La Nation Bénin...
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Une délégation du Fonds d’aide à la culture (FAC) renforcée par des cadres de la direction départementale de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme (DDCAAT) a rencontré hier, lundi 7 septembre à Lokossa, les acteurs culturels du Mono-Couffo. Leurs échanges ont porté sur les termes de références de l’appel à projets relatifs à la saison artistique 2016, sans occulter les frustrations dont se sont plaints par les hôtes.
Du retourd’Abomey, la délégation de la DFAC qui a rencontré hier, lundi 7 septembre à Lokossa les acteurs culturels du Mono-Couffo n’a pas du tout chômé. Elle a dû s’arracher aux débats qui ont tôt fait de glisser vers des préoccupations en latence dans le monde culturel des deux départements.
Tout a commencé aux environs de 9heures avec la présentation des trois différentes catégories de projets attendus dans le cadre de la saison artistique 2016 par le chef du service Etude des dossiers et Programmation des activités au FAC, Carole Agbogla soutenue par le représentant du DDCAAT, Accrombessy Dévotchi. L’exposé a fait cas du processus de traitement des dossiers, en rappelant les réformes intervenues à ce niveau au lendemain de la dotation du milliard culturel. Une part belle a été également fait aux conditionnalités qui entourent chacune des catégories de projets. A ce niveau, la délégation a particulièrement insisté sur la nécessité pour les acteurs culturels, tant physique que moral, de se faire identifier de façon officielle. Accrombessy Dévotchi a indiqué qu’au niveau de la DDCAAT des dispositions sont en cours pour agir suivant ce critère d’identification. « L’administration ne saurait continuer de traiter avec des personnes sans identité », a-t-il insisté. Outre le défaut d’enregistrement, l’exposé a révélé bien d’autres négligences pouvant entraîner l’élimination d’une candidature. Il s’agit, entre autres, du remplissage parcellaire de certains imprimés puis de l’inexistence d’un plan de communication associé au projet soumis, tout comme l’absence de mention de la part de financement devant être supportée par un porteur de projet.
Mais au-delà de toutes ces explications apportées par la délégation, des participants à la séance sont restés convaincus que l’attribution des subventions du FAC est guidée par d’autres logiques entretenues par un «réseautage». Certains ont même juré que l’accès aux subventions du FAC est facilité pour quelques-uns de leurs pairs qui en bénéficient de façon régulière. « Et ceci, au détriment du grand nombre », a déploré le responsable de la coordination communale des artistes, Guy Houénou. A sa suite, ses pairs ont plaidé pour une meilleure prise en compte des acteurs culturels relevant effectivement du Mono-Couffo. La séance a pris fin par la remise aux participants d’une documentation dont le prospectus fournissant des détails et bien d’autres précisions sur les aspects abordés par la délégation au sujet de la saison artistique 2016.

Belle frustration pour les Ecureuils du Bénin pour avoir laissé filer, dimanche 6 septembre dernier, l’opportunité de prendre les trois points de la victoire et partant, le commandement du groupe C, devant les Aigles du Mali. Plutôt que de continuer à pleurer sur du lait renversé, il va falloir qu’ils tirent les leçons de ce match, afin de pouvoir se relancer dans la compétition.
Dans le cadre des matches de la 2è journée des éliminatoires de la CAN Orange, Gabon 2017, toutes les conditions étaient réunies pour permettre aux Ecureuils du Bénin d’arriver à bout des Aigles du Mali, leurs adversaires du jour. Quoique précédés par leur réputation, Adama Tamboura, Abdoulaye Diaby, Adama Traoré, Abdou Traoré, Bakary Sako et leurs coéquipiers étaient loin d’être un foudre de guerre. Ils sont parus largement à la portée des poulains du sélectionneur Oumar Tchomogo.
48 heures après la fin de cette explication qui avait valeur de contrôle du groupe C au sein duquel, ces deux sélections évoluent avec le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale et le Bright Star du Soudan du Sud, les commentaires vont bon train. Pourquoi est-ce que Stéphane Sességnon et ses coéquipiers ont-ils laissé filer les trois précieux points de la victoire, alors que sur l’ensemble du match, aucun d’eux n’a véritablement pas démérité. Qu’il s’agisse de Rudy Gestede, Michael Poté, David Djigla, Salomon Junior, Jordan Adéoti, Khaled Adénon, David Kiki et de Stéphane Sességnon très volontaire, tous ont essayé de jouer leur partition, même s’il y a eu à l’arrivée ce match nul de un but partout.
Par ailleurs, menés (0-1) par les poulains d’Alain Giresse dans un contexte où, ils avaient la pression et surtout au cours d’une compétition ayant un enjeu aussi important, ce n’était pas évident qu’ils reviennent au score. De même, devrait-on s’attendre à mieux alors qu’il n’existe plus de fédération et de championnat de football sur le plan national, il y a déjà plusieurs mois. Autant se réjouir de cet effectif et de son entraîneur Oumar Tchomogo, qui en dehors peut-être de quelques erreurs d’appréciation, a une fois encore montré son savoir-faire. Pour leur permettre de mieux travailler, il s’agira seulement de leur faire confiance en mettant les moyens à leur disposition.
