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Nouvelles

La nouvelle moisson de l’Afrique : Le développement durable par l’innovation pour la transformation
Tribune de M. Qu Dongyu, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Une transformation riche de promesses est déjà entamée sur les terres agricoles d’Afrique. Les agriculteurs familiaux ont de plus en plus recours à des approches novatrices et à la recherche scientifique, qu’ils combinent à des savoirs traditionnels, pour augmenter la productivité de leurs champs, diversifier les cultures, améliorer leur nutrition et renforcer leur résilience face au climat. Cette évolution peut aller beaucoup plus loin avec l’ajout d’outils numériques, une multiplication des liaisons avec les marchés et une plus grande efficience dans les chaînes agroalimentaires, particulièrement si le secteur privé et les politiques nationales viennent lui fournir un accompagnement. C’est là, le continent africain que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’emploie à promouvoir, aux côtés d’un large éventail de partenaires: une Afrique où les systèmes agroalimentaires sont plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables. Pour que cette transition s’accomplisse, les pays africains doivent en être les auteurs. Du 11 au 14 avril 2022, plus de 50 pays africains se rassembleront lors de la trente-deuxième session de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique à Malabo (Guinée équatoriale), pour définir les priorités régionales de la transformation des systèmes agroalimentaires sur le continent. Cette Conférence régionale est réunie à l’heure où 281 millions de personnes n’ont pas assez pour se nourrir tous les jours en Afrique, où près des trois quarts de la population africaine ne peuvent se permettre l’achat d’aliments nutritifs et où la sécheresse menace des vies et des moyens de subsistance dans la Corne de l’Afrique. Et ce, alors même que des pays continuent d’être aux prises avec les répercussions économiques de la pandémie de Covid-19. À l’instar de l’arbre, un grand fromager, qui figure sur le drapeau national de la Guinée équatoriale, et que l’on trouve sur l’île de Malabo, nous devons nous dresser face aux défis nombreux, concomitants et chevauchants, auxquels l’Afrique est confrontée. Cette réunion de haut niveau, qui doit durer quatre jours, aura pour théâtre le lieu où les dirigeants des pays membres de l’Union africaine ont pris l’engagement de transformer le secteur agricole africain et d’éliminer la faim en Afrique d’ici 2025. Le temps nous est compté. À défaut d’efforts d’ampleur extraordinaire de la part de chaque pays africain, il sera difficile de répondre à ces aspirations et de concrétiser les objectifs de développement durable (ODD). Le numérique et l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) peuvent néanmoins changer la donne dans cet effort d’ampleur extraordinaire. Pour la FAO, la place du numérique est au cœur du développement rural. C’est ainsi que notre initiative «1000 villages numériques », qui fait désormais l’objet d’une expérimentation dans sept pays africains, vise à équiper les communautés d’outils et de services numériques destinés à écourter la durée de cette transition et à nous rapprocher d’un bien-être dans le monde rural. À travers cette initiative, la FAO a aidé des pays à utiliser des outils numériques dans la création de cadastres électroniques et à se servir d’applications qui, dans la lutte contre les nuisibles et les maladies, offrent des prestations de vulgarisation conçues pour toucher les agriculteurs les plus isolés. Parallèlement, l’AfCFTA peut induire une transition radicale du monde rural africain vers la prospérité. En effet, ce marché unique pour la région Afrique, qui représente 1,2 milliard de consommateurs, offre une perspective majeure de stimuler la croissance économique, de réduire la pauvreté et d’étendre l’inclusion économique. Une mise en œuvre rapide au plan national, prenant en compte les femmes et les jeunes, rendra cette perspective bénéfique à tous. Et du reste, les pays africains ont déjà en main une série d’instruments conçus pour accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires et le développement rural. Le premier d’entre eux est le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), soit l’initiative d’échelle continentale conduite par des pays africains, dont la vocation est d’éliminer la faim et de réduire la pauvreté grâce au développement de l’agriculture. Je salue l’engagement des pays africains, récemment renouvelé, d’accélérer la mise en œuvre du PDDAA en vue de la réalisation des engagements de Malabo. La FAO se tient prête à appuyer cet effort, notamment par le renforcement de la qualité des données servant à mesurer l’état de ces réalisations dans le cadre des examens biennaux du PDDAA. Les autres instruments à disposition propres à accélérer l’avancement vers ces objectifs