La Nation Bénin...



Résultat pour : fc 26 coins switch Visit Buyfc26coins.com for latest FC 26 coins news..KtdS

Nouvelles

Programme de vérification de la conformité: Un nouvel instrument pour garantir la qualité des produits
Le gouvernement s’assure de la qualité des produits importés ou manufacturés localement et déversés sur le marché. La mise en œuvre du programme de vérification de la conformité desdits produits est enclenchée, et le ministère de l’Industrie et du Commerce a organisé les séminaires de formation à l’intention des parties prenantes, les 27 et 28 février à Cotonou.Parti du fait qu’il s’observe l’importation et la fabrication de divers produits de qualité relativement douteuse, ceci en dépit de l’existence des standards et normes communautaires, le gouvernement a recours à Cotecna, l’un des leaders mondiaux dans le domaine du contrôle, de l’inspection et de la certification. Cette décision du Conseil des ministres du 27 juillet 2022 entre progressivement dans sa phase active. Les différentes parties prenantes de la chaîne de commerce, associées à la mise en œuvre du programme de vérification de la conformité des divers produits, ont été renseignées sur les dispositions prises par Cotecna. Ce partenaire a pour mission de renforcer les infrastructures qualité nationales et les entreprises locales, dans la perspective de garantir le bien-être de la population relativement à la qualité des produits mis sur le marché. A en croire Ebo Sacramento, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce, c’est afin de corriger le tir au regard des produits de qualité douteuse et de garantir aux consommateurs la mise sur le marché national de produits répondant aux prescriptions et qualité exigées que le Conseil des ministres a autorisé le recours à un prestataire de renommée internationale en matière de vérification de la conformité. Compétitivité des acteurs locaux Son intervention, indique-t-il, va permettre d’identifier pour ce qui concerne les produits importés les différents aléas qui pourraient advenir à l’occasion de leur transport vers le Bénin par voies terrestre, maritime et aéroportuaire. Cette intervention va également favoriser la création d’emplois et l’amélioration de la compétitivité des acteurs locaux. « Cet appui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’un des objectifs du Programme d’action du gouvernement, celui relatif à une meilleure protection des consommateurs pour améliorer la qualité et la compétitivité des produits », a indiqué Ebo Sacramento. Le programme de vérification de conformité est un programme entièrement financé par le gouvernement, pour une période de cinq ans. Pour son démarrage, une quinzaine de produits sont ciblés pour les quatre premières phases. Pour la première phase, quatre produits seront soumis au contrôle à savoir la farine de blé, les fers à béton, les eaux et les tuyaux. Dans le cadre de ce programme, le ministère de l’Industrie et du Commerce a initié une série de quatre séminaires de formation à l’intention des transitaires, des importateurs, des administrations compétentes, des chambres consulaires, des associations de consommateurs et des fabricants locaux. Il s’agit de leur présenter le programme dans ses grandes lignes, la manière dont certains de ces acteurs pourraient être impliqués ou impactés lors de la mise en œuvre afin de recueillir leurs avis et commentaires pour qu’au démarrage, chacun puisse se sentir concerné et jouer convenablement sa partition pour son succès.

Une question de sécurité

Pour Ernest Gbaguidi, président d’une association de défense des droits du consommateur, la question de la consommation est une question de sécurité en termes de conformité, car les consommateurs s’interrogent sur la qualité de certains produits retrouvés sur le marché. « Ce programme se chargera de vérifier la conformité de ces produits en amont, puisque lorsque ces produits entrent sur le territoire, il devient difficile de les maîtriser, de les tracer. Il vient donc répondre à l’une de nos exigences, celle de s’assurer que les produits qui inondent nos marchés sont de qualité, car c’est l’Etat qui donne les autorisations de mise en consommation et nous voulons nous assurer qu’il a pu prendre des garanties pour nous protéger des produits de qualité douteuse », a souligné Ernest Gbaguidi. En plus de garantir la sécurité du consommateur, ce programme vise à renforcer la production locale et promouvoir le ‘’made in Benin’’, promouvoir une concurrence loyale (rapport qualité-prix) et sécuriser les échanges commerciaux.
Actualités 01 mars 2023


