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Nouvelles

2e édition du tournoi inter-Cogepaf : Le secteur forestier de Kétou enlève le trophée
Organisé par l'Office national du Bois (Onab), le tournoi entre les Comités de gestion participative de la forêt (Cogepaf) a connu son épilogue, samedi 15 janvier dernier, au stade municipal de Toffo. Vainqueur en finale du secteur forestier de Djigbé par le score de 4-3, Kétou est reparti avec un géant trophée et une enveloppe de 500 000 F Cfa remis par Daouda Takpara, directeur général de l’Onab. Terminus ! Tout le monde descend. Le tournoi inter-Comités de gestion participative de la forêt (Cogepaf) s’est achevé, le week-end dernier, au stade municipal de Toffo, avec le sacre du secteur forestier de Kétou en finale. En effet, la formation de Kétou a ouvert le score à la 37e seconde par le biais de Bolarinwa Mouyiwa. Cueillis à froid, les joueurs du secteur forestier de Djigbé vont tenter de réagir. Paul Kadja et ses coéquipiers vont s’offrir une série d’occasions sans trouver la faille dans le camp adverse. Dans un scénario action-réaction entre les deux formations, il va falloir attendre la 12e minute pour voir Djigbé revenir au score. A 1-1, les joueurs de Djigbé vont assiéger le camp des visiteurs sans parvenir à prendre l’avantage. Les deux équipes se séparent donc dos à dos à la mi-temps. Du retour des vestiaires, le secteur forestier de Kétou va prendre des initiatives jusqu’à corser la note sur un coup franc transformé par Fawaze Djinadou à la 41e minute. Quatre minutes plus tard, le secteur de Kétou va se faire encore rattraper au score sur penalty. Fauché dans la surface de réparation, Wilfried Dékpo se fait justice en inscrivant le deuxième but pour Djigbé à la 45e minute. A 2-2, le match s’emballe. Les joueurs de Kétou ne baissent pas les bras. Ils vont enchainer les offensives jusqu’à reprendre l’avantage par le biais de Tayé Kouchoro à la 51e minute. Mais, comme une réponse du berger à la bergère, la formation de Djigbé égalise encore sur penalty. Spécialiste des coups de pied arrêtés, Wilfried Dékpo permet à ses coéquipiers et au public sportif de Toffo de jubiler à la 56e minute. Mais, cette joie sera de courte durée, car Tayé Kouchoro finira par sceller leur sort à la 68e minute. C’est sur un score de 4-3 que le trio arbitral va mettre fin à la partie à la grande satisfaction des autorités qui ont effectué le déplacement. « Nous sommes fiers de cette initiative qui nous permet d’accompagner le gouvernement dans sa politique de développement du sport », se réjouit Daouda Takpara, directeur général de l’Onab, qui pense à la mise en place d’une équipe de football au profit de sa structure. Créer un brassage ! Selon lui, l’organisation de ce tournoi permet de créer un brassage entre les communautés villageoises et l’Onab. « Nous sommes engagés à soutenir non seulement les villages riverains des forêts mais aussi à développer l'économie verte », a-t-il déclaré. Pour lui, cette initiative vise à montrer aux riverains qu’ils sont propriétaires des forêts. A l’occasion, il a salué les maires des communes de Zè, Toffo, Zogbodomey, Bassila et Kétou dont les équipes ont pris part à cette compétition. Représentant le directeur général des Eaux, forêts et chasse, Maboudou Jean se félicite de la mobilisation des villages riverains des forêts autour de ce tournoi. A l’en croire, cette compétition placée sous le thème : « Le sport au service de la gestion durable des forêts » a permis de sensibiliser les populations à la préservation de la forêt et de rendre visibles les infrastructures construites par le gouvernement. Au nom des maires présents, Bibiane Soglo Adamanzé a salué la volonté du chef de l'État, Patrice Talon qui a doté Toffo de ce stade et l’Onab pour avoir initié ce tournoi de football. « Le sport procure le développement. C'est un vecteur de tourisme », a-t-elle déclaré. Sports 17 janv. 2022


Code de l’administration territoriale et Pag 2021-2026 : Les maires en phase avec le président Talon
