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Nouvelles

Paiement des arriérés de salaires aux cheminots de l’OCBN: Réjouissance, sourire et louanges après la traversée du désert

Le Syndicat des cheminots de l’Organisation commune Bénin-Niger (Syncobeni) a organisé hier lundi 12 octobre, une assemblée générale. Occasion pour les militants qui tirent le diable par la queue depuis quelques années, d’être informés sur la disparition, dans quelques jours, de l’OCBN leur employeur de toujours au profit d’une nouvelle structure dénommée Bénirail.

C’était en présence du ministre des Transports et des Travaux publics en sa qualité de président du Comité de direction de l’OCBN et des représentants de plusieurs Confédérations syndicales.

Souriants, l’air heureux et visiblement détendus, les agents de l’OCBN qui ont souffert le martyr et qui ont été, privés de leurs salaires pendant vingt mois vivent des moments d’espoir. Le représentant de l’Intersyndical de l’OCBN, Arsène Adjovi leur a annoncé officiellement la bonne nouvelle : «la fin des activités de l’OCBN, et le démarrage de celles de Bénirail». Une nouvelle accueillie par une ovation nourrie de l’assistance. Dans les ateliers de la structure hier, le temps était donc à la fête avec des chants et danses.

Après le rappel du chemin parcouru pour en arriver à cette étape, le syndicaliste salue la clairvoyance des gouvernements du Niger et du Bénin, et exhorte ses camarades au travail bien fait. «Réveillez les vieux génies et mettez-les au service du notre nouvel outil de travail», a-t-il conseillé.
A la tête de la structure depuis 18 mois, celui qu’on peut désormais appeler le dernier directeur général de l’OCBN, Soulémane Issakou a salué l’endurance des employés par rapport à la misère vécue, avant de rappeler que la nouvelle situation est la concrétisation du rêve des chefs d’Etat du Niger et du Bénin. Il a ensuite appelé à la conscience professionnelle pour sauver l’image de marque de la nouvelle structure qui est leur outil de travail.
Pour sa part, le directeur général de Bénirail, Benoît du Souich se réjouit de prendre un premier contact avec ses futurs employés. «Nous aurons l’occasion de nous voir très prochainement pour parler, discuter autour de ce nouveau projet. », a-t-il indiqué précisant pouvoir compter sur le professionnalisme légendaire des cheminots béninois.
«Je suis heureux de vous voir constater par vous-mêmes la fin des activités de l’OCBN. C’est l’aboutissement d’un long processus qui consacre la volonté de deux chefs d’Etat de réunir leurs peuples par les rails», a-t-il avancé. Puis, il a conseillé aux syndicats de travailler avec la nouvelle direction dans un esprit de syndicalisme de participation.
Tour à tour, Dieudonné Lokossou de la CSA-Bénin, Pascal Todjinou de la CGTB et Noël Chadaré de la Cosi-Bénin sont montés au créneau pour fustiger la mauvaise gestion de l’OCBN par les politiques. «Ce sont les différents régimes politiques qui ont mis ce fleuron de l’économie du pays dans cet état pitoyable» a révélé Dieudonné Lokossou. «Ne croyez pas au philanthropisme d’un repreneur a ajouté Pasal Todjinou pour qui le groupe Bolloré n’est pas là que pour les aider. «C’est un capitaliste comme tout autre qui est venu pour ses affaires». Il prévient toutefois de toute intention éventuelle de licenciement abusive
Quant à Noël Chadaré, il a appelé tous les travailleurs de l’OCBN devenue Bénirail, au professionnalisme». «C’est désormais votre gagne-pain», a-t-il dit.
Même message avancé par le président d’honneur à vie de l’OCBN, Albérick Ahoyo. Appelé à faire valoir ses droits à la retraite depuis maintenant 31 ans, cet ancien de l’OCBN a salué la solidarité et surtout l’endurance des travailleurs. Puis, il les a appelés à la vigilance. «Partout où passent les rails des vies naissent», conclut l’octogénaire.

