La Nation Bénin...
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Ça y est, c’est fait. Conformément aux recommandations du Conseil des ministres en sa séance extraordinaire du lundi 27 juillet dernier, le chef de l’Etat a saisi dans la journée d’hier, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji pour demander la levée de l’immunité du député Barthélémy Kassa incriminé dans le scabreux dossier du PPEA II.
Il a fait cette saisine par correspondance N°319/PR/CAB/SP signée de lui-même. La lettre invite clairement le président de l’institution parlementaire à faire diligence pour que l’Assemblée nationale étudie favorablement cette demande de levée d’immunité afin de permettre au député Barthélémy Kassa, alors ministre en charge de l’Eau, pendant les faits de détournements incriminés, d’être écouté par la Haute cour de Justice. L’audition de l’intéressé par cette juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour des infractions commises à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, est indispensable pour la manifestation de la vérité dans cette affaire de dilapidation des fonds des contribuables néerlandais.
La balle est désormais dans le camp des députés. La comparution ou nom de Barthélémy Kassa devant la Haute Cour de Justice dépend désormais de ses collègues députés.
Th. C. N.



Le Comité consultatif paritaire de la Fonction publique a tenu, hier mardi 28 juillet à Cotonou, sa première session ordinaire de l’année 2015. Au menu de cette session, l’étude du projet de décret portant statuts particuliers des corps des chercheurs de grade doctoral.
« Faute d’une gestion moderne des ressources humaines, l’administration publique béninoise ne se donne plus les moyens d’attirer, de développer et de motiver les compétences dont elle a grandement besoin pour relever les nombreux défis qu’impliquent ses ambitions de développement dans un contexte de mondialisation », a déploré le secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle, Ernest Djagoun Afouda. Cette situation justifie la nécessité pour les participants à la session du comité consultatif de la Fonction publique d’étudier le projet de décret portant statuts particuliers des corps des chercheurs de grade doctoral.
Le secrétaire général a rappelé que depuis 1990, le Bénin a entrepris des réformes institutionnelles et administratives visant à asseoir un Etat de droit, une démocratie pluraliste et une économie libérale. Le succès de ces réformes passe par la réforme de la Fonction publique, et en particulier par une meilleure gestion des ressources humaines, condition sine qua non pour l’amélioration des performances de l’administration publique et partant de l’économie nationale.
Les tendances et stratégies actuelles du développement économique et social sont axées sur la recherche. Cette recherche, poursuit Ernest Djagoun Afouda, a donc pour première action la formulation de questions nouvelles et la production de nouveaux savoirs. Elle est un outil de développement économique et social durable. C’est pourquoi, au regard de l’importance que revêt la recherche, divers centres de recherche, instituts, laboratoires ont été créés par l’Etat pour concrétiser et accélérer son processus de développement. Les hommes et les femmes qui y consacrent toute leur vie professionnelle méritent à juste titre une attention particulière.
Au terme des travaux, les participants ont fait des recommandations devant permettre de doter les personnels concernés de nouveaux statuts qui participeront à freiner la fuite des cerveaux, à motiver l’ensemble du personnel de la recherche et contribueront à l’amélioration des performances de la recherche scientifique et technique et de la recherche agricole nationale au service du développement socio-économique du Bénin. Ces nouveaux statuts visent à offrir aux chercheurs de grade doctoral, les conditions salariales attrayantes et compétitives en rapport avec celles faites aux autres membres des systèmes nationaux et régionaux de recherche.
Actualités 29 juil. 2015

La problématique du genre dans toute sa complexité est traitée avec excellence à travers le téléfilm ‘’ C’est la vie’’. Elle concerne surtout l’autonomisation de la femme.
L’autonomisation de la femme n’est pas possible sans la planification familiale, moyen efficace pour son bien-être et celui de la famille. Les acteurs de la promotion de la santé reproductive et les institutions qui œuvrent pour le bien-être familial ne se lassent pas de marteler ce message. Et pour cause, en Afrique, la mortalité et la morbidité maternelle restent élevées, du fait des déficiences du système de santé, des naissances rapprochées et des grossesses précoces chez les adolescentes. Toutes choses qui hypothèquent la vie de la femme et son autonomisation, car pour exercer des activités génératrices de revenus, encore faudrait-il qu’elle soit bien portante. D’où la nécessité pour la gent féminine d’être maîtresse de sa santé reproductive, à savoir choisir le moment et le nombre d’enfant qu’elle souhaite avoir. Considérée comme un puissant moyen de lutte contre les décès maternels, la planification familiale reste encore inaccessible à de nombreuses femmes et jeunes filles. De même, les besoins en la matière ne sont pas pleinement satisfaits. Il n’est pas surprenant que parmi les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les objectifs 4 (réduire d’ici à fin 2015 la mortalité infantile de 2/3) et 5 (réduire d’ici à 2015 la mortalité maternelle de 3/4 et augmenter l’accès aux soins de santé de la reproduction) sont ceux pour lesquels les résultats sont insuffisants par rapport à l’horizon 2015 et aux niveaux initiaux de 1990, malgré les progrès réalisés. Ils concernent les vies des femmes, des enfants et nouveau-nés. La mauvaise qualité des soins a été notamment identifiée comme une cause majeure des mauvais résultats liés à la santé de la mère et de l’enfant en Afrique. L'Afrique en matière de mortalité maternelle représente en effet 57% des décès maternels qui surviennent dans le monde.
C’est la vie
C’est dans le but de combler ce déficit qu’intervient, entre autres interventions de santé à haut impact, le Fonds français Muskoka. Mis en place pour une durée de 5 ans (décembre 2011-novembre 2016), il s’agit d’un partenariat entre le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international et quatre agences des Nations Unies (OMS, UNICEF, UNFPA et ONUFemmes). Le Fonds français Muskoka a pour but d’accélérer la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile à travers le renforcement des systèmes de santé de 10 pays d’Afrique subsaharienne francophone et Haïti, au nombre des pays qui portent encore le fardeau de la mortalité maternelle dans le monde. Au Bénin, grâce à ce fonds, 20 245 femmes supplémentaires ont pu accéder à une méthode de contraception et à l’acquisition de moyens de contraception, rien qu’en une année.