Tout compte fait, rien n’est encore joué au sein de ce groupe C. Chacune des quatre sélections en présence garde ses chances de qualification pour la phase finale de Gabon 2017, toujours intacte. Elles tiennent à un point dans le classement. Le suspens reste donc entier.
Dans la perspective de la 3è journée de ces éliminatoires prévue pour mars 2016, les Béninois ont donc intérêt à tirer les leçons de leur explication du dimanche dernier. En déplacement du côté du Soudan du Sud pour leur 3è match, ils n’auront pas droit à l’erreur et seront condamnés à la victoire.

Le Centre régional d’assistance technique du Fonds monétaire international pour l’Afrique de l’Ouest (AFRITAC de l’Ouest) organise depuis hier, lundi 7 septembre, un séminaire régional sur la démarche d’élaboration de la courbe de taux d’intérêt. Son objectif est de renforcer les capacités des administrations en charge des émissions de titres publics. Ce séminaire qui se tient à Cotonou, va se poursuivre jusqu’au vendredi 11 septembre prochain.
La courbe de taux d’intérêt joue un rôle important dans les dispositifs de fonctionnement du marché. Il permet par exemple au Trésor public d’avoir de meilleures idées, de sensibiliser les investisseurs sur la relation qui existe entre le marché primaire, secondaire et d’accroître la transparence sur le marché, etc. C’est en vertu de cette importance de la courbe de taux d’intérêt que se justifie, selon Malangu Kabedi, directrice de l’AFRITAC de l’Ouest, la tenue du séminaire régional axé sur le développement du marché et qui réunit depuis hier lundi 7 septembre, une quarantaine de participants.
Pendant cinq jours, les cadres en charge des émissions de titres publics des huit pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) que couvre l’AFRITAC de l’Ouest, ceux de la Guinée et de la Mauritanie, les représentants de l’Agence UMOA-Titres, des banques centrales de la Guinée et de la Mauritanie d'autre part, seront amenés à mieux appréhender la courbe de taux d’intérêt et à renforcer leurs capacités en la matière.
Les aspects méthodologiques liés à la construction d’une courbe de taux d’intérêt, les conditions préalables à la construction d’une telle courbe dans la sous-région, et les bonnes pratiques d’émission de titres publics que doivent adopter les Etats pour favoriser l’élaboration d’une courbe sont autant de sujets également au menu des discussions lors de ce séminaire. C’est pourquoi la directrice de l’AFRITAC de l’Ouest, encourage les participants à être ouverts au cours des débats et à ne pas hésiter à exprimer leurs préoccupations.
Pour sa part, Servais Adjovi, directeur de cabinet et représentant du ministre d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation estime que ce séminaire est un événement de grande portée régionale qui intervient à un moment où la question des dettes publiques est d’actualité. Il a par ailleurs exprimé sa satisfaction aux participants pour le déplacement en vue de la tenue effective de ce séminaire régionale.
Comme tous les AFRITAC (Centres régionaux d’assistance technique), l’AFRITAC de l’Ouest est une initiative du Fonds monétaire international. Il est créé depuis 2003 et concentre ses activités sur le renforcement des capacités dans les domaines couverts par l’assistance technique du FMI, notamment la gestion des finances et dette publiques.

La ville de Santarem accueille depuis le 1er septembre dernier, la 56è édition du festival international de folklore « Celestino Graça ». Lequel doit son nom à son fondateur, Celestino Graça, grand homme de culture. Cette année, un peu comme pour faire respecter la philosophie de ce dernier, les organisateurs du festival en ont fait un rendez-vous de brassage entre différentes cultures du monde. Conséquence, depuis sept jours à Santarem, c’est la fête au quotidien, et le Bénin en est devenu l’épicentre.
La soixantaine révolue, Cristina Graça, la démarche difficile, est présente à tous les rendez-vous du festival international de folklore « Celestino Graça ». Cette rencontre annuelle qui emballe la ville historique portugaise de Santarem depuis 56 ans, Cristina Graça la vit chaque année, selon les témoignages recueillis, comme un instant particulier. Ceci, d’autant plus que le festival porte le nom de son géniteur. Mais ce n’est pas fondamentalement la raison pour laquelle cette femme âgée le porte comme son bébé.
