La Nation Bénin...
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Après son élection le 30 juillet dernier, le nouveau maire de la commune de Toffo Urbaine Dongbèhoundé et son équipe ont été officiellement installés hier mercredi 19 août. C’était en présence du député élu dans la localité Marcelin Ahonoukoun, de ses collègues des communes d’Allada, Tori et de nombreux parents et amis.
Le 30 juillet dernier, les conseillers communaux de la commune de Toffo ont posé un acte inédit au Bénin. Ils ont élu à la tête de leur commune une femme qui s'appelle Urbaine Dongbèhoundé, et comme première adjointe au maire une autre en la personne de Bibiane Soglo Adamaze. Hier mercredi, le nouveau maire a été officiellement installé dans ses fonctions.
A l’occasion, le secrétaire général du syndicat de la mairie de Toffo, Zacharie Gbèkpon s’est voulu rassurant parce que sa nouvelle patronne connaît bien la maison, donc imprégnée des difficultés auxquelles le personnel est confronté. Néanmoins, il a rappelé quelques doléances. Le syndicat de la mairie souhaite être associé aux recrutements des agents, surtout avoir une prise en charge pour le personnel en cas de maladie , le paiement des arriérés de cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) bloqué depuis 2009 et le paiement des dettes dues aux travailleurs au titre des arriérés de salaires. Il suggère au nouveau conseil communal de prendre en compte les décisions du comité de direction.
Zacharie Gbèkpon a demandé au maire et à son équipe de faire une gestion dans l’humilité, avant d’espérer que les doléances formulées trouveront des solutions au cours du quinquennat qui démarre.
Le maire sortant de la commune d’Allada, Saturnin Agossohou pour sa part, a d’abord remercié les populations pour le soutien qu’elles lui ont apporté durant son mandat.
En termes de bilan, Saturnin Agossohou a cité la construction du nouveau bâtiment qui abrite l’hôtel de ville, la construction des sièges des arrondissements, la construction des centres de loisirs tels que la maison des jeunes de Toffo et de Houégbo, le reprofilage des routes Houégbo-Toffo, Sêhouè-Kpomè, Toffo-Colli et la construction de bâtiments dans les centres de santé de Damè, Agon et Colli.
Le maire sortant a invité les populations de la commune à apporter leur soutien au nouveau maire.
Le maire entrant, Urbaine Dongbèhoundé, a remercié son prédécesseur pour le travail qu’il a accompli durant son mandat. Elle a dit qu’elle est consciente qu’en portant leur choix sur la nouvelle équipe qu’elle dirige, les populations attendent beaucoup de l’amélioration de leurs conditions de vie.
Elle a promis faire des efforts, pour la régularisation de la situation administrative du personnel.
Aussi, a-t-elle annoncé que des actions seront entreprises pour promouvoir et consolider l’intercommunalité, pour la réfection des terrains de sport, l’amélioration des infrastructures dans la commune, l’aménagement du territoire et la gestion rationnelle des ressources.
Urbaine Dongbèhoundé a lancé un appel à la diaspora de la commune et invité les conseillers communaux à taire les querelles pour s’atteler au développement.
La représentante du préfet, Apolline Zonon a invité les filles et fils de la commune de Toffo à l’union.

Le député de l’alliance RB-RP, Georges Bada est le nouveau maire de la commune d’Abomey-Calavi. A la cérémonie d’installation qui a eu lieu au Tribunal de deuxième instance de première classe de la ville, les alliés RB-RP, FCBE et certains élus AND ont raflé l’ensemble des postes en jeu.
24 voix pour Georges Bada, 13 pour Patrice Hounsou Guèdè, et le tour est joué. C’est par ce score que le député élu conseiller sur la liste RB-RP a été porté à la tête de la commune d’Abomey-Calavi hier.
En effet, après moult reports dus, entre autres, à des échauffourées entre militants des partis en compétition, l’installation du Conseil communal d’Abomey-Calavi a enfin eu lieu. C’est au Tribunal de deuxième instance de première classe de la ville militarisé et entouré d’une foule immense de curieux qu’a eu lieu à huis clos, l’élection de l’équipe dirigeante de la commune d’Abomey-Calavi. Comme ordonné par la Cour suprême dans un arrêt lu au cours de l’audience, le conseil communal a été installé par les juges.
