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Nouvelles

Minakpon Stanislas Hounkanlin, ingénieur en développement local: « J’invite les acteurs à divers niveaux à continuer à croire en cette réforme »
Plus de douze mois déjà que la réforme de la décentralisation est devenue réalité. Après un an de mise en œuvre, l’heure est au bilan. Entre constats des bonnes performances et des insuffisances, Minakpon Stanislas Hounkanlin, ingénieur en développement local et directeur du plaidoyer de l’Association nationale des communes du Bénin, formule des propositions pour une meilleure gestion des collectivités territoriales.La Nation : Douze mois que la réforme de la décentralisation a été amorcée avec le vote du code de l’administration territoriale. Quel bilan pouvez-vous en faire ? Minakpon Stanislas Hounkanlin : Avant tout, je voudrais en tant qu’observateur et praticien à la fois, saluer l’avènement du code de l’administration territoriale qui marque un changement majeur de paradigme dans notre jeune expérience de décentralisation. Cette réforme tire sa substance de la volonté clairement exprimée et totalement assumée par le président Patrice Talon qui souhaite la séparation des fonctions politiques de celles administratives et techniques. Le principal résultat obtenu de la mise en œuvre de la réforme est l’installation effective de tous les nouveaux dispositifs institutionnels prévus par le nouveau cadre légal. Les secrétaires exécutifs, en tant qu’organes techniques et administratifs créés par le code, sont tous en place dans les 77 communes avec des équipes de cadres techniques qualifiés en charge des principales fonctions techniques communales. Les conseils de supervision qui représentent l’une des plus grandes innovations de la réforme sont officiellement installés dans la quasi-totalité des communes. Ils sont chargés d’adopter les actes, les décisions et les documents produits par les secrétaires exécutifs. Par ailleurs, toutes les réunions statutaires préconisées par le code sont régulièrement organisées. En sus de ces exigences légales, d’autres initiatives de rencontres sont prises dans le but de booster le fonctionnement communal. A titre d’exemple, dans certains départements, une réunion de commandement se tient périodiquement entre le préfet, les maires et les secrétaires exécutifs. Enfin, la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes, bras armé de la réforme, est installée et fonctionnelle. Elle travaille activement à la mise en place du cadre règlementaire, à la formation des différents acteurs et au respect des dispositions du code de l’administration territoriale. En somme, on note des efforts considérables à tous les niveaux pour la réussite de la réforme. Mais étant donné que le code de l’administration territoriale est un nouvel univers que les parties prenantes de la décentralisation découvrent ensemble, cet apprentissage collectif laisse apparaître quelques dysfonctionnements inhérents à tout processus de réforme. L’un des points marquants de cette réforme, c’est la cohabitation entre les maires et les secrétaires exécutifs. Quels ont été les principaux constats relevés à ce niveau? Les premières semaines suivant l’installation officielle des secrétaires exécutifs ont donné lieu à plusieurs incidents et à une collaboration assez froide ou même conflictuelle entre beaucoup de maires et leurs secrétaires exécutifs. La méconnaissance ou la mauvaise interprétation des textes est à la base de cette situation. Dans certains cas, des secrétaires exécutifs pensaient être au-dessus des maires et leur donnaient des ordres à la limite. Il y en a dans ce lot qui convoquaient même les organes politiques pour leurs réunions statutaires. Un autre exemple anecdotique de cette situation de tension est la demande d’explication adressée à un chef d’arrondissement par un secrétaire exécutif. Dans l’autre sens, ce sont des maires qui demeurent nostalgiques de leurs prérogatives du passé que le nouveau code a pourtant réaménagées. Ils ne se rendent pas compte que les nouveaux textes ont accordé des attributions propres aux secrétaires exécutifs. Mais depuis quelques mois, la collaboration s’est améliorée de façon significative entre les maires et les secrétaires exécutifs. Les médiations, les recadrages, les instructions et les conseils des préfectures et de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes ont contribué à aplanir les différends et à fluidifier les rapports entre ces deux acteurs clés qui travaillent désormais la main dans la main. Dans beaucoup de communes, on note des bonnes pratiques relationnelles telles que l’affectation conjointe des courriers, les consultations avant les nominations, les visites conjointes dans les marchés dans le cadre de la mobilisation des ressources propres, etc.

A votre avis, que faut-il améliorer dans cette cohabitation?

Les efforts du côté des préfectures et de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes doivent être poursuivis pour un meilleur encadrement des rapports entre les maires et les secrétaires exécutifs. Aussi, des séances de renforcement des capacités doivent-elles être organisées de façon périodique au profit de ces deux catégories d’acteurs pour une meilleure appropriation de leurs attributions respectives.

Certains chefs d’arrondissement réclament leur entrée dans le conseil de supervision. Pensez-vous que cela est réellement nécessaire ?