L’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) valide les initiatives du gouvernement pour la modernisation des villes et réitère sa détermination à accompagner le président Talon. Les maires se sont exprimés à travers un point de presse, vendredi 14 janvier dernier, au siège de l’Ancb à Abomey-Calavi. Le vent de la modernité souffle dans les communes. Les maires du Bénin en sont convaincus. Le Code de l’administration territoriale ainsi que la réforme du secteur de la décentralisation et les projets structurants prévus au titre du Programme d’action du gouvernement 2021-2026 (Pag II) sont, pour eux, des initiatives inédites qui portent cette modernité, gage de la dépolitisation, la gestion efficiente et la transfiguration des communes. Face aux professionnels des médias, Luc Atrokpo, président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), soutenu par plusieurs maires dont trois membres du bureau de l’Ancb, a d’abord rendu compte au peuple béninois, des échanges que la délégation de l’Ancb a eus avec le chef de l’État lors de l’audience que ce dernier leur a accordée le 4 janvier 2022. Il expose ensuite quelques innovations du Code de l’administration territoriale. « Au Bénin, nous avons désormais trois catégories de communes : les communes à statut particulier (Cotonou, Porto-Novo, Parakou et Abomey-Calavi qui vient d’acquérir ce statut) ; les communes de type intermédiaire qui sont au nombre de 19 et qui sont essentiellement des communes chefs-lieux de département et de certaines communes à importance économique, démographique et historique ; et enfin les communes de type ordinaire qui sont les plus nombreuses, 54 au total, dont les communes rurales, les communes lacustres, etc. », expose le président de l’Ancb. D’après les maires, cette nouvelle classification qui fait partie des propositions issues d’une consultation nationale des acteurs communaux initiée par l’Ancb en 2017, a l’avantage de favoriser un accompagnement adapté à chaque commune selon sa catégorie. Dans la pratique, détaille le maire de Cotonou, le gouvernement va doter chaque commune de personnel qualifié adapté à ses besoins en fonction de la catégorie à laquelle elle appartient et des défis qui sont les siens. Politiques et technocrates dissociés, salaire pour élus « Comme nous le savons tous désormais, poursuit-il, les communes sont dotées d’une nouvelle charpente organisationnelle qui fait intervenir deux nouveaux organes, à savoir, le Conseil de supervision et le Secrétariat exécutif ». Le maire de Cotonou ajoute plus loin que chaque commune en fonction de sa catégorie, sera dotée d’un personnel qualifié, et que le processus de recrutement dans les principales fonctions communales sera lancé incessamment par l’Ancb avec l’appui du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. La réforme instaure également un salaire pour le maire, les adjoints au maire, les présidents de commission permanente, les chefs d’arrondissement, les élus municipaux et communaux ainsi que les chefs de village et de quartier de ville. Le montant varie d’une commune à une autre. Là-dessus, Luc Atropko et ses pairs estiment que c’est l’une des mesures importantes prises par le gouvernement, qui vient corriger une sorte d’injustice qui date du début du processus de décentralisation au Bénin. En outre, l’Exécutif mettra des véhicules de fonction à la disposition des maires, note le président de l’Ancb. « Il s’agit de mesures inédites depuis le démarrage de la décentralisation dans notre pays et tous les élus à qui nous avons rendu compte ont salué, à sa juste valeur, les efforts du président Patrice Talon pour le renforcement de la décentralisation dans notre pays », informe l’ancien maire de Bohicon. Luc Atrokpo assure que ces réformes dont les maires apprécient, à l’unanimité, la pertinence, interviennent à l’issue d’un diagnostic qui a relevé des insuffisances majeures dans l’organisation et le fonctionnement des administrations locales au Bénin. Raison pour laquelle tous les acteurs étaient d’avis qu’il faille aller à des réformes structurelles courageuses pour, entre autres, dépolitiser les communes et leur permettre d’amorcer véritablement le virage du développement. Soutien franc à Talon En plus de la réforme du secteur de la décentralisation, le Programme d’action du gouvernement 2021-2026 regorge de nombreux projets structurants notamment au profit des communes. Il y a « la création d’un Fonds d’investissement communal en remplacement du Fadec, et qui sera doté de ressources subséquentes permettant la