sont le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), qui procure aux parties prenantes africaines un cadre commun de construction d’infrastructures intégrées destinées à stimuler le commerce et l’emploi; la Stratégie de l’Union africaine sur les changements climatiques, qui vise à concrétiser la vision de l’Agenda 2063 en renforçant la résilience du continent africain face aux effets négatifs du changement climatique; la Stratégie pour la science, la technologie et l’innovation en Afrique, qui peut être énormément bénéfique pour l’agriculture et stimuler le commerce intra-africain en faisant de celui-ci un moteur du développement. L’appropriation africaine et l’initiative africaine sont d’importance vitale dans ces programmes. Ces dossiers, avec d’autres, seront au cœur des débats de la Conférence régionale. Les tables rondes ministérielles seront axées sur les aspects suivants: priorités en matière de politiques publiques pour atténuer les impacts de la Covid-19 sur les systèmes agroalimentaires africains; investissement dans la restauration des écosystèmes en Afrique en vue d’une transformation des systèmes agroalimentaires; promotion du commerce et des investissements dans le cadre de l’AfCFTA; inclusion des femmes, des jeunes et des agriculteurs ruraux dans les systèmes agroalimentaires du continent. J’invite les décideurs, les organisations de la société civile, les établissements de recherche, le secteur privé, les partenaires donateurs et tous les acteurs s’intéressant à la transformation de l’Afrique par l’innovation dans l’agriculture à suivre les travaux de la conférence. Les débats seront sous-tendus par le Cadre stratégique 2022-2031 de la FAO , qui contribue au Programme 2030 pour le développement durable et fixe notre feuille de route vers la réalisation des «quatre améliorations»: amélioration de la production, amélioration de la nutrition, un meilleur environnement et de meilleures conditions de vie pour tous, en ne laissant personne de côté. Certaines initiatives phares de la FAO sont déterminantes pour ces objectifs : l’Initiative Main dans la main, qui cerne les lacunes de la transformation des zones rurales et associe aux différents pays des partenaires afin d’obtenir des résultats tangibles. Elle s’appuie sur une plateforme de données géospatiales forte de l’abondance des données de la FAO sur les secteurs essentiels. À ce jour, 27 pays africains ont rejoint cette initiative mondiale et d’autres pays d’Afrique sont encouragés à y prendre part et à en profiter. La FAO a récemment lancé l’initiative « Un pays – un produit prioritaire» en Afrique afin d’aider les pays à développer des chaînes de valeur durables et de toucher de nouveaux marchés. Notre initiative Villes vertes, qui intègre les espaces verts et l’agriculture dans la planification urbaine, se déploie dans plusieurs villes africaines. Cette initiative rend les villes plus durables et crée des circuits courts qui approvisionnent les marchés en produits alimentaires nutritifs. Toutes ces initiatives reçoivent leur impulsion des pays qui se les approprient, ce qui exprime la valeur déterminante de toute mesure d’échelle nationale. Ensemble, nous pouvons opérer la transition de l’agriculture africaine vers l’Afrique que nous voulons. //////////////////////// Pour suivre la Conférence sur le portail des webcast de la FAO: www.fao.org/webcast Pour nous suivre sur Twitter : @FAOAfrica Participez à la conversation sur Twitter : #ARC32   Source: FAO Actualités 06 avr. 2022


Fédération béninoise de triathlon : Une vingtaine d’entraîneurs de niveau 1 formés dès le 9 avril
Deux experts, français et tunisien, vont former, du 9 au 12 avril prochain à Sègbohouè (Kpomassè), des entraîneurs de triathlon de niveau 1 au profit de la Fédération béninoise de la discipline. Il s’agit de Laurent Massias, directeur technique adjoint de la Fédération française de triathlon, responsable sportif des projets Fratri et du Tunisien Issam Meili. Conformément à son programme d’activités 2022, le comité exécutif de la Fédération béninoise de triathlon dirigé par Richard Assah organise cette formation en partenariat avec le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) et avec le soutien de la solidarité olympique, du Cio et de la World triathlon. Selon Richard Assah, président de la Fédération béninoise de triathlon, l’objectif est de doter cette jeune fédération de ressources humaines capables d’animer cette discipline sportive. C’est également l’occasion pour les participants d’améliorer leurs niveau et connaissances dans ce sport. Une vingtaine de stagiaires sont attendus à cette formation. « Nous ne voulons pas former pour former. Il s’agira pour ceux qui sont retenus pour cette formation d’être capables à moyen terme de pouvoir produire deux triathlètes filles et garçons capables d’être aux grands rendez-vous », prévient Richard Assah. A signaler que désignés par la World triathlon, ces deux experts sont attendus à Cotonou, vendredi 8 avril prochain.   Sports 06 avr. 2022