Collectivités territoriales: Des indices d’une bonne performance
Les recettes au niveau des communes sont en hausse. C’est ce que laissent constater les bilans diffusés par les secrétaires exécutifs de mairies, quelques mois après leur entrée en fonction.La réforme structurelle de la décentralisation donne de bons fruits. C’est ce qui se dégage de la lecture des premières performances réalisées par les communes. Ces premières évaluations de la gestion des communes au lendemain de la réforme du processus de la décentralisation montrent clairement que la tendance haussière au niveau des recettes propres devrait être maintenue. Certaines communes ont presque doublé leurs performances des années antérieures concernant ce volet qui est l’un des plus importants qui alimentent le budget des collectivités territoriales. Selon les dispositions de la loi 2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin, les budgets des communes sont alimentés par plusieurs catégories de recettes à savoir les recettes fiscales, les recettes non fiscales, les recettes partagées, les dotations de l’Etat ou de toutes personnes morales et les recettes diverses. « La séparation des fonctions techniques et administratives de celles politiques nous laisse beaucoup de marges de manœuvre dans la collecte des recettes auprès des populations. Nous ne sommes qu’au début mais les premiers résultats sont encourageants », a laissé entendre le secrétaire exécutif d’une mairie du département du Zou. Il fait ainsi allusion aux nouveautés du code de l’administration qui responsabilise le secrétaire exécutif dans la mobilisation de ressources pour l’administration communale. «Le secrétaire exécutif prend les mesures nécessaires pour un recouvrement optimal des recettes de la commune», précise l’article 136 du code de l’administration territoriale. Cette législation lui impose également de rendre compte aux responsables politiques de la mairie. « Le secrétaire exécute adresse, aux fins de ses délibérations, le rapport mensuel de ses activités, ainsi que le rapport annuel de performance de la mairie au conseil de supervision », stipule l’article 139. Le conseil de supervision étant constitué du maire, de ses adjoints et des présidents des quatre commissions permanentes. Mieux, le niveau des performances successives réalisées constitue un critère déterminant pour le renouvellement du mandat du secrétaire exécutif, premier responsable de l’administration communale. Actualités 28 févr. 2023


Police municipale: Les nouveautés contenues dans la réforme
Trois nouveautés se dégagent principalement de la réforme de la police municipale. D’une part, les agents de cette unité auront un avantage comparatif pour intégrer l’armée et les corps paramilitaires et d’autre part, la structure sera désormais dirigée par des officiers de la police républicaine. Aussi, toutes les communes peuvent disposer d’une police, si elles en reçoivent l’autorisation.Jusqu’à la veille de la réforme structurelle de la décentralisation, seules les trois communes à statut particulier avaient des compétences pour disposer d’une police municipale. Et malgré qu’elles aient cette possibilité, seule la mairie de Cotonou a pu se doter de cette structure d’appui au maire pour la mise en œuvre de la police administrative. Mais depuis mercredi dernier, le Conseil des ministres a levé ce blocage qui empêchait les communes à statut intermédiaire ou ordinaire de créer, après avis du gouvernement, une police municipale, pour autant que le besoin se fait sentir sur leurs territoires. « Les avancées, c’est aussi que cette police municipale sera dirigée par un officier de la police républicaine », a précisé Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. Ce qui n’était pas le cas avec l’ancien cadre légal. Selon le décret qui était en vigueur, seuls les civils pouvaient diriger cette unité. Ce qui fait que dans le cas de la commune de Cotonou, deux anciens officiers de la police républicaine avaient été aux commandes, car n’étant plus sous les drapeaux.

Tremplin

Contrairement au décret 2009-27 du 4 février 2009 portant modalités d’exercice des pouvoirs de police administrative du maire dans les communes à statut particulier en République du Bénin, la réforme permet aux communes à statuts intermédiaire et ordinaire de disposer également de cette institution de maintien de l’ordre et de mise en œuvre de la police administrative. Cette décision prise par le gouvernement tient compte des nouvelles exigences de la décentralisation et apporte un élément nouveau dans l’attelage susceptible d’impulser le développement des communes qui n’avaient pas jusque-là les prérogatives pour se doter d’une police municipale. Le nouveau décret offre également la possibilité aux agents de la police municipale d’intégrer les corps de sécurité et de défense au plan national. « Placée sous l’autorité fonctionnelle du maire de commune, la police municipale est animée par des agents dont les règles statutaires communes sont fixées par un autre décret pris à cet effet. Celui-ci prévoit entre autres que ceux qui auront exécuté avec satisfaction au moins un contrat en qualité de policier municipal, seront éligibles au recrutement sur titre dans les Forces de sécurité publique, militaires et paramilitaires », a fait comprendre le secrétaire général adjoint du gouvernement qui lève un coin de voile sur les contours de cette décision. En réalité, dès lors qu’ils sont recrutés dans la police républicaine et qu’ils auront reçu la formation de base requise pour faire face à leurs devoirs, les policiers municipaux qui postuleraient pour le recrutement dans les corps militaires et paramilitaires « bénéficieront d’un avantage comparatif » par rapport aux autres. [caption id="attachment_93378" align="alignnone" width="303"] ... d’une police si elles en reçoivent l’autorisation[/caption]

Prérogatives élargies

Les domaines d’intervention de la police municipale sont aussi précisés dans la réforme. Ainsi, elle est chargée d’assurer l’exécution des arrêtés de police du maire et constate par procès-verbaux les contraventions y relatives, la surveillance et la garde des sites des services et infrastructures de la commune et la répression des contraventions en matière de divagation d’animaux, d’hygiène publique. De même, elle concourt au maintien de l'ordre public dans les endroits où il se fait de grands rassemblements tels que les foires, marchés, réjouissances et cérémonies publiques, spectacles, jeux, lieux de culte et autres lieux publics, à la répression des atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits et rassemblements qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique, à la régulation de la circulation routière et veille au maintien de la sûreté et de la commodité du passage dans les rues, places, voies publiques, quais et plages. Cette unité peut aussi suppléer la police républicaine dans certains cas spécifiques et pour un moment donné. Ainsi, en cas de crime ou de délit flagrant, les agents de Police municipale peuvent appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche, conformément aux dispositions du code de procédure pénale. Autant les nouvelles prérogatives assignées à la police municipale ont été précisées, autant ses limites sont définies sans ambages. De ce fait, la constatation des crimes et délits, la garde des sites des services et infrastructures de l’Etat, des structures privées ou des particuliers et la sécurité rapprochée ou des domiciles des autorités nationales, départementales ou communales ne sont pas dans les compétences des agents de la police municipale. Ils ne peuvent non plus s’occuper de l’escorte des cortèges officiels, funèbres ou autres de même nature, du rétablissement de l’ordre public et du contrôle routier.
Actualités 28 févr. 2023


