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Nouvelles

Centre universitaire d’Abomey :Des étudiants en colère incendient des infrastructures

Mécontents du calendrier des examens, les étudiants de l’Ecole des sciences et techniques du bâtiment et de la route (ESTBR) entité du Centre universitaire d’Abomey, l'ont bruyamment manifesté dans la matinée d’hier jeudi 15 janvier. Très tôt à l’aube, ils se sont mobilisés dans l’enceinte de l’établissement en bloquant toutes les issues avant d’allumer le feu.

L’ambiance qui a régné hier matin sur le site l’ESTBR était inhabituelle. La surprise, l’étonnement et l’inquiétude étaient bien perceptibles sur les visages. La situation était telle que les éléments de la Gendarmerie s’étaient déployés sur les lieux pour sécuriser l’essentiel et assister les autorités académiques menacées.

En effet, les étudiants ont bloqué tôt le matin toutes les portes avec un mélange de colle super-glue et du sable, puis ils ont disposé des tas de pneus aux entrées avant d'y mettre le feu. Face à un tel acte, les responsables académiques n’en reviennent pas de savoir que des étudiants contestent le calendrier des examens et en proposent un autre sous le prétexte qu’ils n’ont pas eu le temps nécessaire pour étudier.
Depuis le 4 décembre 2014, en effet, le calendrier des examens programmés a été rendu public pour démarrer le 5 janvier du retour des congés pour les fêtes de fin d'année. Mais à la reprise des activités le 5 janvier dernier, les étudiants se sont entendus pour ne pas venir composer. Raison avancée: les fêtes qui ne leur auraient pas donné le temps d’étudier. Ainsi, ont-ils exigé aux responsables de l’école de reporter les compositions à une date ultérieure.
Selon El Awal Mohamed Yékini, responsable des étudiants, ce mouvement vise à réclamer une semaine supplémentaire pour pouvoir composer dans de bonnes conditions. Car, dit-il, le calendrier tel qu’il se présente, ne permet pas aux étudiants de bien rendre ce qu’ils ont appris durant des mois.
Rencontré sur les lieux hier, le directeur de l’école ESTBR, le professeur Edmond Adjovi s’étonne de cette exigence des étudiants. Il soutient que nulle part, ce ne sont pas les étudiants qui fixent la date des examens. Il indique leur avoir servi en son temps que ce n’est pas possible et que l’école est tenue par un calendrier académique strict. D’ailleurs, ajoute-t-il, des contrôles continus ont été déjà faits dans les matières en question. Selon lui, les étudiants sont donc déjà préparés à cet effet, il ne leur reste qu’à faire un petit effort supplémentaire. Mais ceux-ci ont choisi de boycotter les examens et se sont plutôt organisés pour mettre le feu aux infrastructures universitaires.
Pour le directeur Edmond Adjovi et le recteur Norbert Awannou, c’est clair qu’on est ici dans une école professionnelle où les règles académiques sont strictes. Et dans le cas d’espèce, la sanction ne fait l’objet d’aucun doute. L’étudiant qui n’a pas composé a zéro comme note. Il n’y a pas à transiger là-dessus. Ils sont libres de ne pas composer, mais ils n’ont pas le droit de mettre le feu aux bâtiments de l’école, concluent les deux responsables.

Société 16 janv. 2015


Incendie à Abomey :Le feu a frappé au palais de Houégbadja

Le palais du roi Houégbadja situé à l’arrière-plan du palais central de Wéhondji à Abomey a été entièrement consumé par le feu dans l’après-midi d’hier mercredi 14 janvier. En l’espace de quatre ans, c’est la troisième fois que le feu dévore ce palais rénové à coût de centaine de millions grâce à l’appui des bailleurs allemands et retenu comme patrimoine mondial de l’UNESCO.