Au début de l’audience, la cour dirigée par Rita Sodjiédo, a fait le point de la présence des élus à travers l’appel et le contrôle des cartes d’identité. Sur les 37 conseillers, seuls 6 avaient donné procuration et ne se sont donc pas présentés. Le procureur général Raoul Houndo, a donné lecture de l’article 120 de la loi 2013-06 portant code électoral en République du Bénin qui stipule que : la requête n’a pas d’effet suspensif. «Les recours en invalidation de sièges de conseiller ne peuvent donc pas servir de prétexte pour ne pas installer les conseils communaux», a déclaré Rita Sodjiédo avant de lever la séance pour permettre aux élus de se concerter et de procéder à l’élection.
Au terme du vote à huis clos qui aura duré près de dix heures d’horloge, le maire, ses deux adjoints et les 9 chefs d’arrondissement ont été élus. Les alliances RB-RP, FCBE et une partie de l’AND se sont partagées les 12 postes en jeu.
Le tout nouveau maire Georges Bada s’est dit fier d’être de la commune d’Abomey-Calavi. Il a placé son mandat sous le signe de l’union des filles et fils d’Abomey-Calavi. Il a salué les juges pour avoir dirigé les travaux de main de maître jusqu’à la fin. Il a remercié les élus des listes RB-RP, FCBE et AND pour leurs votes en faveur du développement d’Abomey-Calavi. « Nous venons de loin. Qui aurait cru, il y a quelques mois encore, que la RB va contrôler Cotonou et Abomey-Calavi. Personne. Nous allons vous étonner davantage, vous verrez », a déclaré Léhady Soglo, le président de la Renaissance du Bénin, après l’élection de Georges Bada.
Conseil communal d’Abomey-Calavi
Maire : Georges Bada (RB-RP)
1er adjoint : Victor Adimi (FCBE)
2e adjoint : Julien Honfo (AND)
Chefs d’arrondissement
Abomey-Calavi : Bernard Hounsoun (AND)
Togba : Pierre Gbégnon (FCBE)
Godomey : Germain Cadja Dodo (FCBE)
Akassato : Appolinaire Hounguè (RB-RP)
Ouédo : Gilbert Agon (RB-RP)
Hèvié : Nathanael Sokpékpé (FCBE)
Zinvié : Christophe Ayissi (RB-RP)
Glo-Djigbé : Thomas Ludger Ouinsou (AND)
Kpanrou : Etienne Kpossou (AND)

Le Conseil des ministres s’est réuni ce jour 17 août 2015 en séance extraordinaire sous la présidence effective du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Le Conseil s’est penché sur les dossiers relatifs aux passeports, à l’incident survenu à Bruxelles, aux forages PPEA 2,
au décret d’inscription au tableau et avancement de grade des magistrats au titre de l’année 2013 et au compte rendu de réalisation des études d’aménagement et de bitumage d’environ 1600 km de routes du réseau routier national.
En ce qui concerne les passeports, le Conseil a entendu le directeur général de la Police et le directeur de l’Emigration et de l'Immigration. De leur compte rendu, il ressort pour l’essentiel :
1. Le gouvernement, encore moins son chef, n’est en rien concerné par la question de la disparition de la souche de l’acte de naissance de monsieur Talon Patrice, des registres de l’état civil de la mairie d’Abomey. Cette situation semble résulter des contradictions au sein d’une certaine formation politique. Cependant, afin de tirer au clair cette affaire et d’en informer davantage le peuple, le Conseil a mis en place un comité présidé par le ministre Garde des Sceaux et comprenant le ministre de l’Intérieur, le directeur général de la Police nationale, le directeur de l’Emigration, le directeur général de la Gendarmerie et le chef d’état-major général des Forces armées béninoises.
2. Le Conseil a expressément instruit le ministre de l’Intérieur de délivrer à tous nos compatriotes qui en font la demande et remplissent les conditions les passeports nationaux. S’agissant du cas de monsieur Talon Patrice, étant entendu que les passeports sont biométriques, il devra se faire délivrer un laissez-passer afin de rentrer au Bénin aux fins de se faire établir son passeport.
3. Le Conseil a été informé de l’expulsion de notre pays des accompagnateurs étrangers du juge Houssou Angelo.
En effet, les investigations de la Police ont révélé sans ambigüité des déclarations contradictoires qui indiquent que ces accompagnateurs ne présentent aucune garantie et tout porte à croire qu’ils représentent un danger pour la sécurité de notre pays.
