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Nouvelles

Renforcement des interventions canadiennes au Bénin: Pcv Clé, Ceci et Suco inaugurent leur siège commun
Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) vont conjuguer leurs efforts au Bénin pour des actions de développement et un meilleur impact sur les communautés. Ces trois organisations canadiennes ont inauguré leur siège commun hier jeudi 27 mai à Cotonou en présence de Carol Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Bénin et le Burkina Faso. Un siège commun et un programme commun pour renforcer la coopération avec les Organisations de la société civile au Bénin dans différents domaines d’interventions ! Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) se donnent ainsi la main. Financé à hauteur de 18,4 millions de dollars canadiens pour une durée de 7 ans, ce programme commun va permettre entre autres l’envoi d’experts canadiens qui viendront renforcer et soutenir les capacités des Organisations de la société civile. Carole Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Burkina et le Bénin, indique que les orientations de ce programme répondent à la politique canadienne qui vise à éradiquer la pauvreté et sont également arrimées au Programme d’action du gouvernement. Elle précise que le Programme de coopération volontaire a déjà permis de mobiliser plusieurs volontaires au Bénin. A l’en croire, une moyenne de 90 volontaires par an contribuent au renforcement des capacités des Osc, dans un vaste éventail de secteurs. Pour Nathalie Desautels, Représentante pays du Pcv Clé, l’inauguration du siège commun du Pcv Clé, du Ceci et de Suco, est un moment solennel et historique dans la coopération bénino-canadienne. Elle réitère l’engagement du Pcv à travailler pour que tous les jeunes au Bénin aient accès à une éducation de qualité et à œuvrer pour l’autonomisation des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité. Esther Djèguo, Représentante du Ceci mesure à juste titre l’intérêt du programme. Après avoir rappelé que la mission du Ceci est de combattre la pauvreté, l’exclusion et les inégalités, elle va réaffirmer à son tour l’engagement du Ceci à travailler au relèvement du pouvoir économique des femmes, à lutter pour les droits des femmes et à appuyer les capacités de résilience des femmes. Christelle Ouattara, Représentante de Suco se réjouit tout aussi de l’inauguration du siège commun. Le programme va, selon elle, faciliter les actions de Suco pour la résilience alimentaire et climatique au Bénin. Bénéficiaires de l’appui des organisations canadiennes, les Osc reconnaissent l’opportunité du programme. « Le partenariat entre le Canada et les Osc au Bénin est une coopération dont les résultats sont tangibles et probants dans nos communautés. Nous sommes très heureux d’être les privilégiés de ce programme et nous promettons d’œuvrer pour sa réussite... », a déclaré Marlène Seydou Babio, représentante de l’Ong Fawe (Forum for african women educationalist). Société 28 mai 2021


Soins de santé aux populations: La Plateforme du secteur sanitaire privé pour un leadership plus fort
La Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin (Pssp) organise, les jeudi 27 et vendredi 28 mai à Cotonou, les Journées du secteur sanitaire privé du Bénin. Grands moments d’échanges et de concertation entre divers acteurs opérant dans le secteur sanitaire privé, la rencontre vise à parvenir à un ancrage institutionnel plus fort pour une meilleure qualité de soins aux populations. La contribution du secteur privé aux soins de santé aux populations béninoises est énorme. Elle s’est même accrue ces dernières années et nécessite de la part des acteurs concertation et mise en synergie pour des actions plus fortes en vue d’accroître le leadership de leur faîtière, la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin (Pssp). C’est d’ailleurs sous l’égide de cette organisation que se tiennent, depuis hier jeudi 27 mai à Cotonou, les Journées du secteur sanitaire privé du Bénin. Un rendez-vous qui mobilise toutes les entités du secteur sanitaire privé et qui se veut, selon la vice-présidente de la plateforme, Béatrice Radji, une occasion d’échanges pour contribuer efficacement à l’amélioration du système sanitaire. La confiance dont bénéficient les acteurs du système sanitaire privé a besoin d’être renforcée, estime-t-elle. Elle rappelle que la Pssp est une organisation faîtière de plusieurs associations avec pour objectif de contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population béninoise sur la base d’une meilleure organisation des acteurs du secteur privé de la santé. La Pssp s’assigne aussi la mission, selon sa vice-présidente, de veiller à la qualité du service offert dans le secteur privé sanitaire, de construire un partenariat avec le secteur public, d’apporter sa contribution à la politique sanitaire du pays… Ces journées constituent donc une aubaine pour mieux connaître le secteur privé de la santé, soutient-elle. L’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid) est aussi un soutien important pour le renforcement du système sanitaire au Bénin. « Il est impossible de parler de la performance de ce système et de ses résultats en occultant le secteur privé, surtout à cause des proportions qu’il occupe dans le dispositif du système au Bénin », indique Jenelle Norin, représentante de l’Usaid à cette occasion. Le renforcement du système privé s’avère aussi nécessaire que le renforcement de tout le système, ce qui justifie le soutien de l’Usaid à la plateforme pour relever le niveau de performance du secteur sanitaire, appuie-t-elle. Ces journées représentent un espace national voulu par les acteurs pour communiquer sur la dynamique en cours ainsi que sur les progrès réalisés par le secteur sanitaire privé. Elle constituent une opportunité d’échanges, de partage de connaissances et de savoir-faire, laisse-t-elle entendre.