réalisation d’infrastructures d’envergure dans l’ensemble des communes de notre pays ; la promotion de l’intercommunalité pour une meilleure prise en charge des problématiques communes à nos territoires ; la construction du Centre de formation pour l’administration locale (Cefal) ; la construction et l’équipement des 12 cités administratives départementales, etc. », cite le président de l’Ancb. Ses pairs et lui sont convaincus que la mise en œuvre des réformes et projets contribuera à la modernisation des communes. Et l’Ancb est honorée, disent-ils, d’avoir été intimement associée à chaque étape de ce processus. « Les maires, par ma voix, expriment leur sincère gratitude au président Patrice Talon pour sa vision et son engagement pour l’amélioration de la gouvernance locale et l’efficacité de l’administration locale. Nous saisissons cette occasion pour réitérer notre disponibilité et notre engagement à accompagner le gouvernement et son chef pour la bonne marche des nobles idéaux qu’ils portent pour le développement local dans notre pays », affirme haut et fort Luc Atrokpo avant de conclure sa déclaration par des salutations à l’endroit des députés et ses vœux « de santé, de paix et de progrès social pour l’année nouvelle » à chacun et à tous. Actualités 17 janv. 2022


Marché central de Tanguiéta : Des efforts d’assainissement s’imposent
Au marché central de Tanguiéta, usagers et déchets solides se côtoient au quotidien. Un effort d’assainissement de cet espace marchand permettrait de réduire la pollution ambiante. Au niveau du marché central de Tanguiéta au nord-ouest du Bénin, précisément dans le département de l’Atacora, l’assainissement des lieux s’mpose. Dans ledit marché, les déchets produits jonchent l’un des couloirs donnant accès aux toilettes. Ils obstruent ainsi le passage aux usagers qui n’ont autre choix que de côtoyer cette montagne de déchets de diverses natures. Lesdits déchets disputent parfois les emplacements aux marchands qui se résignent à la situation, selon plusieurs témoignages. C’est une réalité que beaucoup disent ne pas supporter mais qu’à défaut d’une solution durable, ils y sont contraints. Il faut constater que le bac à ordures fait défaut. Ce qui occasionne les jets anarchiques d’ordures dans ce couloir menant aux toilettes du marché. En attendant que les autorités communales n’agissent pour enlever les ordures, les dépôts se font et rendent le cadre de vie malsain. Cet acte, faut-il le rappeler, est en déphasage avec la politique au niveau national en la matière. Le régime de la Rupture a une volonté manifeste de l’assainissement du cadre de vie et les moyens sont déployés dans ce sens pour réduire la pollution avec ses corollaires de maladies diverses. Les politiques au niveau déconcentré doivent accompagner les efforts du gouvernement pour assainir le cadre de vie des populations. Il est donc à souhaiter que la commune de Tanguiéta accompagne la politique d’assainissement en cours afin de réduire la pollution dans le marché. Société 14 janv. 2022


Secteur Justice/Pag 2021-2026 : De nouvelles juridictions et centres pénitentiaires prévus
Après un premier mandat jalonné de réformes dans le secteur Justice, le deuxième quinquennat s’annonce tout aussi prolifique. Le Programme d’action du gouvernement 2021-2026 prévoit 61 milliards pour poursuivre le chantier de la modernisation, de l’accessibilité et de l’indépendance de la justice. Il est envisagé entre autres la réforme de la Haute cour de Justice ; la construction de nouvelles juridictions et de nouveaux établissements pénitentiaires… Au cours de ce quinquennat, plusieurs projets seront mis en œuvre dans le secteur Justice. Entre autres, le document de présentation du Pag 2021-2026 mentionne l’opérationnalisation des Chambres administratives au niveau des juridictions du fond ; la modernisation des services judiciaires ; la modernisation du système pénitentiaire ; la poursuite de la phase 2 du projet d’Appui à l'amélioration de l'accès à la Justice et de la reddition de comptes ; le renforcement de l’accès à la Justice, la construction et l’équipement de 6 nouvelles juridictions ; la construction et l’équipement de 5 établissements pénitentiaires et des Centres de sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence… Création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, révision