En tout état de cause, le gouvernement ne veut priver aucun de nos compatriotes de ses droits. Toutefois, le Conseil rassure le peuple béninois que toutes les dispositions sont prises pour que rien ni personne ne vienne perturber la paix et la quiétude qui prévalent au Bénin
En ce qui concerne l’incident de Bruxelles, le ministre d’Etat en charge de l’Economie a rendu compte du comportement indélicat de l’inspecteur des Douanes Salifou Boukari Maboudou, chef brigade adjoint et qui est de nature à ternir l’image de notre pays. Il s’est, en effet, retrouvé en transit à Bruxelles sans un visa adéquat et muni d’une forte somme d’argent. Après un internement administratif, il a été refoulé. Il est à souligner que l’inspecteur s’est rendu à Bruxelles sans l’autorisation de son ministre de tutelle.
Au regard de ce qui précède, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de la Fonction publique d’engager en relation avec la Commission d’enquête en cours, la procédure de radiation de l’intéressé, conformément à l’article 118 de la loi N°2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels des Forces de sécurité publique et assimilées qui dispose : «La radiation peut être prononcée pour l’une des causes suivantes :
- Résidence hors du territoire national sans l’autorisation du ministre de tutelle».
En ce qui concerne les forages PPEA 2, le gouvernement a poursuivi en interne une enquête sur la question. La Gendarmerie a été instruite pour vérifier l’effectivité des 60 puits du programme qui pose problème. Les investigations de la Gendarmerie ont permis d’identifier 56 puits. Une commission du Génie militaire et du personnel du Bureau de l’Auditeur général est également à pied d’œuvre sur le terrain pour une contre-expertise. Cependant, il est réconfortant de constater que ces puits existent et donnent actuellement de l’eau à boire à nos compatriotes, nonobstant le fait que ces puits soient concentrés dans l’Atacora contrairement aux autres programmes répandus sur l’ensemble du pays.
Le ministre Garde des sceaux a présenté au Conseil qui l’a adopté un projet de décret relatif à l’inscription au tableau et avancement de grade des magistrats au titre de l’année 2013.
Enfin, le ministre en charge des Travaux publics a fait état des études technico-économiques, d’impact environnemental, sociale et de sécurité routière de réhabilitation ou d’aménagement et de bitumage d’environ 1600km de routes du réseau routier national.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a instruit le ministre en charge de l’Economie de prendre les dispositions en vue du paiement des études disponibles.
Fait à Cotonou, le 17 août 2015
Le secrétaire général
du gouvernement,
Alassani Tigri
Actualités 19 août 2015

Les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) ont procédé hier mardi 18 août, à la destitution de Freddy Houngbédji, coordonnateur du budget de l’institution en présence de l’intéressé. Motif, selon le président de la CENA, Emmanuel Tiando : une gestion solitaire des fonds et une absence totale de compte-rendu.
Me Freddy Houngbédji ne dirige plus la cellule chargée des affaires financières, de l’élaboration de l’avant-projet du budget, de la planification des besoins en matériel et équipement de la Commission électorale nationale autonome (CENA). Ainsi en a décidé la plénière de l’institution réunie hier mardi 18 août, pour statuer sur la question en sa présence.
Selon le président de la CENA, Emmanuel Tiando, le principal motif de la destitution de Me Freddy Houngbédji est «l’absence de transparence et une gestion solitaire des fonds de l’institution». Pour lui, le désormais ex-coordonnateur du budget aurait tout le temps défié à la fois, le bureau, le président et la plénière de la CENA. «Sa gestion est caractérisée par une absence totale de compte-rendu», a déclaré le président de la CENA.
Désigné par les députés à l’Assemblée nationale en tant que représentant du Parti du renouveau démocratique à la Commission électorale nationale autonome (CENA), Me Freddy Houngbédji a été élu coordonnateur du budget de l’institution en s’alliant a Emmanuel Tiando et Moïse Bossou, les deux désignés à l'Assemblée nationale par la Mouvance présidentielle lors de la 6è législature.
La plénière constituée des cinq commissaires y compris lui-même plus la secrétaire exécutive permanente de la CENA se réunira ce jour pour produire un rapport et tabler sur la suite à envisager notamment la désignation d’un nouveau coordonnateur du budget parmi les autres membres.

