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Nouvelles

Visite du directeur général de la CNSS à l’Agence régionale de Cotonou:Célestin Coovi Ahonon contact des réalités

Les travailleurs de l’Agence régionale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) de Cotonou sise à Akpakpa ont reçu, hier mardi 24 mars, la visite du directeur général de ladite caisse. A l’occasion, les problèmes et difficultés que connaît ce service déconcentré de la CNSS ont été présentés à Célestin Coovi Ahonon.

Le chef de l’agence régionale de la Caisse nationale de sécurité sociale de Cotonou Dramane Diatéma, fait observer que la visite du directeur général de la CNSS était très attendue. C'est pourquoi, il a saisi l'occasion hier pour présenter l’agence dont il a la charge. Cette agence diti-il est un service déconcentré de la CNSS qui est animée par un effectif de 67 agents parmi lesquels on compte des permanents et des contractuels. Dans son portefeuille, l’agence gère plus de la moitié des assurés de la CNSS, a révélé le chef d’agence pour mettre en évidence l’ampleur de la tâche qu’abattent les agents. Au 31 décembre 2014, l’agence a géré 15.000 pensionnés dont au moins 8.000 par virement, 2300 rentiers d’accident du travail, 39.188 allocataires. Après avoir évoqué l’organigramme de l’agence, Dramane Diatéma a rappelé sa mission.

Il a mentionné la liquidation et le paiement des prestations à court terme telles que les allocations familiales, les indemnités journalières des accidents du travail et les indemnités journalières de congé de maternité. La réception et l’étude des dossiers des prestations à long terme telles que les pensions et rentes d’accident du travail, le paiement hebdomadaire et mensuel des prestations, toutes catégories confondues, le suivi médical de la mère et de l’enfant. De même, fait partie des attributions de l’agence le recouvrement des cotisations sociales. Ce segment de sa mission prend en compte le contrôle des employeurs, le recouvrement des arriérés de cotisation, l’information et la sensibilisation des employeurs sur leurs droits et devoirs vis-à-vis de la CNSS.

Difficultés et solutions envisagées

Malgré toutes ces charges, a signalé Dramane Diatéma, l’agence est logée dans de vieux bâtiments. Ces derniers, a-t-il souligné, ne répondent plus aux exigences actuelles. Du coup, cela ne permet pas le bon accueil et les services aux assurés ne répondent pas aux normes de qualité, a-t-il laissé entendre.
Rebondissant sur la vétusté des locaux, Marcellin Atikpa, représentant de la cellule syndicale de l’Agence, a notamment mis l’accent sur leur état piteux avant de plaider pour leur réfection à défaut d’en construire de nouveaux répondant aux normes requises. Au-delà de cette difficulté immobilière, il a révélé que beaucoup de travaux continuent d’être accomplis manuellement. A ce sujet, il a souhaité l’informatisation des tâches.

En faveur du personnel, il a demandé la formation continue pour renforcer ses capacités, sa participation aux séminaires régionaux. Selon lui, toutes ces occasions permettraient aux agents d’acquérir de nouvelles connaissances dont les effets seront constatés dans le rendement de l’agence.
A sa suite, certains assurés dont Séraphine Ahoussinou, Cosme Hounkponou ont évoqué les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour bénéficier des prestations de la caisse. Entre autres, ils ont dénoncé le retard dans le traitement des dossiers de l’allocation familiale, les tracasseries diverses subies entre le centre de santé de la CNSS de Gbogbanou et l’agence.
Avant le mot du directeur général, les directeurs techniques sont intervenus pour répondre à certaines préoccupations des allocataires et du personnel. A leur suite, et faisant allusion aux multiples problèmes évoqués, Célestin Coovi Ahonon a apaisé le personnel quant au problème de la vétusté des bâtiments et les bénéficiaires des prestations. Selon lui, une étude architecturale est prévue pour la reconstruction de l’agence de Cotonou.
L’autre chantier, c’est le redimensionnement du réseau informatique de la CNSS pour aboutir à un paiement électronique afin de mettre fin aux souffrances inutiles. Il est prévu des équipements en groupes électrogènes, les problèmes de véhicules seront bientôt conjugués au passé. «Je suis venu vous dire que vos problèmes sont les miens et vous rassurer», a-t-il lancé à l’endroit du personnel et des assurés avant de parcourir les différents bâtiments abritant les services pour toucher du doigt les réalités.

Actualités 25 mars 2015


Carina Bertin, directrice de l’agence Publicist:«Si les femmes se distinguent par la qualité de leur travail, elles auront leur place»
Fidèle à sa vision de reconnaître les mérites des femmes dans tous les secteurs d’activités Carina Bertin et son agence de communication Publicist décernent depuis trois ans, des trophées aux femmes remarquables, «Trophées femmes de feu» dont la 3è édition aura lieu samedi 28 mars prochain au palais des Congrès à Cotonou.

La Nation: Depuis trois ans, votre agence a pris l’initiative de reconnaitre les mérites des femmes qui s’illustrent positivement dans différents domaines, en leur décernant des trophées. De quoi cela retourne ?

