La Nation Bénin...
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Le chef de l'Etat s'est une fois encore rendu, samedi 17 octobre dernier, sur le chantier du nouveau siège de l'Assemblée nationale. Objectif: s'enquérir du niveau actuel des travaux et rappeler les entrepreneurs au respect du délai du 30 novembre, pour la livraison provisoire du chantier.
Le président de la République, Boni Yayi n'entend pas donner du répit aux entrepreneurs en charge du chantier de l'Assemblée nationale. C'est ce qui justifie sa nouvelle descente samedi dernier sur le site pour évaluer les travaux effectués depuis sa dernière visite, il y a moins d'un mois. Le constat fait et les explications recueillies sur place ne plaident guère à l'optimisme. «Nous avons fini le gros œuvre, restent les pilastres. Nous sommes en train d'envisager une nouvelle organisation. Il est encore possible de terminer le 30 novembre, si tout ce que nous envisageons se met en place effectivement», tempère Victor Gbagudi, président du comité ordonnancement-pilotage-coordination. Bonventure Medji-Vigan, directeur général du Génie rural, évoque quant à lui l'impossibilité matérielle de terminer tout le chantier à la date convenue. Il plaide alors pour la mobilisation des forces en vue de l'achèvement de l'hémicycle et des deux bâtiments annexes, au plus tard à fin décembre, notamment à l'occasion du discours du chef de l'Etat à la Nation. Le directeur technique de Serhau Sa, maître d’ouvrage délégué, relativise en promettant au chef de l'Etat la possibilité de respecter ce délai du 30 novembre, mais à condition que les ressources conséquentes soient mises à disposition. De toute évidence, l'achèvement de cette infrastructure à fin novembre relève d'un casse-tête pour les entreprises. Mais Boni Yayi maintient la pression sur ces dernières et s'oppose à toute transgression du calendrier préétabli. «Nous voulons que vous en finissiez à fin novembre. Nous verrons quelles sont les mesures d'accompagnement à mettre en place. Il vous faut une feuille de route qui tienne compte de vos besoins. S'il faut renforcer les équipes, mobiliser les ressources, pour que vous puissiez tenir dans le délai. On ne change pas de date », prévient Boni Yayi qui promet prendre des mesures draconiennes en cas de non respect de ce délai.
Satisfecit sur la route Akassato-Bohicon
Le chef de l'Etat s'est également rendu sur les chantiers de construction des routes Akassato-Bohicon et Comè-Lokossa-Dogbo. Sur le premier site, les travaux avancent à un rythme satisfaisant, ce qui présage d'une ouverture au trafic de cet important axe d'ici à fin décembre. S'agissant du second chantier, l'entrepreneur dit faire face à des factures trop salées en matière de déplacement des réseaux. La Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), par exemple, demanderait 2 milliards alors qu'il n'est prévu que 200 millions dans le contrat. Idem pour la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) et Bénin Télécoms qui exigeraient des montants sans commune mesure avec les prévisions. Boni Yayi promet étudier la question avec tous les acteurs au cours d'une réunion qui se tiendra incessamment au palais de la République. Pour que d'ici janvier-février, ce chantier soit livré à la circulation.

Le Centre de perfectionnement de police judiciaire (CPPJ) basé à Porto-Novo a clôturé vendredi 16 octobre dernier, le 24è stage de directeurs d’enquêtes de 23 gendarmes et policiers africains organisé avec l’appui financier de la CEDEAO. Ils ont chacun reçu leur parchemin matérialisant l’effectivité de leur formation. La cérémonie officielle de clôture a été rehaussée par la présence du directeur général de la Gendarmerie nationale, le colonel Emile Elomon qui a baptisé les stagiaires «Promotion Mathieu Kérékou».
