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Nouvelles

Naissance d’un nouveau parti politique: CNDG-Démadou s’engage pour la bonne gouvernance

Le paysage politique béninois s’est agrandi d’une nouvelle formation politique. Convention nationale pour la démocratie et le développement par la bonne gouvernance (CNDG-Démadou), c’est le nom du nouveau parti dirigé par Mariama Baba Moussa dont le congrès constitutif s’est déroulé samedi 29 et dimanche 30 août derniers à Parakou.

Un nouveau parti politique vient de naître pour apporter sa contribution au combat pour l’édification d’un Bénin bien gouverné et à économie prospère aux côtés des autres forces politiques existantes. Fondé et présidé par Mariama Baba Moussa, actuelle conseillère spéciale aux affaires fiscales au ministère en charge de l’Economie et des Finances, cette nouvelle formation politique est dénommée Convention nationale pour la démocratie et le développement par la bonne gouvernance (CNDG-Démadou).

En créant ce parti politique, l’objectif est d’enrichir le paysage politique du pays dans le sens de l’enracinement de la démocratie au service d’un développement équilibré de la nation, a indiqué la présidente du parti, samedi dernier à l’ouverture du congrès constitutif. « Car, depuis 55 ans que le Bénin est indépendant et a le pouvoir de s’autogérer en toute responsabilité, plusieurs régimes se sont succédé à la tête du pays et chaque régime a fait ce qu’il peut ; mais ils n’ont pas permis à nos populations de sortir de la misère. Au contraire, on dirait même qu’au fil des années, la misère augmente dans notre pays », a poursuivi Mariama Baba Moussa. La mauvaise gouvernance, la corruption, la gestion opaque des affaires, l’enrichissement illicite, la démocratie mal assimilée tendant à laisser faire, à l’indiscipline, à la perte des valeurs culturelles et de la dignité, la transhumance politique au gré des intérêts, en sont les raisons, diagnostique-t-elle.
«Notre parti composera avec tous ceux qui partagent notre vision et combattra toutes les forces qui se mettront au travers de l’épanouissement véritable de la démocratie pour un développement équilibré de notre pays », a laissé entendre Mariama Baba Moussa. «Avec nous, la guerre des générations n’aura pas lieu. Au contraire, nous serons à l’écoute des anciens», a ajouté Mariama Baba Moussa, en appelant à l’adhésion des jeunes et moins jeunes de tous les horizons, de toutes les ethnies et de toutes les régions du pays. Le nouveau parti entend instaurer en son sein une démocratie véritable interne basée sur la participation et la responsabilité de ses membres.
A en croire Souleymane Bilha Allassane, son secrétaire général, la CNDG prône les valeurs telles que la responsabilité citoyenne, le civisme et le patriotisme, toutes choses qui passent par la trilogie démocratie - bonne gouvernance - développement, a-t-il précisé. A l’issue du congrès, un bureau national de 21 membres a été mis sur pied pour conduire les destinées du nouveau parti.
Il faut souligner que plusieurs partis et regroupements de partis tels que l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), l’Union fait la Nation (UN), le Mouvement pour la Convention du Bénin du futur, étaient de la partie samedi dernier pour apporter leur soutien au nouveau parti.

Politique 31 août 2015


Organisation du recrutement des auditeurs de justice par le ministère de la Fonction publique: L’UNAMAB dénonce le gouvernement et menace

Le retour de l’organisation du concours de recrutement des auditeurs de justice au ministère de la Fonction publique n’est pas du goût de l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB). Elle l’a fait savoir hier, à travers une déclaration lue à l’issue de son assemblée générale extraordinaire, dans une salle d’audience au tribunal de première instance de Cotonou par Mario Mètonou, secrétaire administratif adjoint de l’UNAMAB. Il en ressort que si le nouvel arrêté interministériel sur le concours n’est pas rapporté, l’UNAMAB ira en grève.

