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Nouvelles

17e assemblée générale des Centrales d’achat de médicaments d’Afrique :Le Bénin préside l’ACAME pour l’exercice 2015, la Tunisie pour 2016

La 17e assemblée générale de l’Association africaine des centrales d’achat des médicaments essentiels (ACAME) tenue les 25, 26 et 27 février derniers à Cotonou, s’est achevée vendredi dernier au palais des Congrès de Cotonou. Avant de se séparer, les participants ont fait des recommandations, pris de nombreuses résolutions et confié au Bénin, par le truchement du directeur général de la CAME, la présidence de l’association pour l’exercice 2015.

Le Bénin préside depuis vendredi 27 février dernier, l’Association africaine des centrales d’achat des médicaments essentiels (ACAME). A l’issue de la 17e assemblée de ladite association tenue à Cotonou, c’est le directeur général de la Centrale d’achat des médicaments essentiels (CAME) du Bénin qui s’est vu confier les rênes de cette instance. Une lourde charge que porte désormais le Dr Kokou Afogbé et pour laquelle, il s’est dit prêt. Mais l’appui et l’accompagnement de ses confrères lui seront d’un grand soutien, a fait savoir le nouveau président de l’ACAME. «Je m’emploierai à être digne», s’est-il engagé, par ailleurs. Mais avant d’en arriver là, la présidente sortante de l’ACAME, le Dr Assih Mamessilé a transmis le drapeau de l’instance au directeur général de la CAME du Bénin, son successeur en guise de passation de charge.

Heureux de prendre en main le commandement de cette association forte de 22 membres et répartis un peu partout sur le continent, le Dr Kokou Afogbé n’a pas caché sa volonté d'honorer la confiance placée en lui et d’accomplir au mieux ses nouvelles charges. Durant son mandat, la présidence béninoise sera appuyée par la Tunisie au poste de vice-président. C’est d’ailleurs ce pays, suivant les résolutions prises par les participants au cours des travaux de Cotonou, qui accueillera la 18e assemblée générale de l’ACAME et qui succédera sans doute au Bénin.
Au cours des travaux tenus au palais des Congrès de Cotonou autour du thème central «les Centrales d’achat d’Afrique face aux défis de l’assurance qualité des produits médicaux», les participants ont, à travers des séances restreintes, des sessions publiques et des communications, échangé et discuté sur des préoccupations relatives à la vie de leur association et sur le secteur des médicaments et de la santé en général.

Plusieurs résolutions et recommandations

L’assemblée générale des 25, 26 et 27 février derniers organisée à Cotonou a pris plusieurs résolutions et fait également des recommandations. Selon le secrétaire permanent de l’ACAME, Jean Chrysostome Kadeba, les directeurs généraux des structures membres ont adopté le rapport d’activités de l’association, ainsi que le rapport financier de l’exercice 2014 sous réserve de certaines observations. Ils ont ensuite décidé de la mise en place d’un manuel de procédures administrative, financière et comptable de l’ACAME, ainsi que l’organisation en Tunisie, au cours de la deuxième quinzaine du mois de février 2016, de la 18é session de leur association.
L’assemblée générale a recommandé aux centrales d’achat membres de l’ACAME «de mettre en place une présélection commune des fournisseurs des produits pharmaceutiques pour la prise en charge de certaines pathologies spécifiques» et a encouragé lesdites centrales, à contribuer à l’alimentation d’une base de données relatives aux produits, fournisseurs et prix. Au secrétaire permanent, il a été demandé de travailler à formaliser avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé, le cadre de concertation des ministres de la santé sur la problématique des systèmes nationaux d’approvisionnement et les instances membres ont été par ailleurs encouragées à utiliser les outils de modernisation.

Société 02 mars 2015


Course pour les législatives dans la 22e circonscription électorale :Christine Ouinsavi démissionne en vain de la liste FCBE

La CENA aurait opposé une fin de non recevoir à la démission de Christine Ouinsavi de la liste FCBE dans la 22e circonscription électorale et à sa demande de retrait de son dossier de candidature. Elle n’a pas accepté son débarquement de la tête de liste au profit de Jean-Michel Abimbola qu’elle devra suppléer dorénavant. Par contre Moussou Monhossou, un autre démissionnaire de la liste FCBE pour les mêmes raisons de mauvais positionnement que Christine Ouinsavi, a vu la CENA accéder à sa doléance.

