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Nouvelles

Parcours des 26 œuvres restituées : de la témérité aux émotions…
Le palais de la présidence de la République accueille, dans les jours à venir, une exposition d’œuvres royales restituées par la France en novembre dernier. Cette exposition inédite pour laquelle l’on prophétise un succès certain est l’une des ultimes étapes d’un long processus entamé depuis l’avènement au pouvoir du président Patrice Talon. « Il est regrettable que cet acte de restitution, si appréciable, ne soit pas de portée à nous donner entièrement satisfaction ». Sur le perron de l’Elysée, alors qu’il venait de rencontrer son homologue français avec qui, entre autres, il a eu des échanges sur les 26 trésors royaux du Bénin en route pour revenir au pays, le président de la République ne s’est pas empêché d’exprimer son amertume. «Comment voulez-vous qu’à mon départ d’ici avec les 26 œuvres, mon enthousiasme soit total pendant que le dieu Gou, œuvre emblématique représentant le dieu des métaux et de la forge, la tablette du fâ, œuvre mythique de divination du célèbre devin Guèdègbé, et beaucoup d’autres continuent d’être retenus ici en France, au grand dam de leurs ayants droit ? » s'est interrogé le chef de l’Etat. Il dit tout de même garder espoir qu’à l’instar des œuvres en rapatriement au pays, ces autres biens finiront par l’être aussi. « L’espoir de leur retour au pays est désormais permis grâce à vous. C’est extraordinaire », a-t-il indiqué. Toute l’histoire de cette restitution n’est d’ailleurs qu’espoir. Espoir entretenu dès l’entame et renouvelé malgré un premier refus de la France de restituer ces objets royaux. En juillet 2016, trois mois à peine après son investiture, le nouveau président élu du Bénin, Patrice Talon, adresse une demande de restitution à Paris au sujet des biens culturels et artefacts royaux saisis lors du sac effectué par les soldats français dans l’ex-royaume de Danxomè en 1892. Mais cette première demande se heurte au refus. Le ministère des Affaires étrangères du gouvernement de François Hollande lui oppose une fin de non-recevoir, au nom du principe dit "d’inaliénabilité des collections nationales". Ce principe est brandi par la France pour protéger les biens conservés dans les établissements culturels français. La réaction de Paris divise. Certains s’indignent. D’aucuns y voient une manière de protéger les biens de la France. La proposition de prêt à longue durée est avancée pour que la France ne perde pas son droit de propriété sur les œuvres. Le discours d’espoir de Ouagadougou Il n’y a plus de politique africaine de la France ! Ces mots du président français, Emmanuel Macron, font partie intégrante du discours de Ouagadougou. En visite au Burkina Faso, le 28 novembre 2017, le président de la République française, à l'université Ki-Zerbo, à Ouagadougou, devant 800 étudiants, avait eu une longue adresse face à la jeunesse africaine en général pour exposer les nouveaux rapports entre les deux parties. « Il y a une politique que nous pouvons conduire, il y a des amis, il y a des gens avec qui on est d’accord, d’autres non. Mais il y a surtout un continent que nous devons regarder en face », soulignait-il. Le discours de Ouagadougou a surtout le mérite de proposer la culture comme remède à certains maux. « Je ne peux pas accepter qu’une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soit en France. Il y a des explications historiques à cela mais il n’y a pas de justification valable, durable et inconditionnelle, le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens. Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris mais aussi à Dakar, à Lagos, à Cotonou, ce sera une de mes priorités. Je veux que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique », soulignait-il. Cela supposera, poursuit-il, un grand travail et un partenariat scientifique, muséographique « parce que, ne vous trompez pas, dans beaucoup de pays d’Afrique, ce sont parfois des conservateurs africains qui ont organisé le trafic et ce sont parfois des conservateurs européens ou des collectionneurs qui ont sauvé ces œuvres d’art africaines pour l’Afrique en les soustrayant à des trafiquants africains, notre histoire mutuelle est plus complexe que nos réflexes parfois ». Le meilleur hommage que je peux rendre non seulement à ces artistes mais à ces Africains ou ces Européens qui se sont battus pour sauvegarder ces œuvres, c’est de tout faire pour qu’elles reviennent. C’est de tout faire aussi pour qu’il y ait la sécurité, le soin qui soit en Afrique pour protéger ces œuvres. Depuis lors, les choses sont allées un peu plus vite. À la suite de ce discours, le président français commande un rapport à Felwine Sarr, professeur à l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis, au Sénégal et Bénédicte Savoy, professeure à la Technische Universität de Berlin. « Le périmètre de la spoliation engloberait les biens pillés, volés, butins de guerre, mais aussi ceux, très nombreux, acquis à des prix dérisoires, sans commune mesure avec le marché de l'époque, par les marchands, militaires, missionnaires, voyageurs... », indique le rapport Sarr-Savoy sur la restitution du patrimoine africain. Les deux professeurs suggèrent une modification du Code du patrimoine, avec l'introduction d'un article qui stipulerait que des restitutions d'objets africains transférés pendant la période coloniale française pourraient être prévues dans le cadre d'un "accord bilatéral de coopération culturelle" entre "l'État français et un État africain". Pour les auteurs du rapport, la démarche s'inscrit dans le cadre d'une "réparation symbolique". Il n'est pas question de vider les collections des musées français. Les collections privées ne