Actualités 13 oct. 2015


Audiences à la présidence de la République: Bientôt, 785 Mw d’énergie disponible

Plusieurs ministres ont fait, hier lundi 12 octobre, au président de la République le point sur l’avancement de certains projets dont ils assurent le suivi. Il en ressort qu’environ 785 Mw d’énergie électrique seront disponibles dans les mois qui viennent.

L’ambition du chef de l’Etat d’assurer une puissance installée de 1000 Mw pour juguler le déficit énergétique du Bénin prend déjà corps. A l’issue d’une audience hier au palais de la Marina, le ministre en charge de l’Energie, Spéro Mensah a annoncé la signature d’une série de conventions de production d’énergie électrique avec six entreprises. «L’ensemble des conventions doit permettre au Bénin d’obtenir environ 785 Mw», informe-t-il. Il indique que les diligences seront observées par les partenaires privés afin que les centrales à construire soient opérationnelles dans le premier trimestre de l’année 2016. Michel Nahed, directeur général de la société SATAREM, l’un des signataires de la convention rassure que, les travaux, pour ce qui le concerne, devront démarrer en novembre prochain. Une première tranche de production de 50Mw est annoncée pour décembre prochain.

Le président de la République a également rencontré des acteurs du secteur des TICs en présence du ministre en charge de la Communication. Il a surtout été question des diligences à observer afin que ce secteur contribue efficacement à la réduction du chômage au Bénin. Des programmes liés à la promotion de l’économie numérique ont été évoqués, notamment la mise en place du projet de paiement électronique, la création des centres d’appel ainsi que la mise en place des centres d’incubation des jeunes. « Nous avons tous les éléments en place pour que le Bénin entre définitivement dans l’économie numérique. Et les TICs nous offrent beaucoup de solutions, même dans la lutte contre l’insécurité», souligne le ministre.
Pascal Dossou-Togbé, ministre de la Santé, a fait aussi au chef de l’Etat le point de la mise en œuvre du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). A l’en croire, 35 000 personnes sont actuellement bénéficiaires de ce programme. «Nous avons commencé le remboursement. Au plan de la loi, le projet soumis à l’Assemblée nationale est déjà examiné par la Commission des lois et celle des Affaires sociales. Le président de la République a indiqué la nécessité de consacrer une session extraordinaire du Parlement afin que cette loi soit vite votée », confie le ministre.
Le chef de l'Etat a tenu une séance de travail avec une délégation de la commune de Ouidah conduite par son maire Sévérin Adjovi. Il a été passé en revue les réalisations du gouvernement en faveur de cette localité, les nouveaux enjeux de développement ainsi que la vision du chef de l'Etat concernant le développement à la base.

Actualités 13 oct. 2015


Séance de travail au Palais de la Marina: Boni Yayi déterminé à combattre le chômage

Le président de la République a tenu, samedi 10 octobre dernier, une séance de travail avec les principaux bénéficiaires des différentes initiatives de lutte contre le chômage. Objectif, évaluer l'impact des actions menées et prendre des dispositions nouvelles pouvant induire plus d'efficacité.

Les différents responsables en charge des structures de promotion de l’emploi des jeunes ont fait le point de la batterie de mesures déployées depuis 2006 pour accélérer la marche vers la création d'emplois au Bénin. Au total, trente-trois outils ont été mis à la disposition des jeunes depuis 2006 dans les différents départements ministériels. En dehors de l'ANPE, du FNPEEJ, du FNM, les Business Promotion Center (BPC), nouvelle structure du dispositif institutionnel de création d'emploi, ont accueilli au titre de cette année six mille jeunes ayant bénéficié de divers accompagnements. Ces résultats encourageants plaident pour une démultiplication de ces centres déjà fonctionnels dans les villes de Porto-Novo, Cotonou, Abomey-Calavi, Lokossa, Parakou et Natitingou, ont reconnu les différents intervenants. Trois autres centres seront ouverts d'ici fin novembre dans les villes de Kandi, Pobé et Bohicon, annonce Nadine Dako, ministre en charge de l'emploi des jeunes.