constitutionnelle, création de la Cour des comptes, création du tribunal de commerce, ouverture de plusieurs tribunaux de première instance ; adoption de la loi portant modernisation de la justice ; création de l’Agence pénitentiaire du Bénin, création de l’Ecole de formation des professionnels de justice… Le secteur de la Justice est l’un des secteurs les plus réformés au cours du quinquennat 2016-2021. Mais le gouvernement du président Patrice Talon n’est pas au bout de son ambition pour le secteur Justice, secteur essentiel à la préservation de l’Etat de droit et pour la vitalité de la démocratie. Pour son second quinquennat, le chef de l’Etat entend poursuivre le vaste chantier du renforcement de institutions de contre-pouvoir, de la modernisation, de l’accessibilité et de l’indépendance de la Justice. Dans son pilier 1 intitulé « Renforcer l’Etat de droit, la démocratie et la bonne gouvernance », le Pag 2021-2016 prévoit 61 milliards à investir dans le secteur Justice. Il est annoncé l’opérationnalisation du régime juridique de la chefferie traditionnelle déjà reconnue à travers la révision constitutionnelle. C’est une bonne nouvelle pour les notables et leaders traditionnels qui attendent de voir la place qui leur sera accordée au sein de la société sous l’ère de la Rupture. Le gouvernement entend également réformer la Haute Cour de Justice pour la rendre plus opérationnelle et plus apte à accomplir sa mission. Le Pag entrevoit aussi le rattachement stratégique de la police judiciaire à l’institution judiciaire pour une meilleure administration des parquets et une bonne conduite des procédures judiciaires. Par ailleurs, le gouvernement va poursuivre d’une part la réforme du système pénitentiaire et l’amélioration des conditions de vie des prisonniers et d’autre part la réforme visant l’adoption de dispositions particulières de protection de la femme et de l’enfant. Dans ces deux domaines, plusieurs réformes ont été mises en œuvre lors du premier quinquennat. L’administration pénitentiaire est en pleine modernisation et les questions de protection de la femme et de l’enfant ont induit la modification de plusieurs dispositions pénales et l’élaboration de nouveaux instruments juridiques. Actualités 14 janv. 2022


Formation en administration hospitalière : Voici la liste des 22 médecins sélectionnés
Le ministère de la Santé a rendu publique la liste des candidats admis au test de sélection des médecins généralistes aspirants à la fonction de directeur d'hôpital. Sous réserve de vérifications, ils seront 22 à suivre la formation en administration hospitalière, dès le lundi 17 janvier prochain. Formation en administration hospitalière : Voici la liste des 22 médecins sélectionnés Formation en administration hospitalière : Voici la liste des 22 médecins sélectionnés Actualités 13 janv. 2022


Phase II du microcrédit Alafia : Un décaissement de 15 milliards FCFA annoncé pour 2022
Au nombre des mesures prises au cours du Conseil des ministres du 12 janvier 2022, il y a l'annonce de nouvelles conditions de mise en œuvre de la phase 2 du microcrédit Alafia et du financement des artisans cibles du projet Arch. Lire ci-dessous l'intégralité du compte rendu du Conseil des ministres. compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 Actualités 12 janv. 2022


Pag 2021-2026/ Secteur de l’éducation : lumière sur quelques grands projets
Le secteur de l’éducation va connaitre de profondes mutations durant les cinq prochaines années. Plusieurs projets seront mis en œuvre pour la promotion d’une éducation de qualité. L’éducation de qualité reste la priorité du gouvernement du président Patrice Talon. Après les actions de 2016-2021, le quinquennat 2021-2026 va engager plusieurs autres réformes. Au niveau de l’Enseignement primaire, le gouvernement envisage d’élaborer une loi sur le financement des cantines scolaires. Dans ce domaine, il est prévu six projets dont la construction des écoles primaires publiques dans les départements de l'Ouémé, du Plateau, du Borgou et des Collines; la construction et l’équipement d’écoles primaires dans le département de l’Atlantique. Il y a aussi le développement de l’éducation de base qui entrera dans sa phase 4, de même que la construction