Renforcement de l’effectif des forces de défense et de sécurité: Fin de formation commune de base pour 1 701 nouvelles recrues
Membres de la promotion 2022/2, les nouvelles recrues, jeunes militaires, élèves agents de police et garde-forestiers, ont été présentées, vendredi 24 février dernier, au Centre de formation militaire de Bembèrèkè (Cfmb), au drapeau. Ils ont également porté leurs fourragères. C’est au cours d’une cérémonie présidée par le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Fortunet Alain Nouatin, et qui met fin à leur formation commune de base.1 300 élèves agents de police, 301 recrues militaires et 100 élèves garde-forestiers, soit un total de 1 701 nouvelles recrues. De jeunes gens et jeunes filles qui quittent la vie civile, pour s’engager sous le drapeau national, symbole de la patrie, qu’ils doivent servir avec loyauté et fidélité. Ils sont désormais appelés à assurer la sécurité et la défense du territoire national. Placée sous l’égide du ministre délégué chargé de la Défense nationale, Fortunet Alain Nouatin, la cérémonie de leur présentation au drapeau s’est déroulée, vendredi 24 février dernier, au Centre de formation militaire de Bembèrèkè (Cfmb). « Ce drapeau est la bannière sous laquelle vous devez désormais servir jusqu’au sacrifice suprême. Il exige de vous en permanence un sens aigu de discipline, de courage et d’honneur », a déclaré le ministre, s’adressant à eux. A sa suite, le commandant du Centre de formation, le lieutenant-colonel Henri Tozé, a indiqué que cette formation qui intervient dans un contexte sécuritaire particulier, est l’expression de la volonté conjuguée du chef de l’Etat et de son gouvernement, de renforcer davantage la quiétude au sein des populations. En autorisant le recrutement de ces jeunes, a-t-il précisé, le gouvernement a voulu donner aux forces de défense et de sécurité, entre autres, les ressources humaines, premiers maillons indispensables au système de défense du territoire. « La présence de ces jeunes sous le drapeau national contribuera au raffermissement des liens entre l’Armée et la nation, base d’une cohésion nationale indispensable pour l’émergence de notre pays », poursuit-il. « Soyez fiers et dignes des enseignements que vous avez reçus. En tout lieu, montrez-vous forts et n’hésitez pas à franchir vos limites. C’est une première étape de votre formation et vous devez la compléter dans vos différentes unités afin d’être des soldats accomplis », a-t-il également indiqué aux nouvelles recrues, en guise d’exhortation. Au Cfmb, ils ont été rodés dans divers domaines tels que l’art militaire, la culture militaire, la discipline et le règlement militaires, la topographie, le combat, l’armement, l’instruction sur le tir au combat, le sauvetage et le droit militaire. Pour évaluer leurs capacités physique et mentale, ils ont effectué une marche d’endurance de 120 km. Suffisamment aguerris, ils s’engagent à accomplir toutes les missions républicaines qui leur seront confiées. Un défilé militaire a marqué la fin de la cérémonie à laquelle ont également pris part le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Allassane Séïdou, le Haut commandement militaire dirigé par le chef d'état-major général des Forces armées béninoises, le général de brigade Fructueux Gbaguidi. Société 27 févr. 2023


Transformation de l’économie informelle: Des pistes pour un renforcement des systèmes d’apprentissage
Le Bénin a abrité l’atelier régional de renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a clôturé les travaux qui ont réuni plus d’une vingtaine de pays à Cotonou, les 22 et 23 février.Des résolutions sont prises à Cotonou pour une amélioration des systèmes d’apprentissage dans les pays africains. Au total, plus de 200 délégués provenant de plus de 20 pays, ont participé aux réflexions sur la thématique. Au terme des travaux, il est revenu à Davis Tuo, directeur de l’insertion professionnelle de la Côte d’Ivoire, de décliner les facteurs clés de succès identifiés par les participants, de même que les priorités pour toutes les parties prenantes à savoir, les gouvernants, les patronats, et les partenaires sociaux. En ce qui concerne les facteurs d’amélioration des systèmes d’apprentissage, il relève un environnement propice notamment en termes de gouvernance, de financement et de cadre réglementaire, des systèmes de certification basés sur des référentiels. La mise en œuvre de programme d’apprentissage constitue également un facteur clé. Le développement des programmes d’études et les ressources liées à l’apprentissage dans le secteur informel sont des éléments importants facilitant la mise en œuvre. Et en ce qui concerne le quatrième facteur clé, il s’agit du soutien après les apprentissages, qui permet la transition de l’apprentissage à l’emploi durable. Au-delà de ces facteurs, des évidences ont été relevées dont l’importance d’identifier les besoins des bénéficiaires.