L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) n’entend pas voir le concours de recrutement des auditeurs de justice des 28 et 29 novembre prochains organisé par le ministère de la Fonction publique en lieu et place du ministère de la Justice. A défaut d’être écoutée, elle menace de déclencher une grève d’avertissement de 72h puis 5 jours par semaine si le gouvernement ne rapporte pas les actes signés pour faire organiser ledit concours par le ministère de la Fonction publique.
Donnant lecture du communiqué de presse sanctionnant l’assemblée générale consacrée à la question, Mario Mètonou, secrétaire administratif adjoint de l’UNAMAB, a indiqué que « pour garantir la transparence du concours de recrutement des auditeurs de justice », l’Union donne jusqu’au lundi 7 septembre 2015 pour rapporter tous les actes clandestinement signés dans le cadre de l’organisation dudit concours ». Au-delà de cette date, a-t-il poursuivi, « l’UNAMAB déclenchera une grève d’avertissement de 72 heures à partir du mardi 8 septembre 2015 ». Cette grève sera corsée et passera à cinq jours par semaine si après le jeudi 10 septembre, rien n’est fait pour rapporter les actes pris dans le sens de ce concours pour en confier l’organisation au ministère de la Fonction publique.
Le secrétaire administratif de l’UNAMAB a rappelé que depuis 2002, l’organisation dudit concours a été confiée au ministère de la Justice avec l’assistance des cadres de la Fonction publique. Et ce, «à la demande des bailleurs de fonds». Ainsi, a poursuivi le secrétaire administratif de l'UNAMAB, en 2003, cette option a été consacrée par les articles 27 et 28 de la loi portant statut de la magistrature. Mieux, l’arrêté n°00259/MJLDH/MFPTRA/MERS/DC/SG/DA du mai 2004 a été pris en application de l’article 28 de cette loi. En vertu de cet arrêté, une commission de sept membres a été créée pour définir «le processus d’organisation du concours et le met en œuvre».

Des tentatives de récupération

Cette commission est composée de deux magistrats du ministère de la Justice, d’un magistrat de l’UNAMAB, de deux représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de deux représentants du ministère de la Fonction publique.
L’UNAMAB a observé «des tentatives de récupération» sans succès dudit concours sous les anciens ministres de la Justice. Dans le même ordre d’idées, l’UNAMAB a dénoncé dans son communiqué les déclarations de certains députés. Si l’un « fustige l’organisation transparente du concours » en 2013, l’autre a sur une chaîne de télévision prétendu que « 98% des magistrats viennent d’une même région». Par ailleurs, le chef de l’Etat aurait «publiquement juré de remettre en cause l’arrêté interministériel régissant l’organisation du concours des auditeurs de justice». Mais l’UNAMAB a constaté que, pour le recrutement des 40 auditeurs de justice des 28 et 29 novembre prochains, le Garde des Sceaux, s’est sur la base de la loi portant statut général des agents permanents de l’Etat, associé à ses collègues des ministères en charge de la Fonction publique et de l’Enseignement supérieur pour prendre un arrêté interministériel afin de « retourner l’organisation du concours des auditeurs de justice dans le giron du ministère de la Fonction publique ».

Actualités 31 août 2015


Présidence du Cos-Lépi: Augustin Ahouanvoébla succède à Sacca Lafia

Après avoir prêté serment devant les sages de la Cour constitutionnelle, les membres de la nouvelle équipe du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), ont procédé vendredi 28 août dernier à l’élection de leur bureau. Ils ont élu à leur tête l’honorable Augustin Ahouanvoébla.

Les dispositions dans le cadre de l’organisation de la présidentielle de février 2016, sont en train d’être mises en place. C’est le cas au niveau du Cos-Lépi dont la mission est de garantir la fiabilité du fichier électoral afin que le vote en vue de cette élection ait effectivement lieu. L’institution a aussi pour mission de définir les orientations stratégiques de l’Agence nationale de traitement (ANT), d’analyser et de régler les difficultés d’application sur la base des dispositions légales.