Cet engagement fort en faveur de l’accès à la santé des enfants, des femmes, des adolescentes et jeunes, indissociable de la promotion active de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, s’est récemment traduit par la série ‘’C’est la vie’’ produite grâce à l’appui dudit Fonds Muskoka et diffusée sur des chaînes de télévision comme TV5 et Afrique+. Cette série se veut un puissant outil en faveur du droit pour tous à l’accès aux soins, et sensibilise pour l’amélioration de la qualité des soins, l’accès équitable aux soins obstétricaux, néonatals et infantiles ainsi qu’aux pratiques familiales essentielles. Il s’agit d’un outil de communication pour prévenir les violences basées sur le genre, les mariages précoces synonymes de grossesses non désirées et précoces, et promouvoir l’accès à un service de santé convivial notamment en matière reproductive, surtout à l’endroit des adolescentes et jeunes.
A travers des scénarios qui restituent les problématiques qui constituent en Afrique des obstacles à l’égalité des sexes, à la planification familiale, etc. la série ‘’C’est la vie’’ est un vibrant plaidoyer pour l’autonomisation de la femme.
Cette série télévisuelle met, entre autres, en exergue les difficultés auxquelles les jeunes et adolescentes sont confrontées pour accéder aux services en matière de santé de la reproduction dont la convivialité doit être de mise, selon les experts, pour attirer cette couche de la population; les goulots d’étranglement sociaux, notamment la résistance des hommes face à la planification familiale, les rapports de force au sein du couple préjudiciables à la femme en l’occurence à sa santé sexuelle et reproductive ; les effets de la pauvreté, notamment pécuniaire, etc. sont autant de thématiques passées au peigne fin. Il s’agit d’un support qui vient soutenir les efforts visant à éviter des décès maternels, une riposte pour l’élimination de ces décès maternels évitables en Afrique. Mais aussi de l’inégalité des sexes à laquelle se heurtent des millions d’adolescentes obligées de se soumettre à des mariages forcés puis, résultante de leur statut de mariées, aux relations sexuelles forcées et aux grossesses précoces. Les filles mariées avant la maturité, sont vulnérables à la violence sexuelle et à des relations sexuelles sous contrainte qui ont des répercussions néfastes sur leur santé.
Suivant un ton comique et une scénographie ludique, la série ‘’C’est la vie’’ a clairement indiqué les clés de l’autonomisation féminine, à savoir, la capacité de choisir, d’opérer librement ses choix. Et ce, en montrant la difficulté pour celles qui le souhaitent, de bénéficier de soins en santé de la reproduction, d’utiliser les moyens modernes de planification familiale. Les messages qui sont véhiculés à travers ce film laissent clairement entrevoir que la santé maternelle, la planification familiale, est au cœur de l’autonomisation de la femme, participe à l’atteinte de tous les Objectifs du Millénaire pour le développement, et demeure également le moyen le plus efficace pour vaincre la pauvreté et préserver les vies des femmes.
La santé et la vie en jeu
Les problèmes de santé sexuelle et procréative continuent d’accabler l’existence et de tuer des millions de femmes et de filles. Chaque jour, 800 femmes dont la plupart sont jeunes meurent à cause de complications évitables liées à la grossesse et à l’accouchement, principalement en Afrique au sud du Sahara. 200 millions de femmes dans les pays en développement n’utilisent pas une méthode moderne de contraception efficace alors qu’elles souhaiteraient prévenir une grossesse. Conséquence directe de cet état de choses, c’est 80 millions de grossesses non désirées, 30 millions de naissances non planifiées et 20 millions d’interruptions non médicalisées de grossesses qui surviennent chaque année dans les pays déjà pauvres où chaque année, 16 millions d’adolescentes donnent naissance et où la mortalité maternelle est la cause principale de décès pour ce groupe d’âge. Cause de pérennisation des cycles de pauvreté, ces problèmes consacrent également la violation des droits humains. Autant de défis qui ne peuvent-être relevés, au-delà de l’appui des partenaires techniques et financers, que par le renforcement du leadership et l'engagement politique en faveur de l’accès universel à des prestations de services de la santé de la reproduction. Il suffirait de regarder la série ‘’C’est la vie’’ pour se convaincre davantage de ce que la vie de la femme est exposée à moult aléas qui ne favorisent ni l’épanouissement des cercles familiaux, ni le développement des nations.
Société 29 juil. 2015

La problématique du genre dans toute sa complexité est traitée avec excellence à travers le téléfilm ‘’ C’est la vie’’. Elle concerne surtout l’autonomisation de la femme.
L’autonomisation de la femme n’est pas possible sans la planification familiale, moyen efficace pour son bien-être et celui de la famille. Les acteurs de la promotion de la santé reproductive et les institutions qui œuvrent pour le bien-être familial ne se lassent pas de marteler ce message. Et pour cause, en Afrique, la mortalité et la morbidité maternelle restent élevées, du fait des déficiences du système de santé, des naissances rapprochées et des grossesses précoces chez les adolescentes. Toutes choses qui hypothèquent la vie de la femme et son autonomisation, car pour exercer des activités génératrices de revenus, encore faudrait-il qu’elle soit bien portante. D’où la nécessité pour la gent féminine d’être maîtresse de sa santé reproductive, à savoir choisir le moment et le nombre d’enfant qu’elle souhaite avoir. Considérée comme un puissant moyen de lutte contre les décès maternels, la planification familiale reste encore inaccessible à de nombreuses femmes et jeunes filles. De même, les besoins en la matière ne sont pas pleinement satisfaits. Il n’est pas surprenant que parmi les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les objectifs 4 (réduire d’ici à fin 2015 la mortalité infantile de 2/3) et 5 (réduire d’ici à 2015 la mortalité maternelle de 3/4 et augmenter l’accès aux soins de santé de la reproduction) sont ceux pour lesquels les résultats sont insuffisants par rapport à l’horizon 2015 et aux niveaux initiaux de 1990, malgré les progrès réalisés. Ils concernent les vies des femmes, des enfants et nouveau-nés. La mauvaise qualité des soins a été notamment identifiée comme une cause majeure des mauvais résultats liés à la santé de la mère et de l’enfant en Afrique. L'Afrique en matière de mortalité maternelle représente en effet 57% des décès maternels qui surviennent dans le monde.
