sa qualité et à son originalité.
Culture 26 oct. 2015

La Fondation Bank of Africa (BOA-Bénin), a gracieusement mis à la disposition du Centre hospitalier universitaire de la Mère et de l’Enfant Lagune (CHU-MEL), une buanderie érigée dans l’enceinte du centre, en vue de meilleures prestations aux clients. La cérémonie d’inauguration a eu lieu, vendredi 23 octobre dernier, en présence des responsables à divers niveaux des deux structures.
La Fondation Bank of Africa Bénin (BOA) est déterminée à battre le record sur le terrain des œuvres sociales ! Sa vision d’entreprise citoyenne loin d’être un simple mot est une réalité. Elle ne cesse de matérialiser cette vision à travers des actions tangibles. Vendredi dernier, elle a fait parler encore d’elle en mettant officiellement en service la buanderie du Centre hospitalier universitaire de la Mère et de l’Enfant Lagune (CHU-MEL). Un édifice dont elle a procédé au réaménagement et à la réfection suite à une requête formulée par la directrice générale de l’hôpital, Prudencia Hounkponou Hounsou, à l’occasion de l’opération «Noël solidarité de 2013», toujours organisée par la Fondation Banque of Africa au profit des enfants de l’hôpital.
De par sa beauté, l’ouvrage qui porte les griffes de la BOA révèle au CHU-MEL, ses vrais attributs d’hôpital de référence au Bénin. C’est un don qui vient en renfort pour le maintien de ce centre de santé en tant que label de la qualité. Il est constitué des salles de tri-prélavage, de lavage-rinçage, de séchage, de repassage, de lingerie et de bureaux.
L’édifice est composé aussi de bacs à eau dans plusieurs espaces, de même que des toilettes réalisées à l’arrière-cour avec un espace de séchoir. Mieux, l’institution bancaire n’a pas voulu faire les choses à moitié. En plus de ce dispositif, les murs sensibles et le sol sont respectivement recouverts en carreaux sanitaires type faïence et en carreaux grès, a expliqué Benoît Maffon, président du bureau local de la Fondation BOA.
Appréciant la portée de l’acte posé par la Fondation BOA, le conseiller technique à la promotion de la Santé du ministère de la Santé, Ismaël Hotèyi, dira que «le risque infectieux peut être aussi lié aux risques de transferts croisés des microorganismes par l’intermédiaire des linges souillés». De ce fait, poursuit-il, les travailleurs de la buanderie et les usagers du centre ne sont pas moins exposés «aux contacts des linges contaminés». D’où la grandeur de l’acte posé par la Fondation BOA.
Améliorer la qualité des soins
D’un montant total d’environ 25 millions de F CFA, le joyau permettra d’accroître les prestations du personnel qui y travaille et de tout le CHU-MEL. Aussi, contribuera-t-il à améliorer la qualité des soins donnés pour un mieux-être des clients de l’hôpital.
En formulant son plaidoyer en direction de la Fondation, les responsables de la maternité ex-Lagune ont fait un choix éclairé. C’est donc à juste titre que sa directrice générale, Prudencia Hounkponou Hounsou, a remercié le groupe BOA pour «la sensibilité et la délicatesse dont elle a fait preuve». Elle a rassuré du bon usage qui en sera fait et implore par la même occasion la générosité de la banque pour d’autres dons, car, a-t-elle plaidé, «un hôpital demeure constamment dans le besoin ou le renouvellement de matériels médico-techniques».
Tout comme elle, son personnel en remerciant leur donateur a scandé des slogans à la place de discours pour exprimer toute son émotion.
Au-delà des interventions sur les champs socio-sanitaires, le groupe BOA est également présent dans les domaines culturel et éducatif. Depuis 2009 à ce jour, il a investi environ 1,8 milliard de FCFA pour des actions de solidarité dans tout le Bénin. Preuve évidente que la Fondation BOA est l’expression sociale de la volonté du groupe Bank of Africa/BMCE Bank d’être une entreprise citoyenne engagée dans son environnement, a souligné Benoît Maffon, président du bureau local de la BOA.
Il faut souligner que sur le terrain des œuvres sociales au Bénin, la liste des réalisations faites par la Fondation BOA est non exhaustive. Dernière initiative en date, la remise officielle de fournitures scolaires aux écoliers des groupes A et B du complexe scolaire de Cadjèhoun et à d’autres enfants démunis du pays, la semaine dernière.
Santé 26 oct. 2015