sont pas visées. Cette approche équilibrée ouvre la voie à un retour de ces œuvres. Ce retour passera par le vote d'une loi. Fin 2020, une loi spéciale a été votée afin de mettre fin au principe d’inaliénabilité, invoqué par le gouvernement français en 2016 et qui pesait toujours sur ces objets. Ultimes moments En concertation avec le Bénin, le musée du Quai Branly propose une exposition inédite de 26 œuvres de l’ancien royaume du Dahomey, avant leur restitution. L’activité connut un franc succès. Autour de cette exposition, une semaine culturelle inédite est organisée avec, au programme, des colloques sur le patrimoine du Bénin, des concerts, des rencontres ainsi qu’un cycle de cinéma. L’objectif est de faire de cet événement un temps fort symbolique et historique pour les deux pays. Ces œuvres « seront la fierté du Bénin. Et parce que restituer des œuvres à l’Afrique, c’est rendre accessible à la jeunesse africaine sa culture, ces restitutions seront aussi la fierté de la France», avait annoncé, enthousiaste, Emmanuel Macron. « Les 26 œuvres nous plongent dans un récit à diverses vocations ou fonctions, notamment éducative (nos ancêtres ont fait le juste combat que nous devons nous approprier et poursuivre); scientifique (des savoirs sont enchâssés dans l’histoire de ces œuvres et nous avions besoin de renouveler notre connaissance du passé) et sociale (la restitution des œuvres est porteuse d’une réconciliation avec notre passé et un potentiel levier de cohésion sociale) », a fait savoir le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola. Des milliers de Français, de Béninois et d’Africains plus généralement font leurs adieux aux œuvres, le temps de cette restitution, avant leur emballage. Direction, Cotonou. … Retour à Cotonou L’ambiance était festive dans les rues de Cotonou, ce mercredi, pour le retour des biens. Pour contenir la foule en liesse, un important dispositif policier a été déployé sur les artères qui ont été toutes décorées d’affiches présentant le trône de Guézo ou les statues anthropomorphes des trois derniers rois. Cette ambiance va durer le temps pour la foule d’apercevoir la cavalerie royale qui escorte les trésors culturels en direction du palais de la Marina. Certains n’ont pu contenir leur émotion. Moment rêvé il y a peu, la restitution des 26 trésors royaux pillés à Abomey lors des razzias colonialistes est désormais une réalité, mercredi 10 novembre, ils ont fait leur entrée en territoire béninois avant d’être convoyés à la présidence de la République pour une cérémonie de réception, mais aussi d’hommage. Pendant que les tambours résonnent ponctués de chants et danses le long du trajet aéroport-présidence de la République, le cargo contenant les biens ne tardera pas à faire son apparition dans le ciel béninois. Peu après 15 h heures, le Boeing 737 spécialement affrété par le gouvernement béninois s’immobilise sur la base aérienne de Cotonou à la grande satisfaction des autorités et du personnel manutentionnaire. Les premiers colis contenant les œuvres se font visibles en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et de son collègue en charge du Tourisme, Jean-Michel Abimbola. Les opérations de manutention durent un peu plus d’une heure sous le regard avisé d’experts divers commis à la tâche par le gouvernement. L’accueil des trésors du Bénin s’est déroulé dans les locaux de la présidence de la République, en présence du chef de l’Etat, Patrice Talon. Les 26 œuvres ont eu droit à une cérémonie de réception mais aussi d’hommage sur place. Le chef de l’Etat a fait son entrée sur les lieux, alors que les trois camions contenant les œuvres poursuivaient leur marche à l’intérieur de la présidence de la République, avant de s’immobiliser au niveau de l’espace verdoyant qui borde les lieux. Quelque deux cents invités (peut-être un peu plus) y ont été conviés. Présidents d’institutions de la République, rois et familles royales, acteurs politiques de tous bords, personnalités diverses et en invités spéciaux les deux experts et universitaires français et sénégalais, Bénédicte Savoy et Felwine Sarr à qui Emmanuel Macron avait confié le soin de procéder à de vastes consultations et d’en déduire un rapport sur des possibilités de restitution d’œuvres aux anciennes colonies. C’est donc devant ce parterre de personnalités que le rituel d’accueil des œuvres a été exécuté avec des coups de canon. Le trône du roi Ghézo, seul trésor sorti du camion pour une exposition de quelques minutes, recevra même des honneurs militaires. Suivra l’exécution des danses royales un peu comme pour rendre hommage à ces biens qui, jadis, côtoyèrent l’univers et le quotidien des souverains. Le conservatoire des danses royales d’Abomey dont les pensionnaires se sont joints au ballet national et une troupe d’enfants ont tour tour, sous le regard admiratif du président de la République, présenté un tableau de Houngan, de Tèkè, d’Adjogan puis l’hymne national en langue locale fongbé. Le Bénin peut se vanter d’être le premier pays africain à rapatrier sur son territoire une partie de ses trésors culturels détenus par les ex-puissances colonialistes. Beaucoup n’y croyaient sans doute pas, mais le rêve est devenu réalité? Culture 31 déc. 2021


Recrutement dans les Forces Armées Béninoises : Voici les conditions
Les jeunes désireux de servir le drapeau sont invités à s'inscrire à compter du lundi 3 janvier 2022. Le processus du recrutement a été lancé à travers des communiqués du Chef d'État Major Général des Forces Armées Béninoises, le contre-amiral Jean-Baptiste Aho. Découvrez ci-dessous toutes les conditions.     Société 30 déc. 2021


Message sur l’état de la nation : efforts et perspectives contre la Covid-19 déclinés