Carina Bertin : «Les Trophées femmes de feu » sont une initiative du département ‘’Event’’ de l’agence «Publicist» dont je suis responsable. On dit souvent que les femmes ne s’aiment pas, qu’elles ne sont pas solidaires et sont jalouses de leurs semblables. Je ne me retrouve jamais dans cette philosophie. Je suis souvent sidérée par l’évolution de mes congénères. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de mettre en place ces trophées pour montrer mon admiration aux femmes qui se distinguent par leur travail.
Le nom «Trophées femmes de feu» signifie femme d’actions. Nous n’avons pas voulu donner des noms ayant une connotation purement européenne, tels que femme d’or, femme de diamant,.…
En Afrique, nous avons aussi des identités. C’est pour cette raison que nous avons préféré le nom « femmes de feu » pour distinguer des femmes d’actions qui chaque jour, se battent pour le développement de leur pays.

Pensez-vous qu’avec cette seule initiative, vous pourriez contribuer à changer la détermination dont la femme est victime aujourd’hui?

Je n’ai jamais partagé cet avis, à savoir que les femmes sont victimes de discrimination. Je pense à la limite que c’est une idée qu’on nous met en tête pour nous pousser vers d’autres problèmes. Quand on parle de discrimination, la femme africaine pense qu’elle ne jouit pas forcement de tout ce qu’il faut pour s’accomplir dans la société. Ce qui est complètement faux. En aucun cas, nous ne sommes discriminées. Si nous avons les compétences, nous aurons notre place au sein de la société.
On parle de discrimination des femmes parce que dès le départ, elles n'étaient pas aussi engagées que les hommes. C’est à la femme que revient prioritairement l’éducation des enfants et les premiers rôles dans le foyer. Ce sont des travaux qui nous sont propres et nous ne saurions nous en dérober. Sans quoi les foyers vont se disloquer. Les femmes ne peuvent se lever du jour au lendemain pour changer cette prescription sociale. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours de même.
Aujourd’hui, nous avons encore la chance d’avoir des familles en Afrique. Demain, nous aurons tous les droits certes, mais nos familles vont se diviser parce que beaucoup d’hommes n’accepteront pas de se mettre avec des femmes incapables de garder leurs foyers. Cela risque de nous conduire vers une société individualiste, où il y aura plus de femmes célibataires, où beaucoup d’hommes ne seront plus prêts à s’engager, où les enfants seront mal éduqués, et ce sera un nid de problèmes à résoudre par la société. Cela va se répercuter sur le développement du pays.
En réalité, les femmes ne sont pas discriminées. Si chaque femme essaye de se distinguer par la qualité de son travail, elle aura, à tous les coups, sa place au sein de la société.

Les femmes auront beau travailler, mais c’est sans compter avec les pesanteurs sociologiques qui freinent leur élan dans certains milieux.

Au Bénin comme dans d’autres pays, on retrouve forcément des femmes dans cette situation. Quelles que soient les campagnes de sensibilisation dans certains pays, les femmes ne travailleront jamais. C’est un petit nombre qui fait la révolution et un grand nombre en profite. Cela commence déjà par les femmes qui ont la chance de travailler. Elles doivent peser de tout leur poids pour faire changer les choses. Cela servira d’exemples aux hommes qui empêchent leurs femmes de travailler et de leur accorder cette faveur. Si les femmes donnent suffisamment des raisons à leurs maris sur ce plan, ils seront convaincus qu’elles sont capables de travailler tout en maintenant l’équilibre familial et en instaurant le respect et le dialogue entre elles et leurs maris. Les femmes doivent essayer d’éviter le piège de la parité, qui amène certaines à confondre parité et irrespect ou encore parité et anarchie.

Que comptez-vous faire pour toucher les femmes rurales avec le trophée «femmes de feu» ?

L’agence Publicist ne récompense que les femmes qui se distinguent par le travail bien fait. Il n’y a pas de différence entre les femmes rurales et urbaines ou selon qu’une femme provienne d’un milieu ou d’un autre. Car, les femmes rurales démontrent aussi que même en étant dans les zones reculées, elles sont capables de faire des choses merveilleuses pour mériter leur place au sein de la société.
Si aujourd’hui la femme au foyer ne fait rien pour soutenir financièrement son mari, elle ne bénéficiera pas du même respect que si elle exerçait un métier pour accompagner le développement de la famille. Donc il faut que nous évitions de nous laisser influencer par le pouvoir de l’argent au risque de conduire les familles et la société à la division. Cela n’arrange pas notre société. Les femmes doivent se distinguer par leur travail.
Même les hommes les plus insensibles sont reconnaissants aux efforts de leur femme. Celle qui fait l’effort d’apporter sa modeste contribution au foyer mérite toujours le respect de son mari. Un homme ne saurait être ingrat jusqu’à un certain niveau. Il revient donc à la femme elle-même de mériter le respect, rien qu’à travers son travail.
Lorsque la femme s’engage et travaille bien, elle force l’admiration, aussi bien de son mari, de sa famille et de la société toute entière. Mieux, elle sert d’exemple pour les enfants, la relève de demain.

Qu’est-ce que les ‘’Trophées femmes de feu’’ apportent-ils concrètement à la promotion de la femme au Bénin et en Afrique ?

Toute femme qui réussit en inspire forcément une autre. Les femmes ont beaucoup de capacités. Ce qui leur manque généralement, c’est la confiance en elles-mêmes. Elles ont souvent besoin de modèles pour pouvoir s’engager. Quand une femme voit son semblable évoluer, cela crée une certaine confiance en elle. Mais il faut d’abord qu’elle ait l’information et le courage de transcender les barrières pour aller plus loin. Partant de ce constat, nous pensons que les femmes lauréates serviront forcément d’exemples à d’autres. C’est notre modeste contribution à la promotion du genre et au développement du Bénin.