Je pense que si votre information est vérifiée, l’ambition des chefs d’arrondissement est légitime. Cependant, on ne peut pas mettre tous les élus de la commune dans le conseil de supervision qui deviendrait ainsi un conseil communal ou municipal bis. La présence des adjoints au maire et des présidents de commission au sein du conseil de supervision se justifie en ce sens que ces acteurs étaient désœuvrés ou n’étaient pas suffisamment impliqués sous l’ancien régime légal alors que les chefs d’arrondissement ont été toujours bien positionnés. Ils sont déjà membres de la municipalité qui regroupe le maire, les adjoints au maire et les chefs d’arrondissement et qui traite des affaires courantes de la commune. Par ailleurs, les chefs d’arrondissement dirigent au sein de leurs arrondissements respectifs, le conseil d’arrondissement qui est une instance de prise de décisions importantes. En somme, il ne nous paraît pas pertinent de les faire membres du conseil de supervision, car les dossiers traités au sein du conseil de supervision sont envoyés au conseil communal ou municipal pour validation.

Le code offre des modèles économiques aux communes. Pensez-vous que les premiers pas que mènent les communes vont dans l’amélioration de leurs économies?

Je pense que la plupart des communes sont sur la bonne voie. Les efforts conjugués des maires et des secrétaires exécutifs en sont une bonne illustration. L’Association nationale des communes du Bénin apporte elle aussi sa pierre à la construction de la durabilité financière des communes. La faîtière a déjà accompagné une trentaine de communes dans l’élaboration de leurs plans de mobilisation de ressources. Par ailleurs, les innovations projetées par le Fonds d’investissement communal permettront aux communes de lever des financements plus importants y compris sur le marché financier international.

En son temps, vous aviez fait des propositions et offert vos compétences aux communes qui le souhaitent. Quel bilan pouvez-vous en faire ?

Suite à cette offre, quelques secrétaires exécutifs m’ont contacté pour des conseils et des orientations spécifiques sur certains aspects de leur gestion y compris sur la mobilisation des ressources. J’espère que ces quelques apports ont été utiles à quelque chose. Dans tous les cas, je reste disponible pour appuyer les efforts des acteurs locaux que j’ai le plaisir de côtoyer depuis une quinzaine d’années.

Un mot pour conclure cet entretien ?

J’invite les acteurs à divers niveaux à continuer à croire en cette réforme. Sa bonne mise en œuvre permettra à coup sûr à la décentralisation de réaliser pleinement les deux principaux objectifs à savoir d’une part, la démocratie à la base et d’autre part, le développement local.
Actualités 14 févr. 2023


28 femmes au sein de la 9e législature: Les Démocrates saluent la réforme à l'origine
La discrimination positive en faveur des femmes a porté ses fruits avec la présence de 28 d’entre elles au sein de la neuvième législature. C'est l'une des satisfactions exprimées explicitement par le groupe parlementaire Les Démocrates lors de l'installation des députés, hier dimanche 12 février.«Mon parti, le parti Les Démocrates, salue la réforme qui a favorisé la présence de 28 femmes à l'Assemblée nationale. Est-ce à dire que si cette réforme n'existait pas, nous n'aurions que quatre femmes à l'Assemblée nationale ? Je laisse cette question à la réflexion des partis politiques», a déclaré Nourénou Atchadé, président du groupe parlementaire Les Démocrates qui comporte les 28 députés du parti. Dans son discours de constitution de groupe parlementaire lors de la session d'installation de la neuvième législature, Nourénou Atchadé s'est prononcé sur la gouvernance actuelle, relevant plusieurs points d'insatisfaction de sa formation politique. Mais s'il y a une certitude, c'est que la réforme du système partisan a des avantages. Elle a notamment induit une meilleure représentativité des femmes à l'Assemblée nationale. Le groupe parlementaire Les Démocrates a justement salué la réforme qui a permis d'obtenir ce taux de femmes dans la neuvième législature. C'est dire que toute la classe politique s'accorde sur la nécessité et l'opportunité d'améliorer la présence des femmes dans les hautes instances de décisions. Et comme pour inviter le chef de l'Etat à poursuivre sur cette lancée, le parti Les Démocrates, par la voix de Nourénou Atchadé, a exprimé le vœu que le chef de l'Etat arrive à atteindre 40 % de femmes dans son gouvernement. Actualités 13 févr. 2023


Intelligence artificielle: 150 jeunes boursiers démarrent leur formation
150 jeunes béninois bénéficiaires de bourses de formation dans le cadre du programme Africa TechUp Tour ont effectué leur rentrée, samedi 11 février dans les locaux de Sèmè City à Cotonou. Amoureux des technologies et intéressés par l’intelligence artificielle, ils auront au cours de ce programme, à se perfectionner avec l’appui d’experts, de formateurs et de mentors. 1223 jeunes béninois ont candidaté pour les cent bourses offertes dans le cadre du programme Africa TechUp Tour. Finalement, les sélectionnés seront cent cinquante retenus. Samedi 11 février dernier, les sélectionnés étaient dans les locaux de Sèmè City pour le démarrage de ce programme de formation. Occasion pour les initiateurs et organisateurs de leur rappeler toute l’importance de cette initiative dont ils sont les premiers bénéficiaires. Yasmine Agbahoungbata, intervenant au nom de Sèmè City, leur a surtout rappelé que les technologies et l’intelligence artificielle sont aujourd’hui au cœur de la mission de ce centre de l’innovation et du savoir dont l’un des objectifs majeurs est de travailler au développement d’une économie du savoir au Bénin. Selon elle, « l’intelligence artificielle a intégré nos réalités et notre quotidien et chacun de nous en fait l’expérience ». Il est donc important, poursuit-elle, de doter les acteurs de différents secteurs des compétences leur permettant d’utiliser les outils de l’intelligence artificielle au profit de leurs entreprises. « Nous avons l’ambition de développer une recherche assez forte et … une interaction pour l’éclosion d’une intelligence nouvelle », assure-t-elle. Le programme Africa TechUp Tour a bénéficié du soutien et de l’accompagnement du ministère en charge du Numérique. Chaque bourse a une valeur d’un million cinq cent mille francs Cfa. Si le programme a misé si haut, c’est au regard de ses ambitions, et de l’urgence pour le Bénin de disposer de ressources capables de combler le déficit à l’interne et en même temps d’être compétitives sur le marché international.