Les défis concernant la crise sanitaire mondiale ont été largement évoqués, hier mercredi 29 décembre, par Patrice Talon, président de la République, à l’occasion de son message sur l’état de la nation. L’engagement reste le maître mot du gouvernement en vue de bouter hors du Bénin ce virus. Son discours était très attendu de tout le peuple. Chose faite, ce mercredi 29 décembre, devant les députés. Pour ce tout premier exercice de son second mandat, Patrice Talon a mis un point d’honneur sur la crise sanitaire mondiale au nombre des défis du moment. La dynamique et les perspectives concernant la lutte contre la Covid-19, pandémie dont dépendent depuis deux ans les agendas mondiaux de développement, ont été largement détaillées. « La Covid-19 ne cesse d’éprouver le monde et de compromettre gravement l’économie. Aucun pays n’est épargné y compris le nôtre. Fort heureusement, la situation n’est pas désespérée », rassure le chef de l’Etat. Si la communauté internationale scientifique se mobilise pour gagner la bataille contre le virus, le chef de l’Etat est davantage persuadé que la voie appropriée pour garder le cap demeure la vaccination. «Les différents vaccins apportent des réponses pertinentes et palpables. Aujourd’hui, la quasi-totalité des cas graves et des décès concernent les personnes non vaccinées », relève-t-il. La manière dont les populations béninoises appréhendent la solution vaccinale ne facilite pas les choses. « Malheureusement, beaucoup de réticences injustifiées s’observent encore ici et là, et le Bénin n’échappe pas à ce paradoxe », se désole Patrice Talon. Toutefois, l’adhésion massive des populations à la solution vaccinale n’est pas impossible. « Cela constitue, pour les gouvernants que nous sommes, une préoccupation majeure et un défi que nous devons relever à tout prix », s’engage-t-il. Relativement à ce défi, Patrice Talon sait que le salut pourrait venir des dirigeants si ceux-ci jouent réellement leur rôle. « Là-dessus, notre devoir en tant que dirigeants, c’est de rassurer nos concitoyens, c’est de ne pas les laisser à la merci des courants complotistes qui prospèrent sur l’ignorance et la peur des populations. Notre devoir, dans ces conditions, c’est de leur dire que les vaccins restent les seules solutions objectives pour venir à bout de la pandémie», exhorte-t-il. C’est au prix de ces efforts que le Bénin pourra revendiquer d’être un exemple sur le terrain de la riposte à la maladie à coronavirus. Autrement, les conséquences pourraient être désatreuses. « Notre pays doit relever sensiblement son taux de vaccination comme de nombreux autres pays le font déjà. C’est la seule manière de revenir à une vie normale et, les pays qui ne le font pas, risquent de devenir des foyers de complications diverses, surtout avec la multiplication des variants les uns plus virulents que les autres. C’est une perspective qui pourrait conduire à la stigmatisation des pays qui se retrouveraient dans une telle situation ». Solutions à portée Les armes pour combattre la pandémie sont à portée : « C’est pour l’éviter que nous avons mis l’accent sur la sensibilisation et la vaccination de masse. Grâce à cette stratégie, les chiffres commencent à s’améliorer et nous devons renforcer cette dynamique qui s’observe maintenant. Nous devons le faire pour contribuer au nouvel équilibre du monde, car, en l’état, nous observons combien il se dégrade ». Dans le souci de protéger les populations contre la Covid-19, le gouvernement du Bénin a développé, dès les premières heures, une politique efficace dont celle relative à son adhésion aux mécanismes de soutien au déploiement de la vaccination tel que le mécanisme Covax. En plus de la sensibilisation et de l’élargissement du vaccin aux services publics, le gouvernement a lancé en novembre dernier, une campagne accélérée de vaccination d’une durée de deux mois. L’objectif est de rapprocher le plus possible le vaccin des populations et d’assurer l'équité de l'offre vaccinale à tous les Béninois en âge de se faire vacciner. Plus de mille équipes ont été mobilisées à cet effet. À la date du 07 novembre 2021, trois cent quarante-sept mille deux cent soixante-dix personnes ont bénéficié d'une première dose de vaccin et deux cent soixante-cinq mille cinq cent une complètement vaccinées. Soit un total de « 3,64 % de la population ayant fait le choix éclairé de se protéger contre le virus face à une prévision de plus de 40 % de la population vaccinée à fin décembre 2021 », renseigne le site du gouvernement. Le Bénin est bien déterminé à enrayer la Covid-19. Toutefois, la seule volonté politique ne pourrait suffire si les populations ne prennent pas la mesure de l’enjeu. Sur la question, le message du chef de l'Etat est suffisamment clair pour ramener les plus indécis à la raison. Actualités 30 déc. 2021


Message du Président Talon sur l’état de la nation : les temps forts de la cérémonie au Parlement
Revue de troupe, salut du drapeau national suivi de l’hymne national et message à l’hémicycle ont été les grands moments, hier mercredi, à l’Assemblée nationale, de la cérémonie de délivrance du message annuel sur l’état de la nation par le président de la République, Patrice Talon. Tout s’est passé en moins d’une heure de temps. Il sonnait 9 h 43min quand le cortège du chef de l’Etat, Patrice Talon, s’est immobilisé dans la Rue des manguiers attenant au portail d’entrée du président de l’Assemblée nationale. A la descente de son véhicule, il a été accueilli sur tapis rouge, par le préfet du département de l’Ouémé, Marie Akpotrossou et le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty. Patrice Talon leur a présenté ses civilités. Il va ensuite poursuivre sa marche à pas déterminés, comme on le lui reconnait, en faisant la revue de troupe suivie de