Répondre aux exigences
Docteur Raoul Saïzonou, représentant l’Organisation mondiale de la santé (Oms), chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé, estime que cet évènement est une opportunité de donner et de recevoir, mais également une occasion pour passer en revue les multiples avancées dans le cadre de la collaboration entre les secteurs sanitaires privé et public. Selon lui, le secteur privé offre des ressources très diversifiées et peut aider à répondre aux exigences imposées au public, en tant que partie intégrante desservant des régions urbaines, rurales… D’où le plaidoyer que fait l’Oms pour sa prise en charge aussi bien dans l’élaboration que dans la mise en œuvre des politiques et plans nationaux. Au Bénin, la contribution du secteur privé dans l’offre des services de santé à la population est estimée à 60 %, poursuit-il. Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, n’en dit pas le contraire. Il estime cette contribution à plus de 50 % des demandes en soins des populations. C’est donc à juste titre que, dans le cadre de la mise en œuvre des réformes au niveau du système sanitaire, le gouvernement a initié des mesures fortes pour l’assainissement de ce secteur avec notamment la fermeture des cabinets cliniques clandestins, la délivrance des autorisations d’existence, des mesures de contrôle, la lutte contre les faux médicaments, a soutenu le ministre. « Cette forte volonté exige l’engagement du secteur privé et l’harmonisation des pratiques entre public et privé. Les deux secteurs doivent continuer à renforcer leurs interventions pour un partenariat public-privé qui contribue à un système sanitaire fort et résilient », a plaidé le ministre. L’illustration parfaite qu’il donne de cette collaboration plutôt réussie, c’est la gestion de la pandémie de la Covid-19. Lucien Dossou-Gbété, président de la Pssp, se chargera lui-même de mieux présenter son organisation, expliquant sa genèse, sa mission, ses objectifs et axes stratégiques. Suivra la présentation de la mise en œuvre du partenariat liant le ministère de la Santé et la plateforme. Les travaux de ces deux jours se pencheront aussi sur les actions de plaidoyer, les enjeux et perspectives de la médecine de groupe au Bénin… Plusieurs autres thématiques seront abordées au cours des travaux qui prennent fin ce jour.
Santé 28 mai 2021


Situation des enfants dans le Borgou: Du pain sur la planche en dépit des efforts consentis
Les membres de la Conférence administrative départementale du Borgou ont tenu, mercredi 19 mai dernier, à la préfecture de Parakou, leur cinquième session au titre de l’année 2021. Ils se sont intéressés à la situation des enfants dans le département et la tranche départementale de l’aménagement du territoire. Le point de l’exécution du Plan de travail annuel des structures décentralisée pas été occulté au cours de la séance. Dans le Borgou, certains enfants sont victimes du non-respect de leurs droits. Vu la persistance de la situation, elle était au centre des préoccupations de la cinquième Conférence administrative départementale au titre de l’année 2021, mercredi 19 mai dernier, à la préfecture de Parakou, placée sous la présidence du secrétaire général de la préfecture, Sanni Bio Bayé. Pour le directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Borgou, Suanon Bakourigui, un enfant, c’est celui qui n’a pas encore 18 ans. Dans sa communication, il a passé en revue la politique nationale en matière de protection de l’enfant. Au niveau du Borgou, fait-il observer, il y a trois formes de violences qui s’exercent sur les enfants. Il y a le mariage et le travail des enfants ainsi que leur mendicité. « En ce qui concerne le travail des enfants, le Borgou vient en deuxième position avec 46,02 % », a-t-il précisé. S’agissant des violences faites aux enfants, le Borgou et la Donga sont deuxièmes derrière l’Alibori avec 75,01 %. Selon Suanon Bakourigui, plusieurs facteurs expliquent les violences exercées sur les enfants dans le Borgou. Le directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Borgou est également revenu sur la réponse du système de protection des enfants au niveau du département du Borgou, ainsi que les limites des différents acteurs. Certains facteurs sont liés à la pauvreté des familles et d’autres à la religion. « Nous avons mis un système d’intervention en place, pour coordonner, conseiller et orienter», a-t-il indiqué. Pour éradiquer le pénomène du travail des enfants dans le Borgou, le directeur départemental confie qu’un certain nombre de dispositions ont été prises par le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance. « D’abord, nous responsabilisons chaque famille à être actrice de la protection de ses enfants. Au niveau de chaque commune, il y a déjà des centres de protection sociale qui sont animés par des assistants sociaux, des psychologues et des éducateurs spécialisés », a-t-il précisé. Malgré tous les efforts du gouvernement et ses partenaires, la violation des droits de l’enfant continue de persister dans le Borgou. C’est dire qu’il y a encore du pain sur la planche. Société 27 mai 2021


Obtention du Certificat de conformité environnementale et sociale: « Certains promoteurs essaient de ruser  », dénonce François-Corneille Kèdowidé
L’obtention du Certificat de conformité environnementale et sociale via la plateforme e-service constitue une réforme majeure qui ne manque pas d’intérêt pour les promoteurs qui désirent installer une unité de production sur le territoire béninois. De la demande de ce document précieux à sa délivrance en passant par l’autorisation finale, François-Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe), parle des facilités offertes. Dans cet entretien, il dénonce certains promoteurs qui s’installent sans autorisation. Mais il y aura un prix à payer désormais, selon les nouvelles dispositions.