Projet ambitieux

La demande est forte en tout cas, soutient Mahuna Akplogan, cofondateur de Isheero, un creuset d’experts pour la promotion de l'intelligence artificielle au Bénin et en Afrique francophone et une des chevilles ouvrières du programme. « On ne peut pas construire un Bénin autour de l’intelligence artificielle sans ce type de collaboration. Le Bénin fait partie des rares à avoir ce type d’initiatives associées à la mise en place de la stratégie nationale. Derrière Isheero, c’est tout un ensemble d’experts de différents pays qui œuvrent quotidiennement et concoctent des initiatives qui leur permettent de développer des aptitudes en intelligence artificielle », explique-t-il aux boursiers. « C’est un gâchis de voir autant d’experts travailler et de ne pas partager leurs connaissances pour apporter leur savoir-faire à beaucoup d’autres jeunes d’autres pays », enchaine-t-il. Il y a donc un enjeu important de formation de la jeunesse « parce que le Bénin de demain passera par la création d’un écosystème de partenaires forts pour donner la chance aux jeunes », insiste-t-il. En cela, il reconnait la vision prospective de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou dont l’apport à la concrétisation de ce projet n’a pas été des moindres, reconnaît-il. Pour offrir plus de chance aux jeunes participants, le programme a mis un point d’honneur à la sélection de jeunes filles et a tenu comptes de la diversité des origines des postulants. Aussi, a-t-on misé sur le potentiel et les capacités des postulants en statistiques, en mathématiques et des aptitudes à faire valoir sur des plateformes. L’ambition ici, c’est d’accélérer la transformation digitale du Bénin grâce à l’intelligence artificielle, d’aller beaucoup plus vite dans le traitement de certaines données, de développer des capacités et des ressources humaines de très bonne qualité « Notre vision sur dix ans, c’est de former vingt mille jeunes sur le continent avec comme impératif d’impacter chacun des 54 pays et impacter au moins huit mille entreprises et organisations en leur apportant de la valeur », a indiqué Hermann Adinsi, un des formateurs.

Bon à savoir

Lancé en 2019, Africa Tech Up Tour est un évènement organisé par l’association 54 Bridges avec de nombreux autres partenaires et le soutien des autorités béninoises. C’est une série d’évènements qui se dérouleront dans plusieurs capitales africaines (Abidjan, Brazzaville, Dakar, Accra, Douala, Antananarivo) avec pour objectif de favoriser l’émergence et d’accompagner le développement d’un maximum de projets entrepreneuriaux dans le numérique. Africa Tech Up Tour se propose de détecter des talents et des projets innovants afin d’aider à leur accompagnement. « Nous visons l’éclosion de 30 projets à haute valeur ajoutée, susceptibles de modifier profondément les structures locales et de créer de l’emploi. A travers ces événements, nous favoriserons le dialogue entre entrepreneurs et participants ayant des profils variés, tout en nous appuyant sur les expertises de spécialistes locaux et des diasporas », renseigne une documentation en ligne. L’Africa TechUp Tour doit permettre de porter une nouvelle approche sur l’utilisation du numérique dans des domaines variés, de la dématérialisation des administrations à la bancarisation du secteur informel en passant par la logistique intracontinentale ■
Société 13 févr. 2023


Académie du Raja Club Athletic: Un modèle de centre de formation sportive en Afrique
Au nombre des centres de formations sportives au Maroc, figure l'Académie du Raja Club Athletic de Casablanca. Cette infrastructure moderne  accueille 384 jeunes qui bénéficient d’une formation de qualité. Avec pour objectif de : «préparer des élites qui pourront un jour faire partie de l’équipe première, alimentant la sélection nationale », ce centre a déjà formé des footballeurs  qui sont dans les équipes de jeunes du Maroc, à en croire le directeur général de l’Académie, Hamza Sairi. Selon le premier responsable de cette académie, le joyau est composé de plusieurs terrains dont  : des synthétiques destinés pour les jeunes formés et un terrain en gazon naturel réservé pour l’équipe première. « Nous faisons en sorte que les deux groupes soient face à face lors des entraînements, afin que les jeunes formés aient leur rêve à portée de main  », renchérit le directeur du centre. Faut-il le signaler, deux autres terrains en gazon naturel et synthétique sont en cours de construction dans cette académie. D'après la convention de l’Académie, le sport est associé aux études de sorte qu'en dehors des formations sportives, les pensionnaires reçoivent des cours afin d’obtenir un diplôme de baccalauréat. Les jeunes sont également accompagnés en vue d'une meilleure insertion professionnelle.  «Si les jeunes ratent leur entrée dans l’équipe première, ils pourront toujours rejoindre la deuxième division ou partir à l’étranger. Sinon, nous les accompagnons dans leur insertion professionnelle », précise encore Hamza Sairi. Notons qu' inaugurée le 22 Septembre 2022, l’Académie Football Raja de Casablanca a comme premier partenaire la Fédération royale marocaine de football (FRMF), qui l'accompagne pour son éclosion. Sports 11 févr. 2023