Formation en compétences numériques : le Learning Lab du ministère doté de matériel
Le programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) a offert 30 ordinateurs et 24 chaises et tables au Learning lab du ministère du Numérique et de la Digitalisation. La cérémonie de remise de ce lot de matériel a eu lieu, vendredi 1er avril dernier à Cotonou, en présence d'Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et Mohamed Abchir, représentant résident du Pnud. Espace d’apprentissage dédié aux formations continues en compétences numériques, le Learning lab du ministère du Numérique et de la Digitalisation a été doté, vendredi 1er avril dernier à Cotonou, de 30 ordinateurs et 24 chaises et tables. Au cours de la cérémonie de remise de ce lot de matériel, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a échangé avec les jeunes sur l’impact des formations du Leaning Lab sur leur carrière. Bénéficiaire, Dimitri Dehou, chef de projet digital, témoigne que ces sessions lui ont permis d'améliorer ses compétences pour attirer beaucoup plus de clients. « Nous avons beaucoup appris dans cet espace et nous remercions le gouvernement d’avoir pris cette initiative à travers le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat numérique (Faen). Comme lui, Colombe Sessou, qualiticienne et freelance, estime avoir acquis de nouvelles compétences avec son initiation à la data science au niveau du learning Lab. « C’est intéressant, j’ai reçu des connaissances et outils que j'utilise actuellement pour mon entreprise », a-t-elle reconnu. Sidéré par les témoignages des bénéficiaires, Mohamed Abchir, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), se dit satisfait du travail qui se fait dans ce lieu du savoir depuis 2020. « Je suis touché de voir les jeunes engagés dans le secteur du numérique et je suis convaincu que ces investissements iront au-delà de nos attentes », a-t-il déclaré. Pour lui, cet espace d’apprentissage mérite d’être accompagné, car nul ne doit rester en marge de la révolution numérique en cours dans le monde. « Le numérique révolutionne nos vies et il n'y a pas d'âge pour apprendre », a-t-il ajouté. A l’en croire, le numérique a permis aux travailleurs de vivre lors de la pandémie du coronavirus. Impacter davantage les jeunes « Avec la Covid-19, nous avons su davantage l’importance des compétences numériques », a-t-il fait remarquer. Touché par les témoignages des filles bénéficiaires des formations au Learning Lab, il a réitéré la volonté du Pnud d’accompagner le gouvernement béninois dans sa vision de former les jeunes aux compétences numériques. «Nous avons fait le tour du pays et nous nous sommes rendu compte que le Bénin a une jeunesse très entreprenante et nous vous accompagnerons avec nos moyens », a-t-il rassuré. Aurélie Adam Soulé Zoumarou se félicite de l’impact des formations sur la vie des jeunes béninois. Selon elle, le gouvernement ne s’est pas trompé en pensant à cette initiative. Ce Learning Lab, indique-t-elle, constitue un laboratoire d'apprentissage offert par le gouvernement au profit de la jeunesse béninoise. « Heureuse d'entendre ces témoignages, je puis vous dire que ce Learning Lab qui offre un catalogue de formations a été à la hauteur de nos attentes », souligne-t-elle. Le Learning Lab a déjà formé plus de 350 jeunes et envisage de toucher plus de jeunes avec l’appui du Pnud, selon la ministre du Numérique et de la Digitalisation. C’est le lieu pour elle de témoigner sa gratitude au Pnud pour ce lot de matériel destiné à renforcer ce lieu du savoir. «Avec ce matériel, nos apprenants seront bien installés », note-t-elle. C’est pourquoi, elle invite les bénéficiaires à poursuivre dans la même dynamique pour faire de cet espace un centre de référence en matière de formation aux compétences et usages numériques. « Portez le message à toute la jeunesse pour faire de cet endroit un lieu où l'on acquiert du savoir », exhorte-t-elle. A noter que créé par le ministère du Numérique et de la Digitalisation, à travers le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat Numérique (Faen), ce Learning Lab offre des formations en continu aux jeunes béninois depuis août 2020. Société 05 avr. 2022


Réforme de la procédure d’élaboration des projets de loi : le remède pour une exécution rapide des lois promulguées