A en croire Jean Roche, fondateur du festival de Gannat en France et ami d’enfance du regretté Celestino Graça, Cristina a été bercée dès sa plus tendre enfance par son père qui l’emmenait déjà à l’âge de six ans sur les plus grands festivals auxquels il était invité en tant que grand homme de culture portugais. Des décennies après, la petite d’antan continue de se battre avec les forces qui lui restent pour que la rencontre vive de plus belle et mobilise davantage les cultures du monde. C’est d’ailleurs cette raison qui fonde la présence du ballet national du Bénin à ce festival qui se veut un carrefour des cultures. Plus qu’une simple invitation, la présence de la troupe béninoise se justifie, selon Ludgero Mendes, par un souci de brassage au-delà des frontières européennes. Celui-ci a martelé plus d’une fois la singularité du ballet du Bénin qui fait parler de lui dans de nombreuses villes européennes chaque année. «Il était donc de bon ton que Santarem qui aime les autres cultures fasse une place à cette troupe de danseuses et danseurs d’un genre particulier », dira-t-il alors. Et le Bénin qui expose pour la première fois sa culture au Portugal a été davantage célébré en raison de la présence du ministre en charge de la Culture, Paul Hounkpè sur le festival.
Au centre de toutes les attractions !
C’est à peine si les quatre autres pays présents sur le festival de Santarem ne sont pas jaloux du ballet du Bénin, «venu pour tout écraser sur son terrain». Plusieurs éléments concourent à cette réalité. Il y a d’abord l’accoutrement des danseurs qui change à chaque danse pendant que les autres troupes arborent leurs uniques costumes. Il y a ensuite les instruments de musique, certes moins encombrants, mais d’une symbiose hors pair. Enfin, on peut noter l’engagement sur scène des danseurs et chorégraphes qui ne se font pas prier pour donner le meilleur. « Santarem est une ville très proche de Lisbonne. Porter les valeurs culturelles de notre pays dans cette ville de Santarem était donc important pour nous. Et nous l’avons fait avec des danses exécutées avec doigté sous la conduite de trois metteurs en scène à savoir Richard Adossou, Clément Kakpo, Adolphe Aladé Coffi, tous des chorégraphes de renom pour transposer nos danses de réjouissance et les danses rituelles vers des danses tamisées, habillées en respectant des normes de la chorégraphie internationale », explique le directeur de l’Ensemble artistique national, Marcel Zounon, à la fin d’une des prestations de ses poulains dans un théâtre de Santarem. Une ville qui, selon le directeur du festival Ludgero Mendes « prêche pour la promotion de la diversité des expressions culturelles ».
Parlant d’expression culturelle, le Bénin y est allé de manière très forte. Vendredi dernier sur la Place de la Cathédrale, alors que les organisateurs avaient convié les troupes du festival pour une manifestation culturelle, il a mis en branle le Adjogbo et le Tipenti (pourtant exécutés la veille) pour s’arroger la primeur de l’animation sur les lieux, obligeant de ce fait les autres festivaliers à se convertir en spectateurs, ou à se joindre à lui pour danser. A la fin du spectacle, les messages de félicitations étaient tels que les danseurs se sont vus dans l’obligation de prolonger le spectacle. Ces mots d’encouragement et sans doute la satisfaction du public à chaque prestation se fera sentir davantage à l’occasion de la grande caravane des troupes organisée dans la ville. A cette occasion, chacune des troupes, en costume, a défilé pour présenter à la population, son accoutrement. Dans cet exercice, seuls le Bénin et l’Estonie étaient au cœur des attentions et le groupe mené par Adolphe Coffi Aladé n’est pas allé loin pour créer la différence. Sur une improvisation faite de chants populaires, le ballet du Bénin avec ses pas de danse s’est imposé à nouveau.
Témoins des prestations du Bénin, certains conseillers municipaux ont manifesté le désir de nouer des relations avec le Bénin et cette préoccupation a été au cœur d’une séance de travail à laquelle le ministre Paul Hounkpè a assisté en personne.
Distingué par la ville de Santarem
Il y avait également à ce conclave qui a scruté les possibilités pour les deux pays d’interagir au plan culturel, l’adjoint au maire de la ville de Santarem en charge des affaires culturelles Susana Pita Soares a insisté, « au regard de ce qu’elle a vu sur la richesse de la culture » du Bénin, surtout que le pays est connu comme un pays de paix. « A défaut des Etats, il faut agir au plan de la coopération décentralisée », suggère le ministre de la Culture. « Avec le Bénin, pays du vodoun, il y a à découvrir et à redécouvrir », amplifie l’ancien fonctionnaire de l’UNESCO Jean Roche, fondateur du festival de Gannat en France.
Pour sa part, le directeur de l’Ensemble artistique national, Marcel Zounon, au regard de la richesse culturelle de Santarem propose que des étudiants en architecture du Bénin soient déplacés pour des échanges d’expérience. Selon lui, il est « fascinant » de constater que des bâtiments et mêmes des meubles datant de plus de mille ans soient toujours en place et exploités. Ces propositions, le directeur du festival de Santarem Ludgero Mendes dit les avoir enregistré et s’est proposé d’être la pièce maîtresse pour leur concrétisation.
Le deuxième rendez-vous du Bénin à la municipalité de Santarem était plutôt une invitation adressée au ballet national afin d’être distingué par le maire. Ainsi, dans la soirée du vendredi dernier, deux représentants du ballet ainsi que des membres de l’encadrement et de la délégation officielle y ont été accueillis pour recevoir une distinction parce qu’identifié comme meilleur groupe du festival, alors même que plusieurs manifestations étaient encore prévues.