Présentation de copies figurées des lettres de créance au Maec: Renforcement de la coopération avec La Havane, Ankara et l’Oim

Les nouveaux ambassadeurs de la Turquie (Ankara) et de Cuba (La Havane) près le Bénin, et la Chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) près le Bénin ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, ce jeudi 9 fevrier à Cotonou.

Le Bénin s’engage dans un nouvel élan diplomatique avec la Turquie, la République de Cuba et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim). A l’occasion de la présentation des copies figurées de leurs lettres de créance à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les nouveaux ambassadeurs et la chef de mission de l’Oim ont revisité l’état des coopérations et jeté les bases pour un renforcement des relations.

[caption id="attachment_92753" align="alignnone" width="450"] atou Diallo Ndiaye, ambassadeur du Sénégal près le Bénin,
aux côtés du ministre des Affaires étrangères[/caption]

« Nous avons discuté des questions d’intérêt pour nos deux pays, des opportunités pour renforcer la coopération bilatérale bénino-turque, dans des domaines comme l’économie, la lutte contre le terrorisme, la sécurité. J’ai noté un engagement réel de la part de la partie béninoise et c’est un plaisir de constater cela », a déclaré Koc Mesut, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Turquie près le Bénin, à sa sortie d’audience avec Aurélien Agbénonci. Né le 1er février 1971 en Allemagne, Koc Mesut est titulaire d’un master en Sciences politiques à l’Université d’Essex au Royaume-Uni en 1996.

Avant sa nomination en tant qu’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, Koc Mesut a occupé de nombreuses fonctions au ministère des Affaires étrangères de son pays et dans des postes diplomatiques. La coopération entre le Bénin et la Turquie a connu des avancées ces dernières années. Cette nouvelle dynamique a favorisé des visites du chef de l’Etat béninois en Turquie respectivement les 5 et 6 décembre 2016 et le 6 septembre 2018, au cours desquelles le président Patrice Talon a eu des échanges avec son homologue, Recep Tayyip Erdogan. La Turquie a marqué son engagement à accompagner le pays dans le domaine de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle, à travers notamment l’installation au Bénin d’une école par la fondation Maarif. Il faut également mettre à l’actif de cette coopération la réalisation de nombreux projets et programmes. A juste titre, le ministre Aurélien Agbénonci a souhaité voir l’axe Cotonou-Ankara se renforcer, avec l'arrivée du nouvel ambassadeur. Il faut noter que Koc Mesut fut, entre autres, deuxième et premier secrétaire à la direction générale de la Méditerranée Nord-Est (2006-2008), sous-secrétaire à la représentation permanente de la Turquie auprès de l’Union européenne à Bruxelles en Belgique (2008-2012),Chef de département à la direction générale du Moyen-Orient et chef de département à la direction générale de l’Afrique du Nord (2012-2014). Koc Mesut a également été Consul général de la Turquie à Munich en Allemagne de 2014 à 2018, chef de département à la direction générale de la Méditerranée Nord-Est (2018-2019) et chef de département à la direction générale de la Sécurité et du renseignement (2019-2020).

L’axe La Havane- Cotonou

« Les rapports politiques, économiques et diplomatiques entre le Bénin et la République de Cuba durent depuis 49 ans, et nous avons toujours eu des relations très normales, très amicales et fraternelles », a indiqué l’ambassadeur Ricardo Sotero Garcia Napoles, à l’issue de la présentation des copies figurées de ses lettres de créance, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Il a aussi exprimé la reconnaissance de son pays aux dirigeants du Bénin, pour leur soutien permanent notamment face au blocus imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique. « Les Cubains sont très reconnaissants de cet appui des pays frères avec lesquels nous sommes unis par beaucoupp de choses dont la culture, l’agriculture. Et il ne faut pas oublier que les esclaves sont partis d’ici. Il y a donc des liens de sang qui unissent nos deux peuples, et pour notre commandant Fidel Castro, Cuba a une dette éternelle envers l’Afrique, parce que les Africains ont aidé à construire Cuba », a expliqué le nouvel ambassadeur de Cuba près le Bénin, qui entend œuvrer à renforcer l’axe La Havane-Cotonou. Ricardo Sotero Garcia Napoles, né le 22 avril 1952 à La Havane, est un diplomate de l’Institut supérieur des langues étrangères Maximo Gorki où il a été Professeur de langue française de 1968 à 1973. De 1980 à 2009, il a occupé différentes fonctions dans l’administration publique avant d’être nommé directeur de l’équipe de traducteurs et interprètes du département idéologique du Comité, et Chargé d’affaires à l’ambassade de Cuba à Cotonou, en 2021.