et l’équipement de salles de classe dans les écoles maternelles et primaires. L’Etat procédera aussi à la construction, à la réhabilitation et à l’équipement des infrastructures administratives scolaires sans oublier le renforcement de la qualité des enseignements au primaire. Au niveau de l’Enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle, plusieurs réformes seront aussi exécutées. Ces réformes concernent la mise en application de la Stratégie nationale de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels et la mise en œuvre d’un nouveau cadre institutionnel de gestion des établissements de formation. Egalement, le secteur secondaire va bénéficier de plusieurs projets dont la mise en place de 30 lycées techniques agricoles modernes et de sept écoles de métiers de référence, la spécialisation, la rénovation et l’équipement de dix-sept anciens lycées techniques, la construction, la réhabilitation et l’équipement des infrastructures scolaires dans l’enseignement secondaire général. Le gouvernement mettra aussi l’accent sur la valorisation des matières scientifiques, le renforcement de la qualité de l’enseignement des sciences, de la philosophie et du français, la construction de même que la réhabilitation des laboratoires et des bibliothèques dans les collèges; et enfin la construction de six lycées scientifiques et deux écoles normales. Enseignement supérieur Le vent des réformes soufflera aussi sur l’enseignement supérieur. Au niveau de ce secteur, l’Etat procédera à la mise en place d’un régime de gouvernance des universités publiques, du statut particulier du personnel enseignant incluant un mécanisme d’évolution hors hiérarchie et de maintien en activité après l’âge limite d’admission à la retraite (éméritat). La deuxième réforme concernera la mise en place d’un programme de bourses d’études favorisant les filières scientifiques. L’instauration des mesures spécifiques d’incitation à la recherche et à l’innovation, ainsi que la mise en œuvre de la délégation des prestations des œuvres sociales universitaires au secteur privé font aussi partie des réformes qui seront mises en œuvre au cours du quinquennat 2021-2026. En appui à ces différentes réformes, des projets sont aussi élaborés. Parmi ceux-ci, on peut citer le renforcement des infrastructures sociales, le développement de la cité internationale de l’innovation et du savoir y compris la couverture des besoins en infrastructures et en équipements des Universités nationales du Bénin. Actualités 12 janv. 2022


Enseignement et formation techniques et professionnels : Le Parlement adopte une loi-cadre
L’Assemblée nationale a adopté hier mardi 11 janvier, la loi n°2022-01 portant loi-cadre sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Etfp) en République du Bénin. L’adoption de ce texte s’inscrit dans le cadre de la réforme du système éducatif béninois devant permettre au pays d’avoir une masse critique de compétences en adéquation avec les besoins de l'économie et le marché du travail. Un nouveau jour se lève sur le système éducatif béninois. Les députés ont adopté en plénière, ce mardi 11 janvier, la loi-cadre sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Etfp) dont le projet leur a été transmis par le gouvernement par décret n°2021-167 du 24 mars 2021. Elle vise à mettre en place des dispositifs adéquats et inclusifs pour une formation technique et professionnelle de qualité, accessible à tous et adaptée aux besoins du développement économique, et qui facilitera l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Le texte abroge à cet effet certaines dispositions de la loi n°2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale. Plusieurs innovations y ont été introduites dont la mise en place d’une approche éducative inclusive et holistique ; le pilotage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels par l’Etat en collaboration avec le secteur privé ; la régulation des flux en inversant la tendance en faveur de l’enseignement et la formation techniques et professionnels ; le mode de gouvernance pédagogique et administrative et l’arrimage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels aux normes de la professionnalisation. Il s’agit d’une loi-cadre de 48 articles répartis en cinq chapitres traitant notamment de