A l’antipode d’une alimentation saine, la malnutrition est une alimentation mal équilibrée avec son corollaire de maladies diverses. Pour avoir l’énergie nécessaire afin de mener ses activités et contribuer au développement de sa localité, il est beaucoup plus recommandé d’observer une alimentation saine. Comment peut-on manger sainement ?
« Nous ne mangeons pas bien», déplore Joseph D. Hessou, coordonnateur national du Core Group de nutrition du Bénin. Il en veut pour preuve des statistiques très alarmantes au Bénin. Le taux de nutrition révèle qu’environ 43% des enfants de moins de 5 ans au Bénin souffrent de malnutrition chronique. À cet âge, précise-t-il, la sous-nutrition réduit fortement les chances de survie de l'enfant, tout en affectant à long terme sa santé et son développement intellectuel. Un retard de croissance à ce moment clé peut provoquer des lésions cérébrales irréversibles et des maladies, comme la cécité due à la carence en vitamine A ou des malformations du tube neural par manque d'acide folique. Il est associé à de mauvaises performances scolaires et plus tard à des revenus faibles. Les enfants concernés courent, en outre, une fois adultes, le risque de devenir obèses ou de souffrir de maladies chroniques.
Impact sur la société
Au-delà, poursuit Joseph D. Hessou, la malnutrition a un impact sur la société toute entière. Elle entrave la productivité et la croissance économique des pays concernés. En plus il faut tenir compte non seulement de l’ampleur de la carence mais aussi de l’excès des hypertensions artérielles, du diabète et des autres formes de malnutrition.
Joseph D. Hessou en déduit qu’une portion importante de la population béninoise ne mange pas bien. Pour lui, c’est parce qu’on ne mange pas quantitativement et qualitativement bien que se développent des problèmes de santé.
Moins visible que les épisodes de famine qui frappent régulièrement les pays d’Afrique, la malnutrition chronique a des conséquences tout aussi dramatiques, mais aussi plus durables, pour les enfants qui la subissent. Ce fléau, que les spécialistes nomment la «faim cachée», est un facteur majeur de mortalité infantile, de maladie et de handicap.
Pour le coordonnateur national du Core Group de nutrition du Bénin, les causes immédiates de la malnutrition se traduisent par l'inadéquation de la ration alimentaire et la maladie. Leur interaction tend à créer un cercle vicieux. Elles peuvent être génétiques, métaboliques ou environnementales. Il faut aussi comprendre, insiste-t-il, que la malnutrition est en fait le résultat de toute une combinaison de facteurs sous-jacents parmi lesquels figu-
rent : la famine et les guerres, la sécurité alimentaire insuffisante au niveau du foyer, le manque d'accès à l'eau et à un environnement satisfaisant, la mauvaise qualité ou l'inaccessibilité aux services de santé, et l'inadéquation des soins aux mères et aux enfants
Une alimentation saine
Une alimentation saine est nécessaire pour le corps humain. La nourriture est essentielle au corps pour développer, remplacer et réparer les cellules et les tissus. Elle l’est aussi pour produire l’énergie utilisée pour ne pas avoir froid, pour bouger et travailler; mener à bien les processus chimiques tels que la digestion des aliments; se protéger, résister et lutter contre les infections et guérir de la maladie.
La nourriture est constituée de nutriments. Les micronutriments tels que les vitamines et les minéraux ne sont nécessaires qu’en petites quantités. Les macronutriments tels que les glucides, les protéines et les graisses sont nécessaires en plus grande quantité. L’organisme ne peut fonctionner correctement s’il manque d’un ou de plusieurs nutriments. Une alimentation saine et équilibrée apporte une bonne quantité et une variété d’aliments, sains et exempts de maladies et de substances dangereuses.
«Il vaut mieux prévenir que guérir», encourage Joseph D. Hessou. Plus tôt une personne commence à manger d’une manière saine et équilibrée, plus longtemps elle restera en bonne santé. Une fois qu’elle commence à maigrir, il est souvent plus difficile de reprendre du poids à cause de la fatigue et du manque d’appétit.
Tous les médecins et nutritionnistes s’accordent aujourd’hui sur les bienfaits d'une bonne nutrition que l’on peut résumer par moins de produits raffinés, moins de produits transformés, moins de produits sucrés, moins de produits salés, moins de mauvais gras, sans oublier la réduction des plats industriels et des pesticides dans les aliments. Autrement dit, «bien se nourrir», c’est prendre véritablement son repas c'est-à-dire prendre le temps nécessaire pour mastiquer, afin de bien digérer mais aussi de mieux maîtriser sa prise de nourriture.