«Casa do Campino», l’apothéose !
Dans la soirée du samedi 5 septembre dernier, tous les groupes du festival de Santarem ont été invités à une célébration œcuménique dans l’enceinte de la cathédrale Saint Antoine de la ville. Il était question à cette occasion de prier pour le renforcement des liens entre les peuples du monde et pour la facilitation de la diversité culturelle. C’est aussi là, l’un des enjeux du festival, rappelle son directeur Ludgero Mendes. Miguel Aurélio Almeida, l’un des responsables de la troupe de Santarem ne cache pas sa joie à la fin de cette célébration. Laquelle, à l’instar du festival lui-même, lui a permis pour la toute première fois de sa vie de voir se côtoyer, des Serbes, des Estoniens, des ressortissants d’Afrique et de Jérusalem… «Il n’y a que les cultures pour offrir l’occasion de voir autant de peuples s’égayer sans crainte dans la joie et la fraternité », renchérit Marcel Zounon. C’est d’ailleurs lui qui, quelques minutes plus tôt a eu le privilège au nom du Bénin, de délivrer un message de paix.
Après cette célébration, cap a été mis à la tombée de la nuit sur «Casa do campino», la plus grande salle de spectacle de la ville. Des centaines de spectateurs s’y sont donnés rendez-vous et ceux qui ont eu la malchance de ne pas y être à temps ont été contraints de rester debout sous le froid glacial pour suivre les prestations du Bénin. A la suite de l’introduction d’ouverture qui a consacré la célébration de chaque pays à travers son drapeau, tour à tour, chacun d'eux est passé pour sa démonstration. Avant le ballet national du Bénin, la troupe de Jérusalem avait réussi à emballer les spectateurs par ses chants et sa chorégraphie. Dernier sur la liste, le Bénin a d’abord suscité des standing ovation par ses premiers pas de danse et les sons de ses tambours. Mais l’apothéose viendra avec le tout dernier tableau, celui de la danse Tèkè. Léon Hounyè, Amoussou Philippe, Aliou Guésséré, Gilbert Tossou, Eric Koupaki, Claudine Mehinto, Colette Aglikpé, Sophie Martine Yekpa, Merliane Houanzenoude, Habib Adjovi Kpèhounto et autres ont livré un spectacle qui, pendant longtemps, restera encore dans les annales de la ville de Santarem qui, aux dires de ses habitants, «n’avait pas encore connu un tel débordement d’énergie et autant de maestria venant d’une troupe invitée sur scène», à en croire Reis Mendes, un des responsables du groupe portugais. JFM
Par Josué F. MEHOUENOU, Envoyé spécial à Santarem
Culture 06 sept. 2015

Fidèle à son engagement depuis plusieurs années dans le cadre du reboisement des localités du pays, la Société générale Bénin (SGB) a réédité son initiative cette année. Elle a mis en terre à Porto-Novo samedi 5 septembre dernier, des plants pour contribuer à l’embellissement de la ville capitale du Bénin. La cérémonie a drainé plusieurs dizaines d’agents de cette banque tous mobilisés autour de leur directeur général, ainsi que des autorités forestières et municipales de Porto-Novo.
Plus de 200 plants ont été mis en terre samedi 5 septembre dernier sur quatre kilomètres aux abords du Boulevard du Cinquantenaire à Porto-Novo. L’initiative est de la Société générale Bénin (SGB) qui a mobilisé pour la circonstance une bonne partie de son personnel. Les plants mis en terre sont de l’espèce Terminalia superba communément appelé en français Fraké. La Société a bénéficié de l’expertise technique de l’Inspection forestière de l’Ouémé-Plateau.
Cette action citoyenne de la Société générale Bénin, depuis plus de 150 ans, témoigne de l’engagement de cette banque à se mettre au service du développement de la vie, a souligné le directeur de la SGB, Laurent Mortreuil. Le reboisement de l’axe du Cinquantenaire à Porto-Novo s’inscrit dans ce cadre. A travers cette action, la banque entend contribuer au renforcement du programme du gouvernement «10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres» lancé le 11 juillet 2013. Mais aussi consiste-t-elle à rendre la ville capitale du Bénin plus verte et également pionnière dans la protection de l’environnement au Bénin. «Planter un arbre ce n’est pas seulement mettre quelque chose en terre mais c’est transmettre réellement. C’est réellement assurer pour l’avenir et pour les générations futures», a laissé entendre le directeur de la SGB avant d’ajouter que «L’arbre a été toujours le symbole de la vie, du foyer et de la patrie».
Contribuer à l’embellissement de Porto-Novo
L’importance de l’arbre n’est plus donc à démontrer. Ce qui justifie d’ailleurs toute la joie et la fierté de la banque à mettre en terre les plants pour contribuer à l’embellissement de la ville de Porto-Novo afin de garantir un environnement paisible aux générations futures, a souligné Laurent Montreuil.