Le plus gros challenge, à en croire les différents représentants des jeunes, reste la question de la mise en place et du suivi des promoteurs, à l'issue des processus de formation et d'élaboration du business plan.
Pour le directeur général du Guichet unique de formalisation des entreprises (GUFE) Is-Dine Bouraïma, si 70% des nouvelles entreprises créées ne survivent pas au-delà de deux ans, la raison réside dans l'inefficacité des Centres de gestion agréés (CGA), qui non seulement existent en nombre limité, mais sont peu connus. La solution, préconise-t-il, est la démultiplication de ces Centres sur toute l'étendue du territoire national, en vue d'un accompagnement efficient et durable des jeunes promoteurs.

De nouvelles niches d'emplois explorées

La séance a également permis d'évaluer les possibilités au niveau de certains secteurs, potentiellement pourvoyeurs d'emplois. A en croire le ministre en charge de la Communication et des Technologies de l'Information et de la Communication, les réformes en cours au niveau de Bénin télécoms Sa vont induire sous peu par une explosion des besoins d'emploi dans le domaine de l'économie numérique. Outre les centres d'appel qui ont déjà généré plus de deux mille emplois cette année, indique-t-il, d'autres programmes tels que le passage de l'analogique au numérique, les paiements électroniques, les centres d'incubation, etc seront bientôt mis en œuvre, à l'aide de la fibre optique en cours de déploiement sur toute l'étendue du territoire.
De son côté, Komi Koutché, ministre d'Etat en charge de l'Economie, a rappelé les différentes mesures prises par son département ministériel pour, non seulement inciter les jeunes à la création d'entreprises, mais surtout faciliter leur accès au marché. Entre autres, des mesures fiscales incitatives telles que le crédit impôt, la priorité accordée au secteur productif local pour l'acquisition de certains équipements et produits au profit de l'administration. Au total, assure-t-il, plus de 165 milliards de nos francs seront dédiés dans la Loi de finances, exercice 2016 à la cause de l'emploi y compris les divers recrutements d'agents au profit l'Etat.

Les nouveaux enjeux de la lutte contre le chômage

Le chef de l'Etat a tenu à appeler à une prise de conscience nationale face à la question du chômage des jeunes. Tout en se félicitant des récents progrès économiques du pays en termes de croissance, Boni Yayi constate avec amertume la subsistance de la "grosse pauvreté dans la couche juvénile". Les raisons, précise-t-il, tiennent entre autres, tant à la non prise en compte des jeunes dans le processus de création de la richesse. "Si nous travaillons tous à créer la richesse, nous aurons réussi à créer cette croissance forte et inclusive, et chacun y prendra sa part" exhorte le chef de l'Etat. Pour lui, le chômage est une bombe planétaire qui appelle une attention particulière des gouvernants. "Tant qu'on n'aura pas réussi à faire de vous les véritables acteurs de votre destin, nous n'irons nulle part", prévient Boni Yayi tout en appelant les jeunes à leurs propres responsabilités. Le chef de l'Etat n'a pas manqué d'exhorter les jeunes à prendre à cœur, au-delà de la question de l'emploi, le défi du changement climatique, qui selon lui, reste l'enjeu majeur pour la planète, en raison surtout de ses interférences dans les processus de production.
Les différents réglages à opérer, à l'aune des contributions enregistrées au cours de ces échanges, feront incessamment l'objet d'un approfondissement en conseil des ministres, conclut Boni Yayi.

Actualités 12 oct. 2015


Après 100 jours à la tête du MTPT: Gustave Dépo Sonon fait le point des réformes

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Dépo Sonon, était vendredi 9 octobre dernier, face aux acteurs de la presse. Cette rencontre fait suite à l’invitation à lui adressée par les journalistes. C’était pour lui, l’occasion de se prononcer sur les différentes réformes entreprises dans les différents secteurs de son département ministériel.

«Le réseau routier béninois connait une nette progression depuis l’avènement au pouvoir de Boni Yayi ». C’est par ces propos que le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Dépo Sonon, a tenu à faire le point des nombreux travaux de bitumage. Loin d’exprimer un sentiment de satisfaction, il s’est refusé la paternité de quelque voie que ce soit, et ce, malgré le fait qu’il a été au sein de ce ministère, directeur de la Programmation et de la Prospective pendant plus d’une demi dizaine d’années. «A ce jour, 700 kilomètres de routes bitumées ont été déjà réceptionnés», souligne t-il. Par contre, 250 kilomètres de route ont été déjà bitumés mais non encore réceptionnés à cause de certaines formalités qui traînent. 575 kilomètres de routes sont en cours de constructions.