De quoi retourne le Certificat de conformité environnementale et sociale ?
Le Certificat de conformité environnementale et sociale (Cces) est un document qui prouve qu’un projet peut s’implanter dans un milieu en respectant les mesures environnementales tout en faisant un effort pour réduire les effets néfastes sur l’environnement. Ce certificat est délivré à tout projet de catégorie A ou B. La catégorie A est tout projet soumis à un régime d’impact environnemental approfondi, et la catégorie B est soumise à un régime d’impact simplifié. Les A, ce sont les usines qui utilisent de plomb, les grandes usines, les grands projets qui sont dans les zones humides des sites Ramsar. Les B peuvent être des projets de moindre envergure qui ne sont pas dans les sites Ramsar. Le Certificat de conformité ne permet pas au projet de s’installer. C’est un document qui fait partie des pièces à fournir par le promoteur pour avoir son autorisation auprès du ministère sectoriel.
Aujourd’hui, avec la dématérialisation, quel est le processus d’obtention dudit certificat ?
Pour se le procurer, il faut soumettre à l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) un résumé de son projet ainsi que son montant. Ensuite, l’agence fait le streaming environnemental pour voir où classer ce projet. Elle appréciera si le projet a besoin d’étude d’impact environnemental ou s’il a besoin d’étude d’impact environnemental et social. Et si c’est utile, l’agence se déplace pour faire la visite de site afin de voir s’il est conforme au projet … Après cela, le promoteur va se rapprocher d’un bureau d’études ou un groupement de bureaux d’études ou de consultants ou d’experts pour faire réaliser l’étude d’impact environnemental. Un rapport provisoire en dix exemplaires et en numérique nous est soumis; version sur Cd-Rom et sur clé Usb et nous mettons en place un comité ad hoc formé des agents de l’Abe, des universitaires et d’autres pour pouvoir étudier le dossier. On associe aussi les maires, les chefs d’arrondissement et les chefs de quartiers parfois, parce qu’il faut qu’ils sachent qu’un projet va s’installer dans leur zone et qu’ils nous disent si la population a accepté ou non. Entre-temps, pour finaliser le rapport, il faut que le bureau d’études fasse ce qu’on appelle une consultation du public pour savoir si les populations qui habitent dans l’environnement du projet acceptent qu’il soit implanté dans leur zone. Quand il va recevoir le certificat après, il va le mettre dans le dossier pour continuer et avoir l’autorisation finale.
Quelle est la plateforme qui favorise cette procédure en ligne ?
Il suffit d’aller sur e-service public et de cliquer sur le certificat de conformité environnementale et sociale puis de soumettre les documents que l’on déposait à l’Abe. Comme je le disais, le processus est hybride au début, c’est-à-dire qu’au lieu de dix exemplaires au début, on va demander de déposer cinq exemplaires, parce que nous envoyons les rapports aux chefs d’arrondissement, aux chefs de quartier, aux mairies qui n’ont peut-être pas encore d’ordinateur. Donc, on fera hybride et puis le comité ad hoc qu’on mettra en place va faire ses amendements qu’il va nous envoyer en ligne. Nous allons les prendre en compte et on aura un atelier pour finaliser la validation et envoyer au promoteur, toujours en ligne, les recommandations et amendements qu’on lui demandera de revoir. Après quoi, il nous envoie encore un rapport final en un exemplaire, toujours en ligne; ce qui nous permet de finaliser le plan de gestion environnementale qui est un document indispensable qui accompagne toujours le certificat de conformité environnementale et sociale qui sera délivré en ligne. Le directeur général de l’Abe va mettre son quitus, le document va automatiquement chez le ministre qui signe. À l’instant où le ministre signe, le promoteur sera informé par courriel et par Sms que son certificat est prêt et c’est à lui maintenant de l’imprimer.
Quel est le délai pour qu’un promoteur puisse entrer en possession de son Certificat de conformité environnementale et sociale ?
En une vingtaine de jours, tout le processus est achevé. Car il faut donner le document à lire aux membres du comité ad hoc pendant au moins cinq à huit jours, selon le volume du document. Il faut leur donner le temps de faire les amendements nécessaires. Il faut aussi compter le temps entre le rapport provisoire et le rapport final. Si le promoteur traîne pour donner le rapport final, cela jouera sur le délai. Et dans le nouveau décret sur la procédure de gestion environnementale, on a dit qu’après trois mois, on ne reçoit plus de rapport, pour les contraindre à faire preuve de promptitude. Sinon, il y a des promoteurs qui reviennent nous voir après une année. Ils ont intérêt aussi à se faire rapidement délivrer leur certificat de conformité environnementale pour finaliser leur dossier et envoyer aux ministères sectoriels pour avoir l’autorisation. Certes, il y a certains promoteurs qui essaient de ruser avec nous souvent. Ils envoient la demande et ils commencent les travaux. Dans ce cas, nous les soumettons à l’audit environnemental externe et dans le nouveau décret, l’audit environnemental externe, dans ces conditions, coûte plus cher que les redevances qu’on paie pour l’évaluation environnementale.