l’exécution de l’hymne national. Le président de la République se dirige vers le portail de l’Assemblée nationale où l’attendait déjà le président du Parlement, Louis Vlavonou. Après les échanges de civilités, Louis Vlavonou présente au président de la République les six autres membres de son bureau et quelques membres de ses cabinets civil et militaire. Il conduit ensuite le chef de l’Etat dans son bureau pour un tête-à-tête de quelques minutes. A 10 h 00, le président Talon et Louis Vlavonou font leur entrée à l’hémicycle. Ils rejoignent les députés pour la cérémonie de délivrance du message du président de la République sur l’état de la nation. Patrice Talon sera introduit par le président de l’Assemblée nationale. D’entrée de jeu, ce dernier a instruit la première secrétaire de l’Assemblée nationale, Sofiath Schanou de donner lecture des dispositions de l’article 72 de la Constitution. Lequel article prescrit que : «Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la Nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ». Après ce rappel des textes, Louis Vlavonou fait savoir que c’est avec une légitime fierté que la huitième législature accueille à l’hémicycle, le temple de la démocratie, le président de la République, dans le cadre de la délivrance de son message sur l’état de la nation. Il a félicité Patrice Talon pour sa détermination à honorer cette obligation constitutionnelle. Il est donc un habitué de l’exercice pour sa sixième fois depuis son arrivée au pouvoir en avril 2016 et la première fois au titre de son second quinquennat qui a commencé le 23 mai dernier. Le président de l’Assemblée nationale, après sa brève introduction, va inviter le président de la République au pupitre pour délivrer son message face aux députés. Attaques terroristes, Covid-19 et Pag 2 Le président de la République a été bref. Il a fait plus court que ses précédents exercices. Le chef de l’Etat est allé à l’essentiel dans un discours d’optimisme et d’espoir. Le message n’a duré que 18 min. Patrice Talon a rassuré davantage le peuple que le Bénin se porte de mieux en mieux. Il a évoqué certains défis de l’heure qui sont surtout d’ordre sécuritaire avec l’incursion des terroristes sur le territoire béninois du côté de la partie Nord-ouest et sanitaire avec la pandémie de la Covid 19. Le chef de l’Etat est revenu de long en large sur les deux maux avant de rassurer la population sur les mesures et efforts de son gouvernement pour les vaincre. Patrice Talon n’a pas passé sous silence le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Selon lui, les progrès du premier quinquennat 2016-2021 constituent le début d’une épopée. « Durant le quinquennat qui commence, le gouvernement fera tous ses efforts pour amplifier nos progrès et nous faire observer que ce qui a été fait les cinq dernières années n'est que le début de l’épopée », promet Patrice Talon. « Nos réalisations pendant le quinquennat qui commence seront observées peut-être deux fois, trois fois plus que ce qui a été fait précédemment », a indiqué le président de la République. Patrice Talon a invité les uns et les autres à observer ce qui va se passer d’ici à 2026 en termes d’actions de développement. Il s’engage à poursuivre son mandat avec détermination en faisant en sorte que l’élan de ce qui a commencé ne s’essouffle. Il promet d’aller le plus loin possible pour que les problèmes dans tous les secteurs de la vie notamment en matière d’eau potable, d’énergie électrique, de santé, de l’éducation et d’infrastructures routières ne fassent plus jamais partie des revendications des populations béninoises. « Le Bénin est désormais béni. Nous serons à la hauteur des attentes qui ont été si longtemps insatisfaites », poursuit le chef de l’Etat. « Le pays est dans nos mains. Nos destins sont dans nos mains. Nous venons de loin et nous irons le plus loin possible », promet avec détermination le président de la République. Le message n’a été suivi d’aucun débat des députés comme le prévoit la Constitution. La séance s'est terminée à 10 h 30 avec les salutations d’usage et le retrait du président de la République. Actualités 30 déc. 2021


Mécanisation agricole : Gifa propose des tracteurs performants de marque américaine
Des tracteurs de dernière génération de la marque américaine John Jerry’s, à coût abordable et alliant efficacité et résistance, sont assemblés à Ouidah pour le bonheur des producteurs. Fruit du partenariat entre le groupe Gifa et la Sonama, cette opportunité entend révolutionner le monde agricole au Bénin. Des tracteurs compacts de marque John Jerry’s, 4x4, d’une puissance de 60 chevaux, équipés d’un moteur Diesel 4 temps avec turbo, dotés d’un système hydraulique, d’un système d’attelage et d’un système de levage par vérin, le tout à un prix raisonnable… C’est l’opportunité qu’offre le groupe Gifa aux exploitants agricoles pour faciliter les opérations de labour, de semis, de transport. Importées à l’état neuf en pièces détachées, ces machines sont assemblées et certifiées par la Société nationale de mécanisation agricole (Sonama) à Ouidah. « Elles offrent un gain de puissance grâce au turbo et sont très économiques en termes de consommation de gasoil », apprécie Guy Omer Hountondji, ingénieur agro-machiniste. « Le tracteur est doté de pneus étroits et moins chers et d’une direction assistée qui le rendent plus léger et facile à manœuvrer avec pour avantage de rentrer dans le champ pour les opérations d’entretien sans piétiner les cultures déjà installées », fait remarquer Richard Agossou, mécanicien des machines agricoles. Hermann Djoiri Imali Djetta, exploitant agricole et nouveau président de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin, ne cache pas sa satisfaction par rapport à la