La liste Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) continue d’enregistrer des démissions. Vendredi 27 février dernier, elle a connu la démission de la candidate Christine Ouinsavi. Celle-ci a signifié par exploit d’huissier au président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), son retrait de la liste FCBE dans la 22è circonscription électorale qui regroupe les communes de Kétou et de Pobè. L’ancienne ministre du Commerce du président Boni Yayi dit avoir pris cette décision, suite à son constat que la liste FCBE préalablement déposée à la CENA a été modifiée. Sur cette première liste, elle aurait été positionnée comme tête de liste conformément aux échanges qu’elle a eus au téléphone avec le chef de l’Etat qui l’aurait contrainte avec insistance, à abandonner sa formation politique pour aller à ces élections sous la bannière FCBE. Grande a été la stupéfaction de Christine Ouinsavi de constater que cette première liste déposée à la CENA par les FCBE le mardi 24 février, a subi des modifications.

Lesquelles n’ont pas épargné la 22è circonscription électorale. Positionnée tête de liste, elle dit avoir été débarquée au profit de l’actuel ministre de la Culture, Jean Michel Abimbola qu’elle supplée. Christine Ouinsavi dénonce une stigmatisation de la gent féminine par le chef de l’Etat qui a toujours chanté la promotion de la femme comme son cheval de bataille. Elle refuse de croire que le chef de l’Etat ait cédé aux menaces de certains militants FCBE de la 22è circonscription électorale qui, à travers une marche à Kétou le jeudi 26 février dernier, ont protesté contre son positionnement comme tête de liste. "C'est le chef de l’État qui a insisté pour me mettre sur la liste FCBE alors que j'allais partir aux élections avec ma formation politique. J'ai accepté malgré moi. Je constate qu'on veut m'empêcher d'être candidate", a-t-elle déclaré toute horrifiée à la presse.
Très froissée, Christine Ouinsavi s’était rendue samedi dernier à la CENA pour retirer son dossier de candidature et se positionner sur une autre liste. Mais l’institution en charge de la gestion des élections législatives lui a opposé une fin de non recevoir. La CENA a refusé de lui remettre le dossier de candidature. Le représentant des FCBE qui a déposé ladite liste, l’honorable Bida Nouhoum Youssoufou aurait demandé au président de la CENA de ne pas lui remettre le dossier. Par contre le candidat Monhossou Moussou n’a pas connu les mêmes déboires que Christine Ouinsavi. Positionné troisième sur la liste FCBE dans la 12è circonscription électorale, il a vu sa démission validée par la CENA. Et n'a pas tardé à se trouver un nouveau point de chute : la liste Union pour le Bénin (UB) sur laquelle il a réussi à se faire positionner tête de liste.

Ce que prévoit le Code électoral

Par rapport au contentieux entre Christine Ouinsavi et la CENA, le Code électoral est clair. En son article 383 alinéa 1, il prévoit qu’aucun retrait de candidature n’est admis après la délivrance du récépissé définitif par le président de la CENA. Laquelle délivrance intervient après versement du cautionnement de 8, 3 millions FCFA à raison de 100 000 FCFA par candidat titulaire et par liste en lice. Ce qui appelle à une question. Est-ce que la CENA a déjà délivré le récépissé définitif au représentant de la liste FCBE ? Toutes nos tentatives pour joindre à cet effet le président de la CENA, Emmanuel Tiando et l’honorable Bida Nouhoum Youssoufou qui a déposé la liste FCBE à la CENA, ont été infructueuses. Sinon à l’aune de la loi électorale, si ce récépissé définitif n’a pas encore été délivré, le président de la CENA n’a aucun droit de refuser le retrait de la candidate Christine Ouinsavi de la liste aux élections législatives d’avril prochain. L’ancienne ministre a la possibilité de saisir la Cour constitutionnelle pour entendre raison. Juge du contentieux des élections législatives, la Haute juridiction pourra clarifier les choses et trancher ce litige.
Th. C. N.

Actualités 02 mars 2015


Audience du médiateur de la République:Quatre ambassadeurs béninois chez Joseph Gnonlonfoun

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun s’est entretenu avec une délégation de quatre ambassadeurs béninois nouvellement promus et en partance pour rejoindre leurs postes respectifs à l’étranger. C’était hier jeudi 26 février, au siège de l’institution à Porto-Novo.