La légende se poursuit au Centre de perfectionnement de police judiciaire (CPPJ) à Porto-Novo. Il a mis à la disposition des gendarmeries et polices africaines, 23 gendarmes et policiers stagiaires du 24è stage de directeurs d’enquêtes. Ils proviennent de 12 pays d’Afrique francophone à savoir le Niger, le Mali, le Togo, le Tchad, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée-Conakry, le Congo-Brazzaville, le Burundi, le Sénégal et le Bénin puis des Iles Maurice. Les stagiaires baptisés promotion «Mathieu Kérékou» pour immortaliser en avant première l’ancien président de la République décédé, ont suivi la formation du 21 septembre au 16 octobre dernier. Pendant quatre semaines, ils ont été formés pour assurer efficacement l’animation d’une enquête d’envergure au plan interne ou dans le cadre d’une mission de maintien de la paix de la CEDEAO, de l’Union Africaine ou de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Ils ont été préparés à comment mener la direction d’une enquête judiciaire d’envergure ou de grande ampleur. Ils se sont familiarisés avec la procédure judiciaire dans le fond comme dans la forme, les techniques propres aux différents actes de l’enquêteur, certaines notions dans le domaine de gestion de crime et de médecine légale. «Ce stage a été dispensé par des officiers, des sous-officiers, des magistrats, des professeurs d’université et s’est axé principalement sur la police judiciaire avec beaucoup d’ouverture en termes de collaboration, de relation avec d’autres corporations qui agissent pour la concrétisation des enquêtes judiciaires en la matière», a précisé le directeur des Etudes au CPPJ, le chef d’escadron Jiles Yèkpè. «Les stagiaires ont appris à diriger une enquête de manière théorique et pratique, à interagir avec le procureur, à tirer le meilleur qui peut exister chez le médecin légiste ou toute autre personne pouvant les aider à aboutir dans leur investigation», poursuit-il pour montrer que l’Officier de police judiciaire (OPJ) ne travaille pas en vase clos. Jiles Yèkpè a félicité les stagiaires pour le très bon comportement et leur sérieux durant les quatre semaines de formation. Ce qui a été d’ailleurs traduit dans les résultats qui ont sanctionné les différentes évaluations où les stagiaires ont obtenu une moyenne supérieure à 10 sur 20. La plus faible moyenne est 13, 03 et la plus élevée est 16, 44, note le directeur des Etudes du CPPJ qui encourage les stagiaires pour avoir décroché avec brio leur certificat qui fera d’eux des enquêteurs chevronnés de leurs pays respectifs. Jiles Yèkpè les a conseillés de ne pas dormir sur leurs lauriers. Car, un diplôme se mérite dans la pratique surtout quand on parle de police judicaire, laisse-t-il entendre. Il a invité les lauréats à approfondir et à actualiser les cas généraux et exercices pratiques développés au cours de la formation à l’aune de leur code de procédure pénale de leurs pays respectifs.
Les stagiaires par la voix de leur porte-parole, l’Ivoirien Franck Arnaud Zahoui, ont promis de continuer à honorer leur promotion en mettant en œuvre sur le terrain de façon excellente les instructions reçues.
Augustin Sagna, représentant de la CEDEAO qui a financé cette formation, a félicité les 23 stagiaires. Et leur a demandé que la communauté compte beaucoup sur eux pour la lutte contre la grande criminalité et le terrorisme auxquels est confrontée la sous-région ouest africaine.
Le directeur général de la Gendarmerie, le colonel Emile Elomon, a pour sa part, vanté les mérites de ce centre aussi bien dans le cadre de la formation des agents de sécurité et de défense que de sécurité intérieure et de maintien de la paix. Il a invité les récipiendaires à maintenir le cap pour permettre à leurs pays respectifs de gagner le pari sécuritaire tant attendu des populations et la recherche d’une véritable tranquillité. «Il faut servir loyalement vos pays respectifs et œuvrer au renforcement de la démocratie à l’échelon national et international», a souligné le directeur général de la Gendarmerie nationale.

Les membres du Conseil d’administration de la Maison de la Société civile passent la main à une nouvelle équipe qui sera présidée par Antoinette A. Bada Déguénon. La cérémonie de passation de charges a eu lieu, vendredi 16 octobre dernier dans les locaux de ladite institution. C’était en présence des acteurs de la Société civile, des parents et amis.
Antoinette A. Bada Déguénon a désormais des défis à relever pour le bonheur et la quiétude des acteurs de la Société civile (OSC) béninoise. Elle vient d’être portée à la présidence du Conseil d’administration de la Maison de la Société civile.
A la cérémonie de passation de charges vendredi dernier, le président sortant Gbègninou Assogba, a déclaré que le Conseil d’administration qu’il a eu à présider, a accompagné l’équipe technique de la Maison de la Société civile (MdSC) pour la mise en œuvre de diverses activités dont le lancement de l’expérience des cadres intégrateurs pilote. La mandature sortante du Conseil d’administration a aussi procédé à la restructuration du service ‘’Appui conseil et recherche de partenariat’’ qui a permis de mobiliser de nouvelles ressources pour la MdSC et accompagné un certain nombre d’OSC dans la rédaction de projets et la recherche de financement. Il y a également oeuvré pour la recherche de partenariat au profil des OSC qui a permis à la MdSC, de bénéficier, de l’appui technique et financier de certains organismes comme l’ambassade de France, la GIZ, le PNUD, Plan Bénin et l’Union Européenne.