La SGB ne s’est pas seulement arrêtée à la mise en terre des plants. Elle s’est préoccupée aussi de leur entretien. Elle a recruté pour un contrat d’une durée d’un an une ONG pour s’occuper de l’entretien des plants.
Cet engagement de la SGB pour l’entretien des plants a été applaudi par le maire de la ville capitale du Bénin, Porto-Novo, Emmanuel Zossou. Il a manqué de mots pour féliciter la banque pour son action citoyenne qui est en phase avec la vision de son conseil municipal, à savoir faire de Porto-Novo une ville fleurie comme certaines banlieues européennes. Emmanuel Zossou tout comme le représentant du préfet de l’Ouémé-Plateau, Thomas Fagbitè a invité les autres banques à emboiter le pas à la SGB pour un changement qualitatif de la ville. Le chef de l’Inspection forestière de l’Ouémé-Plateau, le colonel Isidore Koty a aussi félicité l’initiative de la Société générale Bénin. Selon lui, cette banque a vraiment fait une œuvre utile en apportant sa pierre à la restauration du couvert végétal de la ville de Porto-Novo et par ricochet améliorer les conditions de vie des citoyens. Toute chose qui fait dire au colonel Isidore Koty que la prospérité est partagée au niveau de la SGB.
Le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Falilou Akadiri a souhaité que l’entretien des plants ne soit pas seulement délaissé à l’Ong recrutée à cet effet. Il a insisté sur l’implication des populations pour l’arrosage et le suivi de ces plants afin de leur garantir un bel avenir.

Les éléments de la Direction générale du Matériel et de la Logistique (DGML) du ministère en charge de l’Economie et des Finances étaient à Porto-Novo samedi dernier pour traquer les véhicules administratifs en circulation de façon irrégulière. L’opération appuyée par des éléments de la Gendarmerie nationale n’a pas été non moins fructueuse.
La Direction générale du Matériel et de la Logistique (DGML) du ministère en charge de l’Economie et des Finances est toujours en guerre contre l’utilisation abusive des véhicules administratifs les week-ends. Elle a effectué une descente inopinée à Porto-Novo samedi dernier pour mettre le grappin sur tous les véhicules irrégulièrement en circulation. Toute la ville capitale a été ceinturée par la DGML qui a posté ses éléments sur tous les carrefours stratégiques. La ville a été bouclée pour ne donner aucune chance aux agents de l’Etat indélicats d’échapper à son filet. Il y a eu au total cinq points de contrôle : le carrefour du Pont de Porto-Novo, le carrefour Catchi, le carrefour Cinquantenaire à Ouando, le carrefour Sakouba à la sortie de Porto-Novo vers Ifangni et frontière du Nigeria via Igolo, et le carrefour Vakon débouchant vers les communes du Plateau ou vers la région la de vallée de l’Ouémé via la Route nationale n°4, Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Kpédékpo. Cette ceinture des portes d’entrée et de sortie de la ville de Porto-Novo n’a pas été mal comme bilan pour la DGML en charge de la gestion du patrimoine mobilier et immobilier de l’Etat. Sur un ensemble de quarante-et-quatre véhiculées contrôlés par les éléments de cette structure du ministère en charge de l’Economie et des Finances, quatre étaient en circulation irrégulièrement dont trois au niveau du carrefour Cinquantenaire et un au carrefour Sakouba.
Irrégularités de deux ordres
Les irrégularités reprochées aux quatre véhicules arrêtés étaient de deux ordres. Il y a l’absence de l’Ordre de mission et le défaut de permis de conduire au niveau du chauffeur. Les éléments de la DGML ont mis par ailleurs la main sur un véhicule à plaque bleue déjà réformé et vendu, donc sorti du patrimoine de l’Etat. Le nouvel acquéreur qui est actuellement membre du Conseil municipal de Cotonou n’a pas cru devoir faire la mutation de plaque. Il continue de circuler avec la plaque bleue échappant aux visites techniques, au payement de l’assurance et autres contrôles routiers. Le véhicule a été mis aux arrêts mais ensuite remis à l’acquéreur qui s’est engagé à faire la mutation de plaque dans un bref délai.
Bilan
Pour le directeur général du Matériel et de la Logistique, Alfred Sama, le bilan de l’opération dégage un taux de 9% de véhicules en circulation irrégulière par rapport à ceux qui on été contrôlés. Il trouve que ce taux est en augmentation par rapport au résultat de la même opération menée la semaine écoulée toujours à Porto-Novo. Ce qui n’est pas normal, à son avis. Car, selon lui, la tendance des véhicules en circulation de façon irrégulière est baissière au niveau national. Le taux de 9% prouve donc que sa direction doit continuer la traque pour atteindre le taux zéro. « Il faut toujours être à l’avant-garde, il faut toujours mener la veille permanente pour que les gens comprennent que l’utilisation des véhicules administratifs répond à des règles », souligne le DGML qui invite par ailleurs tous les acquéreurs de véhicules réformés de l’Etat à observer la règle qui est le changement de plaque après le transfert de propriété.