Etant donné que la jeunesse est la relève, que comptez-vous faire pour l’impacter dans vos actions?
Beaucoup de choses ont été déjà faites dans ce sens. Ce qui reste maintenant à faire c'est de voir comment remodeler la jeune génération et les enfants, afin qu’ils puissent prendre le pli et s’engager pour la cause du travail bien fait. D’où le sens des «Trophées femmes de feu» dont la 3è édition aura lieu, samedi 28 mars prochain, au palais des Congrès de Cotonou.
Au cours de cette soirée, les jeunes filles auront à faire des rencontres qu’on appelle «rencontre femmes de feu». Il s’agit en effet d’une séance d’échanges entre les lauréates femmes de feu des éditions antérieures et trois cent cinquante jeunes filles de sept différentes Universités du Bénin. Cette séance permettra aux jeunes filles d’échanger avec lesdites lauréates et de poser des questions autant qu’elles le peuvent. Les lauréates y répondent et manifestent également leur disponibilité de les accompagner dans leur cursus et leur carrière, notamment pour les jeunes filles qui en manifestent le désir.

Les «Trophées femme de feu » distinguent les femmes dans quelles catégories?

Huit différentes catégories sont prises en compte dans le cadre des «Trophées femmes de feu» au Bénin et un prix spécial pour une femme leader d’un autre pays.
La première catégorie concerne ‘’Les femmes d’ONG’’. Aujourd’hui, les femmes s’investissent dans ce domaine mieux que par le passé. A travers les nombreuses campagnes de sensibilisation, elles essaient de pousser leurs congénères à transcender des barrières. Les distinctions vont ensuite aux ‘’Femmes entrepreneures’’, notamment les femmes dirigeantes d’entreprises. Puis la catégorie ‘’Femmes d’exploits’’ qui récompense les femmes un peu extraordinaires. On retrouve dans cette catégorie, les professeurs agrégés, les femmes qui ne s’arrêtent pas seulement aux diplômes ou qui embrassent des métiers réservés aux hommes, telles que les femmes mécaniciennes, femmes frigoristes, femmes conductrices de véhicules administratifs.
La quatrième catégorie concerne les ‘’Femmes d’entreprises’’. Par le passé, on n’en comptait pas beaucoup. Dans cette catégorie, il s’agit de reconnaître les mérites des femmes, chef d’entreprises ayant des valeurs intrinsèques entre autres, l’efficacité et l’engagement.
Les «Trophées femmes de feu» récompensent également les ‘’femmes de l’art, de la musique, de la peinture et de la danse…, puis dans la catégorie ‘’Femmes de cœur’’ qui récompensent les femmes qui au-delà des services de leurs ONGs, investissent aussi bien leur personne que leur moyen pour aider des personnes en situation difficile, sans attendre forcément l’appui des autres.
Il y a également la catégorie ‘’Femme des médias’’ qui récompense les femmes des médias en général qu’elles soient de l’ombre ou qu’elles soient sous les feux de la rampe. La huitième catégorie prend en compte les ‘’Femmes sportives’’, celles qui s’illustrent positivement dans le domaine du sport.
Mais les «Trophées femmes de feu» ne se limitent pas seulement aux femmes remarquables du Bénin. Ils décernent aussi un prix spécial à une femme leader d’ailleurs. Chaque année, nous avons un pays invité d’honneur qui propose d’une part la femme leader de son pays et d’autre part, une artiste qui vient prester au cours de la soirée. Pour le compte de cette édition, c’est la Côte d’Ivoire qui sera à l’honneur.

Une adresse à l’endroit des jeunes filles et des femmes ?

Ma préoccupation principale demeure le travail de la femme. Elle doit s’engager sans faille et refuser de se laisser distraire, de se laisser embarquer dans des moitiés objectives. Même tapies dans l’ombre, les femmes doivent savoir qu’il y a forcément des admirateurs qui apprécient la qualité de leur travail. Lorsque la femme se distingue par son travail, la société est reconnaissante vis-à-vis de ses efforts. Celles qui ont réussi à s’imposer par la qualité de leur travail se révèlent incontournables aujourd’hui et les hommes sont obligés de composer avec elles. Travaillons ! N’arrêtons pas de travailler. L’habitude crée la perfection. A force de s’exercer à une œuvre on finit toujours par avoir de l’expérience et les acquis pour son développement personnel et celui de la société. L’idéal est de savoir marquer une pause quand il le faut pour corriger ses imperfections. Quand on est vraiment compétent dans un domaine, il n’y a que la reconnaissance qui s’ensuit.
Société 25 mars 2015


Mis en accusation de deux anciens ministres :Les dossiers Alain Adihou et Armand Zinzindohoué refont surface au Parlement

Le sort des anciens ministres Alain Adihou et Armand Zinzindohoué se trouve désormais dans les mains de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale. Les dossiers de mise en accusation des deux personnalités ont été affectés au cours de la séance plénière d’hier par le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago. La lettre de saisine du garde des Sceaux via le Parquet général de la Cour d’appel de Cotonou a été lue à l’entame de la plénière qui a pu avoir une idée de ce qui est reproché aux deux personnalités.