Selon une réforme annoncée, mercredi 30 mars dernier, par le gouvernement, les projets de décrets d’application devront être disponibles au même moment que les projets de loi, afin de favoriser la mise en vigueur rapide des lois après leur promulgation. C’est une réforme structurelle majeure qu’amorce le gouvernement avec la révision totale du processus d’élaboration des projets de loi. Elle mettra fin aux longues attentes auxquelles étaient contraints les acteurs de différents secteurs après le vote des lois à l’Assemblée nationale avant d’en bénéficier concrètement. En fait, selon le Conseil des ministres du mercredi 30 mars dernier, des dispositions seront prises pour que soient instaurées les conditions propices à l’exécution presque immédiate des lois votées et promulguées. « Tous les projets de loi portés par les ministères seront désormais élaborés en même temps que leurs textes d’élaboration. Il sera mis en place un dispositif dans chaque département ministériel et à la présidence de la République à cette fin », a décidé le gouvernement. Un remède choc face à un mal qui date de plusieurs décennies. Rien que pour ce défaut de coordination, plusieurs lois votées et promulguées sont perdues de vue car étant restées de longues années sans décret d’application pour leur opérationnalisation. Dans certains cas, les décrets d’application sont élaborés et pris au compte-goutte. Ce qui ne permet pas forcément aux bénéficiaires d’en jouir à bon escient. La nouvelle option alliant gain de temps et efficacité met ainsi fin au grand décalage constaté entre le vote des lois et leur exécution réelle. Elle s’inscrit dans la logique du Programme d’action gouvernementale 2021 - 2026 dont les réformes nécessitent que le vote des lois soit immédiatement suivi de la prise de leurs décrets d’application. Après l’étape des structures qui seront installées dans les ministères pour l’élaboration du document qui deviendra le projet de loi et ses décrets d’application, il y aura l’étude et la validation en Conseil des ministres, conformément à la loi 2019 – 40 du 07 novembre 2019 modifiant et complétant la loi 90 - 32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin. Selon l’article 55, « le Conseil des ministres délibère obligatoirement sur les décisions déterminant la politique générale de l’Etat, les projets de loi, les ordonnances et les décrets réglementaires ». Et l’article 57 de la Constitution d’organiser la promulgation des lois. « Le président de la République a l’initiative des lois concurremment avec les membres de l’Assemblée nationale. Il assure la promulgation des lois dans les quinze jours qui suivent la transmission qui lui en est faite par le président de l’Assemblée nationale. Ce délai est réduit à cinq jours en cas d’urgence déclarée par l’Assemblée nationale. Il peut, avant l’expiration de ces délais, demander à l’Assemblée nationale une seconde délibération de la loi ou de certains de ses articles. Cette seconde délibération ne peut être refusée », précise cet article. Actualités 05 avr. 2022


Visite conjointe des agences du Snu : un satisfecit malgré la persistance des défis
Sous le leadership de leur coordonnateur résident, les agences du Système des Nations Unies (Snu) ont donné une conférence de presse à la préfecture de Parakou, vendredi 25 mars dernier. C’était au terme de leur mission conjointe, du 20 au 25 mars dernier, dans les départements du Borgou et de l’Atacora. Démarrée dimanche 20 mars dernier, la tournée entreprise dans les départements du Borgou et de l’Atacora par les responsables des agences du Système des Nations Unies (Snu) résidents au Bénin a pris fin, vendredi 25 mars dernier. C’est pour faire le point de leur visite conjointe sur le terrain qu’ils étaient devant les professionnels des médias, vendredi 25 mars, à la préfecture de Parakou. Il en ressort que les populations des deux départements apprécient la présence opérationnelle du Snu. D’où le satisfecit constaté au niveau des conférenciers. Rappelant les objectifs de leur descente, le coordonnateur résident du Snu, Salvator Niyonzima, indique qu’ils sont au nombre de quatre. Il s’agissait de passer en revue leurs actions sur le terrain et les résultats obtenus, d’échanger avec les populations bénéficiaires et les autorités, de réexaminer leur présence opérationnelle et de galvaniser leurs équipes positionnées sur le terrain. Enfin, accorder une attention particulière aux populations de l’Atacora, en raison des derniers événements sécuritaires dans leur département. « C’était pour nous une manière de marquer notre solidarité avec elles, mais aussi avec nos personnels et partenaires qui sont sur place », a précisé le coordonnateur résident. Les leçons à tirer Avec les membres de sa délégation, il a visité des projets dans les domaines de la santé, avec la vaccination contre la méningite et les différentes épidémies, de la lutte contre les violences basées sur le genre, de l’entreprenariat des jeunes, de l’éducation scolaire, de l’éducation à la santé sexuelle, des cantines scolaires et de l’hygiène et assainissement. De leur visite, trois leçons majeures sont à tirer. « La première,  c’est que nous avons observé que le Snu est présent sur le terrain et que le partenariat noué avec les différentes parties prenantes nous permet d’avoir des résultats visibles. Quant à la deuxième, nous avons pu échanger avec les autorités et les partenaires. Ce qui nous a montré que nous avons besoin d’améliorer