puissance de l’engin et la disponibilité sur place des pièces de rechange. Toutefois, il dit s’attendre à voir des engins plus géants et chevauchés sur des pneus plus gros. Ses inquiétudes seront dissipées par les techniciens qui attestent de la robustesse du tracteur et de son adaptation à tout type de sol. « Avec ses quatre roues motrices (4x4), l’enclenchement du pont avant permet de franchir toutes sortes d’obstacles et ainsi de travailler aussi bien en montée comme dans les bas-fonds », assure M. Agossou. Autre avantage, la machine est dotée d’un compresseur qui permet de desservir tous les appareils qui ont besoin de pression, notamment pour gonfler les pneus, nettoyer les filtres et autres. Facilités d’accès Le kit est livré à un prix forfaitaire de 14 millions F Cfa, avec un an de garantie. Il est composé de tracteur, de remorque d’une capacité de 5 tonnes à 4 roues et double essieu avec benne, de charrue à trois disques et de semoir (maïs, soja et coton), d’un lot de clés et de pièces de rechange. Grâce au partenariat avec la Banque internationale pour l’industrie et le commerce (Biic) et le Fonds national de développement agricole (Fnda), les exploitants bénéficient des facilités pour acquérir les équipements. « C’est notre manière d’accompagner la dynamique instaurée par le gouvernement de Patrice Talon dans le domaine agricole et de faciliter la tâche aux producteurs afin de rehausser les performances », laisse entendre Abraham Foly Gaba, directeur général du groupe Gifa. A l’en croire, le Bénin est le premier pays francophone à importer en Afrique ces machines robustes ‘’made in America’’, qui sont également disponibles au Nigeria et au Ghana. Le promoteur a mis en place un service après-vente assuré dans les points de vente de la Sonama dans toutes les 77 communes du Bénin. Il inclut l’instruction sécuritaire de l’opérateur chargé de conduire l’engin jusqu’à destination, la formation des tractoristes et des propriétaires sur la manipulation, la conduite, l’entretien et les réglages. Les premiers entretiens préconisés par le constructeur au bout des 50 premières heures d’utilisation sont gratuitement pris en charge. Au total, 100 kits sont déjà disponibles et en cours d’assemblage par les équipes de la Sonama, sous la direction de Damien Zinsou Dèwaminou, responsable à la production. En perspective, le constructeur américain envisage de convoyer plus de 1000 autres tracteurs avec les équipements afférents dès 2022. Société 28 déc. 2021


18es championnats nationaux de natation : fortunes diverses pour les nageurs
Activités statutaires de la saison sportive 2020-2021, les 18es championnats nationaux de natation se sont déroulés les 23 et 24 décembre derniers à la piscine olympique du stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Au terme des courses, Jimmy Allognissou et Landry Gildas Koumondji sont respectivement champions chez les juniors et les seniors à cette compétition qui a connu la participation de plus d’une centaine de nageurs. Plus d’une centaine de nageurs des catégories juniors et seniors venus de tous les clubs affiliés à la Fédération béninoise de Natation ont participé aux 18es championnats nationaux de natation les 23 et 24 décembre derniers à la piscine olympique du stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Au niveau des juniors, Jimmy Allognissou se réjouit d’avoir remporté malgré la concurrence à l’épreuve des 50 m brasse. Landry Gildas Koumondji se félicite de monter sur la plus haute marche du podium chez les seniors. Selon lui, c’est l’aboutissement de plusieurs mois de travail acharné. Il déplore l’absence d’infrastructures adéquates pour la pratique régulière de la discipline sur toute l’étendue du territoire nationale. « Nous avons besoin des piscines à proximité pour nous entrainer régulièrement et réaliser des performances plus importantes », a-t-il confié. Hilaire Kpanou, vice-président de la Fédération béninoise de Natation (Fbna) se dit heureux de l’organisation de ces compétitions statutaires pour le compte de la saison sportive 2020-2021, qui ont mobilisé les athlètes de tous les clubs affiliés. Selon lui, ces championnats ont regroupé 118 nageurs des catégories juniors et seniors. « On attendait 120 nageurs mais nous nous félicitons d’avoir eu 118 participants », a-t-il déclaré. Du point de vue technique, il regrette l’absence de concurrents, qui a empêché le déroulement de la compétition dans certaines épreuves. « Nous avons constaté des désistements dans beaucoup d’épreuves » a-t-il fait remarquer. C’est pourquoi, il invite les entraîneurs au niveau des différents clubs à poursuivre le travail en donnant les fondamentaux aux athlètes afin qu’ils puissent s’inscrire dans les épreuves. « Il ne sert à rien d’organiser les compétitions sans le maximum de nageurs dans les épreuves », regrette-t-il. Toutefois, le vice-président de la Fbna est satisfait de la participation massive des femmes à ces championnats nationaux. « Pour la première fois depuis 21 ans, on note une forte représentation féminine à nos championnats », a-t-il ajouté avant d’annoncer de nouvelles perspectives pour les éditions futures. « Le comité exécutif travaillera à corriger les dysfonctionnements en vue d’une meilleure organisation les années à venir », a-t-il conclu. Sports 27 déc. 2021


Opérationnalisation de la Cour des comptes : encore des efforts à faire
