La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Rentrée scolaire 2015-2016: Timide reprise dans les établissements publics à Cotonou

Après avoir observé une pause de près de 3 mois, les écoliers et élèves des établissements d’enseignement maternel, primaire, secondaire publics et privés ont repris le chemin des classes hier, lundi 5 octobre. Une timide effectivité est observée dans les établissements publics.

«La rentrée a été effective chez nous, comme vous pouvez le constater. Les salles de classe sont ouvertes. Les élèves sont dans la cour et nous sommes en train de procéder à l’inscription des nouveaux apprenants et des autres classes intermédiaires. Depuis 7h 30 mn, nous sommes là pour essayer de mettre les salles de classe au propre», a déclaré Moise Holonou, directeur de l’école primaire publique de Gbégamey Sud, groupe A. il sera appuyé par les directeurs des autres groupes de l’école.

Selon Moise Holonou, le premier jour de la rentrée est consacré à l’entretien et au balayage de l’école et des classes, suivi du nettoyage des tables et bancs qui sont restés inoccupés pendant des mois. Sans cet entretien préalable, et si les conditions d’hygiène ne sont pas réunies, les élèves ne peuvent pas commencer les cours, insiste-t-il. Malheureusement, l’effectif des élèves présents n’a rien à voir avec celui des grands jours. «Nous avons depuis l’année dernière, un problème d’enseignants mais ceux avec qui nous avons travaillé, sont tous là ce matin, pour conduire les enfants dans leurs différentes, classes», a expliqué Moïse Holonou.
Pour Wilfried Mensanh Agbevo, enseignant à l’Ecole primaire publique de Gbégamey Sud/A et chargé de l’inscription des nouveaux apprenants, fait remarquer que les parents viennent pour faire inscrire les enfants. Cette étape, dit-il, se déroule à merveille, même s’ils ont perdu l’habitude de la pré-rentrée. Pour la classe de CI, les enfants inscrits sont âgés de 5 ans et plus. Mais Wilfried Mensanh Agbevo a déploré le fait que la plupart des enfants viennent sans leurs actes de naissance.
A l’Ecole primaire publique de Cadjèhoun, le constat a été amer, car la majorité des salles de classes est restée fermée. Même l’effectif des enfants présents dans la cour de l’école en dit long, malgré les assurances du directeur du groupe A, Désiré Chodaton.
Au Collège d’enseignement général de Gbégamey, l’heure est encore aux inscriptions et aux transferts des nouveaux élèves. L’affluence était à son comble mais les cours n’ont pas encore commencé. Par contre, dans les établissements privés d’enseignement général comme, le Cours secondaire ‘’Notre Dame des Apôtres’’ et ‘’Père Aupiais’’, les élèves et professeurs sont en classe pour le démarrage des activités pédagogiques.

Education 06 oct. 2015


Présidentielles du février 2016: Une journée de réflexion à la recherche de marques identitaires

Un groupe d’acteurs politiques s’est réuni hier, samedi 3 octobre à Lokossa autour de Sotelle Houessou. Les échanges ont porté sur la situation politique du Bénin et la recherche de marques identitaires par le groupe qui entend s’impliquer dans la présidentielle de 2016.

La présidentielle de février 2016 qui portera un autre président à la tête du pays sonne par endroits, la remobilisation des forces politiques. C’est le cas, samedi 3 octobre dernier à Lokossa où des citoyens imbus de questions de développement ou de stratégies politiques se sont rassemblés autour de Sotelle Houessou à l’occasion d’une journée de réflexion.

Il y avait au cours des assises, quelques élus du Conseil communal de Lokossa et le suppléant du député Rosine Dagniho ainsi que des hôtes venus d’autres communes et des départements autres que ceux du Mono et du Couffo. Pour le président du Comité d’organisation, Sotelle Houessou, ces assises marquent la fin d’un « long sommeil ». Et pour trouver de solides ressorts à leur réveil, Sotelle Houessou et ses camarades ont décidé de prendre leurs responsabilités par rapport aux «dysfonctionnements et le non-respect des principes républicains et démocratiques» qui caractérisent, entre autres, la gouvernance du pays et son processus de décentralisation. « Faire des analyses et des réflexions voire même un examen de conscience pour penser autrement le développement du pays ou de la région», souligne le président du Comité d’organisation de cette journée de réflexion. Laquelle a pour finalité d’inventer des « actions stratégiques» et tracer une nouvelle voie à l’activisme politique du groupe. Sotelle Houessou et ses camarades estiment que la nouvelle page que s’apprête à écrire le Bénin dès février 2016 ne se fera pas sans eux. Dans ce cadre, les assises ont retenu le principe de mutualiser les compétences et les forces mobilisatrices en présence. Aussi ont-elles mis sur pied un comité chargé d’approfondir la réflexion sur le statut du groupe et le profil du candidat à soutenir.
En prélude à ces travaux, les invités ont pu aiguiser leur militantisme au cours d’une communication portant sur l’engagement de quelques icônes des luttes politiques remportées au profit du pays.