Récemment nommés en Conseil des ministres, Bio Toro Orou Guiwa, ambassadeur du Bénin près le Maroc, Mèmouna Kora Zaki Léadi, ambassadeur du Bénin près le Niger, Eusèbe Agbangla, ambassadeur du Bénin près le Royaume du Danemark et Chabi Imorou Azizou, ambassadeur du Bénin près l’Iran, s’envolent bientôt pour rejoindre leurs postes respectifs. Comme il est de tradition, ils font le tour des présidents d’institutions de la République pour recevoir leurs conseils pour la réussite de la mission à eux assignée par le gouvernement.
Les quatre ambassadeurs étaient hier jeudi 26 février en audience chez médiateur de la République. Ils sont allés partager avec Joseph Gnonlonfoun, leurs priorités respectives, une fois à leurs nouveaux postes à l’étranger et recevoir de lui ses conseils avisés.
Selon le porte-parole de la délégation au terme de l’audience, Mèmouna Kora Zaki Léadi, l’entretien leur a été très bénéfique. La délégation a pu bénéficier du médiateur de la République, par ailleurs, ancien ministre de la Justice et ancien membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), de ses expériences et conseils d’aîné. Lesquels ils comptent mettre en pratique pour pouvoir relever les défis qui attendent chacun d’eux en poste. Joseph Gnonlonfoun leur a conseillé de créer des cellules pour travailler en synergie.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir, par ailleurs, échangé avec leur hôte sur les problèmes de bonne gouvernance.

A ce sujet, le porte-parole confie que le médiateur de la République leur a demandé de faire preuve de bonne gestion tout au long de leur mission diplomatique. Toutes choses qui ne feront que rayonner l’image de marque du Bénin auprès de ces pays respectifs. Principalement au Niger, Mèmouna Kora Zaki Léadi inscrit comme priorité des priorités le renforcement des relations économiques, culturelles que le Bénin entretient avec ce pays voisin. Elle compte initier dans ce cadre des foires bénino-nigériennes pour vanter les richesses économiques et culturelles des deux pays. Un peu comme ce qui se fait déjà avec l’Iran où une foire commerciale est organisée chaque année au Bénin, soutient l’ambassadeur du Bénin près le Niger et porte-parole de la délégation de diplomates.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir été principalement instruite par Joseph Gnonlonfoun pour aller rencontrer le médiateur de la République du Niger pour fouetter les relations d’amitié et de travail entre leurs deux institutions.

Actualités 27 févr. 2015


22e circonscription électorale :Kétou et Pobé contestent Christine Ouinsavi comme tête de liste FCBE

Les militants de l’alliance Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) des communes de Pobè et de Kétou sont fâchés. Ils étaient dans la rue hier jeudi 26 février à Kétou. Ils ont marché contre le positionnement de l’ancien ministre Christine Ouinsavi comme tête de liste FCBE dans la 22e circonscription électorale regroupant les deux communes. La marche est partie de la Place Centenaire jusqu’au Palais royal de Kétou où les manifestants par la voix de leur porte-parole, Blaise Olofindji ont lu leur motion de protestation.

Ils réclament le positionnement du ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola pour conduire la liste FCBE dans cette circonscription électorale comme c’était le cas en 2011. Ils refusent de subir l’humiliation qu’on veut leur faire en positionnant sur la liste FCBE Jean Michel Abimbola, suppléant de Christine Ouinsavi. «Tout sauf ça », dénonce les militants FCBE qui exigent la correction de la liste avant qu’il ne soit trop tard. Sinon, ils menacent de basculer dans l’Opposition.

Recevant leur motion, le roi de Kétou a calmé les manifestants. Il dit avoir pris bonne note de leurs récriminations. Le roi de Kétou a promis d’échanger avec qui de droit pour voir si quelque chose peut être fait pour que le tir soit corrigé.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Politique 27 févr. 2015


Appui au développement de l’agriculture :Le Bénin signe trois projets avec la FAO pour 1,7 milliard F CFA

Pour le compte du gouvernement béninois, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou, a procédé hier mardi 24 février, avec le représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Tiémoko Yo, à la signature de trois documents de projets. Tous attendus pour impulser une nouvelle dynamique aux secteurs qu’ils couvrent.