Gbègninou Assogba, a déclaré que son mandat ne s’est pas déroulé sans difficultés. La principale contrainte, a-t-il rappelé, se résume à la période de transition entre le premier plan stratégique et celui actuellement en cours, marquée par l’insuffisance de ressources. Cependant, des efforts restent à fournir pour améliorer, affiner le dispositif de renforcement des capacités des OSC, le mécanisme de mobilisation de ressources et l’intervention des organes de la MdSC.
«Il y a du travail à faire, de la matière et déjà, je voudrais compter sur vous pour mener à bien cette œuvre salvatrice pour l’ensemble de la société civile du Bénin», a déclaré Antoinette A. Bada Déguénon, présidente entrante. Selon elle, la Maison de la Société civile doit refléter l'image de chacune de ses structures. Chaque maillon de la Société civile, selon elle, devra se retrouver dans cette maison comme chez elle. Pour cela, il est nécessaire d’opérer des réformes comme l’a recommandé la dernière Assemblée générale tenue le 25 septembre dernier afin de rendre plus crédible la MdSC.
Antoinette A. Bada Déguénon s’emploiera désormais à mener des actions non exhaustives comme la relecture des textes, l’actualisation des pratiques organisationnelles, veiller à la séparation des attributions du personnel salarié à celles des consultants pour l’exécution des projets et la mobilisation des cotisations internes des acteurs de la Société civile du Bénin.
Pour finir, elle a tenu à remercier toutes les Organisations de la Société civile en général et en particulier le Cadre national de concertation des Organisations de la Société civile qui ne ménageront aucun effort pour soutenir ses actions.

Le cadre de concertation des présidents des institutions de la République conduit par Théodore Holo, président de la Cour constitutionnelle, s’est rendu vendredi 16 octobre dernier, au domicile du feu général Mathieu Kérékou, à Cotonou. C’était pour présenter à la famille de l’ex-chef d’Etat béninois, leurs condoléances les plus attristées.
Théodore Holo, président de la Cour constitutionnelle accompagné de Adam Boni Tessi, président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), de Marceline Gbêha Afoudah, présidente de la Haute cour de Justice, de Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (CES) se sont rendus au domicile du général Mathieu Kérékou, vendredi dernier, pour présenter aux membres de la famille leurs condoléances. A cette occasion, les membres du cadre de concertation des institutions de la République se sont d’abord recueillis devant la photo du général Mathieu Kérékou. Ils ont ensuite à tour de rôle, signé le livre de condoléances ouvert pour la circonstance.
Pour Augustin Tabé Gbian, porte-parole des présidents des institutions, la mort du président Mathieu Kérékou est une grande perte non seulement pour le Bénin mais aussi pour l’Afrique. Selon lui, le général est un grand panafricaniste et sa mémoire mérite d’être saluée au regard de ses nombreuses actions en vue de consolider la paix.
Augustin Tabé Gbian a aussi souligné qu’avec le départ dans l’au-delà du président Mathieu Kérékou, l’humanité toute entière a perdu un immense baobab depuis l’annonce de son décès le 14 octobre dernier. L’ex-président, a-t-il indiqué, est l’incarnation de l’unité nationale. Il est également un vrai patriote qui avait pour objectif principal de voir ses compatriotes épanouis.
Pour le président du CES, le général Mathieu Kérékou a été et demeure un modèle de paix et de cohésion sociale. Il a, pour finir, noté que durant ses différents mandats, Mathieu Kérékou a réuni toutes les communautés afin que celles-ci construisent leur pays. Grâce à lui, il existe une sincère solidarité fraternelle, dit-il.

Plusieurs personnalités étaient, vendredi 16 octobre dernier, au cabinet du chef de l’Etat. Parmi elles, le président de la Banque ouest-africaine de développement Christian Adovèlandé qui a évoqué les projets d’infrastructures.
Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), a fait vendredi dernier le point d'avancement des projets inscrits aux différents mandats d'arrangement conclus avec l'Etat béninois. Il s'agit des projets de bitumage des routes structurantes Comè-Dogbo-Lokossa, Djougou-Parakou, Savalou-Tchetti-Frontière du Togo, Djeregbé-Dja-Owodé qui, selon lui, avancent normalement. Il en est de même des projets d'énergie solaire, de transition numérique. S'agissant de la production cotonnière, la campagne en cours se déroule sans difficultés, affirme-t-il, avec une superficie emblavée de l'ordre de 350.000 hectares. Le futur projet de transmission financé par le Fonds de développement de l'énergie a également été abordé.
