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Nouvelles

Noix de cajou: comment le Bénin veut transformer toute sa production
A compter d’avril 2024, le Bénin n’exportera plus ses noix de cajou brutes. Dix usines en cours d’installation dans la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) seront le poumon de la transformation de cette matière première en produit fini à destination du marché international. Deuxième produit d’exportation du Bénin après le coton, la noix de cajou devra rapporter plus gros à l’économie nationale dans quelques années. Cette matière première est au cœur du projet de développement de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) avec pour finalité la transformation de la totalité de la production nationale. En effet, le pays exporte la majorité de sa production locale, ce qui constitue un énorme manque à gagner pour son économie en termes de devise et de création d’emplois. Le Bénin compte alors sur le développement du parc cajou de la Gdiz pour inverser cette tendance. En amont, un décret, signé en mars dernier, interdit l’exportation des noix de cajou brutes du pays à compter d’avril 2024. Sur le site de la Gdiz, le parc cajou de plus de 37 hectares, qui constitue le poumon de la transformation de cette matière première en produit fini à destination du marché international, se met progressivement en place. « Vous voyez là 65 000 tonnes de noix de cajou brutes. Mais ça c’est rien. L’année prochaine, nous allons acheter 160 000 tonnes pour la zone parce que nous avons 10 usines de transformation qui sont en cours d’installation dans la Gdiz », a expliqué Létondji Beheton, directeur général de la Société d'investissements et de promotion de l'industrie (Sipi-Bénin), lors de la visite guidée de la zone initiée au profit des professionnels des médias. Toutes les dix usines seront achevées dans les douze prochains mois. Dans l’immédiat, deux usines seront opérationnelles début septembre prochain. Des usines déjà opérationnelles « Vous avez dû remarquer en venant ici qu’il y a certaines usines qui sont en cours de finition. Les deux premières usines seront opérationnelles fin août ou au plus tard début septembre 2022. Chacune de ces usines va transformer à peu près 32 000 tonnes. L’objectif est que d’ici deux ans, nous transformions toute la production de noix de cajou au Bénin », ajoute-t-il. Des amandes de cajou soigneusement emballées et aux normes internationales partiront ainsi du Bénin pour le marché mondial dans quelques années. Mais ce n’est pas tout. Contrairement aux unités existant dans le pays, le site de transformation des noix de cajou de la Gdiz est un parc zéro déchet. Le directeur de la Sipi-Bénin insiste: « Quand on finit le décorticage des noix, on extrait l’huile des coques (utile dans les industries de la peinture et de l'aéronautique) et les résidus issus seront transformés en charbon bio ». Tout cela se fera sur place assure Létondji Beheton. Les travaux en cours augurent d’un lendemain meilleur pour la filière cajou et ses chaînes de valeurs. Le développement du parc cajou ouvre également la voie à la création de milliers d’emplois directs et indirects pour les jeunes et les entreprises locales. De quoi booster encore l’économie béninoise, inciter d’autres investisseurs et promouvoir le pays sur le marché international? Actualités 21 juil. 2022


Transformation digitale de l’administration publique: le programme de formation des cadres au standard Icdl lancé
  Adidjatou Mathys, ministre de la Fonction publique et du Travail, et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du numérique et de la digitalisation ont procédé, mardi 12 juillet dernier à Cotonou, au lancement du programme de formation et de certification Icdl des cadres de l’administration publique béninoise. Pendant 9 mois, 1 540 agents seront dotés de compétences et aptitudes en vue de la transformation digitale de l’administration publique. Le programme de formation et de certification Icdl des cadres de l’administration publique béninoise a été lancé, mardi 12 juillet dernier à Cotonou. Au cours de la cérémonie, Adidjatou Mathys, ministre de la Fonction publique et du Travail, s’est réjouie de la mise en œuvre de ce programme destiné au renforcement des capacités des agents de l’Etat. « Le monde est devenu un village planétaire et depuis 2016, le gouvernement est resté fidèle à sa vision de renforcer les compétences numériques du personnel de l’administration publique », a-t-elle souligné. Pour elle, il n’est