La pandémie du VIH est une épidémie face à laquelle les femmes sont plus exposées. Une situation assez préoccupante, dans la mesure où sa propagation envahit beaucoup plus cette couche, porteuse de vie. En la matière, le travail des médiatrices reste indispensable en ce sens qu’elles demeurent des actrices incontournables pour une riposte efficace contre la pandémie. Mais elles ne sont pas souvent bien loties.
Si la discrimination a souvent frappé les femmes dans bien de secteurs, ce facteur est de plus en plus réduit en ce qui concerne la riposte contre le VIH/SIDA. Et ceci, grâce aux médiatrices qui font un véritable travail psychologique sur les personnes infectées. Leur apport s’apprécie surtout par rapport aux femmes et aux gestantes séropositives.
Les médiatrices sont tapies dans l’ombre, mais elles sont très actives sur le terrain de lutte contre le mal du siècle, notamment en ce qui concerne le volet ‘’Prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME)’’. Elles sont des actrices de lutte de classe exceptionnelle dans la riposte contre la pandémie. Ce sont elles qui usent de toutes les stratégies utiles pour porter l’information à la connaissance des femmes qui sont touchées. Elles sont pratiquement au devant de la lutte, tant leur contribution est indispensable pour une réponse appropriée contre le VIH.
Rejetées sexuellement, malmenées par leurs conjoints, peu écoutées parfois de certains acteurs de lutte, les femmes séropositives sont fort heureusement la priorité des médiatrices qui sont à la fois, leurs conseillères et éducatrices, œuvrant aussi pour la sauvegarde des couples.
Les données au plan national indiquent qu’environ «sept cent femmes enceintes séropositives vivent à Cotonou». Dans cette proportion, il y en a qui abandonnent le suivi médical, faute d’un accompagnement suffisant de leurs conjoints, de la stigmatisation ou encore de la discrimination dont elles font l’objet au sein de la société, a expliqué Baï Abatti, médiatrice. C’est grâce à leur contribution, soutient-elle, que les femmes séropositives qui fuient par exemple leurs centres de dépistage initiaux pour d’autres centres de santé sont récupérées.
Promouvoir le travail des médiatrices
Bien que jouant un rôle primordial dans la riposte contre le VIH, le manque suffisant de moyens reste cependant un obstacle à l’apport de ces ressources humaines en vue d’une mise en œuvre efficace de la lutte contre le Sida et au volet ‘’Prévention-transmission de la mère à l’enfant’’.
La lutte contre la maladie du siècle et pour la promotion de la PTME suppose de ce fait, la nécessité pour les pouvoirs publics de dégager des ressources budgétaires internes nécessaires afin de permettre aux médiatrices de faire efficacement face aux défis qui s’imposent à elles.
Dans la chaîne des ressources humaines pouvant permettre de conserver les acquis enregistrés, on retrouve encore ces ‘’intermédiaires’’ qui interviennent sur les sites de prise en charge. Malheureusement leur condition laisse à désirer et ne leur garantit pas un meilleur avenir, étant donné que leur statut professionnel est moins sécurisé et évolue au gré des financements mobilisés dans la lutte contre le VIH, se plaignent quelques unes d’entre elles. Du coup, elles peuvent se retrouver du jour au lendemain abandonnées à leur sort, car n’ayant aucune garantie sur le plan professionnel, font-elles remarquer.
Cette situation les contraint à émettre beaucoup de réserves sur les données dont elles disposent, rendant ainsi la tâche difficile aux journalistes en quête d’information sur le VIH. Ne pas garantir un statut professionnel rassurant aux médiatrices constitue un des facteurs susceptibles d’anéantir les efforts en matière de la PTME.
Ecourager les médiatrices
Afin de régler un problème structurel dans le temps, il est important que le ministère de la Santé puisse se pencher véritablement sur leurs statuts professionnels. Encourager le travail des médiatrices est l’une des équations à résoudre pour l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de la PTME. Lesquels objectifs ambitionnent, entre autres, de réduire à au moins 5% d’ici à 2015, les nouvelles, infections liées au VIH de la mère à l’enfant. Il urge de trouver une solution définitive pour garantir plus de chances à ce personnel qui assure l’accompagnement psycho-social des personnes vivant avec le virus, notamment des femmes enceintes séropositives.