Ses membres se sont retrouvés, vendredi 28 août dernier, après leur prestation de serment devant la Cour constitutionnelle, 48 heures plus tôt. C’est pour procéder à l’élection des membres de leur bureau. A l’occasion, le député du Parti du renouveau démocratique (PRD), Augustin Ahouanvoébla, a été élu à l’unanimité des 11 membres que compte cette nouvelle équipe du Cos-Lépi. Il succède ainsi à l’honorable Sacca Lafia, après avoir été son vice-président.
Augustin Ahouanvoebla a comme vice-président Abdoulaye Gounou de l’Alliance Eclaireur. Le poste de rapporteur a été confié à Alexandre Biaou, directeur général de l'Institut national de la Statistique et de l'Analyse économique (INSAE).

Actualités 31 août 2015


Formation à l’entrepreneuriat agricole: Abdoulaye Bio Tchané, parrain des aspirantes du Mono-Couffo

A la suite des bénéficiaires du Couffo, 18 mille femmes rurales du Mono seront prises en compte dans le cadre d’un programme de formations portant sur la transformation du manioc en « gari super, tapioca compétitif et en amidon traité ». Le démarrage de cette activité parrainée par Abdoulaye Bio Tchané a été marqué vendredi 28 août dernier à Lokossa par sa rencontre avec tous les acteurs dudit programme.

On se croirait, vendredi 28 août dernier au stade municipal de Lokossa, à un meeting de campagne électorale tant par la liesse des populations que l’étendue des promesses de l’hôte. Mais il a été maintes fois rappelé que celui-ci n’est pas en train de faire de la politique. Du moins que l’heure était plutôt à la politique du développement. Et c’est dans cette ambiance que le président de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Abdoulaye Bio Tchané a donné le top du déroulement d’un programme de formations au profit de la gent féminine du Mono. Au sujet de ladite formation saluée par plusieurs intervenants dont le représentant du préfet, Gildas Mahoussi et le roi de Lokossa, Sa Majesté Totoh, des détails ont été apportés par l’initiateur du programme. Il s’agit de Philippe Dansou, président de la Jeunesse unie pour le développement en Afrique (JUDEVA) qui détaille que le programme de formation porte sur la transformation du manioc en «gari super, tapioca compétitif et de l’amidon traité». Son Organisation non gouvernementale, révèle-t-il, a initié ce type d’apprentissage en 2011 à Aplahoué. Les femmes de cette commune et leurs congénères des cinq autres du Couffo en ont constitué la première vague d’apprenantes. Soit un effectif de 18 000 femmes dont le savoir-faire acquis ont fait l’objet, dans l’enceinte du stade municipal, d’une foire improvisée des produits à base de manioc, laisse entendre Philippe Dansou. A raison de trois mille par commune, le même effectif de femmes sera recruté dans le Mono par ce même programme que Abdoulaye Bio Tchané a accepté de parrainer. Ainsi le binôme JUDEVA-Abdoulaye Bio Tchané entend «faire du Mono-Couffo le carrefour des bonnes affaires agricoles dans cinq ans».

La porte-parole des bénéficiaires du programme, Marie Atayi a eu des mots bienveillants à l’endroit de leurs encadreurs et a trouvé salutaire le parrainage de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Bio Tchané. Les doléances qu’elle a portées à son attention sont liées à la dotation en équipements techniques en vue d’accroître leur productivité. «De nos jours notre gari est demandé à l’extérieur et il nous faut le produire engrande quantité», a-t-elle justifié.
Pour le parrain Abdoulaye Bio Tchané, il n’y a pas de raison pour se soustraire à cet appel à l’aide. Entre autres promesses, il s’est dit favorable à apporter son soutien financier à la formation et à rendre disponibles des micro-crédits pour les groupements. «Je soutiens ce programme de formation. Pour moi, il est une avancée sur ce que nous souhaitons faire demain», clame Abdoulaye Bio Tchané Il n’a pas manqué d’appeler les partenaires au développement, les mairies, les institutions financières, la préfecture à lui emboîter le pas. Car, la JUDEVA, selon le président de l’ABT, fabrique des entrepreneurs et donc contribue à créer des emplois.