C’est la vie
C’est dans le but de combler ce déficit qu’intervient, entre autres interventions de santé à haut impact, le Fonds français Muskoka. Mis en place pour une durée de 5 ans (décembre 2011-novembre 2016), il s’agit d’un partenariat entre le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international et quatre agences des Nations Unies (OMS, UNICEF, UNFPA et ONUFemmes). Le Fonds français Muskoka a pour but d’accélérer la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile à travers le renforcement des systèmes de santé de 10 pays d’Afrique subsaharienne francophone et Haïti, au nombre des pays qui portent encore le fardeau de la mortalité maternelle dans le monde. Au Bénin, grâce à ce fonds, 20 245 femmes supplémentaires ont pu accéder à une méthode de contraception et à l’acquisition de moyens de contraception, rien qu’en une année.
Cet engagement fort en faveur de l’accès à la santé des enfants, des femmes, des adolescentes et jeunes, indissociable de la promotion active de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, s’est récemment traduit par la série ‘’C’est la vie’’ produite grâce à l’appui dudit Fonds Muskoka et diffusée sur des chaînes de télévision comme TV5 et Afrique+. Cette série se veut un puissant outil en faveur du droit pour tous à l’accès aux soins, et sensibilise pour l’amélioration de la qualité des soins, l’accès équitable aux soins obstétricaux, néonatals et infantiles ainsi qu’aux pratiques familiales essentielles. Il s’agit d’un outil de communication pour prévenir les violences basées sur le genre, les mariages précoces synonymes de grossesses non désirées et précoces, et promouvoir l’accès à un service de santé convivial notamment en matière reproductive, surtout à l’endroit des adolescentes et jeunes.
A travers des scénarios qui restituent les problématiques qui constituent en Afrique des obstacles à l’égalité des sexes, à la planification familiale, etc. la série ‘’C’est la vie’’ est un vibrant plaidoyer pour l’autonomisation de la femme.
Cette série télévisuelle met, entre autres, en exergue les difficultés auxquelles les jeunes et adolescentes sont confrontées pour accéder aux services en matière de santé de la reproduction dont la convivialité doit être de mise, selon les experts, pour attirer cette couche de la population; les goulots d’étranglement sociaux, notamment la résistance des hommes face à la planification familiale, les rapports de force au sein du couple préjudiciables à la femme en l’occurence à sa santé sexuelle et reproductive ; les effets de la pauvreté, notamment pécuniaire, etc. sont autant de thématiques passées au peigne fin. Il s’agit d’un support qui vient soutenir les efforts visant à éviter des décès maternels, une riposte pour l’élimination de ces décès maternels évitables en Afrique. Mais aussi de l’inégalité des sexes à laquelle se heurtent des millions d’adolescentes obligées de se soumettre à des mariages forcés puis, résultante de leur statut de mariées, aux relations sexuelles forcées et aux grossesses précoces. Les filles mariées avant la maturité, sont vulnérables à la violence sexuelle et à des relations sexuelles sous contrainte qui ont des répercussions néfastes sur leur santé.
Suivant un ton comique et une scénographie ludique, la série ‘’C’est la vie’’ a clairement indiqué les clés de l’autonomisation féminine, à savoir, la capacité de choisir, d’opérer librement ses choix. Et ce, en montrant la difficulté pour celles qui le souhaitent, de bénéficier de soins en santé de la reproduction, d’utiliser les moyens modernes de planification familiale. Les messages qui sont véhiculés à travers ce film laissent clairement entrevoir que la santé maternelle, la planification familiale, est au cœur de l’autonomisation de la femme, participe à l’atteinte de tous les Objectifs du Millénaire pour le développement, et demeure également le moyen le plus efficace pour vaincre la pauvreté et préserver les vies des femmes.
La santé et la vie en jeu
Les problèmes de santé sexuelle et procréative continuent d’accabler l’existence et de tuer des millions de femmes et de filles. Chaque jour, 800 femmes dont la plupart sont jeunes meurent à cause de complications évitables liées à la grossesse et à l’accouchement, principalement en Afrique au sud du Sahara. 200 millions de femmes dans les pays en développement n’utilisent pas une méthode moderne de contraception efficace alors qu’elles souhaiteraient prévenir une grossesse. Conséquence directe de cet état de choses, c’est 80 millions de grossesses non désirées, 30 millions de naissances non planifiées et 20 millions d’interruptions non médicalisées de grossesses qui surviennent chaque année dans les pays déjà pauvres où chaque année, 16 millions d’adolescentes donnent naissance et où la mortalité maternelle est la cause principale de décès pour ce groupe d’âge. Cause de pérennisation des cycles de pauvreté, ces problèmes consacrent également la violation des droits humains. Autant de défis qui ne peuvent-être relevés, au-delà de l’appui des partenaires techniques et financers, que par le renforcement du leadership et l'engagement politique en faveur de l’accès universel à des prestations de services de la santé de la reproduction. Il suffirait de regarder la série ‘’C’est la vie’’ pour se convaincre davantage de ce que la vie de la femme est exposée à moult aléas qui ne favorisent ni l’épanouissement des cercles familiaux, ni le développement des nations.
Société 29 juil. 2015

Comment faire pour éviter la transmission du VIH/Sida de la mère à l’enfant ? Pour relever ce défi, CeRADIS-ONG se joint aux autres acteurs sanitaires afin de permettre au Bénin de s'aligner sur les objectifs mondiaux de lutte contre le VIH/Sida. Formations, séances de sensibilisations et de mobilisation des acteurs autour de l’enjeu VIH/Sida et PTME sont entre autres pistes qu’elle explore pour mener la lutte. Sauf que ces actions seules ne suffisent pas. La PTME est encore confrontée à quelques irrégularités.
Le Bénin peut parvenir à l’idéal zéro nouvelle contamination de la mère à l’enfant liée au VIH/Sida si tous les acteurs impliqués dans la lutte jouent réellement leur partition. C’est le sens de l’engagement de l’ONG CeRADIS qui y travaille activement.