Actualités 05 oct. 2015


Lutte politique et votes au cours des élections : La contribution scientifique du professeur Léon Bani Bio Bigou

Le président du Forum africain pour la restauration, la réconciliation et l’émergence (FARRE), Léon Bani Bio Bigou était face à la presse, vendredi 2 octobre dernier au Codiam à Cotonou. Cette rencontre a pour objectif de lui permettre d’informer l’opinion publique sur son document en cours de préparation, afin de contribuer à une formation politique, d’éveiller les consciences par rapport à la gestion des votes aux élections organisées au Bénin depuis, la veille de l’indépendance du 1er août 1960 à aujourd’hui.

« Tirant leçon de l’insuffisance d’un vrai débat politique profond, incompréhensible, de la plupart de nos anciennes et nouvelles formations politiques d’appartenance, nous avons décidé de continuer à mener des recherches, de plus en plus approfondies, pour briser ce cycle vicieux par des travaux et activités permettant de prendre part, activement, aux débats engageant l’actualité et l’avenir de notre pays, le Bénin, et, partant, du continent africain», a déclaré le professeur Léon Bani Bio Bigou.

Selon lui, il est question de mettre à la disposition de chaque citoyenne et chaque citoyen intéressé par la chose politique au Bénin, des documents scientifiquement acceptables dans le domaine de la lutte politique. Ce qui leur permettra d’instaurer et de mener de vrais débats politiques, dépouillés de tout subjectivisme et de toute idée préconçue. « Le contenu de cette publication en préparation fera la synthèse des connaissances reçues lors des rencontres politiques, des expériences acquises en matière de lutte politique, des problèmes vécus lors des élections politiques, bref des leçons apprises pour permettre à la couche montante, d’éviter certaines erreurs dans l’approche d’ordre politique afin de pouvoir ainsi contribuer à améliorer la manière de faire la politique au Bénin», a-t-il expliqué.

5 types de données

Le contenu du document attendu fera la synthèse de 5 types de données ou d’argumentaires, à savoir l’argumentaire basé sur les expériences acquises en matière de lutte politique; les participations aux rencontres politiques en Afrique et ailleurs dans le monde ; l’argumentaire fondé sur les publications déjà faites dans ce domaine ; celui lié aux faits vécus lors des élections passées et l’argumentaire sur les perspectives.
Léon Bani Bio Bigou a ajouté qu’au regard de la situation politique, sociale et économique actuelle du Bénin, il est évident que l’émergence soit d’une nécessité absolue. L’implication et le soutien moral, intellectuel, matériel des Béninois contribueront à créer les conditions d’une émergence pour tous. Il recommande donc que les Béninois travaillent tous ensemble pour faire en sorte que les acquis de la Conférence nationale de 1990 soient sauvegardés et renforcés de génération en génération.
Pour finir, il a rappelé à la classe politique béninoise que la politique n’est pas l’art de mentir, de voler, de détourner, de la délation, de développer des propos mal polis, de l’auto-destruction, de la diffamation, de la clochardisation de la jeunesse montante. Cette dernière, a-t-il insisté, a plutôt besoin d’apprendre ce qu’est la politique dans son sens vertueux, à savoir, l’art de gérer la cité, l’art de la gestion des hommes par des hommes. « C’est pourquoi une idée politique n’est pas une idée vague, hypocrite et mensongère ; c’est une idée qui porte la marque de l’évolution de la société et s’articule autour des valeurs authentiques de la société », a-t-il précisé.