Actualités 31 août 2015


3è assises du Congrès Africain des Démocrates: Des réformes proposées pour sauver la démocratie

Samedi 29 août dernier, les militants du parti Congrès Africain des Démocrates (CAD) ont tenu leurs troisièmes assises statutaires à Cotonou. L’ouverture des travaux était l’occasion pour Lionel Agbo, président du parti, de mettre l’accent sur les réformes nécessaires pour sauver la démocratie béninoise.

Face aux divers maux dont souffre la démocratie béninoise, Lionel Agbo, président du Congrès Africain des Démocrates (CAD), a, dans son discours d’ouverture des travaux des 3èmes assises statutaires de son parti, souligné la nécessité d’engager de réformes structurelles. Ainsi, au niveau de la justice, il a plaidé pour des «réformes structurelles profondes» afin qu’elle soit «indépendante» pour remplir sa mission régalienne en toute quiétude. A ce sujet, il a exprimé son soutien à la lutte de l’Union nationale des Magistrats du Bénin (UNAMAB) et exigé que soient respectées les procédures dans la nomination des juges des Cours et Tribunaux.

De même, la nomination des membres de la Cour constitutionnelle, des présidents de la Cour suprême, du Conseil économique et social et de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et la Communication doit, selon Lionel Agbo, doit être revue. «…l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts pour éviter les dérives que nous avons connues ces dernières années», a-t-il martelé.
En ce qui concerne la Haute cour de Justice, le CAD a opté pour «la prérogative de l’auto-saisine pour éviter de laisser aux députés seuls le soin et la volonté de manipuler à leur guise et au gré de leurs intérêts les demandes de levée d’immunité parlementaire notamment d’un des leurs ou la traduction d’un ministre devant elle». Pour ce faire, le parti adhère à «une révision profonde de la Constitution par le prochain président et sans opportunisme». La révision de la Constitution doit aussi porter sur la durée du mandat présidentiel. A ce propos, le CAD a ciblé l’article 42 de la Constitution qui traite de la question et a proposé que désormais le mandat soit unique et de 7 ans sans possibilité de renouvellement.
Par ailleurs, après avoir déploré qu’actuellement, le Bénin compte 200 partis politiques, Lionel Agbo a voulu qu’on mette fin à cette situation de floraison de partis. Les réformes sur ce terrain doivent veiller à ne «réserver la sphère politique» qu’aux politiciens et à opérer de grands regroupements politiques. Avec de telles réformes, a-t-il fait savoir, on pourra limiter le nombre de candidats à la présidentielle. Aussi n’a-t-il pas manqué de dénoncer la cinquantaine de candidatures déjà annoncées pour la présidentielle de 2016 tout en appelant le peuple à la vigilance.
A l’occasion, Lionel Agbo ne s’est pas empêché de revernir sur certaines questions dont sa condamnation en janvier 2013 à six mois de prison pour offense au chef de l’Etat. Une situation qui l’a, a-t-il dit, contraint à «un exil forcé en France pendant deux ans avant d’être blanchi par un arrêt de la Cour d’appel...». Mais rentré au pays, il a dit faire «l’objet d’une filature» et «d’une tentative d’assassinat» dont il garde encore des séquelles au front.
A la suite du président du CAD, des personnalités politiques dont Candide Azannaï, Ali Houdou, Richard Sènou et Antoine Robert Détchénou ont délivré des messages de soutien de leurs formations politiques aux militants du CAD.

Politique 31 août 2015


Election présidentielle 2016: Des femmes du Couffo défendent la candidature du Général Fernand Amoussou

Pour déclarer leur soutien au général Fernand Amoussou, candidat à l’élection présidentielle de 2016, des femmes du Couffo ont organisé un meeting samedi 29 août dernier à l’Ecole primaire publique de Toviklin. A l’occasion, elles ont juré de «faire feu de tout bois» pour porter leur frère à la magistrature suprême du Bénin.