Le projet portant «Elimination des pops et pesticides obsolètes et le renforcement de la gestion du cycle de vie des pesticides», porte sur un montant de 1 830 000 dollars US (1 milliard FCFA) et couvre tout le pays. Son objectif est de minimiser les risques sanitaires et environnementaux posés par les polluants organiques en particulier l’endosulfan et autres pesticides par le biais de l’élimination, en toute sécurité, des stocks existants et le renforcement des capacités en gestion rationnelle des pesticides tout au long de leur cycle de vie. Il en est attendu comme impacts, la sécurisation et l’élimination de pesticides obsolètes au Bénin, la mise en œuvre d’un système de gestion des conteneurs, le renforcement du cadre réglementaire et des capacités institutionnelles en matière de gestion rationnelle des pesticides ; et la promotion des alternatives aux pesticides chimiques.

Il permettra, à terme, d’éliminer au moins 250 tonnes de pesticides obsolètes et les sites hautement contaminés par les pesticides seront dépollués. Précisément, une stratégie de gestion des emballages vides dans les départements du Borgou et de l’Alibori sera élaborée et soumise à la validation ; un système de gestion des emballages vides sera mis en œuvre (collecte, regroupement, rinçage, stockage, transport et recyclage) ; un cadre législatif et règlementaire détaillé pour l’homologation et le contrôle des pesticides tout au long du cycle de gestion des pesticides sera élaboré et soumis au gouvernement pour adoption ; les capacités des services d’inspection et de contrôle des pesticides seront renforcées ; un Comité national de gestion des pesticides (CNGP) sera mis en place et fonctionnel pour la prise en charge des activités post homologation…

Racines, tubercules et filière cunicole aussi

S’agissant du projet «Renforcement des relations commerciales entre les petits acteurs et les acheteurs dans la filière des racines et des tubercules en Afrique», il porte sur 5 000 000 d’euros (3,3 milliards F CFA dont 500 millions F CFA pour le Bénin) mis à disposition par l’Union Européenne et s’étend au Bénin, au Malawi, au Cameroun, à l’Ouganda, au Rwanda, à la Côte d’Ivoire et au Ghana. Il se justifie par le fait que la filière des racines et tubercules constitue l’un des sous-secteurs alimentaires les plus importants dans les régions d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique où sa commercialisation, en tant que stratégie de réduction de la pauvreté dans le cadre du programme «Tous ACP» relatif aux produits de base agricoles menée de 2008 à 2011, a été prouvée à travers le renforcement des relations commerciales entre les petits exploitants et les marchés semi formels et informels. Or, l’urbanisation nationale et régionale galopante constituent le principal moteur de la demande sans cesse croissante des produits de base tels que le manioc, l’igname et la pomme de terre en Afrique. D’après les prévisions de la FAO en 2010, la population urbaine devrait augmenter de 40% à 60% dans 20 ans. Et, selon la Banque Mondiale, les marchés urbains des denrées alimentaires pourraient quadrupler au cours des deux prochaines décennies.

Ce qui signifie que les marchés nationaux et régionaux offriront d’importantes opportunités aux producteurs africains. Dans ce contexte, ce projet aidera à améliorer les moyens d’existence des petits agriculteurs engagés dans les chaînes de valeur des racines et des tubercules dans les pays concernés. Concrètement, la mise en œuvre du projet devrait favoriser un alignement des stratégies nationales et régionales aux initiatives qui soutiennent le développement d’une meilleure intégration du marché régionale de la filière des racines et tubercules dans les régions ACP d’Afrique. Un renforcement de la compétitivité et de la viabilité des chaînes de valeur des racines et tubercules à travers l’amélioration des modèles d’entreprise inclusifs, l’intensification durable de la production, la capacité des PME et des organisations paysannes. De même qu’une amélioration de l’accès des petits agriculteurs aux services d’information et de financement, et un accès des petits producteurs aux instruments de gestion des risques climatiques.
Quant au projet «Appui à la professionnalisation de la filière d’Elevage cunicole au Sud-Bénin (APFECS), il est financé directement par la FAO et porte sur un montant de 339 000 dollars US soit environ 200 000 000 F CFA. Il vise à améliorer, dans sept communes réparties dans 4 départements du Sud-Bénin, la production, la productivité et la compétitivité des élevages cunicoles ainsi que les revenus des producteurs, des transformateurs, des commerçants et autres acteurs impliqués dans la fourniture de biens et services à la filière cunicole.