Environnement 27 mai 2021


Conseil économique et social: Une délégation ivoirienne en visite de travail
Une délégation du Conseil économique, social, environ-nemental et culturel de la Côte d’Ivoire était hier mercredi 26 mai, dans les locaux du Conseil économique et social béninois. Il était question de la bonne coopération de travail entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. Hier mercredi 26 mai, les membres du Conseil économique et social (Ces) du Bénin ont reçu la visite d’une délégation du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) de la Côte d'Ivoire. C’est la toute première visite effectuée par Eugène Aka Aoulé, président du Cesec, après sa nomination. C’est donc un honneur pour le Bénin de le recevoir ainsi que toute sa délégation, a fait savoir Augustin Tabé Gbian, président du Ces: « Notre institution s'honore de la visite d’amitié et de travail du nouveau président du Cesec de la République sœur de Côte d’Ivoire… Je me réjouis, comme vous, de la présence du président Eugène Aka Aoulé parmi nous ». Après un tête-à-tête entre le président du Ces et ses hôtes, Augustin Tabé Gbian a rappelé que depuis les présidents Philippe Yasé et feu Charles Koffi Digbi, de bonnes relations sont entretenues entre le Cesec et le Ces. À travers cette visite, des chantiers de collaboration et des accords de coopération vont être dynamisés pour le bien-être des populations des deux pays. Eugène Aka Aoulé, président du Cesec a rappelé que c’est sous la conduite et la vision des présidents Allassane Ouattara et Patrice Talon que les liens étroits de coopération entre le Bénin et la Côte d’Ivoire s’intensifient, se vivifient et se diversifient. « Le président de la République de Côte d’Ivoire a apprécié au plus haut point la qualité de la coopération entre nos deux assemblées consultatives qui est la résultante des liens tissés au plus haut sommet de l’Etat », a ajouté le président Aka Aoulé. Il place cette visite sous le signe d’une amitié fidèle, respectueuse et solidaire entre les deux pays.
Historique coopération entre les deux institutions
La Côte d’Ivoire et le Bénin entretiennent d’excellentes relations bilatérales qui datent de l’époque coloniale. À partir de 1961, les deux Etats, après leur accession à la souveraineté internationale, ont formalisé leurs relations diplomatiques, valorisant ainsi un héritage et des repères communs afin de poursuivre leurs destinées conduites par les différents chefs d’État qui se sont succédé. « La célérité avec laquelle la visite de la délégation ivoirienne a été organisée traduit la qualité de la synergie qui caractérise la collaboration entre nos deux chambres sœurs... La présente rencontre revêt une triple dimension, celle de la reconnaissance du soutien permanent du Ces, de la célébration d'une amitié et enfin de la consolidation des liens de coopération entre nos deux institutions », a précisé Eugène Aka Aoulé. Le Bénin reste et demeure un allié sûr pour la chambre consultative ivoirienne. Selon Eugène Aka Aoulé, trois raisons motivent la visite de la délégation ivoirienne en terre béninoise. En effet, après le décès du président Charles Coffi Digbi, le Bénin à travers le Ces a pris une part inestimable dans l’organisation des obsèques de ce dernier en mars 2021. Cet acte fort ne saurait passer inaperçu. La deuxième raison est relative au soutien sans faille que le Ces n’a cessé d’apporter au Cesec dans le cadre du mandat qu'il exerce à l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et similaires (Aicessi). Enfin, la troisième raison de cette visite est relative à la qualité de la coopération bilatérale que le Conseil économique et social du Bénin et le Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire entretiennent depuis plusieurs années. Conscient des défis et perspectives tout en cherchant à consolider les acquis, Eugène Aka Aoulé réaffirme la disponibilité du Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire à œuvrer inlassablement au renforcement des capacités, à la tenue régulière de séances d’échanges de bonnes pratiques et de partage d’expériences ainsi qu’à l’examen des thématiques d’intérêt commun.   Par Ulrich AKPOVO (Stag.)
Actualités 27 mai 2021


Activités commerciales aux abords des rues: Les occupants défient les forces de sécurité
Les rues et les abords des voies publiques ne sont pas encore totalement libérés par les occupants illégaux dans la commune d’Abomey-Calavi. Le maire Angelo Ahouandjinou a pourtant enjoint à ses administrés qui occupent les espaces publics de les libérer dans l’immédiat. Mais les populations récidivent et donnent du fil à retordre à la Police républicaine. Les éléments de la Police républicaine ne parviennent pas toujours à faire exécuter les instructions interdisant l’occupation des abords des voies publiques dans la commune d’Abomey-Calavi. L’occupation de cet espace à des fins de commerce est un fait courant, malgré les risques d’insécurité que cela représente pour les auteurs. Dans ce cadre, un communiqué du maire de la commune d’Abomey-Calavi en date du 04 janvier 2021 a rappelé la nécessité de libérer dans l’immédiat les espaces publics illégalement occupés par ses administrés. Mais son appel n’a pas encore eu un écho favorable, pourrait-on dire au regard du constat sur le terrain. Le phénomène perdure et échappe même aux forces de sécurité qui se plient en quatre chaque jour pour les occupants. Tout juste après leur passage, tout revient en place. On constate un combat permanent le long de l’axe menant de Calavi Kpota au carrefour Togoudo en passant par Parana et carrefour Tankpè et autres rues de forte concentration humaine. À chacun de ces endroits, chaque jour, les éléments de la police font la ronde, régulent, saisissent des objets encombrants. Des opérations de saisie de marchandises ou des objets des occupants illégaux sont entre autres moyens utilisés, mais cela ne semble pas encore suffisant pour mettre fin à ce phénomène qui expose aussi les auteurs à des risques d’insécurité. Car, les occupants des abords de la voie étalent leurs marchandises de sorte qu’ils empêchent les piétons de circuler et même les conducteurs de deux ou quatre roues de manœuvrer convenablement.