A propos d’énergie, Charles Koumaplé, directeur général de l'Agence béninoise pour l'électrification rurale et la maîtrise d'énergie (ABERME) est allé faire le point d'avancement du projet d'électrification rurale de Kaboua. Il confie que des instructions ont été données à l'entreprise C2E en charge des travaux pour le remplacement du transformateur dans un délai de 48 heures, en attendant l'achèvement du projet d'ici à deux semaines. Concernant le projet d'électrification des 105 localités, des partenaires financiers du projet ont échangé avec le chef de l'Etat et promettent la mobilisation des ressources dans les meilleurs délais.
Armel Koty, PDG de Angélique international limited est allé faire le point des diligences en cours pour le démarrage des activités de Bénin Tracteurs, société mise en place pour l'exploitation des tracteurs de l'usine de Ouidah. La partie indienne, confie-t-il, a déjà libéré sa part de capital de 510 millions représentant les 51%. Les derniers réglages, à l'en croire, sont en cours pour que d'ici janvier prochain, l'usine livre ses premiers tracteurs. Les mêmes diligences sont menées au sujet des six usines de transformation. Un contrat d'assistance technique est actuellement dans le circuit administratif et sera incessamment signé pour la mise en exploitation des usines, assure Armel Koty.
Avec Djibril Salifou, directeur général de la Communauté électrique du Bénin (CEB), il a été question des différentes mesures et projets pour assurer un bon approvisionnement en énergie électrique au Bénin et au Togo. Les dossiers des barrages d'Adjarrala et de Kétou Dogo bis, l'extension du réseau électrique de Bembèrèkè jusqu'à Malanville, les projets d'énergie solaire, avancent à un rythme satisfaisant, assure le Dg Ceb qui annonce le démarrage sous peu du barrage d'Adjarrala. Le ministre Spéro Mensah en charge de l'Energie a également fait le point de tous les projets en cours dans son département ministériel, notamment en matière d'énergie solaire, d'électrification rurale, d'extension du réseau SBEE. Il a aussi rendu compte de la mission qu'il a effectuée en cours de semaine à Abuja, pour la fourniture du gaz à prix compétitif pour la turbine à gaz de Maria Gléta. Une mission séjourne aussi depuis vendredi dernier à Paris, pour poursuivre les négociations d'achat-vente d'énergie, informe-t-il.

Après l'inauguration en 2014, les Postes de contrôle juxtaposés (PCJ) de Malanville avant leur mise en service font l’objet des séances de sensibilisation des acteurs concernés. Vendredi dernier, le Laboratoire Citoyennetés une organisation non gouvernementale de droit burkinabé a regroupé à Novotel de Cotonou, les acteurs nationaux concernés autour d’un atelier d’animation et de sensibilisation sur ces PCJ de Malanville. C’est le représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) Yaovi Kounhundé qui a présidé la cérémonie en présence du directeur des Transports terrestres, Juste Guédou représentant le ministre en charge des Transports.
Améliorer la compétitivité des économies des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), en rendant les échanges inter-régions plus fluides par une facilitation des passagers aux frontières. C’est l’objectif principal de la mise en place des Postes de contrôle juxtaposés (PCJ).
En effet, les PCJ doivent contribuer à la facilitation de la circulation des personnes et des biens par une harmonisation et une simplification des procédures administratives et douanières de contrôle au point de passage entre Etats. Ils doivent également permettre de réduire les coûts associés au contrôle d’une part et d’endiguer les fraudes et autres pratiques illicites qui font perdre d’énormes ressources aux Etats d’autre part.
En remerciant les organisateurs de l’atelier du vendredi 16 octobre dernier pour avoir choisi Cotonou, le directeur des Transports terrestres, Juste Guédou réprésentant le ministre en charge des Transports a rappelé l’importance des PCJ qui, à son avis, contribueront à faciliter les échanges commerciaux entre les Etats de la sous-région. C’est pourquoi, il a tiré un chapeau aux chefs d’Etat qui ont pensé à la mise en place de ces PCJ.
A la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’animation et de sensibilisation sur ces PCJ, le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, Yaovi Kounhundé a rappelé les raisons qui ont poussé les chefs d’Etats de la sous-région à initier la mise en place de ces PCJ. Pour lui, c’est depuis 2005 que l’UEMOA a décidé dans le cadre du Programme de facilitation du transit routier inter-Etats, de la construction des PCJ au niveau de certains corridors de l’espace communautaire.
