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Nouvelles

Cep session de juin 2022 : 226 676 candidats planchent dans 775 centres dès ce mardi
L’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2022 démarre, ce mardi  7 juin, sur l’ensemble du territoire national. La première épreuve sera officiellement lancée par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, au Collège d’enseignement général de Tchatchou qui sert également de centre d’examen dans la commune de Tchaourou.
226 676 candidats dont 107 129 filles répartis dans 775 centres composent, dès ce mardi 7 juin, dans les épreuves écrites, pratiques, orales et sportives du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2022 sur l’ensemble du territoire national. Cette évaluation consacre la fin de l’enseignement primaire et donne droit au premier diplôme scolaire.
Le taux d’inscription cette année est en baisse de 6,36 % par rapport à celui de 2021 où l’on notait un effectif de 242 066 inscrits. Les candidats à besoin spécifique, notamment les sourds-muets et autres sont au nombre de 100. L’examen sera officiellement lancé par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, au Collège d’enseignement général de Tchatchou qui sert également de centre dans la commune de Tchaourou dans le département du Borgou.
A la veille de ce lancement officiel et comme de coutume, le ministre a délivré un message pour souhaiter du courage et du succès aux candidats. Il les a rassurés que les dispositions sont prises pour que l’examen se déroule normalement. Salimane Karimou a invité les candidats à être sereins, décontractés et à ne pas céder à la panique. Car, selon lui, l’examen du Cep n’est pas différent des évaluations en classe et il ne leur sera demandé que ce qui leur a été enseigné. «Vous avez affaire à une évaluation de vos connaissances comme vous en avez l’habitude avec vos enseignants. Certes, le contexte est légèrement différent mais il n’est pas hideux.
Toutes les dispositions sont prises pour que vous ne soyez pas dépaysés. N’ayez pas peur », rassure le ministre. Il conseille aux candidats de lire attentivement et sérieusement le contexte et la consigne et de commencer par la question qui leur paraît la plus abordable en prenant soin de reporter leurs numéros sur leurs feuilles de composition.

Des conseils et avertissements 

Salimane Karimou exhorte les parents d’élèves à ne pas baisser la garde. Il faut qu’ils assistent les candidats en veillant à ce que rien ne leur manque durant les quatre jours que dureront les épreuves, notamment apprêter les fournitures nécessaires surtout leurs cartes d’identité et  prévoir des tenues convenables contre d’éventuelles pluies.
Poursuivant son message, le ministre invite les enseignants, les agents de sécurité, les forces de l’ordre, les représentants des collectivités territoriales et autres acteurs impliqués dans l’organisation de l’examen à s’acquitter, chacun, de sa mission comme cela se doit. Il faut qu’ils veillent au déroulement sans faille de l’examen dans le strict respect des règles d’éthique et de déontologie. « Aucune insuffisance ne sera tolérée, car c’est de l’avenir de notre pays qu’il s’agit », prévient Salimane Karimou.
Les équipes de supervision sont déployées, en tout état de cause,  sur le territoire national et sont instruites à l’effet d’apporter les appuis logistiques et techniques partout où le besoin se fera sentir, rassure le ministre.