De nouvelles stratégies doivent être élaborées pour améliorer les conditions de travail des médiatrices en vue de meilleurs résultats à l’heure du bilan. Les objectifs assignés à la PTME ne seront totalement atteints que lorsque tous les acteurs impliqués dans la lutte bénéficieront aussi de certains privilèges, conditions sine qua non pour leur engagement total à la cause.

Entrés le 1er avril dernier à l’Ecole nationale de police, pour un stage technique de trois mois en vue de la préparation et l’obtention de leur brevet professionnel respectif, 100 sous-brigadiers de paix, 22 officiers de paix de première classe et 11 inspecteurs de police de première classe, ont effectué leur sortie hier, mardi 18 août. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé.
La cérémonie qui consacre la fin des stages pour l’obtention des brevets professionnels au titre de l’année 2015 a eu lieu hier, mardi 18 août à l’Ecole nationale de police. C’est le couronnement d’une formation de cursus qui permet à ces 133 récipiendaires, tous des fonctionnaires de police, de satisfaire une condition statutaire nécessaire à leur inscription au tableau d’avancement.
Présentant les résultats des examens ayant mis fin à la formation, l’inspecteur de police de première classe, Issa Awali, a indiqué que tous les candidats ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 100%. Pour le stage d’obtention du Brevet d’aptitude professionnelle (BAP) au profit des sous-brigadiers de paix, les plus forte et faible moyennes sont respectivement 16,05 et 12,67. S’agissant du Brevet supérieur d’officier de paix (BSOP) pour les officiers de paix de première classe, elles sont 15,54 et 11,15, puis 15,23 et 13,20 pour le Brevet supérieur d’inspecteur de police (BSIP) qui concerne les inspecteurs de police de première classe.
Au nom de ses collègues stagiaires de la promotion 2015 aux différents brevets, Fabrice Agnidomèhou a rappelé que toute épreuve professionnelle bien remplie n’a d’égale que le parcours élogieux qui la caractérise. Après avoir pris le ferme engagement d’internaliser et d’appliquer tous les enseignements reçus au cours du présent stage afin de répondre aux attentes des populations au service desquelles ils se mettront, il a loué le professionnalisme et la disponibilité de leurs formateurs, surtout le dévouement du directeur de l’Ecole nationale de police pour leur réussite.
Par rapport au contenu de la formation, le directeur de l’Ecole nationale de police, le commissaire principal de police, Mathias Atchèdémessi, a expliqué qu’ils ont, pendant trois mois, revisité les fondamentaux du droit de la police, mis à jour leurs capacités et compétences professionnelles. Il a rassuré les récipiendaires que ces brevets leur permettront d’accéder aux grades hiérarchiquement supérieurs dans leurs corps respectifs. Abondant dans le même sens que lui, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé, a exhorté les 133 récipiendaires à valoriser les brevets qu’ils viennent d’obtenir, dans leurs pratiques professionnelles quotidiennes. Il les a ensuite félicités pour le taux de réussite qu’ils ont réalisé.
Les programmes de formation dont ils ont bénéficié des enseignements ont été conçus pour renforcer leurs capacités techniques et professionnelles dans les domaines de la sécurité publique, des techniques d’investigation criminelle, des renseignements généraux, sans occulter les disciplines militaires. Un accent particulier a aussi été mis sur le droit de la fonction publique policière pour leur permettre d’appréhender les principes cardinaux qui gouvernent l’exercice de leur métier.

La ville de Parakou sera bientôt dotée d’un plan de circulation et d’une gare centrale où transiteront et stationneront tous les bus. Initiés par la nouvelle équipe municipale, ces deux projets font l’objet de concertations entre les différents acteurs.
Deux séances de travail ont été tenues, lundi 17 août dernier, entre les autorités de la mairie de Parakou et les responsables de l’annexe du Centre national de sécurité routière (CNRS) d’une part, et avec les responsables des différentes compagnies de transport en commun à Parakou d’autre part. Au menu des échanges : la mise en place d’un nouveau plan de circulation pour la ville puis la création d’une gare unique pour les transports en commun.