Par ailleurs, de nombreux efforts sont faits également pour construire plusieurs routes mais faute de financement, ces efforts sont étouffés. Le ministre des Travaux publics et des Transports a indiqué que la route Akassato-Bohicon évolue à grand pas et celle Comé-Lokossa-Dogbo, conformément au chronogramme prévu à cet effet. Tout en rappelant l’importance de la route pour l’économie béninoise, Gustave Dépo Sonon, a également annoncé que le gouvernement finance et entretient les pistes rurales afin de faciliter les échanges commerciaux entre plusieurs localités enclavées.
Le règlement N°14 de l’UEMOA n’est pas passé inaperçu. A ce propos, le ministre a confié que la non réglementation de cette disposition entraîne la détérioration à court terme des différentes infrastructures routières. Le service des transports va quant à lui, connaître dans les prochains jours une nouvelle réorganisation. A cet effet, insiste-t-il, des pourparlers sont en cours avec les différents conducteurs pour retenir les tranches horaires.
Abordant le question du transport aérien, Gustave Dépo Sonon s’est dit fier des avancées enregistrées à travers la construction d’un nouvel aéroport international à Tourou. Construit à grand frais, cet aéroport n'a pas jusque-là été mis en service. Cela est dû, selon lui, à la piste d’atterrissage qui a été calibrée à 2400 mètres au lieu de 3300 mètres tel que l’exigent les normes internationales. A cet effet, les travaux de prolongement sont en cours et il sera mis en service dès l’année prochaine.
Les activités de la modernisation du réseau ferroviaire béninois confiée au groupe Bolloré vont démarrer le 14 octobre prochain. Pour éviter que les travaux connaissent des perturbations, le Groupe Bolloré a déjà payé aux agents de l’ex OCBN plus d’un milliard de francs CFA, une somme qui correspond à leurs arriérés de salaires, a informé le ministre. Un terrain d’entente a été même déjà trouvé avec le groupe Pétrolin de Samuel Dossou Aworet. Pour lui, dans les jours à venir, le Conseil des ministres va se prononcer et rendre public le compromis.
Plusieurs autres sujets ont été également abordés lors de la rencontre avec les hommes des médias.

Actualités 12 oct. 2015


Enseignement supérieur: 110 ha offerts pour la construction de l’Université de Lokossa

Réuni en session extraordinaire, jeudi 8 octobre dernier, le Conseil communal de Lokossa a, entre autres, pris une importante décision. Il a décidé d’octroyer un domaine de 110 ha pour la construction de l’Université de la localité.

La 6e session des élus communaux de Lokossa pour le compte de l’année en cours a été largement consacrée aux préoccupations d’ordre foncier. Celle liée à la construction de l’Université de Lokossa n’a pas été oubliée.

A ce niveau, le Conseil communal a validé, jeudi 8 octobre dernier, l’attribution d’une superficie de 110 ha au profit du ministère en charge de l’Enseignement supérieur. Celui-ci devra s’en contenter à défaut des300 ha préalablement exprimés, suppute-t-on dans le rang des conseillers qui précisent que la superficie octroyée constitue deux lots de 90 ha et 20 ha. Le caractère hydromorphe d’un pan important du sol de la commune de Lokossa expliquerait cet état de choses.
Le maire Pierre Awadji et le collège des conseillers ont dû compter avec la collaboration de la Coopérative d’aménagement rural pour prélever les sur leur domaine dans l’arrondissement d’Agamè.
Pour le reste des points portant sur le foncier, la session a également donné des avis favorables. Ainsi le ministère en charge des Enseignements maternel et primaire a aussi bénéficié de 89,05 a dans l’arrondissement de Koudo au profit de l’Ecole primaire publique de Hounsa.
Quant à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB), elle dispose désormais d’un nouveau site en remplacement de l’ancien auquel il est reproché l’état hydromorphe. L’institution consulaire peut entamer, toujours dans l’arrondissement de Lokossa centre, les travaux de construction du siège de sa région économique dans le Mono-Couffo.