Après le dépôt de bois des Chinois à Bohicon et un magasin au marché Houndjro à Abomey qui ont été dévorés par le feu la semaine écoulée, c’est le tour hier mercredi 14 janvier, dans l’après-midi, du palais rénové du roi Houégbadja d’être consumé. L’incendie qui serait parti, selon les témoins, d’un feu de brousse, s’est déclaré aux alentours avant de gagner l’enceinte même du palais du roi Houégbadja. Par ces temps de sécheresse, les flammes attisées par l’harmattan ont tout ravagé sur leur passage. Le palais n’étant pas habité, personne n’a pu sonner l’alerte pour que le feu soit maîtrisé à temps. Les riverains aussi sont restés impuissants. L’arrivée des sapeurs-pompiers sur place n’a pas servi à grand-chose non plus. Très tôt, ils étaient à court d’eau et ont dû replier, laissant le feu achever son œuvre. Le bilan ne fait état d’aucune perte en vie humaine. Mais pour avoir subi trois fois en l’espace de quatre ans les assauts des langues de feu, ce palais qui avait pourtant bénéficié de plus de cent millions de F CFA n’a plus rien d’un palais. D’ailleurs, avant l’incendie d’hier, il n’abritait que les hautes herbes et autres reptiles qui y ont conçu leurs habitats, cadre idéal ou de choix pour les enfants qui s’exercent à la petite chasse. Et, même la devanture tient lieu de bistrot puisqu’il accueille régulièrement les tables et les chaises d’une buvette installée juste en face.
Les riverains des lieux qui visiblement ne semblent pas surpris de l’incendie d’hier, peut-être parce que habitués désormais, incriminent plutôt les responsables qui ne feraient rien à leurs yeux pour protéger le site. A preuve, le conservateur des lieux, face à l’ampleur des flammes et à l’impuissance des sapeurs-pompiers qui ne disposaient plus d’eau, a rapidement décampé. Puis, joint un peu plus tard au téléphone par notre équipe, il a préféré se débiner en confiant qu’il a perdu son père, donc qu’il n’est pas présent, alors qu’il était sur les lieux un peu plus tôt.
Face à ce drame qui se répète tous les ans au niveau de ce palais, il urge de faire le bilan et de tirer les conclusions qui s’imposent. Il ne faut pas oublier que c'est ce même palais qui a été réhabilité récemment grâce à l'appui de la République fédérale d'Allemagne avec une contribution à hauteur de 116 millions de F CFA et que les précédents incendies avaient été qualifiés d’intentionnels. Pour quelle cause ? En tout cas, à Abomey, les guéguerres entre les clans pour la succession au trône ou son contrôle ne manquent guère.
Sur place, la représentante de la Coopération allemande, Renate Kraub-Pôtz était désespérée face à ce drame. Elle n’a pas pu contenir ses émotions en lâchant "Mon pays, la République fédérale d'Allemagne a investi près d'une centaine de millions de FCFA pour la réhabilitation de ce musée incendié".

Actualités 15 janv. 2015


Indice FAO en 2014:Une baisse de 3,7 % des prix des denrées alimentaires

L’année 2014 aura été marquée par une chute généralisée des cours des matières premières sur le marché international. Les denrées alimentaires n’ont pas été épargnées par la tendance baissière.