La candidature déclarée du général Fernand Amoussou pour la prochaine présidentielle ne finit pas de draîner du soutien. Des femmes du Couffo ont choisi, à leur tour, samedi 29 août dernier, pour prendre fait et cause pour la même candidature. C’était dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique de Toviklin au cours d’un meeting. Chacune, selon ses moyens a rallié les lieux. Et pourtant, elles ont été des centaines à accueillir en liesse le fils du terroir candidat à la magistrature suprême du Bénin. Les chants, les danses et les pancartes tout autant que les allocutions ont été apprêtés pour galvaniser l’hôte qui a fini par se lâcher, à son tour, en esquissant des pas de danse après avoir fredonné une chanson souvent chantée par son frère aîné, Bruno Amoussou.

Pour «ses mères, sœurs et filles», le général a l’étoffe pour conduire les destinées du Bénin de par son parcours professionnel dont il a été fait cas plus d’une fois notamment au sujet des préoccupations relatives à la sécurité. C’est pourquoi trouvent-elles que sa candidature est venue «à point nommé pour relever le défi de l’alternance». Et leur soutien pour une telle cause est indéfectible, à en croire leur porte-parole Edwige Kpatchoukpa. «Nous prenons l’engagement ferme, devant Dieu le Tout-puissant, le Miséricordieux, le seul qui ne déçoit pas, et devant les hommes, de faire feu de tout bois pour la réalisation de votre projet salvateur», a-t-elle déclaré.
Aussi Edwige Kpatchoukpa exhorte-t-elle la population à intensifier la sensibilisation auprès des nombreuses autres indécises. Même exhortation du côté de l’ancien député Clément Ebo, du maire sortant de Djakotomey Pascal Danha, du porte-parole de la formation politique dénommée Rassemblement des forces pour le progrès, Clément Dada. Pour la coordonnatrice des femmes de Toviklin, Héloïse Ghossou, c’est presqu’une injustice de ne pouvoir compter parmi les chefs d’Etat du Bénin un fils du Couffo.
C’est un soutien courageux et précieux que celui de ces femmes, reconnait le candidat. A son tour, il leur a demandé de se lever et de se tenir debout contre la corruption, la misère, le chômage de leurs enfants, en un mot contre la fatalité. «Mais restez surtout vigilantes pour ne pas vous laisser avoir cette fois-ci encore», a-t-il conseillé aux militantes de sa cause avant d’ajouter «à travers vous, je renouvelle à toutes les femmes du Bénin mon engagement à servir le Bénin».
A la suite de ces mots, les populations ont été tenues en haleine par différentes animations folkloriques que le général candidat a passées en revue.

Actualités 31 août 2015


Clôture du Forum économique de l’Ouémé-Plateau: Les grandes résolutions des assises de Porto-Novo

Ouverts le jeudi 27 août dernier à Porto-Novo, les travaux du premier Forum économique sur le développement du département de l’Ouémé-Plateau ont été clos vendredi 28 août dernier. Ils ont été sanctionnés par plusieurs recommandations.

Un nouveau soleil se lève sur le département de l’Ouémé-Plateau avec l’organisation du premier Forum économique par la préfecture de Porto-Novo. Ce forum dont le rideau est tombé vendredi 28 août dernier, a permis aux 200 participants qui ont pris part aux travaux, de réfléchir sur les voies et moyens pour créer une nouvelle gouvernance économique régionale afin de permettre à la région Ouémé-Plateau de saisir les nombreuses opportunités de développement qui s'offre à elle. Quatre pôles majeurs ont été identifiés à cet effet et sur lesquels se sont penchés les participants. Il s’agit des pôles: Agriculture, agrobusiness et agro-industrie; Tourisme, artisanat et services; BTP, matériaux de construction et énergie; et Transport, logistique, commerce.