Actualités 12 oct. 2015


Problématique des violences faites aux femmes et aux filles: La COSI-Bénin s’en préoccupe

La Confédération des Organisations syndicales indépendantes du Bénin (COSI-Bénin) a organisé à l’intention des femmes, un forum national à l’INFOSEC de Cotonou. C’était vendredi 9 octobre dernier autour du thème «La problématique des violences faites aux femmes et aux filles : cas du Bénin». Ensemble, les participantes ont partagé les expériences vécues et difficultés avant d’envisager des perspectives.

Le forum de la COSI-Bénin organisé vendredi 9 octobre dernier autour la problématique des violences faites aux femmes et aux filles s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan opérationnel 2015 des femmes de cette confédération. En effet, les femmes et les filles sont de plus en plus victimes de violences sur les lieux de travail, dans les ménages, les centres d’apprentissage, dans les marchés, les établissements scolaires et universitaires en dépit de l’arsenal juridique existant qui protège les droits des femmes. A la cérémonie d’investiture du forum, la présidente de la Commission nationale des Femmes (CONAF), Philomène Ekpo, a souligné que depuis la promulgation de la loi 2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes au Bénin , sa mise en œuvre est faiblement accompagnée et suivie par les pouvoirs publics et acteurs intervenants dans sa vulgarisation. De même, estime-t-elle, la prise en charge des victimes de violences n’est pas prise en compte et les auteurs de violences ne sont pas punis. C’est pourquoi dans le cadre de ses combats dans ce domaine, la COSI-Bénin a élaboré un plan pluriannuel 2013-2016 au profit des femmes travailleuses dont l’objectif est de contribuer à réduire le taux des cas de violences faites aux femmes et filles pour un meilleur renforcement de l’égalité des sexes au Bénin. De façon spécifique, , le forum du vendredi dernier a permis aux participants professionnels du droit , du corps médical, de la Société civile, d'ONG décideurs et cadres de l’administration, partenaires techniques et financiers de mener un échange interactif sur la définition, la problématique des violences faites aux femmes , l’état des lieux ainsi que la teneur et les modalités d’application de loi 2011-2016 du 09 janvier 2012 sur les violences faites aux femmes.

Le secrétaire général de la COSI-Bénin, Noël Chadaré, a indiqué que la Confédération n’entend plus seulement revendiquer mais aussi entend contribuer aussi au développement du Bénin. Pour lui, la COSI-Bénin entend également travailler avec tous les acteurs de la société intervenant sur les mêmes thématiques : le chômage des jeunes, le respect des droits de l’Homme, la protection de l’environnement. Aussi, Noël Chadaré croit-il que l’organisation du forum du vendredi vise aussi à produire un impact réel sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles à travers un meilleur accès à la justice. Et pour relever ce défi, la COSI-Bénin entend aussi prendre une part active à travers la sensibilisation de toutes les couches de la population par la vulgarisation et des actions en faveur d’une meilleure application des instruments juridiques protégeant les femmes et filles contre toutes formes de violence.
Le secrétaire général du ministère en charge de la famille Geneviève Ogoussan a salué l’initiative de la COSI-Bénin en ce sens qu'elle émane d’une organisation syndicale et cadre parfaitement avec leur champ d’action. Il s’agit, selon elle, d’un véritable fléau qui gangrène les familles et les lieux de travail.

Actualités 12 oct. 2015


Littérature: Carmen Toudonou lance le recueil de poèmes «Noire Venus»

L’univers littéraire béninois a été enrichi d’un nouvel ouvrage baptisé « Noire Venus », un recueil de poèmes écrit par Carmen Fifamè Toudonou, journaliste de carrière. Le lancement du chef-d’œuvre s’est déroulé samedi dernier à Porto-Novo devant un parterre de personnalités dont le préfet du département de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou, des députés à l’Assemblée nationale et des hommes de lettres.