Pour le plan de circulation, la rencontre d’échanges est la première d’une série de concertations qui aboutira à la mise sur pied d’ici à la fin de l’année d’un comité de réflexions chargé de le proposer, a laissé entendre le maire de Parakou, Souradjou Karimou Adamou. Ce comité fera le point des problèmes qui se posent sur les différents axes et les solutions urgentes qu’on peut y apporter, a-t-il indiqué. Les services techniques de la mairie, les directions départementales des Transports, de l’Urbanisme, la police, la gendarmerie, les compagnies de transport, seront associés à la mise en place du nouvel espace de circulation de la ville.
Pour Innocent Bossou, chef annexe du CNRS à Parakou, cette initiative du Conseil municipal est louable en ce sens qu’elle favorisera la mobilité et la libre circulation des personnes et des biens et participera à la sécurité des citoyens. «Nous sommes disposés de jour comme de nuit à appuyer cette équipe municipale pour que la population soit sécurisée», a-t-il promis. La réalisation dudit plan passe par la réhabilitation d’un certain nombre de voies, notamment la traversée et le contournement de la ville dont les travaux n’ont toujours pas démarré.
En ce qui concerne le projet de création d’une gare unique à l’instar de la ville de Bohicon, les responsables des compagnies de transport rencontrés par l’équipe municipale ont montré une certaine réticence à cette réforme annoncée. Mais la municipalité n’entend pas baisser les bras. Elle poursuivra les rencontres de sensibilisation pour que le projet soit accepté de tous, a souligné Ramane A. Aboudou, 3è adjoint au maire en charge du projet. « Nous allons continuer par échanger avec les différents acteurs concernés pour que des points soient mis sur les compromis dans le but d’établir un consensus autour du projet... Car chaque fois, au départ comme à l’arrivée des bus à Parakou, il y a une vingtaine de lieux d’insécurité», a-t-il souligné.
Le maire a rassuré, quant à lui, que cette gare centrale qui sera créée ne va pas entraîner la disparition des parkings actuels des compagnies mais ils ne serviront que de garages pour leurs véhicules, car tous les départs et les arrivées se feront désormais sur le site qui sera aménagé.

Après son élection à l’unanimité des 13 conseillers de la commune, le nouveau maire de la commune de Tori-Bossito a pris fonction hier mardi 18 août. La passation de service entre son prédécesseur, Michel Hindémin et lui a eu lieu en présence de la chargée de mission de la préfecture de l'Atlantique et du Littoral, Apolline Zonon, des maires des communes de Toffo, d’Allada et des populations venues nombreuses à la cérémonie d’investiture.
Robert Tolègbon dirige désormais la commune de Tori-Bossito. A 38 ans, ce jeune géographe va présider aux destinées de sa commune pour les cinq années à venir. A la faveur des élections communales et municipales du 28 juin dernier, sa formation politique, l’Union pour le Bénin (UB) a réalisé une percée remarquable mais insuffisante pour élire le maire sans le concours des conseillers élus des autres listes en compétition. C’est avec le concours des conseillers FDU, AND, UB et FCBE qu’il a donc été porté à l’unanimité, à la tête de Tori-Bossito.
Hier mardi 18 août dans l’enceinte de la mairie, le collectif des conseillers, le député Marcelin Ahonoukoun, l’ancien ministre Antoine Allabi Gbègan, les maires de Toffo et d’Allada ainsi que les dignitaires de la commune n’ont pas voulu se faire compter l’entrée en fonction du nouveau maire.
Dans son intervention, le maire sortant, Michel Hindémin, a fait le bilan des 12 ans et 7 mois qu'il a passés à la tête de la commune. Entre autres réalisations, il a recasé 1246 parcelles, célébré cent mariages, décerné 20 mille volets d’actes de naissance, construit 126 salles de classes, 34 hangars, 11 boutiques, 12 pompes à motricité humaine, 6 locaux d’arrondissement et 13 kilomètres de pistes de desserte rurale. Il a invité le nouveau conseil communal à travailler la main dans la main. «Vous êtes une équipe de 13 joueurs, la campagne est terminée. Unissez-vous. La population de Tori vous a confié ses destinées. Montrez que vous méritez cette responsabilité », a-t-il dit.
«Vous partez mais vous pouvez être tranquille, monsieur le maire. La maison sera bien gardée. Seule la compétence et le mérite primeront sur les autres considérations», a répondu le nouveau maire Robert Tolègbon. Il s’est engagé à s’attaquer aux préjugés entre les groupes ethniques Fon et Tori. A tous ceux qui mettent en avant son manque d’expérience, il promet des surprises, tout en étant conscient de l’immensité de la tâche qui lui incombe. «Dieu a dit avoir caché la vérité aux grands pour la révéler aux petits. Mon intention n’est pas de devenir un héros ou un gourou mais de faire de mon mieux», a-t-il laissé entendre. Il a promis de l’eau potable pour tous, l’accès à l’énergie, davantage de pistes de desserte rurale ainsi qu’une meilleure gestion du foncier et des pièces d’Etat civil.