Actualités 05 oct. 2015


Mise en place du Comité de normalisation par la FIFA et la CAF: "Sauvons le football béninois" prévient et alerte d’autres crises

La situation du football béninois continue de préoccuper et d’inquiéter un certain nombre de journalistes sportifs. C’est pour cette raison qu’ils ont mis en place un creuset dénommé "Sauvons le football béninois". Vendredi 2 octobre dernier à Cotonou, les membres de ce creuset ont haussé le ton à travers Sosthène Sèflimi, leur porte-parole.

La FIFA, en ses assises du 21 et 25 septembre dernier, a décidé de la création dans les tout prochains jours, d’un Comité de normalisation au Bénin. Cette décision de l’instance faîtière a été rendue publique le 25 septembre dernier. Dans la décision, il est précisé que le comité va régler la crise qui prévaut au sein de la Fédération béninoise de football, avec un mandat qui prend fin en avril 2016. Il a pour tâche essentielle de normaliser la situation concernant les équipes nationales et d’organiser de nouvelles élections ouvertes à toutes les candidatures, y compris celles des dirigeants de la Fédération béninoise de football. Les membres du Comité de normalisation seront identifiés par la FIFA et la CAF.
Compte tenu des tâches qui leur seront assignées, le groupe de réflexion "Sauvons le football béninois", creuset qui regroupe plusieurs journalistes sportifs de la presse écrite et de l’audiovisuel, a, à travers une déclaration lue par Sosthène Sèflimi, leur porte-parole, partagé ses appréhensions par rapport à la qualité des membres dudit comité. Pour eux, les cinq qui seront désignés par la FIFA et la CAF doivent être du milieu sportif béninois. Ils doivent jouir d’une bonne moralité, d’une bonne expérience dans la gestion des crises, avoir un sens de l’organisation et de l’anticipation de la justice, de l’équité et de la responsabilité et ne pas avoir de parti pris. A ces critères, s’ajoute aussi leur indépendance vis-à-vis de toute personne qui peut exercer une influence sur la qualité du travail que le comité aura à faire. Si ces différentes observations ne sont pas prises en compte par le Comité de normalisation, "Sauvons le football béninois" s’est engagé à les ramener sur le canevas tracé par la FIFA et le CAF.

Sports 05 oct. 2015


Présidentielle de février 2016: La candidature de Patrice Talon «exigée» à Lokossa et Athiémé

A Lokossa et Athiémé dans le Mono, des populations ont réclamé, samedi 3 octobre dernier, la candidature de Patrice Talon à la prochaine élection présidentielle. C’était à travers des déclarations de soutien reçues par Urbain Amégbédji, représentant l’homme d’affaires.

La chaîne de soutiens qui se noue au profit d’une probable candidature de Patrice Talon à la prochaine présidentielle a enregistré, samedi dernier, l’adhésion des populations de deux communes du Mono à savoir, Athiémé et Lokossa. Venues des cinq arrondissements de cette dernière commune, elles sont «issues de différentes chapelles politiques» mais rassemblées, à l’occasion, au sein d’un creuset dénommé Front de soutien à Patrice Talon (FSPT). Pour elles, « Patrice Talon, président en 2016, plus qu’un rêve, c’est une thérapie, c’est une nécessité pour un Bénin plus rayonnant ».

Et pour une telle cause, la déclaration de soutien lue par Iquel Anani, président du mouvement politique ne laisse pas le choix à l’homme d’affaires. « Patrice Talon, le FSPT et la jeunesse de Lokossa, loin de susciter ta candidature, exigent que tu prennes tes responsabilités, que tu assumes ton destin de président », insiste Iquel Anani, à la suite des représentants des femmes et des étudiants.
En réponse, le représentant de l’homme d’affaires laisse croire que l’appel n’est pas tombé dans l’oreille de sourd. Urbain Amégbédji, réputé militant de la Société civile avant d’enfiler les couleurs de l’Alternative citoyenne, déclare que la candidature de Patrice Talon est «irréversible». «Lui-même va vous voir et vous entendre à travers les médias. Patrice Talon vient pour le bien-être des familles, le bonheur des foyers et la paix pour le pays. Il vient mettre un terme au chômage et à la misère», déclare-t-il.
S’adressant à la foule des conducteurs de taxi-moto et aux autres couches de la population ayant effectué le déplacement, Urbain Amégbédji recommande que la mobilisation ne faiblisse plus jamais. Se tournant vers le roi de la ville, Sa Majesté Totoh et les délégations des confessions religieuses puis les chefferies traditionnelles, il a imploré leur contribution. «Que puis-je vous demander? Si ce n’est de vous souvenir de Patrice Talon lors de vos libations », a-t-il plaidé avant de mettre le cap sur Athiémé, une commune voisine. A l’endroit des populations et leur porte-parole, Bénoît Atchan, tous rassemblés à l’Ecole primaire publique d’Atchotoué, Urbain Amégbédji et sa délégation se sont livrés au même exercice.