Le Bénin peut se targuer d’être à la page en créant la Cour des comptes. Mais, les dispositions prises jusque-là sont loin de suffire à la rendre opérationnelle pour le contrôle juridictionnel des finances publiques. Et pour cause ! Des diligences sont accomplies mais sont loin de suffire à rendre la Cour des comptes opérationnelle, a fait remarquer Talahatou Garba, auditeur à la Cour des comptes, lors de la douzième revue sectorielle du système de gestion des finances publiques au Bénin, tenue le 15 décembre dernier à Cotonou. A en croire le communicateur, des difficultés perdurent et nécessitent la prise de mesures idoines concrètes en vue de la poursuite et de la finalisation de la réforme. Ces difficultés, précise-t-il, ont trait à la prise de textes législatifs et réglementaires complémentaires, à la nomination des membres de la Cour, notamment les présidents de chambre et conseillers, les conseillers référendaires, les auditeurs, les avocats généraux et autres collaborateurs du procureur général, le secrétaire général de la Cour, etc. Des questions relatives à la logistique devront être également réglées, en ce qui concerne l’exiguïté du bâtiment pris en bail pour servir de siège à la Cour, l’importance de la masse des archives, l’absence de matériel roulant pour les travaux de terrain. En termes de perspectives, le communicateur estime que les mesures doivent être prises pour opérationnaliser les cours régionales et doter la Cour d’un plan stratégique de développement, d’un plan de formation et de renforcement de capacité des acteurs, d’un plan de recrutement et de renforcement de l’effectif du personnel, d’un plan de communication. Au nombre des actions entre-prises dans le cadre de son opérationnalisation, il y a la prise de plusieurs textes, notamment les décrets portant nomination des premiers responsables de l’institution. Ainsi, Ismath Bio Tchané Mamadou, précé-demment présidente de la chambre des comptes de la Cour suprême, est nommée présidente de la Cour des comptes et a prêté serment le 27 mai dernier devant le président de la République. Joël Darius Eloge Zodjihoué, précédemment secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, est nommé procureur général près la Cour des comptes et Clément Dassi Akouègnon, greffier en chef. Le personnel du cabinet du président : directeur de cabinet, personne responsable des marchés publics (Prmp), directeur de l’administration et des finances (Daf), etc., est également nommé. A ces nominations, s’ajoute la prise de l’ordonnance portant composition, organisation, fonctionnement et attributions du cabinet du président, de l’ordonnance mettant en place la Prmp et les organes de contrôles de la Cour ainsi que l’ordonnance portant reversement des agents en service à la Chambre des comptes à la Cour des comptes en application des dispositions transitoires de la loi organique. Pour ce qui est de la logistique, il faut noter la validation et l’adoption du premier budget de la Cour des comptes pour l’exercice 2022, la prise en bail d’un immeuble devant servir de siège à la Cour des comptes avant la construction de son siège. A point nommé ! La création de la Cour des comptes longtemps souhaitée pour consolider le contrôle juridictionnel des finances publiques au Bénin, a été actée par la révision de la Constitution intervenue en novembre 2019. Le Bénin venait ainsi de satisfaire à un vieux plaidoyer de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), faisant ainsi droit à ses engagements communautaires, conformément à la directive n° 01/2009/CM/Uemoa en date du 26 mars 2009 portant Code de transparence dans la gestion des finances publiques au sein de l’Union. Sur les huit pays de l’Union, seuls le Bénin et le Mali ne disposaient pas de cour de comptes. Avant l’acte de création, c’est la chambre des comptes de la Cour suprême qui jouait le rôle de contrôle juridictionnel des finances publiques. L’initiative vise à doter le Bénin d’un contrôle externe indépendant, aux pouvoirs étendus, une institution supérieure de contrôle des finances publiques. Elle est basée sur les dispositions de la résolution A/66/209 de l’Assemblée générale des Nations Unies, le préambule de la déclaration de Lima de l’Organisation internationale des Institutions supérieures de Contrôle des finances publiques (Intosai), de la directive portant code de transparence dans la gestion des finances publiques de l’Uemoa, puis de la loi n°2019-40 du 07 novembre 2019 portant modification de la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin et de la loi n°2020-38 du 11 février 2021 sur la Cour des comptes. Conformément aux dispositions de l’article 134-3 de la loi fondamentale révisée, la Cour des comptes est la plus haute juridiction de l’Etat en matière de contrôle des comptes publics. Elle vérifie les comptes et contrôle la gestion des entreprises publiques et organismes à participation financière ou bénéficiant des fonds publics. Société 23 déc. 2021


En visite sur le site de Pharmaquick by Abt Sa : le président de la Boad satisfait de la bonne tenue de l’usine
Serge Ekué, président de la Banque ouest africaine de développement a visité hier lundi 20 décembre, les installations de l’industrie pharmaceutique Pharmaquick by Abt Sa dont le site est à Akpakpa à Cotonou. Une descente qui lui a permis de constater la bonne tenue de l’usine et la qualité du processus industriel de fabrication des médicaments. « Nous avons visité l’usine de fabrication. Nous avons regardé tout le processus industriel, le mode d'intégration et d’exploitation. Nous sommes en raison de croire que cette usine est bien tenue. La production me semble être de bonne facture. Et il semble important que la Boad continue d’apporter son soutien à ce secteur essentiel », a reconnu et attesté Serge Ekué, président de la Banque ouest africaine de développement, au terme de la visite guidée des installations de l’industrie pharmaceutique Pharmaquick by African Bio technologies Sa. Il précise que deux éléments essentiels fondent la descente de la délégation de la Boad sur les installations de cette usine. «En premier