Difficultés
La mise en service de ces PCJ, fait-il remarquer, présente un certain nombre de difficultés. Lesquelles concernent généralement l’insuffisance de la communication qui débouche sur des difficultés de dialogue entre acteurs autour des PCJ; les difficultés d’appropriation des PCJ par les populations au regard des perceptions négatives qu’elles ont de ces infrastructures et de leurs animateurs. Comme difficultés, il y a aussi la méconnaissance des modalités de fonctionnement des PCJ par les usagers; l’insuffisance de la formation des administrations (police, douanes, etc..) et l’insuffisance de l’implication des élus locaux dans le projet.
Pour remédier à ces difficultés, l’UEMOA, selon Yaovi Kounhundé, a initié un processus d’animation multi-acteurs afin de sensibiliser les acteurs pour faciliter la mise en service des PCJ de Malanville. C’est dans ce cadre que le Laboratoire Citoyennetés (LC) a été mandaté pour conduire un processus d’animation destiné à permettre une appropriation sociale des PCJ de Malanville.
La tenue de l’atelier du vendredi dernier sur les PCJ de Malanville selon le président du Laboratoire Citoyennetés (LC) Raogo Antoine Sawadogo, s’inscrit en droite ligne de l’intervention de son association dans la promotion de l’intégration régionale à partir du local frontalier. L’organisation de l’atelier, souligne-t-il, a été possible grâce à l’appui technique de l’UEMOA et l’appui financier de la Coopération Suisse. Et l’objectif visé est de faciliter l’appropriation sociale des PCJ de Malanville dans la perspective de leur mise en service dans les meilleurs délais. C’est pourquoi, il a invité les acteurs concernés présents vendredi dernier à une implication active dans les échanges afin d’aboutir à des pistes de solutions appropriées à la mise en service des PCJ et à la lutte contre les pratiques anormales qui entravent la libre circulation des personnes et des biens.

En attendant le retour à la normale et la reprise des compétitions sur le plan national, les regards des férus du football béninois sont tournés vers les championnats étrangers dans lesquels évoluent la plupart des joueurs des Ecureuils. Il est heureux de constater que, quelques jours après le match des Ecureuils contre les Diables rouges du Congo à Brazzaville, à l’occasion des matches de la journée FIFA, la plupart des professionnels continuent de faire parler d’eux au sein de leurs clubs.
Après un passage à vide qui a commencé depuis la fin de la saison dernière, Stéphane Sességnon a fini par retrouver sa place de titulaire au sein de son club, West Bromwich Albion, en première League anglaise. Il a, en effet, renoué avec les pelouses des stades anglais, samedi 17 octobre dernier. Le capitaine des Ecureuils du Bénin était titulaire face à son ancien club, Sunderland. L’international béninois a joué les 90 mn. A l’arrivée, c’est son équipe qui l’a emporté (1-0), grâce à une réalisation de Berahino.
C'était la première titularisation du capitaine des Ecureuils cette saison en première League anglaise. Ses dernières prestations avec l’équipe nationale, surtout face aux Aigles du Mali, lors de la 2è journée des éliminatoires de la CAN Orange, Gabon 2017, ont certainement contribué à cela. Tout comme lui et toujours dans le même championnat, Rudy Gestede a également joué les 90 mn avec Aston Villa face aux « Blues » de Chelsea de l’entraîneur José Mourhino. Match qu’il a malheureusement perdu (0-2) avec les villans à Standford bridge.
En France, Emmanuel Imorou et Jordan Adéoti sont en pleine réussite avec le Stade Malherbe de Caen. Leur club occupe actuellement la 3è place du classement de la Ligue 1 avec 21 pts, derrière Angers, 21pts et le Paris SG, leader, 26 pts. Avant son déplacement victorieux (1-0) du côté de Reims, samedi 17 octobre dernier, Caen restait sur deux bons succès face à Ajaccio (2-0) et surtout contre Saint-Etienne (1-0). Lors de ce match de la 10è journée, les Normands étaient privés d'Emmanuel Imorou, blessé au dos. Jordan Adéoti, titularisé pour ce match par Patrice Garande, a été remplacé à la 89è mn. C'est la troisième victoire d'affilée pour Caen.
En Ligue 2 française, le gardien de but béninois du Havre, Fabien Farnolle, a arrêté un pénalty à la 67è mn sur le terrain de Valencienne, samedi 17 octobre dernier, lors de la 11è journée. Il a empêché Valencienne de remettre les pendules à l’heure, permettant à son club de s’imposer finalement (1-0), son coéquipier Duhamel ayant ouvert la marque en début de partie, à la 15è mn. Une victoire qui permet aux Havrais de remonter à la 11è place avec 14 points.