Au nombre des initiatives qu’elle a entreprises dans ce sens, une étude visant à renseigner sur les pistes à explorer en faveur de la Prévention de la transmission mère-enfant (PTME). Laquelle a pris en compte dix départements du Bénin et présente l’état des lieux des interventions du Fonds mondial (FM) de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme en lien avec la PTME au Bénin. L’étude se penche sur la situation des femmes séropositives et leur prise en charge en cas de grossesse et d’accouchement, avec au centre le couple mère-enfant.
Si l’on s’en tient à la moisson ramenée par les rapporteurs, le Bénin peut se réjouir des avancées notables enregistrées dans le cadre de la PTME. Le rapport indique que le pays est sur la bonne voie en matière de mise en œuvre de la PTME. Il en ressort que les services offerts sur les sites dans leur grande majorité, sont de bonne qualité. Les objectifs fixés dans ce cadre seront donc approchés, projette-t-on. Ces performances tiennent du fait entre autres, de la généralisation de l’option B+ (qui exige que toutes les femmes dépistées séropositives soient systématiquement mises sous ARV), depuis janvier 2015 au Bénin, de la disponibilité des ARV sur les sites de prise en charge. L’équipement des laboratoires et l’approvisionnement en intrants et la prise en charge des femmes enceintes dépistées positives constituent également quelques avancées notables du programme.
En 2014, 97% des enfants nés des mères séropositives et mises sous ARV ont été épargnés du VIH grâce à la PTME. On note aussi un meilleur accès des femmes enceintes séropositives à la prophylaxie ARV. 60% des femmes séropositives enceintes attendues ont été mises sous ARV pour prévenir la Transmission du VIH de la mère à l’enfant contre 46% en 2012. Le diagnostic précoce du VIH a été également offert à 77% des enfants nés de mères séropositives en 2014 contre 25% en 2012.
Des avancées notables au profit de la PTME certes, mais la mise en œuvre efficace du programme au niveau de certaines formations sanitaires est confrontée à des difficultés liées notamment au déficit et à la formation du personnel.
Améliorer la relation entre les associations de PVVIH et les acteurs de lutte
Le rapport de l’évaluation indépendante de l’état des lieux des interventions du Fonds mondial en lien avec la PTME au Bénin renseigne qu’à Savalou dans le département des Collines, le délai d’attente des bénéficiaires du programme est long en raison du déficit en personnel.
«Tout le personnel PTME n’est pas formé (45%). Le délai d’attente est long à cause du manque de personnel. Parfois à la Consultation prénatale (CPN), les femmes vont à la maison à minuit» peut-on lire dans le document.
Il arrive également que le personnel non formé refuse de prester les soins aux patientes au motif qu’elles ne relèvent pas de leur responsabilité, relève notre source. Le déficit du personnel étant un problème commun à toutes les formations au Bénin, il urge de trouver les palliatifs au plan national pour y mettre définitivement un terme.
La mise en œuvre de la PTME dépend également de la bonne relation entre les associations de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et les acteurs de la lutte. Or, cette collaboration est presque inexistante aujourd’hui.
«La plupart des membres sont inactifs et ne veulent plus se faire connaître parce qu’ayant recouvré la santé avec la prise régulière des ARV», établit le rapport.
Un travail de sensibilisation s’impose donc à ce niveau d’autant que la présence des associations de PVVIH dans la communauté et au niveau des Zones sanitaires devrait être mis à profit du suivi d’un certain nombre d’indicateurs liés à la qualité et à la disponibilité des services. Le renforcement de leur capacité est un élément important pour le financement du Fonds mondial. Cela aiderait surtout à renseigner sur la disponibilité des intrants au niveau des sites PTME et des sites de prise en charge, sur la qualité des services offerts aux bénéficiaires, la sensibilisation des pairs pour l’implication des conjoints, les séances d’information et d’éducation pour un changement de comportements dans les communautés, propose CeRADIS-ONG.
Dans un autre registre, il va falloir également associer tous les sites privés ayant une existence légale dans le processus PTME. Leur couverture en ARV étant seulement de 62% des femmes enceintes séropositives, le défi en matière de la mise en œuvre de la PTME reste donc encore entier.
Santé 29 juil. 2015

l’issue de la cérémonie d’installation des conseils communaux de Copargo, de Ouaké et de Boukombé, Ignace Orou, Titchalé Alassane Alimiyao et Richard Yate Nambimé ont été élus respectivement maires hier mardi 28 juillet.
A la mairie de Copargo tout s’est accéléré. Rien n’a semblé perturber la cérémonie d’installation du nouveau conseil communal. La population massée autour de l’hôtel de ville a assisté de bout en bout à la consécration du nouveau maire de la commune. Tout en étant à l’extérieur de la mairie, elle n’a rien manqué de cet évènement. Et c’est dans une euphorie générale qu’elle a accueilli l’élection du nouveau maire de la commune. Ignace Orou puisque c’est de lui qu’il s’agit présidera aux destinées de la commune de Copargo avec pour adjoints Louis Kondé et Ambani Imorou. Ingénieur du génie rural option hydraulique, le nouveau maire est âgé de 32 ans et aspire à diriger la commune de Copargo dans l’union et se donne pour priorités l’éducation, l’agriculture, les infrastructures hydrauliques et sanitaires. Au terme d’une élection que Issaka Moussa Yaya, chargé de mission du préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, qualifie d’apaisée, le nouveau maire qui est à sa première expérience en matière de gestion locale, a rendu un hommage aux aînés qui lui ont permis de gravir les échelons sans rechigner. Quand bien même les populations lui ont accordé leur suffrage il n’en demeure pas moins que ses aînés ont consenti des efforts pour le porter au pinacle. « Ce qui nous réunit dépasse ce qui nous divise », admet-il pour montrer combien il importe d’œuvrer au développement de la cité. Tout en relevant que l’ennemi commun est la pauvreté, il a appelé les conseillers de toute obédience politique à travailler pour le développement de la commune de Copargo. Les chefs d’arrondissement de Copargo, de Singré, de Pabégou et de Anandana ont respectivement pour noms, Wali Imorou, Samou Imorou, Fousséni Wahabou et Médard Oussina.