Priorités

Pour l’implémentation des différents facteurs, des priorités sont définies par les participants à cet atelier régional consacré au renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité. En ce qui concerne les gouvernants, ils doivent travailler entre autres, à la mise en place du cadre national de certification des apprentissages, l’appui à la structuration des organisations professionnelles d’artisans et au renforcement de leurs capacités pour pouvoir assurer la mise en œuvre des différentes formations, le financement durable de l’apprentissage, l’introduction du numérique dans le processus d’apprentissage, l’amélioration du suivi-évaluation, l’établissement d’un réseau subsaharien sur les compétences et l’apprentissage, faire de Cotonou un point focal de l’apprentissage pour assurer le dialogue, et la mise sur pied d’un comité interafricain de l’apprentissage pour accompagner le point focal. Quant aux organisations d’employeurs, elles sont appelées à introduire le sujet de l’apprentissage dans le dialogue social national, à renforcer le dialogue entre apprentis, employeurs et centres de formation, à adopter le mode dual comme modèle privilégié de l’apprentissage. Les organisations des travailleurs devront également promouvoir le dialogue social. « On pense souvent à tort que la formation professionnelle est la dernière alternative en termes d’insertion sociale. Nous avons besoin de l’apprentissage, nous avons besoin d’insérer nos jeunes », a déclaré Régis Facia, représentant du Conseil national du patronat du Bénin, qui note que cette rencontre de Cotonou donne une autre dimension aux systèmes d’apprentissage. A en croire Yves Chabi Kouaro, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les conclusions des assises de Cotonou offrent les perspectives d’un programme régional sur le renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité.
Société 24 févr. 2023


Politique forestière du Bénin 2023-2032: Faire des espaces forestiers des leviers de développement
Ce qu’ambitionne le gouvernement en adoptant, le document de Politique forestière du Bénin 2023-2032, c’est de restaurer et conserver les espaces forestiers du Bénin pour en faire des leviers de développement. La vision est explicitement énoncée dans le compte-rendu du Conseil des ministres du mercredi 22 février.« A l’horizon 2040, les espaces forestiers du Bénin sont restaurés, conservés et gérés durablement pour remplir leurs multiples fonctions en faveur de l’économie, de la société, de l’environnement et du climat » ; telle est la vision en lien étroit avec la Politique forestière du Bénin 2023-2032 qui a été adoptée lors du dernier Conseil des ministres. Face aux limites de la politique datant de 1994, cette nouvelle feuille de route vise à améliorer d’ici 2027, la qualité de la gouvernance du secteur forestier sur tous les plans puis à préserver, à partir de 2030, la biodiversité dans la totalité des espaces forestiers. En effet, la révision de la politique forestière du Bénin, a été motivée par la nécessité de l’arrimer à la nouvelle vision de développement socioéconomique, aux fins d’engager une politique sectorielle plus favorable à la gestion durable des ressources forestières. Selon l’Exécutif, il ressort de l’analyse de la réglementation forestière en vigueur que la politique forestière adoptée en 1994 est devenue obsolète et inadaptée à la situation actuelle du Bénin. Au constat, de multiples prélèvements sont faits sur les produits forestiers au mépris des taxes prévues par la fiscalité forestière actuelle ; et la menace croissante des phénomènes naturels extrêmes liés aux changements climatiques sur les ressources naturelles et forestières est persistante. « En outre, les efforts multiples engagés depuis lors en vue d’élaborer une politique forestière rénovée n’ont pas abouti ; ce qui oblige l’administration forestière à multiplier les solutions et les textes réglementaires partiels, d’où le besoin d’une refonte complète de la législation dans le secteur », relève le Conseil des ministres. Pour trouver une solution pour la sauvegarde du patrimoine forestier, le gouvernement a mis en place la Commission nationale de réforme du secteur. Les travaux de cette commission ont abouti à plusieurs recommandations dont la révision du cadre législatif et réglementaire du secteur forestier. La Politique forestière 2023-2032 adoptée en est donc la résultante. Ce document stratégique dont la vulgarisation et la mise en œuvre effective sont confiées au ministre du Cadre de vie et du Développement durable en collaboration avec les autres ministres concernés, traduit « la volonté de disposer d’un cadre de vie décent, propice au bien-être durable des populations, au développement des activités économiques ; et confirme la nécessité d’éviter l’accentuation de la dégradation forestière actuellement observée avec des conséquences fâcheuses, l’accélération de la fragilisation des écosystèmes naturels, de la désertification et du réchauffement climatique ainsi que la détérioration du cadre de vie et l’aggravation de la pauvreté », va préciser le compte-rendu du Conseil des ministres. Actualités 24 févr. 2023