Politique 05 oct. 2015


Alternance démocratique au Bénin: Le médiateur de la République pour une présidentielle 2016 apaisée

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a animé hier jeudi 1er octobre une conférence de presse au siège de son institution à Porto-Novo. Il a abordé plusieurs sujets dont l’élection présidentielle du 28 février prochain au Bénin.

Le médiateur de la République se soucie déjà de l’organisation de l’élection présidentielle du 28 février 2016 au Bénin. Tout son souhait est de voir les choses bien se passer comme cela a toujours été le cas depuis le renouveau démocratique dans notre pays. Pour cette sixième élection présidentielle, le médiateur Joseph Gnonlonfoun invite les uns et les autres à plus de discernement. «Je souhaite… que pour l’avènement du nouvel évènement de 2016 nous fassions preuve de beaucoup de discernement pour éviter d’aller dans une aventure périlleuse», exhorte le médiateur de la République à la faveur d’une conférence de presse animée hier au siège de son institution à Porto-Novo. Il a salué les conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections législatives du 26 avril dernier puis celles municipales, communales et locales du 28 juin dernier, et a félicité les candidats élus.

Son souhait le plus ardent est de voir se tenir aussi dans la paix la présidentielle de 2016 pour laquelle les acteurs sont déjà en échauffement pour une nouvelle campagne électorale, celle qui démarre déjà par «une avant-précampagne» de débauche d’énergie. «Mon vœu le plus ardent est qu’elle soit absolument festive», souhaite Joseph Gnonlonfoun. «….pour la paix dans notre pays, avec sagesse et intelligence, notre pays soit conduit grâce à un patriotisme exigent et une conscience nationale éclairée vers un processus démocratique pour lequel ont opté nos conférenciers du 28 février 1990», ajoute-t-il. Cette invite du médiateur de la République à la paix lors de la présidentielle prochaine avait même été rappelée par l’association des médiateurs des pays de l’UEMOA à travers une déclaration en date du 10 avril dernier à Cotonou pour appeler à des élections pacifiques dans les pays de l’Union. Cette déclaration, baptisée Déclaration de Cotonou se veut une action préventive pour la recherche de la paix dans l’espace UEMOA, souligne Joseph Gnonlonfoun avant de déplorer les derniers soubresauts politiques intervenus au Burkina Faso. Lesquels vont à l’encontre de la lettre et l’esprit de cette déclaration.
A la question des hommes des médias, de savoir ce qu’il pense des intentions de candidature des hommes d’affaires pour la présidentielle de 2016, Joseph Gnonlonfoun dit n’y trouver aucun inconvénient. D’autant qu’ils sont aussi des citoyens et bénéficient des mêmes droits que les autres.
Au cours de ses échanges avec les journalistes, le conférencier a été amené à se prononcer par exemple sur ce qu’il pense de la dernière décision controversée de la Cour constitutionnelle portant sur l’âge plancher c'est-à-dire les 40 ans pour être candidat à la présidentielle au Bénin, la grève de cinq jours sur cinq des magistrats et sans service minimum et la menace sur la rentrée scolaire 2015-2016. Joseph Gnonlonfoun a donné son point de vue sur ces différents sujets.