lieu, il est important que nous venions voir ce à quoi nous contribuons. Le deuxième point est relatif au secteur de la santé qui est un secteur sensible et qui fait partie des secteurs prioritaires d’intervention de la Boad », fait-il savoir. A l’en croire, la Boad est en pleine réorganisation et le secteur de la santé occupe, à l’instar d’autres secteurs essentiels, une place de choix. Mais dans ce secteur, la Boad a déjà subi quelques désillusions et entend bien se renseigner avant d’apporter quelque financement. C’est ce qui explique la nécessité pour la Boad d’avoir la meilleure connaissance possible des acteurs et de l’industrie, de connaitre les besoins exacts, et de garder l’œil le plus attentif sur le processus industriel. Lors de la visite guidée, le président de la Boad s’est montré très curieux sur les dispositions prises pour l’assurance qualité et la bonne composition des médicaments. Il a été séduit d’apprendre que les intrants suivent un contrôle qualité minutieux depuis le Canada avant même l’embarquement des matières premières. Plusieurs contrôles s’ensuivent jusqu’à l’obtention du produit livrable. Du laboratoire au magasin de stockage des produits finis ; en passant par la section granulation, les salles de pesée des solvants et des excipients, la salle de séchage, la section compression, l’atelier de maintenance, la salle d'impression…; la délégation de la Boad a pu suivre tout le processus industriel de fabrication des médicaments. Faire de Pharmaquick by Abt Sa une référence Avant la visite guidée du site de Pharmaquick by Abt Sa, une brève séance d’échanges a permis au président de la Boad de comprendre les nouvelles ambitions de l’industrie pharmaceutique. L’objectif est de transformer Pharmaquick by Abt Sa, en une industrie pharmaceutique de référence dans la sous-région, fait savoir Charles Adjalla, Pdg de Pharmaquick by Abt Sa. Il ajoute que dans ce cadre, l’usine va connaître trois phases de refonte. La première, c’est la phase de redynamisation qui a déjà été réalisée sur fonds propres. Cette étape a consisté à ramener l'usine aux conditions optimales d'une industrie pharmaceutique. La vision étant de mettre en place d'ici 2024, de nouvelles lignes aux normes internationales pour accéder aux marchés internationaux. La deuxième phase est celle de la restructuration. C’est d’ailleurs pour franchir cette étape que Pharmaquick by Abt Sa a besoin de l’appui des institutions financières et bancaires. Il s’agit de renforcer les installations afin de passer d’une production de 3 millions 800 mille comprimés par jour, à 12 millions de comprimés par jour. Cette phase assurée, l’industrie pourra passer à la phase de dimensionnement pour réaliser son ambition d’être une référence. Ce processus de refonte de l’usine a été entamé il y a deux ans. « En deux ans de production, nous sommes passés d’un chiffre d’affaires annuel de 800 millions à 4 milliards en 2020. Et nous sommes sur le point de franchir la barre de 5 milliards en 2021 », fait savoir le Pdg de Pharmaquick by Abt Sa. A noter que le plus gros client actuel de Pharmaquick by Abt Sa, c’est la Centrale d'achat des médicaments du Bénin. La crise sanitaire a renforcé cette collaboration. En effet, 80 % des médicaments utilisés dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, sont produits par Pharmaquick by Abt Sa. Société 21 déc. 2021


Coopération bénino-japonaise : un engagement en faveur de la formation des jeunes
L’ambassade du Japon près le Bénin a organisé une visite de terrain sur des sites des projets de la Jica, vendredi 17 décembre dernier. A Cotonou et Abomey-Calavi, les hommes des médias ont touché du doigt un pan des réalisations dans l’enseignement et la formation professionnelle. Un module de six classes en R+1 avec bureaux, magasins et latrines, construit à l’Epp Missessinto, commune d’Abomey-Calavi, fait la fierté d’écoliers, enseignants et parents d’élèves. Ce joyau a radicalement changé le quotidien des bénéficiaires. Ils étaient autrefois coincés dans les classes du fait des effectifs pléthoriques, obligés de faire les besoins dans la nature et en proie aux intempéries qui affectent les outils didactiques et fournitures scolaires et perturbent les activités pédagogiques. Ce temps est fini. Hanielle David-Ganhoui et Francis B. Amadjikpè, respectivement représentante des apprenants et directeur de l’école, ont exprimé leur joie face à la presse, vendredi 17 décembre dernier, à l’occasion de la visite de terrain sur des sites de réalisations de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) dénommée « Press Tour », initiée par l’ambassade du Japon près le Bénin. A la délégation conduite par Manami Inaba, chargée de coopération à l’ambassade du Japon près le Bénin, ils ont témoigné leur reconnaissance et pris l’engagement de faire bon usage des ouvrages. Le directeur a saisi l’occasion pour exprimer d’autres doléances relatives à l’installation de jardins et surtout de panneaux et de lampes solaires pour l’électricité. L’érection des bâtiments s’inscrit dans le cadre du projet Japon VI de construction de salles de classe dans le département de l’Atlantique. Au total, 176 salles de classe, 28 bureaux-magasins et 146 latrines ont été érigés dans 33 écoles pour un coût total de 7,285 milliards F Cfa, indique Hermann Hounguèvou, assistant du superviseur général du projet. Il assure que les ouvrages respectent les normes et peuvent résister même en cas de catastrophe naturelle. Les travaux de construction ont été achevés en mars dernier et ainsi dans le délai, en dépit de la pandémie de Covid-19. Les ouvrages ont fait l’objet d’une cérémonie d’inauguration en juin dernier. A ce jour, le Japon a contribué à réaliser plus de 1200 salles de classe au Bénin. Mécaniciens