Actualités 07 juin 2022


Fin des audiences foraines du Médiateur de la République: un taux de couverture encourageant de 81,81 % enregistré
  Le Médiateur de la République a clos, ce jeudi 2 juin à Parakou, les audiences foraines thématiques dans les départements de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. Commencé depuis mardi 25 janvier dernier, le travail accompli a permis de réaliser un taux de couverture des arrondissements à hauteur de 81,81 %. Lancées le 25 janvier dernier dans les départements du septentrion, les audiences foraines du Médiateur de la République, édition 2022, ont pris fin hier jeudi 2 juin à Parakou. C’est au cours d’une cérémonie placée sous la présidence du Médiateur de la République, Pascal Essou. En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme régional d’appui aux pays côtiers (Prapc) financé par les Usa à travers l’Usaid, le Médiateur de la République a organisé des audiences foraines dans l’Alibori, l’Atacora et la Donga. C’est en vue de la sensibilisation des populations de ces départements à la nécessité de la cohabitation intercommunautaire, la prévention des risques liés à l’extrémisme violent, la gestion pacifique des questions foncières et des conflits opposant les agro-éleveurs. Tenues de janvier à mai 2022, ces audiences ont permis, selon le médiateur de la République, Pascal Essou, de sensibiliser près de 6 000 personnes dans 110 arrondissements au niveau des trois départements ciblés. Les objectifs visés par cette campagne, a-t-il rappelé, étaient de sensibiliser les populations afin de les protéger contre les risques potentiels du phénomène de l’extrémisme violent, puis de promouvoir les valeurs du vivre ensemble. Appréciant la démarche du médiateur de la République, le secrétaire général de la préfecture du Borgou, Sanni Bio Bayé, a indiqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la promotion de la culture de la paix et de la non-violence. Selon lui, le taux de couverture de 81,81 % est un résultat encourageant. « Appelé à produire un grand impact au sein des communautés, il dénote du succès obtenu et nécessite une extension de ce projet aux communes du Borgou », insiste-t-il. Il s’est ensuite réjoui des dispositions prises en vue de l’intégration de cinq communes du Borgou dans la deuxième phase. Mission accomplie A sa suite, le manager du Programme régional d’appui aux pays côtiers, Simplice Kuassi, a remercié le médiateur de la République pour sa franche collaboration et son investissement personnel pour la réussite du projet. «Tout en nous satisfaisant des résultats obtenus, l’une des leçons apprises de ces audiences foraines est la soif des populations pour un dialogue accru avec les autorités. Nous restons donc conscients qu’il y a encore du travail à faire », a-t-il poursuivi. L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Brian Shukan, abonde dans le même sens. Il réaffirme l’engagement de son pays à œuvrer au profit des communautés du Bénin, pour soutenir les initiatives de renforcement de la paix et de la cohésion sociale. C’est le directeur de cabinet du Médiateur de la République, Pascal Tchiwanou, qui a présenté les résultats des audiences. Les 45 arrondissements concernés dans l’Atacora ont tous été parcourus, soit un taux de réalisation de 100 %. Dans la Donga, les 22 arrondissements programmés ont également été parcourus, soit 100 %. Sur les 43 prévus dans l’Alibori, des audiences n’ont eu lieu que dans 23. Les conflits liés aux droits successoraux, l’occupation sauvage des terres par des populations étrangères et le non-respect des textes sur la transhumance sont les autres problèmes posés par les populations rencontrées. Elles sont également préoccupées par les questions de la délimitation des frontières intercommunales et celles avec le Nigeria. Actualités 03 juin 2022


Renforcement de capacités de 54 guides touristiques : de nouveaux profils pour faire rayonner la destination Bénin
Le programme de renforcement de capacités de 54 guides touristiques rentre dans sa phase active. Il a été lancé, ce mardi 31 mai, à Cotonou, par le ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, Jean-Michel Abimbola, soutenu par son collègue de l’Enseignement technique, Kouaro Yves Chabi. La cérémonie a eu lieu en présence des bénéficiaires, partenaires et autres acteurs impliqués.
Professionnaliser les guides touristiques pour des services qui font rayonner la destination Bénin. C’est l’un des objectifs du programme de renforcement de capacités de 54 guides touristiques, lancé mardi dernier.
Pendant dix semaines, ces acteurs vont se familiariser avec de nouveaux outils et techniques leur permettant de mieux accomplir leur mission. Ils seront aguerris sur des thématiques concoctées par des experts confirmés par l’Organisation mondiale du Tourisme (Omt). A travers ces thématiques, 24 modules ont été préparés dont l’histoire, le patrimoine et la culture ; les techniques de guidage ; la déontologie ; etc.
Des apprentissages pratiques sont également au menu, et les sites de Ouidah, Abomey et Ganvié serviront de cas pratiques au cours des travaux. « Les différentes sessions de formation permettront aux participants de découvrir les meilleures pistes et pratiques pour améliorer la qualité technique et la productivité de leurs talents », explique la directrice du développement du Tourisme, Faizath Kora.