Le président de la République a procédé, vendredi 23 octobre dernier, au lancement des travaux de pose de pelouse synthétique sur le stade de l'Université d'Abomey-Calavi (UAC). Il s’agit pour lui de redorer le blason du football universitaire.
L’initiative de revêtement de pelouse synthétique, entreprise par le gouvernement dans huit stades secondaires, vise à créer un cadre plus convivial au développement du sport. Pour François Abiola, vice-Premier ministre en charge de l'Enseignement supérieur, c'est une nouvelle marque d'attention de l'Etat au monde universitaire qui a bénéficié depuis 2009 d'importantes sollicitudes, tant en matière d'infrastructures, de recrutement et de formations d'enseignants, avec à la clé, la définition d'une nouvelle carte géographique. Vingt-deux centres universitaires, rappelle-t-il, ont été créés et regroupés aujourd'hui en sept universités.
"Il n'y a aura pas d'émergence dans notre pays sans vous", lance le chef de l'Etat à l'endroit des étudiants qu'il considère comme la pépinière de la nation. La question universitaire, martèle-t-il, est l'un des nouveaux enjeux de développement à l'aune des Objectifs de développement durable (ODD). Boni Yayi envisage à cet effet l'introduction de programmes novateurs, notamment dans le secteur de l'économie numérique, pour régler un tant soit peu la question du chômage des jeunes diplômés. La mise en place de cette pelouse, explique-t-il, vise à permettre à la communauté universitaire de s'adonner à des loisirs sains, gage d'un meilleur rendement. "Je suis venu vous rassurer que le gouvernement sera toujours avec vous en matière de modernisation des universités. Parce que pour nous, l'université, c'est le développement", conclut Boni Yayi qui dit rêver de voir germer des entrailles de ce haut lieu de savoir, de nouveaux talents sportifs, capables de porter loin le flambeau du Bénin.
Le stade de Tchaourou jouera aussi sur du synthétique
Le stade municipal de Tchaourou fait aussi partie des espaces retenus pour le programme de pose de pelouse synthétique de la part du gouvernement. Le chef de l’Etat y était également, jeudi 22 octobre dernier afin de procéder à la pose de la première pierre.
Selon Safiou Affo, ministre de la Jeunesse et des Sports, Boni Yayi offre ainsi les instruments de promotion du football à la base, indispensable pour relancer le sport roi qui traverse depuis quelques années une mauvaise passe au Bénin. Il rassure que le gouvernement a déjà fait le plaidoyer afin que les mesures de suspension du Bénin dans les compétitions de jeunes aux niveaux de la FIFA et de la CAF soient levées. Il invite également les promoteurs privés à installer un centre de formation à Tchaourou, qui aux dires du ministre, regorge de beaucoup de talents.

Le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian et ses collègues conseillers ont procédé vendredi 23 octobre dernier, à la clôture de la session ordinaire de leur institution. Une session qui leur a permis d’examiner les dossiers à fortes implications économiques et sociales. A l’ouverture de leurs travaux, ils se sont fixés pour objectif d’apporter par leurs réflexions, leur contribution au développement du Bénin.
Les membres du Conseil économique et social ont programmé et examiné au cours de leur session ordinaire, plusieurs dossiers à fortes implications économiques et sociales. Il s’agit du budget général de l’Etat, exercice 2016; des sujets d’auto-saisine sur des problématiques liées à l’approvisionnement en produits pétroliers au Bénin, au développement de la filière textile et à la consommation des produits de l’artisanat au Bénin; d’un séminaire sur le rôle du genre dans la gouvernance locale au Bénin. Le souci des conseillers du CES étant d’être plus proches des populations à la base, ils ont organisé le séminaire sur le genre dans la gouvernance locale à Grand-Popo. A ce sujet le président du CES estime que l’organisation dudit séminaire a été une réussite.
En ce qui concerne l’examen du projet du budget général de l’Etat, exercice 2016, les éclairages donnés au CES par le ministre d’Etat en charge de l’Economie des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché sur les grandes orientations dudit budget ainsi que les réponses aux préoccupations des hauts conseillers sur les choix économiques et sociaux du gouvernement ont permis à ceux-ci de mieux cerner son contenu. Ils ont aussi formulé leurs recommandations au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Outre l’examen de ces dossiers et le caractère essentiellement budgétaire de cette session ordinaire, ils n’ont pas manqué d’adopter le procès-verbal de la 7è session extraordinaire et de poursuivre l’étude de leurs projets d’auto-saisine.
Les conseillers sont arrivés au terme des trente jours de travaux avec le sentiment d'avoir accompli leur mission républicaine. Cependant, le président du Conseil économique et social espère que les décideurs prennent en compte les fruits de leurs réflexions pour un mieux-être des populations. C’était aussi l’occasion pour Augustin Tabé Gbian de noter que leurs assises prennent fin dans un contexte de deuil national suite à la disparition de l’artisan de l’ère du Renouveau démocratique au Bénin, le général Mathieu Kérékou.