La baisse généralisée des prix sur le marché béninois reflète en réalité la situation de mou qui s’observe sur le marché mondial. L’indice FAO des prix des denrées alimentaires indique une contraction des cours en décembre dernier. La raison, une offre abondante de produits, des stocks record, un dollar plus fort et la chute des cours du pétrole ! Si décembre a enregistré une baisse de 1,7% par rapport au mois précédent, sur l’ensemble de l’année 2014, les prix alimentaires ont connu une baisse globale de 3,7 %, ceci pour la troisième année consécutive, selon les estimations de la FAO. « Ce recul d'une année sur l'autre s'est produit malgré la bonne performance du sous-indice de la viande qui a atteint une moyenne annuelle exceptionnelle de 199 points, soit en hausse de 8,1 % par rapport à 2013. Les cours des céréales, en revanche, ont chuté de 12,5 % par rapport à l'année précédente sous l'effet des prévisions faisant état de récoltes record et de stocks abondants », explique l’agence onusienne. Selon l’institution, quatre de ces indices ont reculé en 2014 et sont quasiment ou presque à leurs niveaux les plus bas en cinq ans. Si les prix des céréales se sont améliorés de 0,4% en décembre, induit les fluctuations au niveau du blé, les cours du riz ont nettement diminué du fait de l'abondance des disponibilités exportables. «L'indice des prix des produits laitiers a reculé de 2,3 %, soit son plus bas niveau depuis la fin de 2009, le ralentissement des importations de la Chine et de la Russie s'étant traduit par d'abondantes disponibilités exportables sur les marchés internationaux. Les baisses de prix les plus importantes concernent le lait en poudre, le beurre et le fromage», souligne la FAO.
La viande a également connu un repli de 1,9% en décembre sous l'effet du regain de vigueur du dollar américain qui a freiné les prix du bœuf et du mouton d'Océanie ainsi que les prix du porc en provenance d'Europe. Cependant, sur une année complète, il a augmenté de 8,1 pour cent par rapport à 2013. «Il est l'unique groupe de produits à enregistrer des prix moyens plus élevés sur l'année», fait-on observer. Les cours du sucre ont chuté de 4,8 %en décembre 2014, soit son plus bas niveau en au moins de quatre ans, principalement en raison de l'abondance de l'offre dans les grands pays producteurs comme le Brésil. La FAO explique que la chute des coûts du pétrole brut, qui a réduit la demande sur les cultures à sucre pour en tirer de l'éthanol, a également pesé sur les coûts internationaux du sucre.
«La baisse des coûts du brut a entraîné des tendances baissières pour les produits pouvant être utilisés pour la production de biocarburant, notamment le sucre, mais aussi l'huile de palme, L'abondance de l'offre mise à part, la baisse des cours du brut rend évidemment la production d'éthanol moins attrayante", commente Abdolreza Abbassian, expert de la FAO.
La baisse des prix des produits alimentaires sur le marché international favorise le Bénin qui importe la plupart de ses denrées alimentaires. La preuve, il s’en sort avec un taux d’inflation de -0,4% en 2014, selon les données de la BCEAO. Dans le même temps, ses produits d’exportation, notamment le coton, paient un lourd tribut dans la chute drastique des coûts des matières premières qui s’observe actuellement sur le marché mondial.

Economie 13 janv. 2015


Les maires et députés FCBE exigent la tenue des élections

La non-organisation à ce jour des élections municipales, communales et locales et celles législatives n’est pas imputable au chef de l’Etat, encore moins à son alliance politique les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Cette clarification, les maires et députés se réclamant de cette obédience politique l’ont faite hier, mercredi 7 janvier, au cours d’un conclave qu’ils ont organisé à l’Infosec à Cotonou.

«Nous voulons faire comprendre à l’opinion publique que le chef de l’Etat a encore le soutien de son peuple et de ses élus. C’est comme si tout s’écroulait autour de lui, mais nous sommes encore là, résolument engagés». Cette déclaration du député André Okounlola en guise d’introduction hier en disait suffisamment long sur l’ordre du jour même du conclave qui a réuni les députés et maires de l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Lequel visait, selon lui, «à échanger pour trouver des mécanismes à mettre en place afin de travailler ensemble et gagner les combats futurs». Depuis huit ans, soutient André Okounlola, Boni Yayi a fait ce qu’il peut et à moins de deux ans de la fin de son mandat, ses élus, toutes catégories confondues, s’activent pour pérenniser les acquis. Et pour ce qui est des accusations faisant état de la volonté du gouvernement et singulièrement de son chef, de ne pas vouloir des élections, le député Rachidi Gbadamassi martèle que ce sont les opposants qui ont peur d’aller aux élections et pour ce faire, les mouvanciers leur donnent rendez-vous sur le terrain pour les affronter par le biais des urnes. «Boni Yayi a rempli ses conditions», clame-t-il. Seules la convocation du corps électoral, la sécurisation des opérations de vote et le financement sont du ressort du gouvernement, explique-t-il. Sur chacun de ces trois points, il dégage la responsabilité du chef de l’Etat et dénonce ceux qui, selon lui, «veulent prendre le pouvoir par la rue».
Le député Grégoire Akoffodji partage cet avis. Selon lui, l’exemple burkinabè que certaines chapelles politiques brandissent pour tenter «de prendre le pouvoir par la force», est un bouleversement de l’ordre constitutionnel contre lequel les maires et députés FCBE s’insurgent. Dans la même veine que ces deux députés, certains maires présents à ce conclave soutiennent qu’ils veulent autant des élections que les leaders et militants FCBE. Pour Dominique Sambieni, maire de Cobly, les marches successives de certaines Organisations de la Société civile et de l’Opposition pour réclamer la tenue des élections, impliquent de la part des élus FCBE, une riposte.
Ils sont tout autant friands des élections, et face aux menaces répétées de leurs contradicteurs, l'élu FCBE martèle que les 55 maires et 33 députés FCBE formeront «un bloc offensif pour montrer à l’opinion publique que Boni Yayi est encore solide et toujours en place». Mais non seulement, il est en place, il travaille comme s’il n’allait jamais partir, fait observer le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Patrice Comlan Hounsou-Guèdè. C’est cela qui, selon lui, inquiéterait ses adversaires politiques qu’il invite alors à ne pas s’en faire. C’est pour défendre son bilan à la fin de ses deux mandats que le président Boni Yayi s’échine autant, détaille-t-il.
S’agissant du soutien des élus FCBE, il est total et entier, ont rassuré les participants au conclave d’hier. Ils comptent même serrer les coudes, réfléchir sur de nouvelles orientations et travailler à soutenir davantage leur leader politique qui, disent-ils, même après son mandat, a besoin de leur accompagnement.
Yacoubou Malehossou, désormais député FCBE ?