Pendant les deux jours de travaux, quatre groupes ont été également constitués pour réfléchir sur chacune de ces thématiques. Les réflexions sont assorties de plusieurs recommandations visant à faire booster le développement du département de l’Ouémé-Plateau. Au nombre de ces recommandations, il y a la mise en place d’un Comité adh’oc de relecture des différentes productions intellectuelles du Forum; l’édition, la publication et la diffusion des actes du Forum; la mise en place d’un dispositif d’information et de communication des acteurs sur les différentes étapes du suivi des recommandations et la mise en place d’un comité de suivi des travaux du Forum. Ce comité aura pour mission d’assurer la mise en œuvre de la feuille de route adoptée par le Forum. Il sera composé de sept membres et devra rendre compte lors des sessions ordinaires ou extraordinaires du Conseil départemental de coordination et de concertation.
Procédant à la clôture des travaux, le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau a exprimé toute sa satisfaction, d’abord pour la tenue effective et dans les conditions acceptables du Forum, puis de la qualité des travaux. Moukaram Badarou a souhaité que ce Forum ne soit pas une rencontre de plus. Il faut que les recommandations soient mises en œuvre pour un réel essor de la région de l’ouémé-Plateau. Il salue l’ensemble des participants pour leur grande mobilisation et leur participation réelle aux travaux. Le préfet a aussi remercié le gouvernement pour sa sollitude à travers la présence effective du vice-Premier ministre et du représentant du ministre en charge de la Décentralisation. Pour Moukaram Badarou, cette présence attentionnée du gouvernement est la preuve de sa grande marque de sollicitude face aux questions de développement national. Les remerciements du préfet sont allés aussi aux conseillers et les adjoints au maire de Porto-Novo dont la contribution et la mobilisation ont été réelles. «Le Forum a fait le constat qu’il y a un fossé entre nos populations et l’administration d'une part, entre les populations les politiques d'autre part. Nous devons faire en sorte que nos populations ne soient pas déçues. Faire en sorte que ce forum ne soit pas un forum de plus».

Actualités 30 août 2015


Produits et services de téléphonie mobile: L’AUR-Bénin sensibilise les consommateurs sur leurs droits et obligations

L’usager des produits GSM qui émet un coup de fil de son téléphone portable a des droits mais aussi des devoirs. C’est pour faire connaître ces droits et obligations que l’Association des usagers du réseau de téléphonie mobile au Bénin (AUR-Bénin) a jugé utile d’aguerrir les consommateurs de la ville de Porto-Novo. C’est dans ce cadre que s’inscrit la séance de sensibilisation grand public qu’elle a organisée vendredi 28 août dernier à la Maison des jeunes de Djègan-Kpèvi de Porto-Novo en collaboration avec l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste du Bénin (ARCEP-Bénin).

Pour le président par intérim de l’AUR-Bénin, Kafui da Silveira, Porto-Novo est la dernière étape de la tournée de sensibilisation de l’association. Celle-ci était à Bohicon dans le Zou et Lokossa dans le Mono avant l’étape de Porto-Novo vendredi dernier. L’objectif est le même : renseigner les usagers des produits et services des GSM sur leurs droits et devoirs pour que les choses se passent bien dans ce secteur. C’est pourquoi, Kafui da Silveira a invité le public présent à saisir l'opportunité de cette rencontre pour s’informer sur les défis du secteur des communications électroniques en pleine expansion au Bénin et faire connaître leurs désidératas.
Les enjeux de cette séance de sensibilisation ont été appuyés par les représentants de plusieurs Organisations de la Société civile engagées dans la défense et la promotion des consommateurs du réseau GSM au Bénin. Ils ont invité tour à tour l’assistance à prêter une oreille attentive à la communication prévue à cet effet.
Luc Boko, représentant le secrétaire exécutif de l’ARCEP-Bénin précisera que le souci de son Autorité est de sensibilisation tous les usagers des réseaux GSM sur les bons comportements dans le secteur de la téléphonie mobilise. C’est dans ce cadre que l’ARCEP-Bénin a signé des accords de partenariat avec des acteurs de la Société civile pour mener cette sensibilisation grand public sur l’ensemble du territoire national.
Le représentant du médiateur de la République, Vincent Lézinmè, a saisi l’occasion de cette séance pour informer l’assistance de la mission de son institution, intercesseur entre les citoyens et l’administration. Il a invité l’assistance à ne pas hésiter à saisir le médiateur de la République de tout problème relatif à la mauvaise gouvernance administrative y compris même les dysfonctionnements et autres abus dans le secteur des GSM.
Après la cérémonie d’ouverture des travaux, l’assistance a eu droit à une communication sur les droits et obligations des consommateurs de la téléphonie mobile, thème dont la présentation a été assurée par Edouard Walace conseiller à l’ARCEP-Bénin président fondateur de l’AUR-Bénin, une association à but non lucratif basée à Porto-Novo.