Après près d’un mois d’absence suite à une blessure à la tempe, David Djigla a signé son retour à la compétition, samedi 17 octobre dernier face à Auxerre. Titulaire sur le coté gauche de l’attaque des Chamois niortais, l’international béninois a disputé l’intégralité du match. Djiman Koukou, l’un des autres internationaux béninois avec lesquels il évolue au sein de Niort, était également titulaire. Le gardien de but Saturnin Allagbé n’était que sur le banc des remplaçants. Quant à l’arrière gauche David Kiki, il était absent. Malheureusement, leur club a perdu (2-3) à domicile. Toutefois, David Djigla est à gratifier, pour avoir signé une passe décisive sur le deuxième but des siens inscrit à la 61è mn par Dona Ndoh, auteur des deux réalisations de Niort qui ne va pas mieux. Il occupe la 17è place avec 9 points, après 11 journées.

La première agence de maîtrise d’ouvrage déléguée du Bénin est en fête. 25 ans après ses débuts, l’Agence d’exécution des travaux urbains (AGETUR S.A) célèbre ses noces d'argent. Et loin de toute célébration festive pompeuse, c’est plutôt sur son devenir qu'elle a choisi de réfléchir, bien qu'auréolée, organisant de ce fait, hier, jeudi 15 octobre à l’hôtel Azalaï de Cotonou, une Table ronde sur le thème «25 ans de maîtrise d’ouvrage déléguée : Bilan, défis et perspectives».
Un quart de siècle est déjà passé, depuis les débuts de l’Agence d’exécution des travaux urbains (AGETUR S.A.). Petite structure de cinq employés en 1991, elle est devenue aujourd’hui un colosse qui, 25 ans après, voit se côtoyer en son sein, un personnel estimé à 148 employés. Un évènement auquel Lambert Koty, président directeur général de l’Agence et ses collaborateurs ont voulu donner un cachet spécial en invitant autour d’une Table ronde, d’autres maîtres d’ouvrages délégués et leurs partenaires. Ce rendez-vous aurait pu être consacré à une belle célébration où champagnes et vins couleraient à flots pour célébrer 25 ans de réussite et de succès. Seulement, à l’AGETUR S.A., il y a plusieurs façons de commémorer un évènement. «Nous avons fait l’option de marquer nos 25 ans d’exercice par l’organisation d’une Table ronde dont l’objectif est d’échanger directement avec nos principaux partenaires en vue de d’identifier des leviers essentiels pour l’amélioration de nos prestations et une plus grande efficacité dans la gestion des projets», souligne Lambert Koty. Plutôt modeste sur le bilan des 25 années d’existence, il évoque néanmoins quelques-unes des grandes réalisations qui ont forgé la notoriété de son agence. Une agence qui tend désormais ses tentacules au-delà des frontières nationales, au regard de la prestance, de la rigueur et du sérieux qui la caractérisent.
Les financements mobilisés par l’agence au cours de cette même période, selon son président directeur général auront permis de réaliser des travaux dans plusieurs domaines à savoir, les infrastructures de voirie et d’assainissement, les infrastructures pour les services marchands, sportifs, de l’éducation, de la santé, de gestion des ordures, des bâtiments spécifiques, des ouvrages d’art dont le plus récent est le pont de Fifadji… sans oublier la promotion immobilière.
Vision futuriste
«En somme, l’AGETUR S.A. a exercé en tant que maître d’ouvrage délégué de 1990 à 2006 où elle a fait la salutaire option de diversifier ses activités. Comme conséquence immédiate, son chiffre, d’affaires qui s’était établi en moyenne à 400 millions de francs CFA par an, est passé à plus de 700 millions en 2007 », expose Lambert Koty. Mieux, l’entreprise a franchi le seuil du milliard en 2008 et la croissance du chiffre d’affaires s’est poursuivie d’année en année avec l’accroissement de son portefeuille qui s’est élevé à 3,7 milliards en 2014. Futuriste, l’AGETUR S.A. se souhaite à l’horizon 2020, un chiffre d’affaires annuel de dix milliards FCFA. Mais cette vision prospective doit s’accompagner dans le temps de la définition de nouvelles ambitions en phase avec les défis de l’urbanisation, embraye le ministre Noël Fonton. «Nous avons là une entreprise qui couvre les domaines dont nous avons besoin pour améliorer notre cadre de vie», se réjouit le ministre qui salue le franc succès accumulé au bout de 25 ans.
Le Premier ministre Lionel Zinsou venu procéder en personne à l’ouverture de la Table ronde bilan des 25 ans d’existence de l’AGETUR S.A. adoube d’abord l’agence pour le chemin parcouru en 25 ans et y voit au-delà, la résultante du leadership de Lambert Koty.