Le conclave des élus (maires et députés) de l’alliance FCBE organisé hier à Cotonou, avait un invité spécial, si non un député spécial. Il s’agit de l'élu de la Renaissance du Bénin (RB), Yacoubou Malehossou. Comme on pouvait l’imaginer, la présence de cet «intrus» a tôt fait de susciter certaines inquiétudes. Lesquelles, ce parlementaire de l’Opposition s’est vu dans l’obligation de dissiper avant même que les initiateurs de cette rencontre ne commencent leurs travaux. Son argumentaire repose sur le fait que la formation politique à laquelle il appartient, en l’occurrence la Renaissance du Bénin (RB) s’était engagée aux lendemains de l’élection présidentielle de 2011 remportée par le président Boni Yayi, de le soutenir jusqu’à terme dans ses actions et initiatives.
Yacoubou Malehossou qui dit être «un bon musulman» aurait donc fait l’option de la fidélité à cette ligne politique et c’est la raison pour laquelle, explique-t-il, il s’est invité à cette rencontre à huis-clos destinée aux députés et maires FCBE. Face à une telle explication, il y a eu des murmures, du silence et même de l’indifférence par endroits. La supposée fidélité du député RB aurait-elle d’autres relents surtout par ces temps de veille des élections législatives où les combats pour les positionnements sur les listes, se font déjà rudes ?

J. F. M

Politique 08 janv. 2015


Braquage sanglant hier entre Ouinhi et Kpédékpo: Des millions FCFA emportés, des blessés graves

Les malfrats ont encore frappé hier mercredi 7 janvier sur l’axe Ouinhi-Kpédékpo. Un nouveau cas de braquage qui a été perpétré à la hauteur du village Oké-Ola. Bilan, une forte somme d'argent a été emportée et on déplore plusieurs blessés graves.

Quatre véhicules circulant hier sur l’axe Ouinhi-Kpédékpo ont été la cible d'un braquage spectaculaire. A en croire les témoignages recueillis sur place, le groupe constitué d’environ dix malfrats armés jusqu’aux dents semblait bien savoir ce qu’il cherchait sans doute, pour avoir planifié cette opération. Les malfrats ont réussi à s'enfuir avec le butin qui s'élèverait à plusieurs millions de francs CFA avant de s’évaporer dans la nature.
Le nommé R. A. qui est l’une des victimes du braquage a déclaré « avoir vécu des heures chaudes ». Malgré le choc subi, il raconte que les auteurs du braquage s’exprimaient en langue française mélangée à la langue Foula parlée par la communauté peulh environnante. Ils ont immobilisé quatre véhicules avant de tenir en respect les occupants des véhicules qui se sont heurtés contre les barrières de fortune érigées sur la voie. Un guet-apens en quelque sorte. Tombés ainsi dans leur piège, les passagers sont devenus leur proie facile. Ces hors-la-loi ont alors dépossédé leurs victimes de tous leurs biens, faisant des blessés graves par balles et à coups de machette.
La réaction des gendarmes territorialement compétents a été prompte, mais les malfrats ayant opéré avec minutie ont pris la clé des champs, peu avant leur arrivée. Toutefois, aucune perte en vie humaine n’a été déplorée au cours de ce braquage même si on dénombre trois blessés dont une femme parmi les passagers des véhicules braqués. Ils ont été pris en charge au centre de santé de Zangnanado.
Les éléments de la brigade de gendarmerie sont à pied d’œuvre pour rattraper les malfrats qui, de par leur mode opératoire, ne seraient pas inconnus des Forces de l’ordre.