Commune de Ouaké
A l’instar de la commune de Copargo où les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont dicté leur loi aux autres alliances en présence, le maire de la commune de Ouaké est issu de la Majorité présidentielle. Il s’agit de Titchalé Alassane Alimiyao qui a recueilli la majorité des suffrages à l’issue de la séance d’installation et d’élection du maire de la commune de Ouaké présidée par Issaka Moussa Yaya, chargé de mission du préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, après avoir battu à l’issue des primaires ses adversaires de la même alliance majoritaire. Il a pour adjoints Séibou Mako Abdoul Razack et Mohammed Arouna.
Commune de Boukombé
Face aux quatorze conseillers des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), l’Union fait la Nation (UN) avec ses trois conseillers n’a pu grand-chose. Même les postes de chefs d’arrondissement sont tous revenus à cette alliance majoritaire. Ainsi donc telle une lettre à la poste, l’élection du bureau du conseil communal s’est passée sans anicroche. C’est Richard Yate Nambimé, un des trois rescapés des conseillers du conseil communal précédent, qui a l’honneur de présider désormais aux destinées de la mairie de Boukombé. Son premier adjoint est David N’dah M’po et son deuxième adjoint est Victor Kouagou Yaboua Nkia.
Politique 29 juil. 2015

Le deuxième dossier inscrit au rôle de la 2e session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a été pris hier, après plusieurs heures de tractations, vers midi. L’audience a été présidée par Marie Godonou épouse Soudé assistée de Kodjo William Kpakpassou et Florentin Gbodou. Les jurés qui ont siégé à leurs côtés ont noms Martin Gbèmènou, Dominique Mensan Lanmadoucélo, Sétoungan Mèdévo et Lambert Aguessy. La mémoire de l’audience a été tenue par Victoire Oladikpo tandis que le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou.
Cosme A. Hounkanrin poursuivi pour tentative de vol avec port d’arme et avec violence, a été condamné à 10 ans de travaux forcés tandis que Didier Todomihou entendu pour complicité des mêmes faits, s’en sort avec un acquittement au bénéfice du doute. Les faits se sont produits le 31 janvier 2013. Ce jour-là, le nommé Cosme A. Hounkanrin a quitté son domicile à Akpro-Missérété à destination de Porto-Novo aux environs de 21 heures. Il a négocié à cet effet la moto de Bernard Midissolé, conducteur de taxi moto à qui il devait payer la somme de trois cents francs CFA. Arrivé à destination, Cosme A. Hounkanrin qui trainait à payer le conducteur lui a subitement intimé l’ordre de descendre de sa moto. Face à la résistance de Bernard Midissolé, Cosme A. Hounkanrin se saisit de son pistolet préalablement dissimulé dans son vêtement et l’atteignit à la cuisse. Alerté par la détonation de l’arme et les appels au secours de la victime, Cosme A. Hounkanrin a été rattrapé par la population. Interpellé, il a reconnu les faits tout en précisant que le pistolet et les munitions lui ont été fournis par son ami Didier Todomihou qui a rejeté cette affirmation. Les casiers judiciaires des inculpés ne portent mention d’aucune condamnation. Cependant, Didier Todomihou reconnaît lui-même avoir été déjà incarcéré une fois pour vol. L’enquête de moralité ne leur est pas favorable. Les rapports d’examen psychologique et psychiatrique les concernant ont conclu qu’ils jouissaient tous de toutes leurs facultés mentales au moment des faits.
Cosme A. Hounkanrin à la barre explique que l’idée de vol lui a été inculquée par son ami, Didier Todomihou, conducteur de véhicule comme lui. Il lui aurait remis deux armes avec des munitions suite à des problèmes financiers qu’il lui a soumis. C’est pour s’en tirer, poursuit-il, que son ami lui aurait fait cette proposition, lui miroitant qu’ils iraient commettre un vol qui pourra lui procurer l’argent pour régler ses problèmes. Qu’ainsi, tout s’arrangerait à son retour du voyage du Nigeria.
Appelé à la barre, Didier Todomihou nie avoir remis des armes à qui que ce soit. Les multiples questions du ministère public Honoré Alowakinnou, de la Cour et parfois de la défense n’ont pas fait changer d’avis à l’accusé.
Sous la menace d’un pistolet
Bernard Midissolé, la victime, tailleur de profession, raconte qu’il a effectivement transporté l’accusé Cosme A. Hounkanrin qu’il a déposé à la destination convenue. Son prétendu client en lieu et place du prix du transport arrivé à destination lui réclama la clé de la moto sous la menace d’un pistolet. Ce qu’il a dû faire pour avoir la vie sauve. Il a expliqué avoir opposé ensuite une certaine résistance lorsqu’il a senti une faille dans la position de son assaillant. Ayant perdu l’équilibre, ce dernier a détalé abandonnant le butin et lui. La victime explique avoir entre-temps reçu du renfort. «J’ai été transporté ensuite à l’hôpital pour des soins», expose-t-il.
Procédant ensuite à la lecture des pièces du dossier pour clôturer l’instruction ou les débats, Marie Godonou épouse Soudé a relevé que les accusés sont de moralité douteuse, selon l’enquête conduite à leur égard auprès du maire et d’autres autorités.
C’est alors que Honoré Alowakinnou, plante le décor de ses réquisitions. «L’homme est un loup pour l’homme», explique le représentant du ministère public introduisant ses réquisitions. Il a ensuite repris les faits qui se sont déroulés le jour du drame. Après les avoir résumés, il raconta que le criminel a agressé sa victime en tirant une balle dans sa cuisse droite afin de lui arracher sa moto. Les faits qui fondent l’accusation de tentative de vol avec port d’arme et avec violences puisent leurs sources dans les articles 379 et 381 du Code pénal. Ce sont des faits simples mais à ne pas banaliser ni à négliger ou laisser impunis. Il a attiré l’attention des jurés sur leurs rôles aux côtés des magistrats pour juger les malfaiteurs.
Examinant les cas de chacun des accusés, pour le premier, le port d’arme et les violences exercées ne font l’ombre d’aucun doute. L’article 2 du code pénal stipule que la tentative est punissable au même titre que le crime s’il y a un commencement d’exécution. Selon le représentant du ministère public, il est clair que dans les faits et gestes de l’accusé, sa volonté était de déposséder la victime en la menaçant et faisant usage de l’arme. Le crime de tentative est constitué en tous ses éléments, conclut-il.