Après son premier roman « Presqu’une vie » publié en 2014 et dédié à sa fille, Carmen Fifamè Toudonou confirme ses talents d’écrivain. Elle lance un deuxième ouvrage de 92 pages qu’elle a baptisé « Noire Venus ». Il s’agit d’un recueil qui présente des poèmes écrits entre 1999 et 2015. L’auteure dédie « Noire Venus » à sa mère. Elle rend hommage à cette dernière, pour lui avoir inculqué le sens du travail, de l’honnêteté et de la dignité. Carmen Fifamè Toudonou n’a pas non plus oublié son père fauché par la mort dans la fleur de l’âge en 1996. Elle fait accompagner sa dédicace de deux pensées de André Malraux et de André Grety à l’honorer, lui qui s’appelait aussi André.

Carmel Fifamè Toudonou explique qu’elle a retenu le titre « Noire Venus » pour célébrer la femme noire et l’amour. Venus représente la déesse de l’amour pour les occidentaux. Elle a voulu donc africaniser cette déesse et lui donner la couleur noire. C’est pourquoi l’amour et l’amour sont la thématique la plus abordée dans le livre, poursuit l’auteure qui trouve que ce n’est que justice de baptiser ce livre «Noire Venus». Carmen Fifamè Toudonou précise, par ailleurs, que son choix pour les poèmes vise surtout à désacraliser la poésie, un genre littéraire qui ne court pas les rues. Pour elle, un bon poème ne doit pas être un texte qu’on lit et qu’on ne comprend pas. Un bon texte poétique est celui qu’on lit et qui donne de l’émotion au lecteur, signale-t-elle, avant d’inviter le public à lire « Noire Venus » qui comporte des textes poétiques accessibles même aux élèves.
La qualité de cet ouvrage sera saluée par plusieurs hommes de lettres dont Habib Dakpogan qui l’a présenté à l’assistance, Florent Couao-Zotti et le professeur Guy Ossito Midiohouan. Pour ce dernier qui a lu en avant première l’ouvrage, « Noire Venus » véhicule la vie, l’amour, la mort, beaucoup de sensualité et de sexualité et beaucoup de déception amoureuse. Tout en regrettant que les textes poétiques ne soient pas datés pour guider les lecteurs dans l’évolution du temps, le professeur de lettres à l’Université d’Abomey-Calavi félicite l’auteure d’avoir donné naissance à ce deuxième chef-d’oeuvre après «Presqu’une vie » qui est aussi un roman de bonne facture. Ce qui fait dire à Guy Ossito Midiohouan que Carmel Fifamè Toudonou est une promesse. Il espère que cette promesse littéraire va se réaliser avec l’édition de beaucoup d’autres ouvrages qui seront aussi de qualité.
Le préfet de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou, le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Falilou Akadiri et le député Ibath Sanni Glèlè, marraine de la cérémonie de lancement de l’ouvrage, tous ont tour à tour congratulé l’auteure et l’ont invitée à maintenir le cap pour inscrire davantage le nom de Porto-Novo et du Bénin au panthéon de la littérature africaine et mondiale.

Culture 12 oct. 2015


Rentrée académique solennelle 2015-2016 à l’UAC: Des enseignements, de nouveaux challenges pour un campus performant

L’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a effectué sa Conférence inaugurale 2015-2016, vendredi 9 octobre dernier. L’évènement est placé sous le thème « Espaces intimes de l’éducation et défaillance de la pédagogie officielle, plaidoyers pour un nouvel agir pédagogique ». C’est l’amphi Idriss Déby Itno, qui a servi de cadre au lancement de ladite conférence.

Cérémonie empreinte de solennité, mais quelque peu sobre. Quoique simple, la rentrée académique 2015-2016 à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), aura marqué les esprits. Le recteur Brice Sinsin la place sous le signe de nouvelles innovations et fait un point non exhaustif des chantiers à réaliser en vue de rendre cette université performante.