Un casse-tête
Le communiqué du maire spécifie que les trottoirs, les abords de routes dont celles asphaltées doivent être libérés dans la commune d’Abomey-Calavi. « Il m’a été donné de constater que des individus prennent d’assaut les trottoirs et les abords des routes, notamment celles nouvellement réalisées dans la commune d’Abomey-Calavi dans le cadre du projet “Asphaltage” du Programme d’action du gouvernement. Ces occupations anarchiques des lieux publics constituent des actes d’incivisme qui portent atteinte à la mobilité des biens et des personnes en toute quiétude», a indiqué le maire dans son communiqué. Par conséquent, poursuit-il, il est impérativement demandé à tous les occupants anarchiques des artères, rues et autres places publiques de la commune d’Abomey-Calavi de les libérer sans délai. Angelo Ahouandjinou a alors instruit le directeur des services techniques de la mairie, les chefs d’arrondissement et les commissaires d’arrondissement à veiller au respect scrupuleux de la mesure. Visiblement, les occupants ne sont pas prêts à libérer lesdits espaces et s’entêtent même devant les forces publiques. Le phénomène d’occupation des trottoirs devient une préoccupation et interpelle les consciences. À cela s’ajoute un fait extraordinaire qui ne passe pas inaperçu au niveau du carrefour Maria-Gléta. À quelques encablures de ce grand carrefour sur les pavés menant du carrefour Tankpè, une érection de mur en briques sous un lampadaire solaire retient l’attention. Les autorités communales devraient clarifier cette situation afin de mettre fin à ces phénomènes d’occupation des espaces publics.
Environnement 18 mai 2021


Renforcement et réhabilitation du réseau électrique dans le septentrion: Mise en service des ouvrages à Gbégourou et Gaah-Baka
Les populations de Gbégourou et de Gaah-Baka, respectivement dans les communes de N’Dali et de Tchaourou ne sont plus dans l’obscurité. En témoigne la mise en service des ouvrages d’électrification par extension dans leurs localités, samedi 15 mai dernier, par une délégation du ministère de l’Energie. Une ligne mixte, un transformateur de 160 Kva, un coffret d’éclairage plus 15 lampadaires. Telles sont les caractéristiques techniques de l’ouvrage d’électrification par raccordement au réseau de la Sbee dont le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Energie, Franck Tigri, a procédé à la mise en service, samedi 15 mai dernier, à Gbégourou, dans la commune de N’Dali. Avec le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé à ses côtés et la délégation qui l’accompagne, il a également accompli le même exercice à Gaah-Barka, dans la commune de Tchaourou, dont l’ouvrage d’électrification présente comme caractéristiques techniques, 50 m en termes de long réseau mixte, 2 000 de long réseau Bt pur, une puissance de transformation estimée à 1X100 Kva. A Gbégourou, on est actuellement à 16 abonnés. Ce fut l’occasion pour le coordonnateur du projet, Dieudonné Adjalla, d’inviter les populations de la localité à s’inscrire massivement pour les branchements de compteurs afin de rentabiliser l’investissement effectué. « Nous avons au niveau de l’ensemble du pays, en collaboration avec le ministère de l’Energie, énormément de projets qui sont en cours. Nous étudions également les propositions et demandes », a précisé à sa suite, le directeur général de la Sbee, Jacques Paradis. « Nous étudions aussi la possibilité de réduire les coûts de branchement pour permettre aux populations d’avoir accès à la fourniture en énergie électrique », a-t-il poursuivi. A travers la mise en service de ces ouvrages, le directeur adjoint de cabinet, Franck Tigri, et le préfet, Djibril Mama Cissé ont vu l’attention que le gouvernement porte à la satisfaction des besoins des populations de ces deux localités et à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Leur souhait est de voir ces infrastructures toujours en plein fonctionnement. « C’est dire donc toute la responsabilité qui nous incombe en termes de sécurisation de ces infrastructures et la qualité de gestionnaire que nous allons y mettre », a insisté FranckTigri qui invite les sages, les jeunes et les élus locaux à s’impliquer. Par ailleurs, une mini-centrale photovoltaïque résiliente a également été inaugurée, samedi 15 mai dernier, à Bininsi, dans la commune de N’Dali. Financé par le gouvernement, le Pnud et le Fonds pour l’environnement mondial, l’ouvrage ne doit pas être apprécié par rapport à sa taille, mais son impact sur les populations bénéficiaires. Il est composé d’un champ de module solaire d’une capacité de 6 000 W, d’un système de recharge de 1000 téléphones par jour, d’un congélateur de 100 litres de capacité pour le rafraichissement des boissons et des produits pharmaceutiques, d’un kiosque, puis d’un hangar offrant la possibilité de jeux aux populations. A coup sûr, rassure le préfet, il va opérer une petite révolution dans le quotidien des populations de Bininsi. En effet, Bininsi est une localité hors réseau. D’après la stratégie nationale d’électrification hors réseau, il s’agit de permettre à ses populations victimes des variabilités climatiques, de ne plus être marginalisées. Actualités 17 mai 2021


Renforcement des capacités: Le Cea-Smia présente aux partenaires ses nouvelles offres