[caption id="attachment_92755" align="alignnone" width="450"] Ricardo Sotera Garcia Napole, ambassadeur de Cuba près le Bénin[/caption]

Soutien fidèle

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a réitéré à son hôte le soutien du Bénin au processus de levée de l’embargo imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique, et félicite d’ailleurs le gouvernement cubain pour ses efforts de résilience dans un contexte international difficile marqué par la Covid-19, la guerre en Ukraine et les difficultés économiques. Aurélien Agbénonci a exprimé sa satisfaction de voir progresser l’opérationnalisation du Mémorandum d’entente signé dans le domaine de la santé traduite par la mise en place des équipes des deux pays. Il a exhorté à la concrétisation du partenariat avec le ministère en charge du Tourisme et des programmes de formation professionnelle et technique dans les domaines de l’enseignement et de l’agriculture. Il a aussi invité à œuvrer à l’augmentation du nombre de bourses d’études accordées au Bénin. Des messages bien reçus par l’ambassadeur Ricardo Sotero Garcia Napoles, qui fut avant son arrivée à Cotonou en 2021, ambassadeur de son pays près la République d’Haïti. A la présentation des copies figurées de ses lettres de créance, il était accompagné de son épouse, Isabel Castaneda Blanco, chef de mission adjoint.

[caption id="attachment_92756" align="alignnone" width="200"] Koc Mesut, ambassadeur de Turquie près le Bénin[/caption]

Maîtrise de la migration

Au cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, était également Fatou Diallo Ndiaye, nouveau chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) près le Bénin. Elle a saisi l’opportunité pour aborder avec le ministre Aurélien Agbénonci la problématique de la migration. De nationalité sénégalaise, Fatou Diallo Ndiaye est née le 30 octobre 1971 et est titulaire d’un master en Sciences du développement local. Avec plus d’une vingtaine d’années d’expériences au sein de l’Oim, elle a assumé de 2011 à 2022, avant sa nomination le 15 octobre 2022, ces mêmes fonctions au Sénégal, au Niger, en Guinée, en Sierra Leone et en Norvège. « J’ai renouvelé l’engagement de mon organisation auprès du Bénin par rapport à la gestion de la question migratoire qui est une question assez sensible, une question qui se retrouve au niveau des priorités en Afrique surtout dans les pays côtiers dont le Bénin fait partie », fait-elle savoir. Selon elle, la relation avec l’Oim date de 2001 et est renforcée par la présence de l’organisation dans le pays depuis 2012. A l’en croire, le Bénin est devenu un pays important dans la gestion de la migration, dans la stabilisation des jeunes qui, souvent, par manque d’information, tentent la migration irrégulière. Le Bénin occupe également, a-t-elle précisé, une place de choix dans l’organisation pour les questions liées au développement grâce à sa diaspora qui contribue aussi au développement et au progrès du pays. « Le Bénin est l’un des pays qui progressent de façon assez importante et avoir une bonne gouvernance de la migration reste un aspect important pour nous, en termes d'accompagnement pour le pays», a indiqué Fatou Diallo Ndiaye■

Actualités 10 févr. 2023


Résidence d’écriture à Abomey: Des élèves initiés à la lecture performée
Dans le cadre de la biennale Ouidah, l’espace culturel dénommé Lieu Unik à Abomey a accueilli dans l’après-midi de ce mercredi 18 janvier une rencontre d’écriture entre l’écrivaine suisse Lolvé Tillmanns, assistée de Carhel Quenum de Laboratorio, et des jeunes élèves de la cité historique amoureux de lecture et d’écriture. Un programme qui a permis à l’écrivaine suisse d’initier les jeunes à la lecture performée. Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines Lolvé Tillmanns est au Bénin en résidence d’écriture du 5 au 25 janvier prochain. Elle est lauréate de la bourse de résidence Biennale Ouidah qui ambitionne de faire émerger les esthétiques nouvelles et les enjeux liés à l'espace public, en proposant un espace collaboratif pour les artistes travaillant hors des lieux conventionnels. Outil de soutien, de diffusion et de promotion d'artistes en développement local ou international, la bourse de résidence Biennale Ouidah profite à 12 artistes dont huit artistes internationaux pour cette année 2023. C’est une initiative de Laboratorio Arts Contemporains qui est une plateforme transcontinentale qui oeuvre pour la réalisation de projets de coopération multidisciplinaire et interculturelle entre l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali, Nigeria), l’Europe (France, Suisse, Italie) et les Caraïbes (Haïti, Cuba, Brésil, Jamaïque). Créé en août 2010 à Cotonou au Bénin, Laboratorio Arts Contemporains est la résultante de trente ans de recherches et d’expérimentations sur l’altérité et l’inaltérabilité des cultures, porté par des créateurs et chercheurs engagés pour les causes sociétales de l’époque contemporaine. Laboratorio Arts Contemporains dispose de trois bureaux sous régionaux au Bénin, en Suisse, et en Haïti. Selon Carhel Quenum, directeur des projets de Laboratorio, de fonctionnement autonome, chacun des bureaux régionaux constitue le maillon fort d’une chaine de valeur et de mutualisation des compétences, qui étend son réseau jusqu’au cœur des Caraïbes. Cette organisation spatiale confère à Laboratorio Arts Contemporains une galaxie de points focaux, sur trois continents, qui constituent autant de vecteurs, aux initiatives de la plateforme. Chacun des bureaux de Laboratorio Arts Contemporains dispose d’un personnel qualifié, calibré aux standards internationaux en matière de conception et mise en œuvre de projets de coopération internationale dans le secteur des industries culturelles et créatives. C’est dans ce cadre que Lolvé Tillmanns, assistée de Carhel Quenum, a donné des notions d’écriture et de lecture performée aux jeunes. Dans une approche participative, elle a su prodiguer à ceux-ci quelques astuces épistémiques. Répartis en plusieurs groupes, les jeunes présents ont eu à travailler sur le thème « Le ciel est vert ». A travers des exercices pédagogiques, ils ont eu à produire des textes et mis en pratique la lecture performée. Cette opération d’Abomey a été une réussite pour Laboratorio Arts Contemporains qui met ainsi à la disposition de tous un outil de recherche pérenne, performant, moderne et contemporain. Cet outil constitue une référence tant pour les chercheurs que pour les artistes avec pour objectifs de susciter une véritable mise en partage des univers de sens afro diasporiques. Culture 20 janv. 2023