Actualités 30 août 2015


Conférence sur les publications religieuses: Des précisions sur le sens du miracle

Dans le cadre de la foire du livre religieux organisée du 25 au 29 août 2015 par la Fondation Afrique Espérance, une conférence a été initiée à Cotonou, vendredi 28 août dernier, sur le livre religieux. Animée par trois prêtres de l’église catholique, la rencontre a abordé des questions liées à la course aux miracles.

«Le chrétien en quête permanente du miracle», c’est le thème de la conférence tenue par les abbés Rodrigue Gbédjinou, Maurice Hounmènou et Henri Azankposso.

Défini comme une expérience religieuse, le miracle est une intervention de Dieu dans la vie des hommes à travers des faits prodigieux, merveilleux et inédits. «Le miracle, c’est ce qui étonne», dira l’abbé Rodrigue Gbédjinou. En termes de caractéristiques, il a précisé que le miracle «défie bien souvent la raison parce qu’il surpasse l’ordre et les forces de la nature visible ou invisible». Un tour dans la bible lui a permis de relever quelques interventions divines telles que l’expérience de Moïse au buisson ardent qui brûlait sans se consumer, la traversée de la Mer Rouge par les Israélites, le soleil arrêté par Josué, sans oublier les guérisons et multiplication de pain opérées par Jésus-Christ, etc.
Toutefois, le père Rodrigue Gbédjnou a fait observer qu’il faudra faire attention aux miracles. Car même si la fragilité existentielle et la méchanceté favorisent la peur, les chrétiens ne doivent pas, selon lui, être attirés par ces signes. «Le miracle ne doit pas être l’objectif de la vie chrétienne», a souligné l’abbé Maurice Hounmènou ajoutant que la course derrière le miracle peut égarer le peuple de Dieu. La raison c’est qu’il peut-être également l’œuvre du diable. C’est pourquoi, il demandera à l’assistance de donner priorité à la «communion avec Dieu». Et à l’abbé Rodrigue Gbédjinou d’ajouter que «L’église ne saurait être une officine de miracles et de guérison».
En dehors de la communication, la conférence a enregistré aussi la présentation de deux ouvrages, le premier portant sur un livre du père Mathieu Aïfan et intitulé «Aujourd’hui encore, Jésus guérit et sauve» et le deuxième sur «La messe expliquée» récemment lancée. Dans sa présentation, l’abbé Maurice Hounménou a souligné que le livre comporte trois chapitres et parle des conditions du miracle. L’auteur, selon lui, est mû par le désir de convaincre que Dieu est toujours aux côtés des humains. Quant à «La messe expliquée», il s’agit d’un ouvrage qui apporte de la lumière sur 12 signes et gestes accomplis et paroles prononcées au cours d’une messe. L’abbé Henri Azankposso qui l’a présenté y voit une mise au point pour que les chrétiens catholiques ne se méprennent sur ces gestes à faire lors d’une célébration eucharistique.
En plus, un hommage a été rendu à feu Jean Pliya, qui au cours de sa vie a produit également des livres chrétiens. Des débats ont également suivi la communication sur les miracles.