Le Centre d'excellence d'Afrique en Sciences mathématiques, Informatique et Applications (Cea-Smia), entend mettre à la disposition des entreprises au Bénin et en Afrique, des ressources humaines aguerries. Pour présenter ses nouvelles offres de formation, le Cea-Smia a tenu avec ses partenaires, une rencontre d’information et de promotion, vendredi 14 mai dernier, à Cotonou. A l'occasion, un accent particulier a été mis sur le Master en Data Science et sur la révolution numérique qu’incarne le supercalculateur (Calcul Bénin). C’est en présence de représentants d'entreprises locales, du Conseil consultatif industriel, du Club des décideurs des Systèmes d'information et de quelques Alumni de l'Institut de Mathématiques et de Sciences physiques…, que le Centre d'excellence d'Afrique en Sciences mathématiques, Informatique et Applications (Cea-Smia) a partagé les nouvelles offres de formation et les nouvelles compétences qu’il développe. Les participants à cette rencontre de promotion ont été en l’occurrence entretenus sur le Master en Data Science et le supercalculateur. Présentant cette nouvelle offre de formation, Jules Dégila, enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi, explique que la Data Science présente de nombreux avantages au regard de la révolution numérique et de la forte dynamique autour de la digitalisation. Les nouvelles technologies s’imposent en effet aux entreprises et leur imposent de s'adapter et de s'intégrer dans un environnement où les données sont précieuses. Et pour la bonne gestion des données, les entreprises ont besoin de professionnels ayant des compétences certaines en la matière. La Data Science se positionne alors comme cette discipline qui s'appuie sur les statistiques, les mathématiques, l'informatique, les bases de données et l'apprentissage par ordinateur, pour analyser, intégrer et visualiser des données. S’agissant du Centre de calcul, l’enseignant-chercheur Jules Dégila indique que Calcul Bénin est une plateforme de calcul de haute performance et une puissance de calcul pour le Bénin et la sous-région. Son existence, sa capacité et les nombreuses possibilités qu’il offre sont encore inconnues de ses potentiels utilisateurs. Ce supercalculateur est composé de 30 nœuds qui sont 30 serveurs de haute densité de capacité allant jusqu’à 48 cœurs/nœuds (chaque serveur est comme une douzaine de portatifs condensés en un seul serveur); 744 cœurs physiques; 1488 cœurs logiques, soit quelques dizaines de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde ; 4,48 Téraoctets de mémoire vive; 280 Téraoctets de Stockage ; d’une interconnexion internodale à 40Gbps. Toutes choses qui, selon le professeur Joel Tossa, coordonnateur du Cea-Smia, font du supercalculateur un outil ultramoderne, ultrarapide et super efficace.
Du Cea-Sma au Cea-Smia
Financé par la Banque mondiale, le Cea-Sma est le premier centre d'excellence que le Bénin a connu. Ce premier projet a enregistré des résultats impressionnants qui lui ont valu un renouvellement avec cette fois-ci une intégration de l'informatique. L'un des extrants de qualité de cette première phase mise en œuvre de 2015 à mars 2020, c'est le centre de calcul à haute performance (le supercalculateur) qui est un support pour les projets de recherche dans les domaines à fort impact sur le développement durable au Bénin et dans la sous-région. Abrité par l'Institut de Mathématiques et de Sciences physiques, le Cea-Smia est la phase 2 du Cea-Sma et est financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement. Coordonnateur du Cea-Smia, le professeur Joël Tossa précise que le Cea-Smia entend former des cadres de haut niveau, capables de contribuer au développement par des solutions innovantes d'une part et répondre aux besoins de recherche-développement des acteurs socio-économiques et encourager la valorisation des résultats de la recherche d'autre part. A en croire Fabrice Dako, secrétaire général du club Dsi, le Cea-Smia est un vivier de ressources humaines qualifiées, un partenaire de choix qui met à disposition des compétences avérées. Il rappelle que le club Dsi s'intéresse à toutes les structures et entreprises privées ou publiques qui s'investissent dans l'informatique. Les objectifs du Cea-Smia se résument comme suit : mettre en place des offres de formation de haut niveau en Mathématiques ; former une masse critique d'enseignants de mathématiques de standard international; former des chercheurs de haut niveau, relever l'expertise des cadres des entreprises et de l'administration publique par des formations continues de courte durée... Pour atteindre ces objectifs, le Cea-Smia s'appuie sur le soutien intensif des experts internationaux et la mise en place d'un partenariat solide avec les institutions, les entreprises et organisations... Au nombre des formations de Master et de Thèse au Cea-Smia, figurent les filières telles que : Management des systèmes d'information, Réseaux et Télécommunications, Sécurité informatique, Ingénierie mathématique, Mathématiques pures et Applications, Biostatistique, Mathématiques, Économie et Statistiques... Entre autres résultats attendus : former 63 personnes pour le Doctorat et 228 personnes pour le Master, renforcer 560 personnes dans les entreprises, envoyer 550 étudiants en stages, publier au moins 150 articles, créer au moins 2 start-up...?