Déjà 152 recours reçus et traités en 2015

Le médiateur de la République poursuit sans relâche sa mission d’intercesseur gracieux entre l’administration publique et les administrés. Au titre de cette année 2015 en cours, l’institution a déjà reçu et traité 152 réclamations des citoyens. Ce qui porte à 3 061 le nombre des recours enregistrés au total depuis sa création. L’essentiel des recours, comme on devrait s’y attendre, porte sur les domaines tels que les litiges domaniaux, l’expropriation pour cause d’utilité publique sans juste et préalable dédommagement, la gestion des carrières des agents de l’Etat, les créances de l’entreprise sur l’Etat et les questions de facturation pour consommation d’énergie électrique. De façon générale, l’institution se félicite des résultats obtenus dans le traitement des réclamations avec des cas de succès avérés, mais déplore le silence observé par bon nombre de structures de l’Etat saisies de demandes d’intervention du médiateur de la République. C’est le cas de certains ministères tels que le ministère en charge des Finances saisi plus de 38 fois sans aucune réponse tout comme celui en charge de la Fonction publique. Dans le lot de ces mauvais élèves, il y a aussi le ministère de la Défense nationale, le ministère des Enseignements maternel et primaire et le ministère chargé de l’Enseignement secondaire. C’est aussi le cas de quelques établissements publics tels que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE).
Face à cette situation, l’institution envisage d’organiser pour la première fois dans son histoire, en novembre prochain, une session pour traiter et vider en présence des ministères et institutions de l’Etat, les demandes d’intervention du médiateur de la République restées en souffrance et sans réponses au niveau de ces ministères et structures.

Actualités 02 oct. 2015


Echauffourées hier à Tchaourou: La résidence du maire Bio Sounon Bouko saccagée

Un policier victime d’une fracture au bras, un gardien blessé au coupe-coupe, quatre blessés graves dans le rang des manifestants admis à l’hôpital de Papané, des dégâts matériels considérables. C’est le triste bilan des échauffourées survenues, hier jeudi 1er octobre à Tchaourou où la résidence du maire a été mise à sac.

Des individus ont escaladé le mur pour pénétrer dans la résidence du maire Bio Sounon Bouko qu’ils ont complètement saccagée, brisant appareils électroménagers, meubles et autres objets au salon. Ces individus provenant essentiellement de la localité d’Alafiarou et qui seraient pourtant proches de la famille de l’actuel maire, s’opposeraient à la réélection de ce dernier. Et à défaut du poste de maire, les hommes politiques que soutiennent les manifestants auraient également lorgné mais en vain certains postes de chefs d’arrondissement, notamment au niveau de Tchatchou et de l’arrondissement central, selon des indiscrétions. C’est dire que la tension née à l’occasion des dernières élections communales dans la commune de Tchaourou entre les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), ne faiblit pas.

Pour rappel, le maire a été élu le 29 juillet dernier au lendemain d’une brouille au sein même des FCBE largement majoritaires au sein du Conseil communal (24 conseillers sur 25) à l’issue des élections communales et municipales du 28 juin dernier. Mésentente qui a amené les manifestants à barricader la route inter-Etats et à protester violemment. A l’occasion, Awaou Aralamon Dimon et Mame Boegui Orou Mako avaient été élus respectivement premier et second adjoints au maire ; les chefs d’arrondissement d’Alafiarou, Bétérou, Goro, Sanson et Kika étaient aussi désignés. Tout s’est passé dans une certaine confusion et le processus électoral n’est pas allé à son terme. Il a été suspendu par l’autorité préfectorale pour «défaut de consensus».Un recours a été formulé par la suite par les contestataires devant la Cour suprême qui les a déboutés. Suite à cela, le préfet a programmé pour le lundi 24 août dernier, l’élection des chefs des deux arrondissements restants sur les sept que compte la commune, en vue de procéder à leur installation officielle. Mais l’autorité n’a pu effectuer le déplacement parce que son véhicule de commandement serait tombé en panne. Après une longue attente, les conseillers se sont fâchés et certains sont même rentrés chez eux. Après concertation entre les élus, c’est finalement le maire Bio Sounon Bouko en tant que doyen d’âge qui a présidé la séance qui a eu lieu dans l’après-midi du 24 août et qui a vu l’élection de Ganiou Amoussa Salami au poste du chef de l’arrondissement central de Tchaourou à l’unanimité des 17 conseillers inscrits et Joël Domagui au poste du chef d’arrondissement de Tchatchou au détriment de Salomon Adjahi.
L’arrêté d’installation du Conseil communal qui devrait permettre au maire de procéder à son tour à l’installation des chefs d’arrondissement élus, n’est pas signé jusque-là ; le préfet du Borgou-Alibori estimant son autorité bafouée. Du coup, tout est au ralenti plus de deux mois après la mise en place du nouveau Conseil communal, déplore le maire Bio Sounon Bouko qui appelle les uns et les autres au calme, à l’union et au respect des textes.
L’on croyait que le nouveau Conseil communal désormais au complet allait taire ses rancœurs internes et s’occuper résolument du développement de cette localité du Borgou. Hélas ! Les Cauris de Tchaourou continuent de s’entredéchirer. Les regards sont tournés vers le président de la République, natif de la commune, pour qu’il ramène le calme.