Gratitude du Bénin

Pour Tiémoko Yo, plusieurs domaines d’intervention sont couverts par la coopération entre la FAO et le Bénin, avec des projets retenus d’accord parties et portant sur des domaines prioritaires. Ici, il s’agit du renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de la gestion durable des ressources naturelles et du renforcement des capacités institutionnelles et des acteurs du secteur agricole. Tiémoko Yo fait remarquer que ces trois projets auront de réels impacts sur l’amélioration de l’agriculture béninoise.
Heureux des perspectives positives qu’annoncent ces projets, le ministre Issa Azizou se répand en remerciements à l’endroit de ce partenaire stratégique dont l’appui au Bénin est essentiel. Relevant la pertinence des projets, notamment celui relatif à l’élimination des pops et pesticides et au renforcement de la gestion du cycle de vie des pesticides, il prie les acteurs concernés de faire en sorte que pour compter de la campagne agricole en cours, les pesticides soient acquis dans la juste proportion des besoins afin que la gestion des stocks ne devienne plus un problème.

Société 25 févr. 2015


Après 100 jours passés à la tête de la CNSS:Coovi Célestin Ahonon annonce des réformes hardies

Le tout nouveau directeur de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Coovi Célestin Ahonon était face à la presse dans l’après-midi d’hier lundi 23 février. C’était pour faire le point de ses 100 jours à la tête de l’institution avant d’annoncer des perspectives heureuses pour cette structure.

14 novembre 2014-22 février 2015, cela fait 100 jours que Coovi Célestin Ahonon a pris les rênes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Pour que cette date ne passe hier pas inaperçue, il a rencontré la presse hier pour faire le point des activités menées pendant ces 100 jours.
Après avoir dit sa gratitude au président de la République et à son ministre de tutelle qui lui ont fait confiance en le plaçant à la tête d’une institution aussi importante dans le développement du pays, Coovi Célestin Ahonon a d’abord rappelé les difficultés que traversait la caisse lorsqu’il a été nommé directeur général. «Il a fallu l’intervention répétée de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (CIPRES) dont le travail a permis la résolution de la crise qui a été parachevée au cours de la 21è assemblée extraordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale des 22 Etats membres de la CIPRES», a-t-il indiqué.
Entre autres actions, il a ajouté qu’il a dû mettre les bouchées doubles afin de faire bénéficier les agents de la Caisse et au grand bonheur des assurés sociaux, des instruments stratégiques de travail tel que le Plan de travail annuel (PTA) 2015 et le budget exercice 2015. «Ceci à l’avantage de mettre en exécution et de façon accélérée les différentes réformes à la CNSS» a dit le nouveau directeur général qui a évoqué également le renforcement des ressources disponibles mais en quantité réduite.
«105 agents ont été recrutés dans une première vague et une quarantaine est en attente de recrutement pour le même statut» a-t-il indiqué.
Coovi Célestin Ahonon a ajouté qu’il a également fait des tournées dans les directions régionales et structures sous tutelle pour s’enquérir des conditions de travail des agents. Ce qui lui a permis, dit-il, de constater qu’il y a encore beaucoup à faire. « Les échanges ont permis de prendre la mesure des attentes tant au niveau des pensionnaires, des allocataires, des rentiers et du personnel de l’administration locale », a-t-il souligné.
Le directeur général de la CNSS a précisé que pour faire face aux enjeux, il entend conformer la CNSS aux exigences qu’impose la modernisation. A cet effet, il parle de la numérisation de toutes les déclarations en collaboration avec le guichet unique de formalisation des entreprises et la mise en place d’un dispositif permettant le paiement électronique des pensions et des allocations familiales. Ce qui passe par l’établissement des cartes de paiement électronique. Pour y arriver, Coovi Célestin Ahonon précise que l’interconnexion de la direction générale avec ses agences régionales s’avère nécessaire. Pour lui, l’aboutissement des réformes passe par l’engagement de chacun à rénover les infrastructures adéquates.
Le directeur général de la CNSS estime que ses objectifs, du moins ceux de la CNSS se traduisent à travers la vision qui est de servir des prestations en temps réel et assez réduit grâce à un système répondant aux normes actuelles. « Cela suppose également que la CNSS doit étendre sa couverture particulièrement aux travailleurs du secteur informel ou à ceux des professions libérales », a conclu Coovi Célestin Ahonon.