Renforcement de ses équipements au Port de Cotonou : Bénin Terminal se dote de huit tracteurs portuaires flambant neufs
Huit tracteurs portuaires flambant neufs sont mis en service au Port de Cotonou par Bénin Terminal depuis le 3 février dernier. Ces équipements à la pointe de la technologie vont contribuer au développement des services de l’opérateur du terminal à conteneurs du Port de Cotonou et à garantir son fonctionnement optimal. Bénin Terminal, opérateur du terminal à conteneurs du Port de Cotonou, a mis en service ce 3 février 2023, huit tracteurs portuaires flambant neufs fabriqués à Utrecht aux Pays-Bas par Terberg, spécialisé dans les équipements portuaires. Réceptionnés à la mi-décembre sur un navire en provenance du Port d’Anvers, ces engins sont rendus opérationnels après une phase de mise en conformité assurée par la Direction technique de Bénin Terminal. D’un coût total de 636 592 276 F Cfa (soit environ un demi-million d’euros) et financés par Bénin Terminal, ces huit tracteurs portuaires à la pointe de la technologie sont la pièce maîtresse du transport des conteneurs sur le terminal. Equipés d’un puissant moteur, ils ont la particularité de déplacer des charges lourdes pouvant aller jusqu’à 75 tonnes. Chacun de ces engins est équipé d’une cabine de pilotage spacieuse, dûment insonorisée et climatisée. Ces cabines disposent également d’un siège à amortisseur mécanique réglable, d’essuie-glaces avant-arrière et d’une issue de secours. Le tout garantissant ainsi confort optimal et sécurité au chauffeur. Cet investissement dans des tracteurs portuaires modernes et à faible empreinte carbone, vient participer au développement des services de Bénin Terminal et à garantir son fonctionnement optimal. « L’acquisition de ces nouveaux tracteurs témoigne de notre engagement dans la quête permanente de l’excellence opérationnelle au service des usagers. Ces engins à faible empreinte carbone matérialisent également nos choix en matière de préservation de l’environnement conformément à notre Label Green Terminal », a déclaré Fabrice Ture, directeur général de Bénin Terminal. A propos de Bénin Terminal Grâce à 95 milliards de FCFA (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs du port de Cotonou est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 419 Béninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions pour les populations en partenariat avec des ONGs, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le VIH, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement. www.bolloreafricalogistics.com   Economie 20 févr. 2023


Festival international des arts du Bénin à Ouidah: Des performances et démonstrations à travers les rues
L’étape de Ouidah dans le cadre du Festival international des arts du Bénin (Finab) s’est voulue une parade aux mille couleurs dans les rues. Démonstrations, performances… tout était au menu. La parade des arts, prévue dans la cité historique de Ouidah, une des villes hôtes du Festival international des arts du Bénin (Finab), s’est très vite transformée en une belle fête des arts. Le temps d’une soirée, cette cité côtière a cessé de respirer pour ne vivre que l’art. Ses rues et tout particulièrement l’esplanade du Fort français ont donné lieu à un spectacle que beaucoup n’oublieront pas de sitôt. La cité des Tchatcha a sorti ses plus attrayants masques « Bourian », du nom de ce folklore importé par les descendants d’esclaves. Sur fond de ce rythme, particulièrement festif et d'origine brésilienne ramené du Brésil par les Agoudas, les festivaliers ont dansé tout au long du carnaval. Autre masque, le Guèlèdè. Inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco, fierté des communautés Yoruba et Nago du Bénin, du Nigeria et du Togo, ce dernier a fait résonner ses tam-tams pour épicer la belle caravane dans les rues de Ouidah. Les acrobates du feu ont joué leur partition dans le grand carnaval qui a sillonné des heures durant, les grandes artères de Ouidah sous les ovations et le regard admiratif de la population. Eventails, cordes, bouts de bois en feu, ils virevoltent au milieu des flammes en faisant tourner leurs boules de feu. Pour la plupart des festivaliers venus à Ouidah, ce moment s’est voulu un peu particulier. « On se pose mille questions à les voir faire avec de si grosses boules de feu sans se brûler », confesse, admirative, une Marocaine, occupée à filmer le spectacle des acrobates. Eau de feu, pétrole ‘’désaromatisé’’ ou autre liquide dans la bouche, le cracheur de feu vaporise en direction d'une torche la flamme qui donne l'impression de sortir directement de la bouche du cracheur.