En initiant ce programme de renforcement de capacités des 54 guides sélectionnés après appel à candidatures, le gouvernement béninois entend corriger les insuffisances qui ont prévalu pendant plusieurs années dans le secteur du tourisme en termes de ressources humaines de qualité, et proposer une solution durable aux questions liées à l’accroissement du tourisme transfrontalier et aux investissements du secteur privé dans certaines destinations et chaînes de valeurs.
Atou Seck, représentant résident de la Banque mondiale, partenaire du Bénin, salue les efforts du gouvernement et rappelle le rôle crucial du guide dans la promotion du tourisme. «…Sans les guides, il n’y aura pas de valorisation… En tourisme, il faut que la personne qui est venue revienne. Et c’est le guide qui fait revenir la personne…», insiste-t-il.
Le ministère de l’Enseignement secondaire, Technique et de la Formation professionnelle, contribue à la mise en œuvre du programme. Son premier responsable, Kouaro Yves Chabi, s’estime heureux, car le programme traduit, en partie, la vision du gouvernement béninois de faire de l’enseignement technique le principal levier de la transformation de l’économie nationale. « Ce que nous faisons aujourd’hui participe de cela (…) et cela va se poursuivre », rassure Kouaro Yves Chabi.
Après avoir reprécisé le contexte et l’importance du programme, Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, rappelle que « l’objectif du gouvernement à travers le déploiement de ce programme de formation intensive est de disposer in fine de ressources humaines qualifiées en vue de soigner l’image de la destination Bénin et d’accroître sa fréquentation ».
Il exhorte donc les participants à être assidus, attentifs pour capter les enseignements qui feront d’eux, des guides de tourisme de type nouveau pour le rayonnement du tourisme béninois.
Actualités 03 juin 2022


Abdeslam Ouaddou, manager général de Loto-Popo Fc : "Le projet sportif du président Talon est unique en Afrique"
Le gouvernement du Bénin a bien fait de penser à la professionnalisation du sport au Bénin. Cette initiative est unique sur le continent africain, selon Abdeslam Ouaddou, manager général de Loto-Popo Football club. ''Le projet mis en place par son excellence le président Patrice Talon et son gouvernement est unique en Afrique", a-t-il fait remarquer. Pour lui, il n'y a aucun pays en Afrique où la volonté politique est aussi manifeste pour le sport. " Le Bénin est le seul pays en Afrique où on a construit 22 stades de qualité en moins de cinq années", a-t-il poursuivi. Toutes choses qui permettent aux joueurs de travailler dans de bonnes conditions, selon l'entraîneur du club de la Loterie nationale du Bénin. «Le Bénin veut être d'ici une dizaine d'années sur le toit de l'Afrique et vous savez que le sport est une vitrine pour une nation de rayonner sur le plan international », a  précisé l'ancien Lion de l'Atlas qui accompagne le projet sportif du Bénin aux côtés de Loto-Popo Fc depuis deux saisons. Rappelant son rôle à la tête du club champion en titre du Bénin, il pense qu'il est sur la bonne voie. Dans son rôle de directeur sportif, il travaille à la structuration du club sur le plan administratif et organisationnel. Mais, en sa qualité de coach, Abdeslam Ouaddou est également sur le terrain où il entraîne et fait progresser les joueurs. Il met en place la politique sportive, le projet de jeu sur le moyen et le long termes afin de permettre à Loto-Popo d'être l'un des meilleurs clubs du continent dans les années à venir. "Nous avons également une académie où  les jeunes joueurs sont formés", a fait savoir le directeur sportif de Loto-Popo. Sports 03 juin 2022


Gouvernance locale : L’acte final de la réforme de la décentralisation