Selon lui, l’espace géographique académique change au fur et à mesure que le nombre d’étudiants s’accroît. De deux universités, il y a quelques années, explique-t-il, le Bénin en compte sept aujourd’hui. Sauf que le campus universitaire d’Abomey-Calavi bat le record en termes d’effectif. Le défi à relever ici, consiste donc en un réajustement de la masse d’étudiants afin d’aider les nouveaux bacheliers à occuper tout le territoire national académique.
Loin d’être une simple formalité, souligne-t-il, l’entrée des nouveaux bacheliers dans les facultés classiques à l’UAC sera désormais sanctionnée par des critères d’admissibilité. En plus d’être un atout intellectuel pour les étudiants eux-mêmes, cette mesure, poursuit Brice Sinsin, permettra d’éviter les lacunes et de réduire le taux de redoublement dans leur rang. Dans la recherche de cette performance, «nous n’allons pas faire la course au grand effectif, nous visons la qualité des étudiants et la compétitivité de l’université», annonce-t-il. L’objectif est de former de nouveaux produits utiles au développement durable.

Des enseignements

Fidèle à sa devise d’université citoyenne, le campus universitaire d’Abomey-Calavi manifeste également le désir d’implanter sa propre Fondation afin d’accéder plus facilement aux dons et aux œuvres sociales. Il s’agit d’une mesure pour accompagner les incubateurs d’entreprises, à aller plus loin dans l’entreprenariat, se réjouit-il.
Outre les défis à relever, la rentrée académique solennelle 2015-2016 a été également riche en enseignements. La leçon inaugurale est présentée par Gabriel Boko, professeur titulaire de psychopédagogie. Revenant sur le thème choisi, le conférencier souligne que le volet défaillance de la pédagogie officielle intègre entre autres, la démission des parents et enseignants. Pour lui, « les projets et styles éducatifs, et les méthodes d’accompagnement engagés par les uns et les autres expliqueraient tous les dérèglements qui consacrent une nouvelle forme de barbarie dans tous les compartiments des sociétés ». Il explique qu’au-delà des limites des recettes savamment élaborées jusqu’ici par les courants de ‘’pensées’’, il existerait des « approches simplement mal explorées ou franchement délaissées par les acteurs de l’école et de la famille ». Selon lui, une dimension essentielle a été omise dans toutes les nomenclatures psychopédagogiques de la construction de l’individu : la conduite éducative pendant la période embryonnaire et la période fœtale de la vie de l’individu ».
Son « plaidoyer pour un nouvel agir pédagogique » part alors du postulat qu’il existe dans la trajectoire de chaque être humain, un certain nombre de périodes sensibles au cours desquelles les comportements humains peuvent être modelés avec efficacité. A tout moment, argumente-t-il, « le bas niveau d’éducation des parents, les conditions de vie précaires, les services de soins de santé mal organisés ou peu outillés peuvent constituer un poids mort qui neutralise l’effet pédagogique».
Partant de ce constat, il a identifié huit piliers pour sauver l’éducation. Entre autres, ‘’un accompagnement psychopédagogique perspicace’’, ‘’une politique éducative non-alignée, fondée sur des choix opératoires rigoureusement conformes à la demande sociale et à la culture locale’’, ‘’ un besoin bien structuré et bien adapté aux besoins réels et aux aspirations des bénéficiaires’’, ‘’un milieu parental solide et capable d’étayage adéquats’’.
Le conférencier a, par ailleurs, lancé un appel à sortir « la pédagogie des limites que lui ont imposées jusqu’ici la sociologie, l’anthropologie et la philosophie, afin d’embrasser l’homme dans sa totalité, depuis la racine sans l’étouffer ».

Education 12 oct. 2015


Stage international de karaté-Do IBA: Améliorer le niveau technique des pratiquants

Le Hall des arts, des sports et loisirs de Cotonou a servi de cadre du 9 au 12 octobre, à un stage international de karaté-Do de l’International Budo Association (IBA). C’était l’occasion pour rehausser le niveau des pratiquants béninois.

Au cours du week-end écoulé, près de 200 pratiquants de Karaté ont eu l’occasion d’affiner leur technique, à la faveur d’un stage international organisé à leur intention à Cotonou. Ils sont venus de 5 pays à savoir le Bénin, le Niger, le Nigeria, le Togo et la Côte d’Ivoire. C’était sous la direction du quadruple champion du monde de karaté CSIT, ex international de boxe américaine, instructeur international et ceinture noire 6è Dan IBA, le senseï Olivier Cantave Plu. Il était assisté des instructeurs, senseï Montand Kodjo et senseï Amadou Adamou du Niger. L’occasion leur a permis de partager leurs expériences et leur savoir-faire avec les participants à ce stage. Tous ont reconnu cette culture d’apprendre et de vouloir en connaître davantage dont les stagiaires ont fait montre.