Imaginaire délirant

Ouidah, ce sont aussi les échassiers. Et pour la parade de ce vendredi 17 février, ils étaient plusieurs à se joindre à la caravane pour danser du haut de leur bois et même se livrer à des pirouettes. Bien d’autres attractions, troupes de danses et groupes ont agrémenté cette parade dans les rues de Ouidah au son de divers tambours, gongs, castagnettes et autres. Mais c’est surtout la démonstration de force des adeptes de la société secrète « Zangbéto » qui aura marqué les esprits par son caractère inédit. Pour les festivaliers et nombreux spectateurs, le mythe de la transformation du masque en divers objets, les uns aussi drôles et surprenants que les autres, reste un élément de questionnement et de curiosité. Prince Toffa s’est aussi invité à Ouidah. L’artiste aux géants costumes réalisés à partir d’objets de récupération a séduit festivaliers et populations par son art d’un genre singulier. Prince Boris Abbas Toffa de son vrai nom, évolue depuis 2013 entre sculpture et couture, après quelques années à réaliser des peintures sur toile. Avec un style atypique qui allie mode, arts plastiques, assainissement de l’environnement, valorisation de la culture africaine et transmission de l’histoire du Bénin, Prince Toffa a trouvé son style dans un imaginaire délirant. Et c’est avec ce style qu’il a envoûté le public venu à sa rencontre dans le cadre du Finab avec son assemblage de canettes de boissons, sachets divers dont ceux d’eau « pure water », gobelets en plastique, papiers de journaux, sacs de provende, cuillères jetables… A cette démonstration dans les rues viendra s’ajouter l’instant récréatif à la place du Fort français de Ouidah en présence des organisateurs du festival, des natifs et dignitaires de la ville ■
Culture 20 févr. 2023


Examen de fin d’année scolaire: Le Bepc 2023 sera de formule transitoire
L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de 2023 sera le dernier en version options Moderne court (Mc) et Moderne long (Ml), tel qu’il s’organise jusqu’ici. Les choses vont changer dès l’année 2024 qui marquera la phase de mise en œuvre concrète et complète de la réforme du gouvernement, celle de faire composer obligatoirement à l’écrit tous les candidats au Bepc au Bénin en Physique chimie et technologie (Pct) et dans l’une des langues allemand et espagnol. L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2023 a une particularité. Il marque une transition entre l’ancien système à savoir la formule classique en vogue jusqu’ici Moderne court (Mc) et Moderne long (Ml) et la volonté du gouvernement visant à faire composer obligatoirement tous les candidats au Bepc à l’écrit en Physique chimie et technologie (Pct) et dans l’une des langues allemand et espagnol. Cette réforme veut amener les élèves à prendre goût à la mathématique et la Physique chimie technologie (Pct) afin d’embrasser les séries scientifiques au second cycle. L’annonce a été faite par le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère en charge de l’Enseignement secondaire, Roger Koudoadinou. Selon lui, la réforme était prévue, au départ, pour prendre effet dès le Bepc 2023. Mais il a été décidé de marquer une transition cette année pour donner une chance ultime aux candidats de l’ancien cursus et qui n’ont pu décrocher le Bepc l’année dernière où certains sont soit au second cycle sans le sésame ou en candidats libres. Un juste milieu a été trouvé pour permettre à cette ancienne vague de candidats et la nouvelle actuellement en classe de 3e d’être embarquées, pour qu’à l’arrivée, les droits d’aucun candidat ne soient brimés. Ce juste milieu consiste, pour cette phase de Bepc formule transitoire, à autoriser les candidats à composer à l’écrit dans l’une des trois matières à savoir la Pct, l’allemand ou l’espagnol. Seulement, le Dec précise que c’est uniquement ceux qui auront planché en Pct qui pourront être autorisés, après leur admission, à poursuivre leurs études dans les séries scientifiques C ou D au second cycle. Les candidats qui auraient choisi de composer dans l’une des deux langues ne pourront pas s’inscrire en séries scientifiques. Le Dec a tenu à insister sur ce fait parce que, selon lui, dès que l’Etat a ouvert l’option transitoire du Bepc 2023, tous les candidats qui s’étaient inscrits pour composer Pct et dans l’une des deux langues étrangères citées supra, sont revenus sur leur décision. Beaucoup ont renoncé à leur choix de composer en Pct pour se ruer sur l’une des matières allemand et espagnol. Roger Koudoadinou a été clair et formel sur les conséquences de cette préférence de vouloir composer dans l’une des deux langues ; lesquelles n’ouvrent plus dorénavant la porte des séries scientifiques au second cycle.

Moins de diplômés en « bavardage »