Société 17 mai 2021


Certificat de conformité environnementale et sociale: L’obtention en ligne lancée
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a procédé au lancement du processus d’obtention en ligne du Certificat de conformité environnementale et sociale, hier mardi 11 mai à Cotonou. Cette opération fait suite à celle du permis de construire et constitue un atout indéniable pour les promoteurs qui désirent investir au Bénin. L’obtention en ligne du Certificat de conformité environnementale et sociale (Cces) est désormais possible grâce à la plateforme servivce-public.bj mise en place et dont la mission est d’informer le citoyen béninois et de l’orienter vers les services qui lui permettent de connaître ses obligations, d’exercer ses droits et d’accomplir ses démarches administratives. Ce site officiel de l’administration béninoise constitue, selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, le portail unique de renseignement administratif et d’accès aux services en ligne, réalisé en partenariat avec les administrations nationales et locales. Depuis quelques années, le Bénin a entamé le processus de dématérialisation du service public, informe le ministre qui se réjouit du fait qu’après la dématérialisation du permis de construire, le Certificat de conformité environnementale et sociale (Cces) le soit également. Le lancement de la procédure d’obtention en ligne du Certificat de conformité environnementale et sociale constitue donc un moyen pour l’État de faciliter l’accès à ce document précieux aux promoteurs, d’après José Tonato. « Tout projet de catégories A et B est soumis à une étude d’impact environnemental et social sanctionnée par un Certificat de conformité environnementale et sociale. Le Cces est une attestation délivrée pour confirmer la faisabilité environnementale et sociale d’un projet. Ce certificat est délivré par le ministère en charge de l’Environnement après avis technique de l’Agence béninoise pour l’Environnement », a indiqué le ministre. Selon ses explications, la dématérialisation de la procédure d’obtention du Certificat de conformité environnementale et sociale permettra aux divers promoteurs et investisseurs de gagner du temps et d’obtenir dans de brefs délais le Cces de leurs projets. Les promoteurs sont donc appelés à rester en contact permanent avec l’Agence béninoise pour l’Environnement et auront la possibilité de suivre l’évolution de leurs dossiers sans se déplacer. José Tonato les invite à adopter ce nouveau service qui va, à coup sûr, changer les habitudes. François Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Agence béninoise pour l’Environnement, a exprimé sa gratitude au ministre pour son accompagnement dans l’aboutissement du processus. Il a confirmé que d’ici un an, l’agence va basculer dans la dématérialisation de tous ses services. Elle a donc besoin du soutien de toute la population pour réussir sa mission. Le directeur général de l’Abe a indiqué que dès lors que le processus est lancé, tout promoteur qui formule sa demande renseigne les pièces exigées, soumet son dossier via la plateforme du service public qui va générer son attestation une fois toutes les étapes d’appréciation dudit dossier achevées, au bout de vingt jours. Rappelons que le fonctionnement de la plateforme a été présenté à l’assistance par Anziz Adéhan, représentant de l’Agence des services et systèmes d’information (Assi). Actualités 12 mai 2021


Finale de la Ligue des champions 2020-2021: Derby entre deux formations pétillantes
Pour la troisième fois, la finale de la Ligue des champions prendra l’allure d’un derby au sens propre du terme. Et quand on dit derby en Premier League, il faut s’attendre à une partie de grande endurance, à un match physique et imprévisible. Loin d’être gagnée d’avance par l’un des protagonistes, la rencontre entre Manchester City et Chelsea, le 29 mai prochain à Istanbul, va tenir les promesses d’un spectacle imprédictible. Et pour cause… Une finale entre un club qui n’a jamais connu ce niveau dans la compétition et un autre dont on a déjà oublié les prouesses pourrait sembler sans attrait. Et pourtant, le spectacle entre Blues et Sky Blues sera exceptionnel le 29 mai prochain à Istanbul. Qu’ils soient supporters des Parisiens ou fanatiques de la Maison Blanche, même déçus de voir leurs équipes éliminées, les vrais passionnés du cuir rond savent que l’accession de Manchester City et de Chelsea à l’étape ultime de la compétition n’est pas le fait du hasard. Il s’agit d’un pur mérite qui vient couronner une saison exceptionnelle et un management efficace des deux clubs. La finale de la Ligue des champions cette année va se jouer entre un Chelsea très impressionnant et un Manchester City quasi invincible cette saison mais qui a déjà courbé l’échine en Fa Cup devant le club londonien. Le rouleau compresseur des deux formations broie tout sur son passage et cette rencontre peut se comparer au choc des titans de la Premier League. Même s’il n’est pas dauphin du leader de la Premier League, Chelsea depuis l’arrivée de Thomas Tüchel, n’a connu que deux défaites. Le club a remporté tous les chocs qui se sont présentés à lui. Le Chelsea de Thomas Tüchel a battu le Tottenham de Jose Mourinho, l’Atletico Madrid de Diego Simeone, le Liverpool de Jürgen Klopp, l’Everton de Carlo Ancelotti, le Manchester City de Pep Guardiola, le Real Madrid de Zinédine Zidane. Autant Manchester City est en grande forme, autant Chelsea est en pleine réussite. Les deux équipes ont su gérer la réception de leurs adversaires lors de la manche Retour de la demi-finale. C’est sans grande surprise que Manchester City a réalisé l’exploit historique en validant son ticket pour l’ultime rencontre. Il en est de même pour Chelsea qui s’est défait de la Maison blanche. Les deux équipes ont fait preuve d’une grande endurance sur le terrain et les deux tacticiens ont une fois encore prouvé leur génie à relever et impulser une équipe en utilisant à bon escient leur effectif.