Société 08 janv. 2015


Audiences à la présidence de la République: Bientôt, un programme intégré pour la filière ananas

Le chef de l’Etat s’est entretenu, mercredi 24 décembre dernier, avec les acteurs de la filière ananas. Il leur a annoncé la mise en place d’un programme intégré pour les aider à atteindre l’objectif de production à 600 000 tonnes.

Comment réorganiser les producteurs pour booster la filière ananas ? Quels types de soutien l’Etat doit-il apporter aux acteurs à divers niveaux afin de faire de l’ananas, une culture d’exportation à forte valeur ajoutée ? Ces questions ont meublé mercredi dernier les échanges entre le président de la République et les responsables d’organisations professionnelles de producteurs, transformateurs et exportateurs d’ananas. «Nous avons fait le point sur l’évolution de la filière et nous nous sommes engagés dans la vision de porter la production d’ananas à 600 000 tonnes à l’horizon 2017», confie Athanase Akpoé, président de la Fédération nationale des coopératives de producteurs d’ananas au Bénin. Actuellement, environ 7000 hectares d’ananas sont emblavés pour une production de 300 000 tonnes. Les difficultés liées au développement de la filière ont été passées au peigne fin, et le président de la République a annoncé la mise en place d’un programme intégré de développement de la filière ananas. «Nous sommes actuellement confrontés à la dégénérescence variétale. Il faut renouveler les souches pour introduire de nouvelles variétés d’ananas. Il nous faut aussi augmenter le volume de rejets. Pour atteindre cet objectif de 600 000 tonnes, il faut produire un million de rejets », fait observer Athanase Akpoé qui indique que la recherche se penche déjà sur la question des variétés, avec l’appui du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (ProCAD). Au titre des exportations, le Bénin souffre toujours du manque d’équipements, du problème d’emballage et de la certification de l’ananas par des organismes régionaux et internationaux. «Notre aéroport ne répond pas aux normes. Mais actuellement, le ProCAD est en train de nous aider à mettre en place les installations frigorifiques», tempère Athanase Akpoé qui exprime une forte attente des producteurs à la mise en place de ce programme intégré.

Actualités 24 déc. 2014


Nativité 2014: Leçon d’amour de la part de Dieu

Mercredi 24 décembre, veille de la fête de la Nativité, la communauté chrétienne a commémoré la naissance du sauveur Jésus-Christ. Les fidèles de l’église catholique Saint Jean-Baptiste de Cotonou n’ont pas dérogé à la tradition. Ils se sont rappelé l’événement à travers la messe de nuit à l’occasion de laquelle le curé, père Pamphile Fanou a mis leur conscience en phase avec la grande leçon d’amour que Dieu donne à l’humanité.