Actualités 02 oct. 2015


Gestion du CNSR: Antoine Kolawolé Idji demande des comptes au gouvernement

A travers une question orale avec débat, le député Antoine Kolawolé Idji dénonce la gestion du Centre national de sécurité routière (CNSR) dont la mission laisserait aujourd’hui à désirer. Les activités et les prestations du centre seraient fortement décriées par les populations. Le député de l’Opposition invite le gouvernement à venir s’expliquer devant la Représentation nationale sur la question.

Lire la question orale avec débat

Conformément aux dispositions de l’article 4 du décret n° 87-443 du 29 décembre 1987, la mission du Centre national de sécurité routière est « l’étude, la recherche et la mise en œuvre de tous les moyens destinés à accroître la sécurité des usagers de la route, notamment par des mesures de prévention et de lutte contre les accidents de la route ». Cette mission se traduit concrètement par la mise en œuvre de plusieurs activités, telles que les formations, les contrôles routiers et les sensibilisations organisées au profit de la population.
Malheureusement, force est de constater que les actions du CNSR sont de moins en moins perceptibles, ce qui favorise de nombreux accidents de circulation et des pertes en vies humaines. En effet, il existe d’une part, un grand désordre lié au non fonctionnement ou à l'inexistence des feux de signalisation, de même qu’à l'inobservance des prescriptions du code de la route (non-respect du port de casque et de la ceinture de sécurité, excès de vitesse...). On dénote d’autre part, de nombreuses perturbations causées par les nombreuses épaves des véhicules accidentés qui encombrent les routes, et les épaves branlantes de taxis et de gros porteurs pourtant autorisés à circuler par le CNSR qui délivre même tous les documents nécessaires.
Par ailleurs, le CNSR a dernièrement procédé à la mise en vigueur de nouveaux tarifs de la visite technique des véhicules, qui sont globalement passés de 11 500 F CFA à 17 000F CFA, soit une augmentation de 48%. Selon les autorités du CNSR, les ressources du Centre proviennent essentiellement des opérations de contrôles techniques automobiles qui servent à financer toutes les autres activités de prévention routière notamment, l'acquisition des équipements pour assurer les prestations de contrôle technique, les radars de contrôle de vitesse, la construction des immeubles pour étendre les locaux et le recrutement du personnel pour faire face au parc sans cesse croissant.
Cette décision a été fortement désapprouvée et caractérisée d'« unilatérale et anarchique» par les syndicats de transporteurs, les Organisations de la Société civile et les associations de consommateurs qui estiment avoir été mis à l’écart dans la gestion du Centre. Il faudra attendre le 21 juin 2015 pour que le nouveau ministre en charge des Transports décide de suspendre la mise en vigueur de ces nouveaux tarifs relatifs à la visite technique dans le but d'apaiser les tensions.
En application de l'article 106 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, il est demandé au gouvernement de donner à la Représentation nationale, les réponses aux préoccupations ci-après:
1-Quelles sont les raisons qui justifient la baisse des prestations que les usagers attendent du CNSR ?
2- La décision d'augmentation des tarifs de la visite technique des véhicules a-t-elle fait l'objet d'une planification?
Durant quelle période (date du début et date de la fin) ladite décision a-t-elle été mise en application ? Avec quels résultats?
3- A quoi ont servi les recettes additionnelles recouvrées durant cette période ?
4- Il nous est revenu que le CNSR aurait créé depuis 6 mois environ, de nouveaux centres à Cotonou, Ouidah et Agonlin, mais qui demeurent non opérationnels, bien que des agents recrutés en nombre disproportionné y aient été déployés. Par ailleurs, à la direction du CNSR sise à Ekpè, un projet de construction de dix bureaux aurait été entamé puis abandonné. Le gouvernement confirme-t-il ces faits?
Quelles sont les raisons qui justifient ces improvisations et qui en a pris la décision ?
5-Le gouvernement entend-il remettre en vigueur la décision d'augmentation des tarifs de la visite technique?
6-Quelles dispositions le gouvernement entend-il prendre pour que le CNSR réponde enfin aux nombreuses attentes des usagers de nos routes, devenues de plus en plus dangereuses et mortelles ?
Fait à Porto-Novo, le 15 septembre 2015

Antoine Kolawolé Idji

Actualités 02 oct. 2015


Gestion décentralisée: Emmanuel Zossou prend officiellement la clé de la ville de Porto-Novo

Le Conseil municipal de Porto-Novo a été officiellement investi hier dans ses fonctions. La clé de la ville a été remise au maire Emmanuel Zossou par le préfet des départements de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou. C’était au cours d’une cérémonie pleine de solennité rehaussée par le président de l’Assemblée nationale Me Adrien Houngbédji, président du Parti du renouveau démocratique (PRD) dont est membre le maire.