D’ailleurs, informe Alfred Sama, l’Etat est en train de réfléchir davantage pour améliorer l’aspect sanction de l’utilisation des véhicules de l’Etat. Le texte en vigueur est en train d’être revisité actuellement. La nouvelle disposition est attendue d’ici à la fin de l’année 2015, annonce-t-il.
Alfred Sama précise que sa direction passera à la phase répressive dès que le nouveau texte sera adopté pour décourager les agents indélicats de l’Etat qui achètent des véhicules réformés et qui en abusent.

Le processus d’élaboration du budget général de l’Etat exercice 2016 suit son cours. Après les précédentes étapes, le ministère en charge de l’Economie et des Finances a démarré, hier jeudi 3 septembre, les conférences budgétaires. Ce sont Eléonore Yayi Ladékan, ministre des Enseignements maternel et primaire et Allassane Soumanou, ministre d’Etat chargé de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes qui ont ouvert le bal pour défendre leurs budgets respectifs.
Après avoir planché devant Komi Koutché, son collègue chargé de l’Economie et des Finances, Eléonore Yayi Ladékan, ministre des Enseignements maternel et primaire, a indiqué que ses prévisions budgétaires pour la gestion 2016 sont évaluées à 105 125 782 000 FCFA contre 104 364 022 000 FCFA au titre de 2015. Ce qui ressort une augmentation de 761 760 000 FCFA, soit un taux d’accroissement de 0,73%. Dans ce budget, explique-t-elle, les dépenses ordinaires couvrent un montant de 97 344 469 000 F CFA, soit un taux de 92,60% du montant total contre un taux de 87,50% en 2015 correspondant à un montant de 91 318 453 000 FCFA pour un taux de 3,98%.
Quant au chapitre des dépenses en capital, a indiqué Eléonore Yayi Ladékan, il couvre un montant total de 7 781 313 000 FCFA, soit un taux de 7,40% du budget prévisionnel 2016. Pour le compte de 2015, les dépenses en capital étaient plus élevées avec 12,50% du budget et se chiffraient à 13 045 569 000 FCFA. Se livrant à d’autres analyses de son budget, elle a souligné que les dépenses de personnel sont évaluées à 73 444 911 000 FCFA pour 2015 soit 69,86% contre 67 035 331 000 FCFA soit 64,23% du budget 2015. Ces dépenses ont connu un taux d’accroissement de 9,56% correspondant à 6 406 580 000 FCFA.
Par ailleurs, le ministre des Enseignements maternel et primaire a fait observer que ses « propositions budgétaires sont restées dans le cadrage fixé ». Toutefois, certains problèmes du sous-secteur n’ont pu être pris entièrement en compte pour insuffisance de crédits alloués par nature de dépenses. C’est pourquoi elle a confié avoir soumis au ministre d’Etat chargé des Finances un programme additionnel concernant l’amélioration de l’accès et de la rétention des apprenants dans les écoles et l’amélioration des conditions de travail du personnel.
A son tour, Allassane Soumanou, ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes a soutenu son budget au titre de 2016. Il a estimé que l’enseignement technique et professionnel est une priorité pour le gouvernement. A ce titre, il a précisé que le budget de son département est de plus de 54 milliards de FCFA. Selon lui, cette enveloppe est insuffisante au regard des besoins. « J’ai près de 1000 collèges, près de 34 lycées techniques et centres de formation professionnelle à gérer avec l’exonération des jeunes filles jusqu’en classe de 3è, en plus des lycées à construire sur demande des populations », a-t-il entre autres détaillé. Il s’est toutefois réjoui de l’engagement du ministère de l’Economie et des Finances de l’accompagner à travers la mise à disposition des ressources nécessaires. A l’occasion, il ne s’est pas empêché de déplorer le faible taux de réussite à la dernière session du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) pour indiquer que cela pose le problème de la baisse de la qualité de la formation. A ce propos, Allassane Soumanou a envisagé comme solution la formation des enseignants du secondaire qui constitue une priorité pour son département. «Ils sont 47 000 vacataires à animer les cours dans les collèges», a-t-il signalé avant de souligner la nécessité de leur formation.

Le carnaval d’ouverture de la 56e édition du festival international de folklore «Celestino Graça» de Santarem a drainé du monde dans les rues de la ville hier, jeudi 3 septembre. Et comme il fallait s’y attendre, le ballet national du Bénin était en tête de peloton avec à ses côtés, une troupe de danseuses et danseurs estoniens invitée au même titre que lui.