En effet, Alain Adihou est poursuivi pour détournements de deniers publics et de véhicules administratifs. Infractions qu’il aurait commises au moment où il était ministre chargé des Relations avec les Institutions sous le président Mathieu Kérékou.
Quant à l’ancien ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Armand Zinzindohoué, la lettre renseigne qu’il est poursuivi pour corruption, escroquerie et complicité d’escroquerie et recel.
Les deux dossiers de malversations financières sont désormais sur la table de la Commission en charge des Lois qui va l’examiner. Mais on ne verra pas l’issue de ces dossiers de sitôt. Car, la présente législature ne pourra pas connaître de leur examen qui fixera les deux personnalités sur leurs mises en accusation ou pas devant la Haute cour de justice. Les parlementaires actuels étant en fin de législature, ce sont les députés de la prochaine législature qui pourront étudier ces deux dossiers. Il faut signaler que la mise en cause est la dernière phase de la procédure parlementaire après celle de la poursuite devant conduire ou pas les deux anciens ministres devant la Haute cour de justice.
Th. C. N.

Actualités 25 mars 2015


Pour une meilleure lisibilité des différentes formules d’abonnement:CANAL+ offre une nouvelle marque : "les Bouquets CANAL+"

Etre plus proche de ses abonnés et mieux répondre à leurs attentes. C’est le nouveau crédo du premier groupe media français CANAL+. Depuis hier, mardi 24 mars, il propose à ses abonnés de «se divertir plus grand» avec de nouveaux programmes.Le directeur général de CANAL+ Bénin, Adrien Bourreau était face à la presse, hier à Cotonou, pour apporter toutes les précisions relatives à cette petite révolution qui s’opère chez CANAL+ pour le bonheur de ses abonnés.

La chaîne d’information la plus dynamique avec des services à la pointe de l’innovation, CANAL+ en Afrique ne cesse de faire évoluer son offre de télévision et ses prestations pour permettre à ses abonnés de profiter pleinement de leur abonnement.
Depuis hier mardi 24 mars, elle a annoncé trois nouveautés exceptionnelles. Selon son directeur général au Bénin, Adrien Bourreau, il s’agit d’une marque unique pour porter son offre de télévision payante : «Les Bouquets CANAL+». A travers cette marque, indique-t-il, «Canal+ simplifie et donne ainsi une meilleure lisibilité aux différentes formules d’abonnement».
L’autre nouveauté est la présence de 25 nouvelles grandes chaînes africaines et internationales avec encore plus de chaînes.
Au nombre de celles-ci, France 3 comme chaîne généraliste ; des chaînes de découverte et d’éducation comme Ushuaia Tv, Histoire, English club Tv et Sciences et vie TV. Pour le compte des divertissements, il y a Novelas Tv, Game one, Edan et Fashion Africa Tv.
La chaîne Guili s’ajoute pour la jeunesse, et Gospel Tv pour la musique.
Il y a également la chaîne de charme comme Playboy Tv qui est réservée aux adultes accessibles en option. Elle est aussi incluse dans «Tout Canal +», sous réserve d’avoir fait la demande du code adulte parental obligatoire.
A cela s’ajoute 13 nouvelles chaînes africaines dont SEN Tv et Poy Tv.
La troisième nouveauté est la nouvelle formule Evasion+. EIle permettra une meilleure accessibilité des chaînes premium grâce à la diffusion des formules «Les chaînes CANAL+ et Evasion», à un tarif d’abonnement et de décodeur attractif.
Pour le directeur général de CANAL+ Bénin, Adrien Bourreau, l’ambition de l’offre «les Bouquets CANAL+», c’est de proposer le meilleur des contenus et des services tout en étant accessible au plus grand nombre.


Priorité… Afrique !

CANAL+ est une télévision payante internationale qui n’est plus à présenter dans le monde. C’est simplement un panel de talents et de compétences. Premier groupe media français, il dispose de plus de 11 millions d’abonnés dans le monde. Selon son représentant au Bénin, Adrien Bourreau, CANAL+, c’est la chaîne télévisuelle la plus dynamique avec des services à la pointe de l’innovation. Elle présente plus de 480 films en exclusivité par an.
C’est une chaîne que les Africains aiment, en témoignent le nombre d’abonnés. Ils ne sont pas moins de 1,5 millions à s’y abonner. «Et leur nombre ne cesse de croître chaque année», précise la représentation béninoise de CANAL+. La nouvelle offre est plus africaine et compte se rapprocher des Africains en joignant des offres plus africaines. Il faut préciser que 11 nouvelles chaînes locales s’y ajoutent.
Avec les bouquets CANAL+, il y a des avantages : l’accessibilité avec un décodeur qui est passé de 25 000 à 15 000 francs CFA, un bouquet Evasion (CANAL+ Evasion) qui baisse son prix et passe à 18 000 francs au lieu de 20 000 francs CFA. «Aujourd’hui, il suffit de 33 000 francs pour jouir de ce bonheur qu’offre CANAL+ dans les foyers au lieu de 45 000 francs.
CANAL+ aujourd’hui, c’est 25 nouvelles chaînes sans augmentation du prix d’abonnement. C’est deux fois plus de chaînes, soit 196 chaînes.
Golfe TV vient s’ajouter au bouquet aux côtés de Canal 3, LC2, ORTB et BB24.

Société 25 mars 2015


Blaise Guézo Mèvo, médecin coordonnateur de la zone sanitaire de ZOBOZA :«Le score qualité est à plus de 73% à fin 2014»

La zone santaire Zogbodomey-Bohicon-Zakpota est l’une des bénéficiaires du projet Financement basé sur les résultats (FBR). Après trois ans de mise en œuvre dudit projet, le coordonnateur de la zone sanitaire, Blaise Guézo Mèvo fait un bilan des différentes activités menées de 2012 à 2014.