notre travail en synergie. La troisième leçon, c’est que nous nous sommes rendu compte au cours des échanges, qu’il y avait des défis, des questions qui ne sont pas résolues. Mais ensemble, nous avons les moyens de les relever », a également confié le coordonnateur résident du Snu. Par rapport aux défis à relever, la représentante résidente de l’Unicef, Djanabou Mahondé, le représentant résident du Pam, Guy Adoua, et les représentants des représentants résidents de l’Oms et de l’Unfpa ont assuré qu’ils seront transformés en opportunités. Ils ont entre autres évoqué le renforcement de la scolarisation des enfants et de la jeune fille, l’emploi des jeunes, l’installation des points d’eau dans les écoles à cantine, l’approvisionnement des cantines avec la production locale, puis des contributions pour une gestion rapide des épidémies au Bénin. Au regard des constats faits, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, s’est engagé pour que les recommandations formulées soient mises en œuvre sur le terrain. Il a, au nom des populations de son département, promis de ne pas décevoir la confiance des agences du Snu. Société 04 avr. 2022


Nouvelles techniques d’arrimage des marchandises sur les camions : Des transporteurs et conducteurs formés à Bohicon
Des transporteurs, conducteurs de camion et apprentis du département du Zou ont pris part, les 29 et 30 mars à Bohicon, à une formation sur les techniques d’arrimage des marchandises sur les camions. L’objectif est de leur transmettre les nouvelles méthodes en la matière. Organisé par l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib) avec l’appui de l’Agence belge de développement (Enabel) à travers son projet Pasport, cet atelier de formation a regroupé transporteurs, conducteurs et apprentis pour les renforcer en matière d’accessoires et de méthodes d’arrimage en cours dans le secteur. Cette série de formations vise à former les acteurs des transports routiers de marchandises, notamment les transporteurs, les conducteurs de véhicules lourds et leurs apprentis sur les principes, les techniques et méthodes d'arrimage des charges. Le résultat escompté est la sécurisation des personnes et des marchandises sur les corridors de transit des marchandises débarquées au Port de Cotonou et par ricochet de rassurer les clients du Port de Cotonou et ainsi contribuer à l'amélioration de sa compétitivité. Pour cette série de formations, il a été adopté une approche qui garantit une bonne internalisation et une bonne application des apports théoriques. Cette approche dénommée Parcours d'acquisition de compétences (Pac) prévoit après la formation une phase C qui permet de faire un suivi des bénéficiaires dans leurs milieux de travail pour l'application effective des notions théoriques acquises lors de la formation. C’est dire que le Bénin a fait désormais l’option du code de bonnes pratiques sur l’arrimage sécurisé des marchandises sur les camions pour remédier au manque de directives générales destinées aux professionnels du transport de marchandises par route. L’adoption des bonnes pratiques vise à limiter un tant soit peu les accidents lors du chargement, du déchargement et du transport des charges d’une ville à une autre. Sans oublier non plus les pertes liées aux marchandises et véhicules endommagés ou accidentés. Motivation Mercredi dernier, à la clôture des travaux de cette formation, Hervé Corbel, coordonnateur du projet Pasport de Enabel, a rappelé que, dans le cadre de la mise en application effective de ce Règlement, s'est tenue en juillet 2019 à Ouagadougou, la réunion des experts des Etats membres de l'Uemoa, du Ghana et de la Guinée. L'une des recommandations fortes formulées à l'endroit des Etats par les participants est la poursuite de la formation des acteurs des transports routiers de marchandises. Au nombre des problèmes en matière de transport terrestre de marchandises, figurent les nombreux accidents de travail, la dégradation des infrastructures routières, le retard dans la livraison des marchandises aux clients du Port de Cotonou et ayant pour origine un mauvais arrimage des marchandises sur les camions, impliquant le chauffeur et/ou ceux qui chargent ou déchargent la marchandise. Tenant compte de cette problématique qui renforce l'insécurité sur les corridors de transit des marchandises débarquées au Port de Cotonou, et qui entache sa compétitivité, le projet Pasport de Enabel a retenu au nombre des appuis au profit de l'Anatt, le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans le transport des marchandises, sur les techniques de leur arrimage sur les camions. Dans ce cadre, il est organisé un parcours d'acquisition des compétences au profit desdits acteurs via la mobilisation d'une consultance. A cet effet, il est organisé une série de formations inscrites dans la phase B dudit Parcours d'acquisition de compétences (Pac) pour les bénéficiaires de Malanville, Parakou, Djougou, Bohicon