Tout est lumineux et scintille depuis la cour de l’église Saint-Jean Baptiste jusqu’à l’intérieur. Et sur l’autel, la crèche vivante symbolisant la naissance de l’Enfant Dieu. C’est la fête de la naissance de Jésus-Christ, lumière du monde et signe de l’amour de Dieu pour l’humanité. En témoignent les textes bibliques lus à l’occasion, à savoir Esaïe 9, 1-6; Tite 2, 11-14 et Luc 2, 1-14.
Après la lecture des trois textes, l’abbé Pamphile Fanou, curé de la paroisse, revient, dans son homélie, sur le sens de Noël. Cette célébration signifie la fête de l’espérance, de la joie malgré les difficultés ayant marqué la vie des humains tout au long de l’année. C’est pourquoi, dit-il, partout tout respire la fête et la joie avec la lumière qui brille. Mais au-delà, cette célébration interpelle quand on sait que c’est par amour pour les hommes que Dieu a fait don de son Fils unique par son incarnation. La naissance de Jésus est la manifestation vivante de l’amour de Dieu. Cet amour, a-t-il poursuivi, obéit à trois lois fondamentales. D’une part, il fonctionne selon la loi de la présence. Car, en envoyant Jésus, Dieu a pris chair et s’est fait homme pour être avec nous les hommes. C’est donc le signe de sa présence avec l’humanité. Quand on aime quelqu’un, a-t-il souligné, on aime être en sa présence. Et c’est ce que Dieu a fait en se faisant porter par la Vierge Marie.
Le nom de Jésus révélé par les anges, c’est Emmanuel qui signifie Dieu avec nous, a rappelé le curé.
D’autre part, cet amour a conduit Dieu dès l’origine à faire l’homme à son image. Mais avec l’avènement de Jésus, c’est Dieu lui-même qui prend la condition humaine, excepté le péché. A ce niveau, le père Pamphile Fanou a noté que quand on aime quelqu’un, on doit chercher à être comme lui, à vivre ses réalités, à lui ressembler. Selon lui, quand une femme et un homme qui s’aiment vraiment vivent ensemble, ils finissent par se ressembler. Enfin, la troisième loi de l’amour de Dieu, n’est rien d’autre que le don. Dieu, à travers la personne de Jésus, s’est donné à l’humanité afin de la sauver.
C’est donc l’amour qui est la clé de lecture de Noël, a insisté l’abbé Pamphile Fanou, avant d’exhorter la communauté des fidèles et même tout le peuple béninois à s’inspirer de cette démarche de Dieu. Dans tous les domaines, l’amour doit être la priorité de la vie. Préoccupé par la situation politique du pays, il a fait savoir que, malgré les divergences et les différences, l’amour doit prendre le pas sur tout. «L’amour abolit les distances. Pas de gauche, pas de droite. Pas de Nord, pas de Sud. Nous sommes les mêmes», a-t-il martelé au regard de la situation socio-politique actuelle du Bénin. Et donnant lui-même l’exemple, il a invité à la célébration un fidèle de l’église protestante, père d’un bébé né quelques heures à la maternité Saint-Jean non loin de l’église catholique. Il a demandé et obtenu de lui de baptiser l’enfant à l’église catholique hier jeudi 25 décembre à 11h. «L’enfant
s’appellera Emmanuel Noël», a-t-il annoncé. Des cadeaux ont été offerts au nouveau-né par le biais de son père au cours de la messe sous les ovations de fidèles qui criaient de joie.

Actualités 24 déc. 2014


Assemblée nationale: Le budget général de l’Etat exercice 2015 adopté par 75 voix

Les députés ont fait passer comme une lettre à la poste hier mardi 16 décembre, le projet du budget général de l’Etat, exercice 2015. Il a été adopté par 75 voix pour, 0 contre et 1 abstention à la grande satisfaction de la délégation gouvernementale conduite par Komi Koutché, ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation.

Si l’adoption du budget général de l’Etat, gestion 2015 était un test, Komi Koutché, ministre en charge de l’Economie et des Finances l’a réussi avec brio. Le dossier a été adopté sans grands débats par 75 voix pour, 0 contre et 1 abstention contrairement au budget 2014 qui a été rejeté.