C’est définitivement clos pour la réforme du processus de la décentralisation. Les décrets d’application du nouveau code de l’administration territoriale ont été pris, hier mercredi 1er juin, en conseil des ministres. La réforme de la décentralisation est à son étape ultime, celle de la prise des décrets d’application très attendus par les conseils communaux. Au cours du conseil des ministres de ce mercredi 1er juin, quatre décrets d’application de la loi n°202114 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin ont été pris. Parmi ces décrets, figurent ceux régissant le cadre général des règlements intérieurs des conseils communaux ainsi que les conditions et modalités de délégation de pouvoirs et de signature du maire au secrétaire exécutif. Ces actes viennent parachever la réforme du processus de décentralisation entamée depuis quelques mois et qui confère un nouveau visage à la gouvernance locale avec la séparation des fonctions administratives et techniques de celles politiques. Les premières relevant désormais des compétences du secrétaire exécutif nommé après tirage au sort sur une liste d’aptitude préalablement établie et les secondes qui reviennent au maire élu. Avec ces actes règlementaires, les nouveaux acteurs de la décentralisation et ceux qui étaient déjà dans le dispositif sont mieux situés sur les prérogatives ainsi que les conditions et modalités de leur collaboration dont les grandes orientations étaient déjà contenues dans la loi n°2021 – 14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale en République du Bénin. Le 28 avril dernier, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale rappelait à l’ordre certains conseils communaux qui faisaient dans la précipitation, en demandant à tous les maires d’attendre les orientations du gouvernement avant toutes opérations de réaménagement des commissions permanentes. Deux autres décrets pris procèdent à une classification formelle des communes suivant les statuts particulier, intermédiaire et ordinaire. Ils organisent aussi de façon exhaustive les critères de catégorisation des communes et prévoient une périodicité décennale pour leur évaluation en vue de l’actualisation. Parlant précisément des critères, les communes à statut particulier sont celles qui ont une population de plus de 200 000 habitants et ont pu mobiliser des ressources propres s’élevant à un milliard F Cfa. De leur côté, les communes à statut intermédiaire sont celles qui sont chefs-lieux de département ou abritent une population d’au moins 100 000 habitants et ont pu mobiliser durant les trois dernières années des ressources propres qui s’élèvent au moins à 500 millions F Cfa, ou encore ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Bénin. Le reste des communes a le statut ordinaire jusqu’à la prochaine actualisation. En somme, cette répartition se base sur des critères qui non seulement sont objectifs mais motivent les communes à améliorer en permanence leurs performances afin de se hisser dans la catégorie supérieure ou de maintenir leur niveau. Une réforme planifiée La réforme du processus de la décentralisation a le mérite d’être bien coordonnée avec des objectifs et actions précis. Au début, c’est un diagnostic presque complet des 20 ans environ de gouvernance locale qui a été fait. Les principaux maux qui minent les communes ont ainsi été identifiés. « Les contre-performances relevées sont dues à plusieurs facteurs structurels dont la forte politisation des nominations aux fonctions techniques et administratives des mairies. Ce qui entrave la promotion d’une culture administrative moderne et professionnelle. De même, les recrutements de personnels ne tiennent pas souvent compte de la compétence ni des besoins réels des mairies. Ainsi, en général, nos communes ne disposent pas de cadres ayant des compétences en adéquation avec les exigences techniques des postes qu’ils occupent », relevait le gouvernement le 2 juin 2021. Il constate également que « malgré les sessions de renforcement de capacités et les contrôles assortis de sanctions, la mauvaise gouvernance persiste et des dysfonctionnements sont notés dans le processus de passation des marchés publics locaux. Par ailleurs, les communes rencontrent des difficultés dans la mobilisation de ressources propres et connaissent, pour la plupart, des insuffisances dans la planification budgétaire ». Les orientations essentielles de la réforme structurelle de la décentralisation ont été approuvées. Il s’agit de renforcer la séparation des fonctions politiques et techniques pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité, de mettre en place un dispositif opérationnel de relai des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal, d’améliorer les mécanismes de financement des investissements communaux puis de créer des synergies d’actions