plus question pour les cadres de l’Etat d’être en marge de la transformation digitale de l’administration publique. C’est alors qu’elle a encouragé les participants à suivre cette formation afin d’être utiles pour l’administration béninoise. « Le renforcement aux compétences du numérique va impulser davantage la modernisation de notre administration », a-t-elle indiqué. Pour Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, cette cérémonie est la preuve que le gouvernement nourrit de grandes ambitions pour la modernisation de l’administration. « Les compétences numériques ne sont plus un luxe mais une nécessité », a-t-elle ajouté. C’est le lieu pour elle de rappeler que ce programme a démarré par une phase d’évaluation où 1 540 agents de l’administration publique sur divers modules. A l’en croire, face aux besoins, et conscient que le numérique améliore la productivité de l’administration, le gouvernement a décidé de former et de certifier aux standards International Certification for Digital Literacy (Icdl) les compétences numériques du personnel de l’administration béninoise. « La norme Icdl est un standard de certification de compétences numériques utilisées dans le système des Nations Unies et dans plusieurs administrations publiques dans le monde entier », a-t-elle justifié. Il s’agira, pendant 9 mois, de doter 1 540 cadres béninois de compétences et aptitudes d’utilisation efficace des outils informatiques. Pour Daris Gbaguidi, représentant d’Icdl-Africa, partenaire technique du gouvernement dans ce programme, cette formation va non seulement aider les cadres de l’administration dans leur travail quotidien mais aussi favoriser leur développement personnel. « C’est un devoir pour nous de vous donner ces compétences numériques pour vous rendre davantage performants », a-t-il déclaré. Selon lui, compte tenu des besoins énormes au niveau de l’administration, un programme spécifique a été élaboré pour former les cadres béninois pour la maitrise de l’outil informatique, la connaissance de l’univers de l’ordinateur, la sécurité informatique et les logiciels les plus utilisés par les agents de l’administration. « L’idée, c’est de permettre à terme à tous les agents de l’administration béninoise de disposer de compétences numériques nécessaires pour faire face aux défis actuels », a-t-il conclu. Actualités 14 juil. 2022


Reboisement de la forêt de mangroves de Togbin-Adounko: Bolloré Transport & Logistics Bénin se mobilise
Le 29 juin 2022, une délégation de Bolloré Transport & Logistics Bénin s’est rendue dans la localité de Togbin-Adounko, située à proximité directe des installations de Bénin Terminal, et a offert 3 000 plants de palétuviers qui contribueront au reboisement d’un hectare de terrain dans cette zone qui abrite une végétation importante avec une forêt de mangroves dense. L’opération de reboisement de la forêt de mangrove de Togbin-Adounko a été menée en partenariat avec les Ong Ajcve (Association des Jeunes pour la Conservation et la Valorisation de l’Environnement) et Accb (Aire Communautaire de la Conservation de la Biodiversité) sous la supervision de l’adjudant-chef Boris-Arnaud Agonkpo, des Eaux et Forêts de la commune d’Abomey-Calavi. Elle contribuera à réduire le déficit des 69 hectares de forêt de mangroves à l’échelle nationale. Cette action favorisera également la régénérescence de l’écosystème de la mangrove et la sauvegarde de certaines espèces animales en voie d’extinction. À terme, elle permettra à la mangrove de pleinement jouer son rôle d’usine naturelle d’épuration de l’air et de lutte contre les gaz à effet de serre. « Au Bénin, des études ont montré qu’un hectare de mangroves capte par jour 100 kg de dioxyde de carbone. Cette donnée importante montre que les mangroves sont capitales pour la régulation de l’environnement. Il est donc primordial d’engager des actions pour les préserver avec le soutien de partenaires publics et privés. », a précisé Maixent Ogou, directeur exécutif de l’Ong Actions Plus. « Bolloré Transport & Logistics Bénin met en œuvre une politique active et engagée en faveur de la préservation de l’environnement et de la protection de la biodiversité. Celle-ci se décline à travers diverses initiatives que nous menons avec chacune de nos filiales au sein de nos territoires d’implantation. Nous suivons avec attention le déploiement des actions que nous mettons en place pour nous assurer de leur impact et des bienfaits sur l’environnement. » a souligné Venance Gnigla, président exécutif de Bolloré Transport & Logistics Bénin. À propos de Bolloré Transport & Logistics au Bénin Bolloré Transport & Logistics Bénin est un partenaire portuaire et logistique de référence au Bénin. Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Transport & Logistics multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1 300 personnes à travers 5 filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs ferroviaire, logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Confiant dans le potentiel de développement du pays, Bolloré Transport & Logistics investit sur le long terme au Bénin. Education 04 juil. 2022