« Gare à qui décevra les populations », s’est exclamé le député Marcelin Ahonoukoun, élu de la 6è circonscription électorale présent à la cérémonie de passation de charge. Il a indiqué que les éloges qui fusent de partout, montrent l’immensité de la tâche qui incombe à la nouvelle équipe. Pour lui, l’eau qui manque encore à Tori est un défi majeur. «De tous les maires de l’Atlantique-Littoral, celui sortant de Tori-Bossito s’est le plus distingué. A défaut de lui ressembler, faites en sorte que la commune ne régresse pas », a conseillé Apolline Zonon, la chargée de mission du préfet de l'Atlantique-Littoral, dans son discours d’investiture du nouveau maire.

Le préfet de l’Ouémé et du Plateau, Moukaram Badarou a tenu dans l’après-midi d‘hier, une séance de prise de contact avec les maires des 14 communes de son département et leurs adjoints. Occasion pour lui, de les mettre devant leurs responsabilités dans le cadre du développement de leurs cités respectives. C’est la préfecture de Porto-Novo qui a accueilli à la cérémonie.
« Vous devez travailler à mériter la confiance placée en vous par les populations à travers vos pairs. Vous devez être habités avec les autres membres de vos conseils respectifs, par la priorité de développement de vos communes, de vos arrondissements et de vos villages ou quartiers de villes ». C’est en ces termes que le préfet des départements de l’Ouémé-Plateau a partagé hier sa vision avec les nouveaux maires des 14 communes de son territoire et leurs adjoints. D’un ton ferme, Moukaram Badarou a martélé à ses invités du jour que leur souci premier doit être de chercher à sortir leurs populations de la pauvreté et de la misère ambiante dans lesquelles elles végètent. Il s’agit de leur apporter de l’eau potable, de construire des écoles, des routes, etc. Moukaram Badarou a exhorté, a cet effet, les membres des conseils communaux à se tenir la main, malgré leurs diversités politiques, pour soulager les souffrances de leurs mandants. Il les a invités à l’harmonie, à l’entente, à l’amour et au sens élevé de responsabilité pour éviter certaines erreurs commises par leurs prédécesseurs dont certains se retrouvent aujourd’hui derrière les barreaux.
Le préfet de l’Ouémé-Plateau a rassuré les nouvelles équipes dirigeantes des communes de son département, de sa disponibilité à les accompagner à mieux conduire leurs affaires. «Je vous promets une tutelle apaisée mais rigoureuse dans l’intérêt de nos populations», souligne Moukaram Badarou avant de conseiller aux maires et à leurs adjoints de ne pas faire preuve de complaisance dans leur gestion. Leurs signatures qu’ils apposent sur un document a un risque, leur a-t-il précisé.
L’autorité de tutelle n’a pas manqué de rappeler aux nouveaux responsables des mairies de son département, la nécessité pour eux de rechercher eux-mêmes des ressources propres pour développer leurs communes. Car, ils ne doivent pas se cramponner uniquement sur les ressources du Fonds d’appui au développement des communes (FAdeC) que le gouvernement met chaque année à leur disposition. Selon lui, ces fonds ne sont que des appuis de l’Etat central pour aider les mairies à gagner le pari de la bataille du développement. «Vous devez marquer positivement votre mandat de cinq ans», a martelé Moukaram Badarou aux maires et leurs adjoints. Ils doivent dès lors, leur suggère-t-il, prendre des initiatives qui leur permettent de profiter des atouts économiques du grand voisin de l’Est, le Nigeria.
Selon l’autorité préfectorale, c’est inconvenable que le département ne profite pas de sa proximité avec ce pays. Très convaincu de sa vision, le préfet de l’Ouémé-Plateau a informé les maires et leurs adjoints de l’organisation à Porto-Novo, du 27 au 28 août prochain, du Forum des opérateurs économiques de l’Ouémé-Plateau. Il a invité les 14 conseils communaux à s’impliquer et à profiter des atouts de cette activité au profit du développement de leurs communes.