Nette progression

Le budget gestion 2015 est évalué à 1 506, 638 milliards F CFA contre 1 127, 502 milliards de F CFA en 2014, soit une progression de 379 136 millions de F CFA correspondant à un taux de 33,63%. Ce budget de l’Etat, gestion 2015 tient compte de l’environnement économique national et international en 2014, a précisé le rapport de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale présenté par le député Grégoire Laourou. Il est axé sur les orientations économiques quinquennales 2012-2016. Lesquelles sont surtout axées sur « le développement de l’entreprise et de l’initiative privée » à travers quatre points d’application tels que la promotion de l’emploi des jeunes, le renforcement du capital humain et des infrastructures de soutien à la production, la modernisation de l’agriculture et la promotion de l’agro-industrie et le développement local. « Les axes transversaux de la politique économique de 2015 sont basés sur la promotion de la bonne gouvernance, le développement des archives, la réduction des inégalités de genre et la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques », a souligné le rapport général. Ces principales mesures devraient permettre in fine, d’atteindre les objectifs macro-économiques, un taux de croissance de 6,0% contre 5,7% attendu à fin 2014, un taux d’inflation d’environ 2% en dessous de la norme communautaire de 3%, un taux de pression fiscale de 16,1% contre 16,6% en 2014 et un taux d’investissement public de 8,5% du Produit intérieur bruit (PIB) contre 6,7% en 2014. La pertinence des ambitions du gouvernement à travers ce budget a été louée par la plupart des députés lors du débat général qui a précédé l’examen au fond du dossier. Ils n’ont pas trouvé grand'chose si non rien à reprocher au dossier. Les députés ont surtout salué l’ouverture d’esprit dont a fait preuve le ministre Komi Koutché en optant non seulement pour une approche participative avec une forte implication des Confédérations syndicales, la Société civile et les collectivités locales à travers l’ANCB. Mais aussi en prenant en compte la plupart des recommandations et propositions formulées par ces deniers.
Rigueur saluée «Je salue la rigueur et la discipline budgétaire du ministre de l’Economie et des Finances qui a innové conformément à la nouvelle nomenclature de l’UEMOA », note le député Rachidi Gbadamassi. Selon lui, le gouvernement fait beaucoup d’efforts, mais les problèmes sont tellement énormes. Ce qui fait qu’on ne voit pas directement les impacts sur les populations. Il a invité toute la classe politique à déférer ses énergies pour accompagner le gouvernement afin de permettre au Bénin de relever les défis de la pauvreté. Rachidi Gbadamassi sera appuyé par plusieurs autres de ses collègues dont André Okounlola, Emile Tossou, Nouréïni Atchadé, Louis Vlavonou, Nicaise Fagnon et Bida Nouhoum. Ce dernier a vanté les grandes avancées obtenues par le Bénin au plan international notamment avec les derniers rapports de Transparency international et de Doing Business qui hissent le Bénin en bonne place dans le monde. Nouhoum Bida demande au gouvernement de maintenir le cap pour faire accroître les recettes. Il demande au gouvernement de renforcer à cet effet les régies financières, la Douane, les Impôts et le Trésor public. Bani Samari se dit très satisfait du budget qui a prévu 13 milliards FCFA pour l’organisation des élections communales, municipales, locales et législatives. Nouréïni Atchadé a salué les mesures d’exonération prises par le gouvernement surtout par rapport aux groupes électrogènes. Mais il a invité le gouvernement à veiller au grain pour que cette faveur ne profite pas aux opérateurs économiques véreux au grand dam des populations et des consommateurs. Le député Boniface Yéhouétomè, pour sa part, a exhorté les députés à veiller aux recommandations qu'ils ont faites pour un réel décollage du Bénin.

Quelques insuffisances

A l’antipode de ces députés, il y a d’autres qui toutefois ont relevé quelques insuffisances dans le dossier. C’est le cas des députés Raphaël Akotègnon, Eric Houndété et Candide Azannaï. «Le budget est mauvais parce que basé sur des projections anachroniques. La progression de 33% est non fondée. On ne peut pas bâtir une économie avec des opérateurs économiques étrangers pendant que les nationaux sont poussés à l’exil », assène Candide Azannaï. Il sera soutenu par le député Eric Houndété qui qualifie le projet de budget d’aventure. Certains députés ont saisi l’occasion pour demander au gouvernement le sort de certains chantiers qu’il a lancés tels que le barrage du fleuve Okpara devant servir à l’alimentation en eau potable des populations de Parakou, le pont de Tovègbamè à Adjohoun, le pont Aiffon situé entre Djougou et Péhunco, le barrage d’Adjarrala, la pénurie d’enseignants dans les écoles, sans oublier certains projets routiers. Les éléments de réponses seront fournis aux députés par le ministre Komi Koutché qui sera appuyé par ses collègues Marcel de Souza en charge du Développement, El Hadj Issa Azizou de l’Agriculture. Lesquelles réponses ont convaincu les députés qui ont presqu’à l’unanimité approuvé le budget.

Politique 22 déc. 2014


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