Après les orages de ces jours-ci: de fortes pluies sont toujours à craindre
  Beaucoup se sont inquiétés de la quantité d’eau déversée sur Cotonou et environ, le week-end du 25 juin 2022. Les explications fournies par Météo Bénin montrent qu’il faudra s’accrocher à son imperméable. « Après l’évènement pluvieux observé ce matin dans le sud par endroits, un nouvel épisode s’y annonce dans les heures à venir avec des quantités de pluie modérée à forte. De fortes pluies accompagnées d’orages sont également annoncées dans l’Alibori ». Des alertes pareilles comme celle-ci en date du 29 juin 2022, les populations devront s’y habituer les prochains jours, dans la partie méridionale et dans l’ensemble du pays. C’est déjà le cœur de la grande saison des pluies, et dame nature fera davantage de caprices. « Dans les jours à venir, nous pouvons dire que de fortes pluies sont toujours à craindre, entre le 29 juin et le 2 juillet 2022. Nous avons toujours la possibilité d’avoir de fortes pluies qui vont impacter la ville de Cotonou et le sud du pays en général. Cette probabilité pourrait s’étendre aux semaines à venir étant donné que nous sommes en pleine saison pluvieuse », explique Boris Anato, directeur de la Prévision et du réseau d’observation météorologique à Météo Bénin. Alors, l’intensité des pluies ces jours-ci, notamment celles du dimanche 26 juin 2022 n’était pas surprenante. Selon Boris Anato, ce sont les dégâts occasionnés en termes de rues immergées et d’arbres déracinés qui ont semé la crainte. Les relevés indiquent 110 mm à Cotonou, 29 mm à Abomey-Calavi et 21,9 mm à Kétou pour cette journée-là. « Cette situation a commencé à 7 h 42 avec de faibles précipitations, mais déjà vers 10 heures 40, des orages ont été notés avec de fortes précipitations qui ont conduit à une hauteur de 90 mm déjà à midi. Et à 16 h, nous avons une hauteur de 110 mm de pluies », fait remarquer Boris Anato. Pas besoin de remonter à 30 années en arrière pour comprendre que juin est capricieux. Il y a deux ans, en trois jours, sur la même période, un cumul de 311 mm d’eau a été enregistré à Abomey-Calavi et 181 mm à Cotonou. L’année 2021 a connu son déluge de fin juin-début juillet à sa manière. « Cette situation n’est pas une première. Chaque année, nous enregistrons toujours de fortes pluies à cette période. De surcroît, nous sommes dans l’un des mois les plus pluvieuses dans le sud de notre pays qui est celui de juin », note le météorologue. Il vaut mieux alors prendre ses précautions. Société 01 juil. 2022


En visite d’affaires au Benin: des investisseurs britanniques au contact du PAG
  Sous le leadership du ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances, une délégation de UK Export Finance, l’Agence de crédit à l’exportation du Royaume-Uni, a effectué une descente prospective au Bénin. Au cours d’un business forum organisé hier mardi 28 juin à Cotonou, la partie béninoise représentée par plusieurs directeurs d’agences et experts, a présenté à la délégation anglaise et aux partenaires d’affaires, le Programme d’action du gouvernement et les opportunités d’investissement. Le Bénin et ses innombrables opportunités d’affaires ont réussi à attirer l’attention de l’avaliseur des exportateurs britanniques. Conduite par son directeur exécutif, une délégation de UK Export Finance a effectué une visite sur Cotonou. Lors de la rencontre d’affaires tenue à l’occasion, Adidjatou Assan Zanouvi, directrice adjointe du cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, a exprimé l’opportunité pour le Bénin de recevoir la prestigieuse Agence de crédit à l’exportation du Royaume-Uni ; dans l’espoir que cette rencontre d’affaires ouvre la voie à un réseautage et à des investissements. Pour Louis Taylor, directeur exécutif de UK Export Finance, c’est le Bénin qui, par ses prouesses, attire de plus en plus les investisseurs. « C’est une opportunité pour nous aussi d’être