et Cotonou. Quant aux autres responsables présents à cette formation, ils ont surtout réaffirmé leur reconnaissance à Enabel qui a appuyé cette formation. Ainsi, tour à tour, Albert Dégbey, directeur du cabinet d’études Cecam ayant formé les participants, Auguste Adjovi, représentant de l’Anatt, Razack Yessoufou, représentant la Ccib ont dit leur satisfaction face à cette démarche qualité qui permet aux différents acteurs du secteur de s’adapter aux nouvelles notions d’arrimage des marchandises. Il faut signaler qu’à l’issue des travaux, les participants ont effectué une descente sur le parking des gros porteurs de Bohicon pour des observations relatives aux nouvelles notions acquises au cours de cette formation. Société 01 avr. 2022


Projet « Social Accountability For Nutrition » : Cap sur la redevabilité des services de nutrition
« Social Accountability For Nutrition (SA4N) » est désormais mis en route au Bénin. Lancé le 24 mars 2022, pour une durée de trois ans, il vise à améliorer la transparence, la redevabilité et la réactivité des services de nutrition et de la petite enfance pour les enfants de 0 à 12 ans. SA4N est mis en œuvre par CARE Bénin/Togo et l’Alliance de la Société Civile pour l’Intensification de la Nutrition au Bénin (Ascinb) C’est parti pour trois ans d’actions pour l’amélioration des services de nutrition. Le projet « Social Accountability For Nutrition (SA4N) », lancé le 24 mars 2022, compte relever le défi en prenant appui sur des mécanismes de redevabilité sociale collaborative. «Ce projet adoptera un cadre de programmation de la gouvernance inclusive afin de favoriser un engagement accru de collaboration et de redevabilité dans le secteur de la nutrition et du développement de l'enfant », a souligné Joyce Sepenoo, directrice Pays de Care International Bénin/Togo. En effet, malgré les progrès énormes faits par le Bénin en matière de santé infantile, la malnutrition infantile reste l'un des principaux marqueurs de la pauvreté et de la vulnérabilité. Ainsi, pour un coût total de 900 000 dollars Usd, le projet SA4N cofinancé par la Banque mondiale et la direction du Développement et de la Coopération Suisse au Bénin a ciblé six communes. Il s’agit de Adjohoun, Allada, Djakotomey, Gogounou, Matéri et Ouèssè. Les interventions seront axées sur trois composantes : « le développement des capacités pour une redevabilité sociale collaborative dans le secteur de la nutrition », « la mise en place d’un mécanisme de redevabilité sociale collaborative pour l'amélioration des services multisectoriels de nutrition et de la petite enfance et la « gestion des connaissances et apprentissage sur la Redevabilité sociale collaborative dans le secteur de la nutrition et de la petite enfance au Bénin ». Elisabeth Pitteloud Alansar, chef de la Coopération Internationale Suisse au Bénin attend beaucoup de la mise en œuvre de ce projet. « En adéquation avec les orientations et les besoins exprimés par le gouvernement béninois, l’amélioration de la gouvernance dans le secteur de la nutrition apportera à coup sûr une grande cohérence et permettra de renforcer la synergie des actions prioritaires dans le domaine », a-t-elle martelé. La Banque mondiale voit également à travers le SA4N de grands enjeux. « Si nous voulons renforcer la productivité du capital humain, nous devons investir davantage dans la prise en charge de la petite enfance, car souvent l’avenir d’une famille, d’une communauté ou d’une nation se joue dans l’alimentation durant les 1 000 premiers jours de la vie », indique Gnona Afangbedji, chargé des Affaires extérieures de la Banque mondiale au Bénin. Pour sa part, Alfred Acakpo, secrétaire permanent du Conseil de l’Alimentation et de la Nutrition (Sp-Can), a martelé que ce projet doit marquer le point de départ d’une véritable prise de conscience et de la concrétisation des engagements des parties prenantes à tous les niveaux. Puis, avant de déclarer lancées les activités pour la mise en œuvre du projet, il a adressé, au nom du gouvernement béninois, ses sincères remerciements aux partenaires ainsi qu’aux parties prenantes. Société 01 avr. 2022


Projet « Safe and inclusive city for girls » : Un espace sécurisé pour enfants et jeunes inauguré