Société 24 févr. 2015


Positionnement pour les élections législatives:La coordination FCBE de la 6e circonscription électorale s’oppose au chantage politique

La coordination des Forces cauris pour un Bénin émergent de la 6e Circonscription électorale est montée au créneau, vendredi 20 février dernier, dans l’enceinte de la mairie d’Abomey-Calavi. C’était pour fustiger à travers une déclaration de presse lue par Patrice Hounyè Azè, l’appel au chef de l’Etat d’une certaine frange de la population d’Abomey-Calavi à positionner en tête de liste des autochtones aïzo aux prochaines élections législatives.

«Cette démarche maladroite et anti démocratique … qui laisse entrevoir un hold-up électoral, s’apparente à un chantage politique». C’est de cette manière que les membres de la coordination FCBE de la 6e circonscription électorale qualifient la position adoptée par une frange de la population d’Abomey-Calavi qui a fait parler d’elle par deux fois en début de semaine dernière. Une première fois le lundi 16 février devant le domicile du chef de l’Etat et la deuxième fois, le 19 février dernier au Business Promotion Center dans la même ville.
Pour les membres de ladite coordination, cette position ne saurait être prise au sérieux puisque fondée sur des arguments d’une certaine classe politique qui n’entend pas reconnaître son échec face aux idéaux de développement, principale raison que vise l’action politique. Si positionner en tête de liste, un fils ou une fille originaire d’une région donnée, voire l’envoyer au Parlement était un gage de développement, de réduction de la pauvreté et d’amélioration des conditions de vie des paisibles populations, objectent-ils, les communes de Zè, Sô-Ava et d'Abomey-Calavi ne seront pas dans cet état.
La coordination justifie sa position par l’article 20 de la Constitution de la République du Bénin qui prône l’unité, l’indivisibilité et la laïcité et l’article 80 du même ordre juridique qui stipule : «Les députés sont élus au suffrage universel direct…Chaque député est un représentant de la Nation toute entière et tout mandat impératif est nul». Ils ont aussi évoqué la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et des peuples qui proscrit tout propos de discrimination ethnique, régionaliste, raciale et religieuse.
Les membres de ladite coordination estiment que les FCBE constituent une alliance politique de rassemblement de tous les Béninois et Béninoises où qu’ils se trouvent sur le territoire national. «Les questions de positionnement sur une liste électorale d’un groupe politique responsable sont des questions sensibles et délicates qui ne sauraient être exposées dans la rue. Encore que cette préoccupation n’a jamais fait l’objet d’un débat au sein du cadre de concertation des FCBE de la 6e circonscription électorale», déplorent-ils.
Ils ont par ailleurs insisté sur le fait que les FCBE constituent une seule et même famille, ont une même vision et un même combat à livrer.
Au total, la coordination FCBE de la 6e circonscription électorale condamne ces manœuvres politiciennes qui n’ont d’autres objectifs que de semer la confusion dans les esprits des paisibles militants et militantes, précise la déclaration.

Actualités 23 févr. 2015


Soirée politique à la Fondation Friedrich Ebert:Des attentes exprimées en direction de la 7e législature

Les panélistes de la sixième soirée politique organisée par la Fondation Friedrich Ebert (FES) à son siège, vendredi 20 février dernier, se sont évertués à retracer le profil du député modèle, gage d’un Parlement au service du peuple béninois. Même si les arguments s’entrechoquaient, le souci de préservation des acquis démocratiques est resté constant dans les propos des débateurs et de la brochette d’invités composés de constitutionnalistes, politologues, universitaires et bien d’autres.

«Quel Parlement pour préserver les acquis démocratiques au Bénin », c’est le thème de la soirée politique organisée, vendredi dernier, par la Fondation Friedrich Ebert à son siège. La sixième du genre, cette séance a mis au prise Amissétou Affo Djobo de l’Opposition, le député Nouhoum Bida de la Mouvance, le journaliste et analyste politique, Wilfried Léandre Houngbédji et Elfried Dossavi-Messy de la Société civile.
Avant d’ouvrir le débat, le Représentant résident au Bénin de la FES, Constantin Grund a fait constater que la 6e législature qui s’achève a été marquée par deux temps forts : une période où tout observateur avait du mal à établir une démarcation nette entre l’Exécutif et le Législatif et une autre caractérisée par une recomposition des forces politiques au sein du Parlement.