au Bénin. « Le Bénin est un pays en plein essor et nous sommes venus découvrir les nombreuses ambitions et opportunités d’affaires que le Bénin porte », a-t-il précisé. A l’en croire, l’Agence de crédit à l’exportation du Royaume-Uni est disposée à travailler avec le gouvernement béninois pour connaître ses priorités et lui proposer des opportunités avantageuses. Le directeur exécutif de UK Export Finance ajoute que le contenu de l’accompagnement de l’Agence peut être en biens ou en services. UK Export Finance a d’ailleurs soutenu l’investissement et les affaires dans plusieurs pays notamment dans la construction d’infrastructures, d’hôpitaux, de routes, et dans les installations électriques. Pour cette rencontre d’affaires, UK Export Finance a fait venir des représentants d’entreprises qui ont eu à bénéficier de l’accompagnement de l’Agence et qui veulent aujourd’hui connaître les opportunités d’investissements qu’offre le Bénin. « C’est donc un forum de grand enjeu », a reconnu Louis Taylor. Représentée par plusieurs directeurs d’agences et experts, la partie béninoise a présenté à la délégation anglaise et aux partenaires d’affaires le Programme d’action du gouvernement et plus spécifiquement les projets phares en cours. Le Bénin a une position stratégique en Afrique de l’Ouest et il faut montrer à ces entreprises anglophones qu’elles peuvent venir s’installer au Bénin, qu’elles peuvent exploiter les opportunités d’investissement qu’il y a surtout, avec le PAG et tous les bons projets qui sont en cours », va renchérir Mireille d’Oliveira-Richards, Ceo Benin Connect, membre de la délégation. Native du Bénin, cette cheffe d’entreprise exerçant en Angleterre compte sur sa fine connaissance du marché britannique et du marché béninois pour accompagner les entreprises qui souhaitent s’installer et qui ont besoin d’assistance. UK Export Finance est l’Agence de crédit à l’exportation du Royaume-Uni dont la mission est de veiller à ce qu’aucune exportation britannique viable n’échoue par manque de financement ou d’assurance, tout en fonctionnant sans coût net pour le contribuable. C’est un département gouvernemental qui fait partie intégrante de la stratégie et des opérations du Département du commerce international. UK Export Finance travaille avec plus d’une centaine d’assureurs-crédit et prêteurs privés pour aider les entreprises britanniques à accéder au financement à l’exportation. «Nous aidons les entreprises britanniques à remporter des contrats à l’export en offrant des conditions de financement attractives à leurs acheteurs ; à remplir les contrats en soutenant les prêts de fonds de roulement», renseigne la plateforme de l’agence. Actualités 29 juin 2022


Assemblée générale ordinaire de la Fececam-Bénin: des efforts soutenus de réduction de l’exclusion financière enregistrés
Le réseau des Faîtières des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuelle du Bénin (Fececam-Bénin) a tenu, jeudi 16 juin dernier à Parakou, sa 29e assemblée générale ordinaire, exercice clos au 31/12/2021. Des résolutions ont été prises à cette occasion. Grande était la mobilisation des délégués des 33 Clcam à l’assemblée générale ordinaire de Fececam-Bénin, jeudi 16 juin dernier, à Parakou. Instance suprême du réseau, ces assises ont permis de faire le compte rendu des activités de l’exercice 2021, puis de prendre un certain nombre de décisions et résolutions. C’est avec pour ambition de maintenir le cap, qu’il y a un peu plus d’un an, Clément Yadonta a pris la direction générale de l’institution. Selon lui, le pari est en train d’être gagné pour sa première année de mise en œuvre du plan d’affaires 2021-2025, comme en témoignent les indicateurs enregistrés. «Le nombre de sociétaires est passé de 1 193 857 en 2021 à 1 239 990. L’encours de crédits a atteint 70,6 milliards de francs Cfa contre 67,2 milliards au 31/12/2020, soit un accroissement de 8,23 % avec un pas amélioré qui s’est stabilisé au 31/12/2021 à 4,48 % contre 6,63 % en 2020», a indiqué le directeur général. « L’encours de dépôt est passé de 61,7 milliards en décembre 2020 à 65,2 milliards en 2021, soit un accroissement de 5,65 %. Le résultat net d’exploitation de combiné de réseau est passé de 1 585 663 347 à 2 622 113 204 F Cfa, soit un accroissement de 65,36 %. Enfin, le ratio de capitalisation est à 35,76 % au 31/12/2021 contre une norme de 15 %. Ce qui conforte la solidité financière de notre réseau », a-t-il poursuivi. Il a alors félicité tous ceux qui ont œuvré pour ces résultats. «Cette