Cet intérêt des candidats à composer à l’écrit dans l’une des deux langues n’est pas en phase avec la vision du gouvernement de voir le plus gros effectif des apprenants s’investir dans l’apprentissage des matières scientifiques notamment la Pct pour booster le développement du Bénin. « Nul ne pourra se prévaloir d’être détenteur de Bepc et chercher à s’inscrire en séries C ou D au second cycle s’il a fait l’option de composer en allemand ou en espagnol à l’écrit au Bepc 2023 », a insisté le Dec. Le Bepc transitoire, explique Roger Koudoadinou, signifie que le Bénin a rompu avec l’ancien Bepc. Et le cap est mis sur un Bepc qui est en train de prendre les dispositions pour se retrouver définitivement sur les rails de l’exécution de la volonté du gouvernement, celle consistant à renforcer les compétences de connaissances dans les matières scientifiques au niveau des élèves qui arrivent en fin de formation au premier cycle de l’enseignement secondaire général. Pour cela, la Dec offre jusqu’au 3 mars prochain, la possibilité aux candidats de se raviser pour corriger leur option de composition au profit de la Pct à l’écrit, si le cœur leur en dit. « Les candidats ont tout le temps devant eux pour faire cette correction parce que le gouvernement tient à ce que les séries scientifiques retrouvent leurs lettres de noblesse dorénavant », indique Roger Koudoadinou. Mais il se réjouit que les sensibilisations sur le terrain tant en direction des parents d’élèves que des élèves eux-mêmes sont en train de porter leurs fruits. Car, selon lui, beaucoup sont revenus déjà pour renoncer à leur choix initial de composer dans l’une des deux langues pour préférer la Pct. Sur les 120 000 candidats attendus pour le Bepc 2023, 106 000 se sont déjà inscrits avec un fort taux pour la composition de la Pct à l’écrit, informe le Dec. Les lycées techniques en construction par le gouvernement ne viennent pas pour recevoir des apprenants au niveau approximatif. Il ne suffit pas simplement de réussir à son Bepc mais le système veut avoir le gage que ceux qui prétendent entrer dans ces lycées prestigieux de formation technique ont le niveau requis surtout en mathématique et en Pct, a expliqué Roger Koudoadinou pour montrer la pertinence du combat du gouvernement pour amener les apprenants à porter un grand intérêt aux matières scientifiques. « Après le Bepc 2023, on entre de plain-pied dans le Bepc version profil compétence scientifique renforcée avec la composition obligatoire en Pct à l’écrit plus une des deux langues allemand ou espagnol », précise le Dec ■
Actualités 20 févr. 2023


Organisation de la Can 2025: Le flux infrastructurel qui conforte le dossier du Maroc
Conscient que les infra-structures de classe mondiale constituent des éléments clés pour réussir l’organisation de compétitions continentales et internationales, le Royaume du Maroc a mis en place des routes, des transports publics, des hôtels et des installations sportives. Un flux infrastructurel qui lui a déjà valu l’organisation de trois Coupes du monde des clubs et pourrait conforter son dossier pour la Can 2025.Lorsqu’un pays dispose des infrastructures de classe mondiale, il gagne en crédibilité et est capable d’abriter de grandes compétitions sportives continentales et internationales. Le Royaume du Maroc a fait sien cet idéal et a investi fortement dans la mise en place des infrastructures notamment des routes, des transports publics, des hôtels, des hôpitaux, et des installations sportives. Toutes choses qui lui valent la confiance des instances mondiales du sport-roi pour abriter des compétitions et événements internationaux. En témoigne l’organisation réussie de trois Coupes du monde des clubs (2013, 2014 et 2022). Au Maroc, les matches se déroulent sur des stades de haute technologie, assurant un confort maximal aux spectateurs. Il s’agit des stades de Tanger (60 000 places), Fes (35 000 places), Rabat (45 000 places), Casablanca 45 000 places), Marrakech (45 000 places) et Agadir (45 000 places). En dehors de l’organisation de ces tournois, le Maroc a été pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2022, de la Ligue des Champions féminine et de grands événements internationaux comme la Cop 22 où le Royaume a accueilli plusieurs chefs d’État et de gouvernement. Le Royaume dispose aujourd’hui de plus de 200 pelouses synthétiques aux normes, d’une vingtaine de stades avec pelouses naturelles et éclairages aux normes et cinq centres régionaux de formation. Avec cette potentialité en infrastructures sportives, le Maroc dispose incontestablement de l’une des meilleures offres en termes de logistiques footballistiques en Afrique. Car, non seulement tous les stades du Royaume ont reçu l’homologation de la Fifa (dans le cadre du dossier de candidature pour la Coupe du Monde 2026), mais aussi celle de la Caf, dans le cadre des qualifications à la Coupe du monde et à la Can.