Plan international Bénin et ses partenaires, notamment Terres Rouges et le ministère des Affaires sociales ont inauguré, dans le cadre du projet « Safe and inclusive city for girls », un espace sécurisé pour enfants et jeunes de Cotonou et procédé à des appuis institutionnels aux Centres de promotion sociale de Xwlacodji et de Ste Cécile, ce jeudi 31 mars. Un espace sécurisé pour enfants et jeunes de Cotonou est rendu fonctionnel au Centre de promotion sociale (Cps) du quartier Ste Cécile, qui bénéficie également, au même titre que le Cps de Xwlacodji, d’un appui institutionnel. Il s’agit d’une réalisation de Plan international Bénin et de ses partenaires, notamment Terres Rouges et le ministère des Affaires sociales, qui s’inscrit dans le cadre des activités du projet « Safe and inclusive city for girls », initié pour contribuer à résoudre les défis auxquels font face les filles vulnérables. « Il s’agit non seulement d’un espace sûr pour les enfants, les filles et les jeunes du marché de Dantokpa et environs mais aussi d’un espace de renforcement de la synergie d’actions entre les acteurs de protection de la ville de Cotonou… », a déclaré Karl Frédérick Paul, représentant résident de Plan Bénin. Cet espace sécurisé comporte trois compartiments à savoir, une salle de réunion/formation des enfants et des acteurs de la protection, une salle d’infirmerie pour l’offre de soins gratuite aux enfants vulnérables puis une salle d’écoute, d’orientation et d’appui psychosocial. Il s’agit d’un bâtiment du Cps Ste Cécile mis à disposition par le ministère des Affaires sociales et dont la rénovation et l’équipement ont été entièrement financés par Plan international Bénin, ainsi que la construction sur les lieux d’un magasin, pour un coût global de 15 356 324 F Cfa. En vue d’assurer la fonctionnalité permanente et la pérennisation de l’espace sécurisé, indique le représentant résident de Plan Bénin, sa gestion sera confiée à une Ong partenaire de l’institution qui travaillera en étroite collaboration avec les Centres de promotion sociale de Cotonou. Faire un bon usage des équipements En marge de l’inauguration de ce joyau, des appuis institutionnels composés de matériels de bureau, de matériels informatiques, et de matériels ludiques et sportifs ont été octroyés par Plan international Bénin aux Cps de Ste Cécile et de Xwlacodji, pour un montant de 9 511 330 F Cfa. C'est en vue de renforcer leur capacité d’action en matière de protection sociale d’une part, ainsi que leur capacité d’appui au fonctionnement et à la pérennisation de l’espace sécurisé d’autre part. « La mise sur pied de l’espace sécurisé est une prouesse en matière d’infrastructure communautaire de protection de l’enfant, un héritage pour les bénéficiaires du projet Safe and inclusive city for girls. Galvanisés aussi par cet important lot de matériels, les Cps s’engagent à assurer la pérennisation des acquis pour le bien-être des enfants à Cotonou… », a déclaré au nom des récipiendaires, Mireille Lokossou du Cps de Xwlacodji. Tout en saluant les actions de Plan international Bénin en matière de protection de l’enfance, la directrice de la Famille, de l’Enfance et de l’Adolescence (Dfea), Grâce Carine Kouton, a invité les bénéficiaires à faire un bon usage des équipements et de l'espace sécurisé? Société 01 avr. 2022


Désinformation au Bénin : une étude dévoile les dessous de l’Infox
On en sait un peu plus sur les facettes du phénomène des fake news dans l’espace Cedeao. Elles sont dévoilées par une étude du Centre pour la démocratie et le développement (Cdd West Africa). Le rapport sur le Bénin porte la signature de Léonce Gamai. Les infox au Bénin n’apparaissent pas au hasard. Le consultant formateur en média Léonce Gamai en a la certitude, après les recherches menées sur « l’écosystème des fausses informations au Bénin : une vue d’ensemble ». « Elles foisonnent beaucoup plus en période électorale, de tension et de crise (sanitaire, socio-politique et sécuritaire). Leurs création, (re) production et diffusion s’inscrivent dans des logiques bien définies, à savoir la bataille autour du pouvoir politique, l’expression d’une panique collective face à une crise ou une situation extraordinaire, l’expression d’une résistance quasi-collective ou d’une large partie de l’opinion à une action publique, etc. », souligne l’auteur. Les travaux ont dévoilé, entre autres, les principaux acteurs de l’espace en ligne/hors ligne de l’écosystème de l’information et l’origine de leur légitimité, l’interaction entre l’écosystème des «fake news » en ligne avec les structures médiatiques et non-médiatiques, des exemples concrets et récents de l’impact des infox, et le rôle des acteurs externes dans leur formation. Une ampleur inquiétante Les résultats renseignent que l’initiation et la diffusion des infox sont l’œuvre des milieux politiques, des utilisateurs des réseaux sociaux ainsi que de citoyens non présents en ligne. « Les infox circulent majoritairement à travers deux canaux que sont les réseaux sociaux et le bouche à oreille», précise Léonce Gamai. Même si les données collectées dans le cadre de l’étude ne permettent pas de mettre en évidence le rôle d’organisations étrangères dans la production et la diffusion de fake news à destination spécifique du Bénin, l’étude ne banalise aucun risque. «Peu importent la logique, les acteurs ou le canal, les infox sont des sources de menaces potentielles et permanentes pour l’ordre socio politique qu’elles ont d’ailleurs mis à mal au moins une fois pendant les cinq dernières années», fait-il remarquer. Il y a de quoi s’inquiéter, vu l’ampleur des infox au cours de la dernière