Quid de Didier Todomihou, son présumé complice ? Il a nié avoir commis ou remis des armes à qui que ce soit. C’est l’article 60 du Code pénal qui permet d’apprécier la situation du complice en de pareilles circonstances. Honoré Alowakinnou a distingué plusieurs cas. Mais la fourniture de l’arme du crime, siège du texte qui permet d’apprécier le cas du sieur Didier Todomihou, selon Honoré Alowakinnou n’est pas claire. Donc sa responsabilité devrait être dégagée. Selon son intime conviction, aucun élément du dossier ne permet d’affirmer que Didier Todomihou savait pertinemment que l’arme remise, si remise il y a eu, permettrait d’aller commettre un acte peu recommandable. Il y a doute concernant cet accusé, expose-t-il et le doute profite toujours à l’accusé.
Il a requis donc au total de reconnaître le sieur Cosme A Hounkanrin coupable des faits mis à sa charge et de le condamner à 15 ans de travaux forcés. Et d’acquitter Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Des réquisitions qui ont suscité l’admiration de la défense assurée par Me Liliane Amoussou assurant la défense des intérêts du sieur Cosme A. Hounkanrin et de Me Bernard Paraïso pour Didier Todomihou.
Le pardon de la cour
Me Liliane Amoussou se demande ce qu’elle peut répliquer à la suite d’une aussi brillante réquisition si ce n’est de clamer le pardon de la Cour. Pour elle, ce dossier met en cause deux jeunes qui se sont impliqués dans l’alcool et la drogue, deux éléments qui n’ont jamais amené à bon port, confesse-t-elle. Son client, Cosme A. Hounkanrin est un jeune de 25 ans qu’on peut réinsérer. «Je regrette mon acte», rappelle-t-elle pour expliquer que son client s’est bien repenti. Elle a alors plaidé pour que les membres de la Cour s’appesantissent sur le sort de son client qui a encore tout l’avenir devant lui et de le repêcher. Clémence et pardon, plaide-t-elle.
Me Bernard Paraïso assurant quant à lui la défense de Didier Todomihou a expliqué qu’il félicite le ministère public parce qu’il a requis en disant le droit. Il n’a pas, selon lui, suivi l’accusation. « Il a adopté un réquisitoire de la rupture», souligne Me Bernard Paraïso. Le ministère public, a-t-il expliqué, s’est appesanti sur l’article 60 du Code pénal alinéa 2. Il a rappelé "les donnez acte" qu’il s’est fait donner: «Je ne sais pas manipuler une arme ; je n’en ai pas ; je ne sais comment introduire une cartouche dans l’arme. Nous n’avons convenu ni d’un jour encore moins d’un plan.», a-t-il expliqué. Par ailleurs, la défense a justifié qu’il y a des armes dans tous les coins et tous les quartiers à Porto-Novo jusqu’à aller dans la Vallée. «Quand un ami remet une arme et dit d’attendre on n’agit pas avec une légèreté.», conseille-t-il à l’accusé Cosme A Hounkanrin et pour mettre hors de cause son client. Au principal, il a plaidé un acquittement pur et simple et au subsidiaire le bénéfice du doute pour Didier Todomihou.
Après examen, la Cour a condamné Cosme A Hounkanrin à 10 ans de travaux forcés et a acquitté Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Statuant ensuite sur les intérêts civils quelques minutes après le prononcé de la sentence, sans le concours des jurés, la Cour expose à la victime qu’elle a droit de réclamer ce qu’elle a dépensé quitte à la Cour de les ramener à de justes proportions, si les réclamations sont exagérées. L’intéressé demande à la Cour de voir ce qu’elle peut faire. Sur insistance de la Cour, il a demandé trois millions pour les dépenses faites et les préjudices subis.
Pour le représentant du ministère public, s’il est réel qu’aucun document ne justifie le montant des dépenses faites, il est tout aussi vrai que les préjudices subis sont réels et certains. Sur cette base, il a demandé à la Cour de faire suite à la demande de la victime en réparation des préjudices subis.
Pour la Cour, le préjudice subi par Bernard Midissolé est certain, direct et a donc condamné l’accusé à lui verser la somme de trois millions de francs pour toutes causes de préjudices confondus.

Le deuxième dossier inscrit au rôle de la 2e session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a été pris hier, après plusieurs heures de tractations, vers midi. L’audience a été présidée par Marie Godonou épouse Soudé assistée de Kodjo William Kpakpassou et Florentin Gbodou. Les jurés qui ont siégé à leurs côtés ont noms Martin Gbèmènou, Dominique Mensan Lanmadoucélo, Sétoungan Mèdévo et Lambert Aguessy. La mémoire de l’audience a été tenue par Victoire Oladikpo tandis que le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou.
Cosme A. Hounkanrin poursuivi pour tentative de vol avec port d’arme et avec violence, a été condamné à 10 ans de travaux forcés tandis que Didier Todomihou entendu pour complicité des mêmes faits, s’en sort avec un acquittement au bénéfice du doute. Les faits se sont produits le 31 janvier 2013. Ce jour-là, le nommé Cosme A. Hounkanrin a quitté son domicile à Akpro-Missérété à destination de Porto-Novo aux environs de 21 heures. Il a négocié à cet effet la moto de Bernard Midissolé, conducteur de taxi moto à qui il devait payer la somme de trois cents francs CFA. Arrivé à destination, Cosme A. Hounkanrin qui trainait à payer le conducteur lui a subitement intimé l’ordre de descendre de sa moto. Face à la résistance de Bernard Midissolé, Cosme A. Hounkanrin se saisit de son pistolet préalablement dissimulé dans son vêtement et l’atteignit à la cuisse. Alerté par la détonation de l’arme et les appels au secours de la victime, Cosme A. Hounkanrin a été rattrapé par la population. Interpellé, il a reconnu les faits tout en précisant que le pistolet et les munitions lui ont été fournis par son ami Didier Todomihou qui a rejeté cette affirmation. Les casiers judiciaires des inculpés ne portent mention d’aucune condamnation. Cependant, Didier Todomihou reconnaît lui-même avoir été déjà incarcéré une fois pour vol. L’enquête de moralité ne leur est pas favorable. Les rapports d’examen psychologique et psychiatrique les concernant ont conclu qu’ils jouissaient tous de toutes leurs facultés mentales au moment des faits.