Une potentialité éblouissante

La mauvaise qualité des infra-structures conduit plusieurs nations du continent à délocaliser leurs matchs vers le Maroc. A côté des stades se trouve, le fameux Complexe Mohammed VI de Football, infrastructure unique en Afrique. Ces installations s’étendent sur presque 30 hectares et offrent des équipements de pointe, conformes aux standards de la Fédération internationale de Football Associations. Ce joyau du football marocain qui a vu défiler plusieurs équipes du monde entier est l’un des complexes sportifs les plus importants et performants de la planète. Avec une conception du cycle de développement, qui commence par la détection des talents via les clubs, vers les centres régionaux, le Royaume a fait un effort énorme pour doter ses clubs de centres de formation. C’est le cas entre autres du centre technique de Saidia, dans l’ouest du Maroc, du Centre Raja de Casablanca et bien d’autres en cours de livraison dans le Royaume. Ces dernières années, les infrastructures de transport du Maroc se sont transformées afin de pouvoir offrir des solutions rapides et efficaces aux populations comme aux hôtes du Royaume lors des grands événements sportifs comme la Coupe du monde des Clubs ou la Coupe d’Afrique des Nations que le pays s’apprête à accueillir. Des réseaux aérien, ferroviaire et routier denses Le réseau de transport du Maroc est une référence dans le monde notamment avec l’aéroport Mohammed V de Casablanca qui est un véritable hub africain. Avec un parking avions d’une superficie de 250 000 m², il a une capacité de 64 avions dont 11 gros-porteurs, 19 passerelles dont une triple passerelle pour l’accueil des avions de type A380. L’aéroport Mohammed V place la culture client au centre de ses priorités. A ce titre, il a obtenu les certifications Iso 9001 certifié en février 2009 (version 2008) et renouvelé depuis 2009, Iso14001 certifié en avril 2013 (version 2004) et renouvelé depuis 2013 et Aha décembre 2020, fréquence annuelle de maintien du certificat d’accréditation. Depuis sa création en 1957, Royal Air Maroc est une compagnie aérienne leader en Afrique. Avec une flotte jeune composée de 59 appareils (en 2019), elle dessert plus de 105 destinations dans le monde et transporte près de 8 millions de passagers par an. Royal Air Maroc est présent dans plusieurs pays, aussi bien en Afrique de l’Ouest qu’en Afrique Centrale ou de l’Est. Une Can 2025 au Maroc donnera aussi la chance à la diaspora africaine présente en Europe et ailleurs de se déplacer facilement, le Royaume étant largement desservi à partir du Vieux Continent avec des tarifs très abordables. Chaque ville hôte dispose d’un aéroport international. Il sera également possible de se déplacer entre les villes en train, étant donné qu’elles sont toutes reliées par voie ferroviaire. En ce qui concerne la longueur du réseau ferroviaire, le Maroc se place au 98e rang mondial avec 0,06 mètre par habitant. Au total, le réseau ferroviaire mesure 2 295 kilomètres. Le trafic de marchandises sur les rails s'élevait dernièrement à 3,90 milliards de tonnes et de kilomètres parcourus. Le transport de passagers a atteint 4,48 milliards de passagers-kilomètres en 2018. Faut-il le signaler, le réseau de routes et d'autoroutes a une longueur totale de 57 300 km au Maroc. Pour chacun des 37,08 millions d'habitants du pays, cela représente donc 1,55 mètre. Le Maroc se place ainsi à la 185e place du classement mondial. Il faut toutefois tenir compte de la taille et de la densité de la population du pays, qui est d'environ 83 habitants par km². Les pays qui comptent moins d'habitants sur une surface identique, voire plus grande, atteignent naturellement des valeurs très différentes et doivent relier des régions éloignées au réseau de transport. Du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, la dynamique déclenchée par le Maroc depuis trois décennies au niveau de ses provinces porte des fruits avec une stratégie de développement axé sur la construction des routes, des ports, des projets de logement, la promotion du potentiel des secteurs agricole, touristique, des télécommunications et de la pêche maritime. Pour désenclaver les provinces du sud, l'Etat a investi dans le réseau routier à travers la construction et la rénovation de plus de 3 000 km de routes pour un investissement global de 3,5 milliards dirhams. Le réseau routier ne dépassait pas les 70 km avant 1975. Dans cette dynamique, l'on retient aussi le projet de l'énergie éolienne à Tarfaya, le plus grand du genre en Afrique et qui constitue l'un des importants chantiers lancés par le Royaume pour le développement socio-économique et environnemental des provinces du sud. Selon les données de Nareva Holding, le projet qui a nécessité des investissements d'une valeur de 5 milliards de dirhams produira à terme 301 Mégawatts grâce à 131 éoliens. L'infrastructure portuaire a été consolidée par l'Etat avec le renforcement des équipements des ports de Laâyoune (Ville de Marsa), de Tarfaya et de Boujdour pour stimuler l'activité économique et l'investissement dans la région.

Le Maroc, un Royaume ouvert !

Pour avoir été visité par plus de 10,9 millions de touristes en 2022 (Source : ministère du Tourisme), le Maroc est un royaume ouvert sur le monde. Rabat, Marrakech, Casablanca, Tanger, Fès et Agadir sont les grandes attractions pour de nombreux visiteurs. Ces grandes villes disposent d’infrastructures hôtelières en parfaite harmonie avec l’environnement traditionnel. Sans risque de se tromper, le Royaume est « le pays le plus touristique à l’échelle continentale ». Il est d’ailleurs doté d’infrastructures hôtelières qualifiées et suffisantes pour accueillir non seulement les délégations des 24 équipes qualifiées pour la Can mais aussi les 48 sélections pour une coupe du Monde. Et pour cause ! Lors de la candidature pour la Coupe du monde 2026, une Task Force de la Fifa composée de dizaines d’experts avait sillonné tout le Maroc pendant plusieurs mois avant d’attribuer une note au-delà de la moyenne qui rendait la candidature du Royaume éligible à la Coupe du monde dans son nouveau format à 48 équipes. C’est dire que le Maroc est le seul pays africain à avoir passé avec succès le préalable exigé par la Fifa concernant l’ensemble des critères établis dans son cahier des charges (infrastructures sportives, hôtelières, de santé ...) pour pouvoir être éligible à l’organisation de la Coupe du monde dans son nouveau format à 48 équipes. On peut bien affirmer que le dossier du Royaume pour l’organisation de la Can 2025 est au complet. Les sources officielles indiquent qu’il y a plus de 90 000 chambres réparties dans ses villes hôtes, de normes internationales et dont le budget est adapté à toutes les bourses.
Sports 17 févr. 2023


248 - 457