«Derrière toute entreprise, il y a un entrepreneur qui l’incarne. Vous êtes l’homme qui incarne l’AGETUR S.A., tout ce développement, son renouveau, sa crédibilité permanente…», souligne le Premier ministre qui, fier de constater la réussite accumulée en un quart de siècle, voudrait plutôt se tourner vers les 25 années à venir. Se projetant dans ce futur, il a rappelé aux responsables et employés de l’agence, l’obligation qui leur est faite de loger et de transporter les quelques 30 millions, sans oublier l’assurance d’une vie de qualité. Une vie que Lionel Zinsou invite Lambert Koty et les siens à ne pas perdre de vue, les invitant par ailleurs à être du rendez-vous des défis en songeant déjà aux exigences y afférentes.
Les grandes recommandations issues de la Table ronde
Le forum bilan organisé par l’AGETUR S.A. sur le thème «25 ans de maîtrise d’ouvrage déléguée : Bilan, défis et perspectives» et qui a vu la participation de personnalités et d’experts au plus haut niveau de la maitrise d’ouvrage a accouché d’une série de recommandations. Lesquelle, selon l’ancien ministre Luc Marie Gnacadja sont indispensables pour penser le Bénin de 2040 avec la suppression de la «bidonvilisation» au profit d’une urbanisation rigoureuse.
A l’endroit de l’Etat, les participants à cette table ronde recommandent de compléter les décrets d’application, notamment ceux relatifs aux documents types de sélection des agences de MOD et aux conventions types de MOD, pour une meilleure application de la loi MOP, procéder à une révision du Code des marchés publics pour prendre en compte un chapitre spécifique à la MOD afin de lui permettre de demeurer un véritable instrument d’exécution diligente des projets, organiser une concertation entre MO et MOD aux fins d’une appropriation du concept et des principes de délégation de la maîtrise d’ouvrage, accroître le recours à la MOD pour l’exécution diligente des projets et une meilleure consommation des aides au développement, opérationnaliser la Commission d’agrément des agences de MOD et publier régulièrement la liste des agences agréées.
Ils ont aussi proposer de libérer à bonne date la contribution de l’Etat au financement des projets notamment les fonds de contrepartie des projets, réduire les délais de transfert des ressources mises à disposition des projets par les bailleurs de fonds, développer au niveau de l’administration fiscale, une base de données pour permettre aux structures chargées de la passation des marchés de faire des consultations en ligne dans le cadre de l’évaluation des offres (Chiffres d’affaires bilan, régularité fiscale, etc.)…
A l’endroit des bailleurs de fonds, ils ont souhaité que ceux-ci veillent à une bonne préparation des missions d’évaluation des projets afin de bien appréhender les coûts des ouvrages retenus et revoient les procédures en vue de permettre l’élimination des offres anormalement basses. Les banques n’ont pas été occultées et il leur est demandé de mieux accompagner les PME dans l’exécution des travaux par la mise en place des facilités adéquates et suffisantes, développer des compétences spécifiques pour un meilleur suivi de leurs clients (acteurs BTP) aussi bien dans l’analyse des dossiers que pour le suivi technique des chantiers et respecter les engagements pris à travers les garanties et autres actes de cautionnement délivrés. S’agissant des maîtres d’œuvre, la table ronde demande d’améliorer la qualité des études afin d’éviter les écarts à la phase d’exécution, développer une politique de stabilisation du personnel compétent, assurer la présence effective des contrôleurs sur les chantiers et veiller scrupuleusement au respect des normes et règles de l’art dans le suivi de l’exécution des travaux tout en développant des méthodes et outils de vérification rapide des décomptes des entreprises afin de réduire les délais de leur certification.
Les assurances, les laboratoires et les entreprises n’ont pas été omis dans cette série de recommandations.

Engagée pour la protection des droits des enfants, des jeunes et des femmes, l’Ong Autre Vie est préoccupée par la qualité du système éducatif béninois. Avec l’aide de ses partenaires financiers, elle a entrepris dans le cadre de son projet dénommé Ecotous «Ecole pour tous», la construction d’infrastructures scolaires dans quatre écoles primaires publiques de l’Ouémé-Plateau. Les responsables à divers niveaux du projet étaient sur le terrain hier jeudi 15 prochain pour s’enquérir de l’évolution des différents chantiers.