l’objet et du champ d’application du texte, l’organisation des enseignements et des formations ; des rôles des principaux acteurs et du cadre institutionnel de mise en œuvre de financement de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels. Le texte a été approuvé à l’unanimité des députés. Le rapport de la commission en charge de l’Education de l’Assemblée nationale examiné par la plénière renseigne clairement sur les raisons de l’option du gouvernement. Laquelle option découle en réalité du constat que les statistiques récentes montrent que 97 % des élèves titulaires du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) poursuivent leur cursus dans l’enseignement général contre 3% seulement dans l’enseignement technique et la formation professionnels. Un tel déséquilibre a pour conséquence de générer un grand nombre de titulaires de diplômes académiques au détriment de ceux justifiant de compétences techniques et professionnelles, toutes choses qui alimentent le chômage et le sous-emploi des jeunes. C’est donc pour corriger cette anomalie qui n’a que trop duré que le gouvernement béninois a élaboré la stratégie nationale pour promouvoir et développer l’Etfp. Cette stratégie sera désormais soutenue par une loi-cadre qui couvre non seulement l’éducation de base, la post-éducation de base et l’enseignement supérieur, mais aussi les formations techniques et professionnelles sous la tutelle d’autres départements ministériels, en dehors de ceux en charge de l’Education. Ce qui permettra au gouvernement de relever le défi en inversant la tendance actuelle de la pléthore des effectifs de l’enseignement secondaire général au profit d’une orientation pertinente des apprenants vers l’enseignement et la formation techniques et professionnels. Actualités 12 janv. 2022


Transformation économique du Bénin : Une croissance de 10,2 % projetée à l’horizon 2026
La poursuite de la trans-formation économique restera le leitmotiv durant les cinq prochaines années. Le nouveau Programme d’action du gouvernement mise sur l’accélération de la croissance économique à 10,2 % à l’horizon 2026. Une croissance économique à deux chiffres au Bénin ! Le rêve peut devenir réalité d’ici cinq ans. Sur la période 2021-2026, le taux de croissance moyen se chiffrerait à 8,3 %, passant de 7 % à 10,2 %. Telle est l’ambition affichée par le gouvernement, à travers son nouveau programme d’action, qui entend continuer à bâtir les ressorts d’une croissance économique endogène. Pour ce faire, le Pag II, sous la présidence de Patrice Talon, qui coûtera l’importante somme de 12 011 milliards F Cfa, aura pour point d’orgue la poursuite de la transformation structurelle de l’économie. Ce pilier concentre 63 % du montant du programme : l’éducation (8 %) et les secteurs de croissance économique (55 %). De façon spécifique, l’axe stratégique relatif à l’accélération de la croissance économique est articulé autour d’une dizaine de points. Il s’agit de : la construction des infrastructures modernes de transport et de logistique, l’autonomie énergétique, les infrastructures et services numériques, les performances du secteur agricole, la promotion du patrimoine culturel national, de l’art et de l’artisanat, le développement touristique, l’industrialisation, la création d’emplois durables pour les jeunes et les femmes. Plus de 1,3 million d’emplois directs et indirects seront générés par la mise en œuvre du nouveau Pag, selon les prévisions. Ce sera à travers 342 projets au total dont 189 projets en cours (Pag I) pour 7 658 milliards F Cfa, 153 nouveaux projets pour 4 353 milliards F Cfa. Si 3 431 milliards F Cfa sont déjà disponibles, il reste encore à mobiliser 8 580 milliards F Cfa. Et c’est en cela que la projection du gouvernement met une pression supplémentaire sur les régies financières qui devront mobiliser davantage les ressources publiques au plan interne et externe (dons et prêts), dans un contexte de conjoncture internationale, de la pandémie de Covid-19, des changements climatiques, d’insécurité publique (attaques djihadistes). Ces ressources publiques représentent 48 % de l’enveloppe globale du programme contre 52 % pour les ressources en partenariat public-privé. Toutefois, rassure le gouvernement, l’encours de la dette publique par rapport au produit