performance renforcée doit continuer dans le temps et s’exprimer à tous les niveaux, par la rigueur dans le travail bien fait », a averti Clément Yadonta. Parmi les défis à relever, il a annoncé la digitalisation des services du réseau, l’acquisition et le déploiement d’un nouveau système d’information et de gestion pour améliorer les offres de services. « Nous n’avons pas le choix. Nous sommes résolument engagés à mettre l’accent sur les nouveaux enjeux stratégiques liés à la mutation du système bancaire financier », a-t-il insisté. A sa suite, le président du Conseil d’administration, Innocent Fayalo, a indiqué que la Fecefcam-Bénin poursuit son développement commencé depuis 45 ans, en impactant positivement les populations rurales et urbaines. Selon lui, l’exercice 2021 est marqué par trois faits majeurs. Il évoque le changement que la Fececam-Bénin a connu à la tête de sa direction générale, le module de classes entièrement équipé offert à la commune d’Akpro-Missérété, puis l’excédent de plus de 2,6 milliards francs enregistré. Il a alors invité les délégués à faire preuve de célérité et de responsabilité afin que la Fececam continue de rester le leader de la micro-finance au Bénin. Mission accomplie Rehaussant la cérémonie par sa présence, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a remercié la Fececam-Bénin et ses responsables pour l’honneur fait à Parakou pour abriter ces assises. « Point n’est besoin de revenir sur le rôle important que joue la Fececam-Bénin dans le développement rural à travers l’octroi de crédits agricoles aux ménages à capital initial insuffisant », a-t-il fait observer. Après l’adoption du procès-verbal de l’assemblée générale ordinaire du 18 juin 2021 tenue à Porto-Novo et du point de l’exécution des recommandations, les délégués ont examiné les rapports d’activités des organes. Ils ont également eu droit à la présentation des rapports du commissaire aux comptes. Les délégués ont aussi saisi l’occasion pour procéder à l’élection des nouveaux membres des différents organes. Les anciens en fin de mandat ont été remplacés. Ainsi, au niveau du Conseil d’administration de 9 membres élus parmi lesquels il fallait procéder à trois renouvellements et remplacer un membre en fin de mandat, c’est Gauthier Haoudou qui a pris la présidence. Il a remplacé Innocent Fayalo qui a pris la vice-présidence. De même, les meilleurs agents et les meilleures entités des Clcam et des directions techniques régionales ont été gratifiés. C’est pour le travail qu’ils ont abattu en 2021. Les élus en fin de mandat ont également reçu des présents. Mais avant, la Clcam Parakou a passé le témoin à son homologue d’Abomey qui accueillera l’année prochaine l’assemblée générale ordinaire. Pour clôturer les manifestations, un dîner de gala et d’hommage a été organisé à l’intention de 19 agents appelés à faire valoir leurs droits à la retraite, après de bons et loyaux services rendus à l’institution. En dehors des médailles, enveloppes financières et tableaux d’honneur, ils ont également reçu des cadeaux en nature. Société 20 juin 2022


Bilan de l’an 1 de Talon 2 / Ministère de la Fonction publique et du Travail: des réformes pour une administration efficace
  Lors de son passage sur l’émission « Gouvernement en action » pour le bilan du ministère de la Fonction publique et du Travail, la ministre Adidjatou Mathys a présenté les réformes et projets en cours d’exécution pour renforcer l’efficacité de l’administration publique pour des prestations de qualité aux usagers. Les premiers résultats du second mandat de Patrice Talon dans le secteur de la fonction publique et du travail tirent leur source des acquis du premier quinquennat. Entre autres, il y a la dématérialisation de la gestion de la carrière des agents de l’Etat, la mise en ligne des actes de carrière et la possibilité de leur téléchargement par les bénéficiaires, la mise en place d’un système transparent et équitable de l’organisation des concours d’entrée dans la fonction publique. L’instauration d’un système automatique de remise des carnets de pension, le réaménagement des horaires de travail dans l’administration publique, l’organisation de la troisième édition des élections professionnelles, la modernisation de l’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale, etc. font aussi partie des acquis. Forte de ce bilan, la ministre Adidjatou Mathys peut développer ce qui est déjà fait sur les cinq réformes et deux projets inscrits dans le Programme d’action du gouvernement 2021–2026 (Pag 2). Au cours de ce mandat, le gouvernement a poursuivi la dématérialisation des services publics afin de rendre fluides les relations entre l’administration publique et les usagers. Déjà, les centres communaux de service public sont installés au niveau de 15 communes à savoir Kandi, Malanville, Tanguiéta, Péhunco, Allada, Ouidah, Nikki, Bembéréké, Dassa-Zoumè, Aplahoué, Bassila, Covè, Djidja, Pobè et Adjohoun. « C’est un dispositif qui comporte une borne tactile avec un accès Wifi de longue portée, alimenté par l’énergie solaire photovoltaïque. Il aide les usagers à avoir accès aux services sollicités », a expliqué la ministre. Cet élan ne s’arrêtera pas. Toutes les communes seront dotées progressivement de ce dispositif. C’est une manière pour l’administration publique de se rapprocher des usagers. Autres acquis L’autre réforme qui se poursuit au niveau du ministère de la Fonction publique et du Travail, c’est l’amélioration de la gestion des carrières des agents de l’Etat et la remise automatique des carnets de pension aux personnes admises à faire valoir leur droit à la retraite. Elle se traduit par la mise en place d’un système intégré qui regroupe tous les gestionnaires des ressources humaines. « Au titre du Pag 2, nous avons déployé le cyber H dans la quasi-totalité des départements ministériels et des institutions de l’Etat. Ce qui permet aux gestionnaires des ressources de gérer les carrières des agents sans se déplacer », informe la ministre. De plus, grâce à la coordination des régimes de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et du Fonds national de retraite et rentes viagères (Fnrv), des personnes autrefois abandonnées sont désormais bénéficiaires de pension de retraite. La correction d’une injustice qui, selon la ministre, relève du « hautement social ». Léontine Idohou, une des bénéficiaires de cette action, manque de mots pour exprimer sa satisfaction. « Je déborde de joie. Je remercie tous les acteurs qui ont travaillé sur la chaîne pour que cela soit une réalité », a-t-elle déclaré dans un élément audiovisuel diffusé lors de l’émission. Cette satisfaction, les pensionnés de la Cnss l’auront aussi dans quelques semaines. Les dispositions sont en train d’être prises pour qu’à leur admission à la retraite, ils puissent aussitôt commencer à toucher leurs pensions. Les réformes sont multiples et multiformes au niveau du ministère que dirige Adidjatou Mathys. Chacune d’elles présente ses spécificités mais elles convergent toutes vers l’amélioration des prestations aux usagers. C’est le cas de la mise en place de mesures visant à préparer les cadres à assumer de hautes fonctions sur les plans national et international, du renforcement de la lutte contre la corruption, de la réorganisation de la fonction publique, de la réforme du mode des prestations de l’administration publique, etc. Actualités 20 juin 2022


Etiquetage des lampes et climatiseurs: la performance énergétique en route
Les magasins et boutiques de vente de lampes et climatiseurs individuels se conforment de plus en plus aux nouvelles normes dans le secteur. Des appareils énergivores aux appareils économes et étiquetés comme tels, le Bénin se hisse au rang des nations où la performance énergétique est un critère d’émergence. « Ici, ce climatiseur est de classe trois parce qu’il porte trois étoiles. Et juste en dessous de la classe, le client peut lire que ‘‘ plus il y a d’étoiles, mieux ça vaut ’’. L’étiquette informe aussi sur le ratio d’efficacité énergétique de l’appareil qui est 3,43 Eer ; la consommation énergétique est établie à 784,75 kWh par an et la puissance frigorifique est 2,150 kW ». Tels sont les propos d’Antoine Vihou, commercial dans un magasin de vente d’appareils électriques à Cotonou. Comme dans ce magasin, l’étiquette-énergie est visible dans plusieurs autres lieux de vente de lampes et climatiseurs, installés dans les grandes villes du Bénin. «L’étiquette renseigne le client sur la qualité, les éléments de performance du produit qu’il veut acheter », note le commercial. La réforme de l’étiquette-énergie date d’il y a quatre ans. Son objectif est d’accélérer la progression du marché des appareils économes en énergie, écologiquement durables et accessibles en termes de coût aux ménages, institutions et commerces. Un décret avait été pris à cet effet en 2018. Il fixe les normes minimales de performance énergétique et le système d'étiquetage énergétique des lampes et climatiseurs individuels au Bénin. Le décret fixe le champ d’application, les