«Ce qui a renforcé le Parlement dans son rôle de contrôle de l’action gouvernementale», a souligné Constantin Grund, pour qui, en cette veille d’élection, il est important d’aspirer à une 7e législature au service du peuple.
Au sujet des prestations du Parlement actuel comparativement à la première législature, trois panélistes pensent que la qualité s’est liquéfiée quoique la première législature ait bénéficié de l’aura de nouveauté dans un Bénin nouvellement démocratique. La disparition des symboles de la démocratie en est une autre cause, selon les débateurs. L’honorable Nouhoum Bida apporte une nuance pour soutenir qu’on peut avoir de mauvais députés mais un bon Parlement. Il argumente sa position sur la base du nombre d’accords de ratifications et de lois votés par la 6e législature à laquelle il appartient. Mieux, il soulignera que le député a un cabinet qui l’aide à accomplir sa mission.

Et pour cela, il ne saurait faillir aussi grossièrement. Toute chose récusée par les autres panélistes qui croient savoir que la pertinence des lois et l’opportunité des accords de ratification doivent être de mise dans le rôle du législateur. L’ancienne député, Amissétou Affo Djobo révèlera que la forme actuelle du cabinet d’un député béninois ne saurait lui permettre de mieux travailler. Prenant exemple sur d’autres parlements qu’elle a visités, elle préconise que le député béninois ait un assistant reconnu par la loi. Invité dans le débat, Me Robert Dossou, constitutionnaliste se dit convaincu qu’il y a encore de l’espoir pour faire asseoir les règles républicaines.

«On ne construit pas une République en 25, 50 ans», a-t-il argumenté en se basant sur le modèle français. Pour lui, il convient de laisser libre cours au multipartisme et l’avenir va régler la problématique de la multitude de partis.
Prenant le contre-pied du constitutionnaliste, Wilfried Léandre Houngbédji dénonce l’architecture institutionnelle calquée sur le modèle occidental. Aussi, invitera-t-il les députés de la 7e législature à relever un défi majeur en évitant le ‘’piège’’ de la révision de la Constitution du 11 décembre 1990.
En réponse Bida Nouhoun a déploré que tout le monde soit braqué lorsque le régime actuel envisage des réformes pour l’émergence du Bénin et que toutes les dispositions juridiques sont prises afin que la révision de la Constitution soit consensuelle.
En somme, panélistes et invités ont recommandé l’éducation du peuple, la sensibilisation de l’électorat sur la pratique électorale actuelle et ont invité, non seulement les Organisations de la Société civile et partis politiques à former la jeunesse au militantisme mais en même temps, freiner l’influence de l’argent sur les populations en garantissant le minimum social à la base.
En termes de réformes politiques, d’autres sont allés plus loin pour proposer que les députés soient élus sur la base d’un programme de société. A défaut d’exclure des analphabètes du Parlement, Amissétou Affo Djobo recommande l’instauration de la traduction des débats à l'hémicycle.

Actualités 23 févr. 2015


Audiences à la HAAC:Bientôt, une télévision pour les étudiants de l’UAC

Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi a reçu plusieurs personnalités, hier mardi 17 février. Il était question pour lui, de discuter avec une délégation du rectorat de l’Université d’Abomey-Calavi des démarches administratives pour l’octroi d’une fréquence pour l’installation d’une télévision sur l’aire universitaire. Le représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Dr Koudaogo Ouédraogo et le président du comité de pilotage du Projet WASCI-Bénin, Jean-Baptiste Elias étaient également au siège de l’institution de régulation, pour évoquer des possibilités de partenariat et débattre de dossiers d’intérêt majeur.

Etudier les possibilités d’attribution de fréquence et d’installation d’une télévision universitaire au campus d’Abomey-Calavi. C’est l’objet de l’audience accordée, hier mardi 17 février, par le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi, aux autorités rectorales de cet haut lieu du savoir. La délégation conduite par le vice-recteur chargé de la Coopération inter-universitaire, des relations extérieures et de l’insertion professionnelle, Souaïbou Farougou, a échangé avec lui sur les conditions d’installation d’une chaine de télévision éducative à l’Université d’Abomey-Calavi. Selon Souaïbou Farougou, cette chaîne de télévision permettra de mieux communiquer avec les étudiants en particulier et le monde universitaire en général. «Cette chaîne de télévision va aider enseignants, chercheurs et étudiants dans leurs travaux de recherches et académiques», a souligné l’universitaire.