Les 33 membres du Conseil municipal de Porto-Novo étaient à l’honneur hier. Ils ont été investis officiellement par le préfet de l’Ouémé-Plateau en présence de tous les corps constitués de la ville.

Dans son allocution qui a l’allure d’un discours programme, le maire Emmanuel Zossou a décliné les grandes lignes de son plan d’actions pour les cinq années à venir. Il a réitéré ses engagements pendant la campagne électorale d’œuvrer pendant son mandat à faire de Porto-Novo, une ville attrayante, intelligente, responsable, fleurie et verte. Il annonce travailler pour ce faire à l’amélioration de la qualité de vie des habitants de la municipalité, la promotion de service public de qualité en respect des principes et règles, sans mimétisme, le contrôle citoyen et le suivi de la gestion depuis les quartiers jusqu’au niveau communal, la modernisation de la gestion de l'état civile et des affaires domaniales. A ces priorités, le maire ajoute le renforcement de capacités des élus et du personnel municipal dans les domaines de la gouvernance politique, administrative, économique, budgétaire et financière et la mise en place d’un fonds d’aide à la Culture, à l’Artisanat et au Sport. Ces actions prioritaires devraient permettre à la ville de Porto-Novo de sortir de l’ornière, souligne le maire. Au cours de son mandat, il annonce également de mettre l’accent sur la construction des infrastructures scolaires modernes, l’aménagement du réseau routier, l’utilisation judicieuse des ressources de l’Etat et la reddition des comptes périodiques, la sécurité des personnes et des biens et d’œuvrer à l’épanouissement de la jeunesse. Le nouveau départ dont il rêve ne sera pas possible si les filles et fils de Porto-Novo ne se donnent pas la main.
C’est pourquoi il lance un appel à ses administrés, aux investisseurs qu’ils soient de Porto-Novo ou non et surtout au gouvernement à accompagner le Conseil municipal afin que les multiples actions prévues deviennent une réalité. Car, selon lui, la ville a besoin de beaucoup de ressources pour se développer. A titre d’exemple, Emmanuel Zossou révèle que l’évacuation et le traitement des ordures coûtent 650 millions FCFA l’an à la mairie et les charges salariales s’élèvent à 550 millions FCFA l’an. Mieux, poursuit le maire, la municipalité de Porto-Novo reste devoir à ce jour à la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) la somme de 1,650 milliard FCFA pour l’éclairage public. Autant de défis qui amènent le troisième maire de l’ère de la Décentralisation au Bénin, à dire que la tâche ne sera pas facile pour le Conseil municipal et lui. «Ce 1er octobre 2015 doit être pour nous tous un jour d’engagement pour un nouveau départ. Plions nos manches pour affronter les nombreux défis qui nous attendent », laisse entendre Emmanuel Zossou. Mais avant lui, c’est le président du comité d’organisation de la cérémonie d’investiture, Jocelyne Zinsou, 1er adjoint au maire de la ville, qui a déjà averti de ce que le mandat du Conseil municipal de Porto-Novo sera sans repos. Tant les défis sont immenses à relever pour le développement de la ville capitale du Bénin.
Mais Emmanuel Zossou et son équipe peuvent déjà compter sur le soutien de leur autorité de tutelle. Le préfet de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou leur a assuré de ce qu’il ne marchandera pas au Conseil municipal son assistance-conseil ainsi que celle de la Conférence administrative départementale pour l’atteinte des objectifs voire même les dépasser. Il dit que la porte de son bureau reste à cet effet grandement ouverte 24hsur 24. Moukaram Badarou trouve que bien que le programme quinquennal du maire soit trop ambitieux mais il estime qu’il est réalisable si les filles et fils de Porto-Novo conjuguent leurs efforts. L’autorité de tutelle a remis officiellement la clé de la ville au maire Emmanuel Zossou avant d’inviter l’ensemble des 33 conseillers du Conseil municipal à se mettre rapidement à la tâche pour le bien-être de la population de Porto-Novo qui attend beaucoup d’eux.