outillés Grâce à la coopération nippone, 54 enseignants formateurs des lycées techniques du Bénin ont renforcé leurs capacités sur les outils pédagogiques de la mécanique automobile. C’est à travers trois sessions de deux semaines tenues dans le cadre d’une initiative démarrée le 2 mars 2020 en collaboration avec Cfao Motors Bénin, filiale du groupe japonais Toyota Tsusho Corporation. La dernière a eu lieu au Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) Sénégal-Japon. « Ces formations ont été pour nous de grandes opportunités d’apprentissage et nous ont permis d’acquérir de nouvelles notions techniques, afin non seulement de les restituer à nos apprenants mais aussi de transformer nos ateliers en unités de production, un point crucial de développement de l’enseignement technique», affirme William Adjovi, au nom des bénéficiaires. Devant Garba Ayouba, directeur de cabinet du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, la délégation de l’ambassade du Japon et la presse, les mécaniciens formateurs du lycée technique et professionnel de Kpondéhou (Cotonou) affirment avoir approfondi leurs connaissances en mécatronique et acquis la notion des « 5 S japonais » (Seiri, Seiton, Seiso, Seiketsu et Shitsuke) pour réorganiser les ateliers. L’initiative mérite d’être pérennisée, plaident les bénéficiaires qui assurent qu’ils sont désormais mieux outillés sur les différentes méthodes de diagnostic et de remédiation de n’importe quelle panne sur les engins des travaux publics et les engins de manutention. Toutefois, ils souhaitent avoir plus de connaissances en hydraulique pour une intervention efficiente dans les lycées et centres de formation. Outre l’éducation et la formation professionnelle, la Jica intervient dans plusieurs autres secteurs au Bénin, notamment l’agriculture, l’aquaculture, la pisciculture, la santé, l’eau et l’assainissement, les infrastructures routières, l’énergie. Tradition renouée Après l’édition manquée de 2020 pour cause de Covid-19, l’ambassade du Japon près le Bénin renoue avec la visite de terrain des journalistes « Press Tour ». « Il était primordial pour nous de pouvoir relancer la visite de terrain, qui nous permet d’une part de renforcer nos liens avec les médias, et d’autre part de communiquer sur les projets financés par le Japon et mis en œuvre par l’équipe de la Jica ainsi que tous ses partenaires », laisse entendre Shigeru Kondo, chargé d’affaires par intérim de l’ambassade. « En raison des relations amicales exceptionnelles entre le Bénin et le Japon ainsi que l’adhésion des deux pays à la Déclaration de Yokohama de 2019, affirme-t-il, le Japon est fortement engagé dans la coopération au développement au Bénin, et fier de partager ces réalisations avec les populations béninoises. » A l’en croire, la visite du vendredi dernier ouvrira la porte à une dynamisation des initiatives culturelles japonaises. Education 20 déc. 2021


Pag 2021 - 2026 : la priorité pour l’emploi
En ligne de mire du Programme d’action du gouvernement 2021-2026, la professionnalisation des formations et la lutte contre le chômage des jeunes. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a dévoilé quelques défis à cette fin, samedi 18 décembre dernier. L’école béninoise doit cesser de former des chômeurs. Le chef de l’Etat Patrice Talon y tient, et cela transparaît dans le Programme d’Action du gouvernement 2021-2026 adopté le 15 décembre 2021. Pour Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, les efforts en cours sont accentués sur la professionnalisation des formations. « Jusqu’en 2016, voire 2018, nous sortions à peu près 5 % de nos apprenants outillés en formation professionnelle et technique. Dans 10 ans, nous voulons être sûrs que 70 % des jeunes qui sortent des écoles, sortent avec une formation professionnelle et donc prêts à l’emploi, prêts à créer éventuellement leurs propres entreprises », a-t-il martelé au cours du panel présidentiel organisé dans le cadre des 25 ans de la Bourse régionale des valeurs mobilières. Pour un montant de 12 011 milliards de F cfa, le Pag 2 comprend les trois piliers traditionnels. Les secteurs prioritaires restent les mêmes. Mais une attention particulière est accordée à l’éducation. « En même temps, nous voulons mettre l’accent au cours de ce quinquennat sur quelque chose qui est très important, le développement du capital humain. C’est-à-dire l’éducation et la santé. Cependant, c’est l’éducation entendue dans son sens le plus économique. Ce n’est pas seulement une affaire sociale, mais d’économie. C’est-à-dire comment générer des emplois demain », a-t-il martelé. Pour le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, le système éducatif traine des insuffisances notoires qu’il urge de corriger. « Nous avons bénéficié d’une éducation assez performante depuis 1960. Le Bénin était très connu de ce point de vue. Mais il y a une insuffisance notoire, notamment ces dernières années. Ces dernières années, elle a produit essentiellement des chômeurs. Vous le savez, nous avons entre deux et trois millions de personnes sous-employés ou en chômage. Comment faire pour que ceci soit corrigé. C’est de mettre justement ces jeunes apprenants qui vont sortir de nos universités, écoles et lycées en capacité de travailler, d’où le renforcement et la définition d’une stratégie de formation professionnelle et technique. C’est la clé », a laissé entendre Abdoulaye Bio Tchané. Le Pag 1 a permis entre autres la restructuration et l’opérationnalisation du Conseil national de l’Education (Cne), l’adoption d’une nouvelle lettre de politique éducative et l’élaboration du Plan sectoriel du secteur de l’Education (2018-2030). Actualités 20 déc. 2021


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