A l’en croire, le président de la HAAC a recommandé la production formelle des dossiers afin que les services compétents de la HAAC en étudient les contours. Au cours de cette audience, la délégation rectorale a évoqué la question de la formalisation de la fréquence utilisée par la radio univers. Dr Koudaogo Ouédraogo, représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), en fonction au Bénin depuis septembre 2014, était aussi chez Adam Boni Tessi pour lui présenter ses civilités. Une visite de courtoisie qui lui a permis de présenter l’UNFPA, ses missions et envisager des pistes de partenariats avec l’institution de régulation des médias.

Ce partenariat concerne des formations au profit des journalistes sur les thématiques de promotion du potentiel des femmes au Bénin. «Toute chose qui permettra aux journalistes et communicateurs d’avoir des bonnes informations sur les problématiques liées au bien-être de la femme», a précisé Frankèle Zossoungbo Kotannou, chargée de communication de l’UNFPA. En fonction depuis septembre 2014, Dr Koudaogo Ouédraogo est de nationalité burkinabée. Dans la même journée, Jean-Baptiste Elias, président du comité de pilotage du projet WASCI-Bénin, était lui aussi au cabinet du président de la HAAC pour discuter de la mise en œuvre du projet au Bénin.

Actualités 18 févr. 2015


Pour une agriculture durable au Bénin:La France s’engage à hauteur de 8 milliards FCFA

L’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster-Menager et le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché, ont procédé, hier lundi 16 février à Cotonou, à la signature de deux conventions de financement relatives au Projet d’appui au développement de l’agriculture dans le département des Collines (PADAC), pour une agriculture durable. C’était en présence de la directrice de l’Agence française de développement (AFD), Catherine Bonnaud et du ministre en charge de l’Agriculture, Azizou El hadj Issa

7, 8 milliards FCFA. C’est le montant que la France met à la disposition du Bénin concernant le Projet d’appui au développement de l’Agriculture dans le département des Collines (PADAC) : pour une agriculture durable.
Ledit projet se propose d’accompagner les communes et associations dans la mise en œuvre d’investissements agricoles respectueux de l’environnement avec une vraie valeur ajoutée socio-économique (aménagement de bas-fonds, entretien des routes, création de marchés, de couloirs de transhumances, etc.)
En effet, le département des Collines situé au centre du pays et comprenant six communes, dispose d’un potentiel agricole important. Malgré cela, 47% de sa population est en situation de pauvreté et la zone est confrontée à des défis majeurs : faible compétitivité du secteur agricole, dégradation des terres, pression foncière croissante et fort taux de malnutrition. «Comme réponse à ces problèmes, seuls des investissements agricoles menés de façon participative sont à privilégier».
Dans son mot pour la circonstance, l’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster-Menager a précisé que le projet s’inscrit dans le Plan stratégique de relance du secteur agricole et le Plan national d’investissement agricole. «Il contribuera simultanément à la mise en œuvre de plusieurs stratégies et instruments sectoriels élaborés par le Bénin» et viendra notamment renforcer les outils en cours d’opérationnalisation : le Fonds national de développement agricole (FNDA) pour l’investissement agricole et le Fonds d’appui au développement des communes affectés à l’Agriculture (FADeC agriculture) pour les investissements communaux.
«L’enjeu est donc de taille, car il s’agit d’une part, de conjuguer la promotion de modèles de développement durable et responsable permettant de réduire le gap des inégalités et de lutter contre la pauvreté et la malnutrition endémiques en zone rurale, d’autre part; de veiller à l’attractivité des métiers de la terre chez les jeunes pour assurer le renouvellement des générations agricoles futures», précise l’ambassadeur de France. Elle profite de cette occasion, pour réaffirmer l’engagement de son pays à soutenir les efforts entrepris par le gouvernement du Bénin, en vue de la mise en œuvre de sa stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté.
«Ensemble, nous devons rester ambitieux et engagés pour porter et permettre la pleine réussite du PADAC dans les prochaines années. Nous sommes attendus et regardés par les citoyens français et par les citoyens béninois. Il vous appartient d’utiliser au mieux les investissements que vous avez identifiés comme prioritaires pour offrir aux populations des Collines et aux futures générations, la possibilité de travailler la terre dans les meilleures conditions possibles», conclut la diplomate française.
Pour sa part, le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché a salué ce geste provenant de la France. Car il est relatif à un domaine qui concerne une très grande partie de la population. Il promet au nom du gouvernement béninois que le projet sera concluant.

Actualités 17 févr. 2015


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