La Nation : Quel bilan faites-vous aujourd’hui de la mise en œuvre du Financement basé sur les résultats ?

Blaise Guézo Mevo : Telle qu’elle a été conçue, cette approche est une réforme de tout notre système de santé. Si elle se menait très bien, nous allons révolutionner le système de santé. D’après les hypothèses posées, c’est que notre système de santé avait quelques insuffisances liées à la disponibilité du matériel, à la démotivation du personnel, aux mauvais accueils, au manque de médicaments et beaucoup d’autres choses. L’approche vise essentiellement à améliorer la quantité et la qualité des soins. Au niveau des centres, il est question de revoir tout ce qui a rapport avec l’organisation au niveau des services, de donner des soins de qualité et de ce fait d’en améliorer l’utilisation. Pour la zone sanitaire Zogbodomey-Bohicon-Zakpota (ZOBOZA), il faut reconnaitre, aujourd’hui, qu’il y a eu quelques acquis. Certes, ils sont encore fragiles. Il va falloir les soutenir afin qu’ils puissent perdurer dans le temps. Lorsqu’on observe un peu comment est-ce que les centres de santé de la zone sont sollicités, on note une progression au niveau des soins curatifs et des accouchements. Concernant la qualité des soins, il y a eu une amélioration. En témoignent les évaluations qui se font par trimestre. Nous sommes partis d’un score de qualité de moins de 40% en 2012 et déjà à fin 2014 nous étions à plus de 73%. Il y a donc quelque chose qui se fait dans les centres de santé.
Quand on rentre dans sa mise en œuvre proprement dite, cette approche permet de motiver le personnel sur le plan pécunier, mais également en nature.
En tant qu’agent de santé, nous vendons la qualité des soins. Donc en termes de vente, tous les mois lorsqu’un accouchement est fait, nous le vendons à l’Unité de coordination du projet (UCP). Avec cet argent réunit à la fin du trimestre, nous procédons à l’évaluation de la qualité. Cette évaluation nous permet de déterminer le montant à verser à chaque structure. Il est prévu dans les documents les subsides dont une part est affectée à leurs agents. En effet, la moitié de ces subsides leur est répartie sous forme de primes, l’autre moitié pour servir à améliorer le plateau technique. Depuis le début, tous les agents ont donc bénéficié des primes. Cela a pu les motiver un peu. Ils ont aussi utilisé les subsides pour s’approvisionner en matériels. Pour relever le plateau technique, certains les ont utilisés pour acheter des groupes électrogènes, des motos, du matériel médico-technique, ou des médicaments. D’autres ont eu des problèmes de compétences et ont du utiliser les ressources pour suivre des formations continues. Toutes ces actions mises ensemble ont eu des impacts positifs dans la zone aujourd’hui. Mais des efforts restent à fournir. C’est pourquoi le bilan est nécessaire pour savoir ce qui a marché et ce qui ne l’a pas été. Nous devons foncer pour pouvoir maintenir le cap.

A quel niveau se situent les insuffisances que vous aviez évoquées ?

Lorsqu’on prend la vaccination au cours de l’année 2014, on a connu quelques difficultés par rapport à leur gestion. Si on avait eu les vaccins de façon permanente, on n’en serait pas à ce stade aujourd’hui. C’est vrai qu’il y a une légère amélioration et on pourrait faire mieux. Il y a également que les agents ont prévu qu’il faille mener des stratégies avancées, c’est-à-dire, que quand les enfants ne viennent pas dans les centres de santé, les agents sont obligés de se déplacer pour aller les vacciner dans les coins et recoins des villages. Certains ont bien programmé, mais compte tenu des interférences, ils n’ont pas eu le temps d’exécuter toutes les sorties prévues. Globalement le taux d’exécution avoisine 80 à 90%. Donc il y a encore un gap de 20 ou de 10% à combler.
Nos difficultés se situent surtout au niveau des mères d’enfants. Il y a certains centres qui sont très éloignés des villages. Ce qui fait que les femmes spontanément hésitent de s’y rendre pour accoucher ou utilisent les zones limitrophes et se trouvent dans une autre zone sanitaire.
De ce fait, nous perdons des cibles au profit d’autres zones sanitaires qui ne sont pas financées par le FBR.
Nous avons aussi des problèmes de ressources humaines. Il y a des centres dans lesquels il y a peut-être un seul agent, alors qu’il doit y en avoir trois. Des centres ont eu ces difficultés en 2014 mais vers la fin de l’année, il y a eu un recrutement qui a été fait par le gouvernement. Ainsi, nous avons amélioré tant soit peu la disponibilité des ressources humaines. Toutefois, il y a un problème qui demeure encore. Il s’agit de la grève du personnel médical. Et on ne peut interdire aux agents qui sont dans le FBR de ne pas suivre le mouvement. Car, il y a des syndicats qui les menacent parfois. Certains sont donc obligés de travailler en cachette. Toutes choses qui freinent l’affluence de certains patients dans les centres de santé.
Dans la zone de Zogbodomey, Bohicon et Zakpota, le projet se mène bien, mais nous devons tout faire pour sauvegarder ses acquis.

Au regard des difficultés au niveau du personnel, c’est à croire que les crédits à eux alloués ne les motivent suffisamment pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes ?