Malgré le froid glacial qui a réveillé les habitants de la ville de Santarem dans la matinée d’hier, deux des cinq troupes de danse invitées au festival de folklore de la ville ont battu le macadam pour donner corps au carnaval d’ouverture dudit festival. Plusieurs artères de la ville ont été sillonnées par les deux groupes de danseurs et chorégraphes qui n’ont pas mis du temps à se faire entrainer par l’effet de leurs prestations. C’est ainsi par exemple qu’au niveau du centre commercial de la ville, certaines boutiques ont été vidées par leurs tenanciers, le temps de s’égayer un moment avec les deux troupes. L’ambiance était particulièrement à la fête et les habitants n’ont pas boudé leur plaisir. Certains se sont essayés volontiers à des pas de danse Adjogbo, incapables d’imiter les sauts des danseurs du «Sakpata». En réalité, si le ballet national a reproduit deux des trois rythmes de danse qu’il avait déjà exécutées la veille, c’est parce que ceux-ci ont retenu l’attention du public qui en redemandaient.
Adolphe Coffi Aladé et Richard Adossou ont dû donc revoir leur programmation pour donner satisfaction au public.
Par Josué F. MEHOUENOU, Envoyé spécial à Santarem
Culture 03 sept. 2015

L’ouvrage « Les coqs chantent de travers! Le discernement en question » publié par le docteur Basile Adjou-Moumouni il y a quelques semaines n’aurait certainement jamais existé, si cet homme, presque centenaire aujourd’hui n’avait pas rencontré sur son chemin, d’autres hommes pour tordre le coup à son destin, celui de présider aux destinées de son pays. Mais pour lui, peu importe ! Son rêve demeure intact, il le partage avec les générations actuelles et futures. «Les coqs chantent de travers! Le discernement en question» peut donc être vu comme l’héritage du sage, le legs du baobab.
«Un vieux médecin non voyant, mais particulièrement clairvoyant et authentique trésor humain vivant invite la communauté béninoise au discernement, proposant l'éducation comme médicament du mal qui ronge notre pays déboussolé». C’est ainsi que le responsable de SPL Editions, Gratien Ahouanmènou, coéditeur de la dernière publication du docteur Basile Adjou-Moumouni interprète cette œuvre dont l’auteur a vu le jour en 1922 et qui est admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis 1982. Comme tout bon médecin, il s’est interdit le repos et se propose, malgré son âge avancé, de soigner la société béninoise et de la guérir de ses maux. Des maux multiples qui lui font dire alors que les coqs chantent de travers. A en juger, rien que par les titres contenus dans l’ouvrage, on comprend que le travers qu’évoque le docteur Basile Adjou-Moumouni est toujours d’actualité.
Le préfacier de l’ouvrage, le chroniqueur Jérôme Carlos lui trouve trois casquettes différentes. D’abord celui de l’éducateur «qui nous ouvre les portes de la vie», ensuite l’éducateur qui propose des leçons de vie et enfin «l’éducateur qui nous aide à changer notre vie et à changer de vie». Plus loin, il dira que l’auteur «ne s’est point voulu le contremaître distant qui vocifère des ordres ou qui brasse des principes». Suivra, sous la plume de l’auteur, le fil d’Ariane pour résoudre les études de cas et il y évoque les évidences existentielles comme la diversité, l’inégalité, le besoin de l’autre, les exigences citoyennes…
Au sujet des instruments de perfectionnement, le docteur Basile Adjou-Moumouni liste des notions comme «apprendre, éduquer».
Leçons de vie !
Comme on peut le constater, cet essai publié il y a quelques semaines à Cotonou au cours d’une cérémonie à laquelle ont pris part de nombreuses personnalités est singulier dans son genre. Non pas pour dire que l’auteur soit un néo-écrivain, mais pour constater qu’au regard de sa riche bibliographie, il s’est donné des aises pour faire de cette ultime publication, un legs aux générations d’après lui, surtout celles actuelles afin qu’elles y puisent des notions pour redresser la pente sociale en déconfiture. «A travers les déviations et les incidents critiques, les cas proposés dans cet ouvrage dépeignent des situations réelles, parfois amusantes, souvent pénibles… et visent à réfléchir et déduire les conduites à tenir pour travailler sur soi-même ou pour aider d’autres à se redresser », écrit-il. Dans cette exhortation, chacun y trouve son compte. Qu’il s’agisse de l’enfant qui glisse vers l’adolescence, de l’adolescent qui frappe à la porte de la jeunesse, ou du jeune qui s’identifie à l’adulte, de l’adulte qui manque de se mirer dans la sagesse, sans oublier le citoyen peu conscient et le dirigeant sans boussole et sans repère, chacun y trouve son compte et se voit proposer la posologie pour guérir de son mal. En somme, une caricature sociale bien ficelée qui débouche sur le discernement.