Visite du chantier de l’Unstim à Abomey: Zul Kifl Salami rassuré du niveau d’exécution des travaux
Les infrastructures en construction à l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim) d'Abomey évoluent à grands pas. Ce projet cofinancé par la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea) et le gouvernement béninois a reçu, mercredi 18 janvier dernier, la visite d’une délégation de l’Acise avec à sa tête Zul Kifl Salami, chargé de mission du président de la République, qui s’en retourne rassuré du niveau d’exécution des travaux.La Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea) poursuit ses actions au Bénin. Après l’Université nationale d’agriculture de Sakété, d’Awaï et d’Idigny, l’Institut de Mathématiques et de sciences de Dangbo et bien d’autres, elle est cette fois-ci fortement impliquée dans la réalisation des infrastructures à l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim) d'Abomey. Démarrés le 13 décembre 2022, les travaux financés à 91,5 % par la Badea, soit 23 milliards F Cfa et à 8,5 % par le budget national, s’étendront sur 20 % du domaine de 30 hectares. Ces infrastructures comprennent le rectorat (bureaux, salles de réunions et dépendances), le bloc pédagogique, la bibliothèque, la salle informatique, le bloc administratif, le dortoir (R+3) pour étudiants avec une capacité de 300 lits, le restaurant pour étudiants, l’infirmerie, les locaux annexes composés de deux guérites dont une principale et une secondaire, les locaux techniques, les voies pavées et espaces verts sans oublier les parkings (couvert et non couvert).

Engagement

La visite du site, mercredi 18 janvier dernier, a été l’occasion pour Zul Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat, de s’enquérir du niveau d’évolution des travaux. A sa descente, il a été accueilli par l’équipe rectorale et celle chargée de l’exécution des travaux. « Nous savons la valeur de ce projet pour le Bénin et le gouvernement notamment son caractère hautement social. Nous nous engageons à travailler d’arrache-pied pour, non seulement respecter le délai contractuel mais aussi réaliser des infrastructures de qualité comme nous le faisons toujours. Nous ne faillirons pas, car nous comptons sur notre expertise et nos expériences qui ne sont plus à prouver pour vous satisfaire», a déclaré Maurice Houessou, chef projet. Le professeur Joachim Gbénou, recteur de l’université, a promis de suivre au jour le jour l’évolution des travaux et d’informer l’Acise en cas de nécessité.

Jalon dans la coopération

Zul Kifl Salami n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à la Badea qui apporte une réelle valeur ajoutée au développement en tant que pionnier du financement de l’enseignement technique et professionnel au Bénin. « C’est donc important de reconnaître l’impact de la Badea sur le développement de notre pays», a-t-il relevé tout en saluant le chef de l’Etat pour la pertinence de sa vision. S’adressant à toute l’équipe, il précise que ce projet doit être mené au pas de charge et sans retard parce que, à l’en croire, les bailleurs de fonds sont d’autant plus enthousiastes à aider les pays si les ressources qu’ils mettent à leur disposition sont utilisées de manière efficace, suivant les règles de l’art et avec célérité. « Plus vite nous consommons les crédits, plus nous amplifions nos chances d’avoir davantage de ressources pour continuer notre voyage sur le chemin du développement. Il faut qu’on prenne conscience de ces données dans la coopération des bailleurs de fonds avec les pays notamment avec le Bénin», a-t-il martelé. Zul Kifl Salami indique également qu’il est important de réussir ce projet, qui sera encore un jalon dans la coopération avec la Badea. « Si la Badea a pris le pari de financer le secteur éducatif et particulièrement l’enseignement technique et professionnel au Bénin, c’est parce que les autorités de cette institution ont pris la mesure du rôle de l’éducation notamment de l’enseignement technique et professionnel dans le développement. Si nous réussissons à exécuter correctement les projets qu’elle finance, il est évident que nous allons nous inscrire comme des pionniers dans leurs archives…», a-t-il expliqué.
Actualités 20 janv. 2023