Ce n’est pas la même chose. La grève est un mouvement d’ensemble. Je ne dirai pas que la grève est menée dans la zone de façon intransigeante comme dans les autres. Les agents sont conscients que s’ils ne travaillent pas ils ne pourront pas vendre les indicateurs. Mais avec la pression et les menaces des syndicalistes, ils ont peur. C’est pourquoi, même pour faire des accouchements, on demande aux femmes de venir en catimini. Donc la grève est réelle et certains essaient de faire ce qu’ils peuvent. S’il n’y avait pas de grève, on aurait eu mieux dans les formations sanitaires.

Est-ce qu’on peut dire aujourd’hui, avec les productions des agents de santé, que les résultats escomptés par le FBR seront atteints ?

Inutile de faire preuve d’autosatisfaction. A voir de près ce que nous avons eu depuis que le processus a commencé, on ne cesse d’enregistrer une amélioration progressive chaque année. Nous pouvons dire que nous sommes sur la bonne voie. Selon moi, il y a de l’espoir dans la zone sanitaire Zogbodomey, Bohicon et Zakpota par rapport à cette approche qui, à mon humble avis, doit révolutionner le système de santé. Mais il ne faut pas baisser la garde, car la question de prime est très sensible. Il s’agit de primes à la performance. C’est donc pour décourager ceux qui ne travailleront pas bien et qui attendent les retombées à la fin du trimestre, que nous avons élaboré un règlement intérieur qui prend en compte certaines sanctions. Ces garde-fous visent à contraindre tout le monde à adhérer à cette approche.

S’il faut contraindre certains agents de santé à adhérer à cette approche, ne pensez-vous pas que les nouveaux comportements qu’ils ont adopté, seront délaissés s’il n’y a pas plus de motivation ?

C’est vrai qu’il y a quelques inquiétudes. Mais quand on pense déjà aux inquiétudes, on ne pourra pas avancer dans le processus. Ce que les partenaires souhaitent, c’est de voir l’approche contribuer à améliorer la performance du secteur. Il faut prouver que cette approche peut faire changer les choses. Et là, si c’est bien démontré, le gouvernement va l’adopter comme programme national. Dans certains pays où cette approche est mise en œuvre depuis vingt ans il est devenu un programme national. Ainsi, l’Etat prendra ses responsabilités pour financer le projet. Au début ce sont les partenaires qui le faisaient. Aujourd’hui, l’Etat a pris la relève parce qu’on a démontré que c’est une bonne approche et qu’elle peut rendre plus performant le système. Nous ne devons pas perdre de vue qu’elle doit être pérennisée.

Qu’est ce que vous pouvez dire aux agents qui n’ont pas encore pris conscience de leur responsabilité ?

Notre rôle en tant que coordonateur de zone est d’accompagner. C’est la première chose qu’il nous faut faire. Les agents n’ont pas souvent tous les rudiments et compétences nécessaires. Nous devons tout mettre en œuvre pour les accompagner. S’il y a des insuffisances dans un domaine, il faut les identifier. Il faut aussi demander à ces acteurs d’être plus exigeants et plus assidus à la tâche.

Santé 25 mars 2015


Elections communales, municipales et locales d’avril 2015:Les déclarations de candidatures ouvertes dès lundi prochain

Les périodes d’enregistrement des dossiers de candidatures dans le cadre des élections municipales, communales et locales sont désormais arrêtées. Si les candidats aux élections communales et municipales sont invités à se faire enregistrer du 30 mars au 05 avril 2015, ceux qui prétendent aux conseils de village ou de quartier de ville sont attendus du 5 au 9 avril 2015. Telle est la teneur d’un communiqué rendu public hier lundi 23 mars par la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Les candidats à l’élection des membres des conseils municipaux, communaux et locaux du dimanche 31 mai 2015 sont désormais fixés sur les dates d’enregistrement de leurs dossiers de candidatures. Selon un communiqué rendu public hier par la Commission électorale nationale autonome (CENA), les déclarations de candidatures pour les municipales et communales seront enregistrées du lundi 30 mars au dimanche 05 avril 2015. En ce qui concerne l’élection des membres des conseils de villages ou de quartiers de villes, les prétendants devront déposer leurs dossiers du 5 au 9 avril 2015. Le même communiqué souligne que lesdits dossiers sont reçus au siège de la CENA à Cotonou ou pourront être déposés au préfet ou au maire contre un avis de réception, pour être immédiatement transmis à la CENA.
Le montant du cautionnement est fixé à 20 000 francs CFA par candidat titulaire pour l’élection des membres des conseils communaux et municipaux, et à 2 000 Francs CFA par candidat titulaire pour l’élection des membres des conseils de villages ou quartiers de villes.
Selon la loi électorale, une déclaration de candidature est obligatoire à l’élection des membres des conseils communaux, municipaux et locaux. Elle est déposée à la CENA, 45 jours avant la date fixée pour le démarrage de la campagne électorale. La loi électorale en son article 436 stipule que les candidatures sont présentées par les partis politiques ou alliances de partis politiques. Ceux-ci sont tenus de présenter des listes de candidatures dans tous les arrondissements de la commune.
Pour rappel, la Cour constitutionnelle à travers la Décision, DCC 15-001 du 9 janvier 2015 a fixé la date de la tenue de l'élection des membres des conseils communaux et municipaux et des membres des conseils de villages ou de quartiers de villes au dimanche 31 mai 2015 sur toute l'étendue du territoire national. Ceci à la suite des échéances législatives prévues pour le 26 avril prochain.