exigences minimales de performance énergétique, les exigences relatives à l'étiquetage énergétique, les rôles et responsabilités de l’importateur. Sur ce dernier point, l’article 14 du décret exige de l’importateur de fournir, entre autres, les informations demandées pour chaque lampe ou climatiseur individuel ; placer ou imprimer, sur l'extérieur de chaque emballage, l'étiquette-énergie ; s'abstenir d'afficher sur les lampes et climatiseurs des informations qui seraient contradictoires avec le contenu de l'étiquette-énergie; rendre disponible une copie du document technique ou du certificat de conformité donnant la preuve des informations inscrites sur les lampes et climatiseurs à chaque point d'exposition. Si certains magasins et boutiques tâchent de se conformer à la nouvelle règlementation, d’autres par contre peinent à prendre le pli. C’est le cas de plusieurs revendeurs ambulants et détenteurs de boutiques dans certaines grandes villes du pays comme Parakou, Bohicon, Abomey-Calavi et Cotonou. Société 15 juin 2022


En visite de travail au Bénin: Mike Gonzales apprécie les actions du gouvernement
  Le sous-secrétaire au Bureau des Affaires africaines du département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique a donné une conférence de presse, lundi dernier, pour dévoiler les raisons de sa visite au Bénin, du 12 au 14 juin. Il a profité pour donner ses appréciations sur les actions du gouvernement. Les relations diplomatiques entre le Bénin et les Etats-Unis d’Amérique sont excellentes. C’est ce qu’a indiqué Mike Gonzales, sous-secrétaire d’Etat au Bureau des Affaires africaines du département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique. En visite au Bénin pour 72 heures, il a donné une conférence de presse, lundi 13 juin à l’ambassade de son pays à Cotonou, pour préciser les tenants et les aboutissants de sa mission. C’était aussi l’occasion pour lui de donner la position des Etats-Unis d’Amérique sur les actions du gouvernement ainsi que l’actualité sécuritaire nationale marquée par des attaques terroristes. « Fondamentalement, les relations entre le Bénin et les Usa sont très bonnes », a-t-il introduit. S’agissant des actions du gouvernement, Mike Gonzales reste admiratif des exploits dans le domaine économique. « Je suis impressionné par les réformes économiques qui auront forcément un impact sur les investisseurs », a déclaré le diplomate qui a la charge de 16 pays africains. Il soutient avoir une telle appréciation au regard des discussions qu’il a eues avec plusieurs acteurs socioéconomiques dont ceux du Port autonome de Cotonou. Le sous-secrétaire d’Etat reconnait également les efforts continus du gouvernement pour l’instauration d’une meilleure gouvernance des affaires publiques. Même s’il ne les a pas énumérés, il fait allusion aux nombreuses initiatives institutionnelles et juridiques pour une lutte permanente contre la corruption. La dématérialisation de l’administration publique et le développement intégral du territoire national constituent aussi deux points forts que relève Mike Gonzales. Néanmoins, l’Américain exprime quelques préoccupations au niveau des réformes politiques. Il garde espoir que les prochaines échéances électorales, en l’occurrence les législatives du 8 janvier 2023, connaîtront la participation de tous les partis politiques qui le souhaitent. L’autre sujet qui préoccupe le diplomate en séjour au Bénin, c’est le terrorisme. Les Etats-Unis d’Amérique comptent soutenir le gouvernement dans la lutte contre ce fléau qui endeuille des familles. « Nous avons différents plans pour renforcer la sécurité », a-t-il déclaré avant de lever un coin de voile sur un projet qui sera lancé en octobre prochain et qui permettra d’améliorer les capacités techniques et opérationnelles des Forces armées béninoises dans l’assaut contre les forces du mal. Actualités 15 juin 2022


An 1 Talon 2/ Petites et moyennes entreprises: réforme structurelle et des milliers d’emplois créés
  Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes entreprises (Pme) et de la Promotion de l’emploi, a passé en revue les actions menées sous Patrice Talon dans les sous-secteurs dont il a la charge. Sur l’émission «Gouvernement en action», dimanche dernier, il laisse entrevoir des perspectives heureuses au terme du second quinquennat. 1,3 million d’emplois à créer au terme du second Programme d’action du gouvernement à travers la réalisation de 342 projets. Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes entreprises (Pme) et de la Promotion de l’emploi, indique que l’emploi des jeunes est au cœur de la politique gouvernementale. Il rappelle que sur un objectif de 500 000 emplois directs et indirects, 600 000 ont été créés avec les réformes et des projets phares mis en oeuvre en l’espace de 4 ans, en 2020, avant la fin du premier quinquennat. Le gouvernement ne voulant laisser personne en rade, selon Modeste Kérékou, s’exprimant sur l’émission « Gouvernement en action », il est mis en œuvre un Projet d’inclusion des jeunes dénommé Prodji qui a vocation à accompagner les jeunes peu ou pas instruits. Environ 25 000 d’entre eux sont pris en charge à l’emploi salarié, 6 000 formés dans le secteur de l’entrepreneuriat, 4 000 en vue de l’acquisition d’un diplôme via une formation aux métiers issus des secteurs phares du Programme d’action du gouvernement dont le tourisme, l’agriculture et le transport. Sur l’émission « Gouvernement en action » sur la télévision nationale, dimanche dernier, le ministre Kérékou fait savoir que l’État s’est positionné comme un facilitateur et non plus comme le principal pourvoyeur de richesse et d’emplois, afin que le secteur privé puisse laisser éclore son potentiel. « La création de la richesse, de l’emploi est prioritairement du rôle du secteur privé. L’Etat est aujourd’hui repositionné dans son rôle régalien, et nous souhaitons créer toutes les conditions attractives, incitatives pour permettre aux entrepreneurs de pouvoir laisser éclore leurs talents, leur génie, de pouvoir créer de l’emploi et de la richesse », a-t-il déclaré. Au profit des petites et moyennes entreprises et des jeunes, il est conçu un Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie). « Pour les recrutements en nombre suffisant et en qualité, le gouvernement s’est dit que nous nous substituons aux entreprises, dans un programme spécifique que nous avons conduit sur 5 ans, où le gouvernement doit faciliter l’insertion de 2 000 jeunes par an pour plus de 6 milliards de francs l’an », explique le ministre Modeste Kérékou avant d’ajouter: « C’est pour permettre aux entreprises d’atteindre un niveau de croissance, de maturité suffisant en les accompagnant sur 1, voire 2 ans, afin de les voir voler de leurs propres ailes. Cela permet aux jeunes d’avoir des opportunités réelles pour faire valoir leurs compétences, en milieu professionnel, en entreprise et d’être rémunérés au juste prix ». A en croire le ministre des Petites et moyennes entreprises (Pme) et de la Promotion de l’emploi, plusieurs lois ont été votées et des réformes engagées pour faciliter la vie aux Pme. Il mentionne notamment qu’en moins de 4 ans, la Tps est passée de 400 000 obligatoires pour toutes les petites et moyennes entreprises à presque 10 000 francs pour les établissements, et réduite à 2, voire 5 % pour les entreprises. Les innovations de la loi portant Code des investissements, celles de la loi portant promotion des petites et moyennes entreprises, de la loi sur le crédit-bail, la réforme du Code général des impôts et autres sont favorables aux Pme, selon Modeste Kérékou. Il relève aussi qu’en termes de réforme, un Guichet unique de promotion des petites et moyennes entreprises est en cours d’opérationnalisation depuis le mois de mars. Ce guichet mettra en place des mesures d’accompagnement financier et non financier ainsi que des mécanismes innovants. Si en dépit des actions mises en œuvre par le gouvernement, la demande d’emploi reste une préoccupation, le ministre Kérékou indique que c’est en raison de la récurrente problématique de l’offre et de la demande. « Un stock important de profils qui ne sont pas demandés. Sur nos différentes plateformes, nous avons des emplois qui sont immédiatement disponibles et pour lesquels nous n’avons pas les profils. Cela pose la question de l’inadéquation entre l’offre et la demande d’emploi. Et pour pallier cela, nous avons des programmes spécifiques de requalification, de reconversion, d’information et de sensibilisation sur les réalités du marché », a-t-il souligné. Il est également promu la mise en place des unités locales de promotion de l’emploi afin que le jeune n’ait plus besoin de faire une sorte d’exode vers les centres urbains pour chercher de l’emploi, ou être accompagné dans son projet. « Il nous faut creuser, fouiller, dénicher, faire ressortir toutes les potentialités d’insertion d’emploi qui existent au niveau de nos communes », a conclu Modeste Kérékou. Actualités 14 juin 2022


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