intérieur brut (Pib) qui est estimé à 49,2 % du Pib en 2021 sera progressivement réduit pour atteindre 38,1 % en 2026. Dans cette optique, au-delà du maintien du rythme de création de la richesse, le renforcement du cadre macro-économique et de l’intégration régionale se poursuivra ainsi que l’assainissement de la gestion des finances publiques et l’amélioration du climat des affaires. Tout cela contribuera à accroître les opportunités économiques avec les pays voisins, améliorer la capacité de mobilisation des ressources fiscales, augmenter le taux d’investissement privé et le volume des Investissements directs étrangers, réduire l’informel. Actualités 12 janv. 2022


Pag 2021-2026 : Trois chantiers majeurs pour la diplomatie
Au cours du quinquennat 2021-2026, le gouvernement du président Patrice Talon, poursuivra les chantiers visant à faire de la diplomatie un puissant outil de développement. Trois grandes réformes sont prévues à cet effet par le Programme d’action du gouvernement (Pag II). Après les fructueuses actions des cinq dernières années dans le secteur de la diplomatie, cap maintenant sur de nouvelles réformes à mettre en œuvre d’ici à 2026. L’Exécutif béninois entend continuer à faire du secteur un important levier du rayonnement du pays. La diplomatie comme outil de mobilisation de ressources et de développement. Tel demeure le leitmotiv du gouvernement du président Patrice Talon. Pour atteindre cet objectif, il prévoit, à travers son Programme d’action 2021-2026, de mettre en œuvre trois grandes réformes dans le secteur. Il s’agit, en effet, de la dynamisation des pôles régionaux de la nouvelle carte diplomatique, de l'établissement d’une zone de libre-échange avec le Nigeria et les autres pays de la sous-région, et de la mise en place des conseillers au partenariat et à la coopération décentralisée. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, explique le bien-fondé de chacune de ces trois chantiers. Avec la nouvelle carte diplomatique « aujourd’hui, nous sommes à 14 pôles (Ndlr : ambassades). Alors on les appelle des pôles régionaux parce que lorsque le président de la République vous envoie à Paris et que vous êtes aussi en charge de l’Estonie ou que vous devez aussi agir au Danemark, vous êtes forcément dans la posture d’outil régional », note-t-il. Le deuxième chantier du Pag II, qui est la mise en place d’une zone de libre-échange avec le Nigeria, résulte de la volonté de l’Etat béninois d’assainir le cadre commercial avec son voisin de l’Est et géant de l’Afrique de l’Ouest. « Nous savons très bien que nous avons subi à un moment donné cette fermeture qui s’est faite en violation des textes de la Cedeao. Mais il faut être réaliste. Nous avons décidé de composer. Nous n’arrivons même pas à vendre certains de nos produits au Nigeria alors que les textes de la Cedeao rendent possible normalement la circulation, la vente de tout ce qui est produit dans l’espace Cedeao. C’est pour cela que le président a décidé que nous mettions en place cette zone où nous allons avoir quelques accords particuliers, où nous allons nous mettre d’accord sur des détails parce que nous nous sommes rendu compte, lorsque nous échangeons avec nos amis du Nigeria, que lorsque certains détails ne sont pas réglés avec eux, on n’arrive pas à avancer », a déclaré le chef de la diplomatie béninoise. Par rapport à la mise en place des conseillers au partenariat et à la coopération décentralisée, Aurélien Agbénonci explique l’importance de cette initiative par le fait que la coopération décentralisée « est une source aussi de mobilisation (Ndlr : de ressources) et auprès des préfets et des maires, il faut qu’il y ait des agents qui ont certaines aptitudes pour les accompagner ». Au total, quatre projets découleront des trois chantiers projetés. Il y a le programme spécial de construction, de rénovation et d'acquisition des chancelleries et résidences des ambassadeurs du Bénin ; la construction et l’équipement de la résidence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ; la réhabilitation des infrastructures du ministère ; et la modernisation de l'administration diplomatique. L’ensemble est estimé à un montant global de 19 milliards F Cfa. Actualités 12 janv. 2022


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