entre le conseil communal, ses démembrements, les associations de développement et les Ong. L’objectif final étant d’améliorer la gouvernance communale afin de créer une dynamique de valorisation des potentialités dont recèlent les communes. Avec méthode et un suivi régulier de la mise en œuvre, le gouvernement a adopté le 15 décembre 2021 les dispositifs institutionnels de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation. « Ces dispositifs s’inscrivent dans le cadre de l’opérationnalisation de ladite réforme. Ils consistent en la création d’une Commission nationale de mise en œuvre, d’un Comité technique de suivi et d’un Comité stratégique de supervision qui auront la charge de conduire la réforme conformément aux orientations du gouvernement », avait annoncé le conseil des ministres. Une semaine plus tard, la loi 2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale est promulguée, donnant ainsi un socle législatif à tout le processus de réforme. Toujours dans une lucidité constante, le gouvernement, voulant d’une réforme inclusive, a examiné et approuvé le 26 janvier 2022 le protocole d’accord de partenariat entre lui et l’Association nationale des communes du Bénin. Ce qui implique formellement la faîtière des communes dans la mise en œuvre de la réforme. Le 16 février 2022, il y a eu l’adoption de trois décrets portant attributions du préfet, organisation et fonctionnement des départements, attributions, organisation et fonctionnement de la Conférence administrative départementale puis attributions, organisation et fonctionnement du Conseil départemental de concertation et de coordination. Enfin, depuis le 1er avril dernier, les secrétaires exécutifs sont officiellement entrés en fonction et prennent déjà leurs marques dans l’administration des mairies Actualités 02 juin 2022


Mise en terre des plants performants d’anacardiers: une prévision de 20 000 hectares pour booster la filière
  La 38e édition de la journée nationale de l’arbre est marquée par le lancement de la campagne nationale de mise en terre des plants performants d’anacardiers à Birni dans la commune de Kouandé, hier mercredi 1er juin. Cette activité du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (Maep) à travers les Agences territoriales de développement agricole (Atda) a permis de mettre en terre des plants d’anacardiers sur un site de 2,72 hectares. « Pour la campagne 2022-2023, il est prévu la mise à disposition des producteurs d’anacarde de 2 000 000 plants performants de cajou pour la création de 20 000 hectares de nouvelles plantations dans quarante-trois communes productrices d’anacarde et la réhabilitation de 70 000 hectares d’anciennes plantations », a informé le colonel Sylvestre Fandohan, conseiller technique à la recherche en agriculture et alimentation, représentant Gaston Dossouhoui au lancement de la campagne à Birni. Il est envisagé la production de 300 000 tonnes de noix brutes de cajou, la transformation de 50 % de la production nationale, l’installation de 60 000 hectares de nouvelles plantations, la réhabilitation de 250 000 hectares d’anciennes plantations. Mieux, le Pag 2 prévoit la création de 500 000 hectares de plantation d’anacardier d’ici cinq ans. Dans ce cadre, le Bénin met en œuvre avec le soutien de la Banque mondiale, le Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide). Son objectif est d’améliorer la compétitivité et l’accès au marché des exportations pour les chaînes de valeur ciblées des filières d’intervention, dont l’anacarde. Hier, au lancement de la campagne, des plants performants d’anacardiers ont été mis en terre sur un site de 2,72 hectares à Birni dans la commune de Kouandé. Il s’agit d’un site modèle qui va servir d’exemple pour la forte production d’anacardier. Selon Samuel Akpovi, représentant de la coordonnatrice du Pacofide, le gouvernement du Bénin a retenu la filière anacarde comme une filière à haute valeur ajoutée pour contribuer non seulement au développement économique et social du pays, mais aussi pour atténuer les effets pervers des changements climatiques. Il indique qu’environ 300 000 plants sont déjà certifiés et réceptionnés par le projet du 16 au 22 mai 2022. L’anacarde, d’après lui, est une culture pérenne, une source potentielle de création d’emplois, de richesse