«C’est dans le souci d’apporter un plus aux pratiquants de cet art martial, que nous avons essayé de mettre ensemble un certain nombre de compétences, pour renforcer leur niveau», a expliqué l’organisateur suprême de ce stage et président de l’IBA au Bénin, maître Claude Avouansou alias Yavoul, situant l’objectif du stage. Au cours de sa première partie, les participants ont travaillé le «self defense». Ils ont aussi découvert, selon le senseï Claude Avouansou, les secrets du Budo qui est la voix du guerrier.
Outre le «self defense», les participants ont également appris, samedi 10 octobre dernier, les techniques de compétition, à travers les comportements qu’ils doivent adopter face à l’adversaire. Hier dimanche 11 octobre, c’est par les démonstrations de kata, que le stage a pris fin.
Par rapport au travail abattu, les stagiaires sont désormais aguerris. Ils sont à même de décrocher des médailles au cours des compétitions, pour peu qu’ils appliquent ce qui leur a été appris.

Sports 12 oct. 2015


Pour l’amélioration du projet LOGIVAC au Bénin: LOGIVAC+ officiellement lancé

Après quatre ans d’expérimentation du projet pour l’optimisation de la chaîne logistique vaccinale dénommé LOGIVAC dans la zone sanitaire pilote de Comé, ce projet se transforme en LOGIVAC + afin de mieux optimiser la chaîne vaccinale au Bénin. Son lancement a eu lieu jeudi 8 octobre dernier à Cotonou.

«La vaccination est, aujourd’hui, l’une des interventions les plus efficaces dans la vie des enfants. Car chaque année, la vaccination sauve des milliers d’enfants dans le monde. Ainsi, on ne peut pas arrêter la vaccination des enfants», a déclaré, jeudi dernier la représentante résident du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), Anne Vincent. Elle ajoute que le programme de vaccination est l’un des piliers de la santé publique.

Au cours de la phase d’expérimentation, la zone sanitaire a reçu des équipements innovants comprenant un lot de 8 réfrigérateurs solaires, une glacière nano-Q, un entrepôt répartiteur de vaccins équipé de 2 réfrigérateurs et d’un congélateur. Pour une bonne maintenance de ces équipements, LOGIVAC a organisé avec ses partenaires, une formation pratique. Après un an d’exercice dans la zone pilote de Comé, les résultats ont démontré un impact significatif sur la performance de la gestion logistique des vaccins, la qualité de la vaccination, la qualité des données et la motivation du personnel de santé. Plus concrètement, aucune rupture de stock n’a été relevée, plus de 10.000 doses de vaccins impropres à la consommation ont été systématiquement retirés, 100% des formations sanitaires ont complété leurs rapports mensuels. Ces résultats plus réconfortants ont suscité l’extension de cette expérience à toutes les 33 autres zones sanitaires restantes. Cette extension change LOGIVAC en LOGIVAC+ qui fournira un appui technique au programme d'élargi de vaccination au Bénin. Il a pour but d’améliorer et d'étendre le nouveau système logistique expérimenté à Comé à l’échelle nationale pendant les trois prochaines années.
Pour la première année, 8 zones sanitaires seront réorganisées selon le même modèle de logistique optimisée que la zone sanitaire de Comé. Il s’agira de la réalisation d’une analyse sur la situation de la gestion logistique, l’identification des besoins et planification du déploiement du système optimisé, l’acquisition et l’installation des équipements de chaînes du froid et de transport, la formation des agents impliqués dans la gestion logistique, le suivi de la mise en œuvre et l’évaluation des performances du nouveau système logistique.
Si l’Agence de médecine préventive et l’UNICEF sont tombées d’accord pour le financement de cette expérience dans les 8 zones sanitaires retenues, les autres n’ont pas encore trouvé de partenaires sûrs.
Le ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé a lancé un appel à toute la population et aux partenaires en particulier pour leurs appuis et le financement des zones restantes.

Santé 12 oct. 2015


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