Cosme A. Hounkanrin à la barre explique que l’idée de vol lui a été inculquée par son ami, Didier Todomihou, conducteur de véhicule comme lui. Il lui aurait remis deux armes avec des munitions suite à des problèmes financiers qu’il lui a soumis. C’est pour s’en tirer, poursuit-il, que son ami lui aurait fait cette proposition, lui miroitant qu’ils iraient commettre un vol qui pourra lui procurer l’argent pour régler ses problèmes. Qu’ainsi, tout s’arrangerait à son retour du voyage du Nigeria.
Appelé à la barre, Didier Todomihou nie avoir remis des armes à qui que ce soit. Les multiples questions du ministère public Honoré Alowakinnou, de la Cour et parfois de la défense n’ont pas fait changer d’avis à l’accusé.
Sous la menace d’un pistolet
Bernard Midissolé, la victime, tailleur de profession, raconte qu’il a effectivement transporté l’accusé Cosme A. Hounkanrin qu’il a déposé à la destination convenue. Son prétendu client en lieu et place du prix du transport arrivé à destination lui réclama la clé de la moto sous la menace d’un pistolet. Ce qu’il a dû faire pour avoir la vie sauve. Il a expliqué avoir opposé ensuite une certaine résistance lorsqu’il a senti une faille dans la position de son assaillant. Ayant perdu l’équilibre, ce dernier a détalé abandonnant le butin et lui. La victime explique avoir entre-temps reçu du renfort. «J’ai été transporté ensuite à l’hôpital pour des soins», expose-t-il.
Procédant ensuite à la lecture des pièces du dossier pour clôturer l’instruction ou les débats, Marie Godonou épouse Soudé a relevé que les accusés sont de moralité douteuse, selon l’enquête conduite à leur égard auprès du maire et d’autres autorités.
C’est alors que Honoré Alowakinnou, plante le décor de ses réquisitions. «L’homme est un loup pour l’homme», explique le représentant du ministère public introduisant ses réquisitions. Il a ensuite repris les faits qui se sont déroulés le jour du drame. Après les avoir résumés, il raconta que le criminel a agressé sa victime en tirant une balle dans sa cuisse droite afin de lui arracher sa moto. Les faits qui fondent l’accusation de tentative de vol avec port d’arme et avec violences puisent leurs sources dans les articles 379 et 381 du Code pénal. Ce sont des faits simples mais à ne pas banaliser ni à négliger ou laisser impunis. Il a attiré l’attention des jurés sur leurs rôles aux côtés des magistrats pour juger les malfaiteurs.
Examinant les cas de chacun des accusés, pour le premier, le port d’arme et les violences exercées ne font l’ombre d’aucun doute. L’article 2 du code pénal stipule que la tentative est punissable au même titre que le crime s’il y a un commencement d’exécution. Selon le représentant du ministère public, il est clair que dans les faits et gestes de l’accusé, sa volonté était de déposséder la victime en la menaçant et faisant usage de l’arme. Le crime de tentative est constitué en tous ses éléments, conclut-il.
Quid de Didier Todomihou, son présumé complice ? Il a nié avoir commis ou remis des armes à qui que ce soit. C’est l’article 60 du Code pénal qui permet d’apprécier la situation du complice en de pareilles circonstances. Honoré Alowakinnou a distingué plusieurs cas. Mais la fourniture de l’arme du crime, siège du texte qui permet d’apprécier le cas du sieur Didier Todomihou, selon Honoré Alowakinnou n’est pas claire. Donc sa responsabilité devrait être dégagée. Selon son intime conviction, aucun élément du dossier ne permet d’affirmer que Didier Todomihou savait pertinemment que l’arme remise, si remise il y a eu, permettrait d’aller commettre un acte peu recommandable. Il y a doute concernant cet accusé, expose-t-il et le doute profite toujours à l’accusé.
Il a requis donc au total de reconnaître le sieur Cosme A Hounkanrin coupable des faits mis à sa charge et de le condamner à 15 ans de travaux forcés. Et d’acquitter Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Des réquisitions qui ont suscité l’admiration de la défense assurée par Me Liliane Amoussou assurant la défense des intérêts du sieur Cosme A. Hounkanrin et de Me Bernard Paraïso pour Didier Todomihou.
Le pardon de la cour
Me Liliane Amoussou se demande ce qu’elle peut répliquer à la suite d’une aussi brillante réquisition si ce n’est de clamer le pardon de la Cour. Pour elle, ce dossier met en cause deux jeunes qui se sont impliqués dans l’alcool et la drogue, deux éléments qui n’ont jamais amené à bon port, confesse-t-elle. Son client, Cosme A. Hounkanrin est un jeune de 25 ans qu’on peut réinsérer. «Je regrette mon acte», rappelle-t-elle pour expliquer que son client s’est bien repenti. Elle a alors plaidé pour que les membres de la Cour s’appesantissent sur le sort de son client qui a encore tout l’avenir devant lui et de le repêcher. Clémence et pardon, plaide-t-elle.
Me Bernard Paraïso assurant quant à lui la défense de Didier Todomihou a expliqué qu’il félicite le ministère public parce qu’il a requis en disant le droit. Il n’a pas, selon lui, suivi l’accusation. « Il a adopté un réquisitoire de la rupture», souligne Me Bernard Paraïso. Le ministère public, a-t-il expliqué, s’est appesanti sur l’article 60 du Code pénal alinéa 2. Il a rappelé "les donnez acte" qu’il s’est fait donner: «Je ne sais pas manipuler une arme ; je n’en ai pas ; je ne sais comment introduire une cartouche dans l’arme. Nous n’avons convenu ni d’un jour encore moins d’un plan.», a-t-il expliqué. Par ailleurs, la défense a justifié qu’il y a des armes dans tous les coins et tous les quartiers à Porto-Novo jusqu’à aller dans la Vallée. «Quand un ami remet une arme et dit d’attendre on n’agit pas avec une légèreté.», conseille-t-il à l’accusé Cosme A Hounkanrin et pour mettre hors de cause son client. Au principal, il a plaidé un acquittement pur et simple et au subsidiaire le bénéfice du doute pour Didier Todomihou.