et de réduction de la pauvreté en milieu rural. Ainsi, le projet entend concrétiser les ambitions du gouvernement et combler les attentes des producteurs en termes d’augmentation de rendement, de revenu et d’amélioration des conditions de vie des populations. L’Atda pôle 2, en charge de la filière, contribue à 18 % à la production nationale après le pôle 4 et Kouandé est une commune par excellence dans le pôle. Selon Yérima Bori Bata, l’anacarde devient la deuxième spéculation sur laquelle le gouvernement du Bénin compte et prévoit des projets et programmes pour accompagner cette filière dans l’atteinte des objectifs. Il préconise la production d’anacardier pour régénérer la végétation que les pratiques culturales ont dévastée. Sanni Didier Kouandé-Sounon, maire de Kouandé a, pour sa part, constaté que sa commune compte déjà 405 hectares du projet et les producteurs ont prévu de doubler la superficie. Environnement 02 juin 2022


Réforme de la décentralisation : Le gouvernement fixe les critères de catégorisation des communes
La réforme de la décentralisation poursuit son chemin. Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi 1er juin, quatre décrets d’application de la loi n°2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin ont été pris. Parmi ces actes règlementaires, il y en a deux qui procèdent à une classification formelle des communes suivant les statuts particulier, intermédiaire et ordinaire. Ils organisent aussi de façon exhaustive les critères de catégorisation des communes et prévoient une périodicité décennale pour leur évaluation en vue de l’actualisation. Parlant précisément des critères, les communes à statut particulier sont celles qui ont une population de plus de 200 000 habitants et ont pu mobiliser des ressources propres s’élevant à un milliard F Cfa. De leur côté, les communes à statut intermédiaire sont celles qui sont chef-lieu de département ou ont une population d’au moins 100 000 habitants et ont pu mobiliser durant les trois dernières années des ressources propres qui s’élèvent au moins à 500 millions F Cfa, ou encore ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Bénin. Le reste des communes a le statut ordinaire jusqu’à la prochaine actualisation. Actualités 01 juin 2022


19e journée de la Super Ligue Pro de Football : Loto-Popo Fc poursuit son ascension
Victorieux du leader provisoire lors de la journée précédente, Loto-Popo Fc a enchaîné avec une deuxième victoire consécutive, le week-end dernier, en se débarrassant de Béké Fc lors de la 19e journée de la Super Ligue Pro de Football à Grand-Popo. Il poursuit ainsi son ascension avant son déplacement ce mercredi à Pobè où il est attendu par la Jeunesse sportive de la localité. Dans le dernier virage de la Super Ligue Pro de Football du Bénin, Loto-Popo Fc affiche une farouche détermination à conserver sa couronne. Avec assurance, il a enchaîné avec un deuxième succès d’affilée après son hold-up chez le leader provisoire, Coton Fc à Ouidah. Déterminés à battre Béké Fc afin de poursuivre sur la même lancée, les Loto-boys ouvrent le score à la 3e minute par le biais de Gaston Houngbédji. Sur une passe de Kader Touré, ce dernier frappe de l’extérieur du pied et surprend Bentto, le gardien des visiteurs. Cueillis à froid, les joueurs du club de Bèmbèrèkè se réorganisent et résistent à la domination des hommes de la Maison de la Chance. Ils vont même s’offrir des occasions grâce à Abdel Bouraïma qui va tester Nourou-Dine Gakou, gardien de Loto-Popo Fc à la 35e minute. Mais, les Loto-boys vont conserver leur avance jusqu’à la mi-temps. A la reprise, les locaux vont poursuivre leur domination en multipliant les assauts offensifs. C’est alors que Faïsal Bashir va sortir le grand jeu. Retrouvant toute l’efficacité qu’on lui connaît, il va signer le second but de la partie à la 53e minute. Sur une passe de Mouhoussine Boukari, il se défait de la défense des visiteurs en marquant un but somptueux. A 2-0, Loto-Popo gère la rencontre sans pression et remporte les trois points à domicile. Avec ce succès, le club champion en titre occupe la 4e place au classement provisoire avec 35 points + 10 avant son déplacement à Pobè, ce mercredi 1er juin pour y défier la Jeunesse Sportive de la localité dans le cadre de la 20e journée de la compétition. Programme de la 20e journée Mercredi 01/06/2022 à 16 h Djeffa # Dynamo d’Abomey à Porto-Novo Panthères # Adjidja à Djougou Ayema # Espoir à Pobè As Cotonou # Cavaliers à Cotonou II Coton # Buffles à Ouidah Dadjè # Asvo à Aplahoué Js Pobè # Loto à Pobè (Jpg) Jeudi 02/06/2022 Éternel # Béké à Cotonou II Sports 01 juin 2022