Culture 30 août 2015


Gouvernance et financement des entreprises culturelles en Afrique: Mamou Daffé et Ousmane Alédji évoquent les enjeux et perspectives

Cotonou était dernièrement au centre d’une série d’activités visant à opiner et à réfléchir sur les enjeux et perspectives de la gouvernance et du financement des entreprises culturelles en Afrique. Un regard croisé voulu par le portail de la diversité culturelle, «Bénincultures» et pour lequel deux experts ont entretenu le public.

Annoncé comme un évènement et une aubaine à saisir pour relancer le débat autour du secteur culturel en Afrique, le séjour à Cotonou de l’entrepreneur culturel Mamou Daffé ne l’a pas été moins. L’homme qui a de tout temps prôné la culture et le développement et qui «se concentre sur les liaisons existantes entre les domaines culturels et économiques comme un facteur de développement économique et social» a pris part à deux rendez-vous majeurs qui lui ont permis de partager avec des acteurs culturels béninois sa vision et son point de vue. Sa position à lui, c’est que la culture et le développement, éléments indissociables «participent à la cohésion et l’intégration de la plupart des nations. En d’autres termes, Mamou croit en la promotion de l’économie locale à travers des projets de développement». C’est avec une telle vision qu’il a crée le «Festival sur le Niger» en 2005. Un projet qui a été conçu avec des organisations culturelles et touristiques à Ségou (Mali) pour créer un événement unique, soulignant le potentiel attractif de la ville et de la région dans le but d’améliorer l'économie locale et de valoriser l’expression artistique et culturelle du Mali. Mais le «Festival sur le Niger est bien plus qu'un événement culturel simple. Avec la multiplicité des disciplines et la diversité des initiatives culturelles dans les dix dernières années, il a eu un impact unique dans le pays: une hausse de développement social, économique de la région, mais aussi un fort dynamisme dans le national, et la cohésion même régionale, sociale». De sorte qu’aujourd’hui Mamou Daffé est connu comme «l’homme qui a mis Ségou sur une carte».

Ce bel exemple de réussite culturelle contraste avec l’exemple béninois en matière de réussite culturelle. Le festival le plus en vue que vend aujourd’hui le Bénin au monde entier, le Festival international de Théâtre du Bénin (FITHEB), contrairement à son compère sur le Niger est une initiative dont la subsistance financière repose essentiellement entre les mains de l’Etat. Sa fortune est diverse, son bilan mitigé avec une évolution en dent de scie, comme on le sait.

Le débat reste ouvert

Pour ce qui est de son impact sur l’économie, le débat reste ouvert, telle une plaie béante. Chaque édition ayant son actualité singulière, le FITHEB peut aller à l’école du «Festival sur le Niger» et réciproquement.
C’est donc pour offrir une vue croisée des deux évènements que les directeurs des deux festivals, Mamou Daffé et Ousmane Alédji étaient, vendredi 30 août dernier, face aux acteurs culturels et aux professionnels des médias à la Maison des médias à Cotonou pour évoquer «l’impact des festivals sur le développement en Afrique». Suivra le lendemain, samedi 29 août, une conférence-débat au centre culturel Arttistik de Agla sur le thème «Gouvernance et financement des entreprises culturelles en Afrique : enjeux et perspectives». Ce second débat modéré par Djamila Idrissou Souler, a été organisé dans le cadre des manifestations du 5è anniversaire du portail www.benincultures.com. Mamou Daffé et Ousmane Alédji saisiront cette seconde occasion pour scruter l’horizon culturel du continent. Lequel, présument-ils, est rayonnant au regard de l’engagement dont font montre les acteurs culturels et même certaines structures qui n’hésitent plus à se positionner comme pour renforcer les initiatives culturelles, surtout celles porteuses.

Culture 30 août 2015


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