Aboutissement des législatives 2023: Une consécration des réformes politiques engagées
Les élections législatives du 8 janvier dernier sont terminées avec la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats définitifs. Ce scrutin qui consacre ainsi la pertinence des réformes politiques engagées par le président Patrice Talon a permis à trois partis politiques d’atteindre la barre des 10 % des suffrages requis pour siéger au parlement qui comptera 109 députés.Les réformes politiques du président Patrice Talon portent leurs fruits. Pour une première fois dans l’histoire du pays, les élections législatives se sont tenues avec un nombre aussi rationnel de listes en compétition. A l’arrivée, seuls trois partis ont pu remplir les conditions pour siéger à l’Assemblée nationale. Selon les résultats provisoires donnés par la Commission électorale nationale autonome (Cena) et confirmés par la Cour constitutionnelle, deux partis politiques de la majorité présidentielle dont l’Union progressiste le Renouveau et le Bloc républicain s'en sortent respectivement avec 53 et 28 sièges. Quant au parti d’opposition Les Démocrates, il obtient 28 sièges. Ce qui prouve à suffisance que, grâce à l’avènement du président Patrice Talon au pouvoir, l’assainissement du paysage partisan est définitivement engagé. Dans les années à venir, l'action politique en bénéficiera en termes d'homogénéité et d'efficacité. Il ne pourrait plus avoir à l’Assemblée des majorités à géométrie variable qui ne favorisent pas une action gouvernementale sérieuse. Ceux qui fustigeaient les réformes devraient, avec le recul, féliciter Patrice Talon qui se révèle un visionnaire. Ils en bénéficieront plus tard. Si aujourd'hui le Bénin compte trois grands partis au parlement, il n'est pas exclu que cette configuration évolue pour stabiliser durablement le paysage partisan autour de deux grands pôles. Actualités 16 janv. 2023


Présentation de vœux au chef de l’Etat: La bravoure des forces de défense et de sécurité célébrée
Pour une cérémonie de présentation de vœux, hier au palais de la Marina, l’heure était plutôt à la célébration des mérites des forces militaires et paramilitaires qui œuvrent au quotidien à la conservation de l’intégrité du territoire national et à la protection des personnes et des biens.« Vous êtes bons et j’en suis fier». C’est sans ambages que le chef de l’Etat a livré aux forces de défense et de sécurité, hier au palais de la Martina, ses sentiments à leur égard pour les nombreuses missions qu’elles accomplissent au quotidien pour la sauvegarde de l’intégrité du territoire national et la sécurisation des personnes et des biens. En témoignent les réussites sur le front de la lutte contre le terrorisme au niveau des frontières. Malgré les assauts des terroristes, les positions des soldats béninois sont restées inviolables. Une preuve palpable de leur engagement et de leur détermination. Mais pour qu’il en soit ainsi, le gouvernement a joué de manière convenable sa partition. Recrutement de nouveaux soldats, construction d’infrastructures stratégiques, acquisition d’équipements modernes… sont autant d’actions menées et qui ont accru la résilience des soldats au front. « Ce sont des initiatives uniques et courageuses qui permettront de mieux garantir la quiétude à nos compatriotes sur toute l’étendue du territoire national. De plus, les récentes mesures entrant dans le cadre de la revalorisation de la solde ont de façon significative impacté le moral de la troupe et décuplé notre engagement », a déclaré le général de brigade Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major des forces armées béninoises. Il n’a pas manqué de citer la loi qui permet la prise en charge des soldats blessés ou décédés en mission et leurs ayants droit en cas de besoin. Conséquence logique, les différentes composantes des forces armées béninoises ont engrangé des résultats appréciables qu’il a énumérés. Des performances bien appréciées par le chef de l’Etat, chef suprême des armées, qui promet de faire davantage, une manière de reconnaître le mérite des hommes en uniforme. « Mon engagement et celui de mon gouvernement vous sont acquis», fait savoir Patrice Talon. Ces efforts, au regard des résultats obtenus, ne sauraient ne pas être poursuivis. « Nos efforts seront maintenus pour mettre à votre disposition des équipements de plus en plus adaptés et la logistique appropriée, le tout pour maintenir en votre sein l’état d’esprit nécessaire à l’accomplissement de vos missions respectives », a-t-il promis. Il en sera ainsi parce que la sécurité est un facteur important de développement. Actualités 13 janv. 2023