Actualités 24 mars 2015


Lancement des activités académiques de l’ENSAP:Un centre universitaire agro-pastoral ouvre ses portes à Gogounou

L’Ecole nationale supérieure agro-pastorale de Gogounou ouvre ses portes dans l’Alibori. Le lancement des activités académiques de ce nouveau centre universitaire a eu lieu hier lundi 23 mars dernier, sous la houlette du directeur de cabinet du ministre d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sahidou Salifou.

La carte universitaire du Bénin s’enrichit d’un nouveau centre universitaire : l’Ecole nationale supérieure agro-pastorale (ENSAP) de Gogounou rendue fonctionnelle officiellement hier. Comme son nom l’indique, ce centre a pour mission d’assurer, au profit de la société et de la population de Gogounou en particulier, des formations dans le domaine des systèmes d’élevage, de l’alimentation, de la reproduction, de la santé et de l’amélioration génétique des animaux domestiques et de la production des aliments du bétail. Une mission qui, à en croire le maire de la localité, Sanni Gounou, cadre bien avec les réalités socioéconomiques de cette commune et contribuera au développement auquel aspirent ses fils et filles.

«Etablissement public de formation universitaire, placé sous la tutelle de l’université de Parakou, l’ENSAP permettra, à l’instar des autres écoles récemment créées, l’employabilité des jeunes adaptés aux réalités du terrain», souligne le directeur de cabinet du ministre d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sahidou Salifou. «L’impact à long terme de cette école, indique-t-il, sera d’intensifier l’élevage afin de sédentariser progressivement les pasteurs pour réduire non seulement la destruction des ressources naturelles mais aussi les conflits entre éleveurs transhumants et paysans».
En fait, deux options sont prévues à l’ENSAP : conduite d’élevage agro-pastoral et production et technologie laitières, et la formation qui s’étendra sur trois ans, sera sanctionnée par une licence professionnelle en agropastoralisme, précise le directeur du centre, Hugues Is-haquou Daouda. Le titulaire disposera d’expertises dans le domaine de l’aménagement et de la gestion des parcours naturels, en particulier l’amélioration de la production laitière et de la viande, renchérit le représentant du ministre.
Le choix de la commune de Gogounou pour abriter cette école n’est pas le fait du hasard, assure Sahidou Salifou. Il se justifie non seulement du fait de sa position géographique dans la région agro-pastorale par excellence du Bénin, mais également par la proximité des deux plus grands marchés à bétail du Bénin. Le maire Sanni Gounou se réjouit de ce choix et demande à ses administrés de réserver un accueil chaleureux empreint de fraternité et de solidarité aux étudiants, aux enseignants et au personnel administratif du centre. Au nom des populations, il a témoigné sa gratitude au secrétaire général de l’université d’Abomey-Calavi, Léon Bani Bio Bigou, natif de Gogounou, pour son implication personnelle dans les diverses activités ayant conduit à l’érection de ce centre universitaire qui fait la fierté des populations sorties nombreuses pour assister au lancement de la rentrée des classes. Après avoir présenté les différentes étapes du processus qui a abouti à l’implantation du centre, Léon Bani Bio Bigou a remis aux autorités du ministère le plan et autres documents afférents au centre pour lequel un domaine de 37 hectares est réservé par le conseil communal.
Il faut signaler que les cours se déroulent provisoirement dans les locaux gracieusement mis à disposition par l’Union communale des producteurs de coton de Gogounou. Au total, 25 étudiants sont inscrits au titre de la première promotion dans ce centre qui porte à 21 (sur 22 prévus au total) le nombre de centres universitaires initiés par le gouvernement dans le but de désengorger les universités publiques nationales pléthoriques et d’améliorer la qualité de l’enseignement en l’orientant vers les préoccupations réelles de la communauté.

Société 24 mars 2015


Désignation des représentants du Parlement dans les postes de vote :La prolongation des députés se poursuit

Les députés n’ont pas toujours pu désigner leurs représentants au sein des bureaux de vote. La énième séance plénière convoquée hier lundi 23 mars au Parlement n’a pas eu lieu. Les députés ne sont toujours pas prêts. Ils n’ont que la seule journée de ce mardi 24 mars pour boucler ce dossier.

La session extraordinaire sera en effet clôturée ce jour. C’est pourquoi, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a mis la pression sur chacun des députés hier afin qu’il libère leurs représentants au plus tard hier. Ce qui permettra à la plénière de ce jour d’adopter la liste unique nominative de ces 26 212 agents électoraux. Les regards sont donc tournés vers la plénière d’aujourd’hui pour voir si les députés vont relever ce défi ou pas.

Th. C. N.

Actualités 24 mars 2015


Le ministre de l’Economie et des Finances à la Cour suprême:Arbitrer le budget du contentieux des communales et locales

A la tête d’une forte délégation de cadres de son ministère, le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché a été l’hôte dans l’après-midi d’hier lundi 23 mars, du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko. La séance de travail à laquelle ont participé plusieurs cadres de la Haute juridiction, a été l’occasion pour les deux parties de débattre notamment du budget de la gestion du contentieux des prochaines élections communales, municipales et locales.