Actualités 02 oct. 2015


Rentrée scolaire 2015-2016: Une effectivité conditionnelle

A cinq jours de la rentrée scolaire 2015-2016, Dieudonné Lokossou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (CSA-Bénin) et Noël Chadaré, secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (COSI-Bénin), rassurent et confirment son effectivité. Cependant, ils invitent le gouvernement à respecter ses engagements en vue d’une année académique apaisée.

Pour le secrétaire général de la CSA-Bénin, Dieudonné Lokossou, les responsables syndicaux sont aussi des parents d’élèves et une année scolaire paralysée voudra dire que ce sont les efforts fournis par les parents d’élèves et les enseignants pour préparer la rentrée scolaire ou académique qui s’effritent. Au niveau des enseignants, il existe encore des revendications que le gouvernement s’est engagé à satisfaire pour éviter tous les problèmes qui peuvent perturber la rentrée. Il s’agit par exemple des statuts particuliers qu’on doit préparer et adopter avant la rentrée. A sa connaissance, ceux des enseignants du secondaire sont déjà prêts, il ne reste que pour ceux du primaire et de la maternelle. S’agissant de la prime de 10 mille francs qui constitue une avance sur les 25% octroyés aux travailleurs et pour laquelle les enseignants ont été arbitrairement exclus, le gouvernement s’est aussi engagé à résoudre ce problème, a-t-il poursuivi. «Je n’ai pas d’inquiétudes car les syndicats affiliés à la CSA-Bénin sont des syndicats responsables», rassure-t-il. «Il ne faut pas créer des problèmes pour les créer», soutient Dieudonné Lokossou qui souhaite que le gouvernement respecte scrupuleusement les engagements pris sur l’honneur au cours des différentes négociations. «Tout dépend du gouvernement, si la rentrée va être apaisée ou pas, car nous au niveau de la Confédération des syndicats autonomes, nous avons déjà joué notre partition», a-t-il ajouté.

Comme lui, le secrétaire général de la COSI-Bénin, Noël Chadaré estime aussi que tout dépend de l’Etat qui a pris des engagements avec les Confédérations et autres Centrales syndicales aux dernières négociations, à l’issue desquelles, il y a eu des accords.
Au nombre de ces accords, énonce-t-il il y a les 10 mille francs de prime transitoire, l’élaboration et l’adoption des statuts particuliers du personnel de l’enseignement maternelle, primaire et secondaire au plus tard le 30 septembre 2015. «L’Etat a accepté ces engagements et s’il les respecte, il aura bel et bien rentrée, et elle ne connaîtra pas de perturbations. Mais si ce n’était pas le cas et que rien n’était fait dans le sens de satisfaire les revendications des enseignants, il y aurait problème. Le gouvernement serait en train de s’atteler à faire adopter les statuts particuliers et le Comité paritaire de la Fonction publique est en session pour ce qui concerne le primaire, le secondaire étant déjà terminé. Si tout cela est fait normalement, il ne devrait pas avoir de problèmes. Mais il y a d’autres situations que sa confédération souhaite résoudre à savoir la situation des enseignants vacataires qui sont dans la précarité totale» a-t-il déclaré. Il énumère ensuite d’autres problèmes d’ordres administratifs. Selon lui, il y a parmi les enseignants, certains qui n’ont pas de contrat. C'est le cas, dit-il, des enseignants de la maternelle qui ont travaillé tout une année et qui n’ont pas encore leur contrat. Néanmoins, il reconnaît que des efforts sont en train d’être faits dans ce sens. Si les procédures s’accélèrent et les actes administratifs qui doivent être pris deviennent fonctionnels, il pense que normalement on ne devrait plus avoir de problèmes. Noël Chadaré estime qu'il revient au gouvernement d’accélérer les procédures pour que les statuts particuliers et les actes administratifs sortent. Le même gouvernement devra aussi, selon ses explications, montrer sa bonne foi à régler les problèmes des enseignants et aller dans le sens pris par les décrets concernant les statuts particuliers, renchérit-il. «Je puis vous dire que c’est une rentrée conditionnelle, a-t-il confessé pour finir.

Education 01 oct. 2015


2088 - 2250