Soucieuse de juguler la crise et ramener le calme dans la maison du football béninois la Fédération internationale de football association (FIFA), s’est prononcée, il y a quelques semaines sur la situation. A travers une correspondance, l’instance faitière du football mondial recommande la mise sur pied d’un Comité de normalisation qui dispose de six mois pour réunir la famille du football et faire rouler le ballon sur les pelouses. Mais un comité pour quel résultat ?
A l’annonce de la nouvelle de la mise sur pied d’un Comité de normalisation pour juguler la crise du football au Bénin, des voix se sont élevées pour exprimer leurs inquiétudes sur cette nouvelle situation. Au vu de l’évolution de la situation aujourd’hui et des informations qui circulent dans les milieux du football, le bout du tunnel semble encore loin pour le football béninois. Et pour cause. Les dés semblent pipés bien avant le premier jet.
On peut reprocher au bureau exécutif de la FBF sortant son bras de fer avec l’autorité. Ce que beaucoup qualifient d’insubordination, puisqu’à l’époque le courant ne passait pas entre le ministère en charge des Sports et le bureau exécutif de la FBF. Cela a conduit parfois à des passes d’armes. Une situation que certains ont vite fait de récupérer à leur profit et travaillent à en tirer les bénéfices.
En réalité, c’est tenant à sauvegarder à tout prix des intérêts et leurs postes et les avantages y afférents dans les instances continentales et internationales du football que certains de nos compatriotes, ont tiré les ficelles dans l’ombre. Ils ont usé de leur position à l’extérieur, rusé et abusé de la naïveté de certains responsables de l’équipe dirigeante sortante pour leur couper les herbes sous le pied et faire miroiter aux politiques une solution de sortie de crise suivie de l’accompagnement de la CAF et de la FIFA. Or en réalité, il n’en n’est rien. Il s’agissait simplement d’un marché de dupe. C’est fort du soutien des « parrains » hauts perchés pour leur ouvrir les boulevards pour rempiler à leurs postes à l’international qu’ils agissent.
C’est dire que la reconduction de nos compatriotes à leurs postes à la Confédération africaine de football (CAF) en 2017 n’est pas étrangère à cette crise. Tout ce qui se fait et se fera désormais ira dans ce sens.
C’est ce qui fait trainer la sortie officielle de la liste des 5 membres du Comité que la Fifa avait pourtant promis publier «très prochainement». La différence de langage constatée dans le communiqué de la Fifa envoyé au Bénin et celui publié sur le site officiel de l’institution peut également avoir une explication dans ce sens.
Il y a donc nécessité pour les acteurs du football de jouer franc jeu. Et veiller à ce que l’intérêt national prime sur celui privé. C’est à ce prix et seulement à ce prix là que le Bénin sortira son football de l’ornière. A défaut la crise s’éternisera.

Déjà plus d’un mois que la FIFA a annoncé l’installation d’un Comité de normalisation, pour remettre le football béninois en proie à une crise dans le bon sens, en attendant l’élection des membres de sa fédération. Bientôt, ce sera la fin du suspense avec la désignation des cinq membres dudit comité.
Au nombre des nombreuses décisions qu’elle a prises au cours de ses travaux des 21 au 25 septembre dernier à Zurich en Suisse, l’instance faîtière du football mondial avait retenu la mise en place d’un Comité de normalisation au Bénin afin de régler la crise que traverse son football. Depuis cette annonce, les acteurs du sport roi sur le plan national sont dans l’expectative. Ils commencent déjà par trouver le temps long, au fur et à mesure que la FIFA traîne à désigner les cinq membres. Leurs inquiétudes ont trait au temps dont disposera le Comité de normalisation pour accomplir sa mission, surtout que la lettre d’information de la Fifa précise qu’elle démarre dès la nomination de ses membres et son mandat prend fin le 30 avril 2016. Ils devront encore se patienter pendant quelques jours.
En effet, les noms des cinq membres appelés à faire partie du Comité de normalisation que la FIFA souhaite installer, dans le cadre du règlement de la crise que traverse le football béninois seront bientôt connus. Ils sont déjà au niveau de l’instance faîtière qui tient d’abord à vérifier quelques détails dans le cadre du processus de leur identification, avant de les responsabiliser.
De sources bien informées, la FIFA dépêchera une mission à Cotonou, dans quelques jours. Ce sera pour rencontrer, écouter et évaluer les personnes pressenties pour être membres du Comité de normalisation. Ainsi, si tout se déroule normalement, ledit comité deviendra une réalité d’ici le 15 novembre prochain au plus tard.