Présentation de vœux des institutions de la République au chef de l’Etat: Réforme annoncée dans les médias et adieu à la 8e législature
Le président de la République a reçu, ce jeudi 12 janvier, les vœux des présidents des différentes institutions de la République. Entre bilan de l’année précédente et perspectives pour les mois à venir, les voeux formés placent la nouvelle année sous le signe de l’accomplissement du devoir républicain. C’est aussi l’occasion d’exprimer les gratitudes à la législature finissante et d’annoncer des réformes dans le secteur de la presse.C’est l’accomplissement du devoir républicain qui marquera les actions du gouvernement, de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, de la Cour des comptes, de la Haute cour de justice, du Conseil économique et social, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication et du Médiateur de la République. Du moins, c’est sous ce signe que le chef de l’Etat place l’année 2023 qui égrène déjà ses premiers jours. Patrice Talon l’a annoncé au cours de la cérémonie d’échanges de vœux avec les responsables des institutions de la République, ce jeudi 12 janvier au palais de la Marina. [caption id="attachment_92037" align="alignnone" width="450"] Les présidents des institutions de la République ...[/caption] Mais avant cette orientation, il est revenu au président de l’Assemblée nationale, de rapporter les grandes lignes des acquis des différentes institutions au cours de l’année dernière. Ainsi, au niveau de la Représentation nationale, Louis Vlavonou informe que d’importantes lois ont été votées. Et c’est avec un sentiment de devoir patriotique accompli que les députés de la 8e législature s’éclipseront dans quelques semaines pour laisser place aux députés élus lors du scrutin du dimanche 8 janvier dernier. Du côté de la Cour constitution-nelle, de profondes réformes aussi bien en matière des textes fondateurs que des paradigmes de travail ont été conduites. « La mandature actuelle s’achève au cours de l’année 2023. Nul doute que vous ne ménagerez aucun effort afin que la qualité des personnalités à composer la prochaine soit au moins équivalente à celle des membres actuels pour assurer l’interprétation de la loi fondamentale, l’arbitrage des institutions et la gestion du contentieux des prochaines élections législatives et présidentielle de 2026 », a souhaité Louis Vlavonou, inter-venant au nom de tous les présidents des institutions de la République. A l’instar de la Cour constitution-nelle, la vie de la Cour suprême a été marquée par des réformes ces derniers mois. Grâce à ces innovations, l’institution se montre plus performante et davantage au service des justiciables. « La Cour suprême connait une révolution dans sa gestion administrative et juridictionnelle depuis plus d’un an et les premiers résultats se ressentent déjà en matière de qualité et de quantité des décisions rendues en 2022», indique le président Louis Vlavonou. [caption id="attachment_92038" align="alignnone" width="450"] ... les missions à elles assignées, et que le président
de l’Assemblée nationale en leur nom a rappelées[/caption] Quant à la Cour des comptes, nouveau venu de l’arsenal juridique béninois, elle prend corps à grands pas et joue de mieux en mieux le rôle qui lui est dédié. Elle a connu l’adoption de l’ensemble des textes législatifs qui lui sont applicables et l’étoffement de son personnel avec la nomination des présidents de chambres, de conseillers et d’avocats généraux. « En dépit de la volonté manifeste de sa présidente et de ses membres, la Haute cour de justice continue d’espérer que l’heure de sa dynamisation approche et pourrait sonner en 2023. A cette fin, elle a mené des réflexions en vue de repenser son cadre normatif et les conditions de sa saisine effective », a aussi précisé le président de l’Assemblée nationale au chef de l’Etat. Quant au Conseil économique et social, il a produit des avis et recommandations et organisé des séminaires sur des sujets sensibles alors que la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) reste reconnaissante pour l’adoption et la promulgation d’une nouvelle loi organique. La Commission électorale nationale autonome et le Médiateur de la République ont aussi été très actifs au cours de l’année écoulée. Si la première a organisé avec professionnalisme et sans anicroche les dernières élections législatives, le second, malgré ses résultats appréciables, continue d’espérer sa constitutionnalisation.

Réforme de la presse

Les satisfactions suscitées par les réussites de l’année dernière ne doivent pas empêcher l’exploration de perspectives meilleures pour les douze prochains mois. «Les progrès obtenus lors de ces dernières années nous obligent à garder le cap sans désemparer », clarifie le chef de l’Etat. D’ailleurs, précise-t-il, les défis qui s’annoncent sur le chemin du développement socioéconomique sont grands. L’un des plus importants que cite Patrice Talon, c’est la réforme dans le secteur des médias pour une presse professionnelle et responsable. C’est une thérapie d’envergure qui sera portée par l’institution de Rémi Moretti. « Je voudrais assigner une mission particulière à la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication, celle d'engager des consultations sérieuses avec les acteurs de la presse nationale afin de proposer au gouvernement assez vite les axes d'une réforme ambitieuse et pertinente du secteur », annonce le président de la République. Ce remède permettra de favoriser l'avènement de véritables entreprises de presse dans lesquelles les professionnels bénéficient des conditions de vie décentes pour « cesser d'être exposés aux vices, à la précarité et à l'incertitude du lendemain ». [caption id="attachment_92039" align="alignnone" width="450"] Les présidents des institutions de la République ...[/caption] En dehors des médias, Patrice Talon martèle que le temps des violences dans le champ politique est fini. D’une certaine manière, la consolidation de la démocratie prendra une autre tournure. En témoigne déjà la tenue des élections législatives le 8 janvier dernier avec la participation de toutes les sensibilités politiques. Ce scrutin qui a livré son verdict s’est déroulé dans une ambiance paisible et conviviale. Mais malgré la victoire du camp de la mouvance qui obtient une majorité confortable, le président de la République se dit ouvert à toutes les propositions objectives et sources d’évolution. « Il n’y a eu ni perdant, ni gagnant. Seul le Bénin a gagné », retient-il, appelant à l’unité d’action pour accélérer le développement.
Actualités 13 janv. 2023


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