Contribuer à l’accès universel de l’éducation de base au Bénin. C’est l’objectif global du projet Ecotous « Ecole pour tous » initié par l’Ong Autre Vie au profit de quatre écoles primaires dans quatre communes de l’Ouémé-Plateau. Il s’agit de façon plus spécifique de favoriser l’accès à l’éducation primaire des enfants les plus vulnérables et défavorisés dans les villages de Dotinkanmè à Ifangni, Ahouandji à Akpro-Missérété, Kpankoun à Kétou et Assagamè à Sakété. L’Ong a entrepris la construction de quatre modules d’une classe et de quatre latrines plus équipements dans les quatre écoles primaires publiques ciblées par le projet. Elle mène cette action avec l’appui financier de la Fondation de Lions club international (LCIF) qui a contribué à hauteur de 55 934 dollars soit 28 millions FCFA environ. Le reste du financement évalué à 31 943 dollars soit à 16 millions FCFA, est apporté par les autres partenaires du projet dont les communes et l’Ong Autre Vie.
Deux équipes composées des responsables de l’Ong et des représentants du Partenaire étaient sur le terrain hier pour voir à quel rythme évoluent les chantiers. Elles se sont scindées en deux. Une première équipe a visité le chantier d’Akpro-Missérété puis celui de Kétou. La seconde équipe dans laquelle faisait partie le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie, Romuald Djivoessou a visité le chantier de l’école primaire publique d’Assagamè dans la commune de Sakété et celui de l’école primaire publique de Zoungodo dans la commune d’Ifangni.
Des entretiens
A chacune des étapes, la délégation s’est entretenue avec la mairie. A Sakété, c’est le maire même de la commune, Pierre Adéchi qui a reçu la délégation pour louer l’initiative de l’Ong et donner toute sa caution au projet. Il a promis de libérer la contrepartie de sa commune pour garantir l’achèvement des travaux à Assagamè et l’équipement des classes. La délégation s’est ensuite ébranlée vers le site d’Assagamè. Elle a constaté avec déception que les travaux piétinent. L’entrepreneur est encore à l’étape de démarrage de la fondation. Des recommandations fermes ont été faites pour que le chantier soit libéré dans le délai contractuel afin que les écoliers qui étudient dans des appâtâmes puissent en jouir dans un bref délai.
A l’EPP Zoungodo, la réalité n’est pas la même. Ici, le chantier évolue à grands pas. L’entrepreneur est déjà au niveau de chaînage. Seulement quelques malfaçons ont été relevées au niveau du ferraillage des poteaux par le cabinet de contrôle des travaux. L’entrepreneur n’a pas respecté le dosage nécessaire. Il a été instruit de procéder à des correctifs pour respecter le plan de construction qu’il a lui-même souscrit.
Avant d’aller sur le chantier, la délégation a fait un tour à la mairie d’Ifangni. Le secrétaire général de la mairie, Rodrigue Kotounou a assuré de la quote part de la commune qui ne fera pas défaut.
Au terme de la descente, le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie se dit satisfaite de cette visite qui lui a permis de toucher du doigt l’évolution des différents chantiers d’infrastructures scolaires mises en œuvre par sa structure. Ce qui permettra in fine de réduire le taux de déperdition scolaire et de la déscolarisation des enfants et de participer à l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la scolarisation de la petite enfance dans les quatre communes concernées, a précisé Romuald Djivoessou qui était accompagné de Emmanuel Ahissou, Past président de la zone 351 de Lions club international et de Fortuné Dadjo, Past président de Lions club Porto-Novo Caïlcédrat.

Pour succéder au champion d’Afrique des Nations en titre et quadruple ballon d’or africain, Touré Yaya Gnégnéry, 36 footballeurs professionnels sont nominés. Soit 13 joueurs de plus que l’année dernière. Leur liste a été dévoilée le 13 octobre dernier par la Confédération africaine de Football (CAF).
Trente-six (36) prétendants pour un titre. La Confédération africaine de Football (CAF) a dévoilé en milieu de semaine la liste des footballeurs africains nominés pour le titre de meilleur joueur de l’année en cours. Outre le champion sortant Touré Yaya certains de ses compatriotes également champions d’Afrique y figurent. Il s’agit de Max Alain Gradel, Yao Kouassi Gervais et Serge Aurier. On y note également la présence du lauréat du prix du meilleur joueur du prix BBC Afrique 2015, par ailleurs le meilleur footballeur africain 2014 de la Ligue 1 française de football, André Ayew, des Blacks stars du Ghana.
Si l’édition de l’année dernière a rassemblé 24 joueurs nominés, la liste de cette année enregistre treize noms de plus.
Ainsi pour le titre de meilleur joueur basé sur le continent, la CAF a retenu 24 footballeurs évoluant dans les championnats africains. Le gardien des Eléphants de Côte d’Ivoire et Assalé Roger, tous deux champions d’Afrique des nations 2015 y figurent.