Médiation pour la paix au Bénin et en Afrique: des aumôniers internationaux et juges à former
Du 6 au 18 juin prochain, seront formés au Bénin, des aumôniers internationaux et juges de paix. Conacce Chaplains s’y est engagée et a dévoilé, ce mardi 31 mai à Cotonou, la vision de l’organisation et les perspectives qui s’offrent aux participants. « Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix, il n’y a pas de progrès possible ». C’est par cette citation de Kofi Annan que le colonel Kamdem Dieunedort de Conacce Chaplains explique le bien-fondé de la formation des aumôniers internationaux et juges de paix, qui se déroule du 6 au 18 juin à Cotonou. A l’en croire, les participants disposeront à terme, d’une accréditation de juge de paix et aumônier international travaillant avec les Nations unies et pouvant exercer partout dans le monde. Ils pourront développer leur leadership, ainsi que de multiples collaborations avec le gouvernement et diverses autorités au sommet de l’Etat, avec la possibilité d’un large champ d’influence afin d’apporter de la valeur dans la vie des autres au Bénin, en Afrique et dans le monde. En effet, Conacce Chaplains est une organisation intergouvernementale à but non lucratif légalement établie par des traités diplomatiques en vertu de la Convention de Vienne sur les traités, et siégeant à l’Onu. Elle forme des aumôniers missionnaires (évangélisation), juges de paix (médiateurs), agents diplomatiques (défenseurs des droits de l’homme et des droits internationaux de l’homme) pour promouvoir la paix, l’équité, la coopération internationale. Et ce, avec pour dénominateur commun, le partage, l’amour et l’engagement à être des instruments de Dieu dans son processus de restauration de la santé mentale, physique, sociale et spirituelle de l’humanité, plus spécialement des nécessiteux. Ainsi, sont concernés par la formation de Cotonou, le gouvernement, voire les politiques, les hommes de l’armée, d’affaires, des médias, des arts, de la culture, de l’éducation et de la santé. « Avec la présence des terroristes dans la sous-région, la paix est devenue l’élément fondamental, la préoccupation de la plupart des Etats. Nous voulons apporter notre part de contribution à l’Etat béninois, afin de créer un climat d’équité, de justice sociale, de paix, d’amour, et faire comprendre aux gens que la paix n’est pas seulement une histoire de gouvernement, mais une histoire de tous les citoyens », a déclaré le colonel Kamdem Dieunedort de Conacce Chaplains. Il ajoutera que toute personne éprise de paix, et qui désire apporter sa contribution pour une société plus juste est interpellée. «Ils auront la possibilité d’avoir un diplôme reconnu par les Nations unies, et la possibilité de faire carrière de manière bénévole dans l’aumônerie militaire, parlementaire, et autres », fait-il savoir. En ce qui concerne le contenu, les participants seront formés sur la charte des Nations unies, la déclaration universelle des droits de l’homme, la médiation, le droit, la culture de l’esprit de paix, la discipline militaire parce qu’un aumônier aux côtés des cadres de l’armée, doit connaître la salutation et certaines disciplines militaires. Selon Bishop Josué Ahounou, représentant Conacce Chaplains au Bénin, au nord du pays, des aumôniers assistent et prient avec les militaires, les encouragent à poursuivre la lutte pour la défense de la patrie. Il explique qu’au temps fort du coronavirus, des aumôniers ont risqué leur vie pour prier pour des malades sur leur lit d’hôpital. Société 01 juin 2022


Assemblée nationale : deux nouvelles lois pour renforcer la Cour des comptes
Les députés au Parlement ont adopté, ce mardi 31 mai, deux nouvelles lois, en l’occurrence la loi organique sur la Cour des comptes et le statut des magistrats de la Cour des comptes. Ces textes viennent huiler davantage l’opérationnalisation de la Cour des comptes, la plus haute juridiction de l’Etat en matière de contrôle des comptes publics.