décennie au Bénin. « Par exemple, les soulèvements meurtriers de mai 2019 à Cotonou ont été provoqués par une rumeur et des contenus mensongers diffusés sur les réseaux sociaux. D’autre part, la campagne de vaccination contre le Covid-19 se voit affaiblie par les fausses nouvelles qui circulent non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi hors ligne de bouche à oreille », déplore l’expert. Des recommandations Deux réponses majeures ont été identifiées contre la propagation des fausses nouvelles au Bénin. Il s’agit de la répression et le fact-checking. « Sur le premier volet, les résultats de recherche indiquent que le droit béninois n’est pas muet sur la question. Mais il se pose, entre autres, un problème autour du champ d’application des dispositions répressives d’une loi comme le code du numérique. Sur le second point, il a été recensé plusieurs initiatives de fact-checking portées par des professionnels des médias et des organisations de la société civile. Même si elles ont contribué à atténuer l’ampleur des informations, les actions de vérification des faits présentent des limites. Le fact-checking est pratiqué de façon intermittente. Par ailleurs, très peu d’organes de presse s’y investissent », souligne-t-il. Alors, l’étude fait des recommandations pour contrer ce mal changeant et à multiples facettes. Entre autres, il y a la généralisation du fact-checking dans les organes de presse, l’éducation des populations aux médias et au numérique, la formation des nouveaux acteurs de l’information en ligne, le renforcement de la protection juridique des journalistes et professionnels des médias qui s’avèrent indéniablement le rempart contre les fake news. Fact-Checking 01 avr. 2022


Projet «Safe and inclusive cities for girls» : Du matériel de travail offert à 127 bénéficiaires formés
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Safe and inclusive cities for girls» exécuté par Terres Rouges Bénin avec l’appui de Plan international Bénin, des jeunes filles, des femmes et des hommes ont reçu des équipements hier mercredi 30 mars à Cotonou. Grâce au projet « Safe and inclusive cities for girls » exécuté par Terres Rouges Bénin avec l’appui de Plan international Bénin, 127 jeunes filles, femmes et hommes ont reçu, hier mercredi 30 mars, du matériel de travail pour leur autonomisation. Formés en couture, coiffure hommes et dames, pâtisserie, fabrication de produits cosmétiques, soudure, peinture, électricité, ils ont bénéficié de divers équipements d’une valeur totale de 22 millions F Cfa. Il s’agit des machines à coudre, des ustensiles de cuisine et du matériel de travail relatifs à tous ces corps de métiers. Cette cérémonie tenue dans une ambiance festive avec la participation de la directrice départementale des Affaires sociales, du préfet du Littoral, des patrons et patronnes des ateliers de formation des bénéficiaires, est l’aboutissement de plus de deux ans de parcours. Durant cette période, ces filles, femmes et hommes en situation de précarité, identifiés dans la rue, ont bénéficié de sensibilisation en santé sexuelle et reproductive, de soins en santé de base, d’appuis alimentaires et de financement de leurs formations professionnelles. Au nom de ses pairs, Norberte Hounkpè, leur représentante, ne cache pas sa joie de sortir de la précarité pour devenir un agent économique. Elle se réjouit particulièrement de la mise à disposition de matériel de travail pour leur insertion professionnelle. « Votre geste nous permettra de commencer plus sereinement notre vie professionnelle. Nous vous promettons d’en faire un bon usage afin de démontrer que la précarité n’est pas une fatalité», a-t-elle assuré au nom des bénéficiaires. Du côté des initiateurs et exécutants du projet, c’est la satisfaction et la fierté. Karl Paul Frédéric, représentant de Plan international Bénin, l’a clairement exprimé au cours de son intervention. Pour sa part, Hermann Hessou, directeur de Terres Rouges Bénin, une association spécialisée en accompagnement psychosocial des enfants en situation de rue, clame aussi sa satisfaction pour l’aboutissement du projet. Mais il met l’accent sur la nécessité du suivi qu’entend organiser son association auprès des bénéficiaires. « Nous allons organiser le suivi pour nous assurer que le matériel est utilisé à des fins professionnelles et est bien entretenu », a-t-il promis. Il donne également une idée de la suite de « Safe and inclusive cities for girls ». Selon lui, le projet prend fin normalement ce 31 mars. «Mais il y a un grand résultat sur le projet. C’est la construction d’un endroit sécurisé pour les enfants et jeunes en situation de rue pour les accompagner face aux violences physiques, morales, sexuelles afin de restaurer leur dignité », a-t-il confié. Cette action, annonce Hermann Hessou, sera menée avec les autorités administratives du département. Culture 31 mars 2022


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