Après examen, la Cour a condamné Cosme A Hounkanrin à 10 ans de travaux forcés et a acquitté Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Statuant ensuite sur les intérêts civils quelques minutes après le prononcé de la sentence, sans le concours des jurés, la Cour expose à la victime qu’elle a droit de réclamer ce qu’elle a dépensé quitte à la Cour de les ramener à de justes proportions, si les réclamations sont exagérées. L’intéressé demande à la Cour de voir ce qu’elle peut faire. Sur insistance de la Cour, il a demandé trois millions pour les dépenses faites et les préjudices subis.
Pour le représentant du ministère public, s’il est réel qu’aucun document ne justifie le montant des dépenses faites, il est tout aussi vrai que les préjudices subis sont réels et certains. Sur cette base, il a demandé à la Cour de faire suite à la demande de la victime en réparation des préjudices subis.
Pour la Cour, le préjudice subi par Bernard Midissolé est certain, direct et a donc condamné l’accusé à lui verser la somme de trois millions de francs pour toutes causes de préjudices confondus.

Les forces publiques s’activent pour offrir un beau défilé à Parakou, samedi 1er août prochain, à l’occasion de la cinquante-cinquième édition de la fête de l’Indépendance. Hier mardi 28 juillet, les forces militaires et paramilitaires, les scouts et les majorettes ont donné un avant-goût du spectacle qu’ils réservent au public de la cité de Kobourou, à travers une séance d’entraînement à la place Bio Guerra de Parakou où auront lieu les manifestations officielles dans la ville.
Les séances de cohésion des forces se déroulent sous la houlette du chef de corps et commandant du 2è bataillon interarmes (BIA) à Parakou, Faïzoun Gomina, et sous la supervision des hauts gradés de l’armée. Après les entraînements des unités en leur sein l’heure est donc aux derniers réglages en vue d’offrir «un défilé exemplaire, extraordinaire et très beau», indique le président du sous-comité du défilé militaire et civil. Sous la fanfare de l’escadron de l’armée de terre, précise Faïzoun Gomina, les forces paramilitaires vont effectuer la marche française ; les pelotons de l’armée de terre exécuteront la marche prussienne, celle des troupes aéroportées et bien d’autres, pour montrer ce qu’elles savent faire sur le plan festif. Un beau spectacle est en vue au regard des exercices de marche, de mise en condition et de cohésion des unités de l’armée de terre, de la gendarmerie, de la police nationale, des sapeurs-pompiers, des douanes.
A noter que la ville de Parakou fait déjà une certaine toilette à travers le nettoyage des carrefours, monuments et abords immédiats des artères, notamment l’axe partant du carrefour Place Bio Guéra – Place Tabéra (Carrefour La colombe) qui connaitra un pavoisement. Retraite aux flambeaux, feux d’artifice et défilé civil, militaire et motorisé marqueront cette célébration du 55è anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale à Parakou.
Claude Urbain PLAGBETO, A/R Borgou-Alibori
Actualités 29 juil. 2015

L’élection des bureaux communaux s'est poursuivie hier mardi 28 juillet dans le Mono. Au total, six communes ont été concernées par cette opération soldée par des résultats divers.
Bopa, Lokossa et Grand-Popo ont été les premières communes du Mono à accueillir hier mardi 28 juillet les commissions électorales de la préfecture. Au nombre des trois communes, seules les deux dernières ont pu, à l’arrivée, se doter de bureau communal. Celui-ci porte à sa tête à Lokossa, le député Dakpè Sossou et Valère Dogué réélu premier adjoint. Un poste que l’intéressé a occupé pendant la dernière mandature. Ces deux premiers responsables de la mairie tout comme le deuxième adjoint au maire sont tous issus des Forces démocratiques unies (FDU).
A Bopa, l’installation des élus tout comme les différentes élections prévues ont été purement et simplement reportées pour jeudi 30 juillet prochain. Ce report, à en croire le chef de la délégation préfectorale conduite par Komlan Zinsou, est nécessaire en vue de fixer les élus sur la conduite à tenir par rapport à une décision de la Cour suprême dont la préfecture a été saisie. Ladite décision, selon les membres de la délégation, invalide deux candidatures dans les rangs des élus de la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) déjà en minorité au sein du Conseil communal de Bopa.
Au cours de la soirée, les mêmes activités électorales se sont poursuivies au niveau des trois dernières communes du Mono-Couffo. Il s’agit de Comè, d’Athiémé et de Houéyogbé.
S’agissant de Comè, le conseil communal a fait confiance à Pascal Houessou de la liste Union fait la Nation (UN) pour en assumer les destinées pendant cinq années. Il sera aidé par François Tchémadon et Joachim Amoussou élus respectivement aux postes de premier et deuxième adjoints. La même formation politique, l’UN s’est imposée à la tête de la commune d’Athiémé à travers Joseph Anani. Ce dernier a déclaré vouloir consacrer ce deuxième mandat pour relever davantage le défi du développement de la commune.
La loi de la majorité
La série des élections de la journée a pris fin par Houéyogbé où la loi de la majorité a fait rafler tous les postes au profit des militants de l’Alliance Eclaireur. Ainsi après avoir élu Cyriaque Domingo, maire de la commune, le reste des dix élus de l’alliance s'est partagé tant les autres postes du bureau communal que ceux de chefs d'arrondissement. Ceci s’est déroulé suite aux boycotts successifs des élections par les élus de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND) suivi un peu plus tard par leur homologue des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), Olympe Glago.Cet unique élu FCBE, par ailleurs maire sortant, a prétexté d’un certain sentiment de marginalisation à son encontre pour se retirer du vote. «Tout se passe comme s’il n’y a que les AND et l’Alliance Eclaireur dans la commune. Même si on est majoritaire, on peut tout de même faire cas de l’élu que je suis. Personne ne m’a approché jusque-là, à quoi servirait alors mon suffrage ?», s’est-il plaint.
Quant aux élus AND, leur camp a demandé en vain le report du scrutin au motif qu’ils ont formulé des recours contre certains de leurs adversaires politiques du conseil communal. «Lesquels recours ne sauraient être suspensifs du processus électoral», a répliqué la délégation.