Arbitrer le budget du contentieux des élections communales, municipales et locales du 31 mai prochain. C’est le but de la visite de la délégation du ministre en charge de l’Economie et des Finances dans l’après-midi d’hier à la Cour suprême à Porto-Novo. Komi Koutché était accompagné pour la circonstance d’une forte délégation de cadres de son ministère notamment de la direction générale du Budget (DGB) et de la direction générale du Matériel et de la Logistique (DGML). Il est allé débattre du budget du contentieux des prochaines élections communales, municipales et locales avec le président de la Cour suprême.
Le ministre Komi Koutché et Ousmane Batoko entourés de leurs collaborateurs à divers niveaux, ont passé au scanner le budget élaboré par l’institution judiciaire, juge du contentieux des élections communales, municipales et locales au Bénin aux termes de la Constitution béninoise. Cette descente, explique Komi Koutché, s’inscrit dans sa vision de se rapprocher des structures impliquées dans la gestion des prochaines élections au Bénin.
La Cour suprême étant une de ces institutions, ne doit pas être laissée sur les carreaux.

C’est pourquoi le ministère a décidé d’effectuer cette descente. Cette séance d’arbitrage, souligne le ministre, a permis à la Cour suprême de poser ses préoccupations d’ordre financier et matériel en ce qui concerne l’enveloppe financière à elle allouée pour jouer convenablement sa partition. Le ministre Komi Koutché a promis de faire quelque chose dans la mesure du possible.
Le ministre en charge de l’Economie et des Finances dit avoir saisi l’occasion pour remercier la Cour suprême surtout pour sa pro-activité dans l’accompagnement du gouvernement. D’abord dans les avis juridiques qu’elle donne sur les projets de lois tant ordinaires que portant sur des autorisations de ratification d’accords de prêt. Komi Koutché a salué cette complicité entre la Cour suprême et le gouvernement dans le respect des prérogatives de chaque institution.

L’argentier national a tenu également à remercier la Cour suprême pour la célérité dont elle fait preuve dans la disposition des lois de règlement. Selon lui, le Bénin est un des rares pays en règle avec les lois de règlement. «Grâce à la Cour suprême, le Bénin a déposé toutes ses lois de règlement jusqu’en 2013 à l’Assemblée nationale», a souligné Komi Koutché qui a loué l’effort surhumain des conseillers de la Haute juridiction dans l’accomplissement de cette mission. Il a encouragé le président de la Cour suprême et ses collaborateurs à maintenir le cap pour booster le développement du Bénin.

Actualités 24 mars 2015


Financement de la Banque mondiale au Bénin:10 milliards F CFA pour rendre le secteur privé compétitif

Le groupe de la Banque mondiale a approuvé, la semaine dernière, un financement de plus de 10 milliards F CFA au profit du Bénin. Ce fond est destiné à renforcer la compétitivité du secteur privé béninois.

20 millions de dollars, soit plus de 10 milliards de francs CFA ! C’est le montant du crédit que le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé, le 17 mars dernier, au profit du Bénin. Ces ressources visent à dynamiser les efforts du pays en faveur de la promotion de la bonne gouvernance et du renforcement de la compétitivité du secteur privé. Plus précisément, la Banque entend aider le Bénin à lever les obstacles à l’investissement et à limiter les mesures ayant un effet de distorsion, dans l’optique de la transformation structurelle et de la dynamisation de la croissance du pays.
Le financement représente le dixième crédit d’appui à la réduction de la pauvreté (PRSC-10). Il est la deuxième d’une série de trois opérations d’appui aux politiques de développement qui visent à accélérer et à élargir les opportunités de croissance équitable en remédiant aux principaux problèmes liés à la gouvernance, à la gestion des finances publiques et aux réformes du climat des affaires. « Le PRSC-10 va renforcer le cadre légal des affaires, qui sera propice à l’investissement dans les secteurs les plus prometteurs du pays », indique Ousmane Diagana, directeur des opérations de la Banque pour le Bénin. Il s’agira surtout, poursuit-il, de s’investir dans les mesures essentielles pour faciliter la transformation structurelle de l’économie béninoise et stimuler en permanence la croissance du Bénin. Ces mesures concernent l’élimination des barrières administratives à l’investissement et au développement de l’économie formelle, l’abaissement des coûts de transaction, l’atténuation des goulots d’étranglement liés aux infrastructures et l’instauration des mêmes règles pour tous les acteurs, grâce à la limitation des politiques ayant un effet de distorsion.
Selon la Banque mondiale, ce nouveau programme d’appui budgétaire, pleinement en phase avec la troisième Stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté du Bénin, devra contribuer à améliorer la gestion des finances de l’État, en vue de promouvoir la bonne gouvernance et la responsabilisation du secteur public. « Il se concentrera essentiellement sur les procédures d’exécution du budget et sur celles régissant les marchés publics, tout en accompagnant les efforts axés sur la bonne gouvernance et sur la lutte contre la corruption », informe l’institution financière internationale. Les ressources allouées vont aussi renforcer la compétitivité du secteur privé en améliorant l’environnement des affaires, les activités portuaires, ainsi que l’efficacité de l’administration douanière, et en favorisant la croissance et la diversification de l’agriculture.
L’efficacité du service public et la saine gestion des finances publiques constituent des conditions sine qua non pour la réussite des objectifs du PRSC-10, alerte la Banque mondiale. Ousmane Diagana soutient : «Pour encourager la croissance, l’Etat ne doit pas seulement instaurer un cadre permettant au secteur privé de prospérer ; il doit également proposer des services publics efficaces, qui maximiseront l’impact des recettes financières disponibles». Et de conclure en ces termes : «une gouvernance solide et une gestion des finances publiques responsables, ancrées dans un engagement de transparence et de responsabilisation, sont cruciales pour une prospérité partagée par le plus grand nombre, et pour une croissance permettant un recul réel de la pauvreté au Bénin».

Economie 24 mars 2015


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