Le discernement, l'outil principal du dirigeant
A propos, le docteur Basile Adjou-Moumouni fait savoir entre les lignes de sa publication que «le discernement est l’outil principal du dirigeant parce qu'il forme son jugement de valeur. Sûr de son jugement, grâce au discernement qui est le sien, le dirigeant sait distinguer le bien du mal. La sagesse impose à l'homme de ne pas être péremptoire ni impulsif en prononçant son jugement. Les subtilités du langage permettent d'apporter les nuances adéquates pour la bonne expression du jugement, afin de ne pas susciter des effets contre-productifs. C'est l'art de communiquer que le dirigeant doit acquérir». Pour lui, «le jugement auquel un homme d'Etat a abouti ne saurait être exprimé inconsidérément ». Dans un extrait intitulé «Eduquer, base d’un sursaut national, l’auteur indique que « on a successivement martelé des slogans tels que Changement, Émergence, Refondation. Ces slogans resteront lettres mortes tant que l'éducation, l'institution sociale fondamentale qui forge le discernement, n'aura pas été scientifiquement, objectivement, résolument et courageusement implantée pour s'enraciner au fil du temps».
«Lorsque ces valeurs cardinales viennent à être galvaudées au niveau le plus élevé de l’organisation sociale, seuls l’éducation, la rééducation et la patriotisme peuvent apporter le redressement salutaire». Mais en attendant d’en arriver là, «les coqs chantent de travers!»

Une frange de la population de Lokossa est sortie dans les rues hier, jeudi 3 septembre pour manifester son mécontentement suite aux assises électives tenues par certains élus communaux vendredi 28 août dernier en dépit de l’interdiction prononcée par l’autorité de tutelle. Dans leur motion de protestation déposée à la préfecture du Mono-Couffo, les manifestants demandent l’invalidation des résultats issus desdites assises et pointe d’un doigt accusateur le député Dakpè Sossou quant à ce passage en force.
«Dakpè Sossou. Hélouéée. Beau-frère Awadji Hélouéée», «Yayi Boni au secours». Des cris de détresse rythmés par des klaxons de motos et des bruits de bidons. Telle était hier, jeudi 3 septembre, l’ambiance qui a règné dans la ville de Lokossa. Ils étaient scandés par des marcheurs portant aux fronts des banderoles rouges qui ont pris d’assaut les grandes artères de la ville. Parti de la mairie en passant par le marché de Lokossa et les quartiers résidentiels de certains acteurs politiques de la commune dont le député Dakpè Sossou, le mouvement de mécontentement ne s’est estompé qu’au portail de la préfecture de Lokossa. Non sans avoir lu une motion de protestation remise à Félix Vlavo et Gildas Yèhoun, représentants l’autorité préfectorale.
Dans le rang des manifestants, il y avait la présence dominante des partisans du député, ancien maire de la ville. Les mascottes et les visages illustrent bien ce constat même si les feuilles du manioc ont manqué au décor comme ce fut le cas lors des dernières campagnes électorales. Cette fois-ci, c’est aux feuilles de neem que les manifestants en ont recouru. Cette symbolique confirme la mésintelligence intervenue entre Dakpè Sossou et ses anciens alliés.
En effet, à en croire le meneur du mouvement, Fiacre Aboflon, la marche a été organisée pour dénoncer «les manœuvres de Dakpè Sossou visant à imposer son beau-frère Pierre C. Awadji à la tête de la mairie de Lokossa». Ce choix, rappelle-t-il, va à l’encontre de la promesse du député visant à céder son fauteuil de maire au premier adjoint Valère Dogué. Laquelle promesse, indique Fiacre Aboflon a motivé leur vote massif au profit de la liste des Forces démocratiques unies (FDU) conduite par Dakpè Sossou. La tension engendrée par cette situation est montée d’un cran hier du fait, rapportent des manifestants, de la tenue des assises électives vendredi 28 août dernier entre des élus FDU et leurs pairs de l’Union fait la Nation, soit au total onze conseillers sur les 19 qui siègent au Conseil communal.
Interdiction bravée
Bien qu’ayant été reportées entre temps par la préfecture, lesdites assises ont été conduites jusqu’à leur terme et sanctionnées par un procès-verbal. Lequel laisse lire qu’un nouveau maire a été élu de même que le chef de l’arrondissement de Houin. Ce sont donc ces faits qui ont sorti les manifestants qui protestent contre le «manquement grave» à l’autorité préfectorale dont l’interdiction a été bravée. L’objectif du camp des conseillers incriminés est, selon la motion lue par Félix Goudjinou, «d’imposer un maire impopulaire sur fond de précipitation qui traduit nettement un hold up électoral». Au regard de tout ceci, les marcheurs ont invité le préfet «à considérer cette élection de nul et de nul effet».
Rappelons que de son côté, le préfet Corentin Kohoué avait déclaré aussitôt dans la soirée du vendredi 28 août dernier, ne pas reconnaître les élections en cause. Toutefois, le mardi 1er septembre dernier, il y a eu passation de charges entre les chefs d’arrondissements sortant et entrant de Houin.
Au cas où l’autorité de tutelle ne parviendrait pas à inverser cette tendance et qu’ils ne verraient pas leur volonté exprimée, les manifestants jurent de se faire entendre tout au long de cette 3e mandature de l’ère de la décentralisation.