Convergentes oppositions
Malgré leurs spécificités, Manchester City et Chelsea présentent quelques points communs quant à leur configuration, au système de jeu et au pari des entraîneurs. S’agissant de leur configuration, les deux équipes ont un effectif bien jeune avec des joueurs très rapides dans les relances et les contre-attaques. Les deux entraîneurs ont opté pour des attaquants jeunes, pour la plupart moins connus sur la scène européenne mais très dynamiques. Pep Guardiola donne priorité à ses jeunes talents offensifs Mahrez, Kevin De Bruyne, Phil Foden et se passe sans l’ombre d’une hésitation des titulaires qu’étaient Sterling, Agüero, Gabriel Jesus. De quoi rendre plus imprévisible son système de jeu développé cette année et caractérisé par un faux neuf (pas d’attaquant de pointe). Sous le lead de Kevin De Bruyne dont la finesse n’est plus à démontrer, les jeunes attaquants mancuniens assistés de Bernado Sylva et Gündogan se relaient pour créer la panique et mystifier la défense adverse. Comme s’ils s’étaient entendus, Thomas Tüchel fait également confiance à ses jeunes armes offensives Ziyech, Timo Werner, Mount, Pulisic et peut se passer du buteur Tammy Abraham ou de Giroud (meilleur buteur du club en C1 cette saison). L’entraîneur allemand doit l’équilibre de son système à un trentenaire infatigable Ngolo Kanté qui est toujours au bon endroit au bon moment pour offrir une bonne occasion de but aux attaquants. Outre les armes offensives vigoureuses et agiles des deux formations, Manchester City et Chelsea comptent également au titre de leurs forces cette saison une défense solide qui encaisse peu de buts. Pour ce qui est du pari des entraîneurs, il s’agit d’un défi individuel. Thomas Tüchel est le seul entraîneur à avoir mené de façon consécutive deux équipes différentes en finale de la C1. Avec Paris Saint Germain l’année dernière, le technicien allemand a buté sur le leader de la Bundesliga et son échec a été mal vu par les dirigeants du club de la Capitale. Des incompréhensions régulières ont marqué le début de saison en Ligue 1 Uber eats et les dirigeants ont décidé de se séparer de celui qui a pu amener le Psg en finale après des années d’investissements infructueux. Parti en pleine saison, Thomas Tüchel rebondit à Chelsea pour sauver les meubles d’une équipe pas très stable tenue par la légende londonienne Franck Lampard qui faisait ses premiers pas en qualité d’entraîneur à Chelsea. Depuis son arrivée, l’entraîneur allemand fait des prouesses en Premier League. Pour Thomas Tüchel, gagner cette ligue des champions avec le grand Chelsea qui n’a pas connu cette émotion depuis 2012, serait une consécration individuelle et collective. De son côté, Pep Guardiola fait également de la Coupe aux grandes oreilles une priorité. Il ne l’a plus jamais remportée et le club qu’il entraîne ne l’a quasiment jamais côtoyée de si près. L’exploit, c’est aujourd’hui ou jamais. Car la saison prochaine peut ne pas être aussi réussie que celle-ci. L’on a vu un Liverpool flamboyant qui a dégringolé cette saison. Manchester City doit donc saisir sa chance hic et nunc. Pour Pep Guardiola, gagner ce trophée en même temps que la Premier League, c’est aussi entrer dans l’histoire du club mancunien. Autant de paramètres qui motivent entraîneurs et joueurs des deux équipes. La rencontre sera épique !
Statistiques !
Si l’on dit du championnat anglais qu’il est le plus rude et le plus imprévisible, c’est parce que les résultats des rencontres dans ce championnat sont rarement définis sur le papier d’une part et les matches sont joués avec énergie jusqu’à la dernière seconde d'autre part. Mais il est utile de rappeler les confrontations précédentes entre les deux équipes, même si de toute évidence, en football et de surcroît en Premier League, deux matchs ne se ressemblent pas. Les statistiques vont en faveur du club londonien. Lors de leur unique confrontation sur la scène européenne en 1971, les Londoniens ont battu les Sky Blues à l’aller comme au retour. Sur 145 confrontations dans les compétitions nationales, les Blues dominent avec 67 victoires contre 58 pour les Sky Blues et 40 nuls. Cette année en Premier League, Man City a gagné le match aller à Stamford Bridge (1-3) mais plus récemment, lors de la demi-finale de la Fa Cup il y a moins de trois semaines, les Blues ont éliminé les Sky Blues sur le score de 1-0. Par ailleurs, Chelsea va participer à sa troisième finale de la Ligue des Champions après celle de 2008 et celle de 2012 qu’elle a remportée. Man City est à sa première expérience. Qu’importe ! Première expérience ou troisième expérience, aucune équipe ne part favori. Manchester city est en forme cette saison et a déjà battu Chelsea. Les Blues sont aussi en forme actuellement et ont déjà battu les Sky Blues. Ce samedi 8 mai en Premier League, les deux équipes vont se rencontrer pour la manche retour en championnat. Ce sera une sorte de répétition pendant laquelle, les deux tacticiens vont livrer une confrontation technique et jauger une dernière fois les forces et faiblesses de leurs formations?
Sports 07 mai 2021


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