Un grand pas de franchi désormais dans l’opérationnalisation et l’efficacité de la Cour des comptes avec l’adoption, ce mardi au Parlement, par les députés, de deux lois dont les projets leur ont été transmis par le gouvernement. Il s’agit de la loi n°2022-05 portant loi organique sur la Cour des comptes et la loi n°2022-06 portant statut des magistrats de la Cour des comptes. Les deux textes ont été examinés et adoptés conformément à la procédure législative et parlementaire.
La loi organique sur la Cour des comptes est le premier dossier abordé. Elle comporte 76 articles répartis en quatre titres relatifs aux dispositions liminaires; à la compétence, aux attributions, à la composition, à l'organisation et au fonctionnement de la Cour des comptes ; au Conseil supérieur des comptes et aux dispositions transitoires et finales.
En effet, selon le rapport de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’homme qui a présenté le dossier  à la plénière, le gouvernement a initié le projet de loi suite à la décision Dcc 21-435 du 30 novembre 2021 de la Cour constitutionnelle ayant déclaré certains articles de la loi n°2020-38 du 11 février 2021 portant loi organique sur la Cour des comptes contraires à la Constitution, notamment les articles 51, 22 tirets 4 et 5, 47 et 50 alinéa 1.
La nouvelle loi organique, poursuit  le rapporteur de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’homme, le député Razack Abiossè, tient également compte de la nécessité d'extraire certaines dispositions de la loi n°2020-38 qui relèvent en réalité du statut des magistrats de la Cour des comptes et des règles de procédures. Elle ne remet pas en cause les bases fondamentales constituant le socle de l'indépendance de la Cour des comptes, précise-t-il.
Ainsi, le projet de loi permettra de doter la Cour des comptes d'une loi organique comportant des dispositions essentielles et conformes à la Constitution béninoise. Le dossier a été approuvé, après les discussions particulières, à une majorité absolue de 80 députés présents et représentés, comme l’exigent la loi fondamentale et le Règlement intérieur du Parlement organisant le vote des lois organiques.
Un statut pour les magistrats de la Cour des comptes 
La loi portant statut des magistrats de la Cour des comptes également adoptée hier, comporte quant à elle 37 articles. Elle est subdivisée en cinq titres relatifs notamment aux dispositions générales; à l'évaluation d'aptitude, à la nomination et à l'enracinement; à la discipline; aux positions et cessation de fonction et à l'honorariat. Le texte a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés.
L’initiative de ce projet de loi découle de la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle intervenue en 2019 avec l’adoption de la loi n°2019-40 portant révision de la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution du Bénin. Celle-ci a créé une Cour des comptes et son article 134-5 alinéa 2 dispose que « la loi détermine le statut des magistrats de la Cour des comptes ».
La loi adoptée hier par les députés vient doter la Cour des comptes d'un texte pour la gestion spécifique de la carrière des magistrats qui y siègent. Elle n’est rien d’autre qu’une extraction des dispositions presque identiques portant sur le même objet contenues dans la loi n°2020-38 du 11 février 2021 portant loi organique sur la Cour des comptes cassée par la Cour constitutionnelle et désormais abrogée.
Un autre dossier sur la Cour des comptes en examen demain 
Les députés se retrouvent encore en plénière demain jeudi 2 juin. Ils vont examiner deux dossiers du gouvernement dont surtout le projet de loi portant règles particulières de procédures suivies devant la Cour des comptes en République du Bénin. C’est un texte de 137 articles répartis en six titres relatifs aux dispositions liminaires; à l'instruction ; aux dispositions particulières à chaque procédure; aux décisions, à leur notification, aux demandes en révision, en rectification d'erreur matérielle et en interprétation et à l'exécution et aux dispositions transitoires et finales.
En fait, ce projet de loi vise à clarifier les attributions des différentes chambres de la Cour et leurs rapports avec le parquet général. Il édicte les règles sur l'instruction et le jugement des affaires et précise les contours du pouvoir de contrôle de la Cour sur les entreprises publiques ainsi que sur les organismes bénéficiant de fonds publics.
Les parlementaires prévoient, après ce point, d’examiner, au cours de la même séance plénière, un second dossier ayant trait au projet de loi portant organisation et réglementation des activités statistiques au Bénin.
Actualités 01 juin 2022


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